La Chloroquine et le Pr Raoult :

...Liberté des médecins et respect du serment d’Hippocrate contre le COVID-19

...par Aymeric Belaud - Le 30 mars 2020 pour IREF

Source : https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/La-Chloroquine-et-le-Pr-Raoult?utm_source=2020-03-30A&utm_medium=lettre-fr&utm_campaign=lettre-fr&utm_content=article5635

Quatre traitements sont actuellement à l’essai en Europe contre le COVID-19 : le remdesivir, antiviral conçu à la base pour Ebola, le lopinavir avec le ritonavir (recyclage d’un médicament contre le VIH), le dernier mélange avec l’interféron bêta, et l’hydroxychloroquine, moins toxique que la chloroquine, qui est un anti-paludéen, rajouté à la demande de l’OMS.

Ce dernier traitement a été trouvé par le professeur Raoult, infectiologue à Marseille, que lui et ses équipes administreraient à leurs patients, hors cas graves. Mais ils font face à une vague de critiques mettant en doute la validité de l’étude et fustigeant le non-respect de l’AMM (Autorisation de mise sur le marché). Le Pr Raoult se heurte aussi au gouvernement. En début de semaine, le ministère de la Santé a régulé le traitement, n’en autorisant l’administration que pour les cas graves... donc quand il ne sert plus à rien. Le 26 mars, le ministre, Olivier Véran, a annoncé l’élargissement de son usage sous contrôle médical. On peut se féliciter de cette décision, qui, espérons-le, sera bénéfique, si toutefois elle n’est pas mise en œuvre trop tard. Mais l’administration de l’hydroxychloroquine reste assez contrôlée et encadrée : interdite à la médecine de ville, autorisée seulement pour les formes les plus graves (décret du 27 mars). Pas de grand bouleversement donc.

Le bal des critiques (à deux francs six sous)

Beaucoup de critiques venant des médias et d’une partie du corps médical et scientifique ont vite émergé. Accompagnées parfois de saillies de haute volée accusant de complotisme les Français qui soutiennent Raoult. Ce seraient des anti-vaccins, alors que pour d’autres médicaments, ils réclament toujours des contrôles accrus... Mais qui a parlé de la chloroquine comme substitut aux vaccins ? Personne. Qui a dit que chacun pouvaient se l’administrer sans l’avis d’un médecin ? Personne. C’est un médicament, le seul à l’heure actuelle, qui pourrait guérir du COVID 19 quand l’infection n’est pas grave.

D’autres critiques attaquent le professeur lui-même, rappelant ses déclarations sur le réchauffement climatique ou sur l’inefficacité du confinement. C’est sa personnalité que nos bien-pensants remettent en cause. Idem pour Donald Trump, qui donne son feu vert au traitement, « un don du ciel » dit-il. Et comme Trump est un « idiot », ce traitement est forcément « bidon ». Nos médias ont d’ailleurs relayé l’histoire d’un Américain ayant bu un nettoyant d’aquarium qui contenait de la chloroquine. C’est bien sûr la faute de Donald Trump et du Pr Raoult. La haine anti-Trump ravage le cerveau de certains.

Il y a même eu des menaces téléphoniques venant du CHU de Nantes, visant le Pr Raoult. Une enquête a été ouverte.

D’autres critiques faisaient état d’effets secondaires. Ils sont connus et facilement maîtrisables. Car il n’est évidemment pas question de se bourrer de cachets en automédication. Le protocole est surveillé par des médecins qui connaissent leur métier et le font magnifiquement bien. Il est dégradant de les considérer comme fous ou inconscients. Eux cherchent vite, pour tenter de sauver le plus de vies possible, et ils pourraient avoir trouvé.

Selon le Pr Christian Perronne, infectiologue, il faut administrer la chloroquine au moment où la maladie devient sévère, mais n’est pas encore trop alarmante. Pas au stade de symptômes bénins comme un mal de tête, pas non plus au stade de la réanimation. Le but est de soigner, pas de prévenir. Mais il faut soigner avant que n’empire trop, sinon le traitement ne sert strictement à rien. Ce gouvernement fait tout à l’envers.

Il faut agir, et vite !

Selon notre président de la République, nous sommes en guerre. Et la guerre nécessite des actions rapides. Pour obtenir une AMM (Autorisation de mise sur le marché), les délais sont longs, compte tenu de la lourdeur administrative. Or en pleine crise sanitaire, qui vient s’ajouter à la crise hospitalière, le temps manque.

C’est pourquoi des médecins ont décidé de passer outre aux recommandations officielles et de lutter contre le Covid-19 avec un traitement déjà utilisé ailleurs, mêlant hydroxychloroquine et azithromycine. Tout en respectant les précautions d’usage bien entendu. Pour les cas les plus sévères, touchant notamment les fonctions respiratoires, ce traitement serait complété par un antibiotique.

Ces médecins se réclament du serment d’Hippocrate et revendiquent leur éthique. Ils estiment qu’ils font bénéficier leurs patients des meilleurs soins connus et possibles. Cela fait d’ailleurs plus d’un mois que le Pr Raoult a attiré l’attention sur l’efficacité de la chloroquine. Un médecin, dit-il, doit réfléchir comme un médecin et non comme un méthodologiste, surtout quand il y a urgence. C’est une prise de position qui déplaît en général aux autorités.

Pour le docteur Patrick de Casanove (département des Landes), le pouvoir politique bloque la mise à disposition rapide d’hydroxychloroquine aux malades via un comité scientifique déconnecté de la réalité. Le but premier d’un médecin, c’est de ne pas nuire à son patient, et l’hydroxychloroquine ne nuit pas aux patients atteints du COVID-19. Nous l’avons dit, il est connu, utilisé par un milliard de personnes d’après le Pr Raoult, sans contre-indications ni effets secondaires qui ne soient pas parfaitement maîtrisables. C’est d’ailleurs le rôle du médecin de ce genre de risques. Toujours selon le Dr Casanove, le temps de l’administration n’est pas celui de la pandémie et il n’y a aucune raison valable d’empêcher les médecins de prescrire ce médicament, au moment opportun, et si le patient l’accepte. Sinon, les chances de guérison diminuent. Le moindre retard entraîne des morts qui auraient pu être évitées.

Mais le gouvernement a fait exactement l’inverse dès le début, en réservant le médicament aux formes graves... quand il ne peut plus rien pour le patient.

Lyme et COVID-19 : le frein administratif de la France et de M.Salomon

Le professeur Perronne (voir plus haut) est infectiologue mais aussi spécialiste de la maladie de Lyme. Cette maladie est reconnue en France mais pas sa forme chronique ne l’est pas, contrairement à ce qui se passe dans plusieurs pays étrangers. En outre, le test américain « Elisa », utilisé en France n’est pas fiable (son efficacité n’est que de 18 %, contre 95% annoncé par l’HAS) et a été abandonné par l’Allemagne et les Etats-Unis, qui ont mis au point des tests plus fiables. Certains malades de Lyme n’hésitent pas d’ailleurs à se rendre à l’étranger pour se faire soigner, fuyant, pour sauver leur vie, le meilleur système de santé du monde… Un énorme retard accumulé par la France.

Pour lutter contre la maladie de Lyme, en plus d’un antibiotique, le Pr Perronne prescrit du plaquenil, un médicament initialement utilisé dans le traitement du paludisme sous forme de sulfate d’hydroxychloroquine. Ce dernier a montré son efficacité, mais se voit bloqué. Etonnant d’ailleurs de voir que l’hydroxychloroquine a été placée en janvier 2020 sur une liste de traitements qui nécessitent une ordonnance.

Sophie Dubé, présidente d’Orne Lyme, observe : « En tant que malades de Lyme, nous connaissons une situation depuis plusieurs années qui nous rappelle étrangement ce que l’on est en train de vivre avec le coronavirus. Il y a là un traitement qui a donné des résultats encourageants [ceux du professeur Raoult] et, en face, il y a un déni et une obstruction systématique pour avancer contre la maladie »[1].

Des freins sont en effet actionnés par les autorités compétentes, notamment par le Pr Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, celui-là même qui vient nous faire le décompte morbide et partiellement faux des cas et des morts chaque soir.

Sophie Dubé, qui a également présidé le groupe de travail de la Haute autorité de santé sur la maladie de Lyme, le montre du doigt : après le plan Lyme « le professeur Jérôme Salomon a demandé un second avis sur la maladie de Lyme, dans le dos de la Haute autorité de santé, à des gens qui ne reconnaissent pas la forme chronique de la maladie, et nous nous sommes retrouvés avec des recommandations contradictoires. Nous n’avons aucune confiance en Jérôme Salomon car il nous a trahi une fois et a figé la situation. »[2]. Des médecins ont d’ailleurs porté plainte contre lui, dans la foulée des plaintes contre Edouard Philippe et Agnès Buzyn, pour manquements dans la gestion de la crise sanitaire.

Le dépistage systématique, recommandé mais inaccessible aux pays sous-développés... comme la France ?

Avant de soigner, il faut dépister. Massivement de préférence. Certains pays le font comme la Corée du Sud ou l’Allemagne, des tests rapides existent. Mais encore faut-il en avoir les moyens. Dans notre système de santé soviétisé et technocratisé français, ce n’est hélas pas possible. L’OMS exhorte les Etats à tester leur population à grande échelle, avant que la situation ne devienne gravissime. L’Allemagne est passée à 500 000 tests… par semaine ! L’Italie teste 27 000 fois par jour, l’Espagne 20 000 et la France… péniblement 9 000.

Le traitement à l’hydroxyclhoroquine n’est peut-être pas le médicament miracle, mais il est pour l’instant le seul. Le seul à pouvoir potentiellement guérir certaines personnes du virus chinois, quand les formes ne sont pas trop graves. L’étude de départ laisse à désirer sur le plan scientifique, certes, mais les risques encourus ne sont pas grands. Qu’avons-nous à perdre ? Qu’est-ce qu’ont à perdre les malades ? Si ce n’est la vie, quand on ne fait rien. Et dans le fond, qui fait le plus progresser la recherche médicale ? Ceux qui se contentent de suivre les règles édictées par une administration ? Ou ceux qui les transgressent en respectant le serment d’Hippocrate ?

Sources :
⚠️ <html>https://www.contrepoints.org/2020/03/24/367320-contre-le-coronavirus-des-medecins-desobeissent-aux-recommandations-des-autorites?fbclid=IwAR20TxcYRpUoWKxHSTXrlhPxBMaaTC3m4Nzy2snzizhL9opaFt-io_NNJ-8</html>
https://france3-regions.francetvinf ...
Billet du Dr Casanove : ⚠️ <html>https://www.contrepoints.org/2020/03/25/367459-covid-19-hydroxychloroquine-ou-rien?fbclid=IwAR2WzGTWVShVjJrE4QHppkEKuVWp8AZuYYwaACa7F_Xo3CWqdSUFGUQv42s</html>
https://www.lemonde.fr/idees/articl ...
https://www.bfmtv.com/police-justic ...

 

Pour plus d'informations, prenez connaissance des autres articles de l'IREF sur le sujet :

- L’hôpital français, victime de la bureaucratie et des mauvaises politiques publiques, secouru par l’efficacité allemande !

- Des mesures économiques indispensables et dangereuses

- Le coronavirus et l’échec de l’Etat et des politiques

 

 
Commentaires: 1
  • #1

    Legrand (dimanche, 13 septembre 2020 19:30)

    Pour la chloroquine, c'est pas très cher et ne rapporte pas assez aux labos!
    Il y aurait aussi une corrélation significative entre de faible taux sérique de vitamine D et la mortalité du covid-19 a été montrée. L'académie nationale de médecine recommande de doser rapidement les taux de vitamine D sérique chez les personnes de + de 60 ans atteintes de covid-19 et d'administrer en cas de carence une dose de charge de 50 000 à 100 000 UI qui pourrait contribuer à limiter les complications respiratoires...
    Si je sais que je peux être attaqué, je prépare ma défense en boostant mon immunité par la prise de vitamine d dans les doses prescrites. C'est pas cher et c'est remboursé.
    http://www.francesoir.fr/societe-sante/top-13-des-revenus-annuels-recents-verses-par-lindustrie-pharmaceutique Revenus versés par BigPharma. A partir de 12 on a un foyer épidémique de conflits d’intérêts? Un cluster de conflits d'intérêts, je dirais! Haut conseil scientifique à dissoudre?