L’Europe de la Défense,

 

A écouter les échanges autour du thème de  « l’Europe de la Défense » lors de la table ronde du 1° juillet dernier, organisée par les commissions de Défense et des Affaires Européennes, de l’Assemblée Nationale, la « Défense de l’Europe » est en panne.

 

En, panne pourquoi ?

 

 -D’abord et avant tout, parce que les questions de Défense sont de la responsabilité des Etats membres qui ont conservé leur souveraineté dans ce domaine.

- Ces questions de défense doivent nécessairement s’adosser à une politique étrangère commune qui n’existe pas pour la même raison.

- Le ressenti des menaces et des intérêts stratégiques sont différents, voire opposés selon que l’on appartient à un pays du Nord-Est ou des rivages de la Méditerranée.

- Il n’existe pas de budget pour financer les interventions extérieures éventuelles.

Dans ce contexte, il est donc possible de classer les pays de la communauté en trois catégories :

-         Ceux qui veulent et qui peuvent.

-         Ceux qui voudraient bien, mais ne peuvent pas.

-         Ceux qui pourraient mais ne veulent pas.

Il ne peut donc pas y avoir de position commune, et à se demander même si la solidarité jouerait en cas d’agression d’un pays membre par une puissance étrangère.

Pour ce qui est de l’attitude de nos dirigeants, il est donc illusoire et somme toute pas très honnête vis-à-vis d l’opinion publique français, de montrer du doigt l’Europe qui ne « veut pas » financer nos OPEX.

Ni le Parlement Européen, ni la commission n’ont de pouvoir dans ce domaine réservé des Etats, en particulier de la France.

En outre, et à plus ou moins juste titre, les autres Etats soupçonnent la France d’agir pour son propre compte… !

Enfin, les USA souhaitent se désengager de la vieille Europe, du moins sur le plan militaire.

 

Nous sommes donc dans une impasse, chacun conservant contre vents et marées son domaine réservé en matière de politique étrangère et de défense.

 

Reste que les menaces autour de l’Europe dans son ensemble se font de jour en jour plus inquiétantes

 

 « Plus de crise, moins d’Amérique, plus d’Europe »

 

Contraints et forcés par les événements, les pays Européens devront, tôt ou tard, revoir la question.

Souhaitons simplement que ce ne soit pas trop tard.


JMR

 


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