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Réactions à la démission du Gal. De Villiers.
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Jalousie des temps modernes

...par Aude Saper - le 22/07/2017.

 

Le politicien ne comprendra finalement jamais le militaire.

La faute à la fin de la conscription ? Pas sûr, le mal serait plus profond.

Christophe Castaner vient d'accuser ce jour le GA de Villiers d'avoir mis en scène sa démission. Alors que le militaire tirait sa révérence au sein de l'EMA mercredi, acclamé par ses troupes qu'il ne commandait plus, l'affaire prenait la lente direction de la discrétion, avec les quelques soubresauts décroissants qui sont liées aux affaires qui touchent à l'affect et où il peut exister - dûment ou non - un sentiment d'injustice.

Mais il aura fallu que le porte parole du gouvernement se fende d'une attaque pour raviver la flamme. C'est que la jalousie est le pire des poisons.

 

Les voilà donc au gouvernement, à vouloir jeter l'opprobre à cet homme adulé par ses troupes, l'accusant de tous les mots, ajoutant la souillure tenace à la parjure. Parce qu'ils savent qu'ils n'auront jamais ces égards. Ils en meurent d'envie et la jalousie les étouffe ! Ils se travestissent en sous-marinier, en pilote, en tennisman paralympique, défilent sur des command-car militaires parce qu'ils pensent que l'image les liera aux communautés visées, alors que c'est tout l'inverse. Ils pensent que c'est le paquetage qui fait l'homme alors que c'est l'homme qui fait le paquetage comme la femme fait la robe. Ils ne savent pas qu'une recrue marche pour son képi ou sa tarte.

 

Ils ne comprennent pas non plus qu'il existe encore des institutions où la spontanéité l'emporte sur le calcul, où l'honneur a un sens, où la fidélité et la loyauté s'expriment par la clameur adressée à son chef qui, dans la pure tradition militaire, défendait ses hommes. Ils ne conceptualisent même pas qu'il existe encore un bastion en ce pays où lorsque la confiance en son supérieur est acquise, les syndicats n'ont pas leur place, où les intérêts particuliers s'effacent naturellement au profit de l'intérêt général.

Ils prennent la servitude pour de la servilité, ignorant qu'un chef qui dit "en avant !" n'inspire ni la confiance ni la ferveur, contrairement à celui qui, tel Louis XII en Lombardie, clame "si tu as peur, mets toi derrière moi".

Ils ne comprennent pas ce qui fut fait de bon cœur, ultime témoignage spontané à un homme rarement autant admiré à un tel poste. "Les hommes déprécient ce qu'ils ne peuvent comprendre", disait Goethe. Ainsi ils déprécient ce qui pourtant est l'expression des valeurs fondatrices de la nation : l'entraide, le respect, l'obéissance, l'opiniâtreté.

 

Bref, ils ne comprennent et ne comprendront jamais les Armées, cette nébuleuse si éloignée de la vie calculatrice d'un politicien qui se place sans égard pour l'intérêt général.

Qu'ils continuent à conduire leur stratégie, établir leurs budgets, donnent des discours, bref fassent de la politique. Mais qu'ils n'essaient ni de comprendre, ni même d'être des militaires. Ils en sont incapables.

 

Source : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/jalousie-des-temps-moderne-195294?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29


L’armée n’est pas une start-up

...par Guy Rouvray - le 21/07/2017.

Avec Sarkozy et Hollande, nous avons eu les premiers présidents qui n’ont pas vécu la guerre. Macron, lui, inaugure la première génération d’occupant de l’Elysée n’ayant pas connu le service militaire, ce qui n’est pas anecdotique.

Le service militaire avait, outre la vertu de brasser socialement des jeunes très différents, d’apprendre le sens de la hiérarchie, du devoir, du respect des anciens dont souvent le corps portait encore les cicatrices des blessures reçues au combat.

L’effet bénéfique de cette école, parfois rude mais nécessaire, perdurait au-delà du temps de service. Même redevenu civil, le citoyen disait « Mon général » en saluant l’officier, et non pas « monsieur » ou « général », soulignant que le lien d’obédience subsistait hors du cadre strictement militaire.

 

Le chef n’avait pas besoin de dire « je suis le chef » pour imposer son autorité, ni d’exhiber les insignes de son grade pour rappeler à l’ordre un subordonné, comme si l’autorité n’émanait pas autant de sa personne que de son statut hiérarchique.

Ce qu’a affiché le président de la République, face au chef d’état-major des Armées (voir Présent d’hier), n’est pas de l’autorité mais ce que le général Vincent Desportes a appelé « un autoritarisme juvénile », lequel n’est point une autorité portée à son paroxysme mais l’aveu d’une impuissance à s’imposer par sa stature et sa valeur personnelles.

 

Il n’est pas question de contester à Emmanuel Macron son rôle constitutionnel de chef des Armées mais de lui rappeler que le bénéfice de cette fonction, il le doit à une campagne électorale de quelques mois, tandis que la nomination du chef d’état-major des Armées est le couronnement de campagnes autrement plus périlleuses et glorieuses pendant des décennies où le général a risqué sa vie et non point de perdre une élection.

Aux yeux des militaires, ses hommes, cela fait une singulière différence sans mettre en péril leur loyauté à l’égard de l’autorité légitime.

Laquelle, en la personne du chef de l’Etat, a ignoré, ou feint d’ignorer, ce principe que lui rappelle son propre conseiller militaire lors de sa campagne électorale, le général Trinquant : « Un chef n’est jamais remis en cause devant ses subordonnés. »

Le prédécesseur du chef d’état-major, le général Bentégeat, s’en indigne : « Recadrer le chef d’état-major devant un parterre de généraux et de subordonnés, c’est l’horreur absolue, on ne doit jamais remettre en cause un chef militaire comme cela. »

 

Mais Emmanuel Macron est un homme auquel l’univers militaire est étranger, ainsi que son mode d’organisation et de commandement. « En marche », c’est sa start-up, conçue et développée sur ce modèle et qui a été couronnée de succès. La start-up procède d’un homme, s’organise autour de lui : il lance une innovation, crée un « concept » qui rencontre l’attente du consommateur, alors, cette idée « géniale » fait de lui un chef charismatique, un gourou, que l’on doit continuer à suivre.

Mais il est sévère avec ceux qui doutent, refusent ou rejettent ce qu’il a déclaré bon pour sa petite entreprise. Ces dissidents sont alors rejetés dans les ténèbres extérieures. C’est ce que Macron a fait avec le général Pierre de Villiers. Mais la France n’est pas son entreprise et l’armée n’est pas une start-up.

 

 

Guy Rouvrais 


Le message de Didier.....

...que je ne connais pas !

"L'homme s'en va, le malaise reste, plus profond."

Le CEMA n'avait pas le choix, et je salue le geste qui consiste à claquer la porte. On n’humilie pas ainsi un homme, qui plus est grand serviteur de l'Etat, qui tient les rênes comme il le peut d'une institution maltraitée depuis des années.

 

Il est honteux d'entendre des médias (comme France-Info) dire qu'il a manqué au devoir de réserve alors qu'il est de son devoir de dire la vérité, à tout le moins à la commission de la défense de l'Assemblée Nationale et de plus à huis clos.

 

Ne pas le faire aurait été une forfaiture. Aussi le lui reprocher sur la place publique et devant ses subordonnés

est une preuve de l'immaturité d'un président dont la légitimité en tant que chef des armées est sévèrement écornée.

Il en restera des traces car le malaise était profond et il s'est accentué. Et ce ne sont pas les vagues promesses sur les 2% du PIB à l'horizon 2020 (horizon : ligne imaginaire qui s'éloigne au fur et à meure qu'on s'en approche) qui y changeront quoi que ce soit.

 

Mais avec une ministre désarmée passée par Bercy comme le P.R. il ne faut pas espérer autre chose que de se faire b... par ce ministère qui voit les autres comme des dépensiers ! Pendant ce temps les hommes et femmes de nos armées risquent leur vie, avec des matériels à bout de souffle, et avec le mépris de beaucoup en prime.

Triste France !

Didier.

 


Message anonyme

Défense : lettre à Emmanuel M .

>

>  Un peu bébête mais l'essentiel est dit !

Emmanuel, c’était bien la peine…

> Bien la peine de démarrer ton quinquennat en command-car…
> Bien la peine de réserver ton premier déplacement officiel aux gars de Barkhane…
> Bien la peine de faire de belles photos (qui nous ont fait sourire) hélitreuillé…
> Bien la peine de dire x fois pendant ta campagne que tu porterais le budget des armées à 2%
> Bien la peine de valoriser les « femmes zé les zommes » qui portent l’uniforme et défendent le pays…
> Bien la peine de nous tartiner sur la réserve, la garde nationale, le service d’un mois, d’ailleurs dis-nous avec quels milis tu vas encadrer ça.
> Bien la peine d’avoir des milis dans ton équipe de travail, on dirait qu’ils n’ont pas trop réussi à faire passer le message, enfin en tout cas tu ne l’as pas compris, ce message.
> Bien la peine pour arriver au bout du compte à demander aux armées de financer les opex sur leur propre budget.
> Bien la peine de grignoter 850 millions d’€, ces pauvres euros accordés par le précédent gouvernement juste pour que les soldats puissent faire à peu près décemment leur job avec du matos qui fonctionne.

Comme si ces dépenses n’étaient pas les dépenses de tous pour la sécurité de chacun.

On t’explique, Emmanuel, l’état des casernes ?
> On t’explique que la belle communication officielle sur les équipements c’est un peu beaucoup du pipeau ?
> On t’explique notre énervement à voir que trois soldats sont rapatriés blessés parce que leur convoi, qui prend toujours la même route, amenait du ravitaillement… en eau !
> Pour des raisons d’économie, on préfère risquer la vie des mecs sur un trajet où les véhicules sont ensablés tous les 5 kms ?
> On t’explique que certains réservistes ont dû démonter des Famas pourris pour en monter un qui tirait comme il faut ?
> Quoi les HK47 ? Tu sais le temps pour que tous le perçoivent ?

L’armée ne sert pas à aider les décrocheurs, ne sert pas à trouver une formation à des jeunes qui n’en ont pas, n’a pas vocation à faire dans le social !

Elle est là pour défendre le pays, sur le territoire national et en dehors. Elle est là pour assurer notre sécurité. Avec les moyens qu’il faut pour ça.

Et toi Emmanuel, Chef des Armées, tu penses vraiment qu’on va pouvoir continuer Sentinelles et les OPEX comme ça, avec des réductions budgétaires, alors que tu nous en demandes toujours plus ?

Emmanuel, la veille du 14 juillet, tu nous achèves, nous qui n’avions déjà plus de gras, tu nous enlèves jusqu’à l’os qui nous reste…Faudra pas s’étonner ensuite du taux d’attrition, ni du niveau du recrutement !

Ici on n’a rien à perdre, on ne rend pas compte devant des gradés, on n’a pas d’avancement en vue, on ne peut rien nous prendre, en tout cas pas notre liberté de parole.

Demain c’est le 14 juillet, avec des troupes fières de défiler devant un pays qui les acclamera et leur donnera enfin un peu de reconnaissance.

Nous on les soutient depuis des années, mais toi ? Tu leur rendras peut-être hommage au prochain mort, mais tu auras fait quoi pour eux ?

Ah et dans la colère du jour, il y a deux trucs sympas :

– Le gouvernement met fin aux contrats de réservistes dans la police
– Le festival d’Avignon programme une pièce de théâtre sur les dernières heures de l’immonde Merah… Hélas ! La page que vous avez demandée n’existe pas, ou elle n’est plus accessible à cette adresse

 

Allez salut Emmanuel, à demain, peut-être… 


La leçon de communication du général Pierre de Villiers à Emmanuel Macron



"le gouvernement MACRON, c'est de l'incompétence et de l'amateurisme"

...par le Gal. Vincent Desportes - le 14/07/2017


Polémique MACRON vs Général DE VILLIERS

Le Général Dominique TRINQUAND explique -  Le 18/07/2017


Général de Villiers : quelle est la véritable raison de son divorce avec Macron ?


L'Armée se déchaîne contre E. Macron! 19/7


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