Le billet d'humeur du Gal. R. Dubois

Le 13/03/2020.

Covid 19  – Maîtriser nos frontières, comme tout le monde ?

Mme Le Pen réclame la fermeture des frontières pour aider au contrôle de l’épidémie de coronavirus. Tollé général ! Non seulement ça ne servirait à rien mais certains disent que ce serait contre-productif. Bien sûr on ne peut pas fermer hermétiquement 3000km de frontières terrestres. Mais on pourrait au moins les contrôler sur les itinéraires principaux par où se fait l’essentiel du trafic. Et bien non ! Il parait que ça favoriserait l’expansion du mal ; même des médecins nous rappellent que le virus « ne connait pas les frontières ». Certes ! Mais ceux qui les portent, si. Tout ça est grotesque évidemment. Mais ça permet de pointer du doigt l’idéologie « xénophobe » qui seule peut inspirer le chef du RN.

Et puis on apprend que d’autres agissent à l’inverse. La République Tchèque, la Russie qui a fermé sa frontière avec la Chine, l’Autriche, la Hongrie (depuis un moment), le Guatemala, les Etats-Unis (même si dans ce cas les préoccupations politiques sont très présentes), et enfin même l’Allemagne qui hier s’est mise à contrôler strictement sa frontière française provoquant des embouteillages monstres qui rappellent ceux de jadis lorsque les douaniers faisaient la grève du zèle. Alors là silence ! Je me demande pourquoi.

 

Liberté du travail

Le tribunal de Bobigny juge 19 jeunes militants de « Génération Identitaire ». Le 9 mars 2019 ils sont montés sur le toit de la CAF de Seine St Denis, sans violence, sans dégradation ni pénétration dans les locaux, et ont arboré une grande affiche proclamant « de l’argent pour les Français, pas pour les étrangers ». Emotion parmi le personnel, et surtout parmi les « ayants droits » faisant la queue à l’extérieur et qui se sont inquiétés. On peut les comprendre. Et si ça avait été vrai ? Mais la république française ne pouvait pas tolérer cet acte xénophobe. Donner une priorité aux  Français en France ? Il ferait beau voir ça. On a vu ! Garde à vue ; puis, au tribunal. Mais ce qui est le plus cocasse c’est le chef d’accusation : « entrave à la liberté du travail ». C’est à hurler de rire ! Dans ce pays on tolère depuis 50 ans toutes les grèves des transports publics, tous les piquets de grèves, qui ne sont pas illégaux dit une loi hypocrite s’ils n’entravent pas la liberté du travail ; ce qu’ils font toujours sinon à quoi serviraient-ils ?

Il faut dire que parmi les « poursuivis » il y a de dangereux récidivistes. Certains s’étaient déjà illustrés en occupant très brièvement à Marseille les locaux de « SOS Méditerranée », association altruiste qui contribue si efficacement à amener chez nous des clandestins mis à la mer par des passeurs dont c’est le job qu’ils exercent en liaison avec la dite association.

 

Retour sur la CEDH

La cour européenne des droits de l’homme (CEDH) coexiste avec la cour de justice européenne à Strasbourg. Si l’existence de la seconde se justifie dans une instance internationale structurée avec des règles communes précises, il n’en est pas de même de la première.

La CEDH n’est pas une émanation de l’UE en tant que telle. Elle se réfère à la Déclaration universelle des droits de l’homme, proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948. Le pouvoir de ses juges est immense car son action prend la forme vague de défense des droits de l’homme, des libertés, de la lutte contre le réchauffement climatique, des lois de bioéthique etc . Dans les faits elle défend la mondialisation, l’abolition des frontières, l’immigration, l’euthanasie, l’avortement, les LGBT, la légalisation de la drogue, la notion de blasphème etc.

Elle se compose de 47 états membres. On y retrouve tous les pays de l’UE mais aussi 20 autres pays dont certains à la légitimité douteuse, soit en raison de leur implantation géographique extra-européenne (Azerbaïdjan, Turquie, Géorgie, Ukraine), soit en raison de leur taille lilliputienne (San Marin, Liechtenstein, Andorre), soit en raison de leur appréciation approximative de la démocratie (Monténégro, Moldavie, Turquie, Azerbaïdjan), ou un cocktail de tout cela. Il y a un juge par état quelle que soit sa taille ou sa population. La CEDH est efficacement noyautée par des associations liées financièrement et/ou idéologiquement à l’ »Open Society Foundation » (OSF) du milliardaire mondialiste SOROS qui manipule directement ou indirectement nombre de ses juges issus de diverses ONG, dont 7 ou 8 majeures lui sont inféodées. La cour peut être saisie par presque n’importe qui, n’importe quel organisme ou association, n’importe quel état ou groupe de pression ; dont les ONG qui ne s’en font pas faute, très souvent avec succès.

Et ce n’est pas qu’une réunion de philosophes et d’idéalistes discourant sur les moyens de parvenir à un monde paradisiaque. Elle prend des décisions, en se référant donc à des textes imprécis, sujets à interprétation.  C’est presque une cour suprême. En près d’un demi-siècle, la juridiction a rendu plus de 10 000 arrêts. Ses décisions, qui font souvent jurisprudence, sont obligatoires et les états concernés sont conduits à modifier leur législation ou leur pratique administrative pour s’y conformer. La France y obéit. Donc parfois nous obéissons à des décisions influencées par la Turquie ou l’Azerbaïdjan.

Elle n’est pas représentative mais a un pouvoir quasi discrétionnaire sur les pays constituant l’UE. C’est un obstacle considérable à la mise sur pied d’une politique identitaire et migratoire efficace. L’Europe doit s’en débarrasser ou nous devons la quitter. C’est impératif. Qu’on ne dise pas que ce retrait est impossible. La France n’a signé son adhésion qu’en 1974 et n’a autorisé ses résidents à y faire appel qu’en 1981. Un retour en arrière est donc possible.

 

Général (2S) Roland DUBOIS

VPF Ile de France

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