Lettre d'information - Octobre 2019.

Le guerre insidieuse

Une mise en perspective nécessaire  
                                                                      

Comme les autres pays de l’Alliance atlantique, la France célébrera prochainement le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin, marquant l’effondrement du bloc soviétique et la fin du système communiste (1).
Le monde libre est sorti vainqueur de cette « Guerre froide » qui dura près d’un demi-siècle.
La France prit toute sa part dans cet affrontement mondial qui se déroula non seulement en Europe sous la menace nucléaire permanente mais également  en Extrême-Orient et en Afrique, dans des guerres périphériques sanglantes. Au cours du XXe siècle, la dislocation du bloc soviétique fut la 2e victoire contre un totalitarisme après celle face au nazisme.


Une vulnérabilité croissante de nos sociétés

À peine cette victoire remportée, les pays occidentaux se retrouvent aujourd’hui en première ligne pour affronter une nouvelle menace : l’islamisme. Cette menace se répand de façon plus sournoise que les précédentes car elle se pare des vêtements de ce qui est présenté et perçu par de nombreux dirigeants comme une religion comparable aux autres. En réalité, il s’agit d’un système politico-religieux global, totalitaire, nourri du salafisme, qui se développe à l’étranger mais également sur notre sol.
Le terrorisme islamique, forme violente et ponctuelle de cette idéologie conquérante qui nous vise en priorité, est le fait d’étrangers mais aussi de Français, d’origine étrangère ou de « souche », convertis récemment à l’islam dit radical.
Cette menace s’appuie sur la démographie dynamique de la population de confession musulmane installée en France ; elle bénéficie d’un soutien financier considérable de monarchies pétrolières du Moyen-Orient et des trafics en tous genres que facilite la création de zones propres à chaque communauté dans nos villes.
Enfin, elle exploite l’absence de clairvoyance et de volonté de nombreux Français, le doute de soi, que suscitent le dénigrement du passé et la repentance, poisons instillés par les philosophes de la déconstruction. Ils sont relayés par une classe politique qui ne cesse de culpabiliser la France et son Histoire, tout en étant incapable de proposer une ambition nationale forte et d’affirmer les valeurs supérieures de notre pays.
L’atomisation de notre société, ses dimensions spirituelles et philosophiques traditionnelles évacuées au profit d’une société de consommation délirante et la perte du sentiment d’appartenance à une communauté nationale solidaire rendent notre nation très vulnérable.


Un état des lieux révélateur

L’origine de cette situation remonte à plus de 40 années avec l’autorisation du regroupement familial pour les immigrés et l’afflux important, parmi ceux-ci, d’individus  de culture musulmane, venus d’Afrique du Nord mais aussi de l’Afrique subsaharienne, que la France n’a pas pu, su ou voulu assimiler, trop soucieuse qu’elle était du respect de la culture de l’étranger. 
À cause de cette situation non maîtrisée et acceptée, parfois portée par nos responsables politiques, se sont créées en France des zones étrangères de non droit, abandonnées par l’État, inaccessibles aux forces de l’ordre et dans lesquelles se sont développés les trafics et multipliées les exactions amplifiant encore la communautarisation de ces « quartiers ».

Le Bataclan, Nice, Saint-Étienne-du-Rouvrais, le colonel Beltrame, jusqu’aux meurtres de fonctionnaires de la préfecture de police au cœur même du service de renseignement de la lutte anti-terroriste de Paris, marquent les étapes et sont les signes d’une véritable guerre insidieuse qui se poursuit silencieusement. Le noyautage de toutes les institutions de l’État et l’infiltration à tous les niveaux de la société sont des faits avérés. La menace est devenue mortelle. Pourtant, la classe politique hésite à parler de guerre pour ne pas effrayer la population. Les terroristes ne souhaitent pas susciter de riposte organisée. Ils préfèrent infiltrer, terroriser, discréditer pour saper, affaiblir, neutraliser avec l’appui des inévitables « idiots utiles » et collaborateurs conscients ou pas.


Agir vite et dans la durée

La guerre s’inscrit plus que jamais dans le temps long nécessité par l’éducation et la démographie - soit  plusieurs décennies -, mais la riposte ne peut plus tarder sauf à devenir impossible.

La situation exige non seulement une vigilance des citoyens, comme le demande le président de la République, qui passe d’abord par une connaissance et une compréhension de l’ennemi ainsi que par une mobilisation de l’ensemble des capacités de l’État. Il ne s’agit pas de faire face à un phénomène marginal et ponctuel  mais de mener une guerre totale contre tous les hommes et les femmes imprégnés de cette idéologie islamique tout à la fois  « religion et État, foi et loi, doctrine et mode de vie »À l’instar de ce qui est advenu dans les années 30 où les démocraties, en particulier la France, n’ont pas voulu voir la menace nazie ni comprendre son idéologie, tout se passe aujourd’hui comme si les nations européennes refusaient de regarder la réalité de cette menace prégnante.

Le soldat ne peut l’occulter car il sait que tôt ou tard cette menace amènera son engagement comme c’est déjà le cas au Sahel. Mais pour vaincre, le peuple doit lui aussi être lucide, connaître son ennemi et rejeter les propos consensuels et annihilant du politiquement correct.
Bref, il est urgent qu’une élite responsable, courageuse et combative s’impose pour dénoncer la situation inacceptable du lent démembrement de notre territoire, pour exiger avec toute la rigueur nécessaire l’application stricte des lois françaises et imposer les valeurs portées par notre pays. Elle doit être prête à utiliser tous les moyens nécessaires pour détruire ce que le Président a appelé récemment « l’hydre islamique ».

 

Le président de l'ASAF


 

 

(1) L’ASAF publie d’ailleurs, à l’occasion de cet anniversaire, son numéro hors-série de l’année 2019 qui couvre cette période, au cours de laquelle la France combattit en affichant à la fois une loyauté totale à l’Alliance tout en bâtissant une force de dissuasion nucléaire lui permettant de restaurer et renforcer son indépendance.

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