"Aux armes citoyens...!"

Il faut bien le reconnaître : Nous sommes en guerre..!




Je ne vais pas revenir sur l’horreur des attentats qui ont profondément ému notre pays et les démocraties, en revanche je voudrais réfléchir sur ce dans quoi s’inscrit ce type d’action et sur les moyens à mettre en oeuvre.

Que l’on ne me dise pas qu’il s’est agi d’une dérive de voyous, de demeurés et d’inadaptés. Bien sûr que non ! Les terroristes de Charlie Hebdo les frères Kouachi et leur copain Coulibaly ont été des combattants tombés dans une guerre qui se veut universelle et qui le sera.

Pourquoi ? Tout simplement parce que la prétention occidentale à imposer la démocratie et son modèle économique et financier, partout dans le monde, est en contradiction avec le Coran qui ne reconnaît que la loi de Dieu, puisque ce texte a été « dicté » à Mohammed par Dieu lui-même sous la forme de l’archange Gabriel. Il n’y a pas de laïcité en terre musulmane. Cette contradiction provoque inévitablement une révolte dans les esprits des croyants qui peut contaminer ceux des musulmans de simple culture. Il est donc légitime pour un musulman imprégné de sa religion de réfuter des règles de droit qui ne seraient pas inspirées du Coran ou de son émanation la Charia. Dès lors ne nous étonnons pas que la grande majorité des détenus dans notre système pénitentiaire appartienne à cette croyance. Dans leurs cellules ils peuvent confirmer leur mode de penser. Ils y sont prédisposés.

Tout simplement, aussi, parce que, en France et en Europe, le rapport de forces semble, aux chefs d’Al Qaïda, (dans ses trois composantes Etat islamique, AQMI et AQ au Yémen), tourner en leur faveur. Ils ne sont pas aveuglés par les faits d’armes de nos armées dans le Sahel qui n’ont plus les moyens de contrôler le terrain et dont le gouvernement français n’hésite pas à réduire sans cesse les capacités. Ils savent que trois individus seuls peuvent semer la terreur et mobiliser la totalité de l’élite de la Gendarmerie et de la Police et plus encore. Ils savent aussi que des foules innombrables d’émigrants de leur confession se bousculent aux portes de l’Europe.

Tout simplement, aussi, parce qu’ils ont constaté la pusillanimité de nos gouvernants, beaucoup plus intéressés par leur carrière que par le destin du pays. La faiblesse de la démocratie médiatique renforce les moyens d’action de l’ennemi. Et il sait en jouer. Ainsi quand les communautés musulmanes demandent et obtiennent de la nourriture hallal dans les cantines, des salles de prière, ou toute autre dérogation à la loi commune, ils entachent notre société et progressent vers une corruption de notre organisation sociale.

Je ne dirais pas que tous les musulmans soient dans ces dispositions d’esprit. Beaucoup ne sont pas pratiquants et ne sont que des musulmans de culture qui se contentent d’un Islam édulcoré et de coutumes qui les rassurent et les rendent solidaires de leurs voisins. Beaucoup sont indifférents à la religion et en cela ils ne diffèrent pas des Français d’origine chrétienne. Il n’empêche que la distinction entre Islam et islamisme relève du fallacieux. L’un est le terreau de l’autre. Les Islamistes ne font qu’appliquer les sourates du Coran et les lois de la Charia que les Imams dits modérés essaient d’occulter. Mohamed était un redoutable guerrier qui a conquis son empire par le fer et le sang. Prenons quelques exemples. « Quiconque tournera le dos au jour du combat, à moins que ce ne soit pour revenir à la charge, ou pour se rallier, sera chargé de la colère de Dieu. Sa demeure sera l’enfer. Quel affreux séjour ! », puis « ce n’est pas vous qui les tuez, c’est Dieu. Quand tu lançais un trait, ce n’est pas toi qui le lançais, c’était Dieu, pour éprouver les fidèles par une belle épreuve... », versets 16 et 17 de la sourate VIII dite « Le Butin ». Ou encore « Si tu es témoin d’un usage non islamique, mets-y fin par la force. Si tu n’as pas le pouvoir de le faire cesser, condamne le verbalement. Sinon condamne-le dans ton cœur. N’obéis donc pas aux infidèles, lutte contre eux vigoureusement. ». Ajoutons à cela la guerre sainte, le djihad, dans les cinq piliers de

l’Islam, qui n’est autre que la propagation par la force de cette religion. Ou, s’agissant des femmes : « Vous réprimanderez celles dont vous avez à craindre l’in-obéissance ; vous les reléguerez dans des lits à part, vous les battrez...il n’a légué à l’homme pire calamité que la femme » verset 38 de la sourate IV dite « les femmes ». « Les hommes sont supérieurs aux femmes en raison des qualités qu’il a donné aux hommes », et il y en a bien d’autres ! Imagine t-on – en face- le Christ tenir un tel discours ? Je ne fais pas d’amalgame, mais je dis les faits. D’ailleurs la Cour européenne des Droits de l’Homme, dans un arrêt du 31 juillet 2001, fait observer l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la charia.

« À l’instar de la Cour constitutionnelle, la Cour reconnaît que la charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. La Cour relève que, lues conjointement, les déclarations en question qui contiennent des références explicites à l’instauration de la charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme, et de soutenir un régime fondé sur la charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique, et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses. »

Alors comment réagir face à ce qui n’est rien d’autre qu’un dangereux totalitarisme religieux?

La première démarche c’est d’admettre cette vérité : nous sommes en guerre, les circonstances que nous venons de vivre facilitent cette prise de conscience. La deuxième c’est reconnaître que nous sommes de civilisation judéo-chrétienne et que c’est pour cette raison que nous sommes attaqués. Le président Sarkozy a parfaitement raison de dire que nous vivons une guerre de civilisation. Notre civilisation reposant sur les libertés individuelles est défiée par un totalitarisme religieux. Il faut aussi affirmer que nous constituons une nation avec son histoire à laquelle tous les citoyens doivent pouvoir se référer sans qu’il n’y ait plus de privilèges pour les contestataires et les maîtres-penseurs, largement responsables de la situation actuelle. La troisième c’est d’analyser les forces et faiblesses de l’ennemi et se donner les moyens d’y répondre.

Sur ce point le constat est évident, la guerre que nous menons est à la fois externe et interne. Il y a une continuité dans l’action ennemie entre ce qui se passe en Afrique et au Moyen-Orient et ce qui se fomente en France dans nos banlieues. Cet adversaire est redoutable car imprégné d’une idéologie religieuse valorisant la mort au combat. Il sait parfaitement s’adapter et associe l’attaque ouverte et le terrorisme. Ses ressources humaines sont potentiellement immenses.

Il faut donc des moyens juridiques et militaires exceptionnels. Un arsenal de lois doit être créé allant du rétablissement de la peine de mort pour faits de terrorisme à la déchéance de la nationalité française, en passant par l’interdiction des doubles nationalités, des expulsions massives d’étrangers, le contrôle rigoureux aux frontières nationales et extérieures et des condamnations pour faits antipatriotiques et associations communautaristes.

Il faut admettre que la priorité budgétaire est désormais la Défense. Je note qu’il y a une continuité absolue entre l’aspect extérieur de notre sécurité et son aspect intérieur. Aussi la création d’un ministère de la Sécurité Nationale et de la Défense, ou au moins d’une structure commune, en mesure d’agir à la fois sur le théâtre national et à l’étranger, ayant autorité sur la plupart des acteurs en uniforme, m’apparaît une urgente nécessité. Cette construction permettrait, seule, de véritablement coordonner nos moyens et d’en rationaliser l’emploi. Je sais que cette idée n’est pas conforme aux traditions d’un l’Etat qui aime bien diviser, répartir territorialement ou

fonctionnellement, en restant dans une conception administrative traditionnelle toujours par crainte d’un pouvoir militaire ou policier qui pourrait le contester, mais je ne crois pas que cette menace soit patente alors que celle d’un terrorisme généralisé, elle, l’est. D’ailleurs, dans cette affaire des 7 et 8 janvier le ministère de la Défense a du apporter une contribution lourde aux unités du ministère de l’intérieur. Le Commandement des Opérations Spéciales (COS), orienté pourtant vers les opérations extérieures, a du soutenir les unités de ce ministère par la mise à disposition d’hélicoptères du Groupe Interarmées d’Hélicoptères (GIH) créé en 2006 pour soutenir le GIGN et dépendant du 4ème Régiment d’Hélicoptères des Forces Spéciales. Ce soutien a été étendu au RAID. Ajoutons les militaires de toutes les Armées impliquées au quotidien dans Vigipirate et ceux qui maintenant chargés de surveiller les lieux de culte, (au total plus de 10 000 hommes ce qui est énorme au regard des effectifs de notre Armée et des missions qu’elle assume déjà). Cette idée germe dans l’inconscient politico-administratif. Dans un domaine éminemment sensible, on vient de vivre le regroupement des services de renseignement du ministère de l’intérieur dans la DGSI dont l’acronyme, volontairement, s’ajuste à celui de nos services extérieurs, la DGSE. Là aussi il va être indispensable de procéder à des rapprochements.

En parallèle de la Défense, il s’agit aussi de réformer fondamentalement l’Education nationale dont nous avons vu le rôle exceptionnel dans la préparation d’une autre guerre, celle de 14/18 et la victoire. Elle est essentielle dans la reconquête des esprits des jeunes. Il faudra aussi pénétrer les quartiers sensibles et les mettre sous contrôle, rôle à confier aux forces de défense et de sécurité notamment dans leurs composantes adaptées qui sont à valoriser...et probablement imaginer la restauration d’un service national véritablement universel. Le travail sur les esprits doit aussi se porter sur l’organisation de l’Islam en France. Il faut chasser tous les imams étrangers et autoproclamés et aider les nouveaux responsables à décanter les textes et affirmer que dans le Coran, il y a peut-être la parole de Dieu, mais aussi et surtout celle d’un homme, afin d’en ôter les contradictions et en faire une religion acceptable dans un pays démocratique et moderne.

Le travail est immense. Il nécessite une volonté collective et une volonté politique capable de s’affranchir des habitudes, des modes, des poncifs et suffisamment forte pour sortir des usages politiques nationaux et internationaux sclérosés. Bref, il faut un homme de courage. L’aurons-nous ?

En guise de conclusion. S’agissant de Charlie Hebdo et de la mobilisation sur le thème « Je suis Charlie », il ne faut pas confondre le symbole et le contenu de ce périodique. J’exècre l’aspect ordurier et les thèmes qui y sont développés ; je trouve scandaleuses ses caricatures y compris celles du Prophète, mais les journalistes qui y travaillent n’ont fait qu’user de la liberté que défend notre civilisation. En mourant sous les balles des terroristes, ils sont tombés pour cette liberté. Parmi les millions de personnes qui sont descendues dans la rue, combien connaissaient ce titre et combien partageaient ses idées ? Combien de ces étrangers qui se sont tournés vers la France savaient ce que faisaient ces journalistes ? Tous n’ont vu qu’une liberté menacée et, dans la spontanéité de l’émotion, ils se sont ralliés à un slogan qui est à des années-lumière de la défense, en propre, de ce périodique. Refuser « d’être Charlie » c’est d’une certaine manière mettre un bémol à ce mouvement d’unité nationale auquel nous aspirons et, par les restrictions que nous pouvons émettre, comprendre ces élèves musulmans de nos écoles qui ont refusé la minute de silence et sifflé la « Marseillaise » au prétexte que ces journalistes « l’avaient bien cherché ». Aussi, même si je rejette la façon de faire de ce périodique, et n’en déplaise à beaucoup de mes amis dont je partage par ailleurs les idées, « je suis Charlie », parce que j’adhère à cette commune liberté de dire et de penser qui leur a coûté la vie.


Henri. Roure