A propos du discours du Président.

Par le Gal. D. Roudeilhac


 

 

J'ai écouté attentivement l'intervention du Président de la République devant le Congrès. Par delà les mesures techniques de bon sens et attendues, qu'il a annoncées et qu'on ne peut qu'approuver, je formule deux remarques de fond s'agissant de son discours :


La première peut paraître subalterne, or elle ne l'est pas. Le Président n'a jamais défini par son nom l'idéologie qui anime ceux qui nous portent des coups. Il a occulté toute référence à l'islamisme radical et au salafisme pour ne parler que de terrorisme, alors que le terrorisme n'est qu'un mode d'action. Alors certes a-t-il évoqué l'élimination des officines véhiculant des thèses poussant à l'action terroriste, mais là encore la frilosité des mots est significative.

La seconde beaucoup plus grave encore a trait aux modifications constitutionnelles qu'il propose au Congrès :

En supprimant les notions constitutionnelles d 'état d'urgence et d'état de siège, pour les remplacer par des dispositions encore singulièrement floues, qui restent donc à préciser, le Président entend mettre définitivement fin à la possibilité de confier aux armées des pouvoirs CONSTITUTIONNELLEMENT reconnus. Il officialise ainsi la marginalisation rampante des Armées à qui la République se refuse désormais d'accorder les pleins pouvoirs en situation exceptionnelle.

Toute action militaire visant à rétablir une situation catastrophique relèvera donc du pronunciamiento et non plus de l'exécution d'une mission que lui aurait confiée la République.

On voit bien que derrière cette intention émerge une manœuvre de politique intérieure ; Aucun pouvoir ne sera plus désormais en droit de confier aux Armées les pleins pouvoirs pour rétablir une situation de détresse.

A bon entendeur salut!

 

 Général Daniel Roudeillac 


...Et le commentaire d'un de ses amis :



Si la vérité vous choque, faites en sorte qu'elle devienne acceptable, mais ne bâillonnez pas celui qui dénonce l'absurdité, l'injustice ou l'horreur.


Mon cher

 

Je partage complètement ton point de vue.

En réalité, nous sommes devant une forfaiture incroyable d'un chef d'état et d'un gouvernement qui ont comme mission première de défendre leur peuple.

Or ils ne l'ont pas fait et au lieu de rendre des comptes et de tirer les conséquences de leur incapacité à l'avoir fait, les voilà qui se pavanent partout, à la radio, à la télévision, dans des relations retrouvées avec Obama et Poutine, grâce à un matraquage médiatique éhonté pour s'accrocher à un pouvoir dont ils sont indignes, aidé par un parti en déroute qui découvre que dans l'exploitation odieuse de ces malheurs il peut  trouver sa survie.

Mais qui a dit que le fait de partir au djihad ne constituait pas un délit?

Qui fait aujourd'hui chanter partout la marseillaise, qui fait pavoiser  alors qu'il a envoyé, il n'y a pas 6 mois, au  Panthéon celui qui traitait notre drapeau de torche-cul ?

Depuis 30 ans nos dirigeants ont organisé le désarmement moral et matériel de leur peuple et Hollande et sa suite ont précipité la chose.

Vraiment c'est le pire dans tous les domaines, sauf dans l'ignoble où il est le premier, et de loin.

 

Gal H de la T




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Commentaires : 1
  • #1

    col HUBARD (dimanche, 10 janvier 2016 08:24)

    tout à fait d'accord avec le general. Et aujourd'hui on va attribuer la LH aux journaleux de Charlie Hebdo. Honte à Hollande et au grand chancelier de la LH.