La 1ère guerre de Biden a commencé

...par Parstoday - Le 24/03/2021.

Source : RzO Interantional

L’Amérique de Biden vient de commencer sa première guerre et elle n’est ni en mer de Chine, ni en mer Noire mais, bien à ses portes, au Venezuela ! À peine quelques heures après que la compagnie pétrolière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) a été prise pour cible d’une deuxième attaque terroriste, des mercenaires colombiens de Washington ont tué deux soldats vénézuéliens.

Le 22 mars, l’armée vénézuélienne a annoncé dans un communiqué que deux de ses soldats avaient été tués dans des affrontements avec des groupes armés colombiens, la Colombie étant depuis longtemps un vivier des États-Unis où ils recrutent divers types de paramilitaires pour diverses missions. En effet la longue frontière entre les deux pays est l’endroit où la Colombie affirme qu’un grand nombre de trafiquants de drogue et de groupes anti-colombiens sont actifs, y compris des guérilleros de l’Armée de Libération nationale (ELN) et des dissidents des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Le gouvernement colombien accuse régulièrement le Venezuela de soutenir ces groupes, évidemment dans l’objectif de justifier les infiltrations terroristes, et partant une extension des violences armées contre l’armée et l’État vénézuéliens. Cette attaque intervient peu après une attaque terroriste ayant affecté le samedi 20 mars une section de gazoduc du centre d’opérations de la ville d’El Tejero au nord du Venezuela. Le communiqué du ministre vénézuélien du Pétrole, le Tareck El Aissami affirme : « Une attaque terroriste était à l’origine de la puissante explosion du gazoduc qui a provoqué un incendie dans une centrale électrique qui sert d’usine d’injection de gaz ».

Au Venezuela qui suit de près la lente amplification des hostilités US, personne ne doute de ce que l’attaque vise les capacités d’exportation renouvelées du secteur pétrolier, capacités que l’État vénézuélien retrouve en partie à la faveur de son alliance avec l’Iran et la Résistance. Le corridor maritime anti-sanction ouvert depuis mai 2020 entre le golfe Persique et les Caraïbes a été et est toujours l’une des principales raisons de l’échec du régime des sanctions US, de la politique dite de pression maximale. Toujours est-il que ces deux incidents en disent long sur la suite de la politique de Biden envers le Venezuela et surtout ses rapports avec l’axe de la Résistance : il y aura de l’offensif partout.

La raffinerie en question a ainsi été la cible d’une série d’explosions puissantes qui ont tonné à travers tout le Venezuela. Les explosions ont tonné dans l’État de Monagas dans l’une des entreprises pétrolières et gazières du pays. Des missiles H-12 et  BM-21 Grad ont visé le site, engins dont sont armés les mercenaires colombiens ou ceux que les États-Unis recrutent au Pérou, au Nicaragua, à l’Équateur. Les tensions iront donc croissant notamment en lien avec les récents changements politiques aux États-Unis, comme le notent les experts. Mais le Venezuela de 2021 est-il le même que celui de 2016 ? Rien n’est moins sûr. Le vendredi 20 novembre, l’État vénézuélien annonçait par la voix de son président avoir inauguré une chaîne de production de drones iraniens Mohajer-6, marquant ce que les experts qualifiaient de « boom de coopération militaire » Iran-Venezuela. En effet, depuis mai 2020, date de l’envoi des premiers pétroliers iraniens au Venezuela, cette coopération militaire ne cesse de s’élargir sans être médiatisée. À l’époque The National Interest allait de son commentaire effrayé.

« L’Iran a dévoilé le jeudi 20 août deux de ses plus puissants missiles, « Hajj Qassem Soleimani » et « Abou-Mohandes ». Le missile sol-sol, « Hajj Qassem », a une portée de 1 400 km et le missile de croisière « Abu Mahdi », dispose d’une portée de plus de 1 000 kilomètres. Le premier est un missile balistique à combustible solide avec un lancement oblique et sa vitesse atteint Mach 12 au moment de son entrée dans l’atmosphère. Quant à sa vitesse, au moment de l’impact elle est de Mach 5. Avec une vitesse pareille, le missile « Hajj Qassem » est capable de percer n’importe quelle système de DCA adverse [Patriot, THAAD, NDLR]. En effet, c’est un engin qui au regard de diverses ogives explosives qu’il peut transporter, est capable de détruire des fortifications en béton ou encore de pénétrer telles les armements anti-bunkers, des cibles placées en profondeur. Caracas vient d’ouvrir une usine de fabrication du drone Mohajer-6. On n’y fait pas de montage mais on y fabrique ! l’Iran aurait transmis à l’armée vénézuélienne son savoir-faire et c’est ce qu’il fait souvent avec ses alliés. On en a vu des exemples aussi dans le secteur de l’aviation militaire. Au train où vont les événements, les missiles précités pourraient être produits un jour au Venezuela. Autant agir contre cet état de fait avant qu’il ne soit trop tard, note la revue. Les raffineries vénézuéliennes seront-elles dotées de DCA made in Iran ? La réponse est ouverte ».

source : https://parstoday.com


Ce qui s’est passé sur la frontière n’est pas un simple combat

...par Juan Gonzalèz - Le 25/03/2021.

Selon des informations fiables, ce qui s’est passé sur la frontière n’est pas un simple combat contre un camp de guérilléros comme veut le faire croire la presse privée colombienne et internationale qui, de but en blanc, avant même la fin des combats, sans aucune déclaration officielle, a titré que c’étaient des combats contre un camp guérilléro des FARC. Cette information est fausse, c’est une façon de détourner l’attention comme l’attaque sans aucune raison d’un point de contrôle fixe de la Garde nationale bolivarienne dans le Tunnel de La Planicie par la Bande du Coqui, comme les soi-disant nouveaux affrontements entre bandes à Petare, tous pratiquement simultanés. Nous avons déjà vu cette façon d’opérer l’année dernière, avant la tentative ratée de débarquement et d’invasion de mercenaires qu’on appelle Opération Gedeón.

Ce qui s’est passé hier sur la frontière colombo-vénézuélienne dans l’État d’Apure n’est pas un simple combat contre un camp de guérilléros : le nombre d’hommes utilisés, le nombre d’avions utilisés et le poids et le calibre du bombardement qui a eu lieu l’indiquent et si nous tenons compte du nombre de camps illégaux, de leur origine, de leur état pratiquement neufs, de la sophistication de ceux-ci et de la quantité d’armes saisies ainsi que de la logistique dont disposent les insurgés, du matériel de dernière génération utilisé pour leurs communications cryptées par satellite, ces éléments le confirment.

Aucun groupe de guérilléros ne va installer 6 camps sur un même territoire, le guérilléro ne travaille pas et ne fonctionne pas ainsi, il travaille isolé, cherche par tous les moyens à se camoufler, à passer inaperçu. Les FARC sont actuellement un groupe morcelé qui cherche à se recomposer et n’a pas d’armes nouvelles et sophistiquées, de chapiteaux spéciaux permettant de construire des camps pouvant être isolés de la chaleur pour ne pas être repérés, la nuit, grâce à l’utilisation des rayons infrarouges. Ils n’ont pas non plus de matériel de communication par satellite crypté de dernière génération.

Ce qu’on a vu hier est une première avance pilote des forces paramilitaires mercenaires de Colombie destinée à affaiblir les capacités de patrouille, de détection et de réaction (pouvoir de déploiement et de feu) des Forces armées bolivariennes. Tout cela fait partie du plan pilote qui a été développé en Colombie en avril de l’année dernière avec le déploiement de marins étasuniens « dans un but d’entraînement ». Et ce qui se concrétise, c’est la formation et la réédition d’une « Contra » comme celle qui a été créée au Honduras pour attaquer le Nicaragua sandiniste depuis ce pays, dans les années 80.

Hier, un gros contingent de l’armée bolivarienne de 300 à 400 hommes a été déployé par terre, par fleuve et dans les airs, composé pour la plupart de Forces spéciales qui ne sont pas habituellement utilisées dans des opérations anti-guérilla et tous ont été déployés sur le terrain par un hélicoptère Mi-17V5 à partir de la base aérienne de Santo Domingo Estado Táchira : des troupes Caraïbes de l’armée (la 92e brigade Caraïbes de l’armée, en particulier les bataillons 921 et 923, tous déployés par le 9202 escadron de cavalerie motorisée grâce à l’utilisation de blindés BTR-80A, des commandos ruraux de la Garde (la 9209 Compagnie de Francs-tireurs des détachements de commandos ruraux de la GNB 354 y 355), des commandos fluviaux Piraña de l’infanterie de marine bolivarienne (le 65e bataillon de soutien fluvial), plus de 6 avions de chasse bombardiers d’attaque air/terre K-8W de l’armée de l’air Bolivarienne (groupe aérien de chasse N°12). Tout cela prouve que cela n’a pas été vu comme une simple opération anti-guérilla. On a attaqué 6 camps en commençant par un bombardement aérien à 1:30 h du matin dimanche 21/03/2021 contre environ 100 à 120 combattants ennemis (un contingent de guérilléros en territoire hostile sur lequel ils n’ont pas un contrôle total ne compte jamais autant de membres) et les résultats du combat ont été les suivants : pour les forces bolivariennes : 2 morts et 14 blessés, pour les forces insurgées étrangères, le nombre de morts n’est pas connu car le renseignement militaire se réserve ces données, blessés, 0, ce qui indique que la politique de ce combat n’était pas de récupérer des ennemis blessés. Ceci est une question de logistique, en particulier à cause de nos limitations actuelles en médicaments et en matériel médical à cause du blocus, nous ne pouvons pas employer et dilapider des ressources limitées pour l’ennemi, plus de 32 combattants ennemis capturés (on estime que 50 combattants ennemis sont morts et 38 ont fui en territoire colombien en prenant en compte le nombre de capturés et le nombre total de combattants estimé à 120).

Cette attaque a reçu une réponse ferme. Les Étasuniens devront mieux entraîner les membres de cette opération qui a été neutralisée en moins de 12 heures.

Juan González, suivant sa pensée : C’est une autre tentative et isl continueront à essayer, nos ennemis éternels, des tactiques comme celles-là : L’Allemagne contre la Pologne (patronnée par l’Angleterre et les États-Unis) pour justifier leur invasion criminelle et sanglante et plus (une guerre mondiale) comme ils l’ont fait, aussi, contre le Japon et tant d’autres pays plus récemment… Le même manuel.

Il est bien connu – de notoriété publique – que le gouvernement colombien cherche à éliminer de façon sélective et systématique tous les anciens membres des FARC. Il serait illogique et stupide de penser que le gouvernement colombien, ses forces armées et ses conseillers yankees disent que c’est une poursuite contre des groupes armés insurgés. Ce que nous avons, c’est une vulgaire déclaration de guerre (du yankee européen) avec ses paramilitaires, ses entreprises sous-traitantes yankees et européennes avec leurs misérables mercenaires.

On sait bien que les bandes du coqui sont des bandes de mercenaires entraînés par la Colombie avec des conseillers yankees et associés payés par les misérables opposants vénézuéliens, ces apatrides… Pour eux, notre cher Venezuela est seulement un butin. Ce sont des groupes de profiteurs, d’opportunistes et de chapardeurs, les pillards eux-mêmes (avec l’argent volé à al République).

Contrairement à ce qu’on dit dans les manuels yankees et sionistes, le Venezuela ne se rend pas, nous sommes des entités pensantes, c’est pourquoi la réponse a été et sera ferme… je pourrais dire plus énergique et montrerait encore plus que le Venezuela n’est pas un État faible comme le sont, malheureusement, nos voisins au sud, à l’est, à l’ouest et les colonies européennes au nord…

source : http://bolivarinfos.over-blog.com

traduit par Françoise Lopez pour Bolivar Infos

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