FRONTIÈRES ALGÉRO-LIBYENNES

L'Armée réaménage son dispositif

Par Ikram GHIOUA - le 28 Aout 2016


Source : http://www.lexpressiondz.com/actualite/248647-l-armee-reamenage-son-dispositif.html

 

Elle compte revoir son dispositif suite aux derniers développements d'insécurité en Libye.

 

La vigilance est plus que jamais de rigueur
La vigilance est plus que jamais de rigueur

 

Depuis la disparition tragique du colonel Mouammar El Gueddafi en octobre 2011, la Libye devenue un pays incontrôlable est livrée aux groupes terroristes de toutes tendances. Assis sur un volcan, ce pays est de plus en plus miné par des luttes de pouvoir et des violences interminables qui ne manqueront pas de favoriser la montée vertigineuse et en puissance de ce qu'on appelle l'Etat islamique ou Daesh, notamment depuis l'intervention militaire de la Russie en Syrie. En cause, les difficultés du pays à se doter d'un gouvernement capable d'apporter des solutions politiques à la crise et à constituer une armée pour mettre de l'ordre. Cette conjoncture n'est pas sans conséquence sur les pays voisins, notamment la Tunisie, mais aussi l'Algérie, malgré les énormes efforts et le dispositif de prévention mis en place dans ce but. Ce ne sont pas les groupes terroristes qui inquiètent le plus l'Algérie, mais cette circulation d'armes en grande quantité. Le fait constitue un véritable défi pour l'Armée nationale populaire mobilisée aux frontières.

Cela en l'absence des autorités libyennes incapables de contrôler ses frontières. Pour des sources sécuritaires «la menace existe, mais tant que ces armes sont découvertes à temps, le risque est minimisé».

 

Le mérite, soulignent nos sources, «revient au travail d'exception réalisé par les services de renseignement qui permet à chaque fois d'intervenir à temps pour des résultats palpables sur le terrain.» Mais, avertissent nos sources, «les fréquences des tentatives de faire transiter les armes vers l'Algérie sont déjà un fort signal inquiétant». Néanmoins, estiment les mêmes sources «des mesures très importantes ont été mises en oeuvre pour la surveillance des frontières», s'il est nécessaire «on va redoubler d'efforts pour mettre à la lumière d'autres découvertes qui ne sont pas à écarter». La stratégie consiste donc à la mise en service d'un dispositif complètement hermétique. Ce plan en vue ne sera pas pour autant aussi facile qu'on le croit pour cause précisent nos sources «le vaste territoire, difficulté du terrain, les habitudes des autochtones à franchir les frontières pour toutes sortes d'alibi». Les plus importantes difficultés pour les différents corps de sécurité qui assurent la sécurité des frontières, c'est l'activité de la contrebande, mais aussi les déplacements vers l'Algérie pour des visites familiales. Cette menace ne peut pas être dissociée des intentions des groupes terroristes qui tentent par tous les moyens d'exporter leur exercice subversif vers l'Algérie.

Cette menace est d'autant plus sérieuse quand on sait confient des sources concordantes que des armes lourdes ont été larguées par la France aux monts de Nefoussa en Libye avant l'assassinat d'El Gueddafi, mais il faut compter aussi l'arrivée de grandes quantités d'armes par bateau vers la Libye depuis les pays du Golfe, rappellent ces mêmes sources, qui ajoutent que ces armes arrivaient aussi par les frontières tunisiennes à Djerba et Dhehiba deuxième point d'entrée entre la Tunisie et la Libye.

 

Toutes ces armes sont actuellement entre les mains des milices, et avec l'implantion de Daesh en Libye la menace est considérée comme plus importante qu'avant.

L'on compte entre 6000 et 10.000 terroristes affiliés à cette organisation qui agissent sur le territoire libyen qui tenteront selon les prévisions de nos sources de faire transiter des armes en Algérie destinées aux maquis du nord où les forces de l'ANP mènent des opérations de ratissage non-stop


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