Mais comment va-t-on s’en sortir sans le Charles-de-Gaulle ?

 

...par Henri Gizardin - le 20/10/2016.

 

Après l'ENP de Limoges,puis Prépa à L'EPA à Grenoble,j''ai intégré l''''Ecole de l''''Air en 1956. J'ai fait 25 ans dans l''''Armée de l''''Air comme officier-pilote de chasse.

De 1981 à 1997 responsable Marketing international à MATRA...



 

Le Président n’ignore pas le poids déterminant du Charles-de-Gaulle face aux défis internationaux.

Il faut absolument que Daech soit vaincu avant mi-décembre car, finalement, et après deux fausses informations antérieures destinées à confondre l’ennemi, le Charles-de-Gaulle va bien entrer en grand chantier de mi-vie pour au moins 18 mois!

 

Le ministre de la Défense a fait une ultime visite – la quatrième depuis 2012 – à son arme de destruction massive favorite car lui aussi sera renvoyé à sa région et à ses Bretons en mai 2017. Vaincre l’État islamique avant Noël , en plus du symbole, ça aurait un sacré panache !

 

L’armée de l’Air « bombardille » par-ci, par-là, depuis deux ans, mais les résultats sont sans comparaison avec les terribles attaques des Rafale de l’Aéronavale. D’ailleurs, les djihadistes terrifiés se précipitent aux abris dès qu’ils voient foncer sur eux les avions marqués de la cocarde avec ancre de marine !

 

Après leurs opérations massives, les pilotes embarqués vont enfin prendre un long RTT mérité, car leurs avions ne sauraient procéder efficacement depuis du bitume, même s’ils vont retourner sur leurs bases terrestres le temps de cette longue vacance.

 

De la même manière, les bâtiments d’escorte, de protection et de soutien vont pouvoir aller naviguer sur des mers plus jolies et plus sereines.

 

De nombreux journalistes étant conviés et témoins à bord, les informations diffusées dans les médias sont donc une source particulièrement motivée et crédible. Ainsi, l’on a confirmation de la constitution de l’armada qui implique pas moins de 3.000 marins. Les frégates Chevalier-Paul et Cassard assurent la défense antiaérienne du PA et leur propre sécurité, contre les éventuelles attaques d’avions islamiques – à moins que ce ne soit contre de fourbes Soukhoï russes ? – , le Jean-De-Vienne, frégate de lutte anti-sous-marine, veille au grain contre les submersibles des mêmes, leMarne, bateau ravitailleur, ne fait évidemment pas le plein du propulseur nucléaire du PA, mais biberonne tous les autres bâtiments – ainsi que les avions embarqués indirectement – tandis qu’un sous-marin d’attaque aussi anonyme que discret traque les indésirables entre deux eaux. Deux bâtiments étrangers en renfort complètent ce dispositif, dont le ministre, terminant sa – dernière – visite, la conclut par une pertinente déclaration : « Aujourd’hui, j’ai compris à quel point un porte-avions est un outil politique fondamental. »

 

Aujourd’hui seulement ?

 

Le Président, qui a honoré notre fleuron maritime de plusieurs visites, n’ignore pas le poids déterminant du Charles-de-Gaulle face aux défis internationaux. Cependant, le quart-temps exercé dans les faits pour la manifestation de ce pouvoir nécessiterait que trois autres unités soient mises en chantier pour en assurer la permanence visible et totalement persuasive…

 

Resterait, aussi, à leur trouver des noms de baptême aussi prestigieux que celui du Général, dans la liste des hommes d’État ayant œuvré pour la souveraineté et la grandeur de la France !

 


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