Attribution de la LH aux victimes de l’attentat du 13 novembre….

Conclusion d’une affaire bien mal engagée… !


 

     Le 10 décembre, suite aux émissions de  divers médias arrive sur le Net, un message demandant de faire le « Buz » pour dissuader le PR de décerner la Légion d’Honneur aux victimes de l’attentat de novembre.

     Au-delà de la compassion légitime due aux 130 victimes, un nombre significatif de personnalités militaires réagissent et diffusent cette information sur leurs réseaux. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Personnellement, je propose de lancer une pétition, procédé peu « militaire », mais qui, à l’heure actuelle, revêt une certaine efficacité.

 

     Et tout à coup, l’auteur de l’alerte demande de tout arrêter… !

 

     Cafouillage, incompréhension et surtout difficile voire impossible à réaliser quand on sait que dès lors qu’on lance quelque chose sur Internet, on ne maîtrise ni la trajectoire, ni l’impact, encore moins les effets directs et collatéraux… !

Pourtant, l’occasion aurait été très belle de remettre la LH à sa juste place après des années de dépréciation et de galvaudage.

     Aujourd'hui,  j’ai la faiblesse de penser que la « flambée de colère » suscitée par la tentative du « pouvoir » a plus aidé le Grand Chancelier que cela ne l’a gêné dans sa négociation avec le PR et son entourage. Il me semble qu'il est plus facile de négocier lorsqu'on a 10 ou 15000 sympathisant derrière soit que lorsqu'on est seul.

Résultat non prévu, mais résultat quand même : l’Elysée est revenu sur son idée première et pense à une autre forme de « récompense » !

Comme quoi, la voix de la « grande muette » peut faire bouger les choses dès lors qu’elle s’exprime… et elle ne manque pas de le faire par les temps qui courent…!

 

En outre,  après avoir rendu les honneurs aux victimes dans la cour des Invalides, décerner la LH à titre posthume, après coup, relevait de la pure manœuvre électorale et sondagière. Dans cette opération, que deviennent les 300 blessés qui ont souffert et souffrent encore dans leur corps et dans leur âme ?

Seraient-ils coupables d’être encore vivants ?

Ne méritent-ils pas, eux-aussi, quelque considération ?

 

     A la lumière de cette basse manœuvre, il serait judicieux que les « cranes d’œuf » de l’Elysée et Matignon trouvent une autre façon d’honorer les victimes des attentats qui ne manqueront pas d’endeuiller la France dans les mois et les années à venir.

 

Enfin, que l’on réintègre totalement la LH dans l’esprit de sa création….

 

JMR 

 


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