Une bonne nouvelle : Cambournac non réélu à la tête de l’UNP

par J.-P. Fabre Bernadac - le 22/05/2016.



C’est par un message sur la page Facebook de Jean-Pax Méfret du 20 mai que nous avons appris les changements à la tête de l’Union nationale des parachutistes (UNP) :« Congrès Union Nationale des Parachutistes à Annecy ce jour, élections au CA. Le général Cambournac, président sortant et candidat à un nouveau mandat est battu. C’est la première fois en 53 ans d’UNP qu’un président sortant, à nouveau candidat, n’est pas réélu. Contrairement au général Bruno Dary, ancien ComLe [commandant la Légion, ndlr] et ancien gouverneur militaire de Paris, Cambournac s’était totalement désolidarisé de l’action à Calais du général Piquemal, l’ancien patron de l’UNP. Et surtout, il n’avait pas protesté sur les conditions de son interpellation. »

Souvenez-vous : après l’arrestation à Calais du général Piquemal, ancien président de l’UNP, le général Cambournac s’était fendu d’un communiqué rejetant toute proximité avec l’action du vieux général : « En ma qualité de président de l’UNP, il ne m’appartient pas de me prononcer au fond sur les événements de ce week-end. En revanche, il est de ma responsabilité de veiller à ce que l’UNP respecte strictement ses statuts et son objet social et ne s’engage que sur les sujets qui en relèvent. Devant les nombreux mails internes à l’Union qui se rapportent à ce sujet, je réitère avec vigueur et fermeté que l’UNP n’est pas et ne sera pas partie prenante à ces événements. Et qu’aucun de ses membres ne peut se prévaloir de son appartenance à l’UNP dans ces circonstances. »

Sa fermeté, c’est de ne pas en avoir, mais cela est-il étonnant ? Car Thierry Cambournac n’en est pas à son premier reniement. Ainsi, lorsque Robert Ménard décide de rebaptiser une rue de Béziers rue Hélie-Denoix-de-Saint-Marc, nous découvrons, venant de l’UNP, ce premier texte :  » Messieurs les présidents de section, chers camarades, pourrait-on honorer le commandant Hélie de Saint Marc sans honorer le courage du maire de Béziers qui a pris le double risque de : 1) débaptiser ladite rue du nom maudit de 19-mars-1962 ; 2) de la renommer Hélie-Denoix-de-Saint-Marc ? »

 

Vous me direz bravo, encore un général qui n’a pas froid aux yeux ? Oui mais voilà, derrière, nous avons un deuxième texte :  » Vous trouverez en pièce jointe le communiqué que j’adresse à l’occasion de la cérémonie d’inauguration de la rue Denoix-de-Saint-Marc à Béziers. Comme chacun d’entre nous, je me réjouis qu’une nouvelle fois ce magnifique soldat, et parachutiste, soit honoré et reconnu. Malheureusement, les conditions dans lesquelles a lieu cet hommage et la spécificité du conseil municipal qui a pris cette décision nous exposent à la récupération politique. Je vous demande instamment de ne pas tomber dans ce piège. En participant à cette manifestation avec nos drapeaux, nous honorons un grand résistant, un grand serviteur de notre pays, un para, grand-croix de la Légion d’honneur, titulaire de 13 citations. Un point et c’est tout. »

Le tango, voilà une danse que notre para doit pratiquer souvent, surtout quand on ajoute la missive qu’il a adressée le 14 juillet 2014 concernant la présence du drapeau FLN : « La commémoration de la Première Guerre mondiale prendra la forme d’un tableau statique avec un carré de 64 nations, dont l’Algérie, avec chacune le drapeau national… Je réitère que l’UNP n’a pas vocation à s’exprimer et ne s’exprimera pas sur ce sujet. En conséquence, aucun de ses membres ne peut se prévaloir de sa qualité d’adhérent de l’UNP pour exprimer une position différente. »

Je n’ai qu’une chose à vous dire, mon général : bon vent. Il n’y a aucun doute, votre prudence vous place dans la lignée des girouettes et des moulins à vent.


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