Le best of de la 11e conférence de presse de Vladimir Poutine


La première conférence de presse de Vladimir Poutine, en 2001, avait réuni 400 journalistes, qui avaient posé 22 questions en une heure et trente-trois minutes.

Jeudi 17 décembre, le président russe Vladimir Poutine a donné sa 11e conférence de presse annuelle face à un nombre record de 1 390 journalistes russes et étrangers. Crise économique, Ukraine, Syrie, pétrole, famille… Le Courrier de Russie a sélectionné les déclarations les plus marquantes de ce marathon médiatique.


Sur la crise économique

L’estimation du prix du baril de Brent à 50 dollars que nous avons faite pour le budget 2016 était trop optimiste : il est à combien aujourd’hui, déjà ? 38 dollars… ? Il faudra peut-être revoir les calculs, mais nous avons le temps… Suite à la baisse des prix de nos principales matières premières énergétiques, tous nos indices ont « dégringolé ». Nous encaissons une chute de 3,7 % du PIB. Au 7 décembre, l’inflation depuis le début de l’année était à 12,3 %. Les revenus réels de la population ont baissé, les investissements dans le capital fixe se sont réduits de 5,7 % au cours des dix premiers mois de l’année. Pour autant, les statistiques indiquent que l’économie russe, globalement, a évité le pic de crise – pas la crise, mais le pic.

Sur le bilan de l’année 2015

On observe, depuis le deuxième trimestre de cette année, des signes de stabilisation de l’activité des affaires. En septembre-octobre, l’accroissement du PIB a atteint 0,1-0,3 % par rapport au mois précédent. Depuis mai, le volume de la production industrielle a également cessé de baisser. En septembre-octobre, on a même enregistré une croissance, certes faible, mais bien une croissance de la production industrielle : de 0,2–0,1 %. À propos, la croissance de la production industrielle en Extrême-Orient a été de 3,1 %.

L’agriculture connaît également une dynamique positive, avec une croissance de pas moins de 3 %. Nos récoltes de céréales ont dépassé pour la deuxième année consécutive les cent millions de tonnes : avec 103,4 millions plus précisément. Le marché du travail est stable : le taux de chômage oscille autour de 5,6 %. Nous maintenons un solde positif de la balance commerciale, et à une hauteur non négligeable : 126,3 milliards de dollars. Les réserves internationales ont atteint 364,4 milliards : c’est un niveau qui a certes baissé, mais qui reste solide. La dette extérieure de la Fédération de Russie s’est réduite de 13 % par rapport à 2014.

Malgré les difficultés, le complexe énergétique poursuit son développement. L’extraction de pétrole, de charbon, la production d’énergie électrique ont augmenté. À la fin de cette année, plus de 4,6 gigawatts de nouvelles capacités de génération auront été mis en service. L’infrastructure portuaire maritime du pays a vu sa capacité globale augmenter de 19,5 millions de tonnes. Le volume des transbordements dans les ports de Russie a augmenté de 3 % pour la période janvier-septembre. Nous continuons de développer notre système aéroportuaire. En neuf mois, les aéroports du pays ont fourni leurs services à plus de 126 millions de passagers. Soit une augmentation de 2,5 % par rapport à l’année dernière. Le volume des vols intérieurs s’est aussi significativement accru : de plus de 16 %.


Sur la Turquie

Ce qu’ont fait les autorités turques n’est pas simplement inamical, c’est un acte hostile, ennemi. Les Turcs ont détruit un avion militaire russe – ils ont tué nos hommes. Vous voulez savoir ce qui nous a particulièrement indignés ? Si ç’avait été un accident, comme on nous l’a dit, que fait-on dans ces cas-là ? On prend son téléphone, on appelle et on explique ce qui s’est passé. Mais au lieu de ça, les Turcs ont couru se plaindre à Bruxelles : « Au secours ! On nous maltraite ! » Mais qui est-ce qui les maltraite ? La Russie a-t-elle touché quiconque en Turquie ? Et puis, ils se sont cachés derrière l’OTAN. Mais l’OTAN a-t-elle réellement besoin de tout ça ? Manifestement, non. Je veux que vous compreniez ce qui nous a le plus blessés dans cette affaire. Nous n’avons jamais renoncé à coopérer avec la Turquie. La dernière fois que j’ai rencontré tous les responsables turcs à Antalya, ils nous ont posé des questions très sensibles et nous ont demandé notre soutien. Je ne dirai pas ce dont il s’agissait exactement, ce n’est pas mon genre, mais croyez-moi : c’étaient des questions très sensibles pour la Turquie, et qui ne s’inscrivaient pas forcément dans le cadre du droit international. Et nous leur avons dit oui, nous avons dit que nous comprenions et que nous essaierions de les aider. Les Turkmènes [groupe ethnique de Syrie, proche des Turcs, ndlr], je n’en ai jamais entendu parler. Personne ne nous en a parlé. Mais puisque nous nous étions dits prêts à coopérer avec la Turquie sur les questions les plus sensibles, qu’est-ce qui les empêchait de nous appeler ? De s’adresser à nous par les canaux de communication militaires et de nous dire : il y a un territoire près de notre frontière où nous avons des intérêts, nous vous demandons de ne pas le frapper ? Mais personne ne nous a rien dit !

Pourquoi ont-ils agi ainsi ? Sincèrement, je ne le comprends pas. Et qu’ont-ils obtenu ? Ils voulaient nous faire partir. Mais évidemment que nous ne partirons pas, qu’est-ce que vous croyez ? Au contraire, nous avons renforcé notre présence. (…)

Vous me demandez s’il y a derrière cette affaire les intérêts d’un « pays tiers ». Je comprends votre allusion, mais nous n’en savons rien. Pourtant, si effectivement quelqu’un au sein des responsables turcs avait décidé de lécher les Américains là où vous savez, je ne suis pas certain que c’était la bonne chose à faire. On peut effectivement imaginer qu’un accord a été conclu à tel ou tel niveau, du type : nous frappons un avion russe et vous fermez les yeux sur notre occupation d’une partie de l’Irak. Peut-être que cet échange a eu lieu. Nous n’en savons rien.

Sur l’État islamique

Quand l’État irakien a été détruit, il y a eu un moment de vide, puis le commerce du pétrole a commencé à se développer sur ce territoire. Aujourd’hui, on y trafique du pétrole en volumes industriels. Pour garantir ce trafic, certains avaient besoin d’une force militaire sur place. Et ils ont utilisé à cette fin des slogans islamiques pour attirer dans la région de la chair à canon. En réalité, ces gens participent à un jeu d’intérêts économiques très précis. Et c’est comme ça, selon moi, qu’est apparu l’État islamique.

Puis, nous avons commencé à frapper leurs convois. La nuit, ils se déplacent avec cinq, six, dix ou quinze camions. Certains convois ont commencé de rejoindre l’Irak et le Kurdistan irakien. Sur ce trajet, nous avons découvert 11 000 camions, vous imaginez ?! C’est affreux !

Sur les dirigeants turcs

Aujourd’hui, les autorités turques sont régulièrement critiquées pour l’islamisation de leur pays. Je ne dis pas que c’est bien ou mal, je constate simplement que les responsables turcs ont décidé de dire aux Américains et aux Européens : oui, nous islamisons notre pays, mais nous sommes des islamistes modernes et civilisés. (…) Cette islamisation, qui doit pousser Atatürk à se retourner dans sa tombe, se répercute aussi sur nous. Nous savons que la Turquie recueille et abrite les terroristes caucasiens, ils y reçoivent des soins, ils y sont protégés. Puis, profitant du régime sans visas entre la Russie et la Turquie, ils reviennent en Russie avec des passeports turcs et ils s’y installent. Et nous, nous les recherchons.


Sur l’initiative des États-Unis concernant la Syrie

Nous soutenons l’initiative des États-Unis et la résolution qu’ils préparent pour le Conseil de sécurité de l’ONU. Globalement, ce document nous convient. Je pense que quand les autorités syriennes en prendront connaissance, il devrait leur convenir également. Ce qui est certain, c’est que la résolution de ce conflit exige des concessions de part et d’autre.

Sur la Syrie

Nous continuerons de lancer des frappes aériennes et de soutenir l’armée syrienne tant que l’armée syrienne mènera des opérations. À propos, c’était une idée de François Hollande : unir les forces de l’armée syrienne et de l’opposition dans la lutte contre l’État islamique (EI). Et ça fonctionne en partie. L’opposition veut combattre l’EI, et elle le fait en pratique, nous soutenons leurs efforts de la même façon que nous soutenons ceux de l’armée syrienne. Mais quand nous verrons arriver ce rapprochement et que les dirigeants syriens eux-mêmes estimeront qu’il faut commencer de négocier, alors, nous ne nous montrerons pas plus syriens que les Syriens. Ce n’est pas nous qui avons commencé la guerre. Nous conduisons certaines opérations en employant nos forces aériennes, nos systèmes de défense anti-aérienne, nos services de renseignement. Ça ne grève pas lourdement notre budget. Nous avons simplement réorienté vers l’opération en Syrie des ressources que nous avions prévues pour des exercices militaires.

Vladimir Poutine demande que l’on donne le micro à un journaliste ukrainien.

— Merci de me donner la parole. Nous ne sommes pas turcs, nous sommes ukrainiens…

— Je suis au courant, répond le président.

Sur les troupes russes dans le Donbass

Nous n’avons jamais dit que des hommes à nous n’étaient pas présents sur place – ils s’occupent de résoudre un certain nombre de questions, y compris militaires. Mais cela ne veut pas dire que nos troupes sont là-bas. Sentez la différence.

Sur les échanges de prisonniers dans le Donbass

L’échange doit être équivalent. Nous devons débattre, entre collègues, de ce que nous proposerons et de ce que proposera le président ukrainien. Il faut libérer des gens de part et d’autre. Ce n’est un secret pour personne : les autorités de Kiev considèrent que les gens emprisonnés dans le Donbass peuvent être échangés, tandis que ceux qui sont en prison à Kiev sont des criminels, ne pouvant pas être concernés par l’échange. Mais il faut que l’échange se fasse « tous contre tous » : ce n’est pas au choix.

Sur l’Ukraine

A partir du 1er janvier prochain, nos relations économiques avec Kiev risquent de se dégrader, car nous sommes contraints de ne plus considérer l’Ukraine comme un membre de la zone de libre-échange de la CEI. Les responsables européens nous ont demandé de ne pas l’exclure et de lui conserver ses préférences dans le commerce avec nous. L’idée était de se réunir tous et, pendant un an, de mener des négociations au format Russie-UE-Ukraine afin d’aboutir à des protocoles annexes à l’accord d’association Ukraine-UE, à même de garantir le respect des intérêts économiques de la Russie. Jusqu’en juillet dernier, nous avons demandé une centaine de fois le lancement de ces rencontres tripartites. Ces contacts ont effectivement commencé en juillet, mais ils n’ont débouché sur rien.

Très récemment, nous avons rencontré, à Paris, la chancelière allemande et le président de la Commission européenne. Avant cela, on nous avait envoyé un document à étudier. Je vais vous expliquer ce dont il s’agit.

Nous avons toujours cherché à conserver nos relations économiques avec l’Ukraine, qui est, jusqu’à présent, membre de la CEI et profite donc du régime intérieur de libre-échange, qui inclut également des préférences mutuelles et l’abolition des tarifs douaniers. Dans ses rapports avec la Russie et tous les pays de la CEI, l’Ukraine appliquait les normes techniques et les règlements douaniers communs – ceux précisément que nous sommes en train de modifier en ce moment, tous ensemble. Mais voilà que Kiev a décidé unilatéralement de sortir de cette zone de libre-échange en signant un accord avec l’UE, qui stipule par exemple que tous les produits circulant sur le marché ukrainien seront sujets aux normes et standards techniques de l’Union européenne. Alors que nos produits ne répondent pas encore à ces normes, comprenez-vous ?!

Ce qui signifie quoi : que vous vous débarrassez tout simplement de nos produits présents sur votre marché ? Apparemment, notre préoccupation a été entendue : il a été précisé que pour une période non déterminée, l’Ukraine avait le droit de conserver sur son marché aussi des produits ne répondant pas aux normes de l’UE. Elle n’est pas obligée, mais elle en a le droit. Le fera-t-elle ? Pour le moment, ce n’est pas clair. Et puis, une commission peut être créée pour décider de tout ça… Enfin, elle peut être créée tout comme elle peut ne pas l’être. Et en même temps, il est stipulé que la Russie doit conserver ses préférences à l’Ukraine. C’est impensable.

Ce document que nous avons reçu indique également que la Russie s’engage à rendre les standards douaniers de la CEI conformes aux normes de l’UE. À Paris, je leur ai dit : Mais vous êtes sérieux ?! La Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie ont mis des années à s’entendre sur des tarifs douaniers communs, et maintenant, vous voulez que, sous prétexte que l’Ukraine a rejoint une association avec l’UE, nous changions notre législation douanière ?! C’est une exigence totalement injuste, et qui ne pourra jamais être satisfaite en une année !

Il est aussi écrit que « la Russie s’engage » à passer aux normes phytosanitaires de l’UE. D’accord, l’Ukraine y est prête, mais personne ne nous en a parlé avant ! Et puis, ils écrivent : « la Russie s’engage »… Nous ne serions pas contre, mais c’est une chose qui demande beaucoup de temps. Comprenez-le : cela demande du temps et de l’argent, des centaines de milliards de dollars. À Paris, ils m’ont dit : « Mais nos standards sont meilleurs, pourquoi ne voulez-vous pas les adopter ? » On veut bien, mais il faut de l’argent pour ça ! D’autant que nous, nous ne sommes pas financés de l’extérieur… Vous comprenez que nous ne pouvons pas faire ce que vous écrivez – pourquoi l’écrivez-vous ?! Et savez-vous ce qu’ils m’ont répondu ? « Mais nous n’avons pas lu ce qui est écrit là-dedans. » Alors, vous ne l’avez pas lu, mais vous nous l’avez envoyé ? Et maintenant, vous voudriez qu’on le signe… Splendide !

Maintenant, quelques mots sur ce que nous allons faire. Nous n’allons pas introduire de sanctions contre l’Ukraine, et je veux que vous l’entendiez bien. L’Ukraine ne sera pas placée dans des conditions moins avantageuses que nos autres partenaires extérieurs. Mais bien évidemment, à compter du 1er janvier, elle ne bénéficiera plus des avantages et préférences dont elle jouissait auparavant.

Sur Andreï Tourtchak

Je sais que dans les médias et sur Internet, on dit que Tourtchak [gouverneur de la région de Pskov, ndlr] est impliqué dans des agressions contre des journalistes. [Le journaliste russe Oleg Kachine accuse Andreï Tourtchak d’avoir organisé son passage à tabac en novembre 2010, et le gouverneur a été cité comme commanditaire par plusieurs témoins, ndlr.] Mais est-ce lui qui est impliqué ou bien son père… ? C’est bien que vous posiez la question [en s’adressant à la journaliste ayant posé la question, ndlr], cela nous donne l’occasion, non, ce n’est pas que cela nous donne l’occasion, mais ça veut dire que nous sommes obligés de réagir là-dessus.

Sur le procureur général Youri Tchaïka

Il faut comprendre que si les enfants du procureur général ont effectivement enfreint la loi [l’opposant Alexeï Navalny accuse la famille de Youri Tchaïka de faire des affaires avec un réseau mafieux du Sud russe, célèbre pour des meurtres de masse retentissants dans le village de Kouchtchevka, en 2010, ndlr]. Je ne voulais pas en parler mais cela ne signifie pas que nous ne nous en occupons pas. Il faut considérer attentivement tous les éléments.

Sur la Géorgie

Concernant les événements de l’année 2008 et la dégradation de nos relations qui en a découlé, je le répète : nous ne sommes pas à l’origine de l’aggravation de la situation. Saakachvili n’aurait pas dû, à l’époque, se lancer dans des entreprises aussi aventureuses. À propos – je l’ai déjà mentionné –, la nomination de Saakachvili est un crachat au visage du peuple ukrainien. Si je ne me trompe pas, les États-Unis ont refusé un visa de travail à Saakachvili, et l’ont envoyé en Ukraine : qu’il aille faire son petit chef là-bas. À l’Ukraine, ils ont dit : on vous envoie des gens qui vont vous diriger parce que vous n’êtes pas capables de le faire correctement. Sur 45 millions d’Ukrainiens, ne pouvait-on pas trouver cinq ou dix gestionnaires honnêtes et efficaces ? C’est un crachat au visage, je vous dis.

Quant à la question de l’intégrité territoriale, c’est l’affaire des peuples géorgien, sud-ossète et abkhaze. Mais nous voyons aujourd’hui des signaux de la part des actuels dirigeants géorgiens – et ces signaux sont entendus. Le volume des échanges commerciaux russo-géorgiens a augmenté et promet de continuer de croître. Quant au régime de visas, nous sommes prêts à l’abolir.

Sur l’Égypte

Les limitations que nous avons instaurées sur le tourisme ne découlent pas d’une quelconque méfiance à l’égard des dirigeants égyptiens. Elles sont simplement une nécessité pour la sécurité de nos concitoyens. Les services spéciaux égyptiens, malheureusement, ne peuvent venir à bout de la menace terroriste. C’est une menace pour la Russie autant que pour l’Égypte. Le président égyptien fait preuve de courage personnel dans le combat contre le terrorisme. Et dès que nous aurons élaboré des mécanismes de régulation des questions de sécurité, tous les interdits seront levés. C’est notre malheur commun, et nous avons besoin d’une réponse commune.

Sur la privatisation des grandes compagnies

La privatisation des grandes compagnies permet de remplir deux objectifs. D’abord, améliorer le management, mais ensuite – et surtout – accroître l’efficacité. La privatisation de Rosneft, d’Aeroflot ou d’autres corporations étatiques est possible, mais cela dépend de la conjoncture du marché. La question est toujours la même : la conjoncture actuelle est-elle la bonne ? Et on ne peut jamais deviner. Comme vous le savez, en 2015, le gouvernement n’a pas pris de telles décisions. Mais je n’exclus pas qu’il le fasse dans l’avenir, afin d’augmenter ses revenus.


Sur les relations russo-américaines

La dernière visite de John Kerry a montré que le côté américain était prêt à choisir un camp commun avec la Russie pour résoudre une série de questions. C’est une position saine et judicieuse. Nous continuerons de dialoguer et de travailler avec le président que les Américains se choisiront, quel qu’il soit.

Sur le dopage des sportifs russes

Nous sommes contre le dopage, et avant tout parce qu’il nuit à la santé des personnes. Si quelqu’un a recours au dopage, il doit être puni. Le dopage enfreint également le principe de la compétition sportive. Les problèmes sont nombreux, mais l’approche doit être unique. La responsabilité, si elle est prouvée, doit être personnelle.

Sur le président de la FIFA, Sepp Blatter

Blatter est un homme respectable, il a fait énormément pour le développement du football mondial. Sa contribution à la sphère humanitaire dans le monde est colossale. Voilà à qui il faut donner le prix Nobel.

Sur ses filles

Je lis Internet. J’ai lu diverses choses, à divers moments. Avant, on y écrivait que mes filles faisaient leurs études à l’étranger et y vivaient, mais on ne l’écrit plus aujourd’hui. Elles vivent en Russie et n’ont jamais été ni vivre ni étudier nulle part ailleurs. Je suis fier d’elles, elles continuent d’étudier et elles travaillent. Mes filles parlent couramment trois langues européennes, l’une d’elles parle même une langue orientale. Et non seulement elles les parlent, mais elles s’en servent dans leur travail. Je ne débats jamais des questions liées à ma famille. Je n’ai pas l’intention de dire où mes filles travaillent concrètement, y compris pour des considérations de sécurité. Elles ne se mêlent de rien : ni en affaires, ni en politique. Chacun a droit à son destin. Elles n’ont pas été des enfants stars. Elles vivent leurs vies, simplement.

Sur le meurtre de Boris Nemtsov

Je connaissais Nemtsov personnellement. Nous n’avons pas toujours eu de mauvaises relations, de mon côté, je n’ai jamais rien fait pour qu’elles se dégradent. Il avait choisi la voie de la lutte politique, mais cela ne signifie absolument pas qu’il faille tuer un homme. J’estime que ce crime doit être élucidé, et ses participants, démasqués et punis, qui que ce puisse être. Vous avez dit : peut-être se cachent-ils en Tchétchénie, peut-être à l’étranger. Il faut l’établir : c’est soit l’un, soit l’autre.

La première conférence de presse de Vladimir Poutine, en 2001, avait réuni 400 journalistes, qui avaient posé 22 questions en une heure et trente-trois minutes. C’est la conférence annuelle de 2008 qui avait duré le plus longtemps, avec une rencontre de quatre heures quarante, au cours desquelles Vladimir Poutine avait répondu à 106 questions. Le record d’audience date de 2014 : la discussion de trois heures du chef de l’État avec les journalistes avait alors été suivie par plus de 65 % des téléspectateurs de la capitale.

Traduit par : Le Courrier de Russie Le Courrier de Russie — publié vendredi 18 décembre 2015

Source: Le courrier de Russie

Publié par : http://arretsurinfo.ch/le-best-of-de-la-11e-conference-de-presse-de-vladimir-poutine/

 


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