Ce qui a été écrit sur la "panthéonisation de Jean ZAY.


Jean Zay: Injure à l'histoire

Il n'est pas question, dans l'article ci-dessous, de l'affaire du drapeau.


On apprend à tout âge… C’est mon cas.

Je ne savais jusqu’à ce 28 mai que Jean Zay avait été un grand résistant comme Pierre Brossolette, Germaine Tillion et Geneviève Anthonioz de Gaulle.

Je ne savais pas que, selon les mots utilisés par François Hollande, il avait fait preuve d’héroïsme, s’était distingué par son courage et la force de ses exploits.

Jean Zay, incarnerait l’esprit de résistance, l’esprit de la résistance.

Probablement, jusqu’ici, m’étais-je fait une fausse idée de ce qu’on appelle «la résistance».

Celle qui a conduit nombre de Français à risquer leur vie et trop souvent la perdre pour combattre l’occupant et ses collaborateurs.

Avant la guerre Jean Zay a été un grand ministre, peu le contestent. Cela n’ouvre pas les portes du panthéon.

Il est vrai aussi que, lorsqu’il a reçu sa convocation comme tous les jeunes réservistes de sa classe d’âge, il a rejoint son affectation alors qu’il aurait pu obtenir une dérogation et continuer à servir au gouvernement.

Il a fait là acte de courage.

Il a passé la  drôle de guerre avec le grade de sous lieutenant, à l’état-major de la 4ème Armée, assez loin de la frontière pour ne jamais entrevoir un soldat allemand .

Il n’a donc pas eu l’occasion de faire preuve d’héroïsme ni même d’exécuter de mission particulièrement remarquable. La période fut calme pour tous.

Alors que la situation se gâte dans l’Est, Jean Zay rejoint Bordeaux. On ne trouve pas trace du document l’autorisant à quitter son poste à l’état-major.

Sans doute cette pièce s’est-elle perdue dans la débâcle ou a-t-elle été détruite par ses ennemis politiques.

Quand les Allemands entrent à Paris, Zay est à Bordeaux pour participer à une session de l’Assemblée. 

Il fait partie des parlementaires qui militent pour que le gouvernement quitte la métropole et continue la guerre à partir de l’Afrique du Nord.

Le 21 juin 1940, les Allemands sont déjà à Paris, Jean Zay embarque avec 26 parlementaires sur le Massilia pour le Maroc.

3 jours plus tard, à Casablanca, le Résident Général consigne prudemment le groupe dans un grand hôtel de la ville.

Le 15 août, Jean Zay y est arrêté sur les ordres du gouvernement pour désertion devant l’ennemi.

Dès lors, l’ancien ministre du front populaire sera un bouc émissaire.

 

Ramené en métropole, il est interné d’abord à Clermont Ferrand, jugé et condamné à la déportation à vie.

Il compte des amis influents qui obtiennent que la transportation soit commuée en détention.

Incarcéré à Marseille, il est transféré à Riom le 7 janvier 1941 et y passera le reste de sa guerre.

Les conditions réservées aux prisonniers à cette époque étaient dures mais Jean Zay ne sera jamais maltraité et bénéficiera d’un régime adapté.

Il pourra, tout au long de sa détention à Riom, recevoir son épouse et ses enfants.

Il ne cherchera jamais à s’évader et se consacrera à l’étude de projets et à l’écriture d’un livre «  Souvenirs et solitude » qui paraîtra après sa mort.

Son épouse sort le manuscrit de la prison au fur et à mesure de sa rédaction et au fil de ses visites.

Contrairement à ce qu’allègue notre président, ce livre n’a rien d’un document secret qu’il aurait fallu passer au nez et à la barbe de l’ennemi au péril de sa vie. 

Jean Zay y décrit son arrestation, ses conditions de vie rustiques en détention, l’affabilité des gardiens et des gendarmes …  Le quotidien et les réflexions d’un prisonnier politique, en somme.

Pénible certes, pour cet ancien ministre mais sans aucun rapport possible avec ce qu’ont connu les résistants arrêtés par la Milice et la Gestapo ni avec ce qu’ont vécu les déportés dans les camps de concentration en Allemagne.

 

Il faut une incroyable malhonnêteté pour oser l’amalgame entre les résistants torturés, déportés, humiliés dans l’univers concentrationnaire et cet interné politique qui résiste à l’ennui jusqu’au 20 juin 1944.

Ce jour là, des Miliciens munis d’un ordre de transfert, viennent le chercher.

Ils l’assassinent en cours de route, se débarrassent de son corps dans une ravine où ils jettent des grenades pour provoquer un éboulement et faire disparaître leur forfait.

Jean Zay a été une victime. Victime de son engagement politique, victime de ses idées, victime de la tourmente dans laquelle la France s’est trouvée plongée.

En aucun cas il n’est un héros ! Il n’a participé, ni de près, ni de loin à une quelconque action visant à combattre l’occupant, empêché qu’il était par les murs de la prison.

En aucun cas il ne peut être considéré comme un résistant. Il n’a aucun acte de résistance à se reprocher.

Le transfert de la dépouille de Jean Zay au Panthéon repose sur un mensonge délibéré, bafoue l’histoire et dévalorise les personnages illustres et méritants qui l’y ont précédé.

 

JMB

 


Monsieur Alain HAEGHE

Président de la Fédération nationale des amicales

des médaillés militaires

11 impasse de la Chartreuse

789450 VILLEPREUX

à

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

Palais de l’Elysée

55 rue du faubourg Saint Honoré

75800 PARIS

Monsieur le Président de la République

Réunis en assemblée générale le samedi 4 octobre, les représentants de nos amicales ont été appelés à débattre sur votre décision communiquée le 21 février 2014 concernant l’entrée au Panthéon de Pierre Brossolette, Geneviève De Gaulle-António, Germaine Tillion et Jean ZAY.

Aucune objection n’a été formulée sur les trois premières personnes nommées impliquées dans la résistance, en échange, à l’unanimité les adhérents se sont élevés contre l’hommage susceptible d’être rendu à Jean ZAY.

Si sa participation dans la résistance se trouve déjà quelque peu controversée son comportement en 1924, alors qu’il n’avait que 19 ans est condamnable sans aucune retenue.

Il a été l’auteur de cette honteuse poésie qu’il a intitulé « le drapeau » et dans laquelle il dit haïr ses sales couleurs, le traite d’immonde petite guenille et termine en écrivant cette phrase : « tu es pour moi de la race vile des torche-culs ».

Alors que certains prétextent de son « jeune » âge pour le disculper et que ce poème n’aurait pas du être diffusé, je puis vous assurer qu’il n’en est rien pour ceux qui se sont battus pour le drapeau.

Combien de jeunes résistants français de 19 ans (et moins) se sont battus pour ce drapeau pendant l’occupation et sont morts sans avoir le privilège de bénéficier d’un tel honneur que celui d’entrée au Panthéon.

Nous tenons à rappeler qu’à aucun moment Jean ZAY n’a renié, ni regretté son écrit infâme.

Je me fais donc le rapporteur de mes adhérents dans lesquels figurent d’anciens résistants, des présidents d’associations patriotiques, qui pour beaucoup d’entre eux portent les plus hautes décorations des ordres nationaux.

Je m’adresse à vous afin qu’il soit mis un terme à cette proposition, considérant que le drapeau a toujours été et reste le symbole de la République Française.

Je vous prie monsieur le Président de la République, de bien vouloir agréer les assurances de ma très haute et respectueuse considération.

Alain HAEGHE

Mr. Alain HAEGHE, 11 Impasse de la Chartreuse – 78450 VILLEPREUX

 06.76.86.48.06 -  alain.haeghe@orange.fr


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LETTRE DE L'ASAF 15/04

NE PAS SUBIR – NE PAS SUBIR – NE PAS SUBIR (Maréchal de Lattre de Tassigny)

LETTRE ouverte au président de la République


 Monsieur le Président ;

      Dans le cadre de la commémoration du 70e anniversaire de la libération de la France, vous avez décidé du nom des quatre Français qui seront honorés lors d’une cérémonie au Panthéon le 27 mai prochain à l’occasion de la journée nationale de la Résistance. Si trois des quatre noms font l’unanimité, celui de Jean Zay suscite la réprobation de la plupart de nos compatriotes, dès lors qu’ils connaissent son poème outrageant.

      Récemment, le général de corps d’armée Dominique Delort, président du comité national d’entente des présidents d’associations auquel l’association de soutien à l’armée française (ASAF) appartient, et qui regroupe plusieurs centaines de milliers d’adhérents, vous a adressé à ce sujet une lettre restée à ce jour sans réponse.

      La Constitution, dont le président de la République est le garant, stipule dans son article 2 que « l’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. » Aussi, au regard des commémorations en cours - centenaire de la Grande Guerre, 70e anniversaire de la libération de la France -, mais aussi de la contestation des symboles de la République et des valeurs nationales par une partie des jeunes Français, et des sacrifices consentis aujourd’hui encore par nos soldats, il est évident que le poème insultant écrit par Jean Zay en 1924 sur notre emblème national constitue un obstacle, à notre sens, insurmontable pour faire de cet ancien ministre une référence nationale.

      Son sordide assassinat en 1944 par des miliciens n’a pas fait de lui un héros, une référence pour la Nation, mais simplement une victime comme il y en eu des dizaines de milliers, hélas, durant la Seconde Guerre mondiale.

      Pourquoi, dans ces conditions, maintenir un choix qui affaiblit notre pays, insulte les Français et discrédite un lieu où reposent de grandes figures nationales dont un héros de la Résistance unanimement reconnu, Jean Moulin ?

      L’ASAF a présenté au comité d’entente le nom de jeunes résistants particulièrement exemplaires parmi lesquels trois ont été cités dans la lettre du comité national d’entente citée supra. Elle vous propose de substituer au nom de Jean Zay, celui d’un de ces résistants âgés de 16 à 22 ans, qui se sont sacrifiés pour leur pays et son drapeau en s’écriant : « je meurs pour ma Patrie » et « vive la France ». Ils avaient l’âge qu’avait Jean Zay quand il a écrit ce poème odieux.

       En faisant rentrer au Panthéon un jeune résistant en lieu et place de Jean Zay, vous seriez fidèle à votre engagement de donner toute sa place à la jeunesse. Vous donneriez à tous les jeunes Français, dont certains, sans repère, s’engagent dans les rangs des ennemis de notre pays et servent un nouveau totalitarisme, un exemple indiscutable d’amour de la Patrie et de fierté nationale. Ainsi vous feriez du Panthéon, ce que vous souhaitiez en faire : « un lieu de renforcement du pacte républicain ».

       En maintenant Jean Zay, vous accréditeriez l’idée que le drapeau puisse être insulté sans que l’auteur des insultes soit sanctionné, et qu’il puisse même être, au contraire, honoré.              Comment pourrez-vous sanctionner ceux qui demain le saliront?

     Quelle fierté auront nos sportifs en brandissant ce que Jean Zay appelait un « ignoble symbole » ?

     Quelle leçon d’instruction civique sera crédible quand celui qui pourrait ainsi entrer au Panthéon, par ailleurs ancien ministre de l’Education nationale, a traité l’emblème national de « torche-cul » ?

     Que penseront les Français de vous quand ils verront flotter cette « saloperie tricolore » le 8 mai, sous l’Arc de Triomphe, quand vous vous recueillerez devant la tombe du Soldat inconnu ?

     Que signifiera désormais votre salut respectueux, dans la cour des Invalides, devant le cercueil recouvert d’une « immonde petite guenille » d’un soldat « Mort pour la France » ?            Monsieur le Président, comme de nombreux Français nous le disent chaque jour, je vous propose, de revenir sur le choix inacceptable de Jean Zay. Il faut y substituer un jeune héros français qui redonnera à nos concitoyens leur fierté et montrera aux autres nations la valeur que nous attachons aux symboles de notre Patrie.

     Si vous mainteniez le nom de Jean Zay, nul doute que les Français seront nombreux le 27 mai à refuser d’honorer un homme qui a insulté de la pire manière notre Drapeau, et à dénoncer ce qui s’apparenterait à une forfaiture.  

    Soyez assuré, monsieur le Président, de la haute considération que je porte à celui qui a le devoir de placer l’honneur de notre pays au dessus des ambitions personnelles et de servir l’intérêt général de la France avant celui de groupes d’influence quels qu’ils soient.


Henri Pinard Legry

Président de l’ASAF



Si vous partagez le contenu de cette lettre, je vous propose de signer la pétition que lance l’ASAF.

Le « module pétition » est situé en haut et à gauche de la page « ACTUALITE » du site www.asafrance.fr

ASAF : 18, rue Vézelay 75008 Paris Tél: 01 42 25 48 43 - Courriel :secretariat@asafrance.fr - Site: (http://www.asafrance.fr )



Lettre du Président des Anciens Combattants UNC de Marlenheim & Environs au Sous Préfet de l'arrondissement de Molsheim.

Le 24 Mars 2014

   Monsieur le Sous-Préfet,

 

Dans un  discours prononcé le 21 février 2014 au Mont Valérien en hommage à la Résistance, le Président de la République a fait part de son intention de faire monter au Panthéon Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay.

 

La dernière personne pose problème. Le passé politique et son comportement pendant la Seconde Guerre Mondiale écartés, c’est un poème écrit par l’intéressé dans sa jeunesse-  et jamais rejeté - qui ne passe pas car il exprime une haine féroce à l’encontre du drapeau de la Nation, symbole officiel de la République. Manifestement ce jour-là Jean Zay s’est trompé d’adversaire. Le texte incriminé est joint en annexe.

 

L’annonce a mis en émoi nos concitoyens, en premier le monde patriotique et combattant. Elle a créée l’émotion lors de l’assemblée générale du 1er mars 2014 de l’association des Anciens Combattants de Marlenheim & Environs dont le suis le président.

 

Ce choix, s’il devait se confirmer, va diviser une fois de plus la Nation alors que face à la situation générale du Pays, le mot d’ordre correct serait plutôt la recherche de la plus large cohésion possible.

 

 Quel mauvais signal serait en effet ainsi délivré à tous ceux pour qui les couleurs nationales représentent l’essence de leur vie dans la longue tradition d’une l’histoire commune. Dans ma famille, les trois couleurs sont celles, volets calfeutrés sous l’occupation nazi, qui ont décoré un instant et en silence le sapin de Noël, ce sont celles, nous blottis dans les caves,  dans l’attente fiévreuse de la Libération le 2 février 1945 à Colmar, ce sont aujourd’hui celles sous lesquelles j’ai accompli ma carrière d’officier de gendarmerie après avoir été honoré par la garde au drapeau à l’Ecole, ce sont celles sous lesquelles servent actuellement, par tradition familiale, deux autres officiers de gendarmerie dont l’un vient de rentrer d’une mission de six mois en Afghanistan, un gendarme et enfin un militaire du Train projeté au Mali avec l’Opération Serval, ce sont aussi ces couleurs acclamées follement par la population malienne à Bamako le 2 février 2013 lors de la visite du président Hollande.Ce sont enfin celles que nous hissons à la maison au mât familial lors des grandes cérémonies et commémorations.

 

Quel mauvais signal aussi, délivré vers ces rappeurs détestables pour leurs textes anti-français de haine raciale et de xénophobie, impunis au nom de la « liberté de création artistique », vers ceux qui sifflent et conspuent le drapeau national lors de rencontres sportives, vers ceux qui peuvent croire que brûler un drapeau est « un geste de liesse pardonnable », vers ceux – et leurs amis et soutiens -  qui ont été primés par la FNAC de Nice pour un drapeau outragé, vers ceux qui ont brûlé le drapeau de la mairie de Toulouse, vers tous ceux qui un autre soir de liesse ont remplacé le drapeau national  par des drapeaux étrangers, vers tous ces jeunes des banlieues et d’ailleurs, paumés et déboussolés, et qui n’en demandent pas tant.

 

J’ai bien entendu approuvé le communiqué du 13 mars 2014 émis par le Comité National d’Entente des associations patriotiques et du monde combattant puis j’ai pris connaissance des explications données par M. Kader Arif, ministre délégué aux anciens combattants. Ma surprise est restée grande lorsque j’ai compris que le choix de Jean Zay n’avait aucun rapport avec d’éventuels mérites personnels de l’intéressé, mêmes exceptionnels,  ou qui restent à produire pour faire bonne mesure à côté de ceux qui ont été reconnus aux quelques 75 « grands hommes »- c’est peu - transférés à ce jour dans le Temple de la République. J’ai compris que le choix reposait uniquement sur des considérations politiques, les faits avancés étant à peu près ignorés par tout le monde sauf quelques initiés. A ce compte ce sont des centaines et de personnes transférables mais le Panthéon aura alors perdu son sens originel. Ce serait vraiment dommage.

 

Si cela devait pourtant être, je regarderais dorénavant le drapeau national - symbole de la Nation et de la République - autrement.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Sous-Préfet, à toute ma considération.

 

 

 

 

Lt-colonel (er) Georges Bernard Krantz

Président des Anciens Combattants UNC de Marlenheim & Environs

7, rue de Lorraine

67520 Marlenheim


 

Adjoint au maire honoraire

Président fondateur du Souvenir Français cantonal

Anc. Cdt de la compagnie de Gendarmerie de Sélestat

Anc. Adjoint Groupement de Gendarmerie du Bas-Rhin

Anc. Officier d’état-major de la Légion de Gendarmerie d’Alsace

 

 

 

Monsieur Mohamed Saadallah

 Sous-Préfet de l’Arrondissement de Molsheim

1, route de Mutzig

BP 85180

67125– Molsheim

 



Lettre du Général de Corps d'armée (2s) Dominique DELORT; Président de la Saint-Cyrienne et du Comité National d’Entente

à

Monsieur le ministre délégué aux Anciens combattants

 

"TRANSFERT DES CENDRES DE JEAN ZAY AU PANTHÉON"

 

            Depuis la Révolution, 75 hommes et  ont été honorés par la Nation pour avoir marqué l’histoire de France. Les choix ont été difficiles à faire et parfois des familles s’y sont opposées comme celles de Péguy et de Camus. Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay devraient faire leur entrée au Panthéon le 27 mai 2015, lors de la journée nationale de la Résistance, selon la déclaration faite par le Président de la République lors de son discours en hommage à la Résistance, le 21 février 2014 au Mont Valérien.

Les trois premiers sont des résistants et répondent à l’objet de cet hommage, il n’en est pas de même pour Jean Zay. Certes il a été interné avant d’être lâchement assassiné en juin 44 mais tant d’inconnus et de célébrités sont morts les armes à la main ou dans des camps d’extermination, après des faits de résistance, que cela ne fait pas de lui un héros. Il n’y a pas si longtemps à propos du capitaine Dreyfus l’ancien garde des Sceaux, Robert Badinter, déclarait : « Dreyfus est une victime, certes d’un courage exceptionnel, mais une victime, et le propre du héros c’est d’avoir le courage de choisir son destin ». Jean Zay est une victime.

            En cette année du Centenaire de la Grande guerre la provocation est ailleurs. Elle est immense, elle est inoubliable. L’auteur ne l’a jamais reniée, l’aurait-il fait qu’il est des fautes inexcusables, celle de l’atteinte au symbole par excellence de notre patrie, de notre pays, de notre nation, le Drapeau.

           Il faut avoir entendu ou lu : «… Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement, Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes… Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs ….».

Nous condamnons totalement un éventuel transfert des cendres de Jean Zay au Panthéon. Il est des injures qui ne se rachètent pas et qui ne peuvent s’oublier au moment de prétendre au Panthéon.

           Certains diront qu’à 20 ans il a commis une faute et qu’il était bien jeune mais 20 ans c’est déjà assez vieux pour mourir pour la France pendant la Grande Guerre, la Résistance et la Libération, aujourd’hui lors des opérations extérieures, en Afghanistan, au Mali, en RCA !

Il est hautement préférable de transférer les cendres d’un Résistant, d’un Français Libre, d’un Soldat de la 1ère armée, métropolitain ou « indigène », inconnu, aux côtés de ceux qui sont la mémoire de la France. Les Français s’y retrouveront comme aussi tous les adhérents des associations patriotiques et du monde combattant ici présentées.

 

Le Général de corps d’armée (2s) Dominique DELORT, Président de la Saint-Cyrienne et du Comité National d’Entente.

 

RÉPONSE DE KADER ARIF À L’AFFAIRE JEAN ZAY

 

           Le ministre délégué aux Anciens combattants Kader Arif a répondu, vendredi 14 mars 2014, au Comité d’entente des associations patriotiques s’opposant au prochain transfert des cendres de Jean Zay au Panthéon :

          « Vous avez publié un communiqué pour exprimer  votre désaccord sur l’entrée au Panthéon de M. Jean Zay, ancien Ministre, combattant de la Deuxième Guerre mondiale, assassiné en juin 1944 par la Milice parce que, patriote, il avait fait le choix de la seule vraie France, celle des valeurs de la République dont il fut un grand serviteur.

           Vous fondez votre position sur un poème écrit par Jean Zay en 1924. Ce texte écrit dans sa jeunesse, à l’âge de 19 ans, n’était pas destiné à la publication. Il émerge en 1932 lors d’une campagne électorale et il est communiqué à la presse locale d’extrême droite qui en fait un argument censé prouver l’appartenance de Jean Zay à l’« anti-France ». Bien que Jean Zay s’en soit alors expliqué devant la Chambre des Députés, il est utilisé par une extrême droite profondément antisémite pour dresser son procès politique. II est ainsi publié en 1934 par la presse antisémite, celle-là même qui deviendra collaborationniste après la défaite, et ressurgira à chaque étape de la carrière de Jean Zay alors même qu’en votant le budget de la Défense nationale, il manifestait son refus du pacifisme, sa lucidité et sa fermeté face aux périls extérieurs auxquels la France allait devoir faire face.

           Dès octobre 1940, les mêmes tentèrent de faire le procès d’une personnalité pourtant si viscéralement attachée à la France. C’est en effet Vichy qui le condamne à la dégradation et à la déportation, après avoir condamné à mort le général de Gaulle par contumace le 2 août 1940. À travers Jean Zay, c’est un régime politique qui était visé, la République.

          Pourtant tout dans le parcours de cet homme exemplaire devrait vous convaincre de sa légitimité pour entrer au Panthéon.

Je n’évoquerai pas ici sa carrière de député, de Ministre de l’Éducation nationale. M’adressant à un Président d’association d’Anciens combattants, je me contenterai de revenir sur son parcours militaire.

           Inscrit dans la tradition illustre d’un Abel Ferry pendant la Première Guerre mondiale, et de tant d’autres républicains, Jean Zay démissionne en 1939 de son poste au Gouvernement pour être enrôlé dans l’armée non par obligation, mais par amour de la France. Il écrit à cette époque : « Je désire partager le sort de cette jeunesse française pour laquelle j’ai travaillé de mon mieux au gouvernement depuis quarante mois. Je demande donc à suivre le sort normal de ma classe ».

           Il intègre le commandement du train pour la IV° armée comme sous-lieutenant.

           En juin 1940, refusant la défaite comme René Cassin qu’il  à Bordeaux le 20 juin, comme le Général de Gaulle qui vient d’en appeler à poursuivre la lutte avec l’Empire et les Alliés, il décide d’embarquer sur le Massilia afin de poursuivre le combat depuis l’Afrique du Nord. Il y est notamment le compagnon de voyage d’Édouard Daladier, de Pierre Mendès-France, de George Mandel, un autre grand Ministre, une autre victime de la Milice.

           Ainsi donc, Jean Zay aura été un grand patriote et un grand Républicain. Il réunit d’ailleurs aujourd’hui les Républicains de droite – ainsi François Fillon en 2004 lui rendit-il hommage –, comme de gauche.

           Je suis certain que l’évidence des mérites de Jean Zay vous conduira à reconsidérer la position que vous avez exprimée, et que vous serez sensible à l’incompréhension qu’elle a pu susciter chez les nombreux Français qui sont attachés à cette figure patriotique. »

 

Kader ARIF

  


Un commentaire qui n'engage que moi.

 

 Je me permettrai deux remarques :

1) "Il intègre le commandement du train...." : Je ne voudrais pas faire injure aux personnels de cette arme essentielle à la survie d'un corps de bataille dans le domaine de la logistique, mais il me semble que ce n'est pas là que l'on est spécifiquement au contact de l'ennemi, surtout dans un Etat major....Alors, le "sursaut patriotique" et les "faits d'armes" de Jean ZAY durant la drôle de guerre m'interpellent quelque peu...!

 

2) "Il y a des injures qui ne se rachètent pas...!".... Et Jean-ZAY n'a rien fait pour les racheter en particulier durant ses trois années de détention à Riom ou il est resté passif en attendant la fin du conflit.


"Patriote" lui ? Aurait certainement pu mieux faire...!

 


Lettre 15/02 de l'ASAF

 

Jean Zay et son « torche-cul » au Panthéon


        En 2015, la France commémore le 70e anniversaire de sa libération pour laquelle des dizaines de milliers de Français acceptèrent de sacrifier leur vie afin que le drapeau tricolore remplace définitivement celui de l’occupant nazi. Pour honorer leur mémoire et faire vivre leur souvenir, est-il acceptable de choisir un ancien ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts qui, à 20 ans, traita, dans un poème, le drapeau français de « torche-cul » ?

        Le 7 janvier 2015 est paru, sous le timbre du ministère de la Culture et de la Communication, le décret annonçant l’hommage de la Nation à la mémoire de quatre personnalités et le transfert des cendres de deux d’entre elles, dont Jean Zay, au Panthéon. La cérémonie est prévue le 27 mai.

        Le président de la République n’a pas encore donné suite aux arguments exposés dans la lettre qui lui a été adressée par une cinquantaine d’associations représentant des centaines de milliers de citoyens et proposant, en lieu et place de Jean Zay, des jeunes résistants morts pour la France les armes à la main ou fusillés par l’ennemi. Il a maintenu Jean Zay, proposé dans la plus grande discrétion par un petit groupe d’historiens et associé à trois autres personnalités remarquables : Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion.

        Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur Jean Zay, lâchement assassiné par des miliciens en 1944. Mais une victime n’est pas un héros, et le Panthéon n’est pas une récompense. C’est une référence nationale.

       Par contre, le texte honteux, écrit en 1924 par un jeune homme intelligent mais trop jeune pour avoir supporté directement et personnellement les horreurs de la Grande Guerre, constitue à nos yeux un obstacle insurmontable à son entrée au Panthéon.

       En effet, alors que la France célèbre le centième anniversaire de la Première Guerre mondiale rappelant l’Union sacrée de tous les Français et le sacrifice de 1 400 000 d’entre eux, morts pour leur pays et pour ce qui l’incarne, son drapeau, il serait incompréhensible et contradictoire d’honorer un homme qui, lui, a pensé et rédigé un texte montrant une telle haine envers notre emblème national.

       Cette année, la France va rendre hommage aux soldats de la France Libre, à ceux de l’armée d’Afrique et de l’armée de l’ombre qui, dans leur extrême diversité, étaient réunis autour du drapeau français, sur le territoire national ou au-delà des mers, et combattaient pour ses trois couleurs, symboles de la liberté. Peut-on les insulter davantage en les rassemblant sous l’égide d’un homme qui a vomi cet emblème sacré ?

       Notre pays est aujourd’hui en guerre contre le totalitarisme islamiste. Les Français se regroupent naturellement autour des symboles de la République que sont la Marseillaise et le drapeau ; le 11 janvier dernier, ils l’ont fait massivement. Au moment où la cohésion de la Nation est indispensable au succès dans le combat qui s’engage contre ceux qui veulent nous imposer leur loi et nous reprendre notre liberté, ne serait-il pas alors incongru, paradoxal voire dangereux, de présenter en exemple à une jeunesse, qui doute trop souvent de son pays, un homme qui a exprimé le dénigrement et la haine du drapeau ?

         Les cinq jeunes résistants proposés par l’ASAF étaient, lors de leur mort, âgés de 17 à 22 ans. Ils incarnent le symbole de l’unité nationale. Ils faisaient fi des clivages politiques qui prévalaient alors. Certains, bien que catholiques fervents, ont combattu au sein de réseaux d’obédience communiste parce qu’ils estimaient que c’était là qu’ils défendraient le mieux leur pays. Aucun n’a tremblé devant la mort, prouvant ainsi qu’ils plaçaient l’avenir de leur pays au-dessus de leur propre vie.

          Le président de la République a indiqué, en plusieurs occasions, qu’il fallait envoyer des messages en direction d’une jeunesse en attente. Or, quel plus beau message d’espoir que celui-ci cinq fois répété ? Le Panthéon ne renferme pas de jeunes personnalités ; il se présente là une extraordinaire opportunité de combler cette lacune et de rendre cette référence nationale plus représentative de la diversité française.

         Monsieur le président, au moment où, plus que jamais, la Nation doit se rassembler pour relever les innombrables défis auxquels elle est confrontée, il serait incompréhensible que vous reteniez parmi les héros qui inspirent l’action des Français un homme ayant traîné dans la boue le drapeau qui, aujourd’hui, couvre le cercueil de nos soldats morts pour la France.

         L’ASAF, comme un grand nombre de Français, ne peut l’accepter. L’honneur du drapeau ne se négocie pas.

         Si une décision présidentielle n’intervenait pas pour modifier ce  décret, une telle forfaiture ne manquerait pas de provoquer une réelle division des Français aux conséquences imprévisibles alors que, dans le même temps, ils sont appelés à faire bloc et à avoir le souci de l’unité nationale.


La Rédaction de l’ASAF 

(www.asafrance.fr)



*  Y ajouter  : La lettre d'un citoyen au Président de la République datée du 01/03/2015 accessible sur ce site.

Réponse reçue le 28/03/2015, jointe à la lettre d'un citoyen.

 


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Cinq Héros français proposés par l'ASAF pour remplacer Jean ZAY au Panthéon.
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  • #1

    LAVAREC (lundi, 20 avril 2015 08:41)

    Comment peut-on admettre de faire entrer au PANTHEON un personnage qui a écrit des mots aussi haineux sur notre drapeau ?
    Aujourd'hui je constate que de trop nombreuses stars , sportives principalement , qui se disent françaises , refusent de chanter notre hymne national et restent impunis ainsi que d'autres individus obscurs qui défilent dans nos rues arborant des drapeaux étrangers à l'occasion de manifestetions concernant les seuls français.Tout ceci me semble inadmissible .
    Honorer Jean ZAY est pour moi l'acceptation de tous les renoncements aux symboles de notre nation La FRANCE

  • #2

    Bernard Richard (mardi, 19 mai 2015 23:22)

    l'ignorance effarante dont font preuve tous ces écrits sur la vie, la trajectoire politique et patriotique de Jean Zay montre que l'histoire de France n'est guère mieux pratiquée par les têtes blanches que par les têtes blondes. Pauvre France

  • #3

    Guy Henner (dimanche, 07 juin 2015 19:39)

    Jean Zay..l'hypocrisie de Hollande. Jean Zay, un combattant de pacotille, une honte pour la nation!

  • #4

    Bernard Richard (jeudi, 11 juin 2015 22:53)

    On pourrait à propos de tant d'écrits du site évoquer "le châtiment dû aux infâmes qui ne respectent pas les idéaux républicains pour lesquels ont souffert et sont tombés tant de nos concitoyens dont évidemment Jean Zay, assassiné en 1944 pour ce qu'il représentait pour un régime à la dérive, mais qui ,de façon précoce, dès 1934, fit tout pour sensibiliser ses collègues députés puis ministres, puis encore ses administrés instituteurs et autres enseignants, pour sensibiliser donc sur le danger que représentait et le nazisme, et le fascisme et qui plaida pour le réarmement militaire et moral du pays. Jean Zay est mort en criant "Vive la France", selon le témoignage d'un des trois exécutants des basses oeuvres du régime "félon" (mots du Général dès l'été 1940...) Insulté pour le Drapeau - prétexte de ses ennemis pour combattre un patriotisme qu'ils ne partageaient pas - dans les années 1930 et 1940, voici les mêmes tristes arguments repris contre lui depuis 2014 par des polémistes "infâmes qui ne respectent pas les idéaux républicains pour lesquels ont souffert et sont tombés tant de nos concitoyens dont évidemment Jean Zay". la boucle est bouclée, tant pour Jean Zay que pour ses ennemis. Inutile désormais de tenter de convaincre ou de combattre ces polémistes qui se placent hors du champ de la patrie, patrie dont ils se prétendent les farouches défenseurs. Tristes années 1930 et 1940, tristes années 2014 et 2015, quand l'idéologie aveugle l'esprit et ferme la raison. Le même esprit guidait ceux qui tentaient d'abattre politiquement ou militairement le général de Gaulle en d'autres temps, en 1940-44 et en 1958-62 ; où donc était alors l'honneur de la patrie ? Bernard Richard