MID-TERM 2018


Lettre de Vladimir à Donald

..proposée par le Gal. Dominique Delawarde - le 07/11/2018.

Bonjour à tous,

Au lendemain du scrutin de mi-mandat, Vladimir adresse ses félicitations à
Donald.

Une page : bonne lecture.

DD


Elections de mi-mandat: lettre de félicitation de Vladimir à Donald

 

Vladimir Moscou le 7 Novembre 2018

Résidence du Kremlin Place

Rouge, Moscou mail:

jamesb007@russia.net

 

Mon cher Donald,

 

Mes services ne s'étaient pas trompés. Vos élections de mi-mandat se concluent, à très peu près,

avec les résultats que je vous annonçais le 1er novembre. Vous gardez le contrôle du Sénat, en y

élargissant même votre majorité (53 à 47), vous restez en tête au nombre de gouverneurs et d'exécutifs d'état (28 à 22) et vous perdez la chambre de peu avec 206 sièges sur 435. Félicitations donc à vous (et à mes services qui avaient vu venir les choses....).

 

Le carton plein n'est pas au rendez-vous, mais un tel résultat aurait été exceptionnel dans

l'histoire de votre pays pour des élections de mi-mandat qui entraînent, dans l'énorme majorité des cas, un retour du balancier et une cohabitation pour la fin des mandats présidentiels. Ce contre-pouvoir va vous compliquer les choses concernant l'affaire iranienne. Je n'en suis pas vraiment fâché... J'attends désormais beaucoup de nos prochaines rencontres. Nous nous croiserons à Paris le 11 novembre et nous rencontrerons sans doute à Buenos Aires le 30 novembre prochain, en marge du G20.

 

Comme vous le savez, mon pays (dans son ancienne configuration) s'est effondré en 1990 pour

des raisons économiques. Après avoir entrepris sa refondation sur des bases plus saines, je suis donc aujourd'hui très attentif aux évolutions économiques du monde et à tout ce qui pourrait menacer le rétablissement complet de ma patrie. Plusieurs signes alarmants m'ont conduit, au cours des derniers mois, à réduire mes réserves de change en dollars et à remettre sur le marché 85% des 100 milliards de dettes US, que mon pays détenait, pour acheter de l'or....

 

Dagong, l'agence de notation de mes amis orientaux, généralement clairvoyants, a, en effet,

classé votre dette comme un actif à risque en Janvier dernier, en la notant BBB+ avec perspectives négatives. De plus, un de vos anciens secrétaires au Trésor, Larry Summers a posé cette question inquiétante: «Combien de temps le plus gros emprunteur du monde peut-il rester la première puissance planétaire ?» . Enfin, jour après jour, je vois de nombreux pays sérieux se délester progressivement de leurs créances en bons du Trésor US (Japon, Chine, Suisse, et même Allemagne, Hollande, Inde, Turquie....etc). Seul un quarteron de pays (parmi lesquels l'Arabie Saoudite, la France et le Royaume-Uni ) semblent encore, pour des raisons qui m'échappent, faire aveuglément confiance à votre pays en rachetant votre dette à tour de bras et en liant leur destin au vôtre et à celui de cet actif à risque que constitue, chaque jour un peu plus, le dollar.

 

Ce qui me préoccupe, c'est que les 22 000 milliards de dollars de dettes publiques que vous

atteindrez en fin d'année risquent, faute de maîtrise de l'addiction de votre pays à l'endettement, de causer quelques désagréments chez vous et dans le reste du monde. Un vieux dicton de mon pays nous dit: «Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin, elle se casse....»

 

Les effondrements économiques sont parfois brutaux et douloureux. Mon pays l'a appris à

ses dépens. D'autres pourraient l'apprendre (ou le réapprendre après le séisme de 1929), dans un avenir proche.

 

Pour conclure ce bref message et dans l'attente de nos rencontres qui pourront peut-être nous

permettre de développer ces sujets et de nous entendre mieux, je voudrai vous appeler à réfléchir sur le risque que peut faire courir à un état, quel qu'il soit, un excès d'assurance de son gouvernement et le fait de s'attaquer, simultanément, à un trop grand nombre d'adversaires tout en contrariant ses amis...

 

«Take Care».

Votre «partenaire» :  Vladimir

 


Lettre de Vladimir à Donald.

...proposée par le Gal. Dominique Delawarde - le 02/11/2018.

 

Bonjour,

 

Une lettre confidentielle de Vladimir à Donald vient d'être interceptée et  décryptée par mes services.

Elle traite des élections de mi-mandat, mais

pas que.....

 

Bonne lecture.

 

DD

Vladimir Moscou le 1 Novembre 2018

Résidence présidentielle du Kremlin

Place Rouge, Moscou

mail: jamesb007@russia.net

 

Mon cher Donald,

 

A quelques jours des élections de mi-mandat, importantes pour votre avenir politique, et

malgré les sanctions dont vous avez pu gratifier mon pays au cours des deux dernières années, je

viens vous présenter mes vœux les plus sincères de succès pour le 6 novembre.

 

Mes services, qui suivent de près votre campagne électorale plutôt mouvementée et violente,

avec ses habituels coups tordus, relayés par une presse occidentale à «l'impartialité

indiscutable»...., mes services, donc, me rapportent que le résultat pourrait être serré. 

Soyons clairs, mon administration suit mais ne s'ingère pas. Rassurez bien vos «complotistes», démocrates et journalistes de tous poils, qui voient le mal partout, (surtout quand ils perdent.....)

 

Si cela peut vous faire plaisir, les rapports me disent que, sauf «accident de dernière

minute», vous conserveriez le contrôle du Sénat avec 51 à 53 sénateurs sur 100; que les

républicains devraient emporter entre 25 et 29 postes de gouverneurs (sur 50) mais que, pour la

chambre des représentants, le résultat reste incertain. Votre camp est crédité, en effet, de 210 à 220 sièges sur 435. En clair, vous pouvez encore gagner la chambre de justesse ou la perdre de très peu. Nous verrons dans quelques jours si ces pronostics s'avèrent exacts.

 

Personnellement, je vous souhaite un «carton plein» comme en 2016: Sénat, Chambre et

gouverneurs, ce qui vous permettrait d'envisager plus sereinement une réélection en 2020.

 

Cela vous laisserait aussi les mains plus libres pour continuer l'excellente politique étrangère

que vous conduisez depuis déjà deux ans et qui sert, au mieux, les intérêts de mon pays.

 

Vous êtes en effet le seul président de l'histoire à avoir su et pu remettre en cause autant de

traités, signés par vos prédécesseurs, en aussi peu de temps, et au grand dam de vos alliés. La

signature de votre pays s'en trouve décrédibilisée dans le monde et la confiance en lui très affectée.

 

Vous êtes aussi le seul à avoir la capacité de vous brouiller avec vos partenaires et amis du

monde entier et à affaiblir ainsi la cohésion du bloc occidental et de l'OTAN qui s'opposent au

monde eurasiatique, en général, et à mon pays en particulier.

 

Vous êtes enfin le seul président à avoir pu décrédibiliser les médias mainstream de votre

propre camp qui racontent, il est vrai, tout et n'importe quoi avec une grande assurance, et sont

devenus, sous votre mandat et dans l'ardeur qu'ils mettent à vous nuire, les champions du monde des «Fake news» et de la partialité.

 

Pour en revenir à la politique étrangère US, j'ai parfaitement conscience qu'elle n'est pas

vraiment la votre, mais celle d'un «état profond» dans lequel les affidés d'un chef mafieux nommé

Bibi jouent les premiers rôles. Par ailleurs l'analyse détaillée des comptes de campagne des

candidats aux élections de mi-mandat montrent que les mêmes personnes ont joué un rôle

déterminant pour faire élire les candidats, démocrates ou républicains, les plus favorables à leur

cause : (Cosa Nostra ?).

 

Pour être honnête, les relais de ce mafieux ont aussi essayé, au début des années 2000,

d'influencer la politique de mon pays. J'ai dû les remettre au pas en leur expliquant que leur argent, souvent amassé dans des conditions discutables, ne pouvait pas gouverner à ma place. Certains sont partis, d'autres ont compris et adopté un profil bas, d'autres enfin, qui se montraient rebelles à mon autorité, ont été sanctionnés par quelques années de geôle. J'admets bien volontiers avoir été «border line» en matière de démocratie, mais ils l'étaient bien plus que moi.....

 

Pour vous faire une dernière confidence de nature électorale, mes services m'ont parlé d'une

«résurrection»: celle de «Cambridge Analytica» (CA). Cette usine de manipulation des élections à

vocation mondiale avait pourtant signé son arrêt de mort en déposant le bilan peu après avoir été

prise, «la main dans le sac», par les enquêteurs de la chaîne TV britannique Channel 4. Ses cadres

dirigeants se seraient évanouis dans la nature en emportant avec eux «la banque ..... de données»

(plus de 87 millions de comptes Facebook).

 

En fait, il semblerait que la défunte «Cambridge Analytica» soit réapparue sous un nouveau

nom. Elle serait toujours aussi efficace (mêmes méthodes avec utilisation des comptes Facebook et Whatsapp et montage de coups tordus pour déconsidérer les candidats à battre). Cette petite

entreprise aurait obtenu un important succès dimanche dernier en portant au pouvoir un certain

Jair B, candidat plutôt «médiocre» mais que vous souteniez en coulisse, dans un pays dont vous

souhaitiez reprendre le contrôle. Steeve B qui vous a beaucoup aidé pour gagner en 2016, a été vu, à plusieurs reprises, en compagnie des proches de Jair B.....

 

Des traces de manipulations électorales ont également été détectées dans une trentaine de

circonscriptions US les plus disputées dans lesquelles démocrates et républicains sont au coude à coude. Dans toutes ces affaires, un certain Mark Zhou Ker Bird, ressortissant US probablement

d'origine chinoise (Zhou) ou bretonne (Ker) aurait été impliqué «à l'insu de son plein gré». On me

dit que cet individu, tout comme le fondateur et propriétaire de CA (Robert M) auraient aussi

quelques accointances avec le dénommé Bibi : c'est probablement une malheureuse coïncidence.

 

Je ne peux, vous le comprendrez, révéler le nouveau nom de «l'usine à manipuler» pour des

raisons diplomatiques et de sécurité. Je ne tiens pas particulièrement à me retrouver découpé en

morceau en allant chercher un visa dans un consulat du camp occidental. Mon ami Erdo Khan m'a rapporté que les spécialistes de la CIA, du Mossad et du MI6 ne faisaient pas vraiment dans la dentelle.......Il m'a même montré des enregistrements audio et vidéo vraiment peu ragoûtants......

 

Ce bref passage au rayon boucherie m'indique que le niveau de violence est monté d'un cran

au sein de la «coalition occidentale». Ce qui me préoccupe c'est que le nombre de crans qui nous

séparent du nucléaire se réduit dangereusement. A la réflexion, les 45 000 bombes que votre

coalition a larguées en 2017 sur 7 pays qui ne vous avaient rien fait et qui ne pouvaient pas

répliquer (dont le Yémen, l'Irak, la Syrie et la Palestine): ça n'était pas très glorieux, mais c'était du

travail propre. Vu du ciel ou des bureaux de rédaction occidentaux, on ne voit pas le sang et les

corps démembrés, on n'entend pas le cri des victimes et les pleurs des survivants et l'on peut

retourner chez soi, après l'action où la rédaction, prendre sa douche avec le sentiment du devoir

accompli. Mais là, avec ce massacre à la tronçonneuse d'un pôvre journaliste, qui plus est US et du Washington Post, on est passé dans une toute autre dimension qui relègue Abu Ghraib et

Guantanamo au niveau des détails de l'histoire. Si ce journaliste avait été un des copains de Bibi,

c'était la guerre mondiale assurée......

 

Au fait, pourriez vous me donner des nouvelles de mon ancien collègue du FSB, Skripal, qui

a totalement disparu des écrans radars ? Aurait-il été, lui aussi, débité à la tronçonneuse par les

sbires de votre bonne Gina H, pour l'empêcher de parler ?

 

A mon humble avis, toutes ces mauvaises pratiques ne grandissent pas l'image de votre belle

démocratie. Cela dit, je reste intéressé par vos leçons de piraterie électorale, qui ont fait leurs

preuves notamment dans votre pays (2016 et 2018), dans le pays de Jair B (Oct 2018) et qui ont si bien fonctionné dans le pays d'Emmanuel en 2017......

 

Toutes ces informations vous sont transmises à titre amical et sous le sceau du secret. Vous

savez bien que, si vos médias avaient connaissance de cette missive, leurs attaques russsophobes et anti-Trump reprendraient de plus belle. En dépit de son inexistence, la complicité Trump-Poutine et le délit d'ingérence dans vos élections de mi-mandat seraient dénoncés en boucle sur CNN et à la une du Washington Post et du New York Time, et fortement relayés par les journaux britanniques et français, surtout si vous l'emportez dans vos élections de mi-mandat. Il ne serait d'ailleurs pas exclu qu'un nouveau montage de type Skripal ou «gazage à Idlib» soit commandité par Thérésa, Bibi ou votre bonne Gina H pour me «mettre la pression».

 

Bonne chance, Donald, pour les prochains jours. Prenez bien soin de vous. N'oubliez pas de

prendre votre «gilet» et n'allez surtout pas m'attraper un mauvais rhume ou une balle perdue. On en accuserait encore le Kremlin et le vilain Vladimir.

 

Votre collègue.

 

Vladimir.


On dirait bien que Trump est en train de gagner les élections de mi-mandat

..par Moon of Alabama - le 30/10/2018.

On dirait bien que Trump est en train  de gagner les élections de mi-mandat

  

Quelles sont les chances que les élections de mi-mandat de la semaine prochaine aux États-Unis, modifient la majorité à la Chambre ou au Sénat ?

 

Pour avoir la majorité, les démocrates doivent conquérir 23 sièges à la Chambre. Sur les 48 sièges en jeu, seuls 16 sont susceptibles de tomber dans leur escarcelle. Au Sénat, ils doivent conquérir deux sièges pour devenir majoritaires, mais il y a au moins un des sièges actuels des démocrates qui est en danger et les sondages se révèlent incapables de prédire qui remportera l’un ou l’autre des neuf autres sièges qui pourraient éventuellement changer de main.

 

Mon intuition personnelle est que les républicains garderont les deux Chambres et pourraient même gagner quelques sièges.

 

L’économie américaine se porte relativement bien. La récente chute des cours boursiers laisse présager des perspectives plus contrastées à partir d’aujourd’hui, mais jusqu’à présent, ça tient.

 

Rien dans le programme et le leadership des démocrates ne donne envie de voter pour eux. Ils ont perdu deux ans à monter un Russiagate fantôme dont tout le monde se fiche, à part Washington et les médias. Se sont-ils vraiment opposés à ce que Trump a fait ? Ils ont essayé de reproduire le coup de #metoo à propos de la nomination d’un juge à la Cour suprême, mais cela a-t-il été efficace ?

 

Les démocrates n’ont pas non plus réussi à se débarrasser d’Hillary Clinton, ou du moins à la faire taire. Qu’est-ce qui lui a pris de parler de se représenter à la présidence quelques jours seulement avant les élections de mi-mandat, elle, la femme la plus détestée des États-Unis ? (Sa candidature permettrait à Trump d’être réélu dans un fauteuil).

 

Trump continue d’être un excellent commercial. Il sait comment susciter et retenir l’attention. Chaque jour, il fait des déclarations scandaleuses ou s’attaque à une question brûlante. Cela a un double effet : ça galvanise sa base, et garantit une excellente couverture médiatique à sa politique.

 

Au cours des derniers jours, il a offert une réduction d’impôt de 10 % à la classe moyenne, dit du mal des médias, suggéré que les navires de guerre devraient être protégés par des gardes armés, redit du mal des médias, envoyé des troupes à la frontière pour arrêter la caravane de migrants, redit du mal des médias, et citiqué le droit du sol des enfants des immigrants illégaux. Il a sûrement une liste de sept autres questions brulantes pour alimenter les médias au jour le jour jusqu’à l’élection.

 

Tout cela me laisser penser qu’il y aura plus de républicains qui iront voter que de démocrates. Le parti qui a le meilleur taux de participation l’emporte.

 

Si Trump continue à avoir la majorité dans les deux chambres, les prochaines élections présidentielles ne devraient pas lui poser de problèmes.

 

Beaucoup de monde, à l’internationale, pensaient pouvoir ignorer Trump, en se disant que, d’ici 2021, tout redeviendrait "normal". Cela a toujours été une mauvaise stratégie. À moins que quelque chose d’inattendu ne se produise, Trump est là pour longtemps. Quand il partira, une nouvelle ’normalité’ se sera installée et la ’normalité’ de 2016 n’existera plus.

 

 

Moon of Alabama 

 

Source : https://www.comite-valmy.org/spip.php?article10558


Lire aussi : "Enjeu hystérique et historique des midterms"

 

 


Midterms 2018 : Trump peut-il gagner ?

...par  Xavier Moreau - le 17/10/2018.


AU SUJET DES MID-TERM ELECTIONS AMÉRICAINES

...par Eric Denécé - Note d'actualité n° 528 - octobre 2018

 

1.Les sondages et les Early Votes sont très favorables aux Républicains – donc à Donald Trump – qui ont pris 10% de croissance d’intentions de votes dans les sondages récents, passant de 35 à 45%. La logique, qui voulait que ces élections de mi-mandat (renouvellement de moitié du Sénat et de la Chambre des représentants) soit un raz de marée démocrate semble s’inverser.

2. Le contexte est en effet favorable pour Trump et les Républicains : les chiffres de l’économie et de l’emploi sont bons, ils ont réussi à faire nommer « leurs » juges à la Cour suprême et l’affaire de la probable arrivée massive de migrants honduriens fait leur jeu, car c’est là un sujet auquel leur électorat est particulièrement sensible, ce qui devrait donc fortement le mobiliser.

3. Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump il y a deux ans, les Démocrates n’ont cessé de développer un discours agressif et haineux à son encontre. Le parti de Barack Obam et d’Hillary Clinton ne fait plus de politique, ne propose plus de solutions : il est dans la diatribe permanente. Pire, avec l’aide de George Soros, leur principal soutien financier, ils n’ont cessé de financer des mouvements – parfois violents comme les Anti-Fa – opposés à Trump et à son électorat qu’ils accusent de populisme et d’extrémisme. Ce discours haineux a été relayé par les grands médias américains, presque tous proches de Démocrates et a contribué à pourrir davantage le climat interne. Mais cela ne plait guère à une grande partie de l’électorat démocrate qui n’adhère pas à cette stratégie de provocation constante et qui ne reconnaît plus son parti.

4. Une partie de l’électorat républicain, notamment sa frange la plus droitière s’est radicalisée en réaction à ce discours, ce que cherchaient probablement les Démocrates qui peuvent affirmer a posteriori qu’ils avaient raison. Cela pourrait expliquer les colis piégés adressés à Soros, Obama et Trump. Toutefois, il est légitime de s’interroger sur la véritable origine de ces actions, tant elles semblent tomber à point nommé pour faire des Démocrates des victimes d’une droite extrême proche de Trump. Le «hasard» fait trop bien les choses à deux semaines d’élections à l’issue plus qu’incertaine pour ce parti.

5. La menace de possibles interférences russes dans ces élections ressort par ailleurs à nouveau, encore une fois véhiculée par des médias proches des Démocrates. Si la guerre cybernétique qui oppose la Russie à l’Occident est bien une réalité, cet argument paraît n’avoir aucun impact sur les électeurs américains qui semblent capables de faire la part des choses entre réalité et propagande politicienne. De même, la récente affaire saoudienne (assassinat du journaliste Kashoggi sur ordre de Riyad) et la réaction ambivalente de Trump ne devrait pas avoir d’effet sur les élections à venir.

6. A l’orée d’un scrutin incertain, la grande question est de savoir quelle sera la réaction des membres de l’Establishment du Parti démocrate et des médias Mainstream qui les soutiennent en cas de défaite. Vont-ils poursuivre leur stratégie de déni des suffrages exprimés par le corps électoral américain en poursuivant leurs attaques systématiques, grossières et haineuses contre Donald Trump ? Vont-ils changer d’attitude ? C’est un enjeu majeur pour la démocratie américaine, dont le dysfonctionnement est patent depuis quelques années.

 

Source : https://www.cf2r.org/actualite/au-sujet-des-mid-term-elections-americaines/

 

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