"Deux poids, deux mesures...!"



 

Le 08 février 2016.

 

A « Deux poids, deux mesures… ! », je préférerais : « Quid de la sécurité des Français ? »

 

Les deux articles suivants illustrent ma position personnelle qui  tente de mettre en parallèle la « jungle » de Calais et le saccage du centre ville de Rennes.

 

http://actu.orange.fr/france/rennes-le-carnaval-contre-l-etat-d-urgence-et-notre-dame-des-landes-a-degenere-afp-s_CNT000000jqHCC.html

 

http://www.lepoint.fr/societe/rennes-calais-deux-poids-deux-mesures-07-02-2016-2016139_23.php?M_BT=70109209915&m_i=lqUnbI1KjdFh18dbK3VNTgL1NDsTJty7OkqeXEUywVudv%2Bm008qcID_Bt%2Bz86HiD3as8cNPVlGInNdmnYX3T9flllO#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20160208

 

D’abord, les débordements d’une manifestation organisée par les « zadistes » de ND des Landes, pseudo « écolos » bien connus depuis de trop longues années pour leur violence et le non-respect du bien d’autrui.

Manifestation autorisée par la préfecture sous le vocable « bon enfant » !

Quelle naïveté, pour ne pas dire quelle duplicité, tant il était évident qu’il y aurait des dégâts vu les protagonistes et l’historique de leurs manifestations.

Contre toute logique, les forces de police avaient ordre de ne pas intervenir...

Le centre ville de Rennes et ses habitants ont donc payé cher ce « carnaval »….et au bilan, pas de comparutions immédiates.

 

A l’autre bout de la France, une manifestation anti-émigrés. (terme que je préfère au « xénophobe » employé par le « Point »…)

En fait, il s’agit d’une réaction à l’instauration d’une zone de non-droit dans la banlieue de Calais, occupée par des ressortissants de divers pays, sans aucun titre de séjour donc en complète infraction avec les lois en vigueur dans notre pays.

En outre, cette zone de non-droit, berceau de tous les trafics illicites sur le territoire, est tolérée et alimentée en sous main par le biais d’associations « pseudo-humanitaires ».

Une de plus, me direz-vous, mais encore et toujours au détriment de la sécurité des citoyens…

 

Dont acte :

- A Calais, le Gal. Piquemal a recherché le clash, cela me parait évident.

 

- Le « pouvoir » réagit brutalement ce qui est particulièrement maladroit.

 

En imaginant que ce rassemblement, de quelques centaines de personnes, ait été autorisé, encadré, canalisé, je suis prêt à parier qu’il n’aurait pas fait l’objet de plus de quelques entrefilets dans la presse régionale.

Au lieu de cela, le « pouvoir » est tombé dans le panneau.

En l’interdisant et en le réprimant sévèrement, il traite l’événement de manière complètement opposée au cas de Rennes, ouvrant ainsi une tribune inespérée à un mouvement qu’il tente de combattre par ailleurs !

 

Pour preuve, depuis deux jours les réseaux sociaux se déchaînent et ne se privent pas pour dramatiser la situation … ce n’est certainement que le début et ne sera, en tous cas, pas exempt de dégâts collatéraux pour nos Armées.

 

 

Tristes résultats et fautes politiques majeures à mon sens ...

Alors que nous "sommes en guerre",  comptons sur notre "ennemi" pour exploiter la situation..!

 

JMR

 


Calais : Communiqué de l'ASAF

Le 09/02/2016


 

 

Les incidents qui se sont déroulés avant hier à Calais n’impliquent ni les armées, ni la Légion étrangère et à plus forte raison l’ASAF.

 

En effet Christian Piquemal, officier général en 2ème section, a agi, à titre personnel, en tenue civile, en tant que citoyen et selon ses convictions.

 

Les conditions de son interpellation lors de cette manifestation interdite et initiée par une association étrangère posent cependant un certain nombre de questions. Les éventuelles suites pénales qui seront décidées ne peuvent faire l’objet de supputations.

 

La démarche du général Piquemal devrait cependant constituer pour l’ensemble de la classe politique un signal d’alerte sur l’état d’exaspération d’une partie de l’opinion publique. Cette situation, qui perdure depuis plus de 15 ans à Calais par faiblesse et incurie de l’Etat, est devenue insupportable pour de nombreux Calaisiens et inacceptable pour un nombre croissant de Français.

 

Car comment croire que la France pourra vaincre et gagner la guerre que le président de la République vient de déclarer aux terroristes islamistes tant en France qu’à l’étranger où nos armées sont engagées, si la classe politique, qui a le devoir de conduire cette guerre, fait preuve d’une telle incapacité à résoudre un problème posé depuis plus d’une décennie ? L’Etat peut-il et veut-il faire disparaître une enclave hors la loi enkystée sur le sol national ?

 

Le pourrissement de la situation n’est-il pas de nature à susciter des affrontements entre Français et réfugiés, de conduire à la confrontation entre certains de nos compatriotes et les forces de sécurité intérieure, voire de l’armée - si elle devait intervenir comme certains élus le souhaitent -, faisant voler en éclat la cohésion de la Nation, au moment où le combat que la France doit livrer contre les terroristes exige l’union sacrée ?

 

L’ASAF estime que le règlement rapide de la situation qui existe dans la région de Calais est indispensable pour rendre crédibles les propos sur la guerre tenus par le chef de l’Etat et garantir une paix civile indispensable au succès contre le terrorisme islamiste.

 

Henri PINARD LEGRY

Président de l’ASAF

 

Source : http://www.asafrance.fr/item/communique-de-l-asaf-du-09-02-17.html

 


Communiqué du Gal. A. Martinez

Le 09/02/2016.


 

Devant l'invasion migratoire planifiée que subit l'Europe depuis le « printemps arabe », devenue massive depuis plusieurs mois, des citoyens européens commencent à réagir et à s'opposer aux tenants de l'idéologie multiculturaliste que de nombreux dirigeants veulent imposer aux peuples européens.

 

Cette réaction traduit la prise de conscience des européens patriotes de toutes tendances, attachés à leur civilisation, à leur culture façonnée par le christianisme, à leurs traditions et modes de vie, du danger qui menace l'Europe face à cette intrusion incontrôlée et massive sur nos territoires de populations dont la majorité ne peut pas être considérée comme réfugiée et doit être renvoyée car motivée par des raisons économiques.

Par ailleurs, la majorité de ces migrants est composée d'hommes jeunes dont certains infiltrés par l’État islamique, les attentats de Paris du 13 novembre le démontrent clairement.

Enfin, à quelques rares exceptions, ces populations sont de culture modelée par l'islam dont on voit bien qu'il est d'essence violent et donc incompatible avec nos démocraties.

 

Alors, ces patriotes européens ont voulu se manifester le 6 février sur l'ensemble du territoire européen et, pour la France, quatre manifestations étaient programmées à Saint-Brieuc, Calais, Bordeaux et Montpellier. Un meeting au cours duquel je suis intervenu était organisé à Rungis, près de Paris, le 7 février.

 

A Calais, cette manifestation était interdite par le ministre de l'Intérieur pour des raisons fallacieuses et de simple impuissance devant des événements qui dépassent totalement le gouvernement incapable de faire régner la légalité sur notre territoire.

Le général PIQUEMAL le savait. Il a toutefois considéré que l'intérêt supérieur des peuples européens, et particulièrement du peuple français et de cette France charnelle qui nous unit, lui commandait de braver cette interdiction.

Je salue son courage et appelle les Français à lui manifester maintenant leur soutien et leur solidarité.

L'arrestation de ce serviteur de l’État et de la Nation, comme le sont tous ceux qui servent ou qui ont servi sous l'uniforme, constitue une manœuvre d'intimidation d'un gouvernement aux abois qui tente de bâillonner la liberté d'expression de patriotes qui ont une vision de la France et de la Nation française dont ceux qui nous gouvernent sont incapables, leur seule préoccupation étant de gagner des élections.

De plus, ils n'ont pas conscience que leur réaction irréfléchie favorise la radicalisation des esprits.

 

Cette manœuvre d'intimidation s'inscrit dans une démarche totalitaire que le Chef d’État-major des Armées a pu lui-même relever lors de sa dernière audition au Sénat lorsqu'un sénateur lui a demandé de faire taire certains militaires en retraite. Il en est de même lorsqu'on reçoit d'un autre élu du peuple un message assassin qui se termine par « avec le regret que la France ait pu vous compter parmi ses généraux »

Il faut qu'ils sachent qu'un général n'est jamais en retraite, même s'il n'est plus en activité, car il continue de servir la France d'une autre façon, même s'il est évident qu'il prend parfois des risques.

Mais comme l'a dit le poète « un général ne se rend jamais, même à l'évidence ».

Seule compte la France. Nous sommes les sentinelles et les gardiens de la mémoire et de l'histoire de la Nation que nous avons le devoir de défendre et de transmettre. Et si nos camarades d'active sont soumis au devoir de réserve, et c'est bien compréhensible, ceux qui ne le sont plus ont un devoir d'expression, comme tout citoyen, et même plus en raison de leurs expériences diverses au service de la France et de son peuple.

 

Alors, face à ces provocations grossières d'un gouvernement nerveux et contesté, seulement capable d'intimider les vrais patriotes, mais incapable, par manque de courage politique, de faire appliquer la loi sur l'ensemble du territoire, il nous faut rester calmes.

Mais nous devons également être déterminés et résister pour redonner leur fierté aux Français au lieu de les maintenir dans la haine de soi injustifiée afin de leur rendre l'espoir pour redresser cette France que nous aimons tous.

Nos gouvernants qui confondent la France avec la République la guident vers le chaos. Ils ont oublié que l'essence du politique c'est d'assurer la sécurité à l'extérieur et la concorde à l'intérieur. Ils devraient savoir qu'ils ne sont que les fondés de pouvoir d'un souverain qui s'appelle le peuple.

 

Et en démocratie le peuple est souverain. Alors, qu'on lui donne la parole.

 

Ensemble pour notre patrie charnelle. Vive la France éternelle.

 

Général Antoine MARTINEZ

 


Pschitt putsch !

Par Michel Goya - Le 10/02/2016


Je me suis fixé comme ligne d’attendre toujours un peu avant de hurler avec les meutes réseau-sociales. Je n’y parviens pas toujours les émotions étant parfois les plus fortes. J’ai signé instinctivement la pétition demandant la grâce de Jacqueline Sauvage, comme si ce que je croyais être l’évidence pouvait l’emporter sur le principe d’indépendance de la justice et l’intelligence de deux cours d’assisses. Les faits étaient évidemment un peu plus complexes que ce qui m’était présenté et je regrette de m’être ainsi fait instrumentaliser.

 

Aussi, lorsque j’ai pu assister à l’interpellation d’un général samedi dernier, je me suis empressé de faire patienter mon réflexe de solidarité envers un frère d’arme et d’attendre d’en savoir un peu plus avant de rejoindre la cohorte de mes camarades qui hurlaient au scandale, voire au sacrilège, d’un pouvoir oppresseur enfermant un éminent défenseur de la patrie.

 

Il est toujours délicat de critiquer ceux qui mettent en jeu leur vie pour la France. On y risque immédiatement l’accusation du « fauteuil » par rapport au « terrain », ce qui évite au moins de parler des faits. C’est cette tactique, classique, qui autorise un ministre de l’intérieur à balayer toutes les analyses (pourtant venues de ses propres services) en invitant ceux qui les reprennent de rejoindre les rangs de l’unité critiquée. C'est un peu comme si un Président du conseil de la fin des années 1930 invitait tous ceux qui critiquaient la politique de défense de moment et le « modèle de forces » brillamment élaboré par nos généraux, à rejoindre les unités de forteresse de la ligne Maginot. Cet argument, qui n’en est pas un, est encore accentué par la nouvelle force d’amplification des réseaux sociaux. Il s’ensuit alors souvent, agrémenté généralement de quelques doutes sur le patriotisme ou l’indépendance vis-à-vis du pouvoir, un concours de bites en ligne destiné à déterminer si le poids des couilles de celui qui porte la critique est suffisant pour l’autoriser à parler (comme s’il y avait un lien organique) de choses risquées.

 

Dans le cas du général Piquemal, les choses sont plus faciles car ce qu’il a fait à Calais est sans doute la chose la plus dangereuse qu’il ait fait dans sa vie (je fais confiance à ses nouveaux adorateurs d’essayer de me démontrer le contraire). Les généraux de l’armée française ne sont pas forcément des héros et Christian Piquemal, tout soldat estimable qu’il soit, n’en est clairement pas un. Le général Piquemal n’a pas fait la guerre d’Algérie, ni les combats post-guerre froide. Il n’est pas jamais « sorti de la tranchée sous un feu nourri » comme j’ai pu le lire et les principaux risques qu’il a pu encourir ont sans doute eu lieu dans les cabinets des Premiers ministres Michel Rocard, Edith Cresson et Pierre Bérégovoy où sa qualité de saint-cyrien et ses aptitudes aux concours l’on conduit mécaniquement. On notera qu’à l’époque, il y a fait preuve d’une discrétion suffisante sur ses opinions pour y obtenir d’un gouvernement de gauche ses étoiles de général et son poste de commandant de la Légion étrangère. On ne peut lui reprocher cela, puisque il était soumis à un devoir de réserve sur ses convictions politiques ou religieuses. On notera cependant au passage qu’il a participé aussi, à sa façon, à la « baisse de la garde » et à la chute de l’effort de défense qui commence à cette époque. C’était pourtant surtout à l’époque qu’il fallait s’insurger.

 

C’est donc tardivement que le général Piquemal a fait entendre sa voix, ce qui est désormais son droit étant en retraite. Samedi dernier, il a donc accepté, avec son « cercle de citoyens patriotes » de rejoindre à Calais un rassemblement répondant à l’appel du parti xénophobe allemand Pegida. Il n’est peut-être inutile de rappeler que Pegida a été fondé et présidé par l’auteur de 16 cambriolages et qui a plusieurs reprises comparé les étrangers à du bétail, ce qui aurait dû certainement interpeller un ancien commandant de Légion étrangère (s’il y a au moins un endroit où les étrangers sont « une chance pour la France » c’est bien là). Ce rassemblement était interdit dans le cadre de l’Etat d’urgence, il n’est donc pas illogique qu’il fut dispersé et que ceux qui y apparaissaient comme des meneurs soient interpellés, ce qui, au passage, a donné bien plus de retentissement à leur action, jusque-là bien confidentielle.

 

Et c’est là que les conneries ont vraiment commencé. Certains, dans la vieille gauche antimilitariste n’ont pas manqué pas de dénoncer immédiatement le terreau « anti-républicain » au sein des armées, un grand classique depuis l'affaire des « fiches », et qui, bénéfice pour le gouvernement, permet de justifier à chaque fois un contrôle accru de la part de hauts-fonctionnaires civils. On se souviendra à cet égard d’une des premières déclarations du ministre de la défense actuel lors de sa prise de fonction, se félicitant de voir des officiers « républicains », témoignant ainsi que cela pouvait être mis en doute chez lui et, sans doute plus encore, dans son entourage.

Dans la tout aussi vieille droite, d’autres tendent au contraire, à justifier ce fantasme, en arguant être les seuls dépositaires des valeurs de la nation face à un vaste complot « anti-français » mêlant politiques, médias et autres. En associant indignation sincère et petits calculs, tout l’éventail de l’extrême-droite (et donc aussi les réseaux russes comme Sputnik ou Russia Today) s’est précipité sur l’ « agression » du « brav’ général » pour en tirer quelques menus bénéfices, prendre des poses martiales, appeler à la révolte, etc.

Personnellement, les premiers ne me sont pas plus sympathiques que les seconds.

 

Je serai en revanche beaucoup plus proche des camarades qui, sans adhérer forcément aux thèses de ce regroupement plutôt minable, n’aiment pas que l’on touche à l’un des leurs, et qui, comme en opération, ont le réflexe de le défendre « Right or wrong ». On ajoutera que la manière dont les soldats ont été traités depuis de nombreuses années, et par les différents gouvernements, ne les incite pas non plus à l’indulgence vis-à-vis du pouvoir. Maintenant Piquemal n’a pas agi en tant que militaire (même s’il savait que personne ne l’appellerait « monsieur ») mais en tant que citoyen ordinaire et il doit assumer ses actes (il n’a pas été brutalisé, ni envoyé au bagne non plus).

On aimerait au moins que les autorités fassent preuve de la même fermeté, au moins en apparence, vis-à-vis des casseurs qui agissaient au même moment à Rennes où des « no borders », qui sévissaient à Calais, quelques temps plus tôt.

On aurait aimé voir, par exemple, les images des interpellations de ceux qui ont osé inscrire « Nik la France » (anticipant sans doute la réforme de l’orthographe) sur la statue du général de Gaulle. Les choses seraient sans doute mieux passées par la suite, ne donnant pas l’impression d’une autorité sélective, en plus d’être erratique.

 

Bref, tout cela est finalement assez minuscule.

 

PS : j’ouvre le compteur. Je mets une petite pièce sur « traître » comme première insulte. 

 

 

Source : http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2016/02/pschitt-putsch.html

 


  Pourquoi arrêter le général Piquemal ?

Par Franck Boizard - Le 08/02/2106.

 

Beaucoup croient au coup de semonce à destination des militaires d'active, prétextant que le gouvernement aurait peur d'un coup d'Etat. C'est possible mais j'y crois peu.

 

Je sais bien que nos politiciens sont des incultes crasses, mais tout de même : depuis Bonaparte, tous les coups d'Etat militaires ont échoué. Boulanger est un bon exemple (Napoléon le neveu n'était pas militaire).

 

Comme disait Maurras, la république gouverne mal mais se défend bien. Les foufous et les orignaux, ceux qui sont susceptibles de péter un plomb (car organiser un coup d'Etat n'est pas raisonnable) sont soigneusement écartés. La république a appris à sélectionner des officiers généraux bien escouillés et carriéristes. Joffre était un troisième choix, on doit à cet incompétent des centaines de milliers de morts mais ceux qu'ils l'ont nommé avaient raison sur un point : il n'a jamais représenté un danger pour le régime. Dépourvu de qualités, ce médiocre était trop dépendant de ses maîtres.

 

Je ne pense pas que le tour de main soit perdu. Alors, rien à craindre ou à espérer des officiers supérieurs d'active.

 

Éventuellement, cela pourrait bouger au niveau capitaine (révolution des œillets au Portugal) ou commandant. Mais ce sont des niveaux moins puissants donc moins dangereux. Et puis, l'appareil de surveillance est tentaculaire.

 

De plus, pour qu'un pouvoir issu d'un coup d'Etat ait quelques chances de durer, il faut que la fiction d'un appel muet mais réel venu du peuple opprimé soit vraisemblable (les deux Napoléon, De Gaulle, Pinochet). Or, il n'y a pas de militaires assez célèbres pour que cette fiction ait la moindre chance.

 

Donc pas de putsch ni même de « poupoutche ».

 

En revanche, en titrant « graine de putschiste », Libération vend la mèche. L'Aberration et l'imMonde en font des tonnes et des tonnes. Il ne s'agit pas de la réalité du putsch mais de ré-activer son fantasme. Ces derniers temps, le débat public s'orientait dangereusement sur l'islamisme et sur les migrants.

Le « peuple de gauche » (sauf quelques bobos) avait une fâcheuse tendance à ne pas être en total désaccord avec le « peuple de droite » sur ces questions.

Il était donc temps de le reprendre en main, de le ramener à son bercail sinistre, à sa bergerie, en lui faisant jouer pour la cent millième fois le sketch de la résistance avec 50 (ce coup-ci, ce n'est pas 70) ans de retard. Il adore ça. Agiter le spectre du fascisme, ça marche à tous les coups.

« Arrêtez de déconner et revenez aux "vrais" clivages. Nous les bons résistants contre eux les méchants fascistes ». Et si on fait monter le FN en même temps qu'on re-mobilise un électorat de gauche bien découragé, c'est tout bénéf.

 

Bref, l'arrestation du général Piquemal n'est pas tant un message en direction de la droite, même extrême, mais en direction de la gauche.

 

Bien entendu, qu'ils se soient trouvé dans la France de 2016 un préfet, des policiers et des gendarmes, des juges pour se prêter à cette honteuse mascarade de manipulation politicarde de l'opinion n'étonne plus personne.

 

Les politiciens et les hauts fonctionnaires sont vraiment la lie de notre société.

 

Source : http://fboizard.blogspot.nl/2016/02/pourquoi-arreter-le-general-piquemal.html

 


Que s'est-il passé...

...entre le moment où le général Piquemal a été jeté dans les geôles calaisiennes et celui où il a été libéré pour « regretter » ?


 

On parlera encore longtemps de la geste du général Piquemal à Calais, qui n’a pas hésité, malgré son âge et son statut, à défier les autorités pour affirmer son amour de la France : le mot « courage » vient du mot « cœur ».

Incontestablement, le général Piquemal est un patriote, désespéré de constater que la patrie – la terre de nos pères – est mise en grand danger par l’afflux migratoire dont les premières implantations massives menacent la survie même d’une ville française : Calais.

 

Les plus anciens d’entre nous se souviennent d’avoir écouté à l’école communale le récit de ce fameux épisode de la guerre de Cent Ans où Calais, assiégée en 1347 par Édouard III, roi d’Angleterre, n’a plus d’autre solution que de subir l’humiliation d’une reddition, six de ses « bourgeois » étant alors obligés, corde au cou, de remettre les clefs de la ville à l’envahisseur anglais. L’Histoire se répète. Cette fois, la situation est inversée, les envahisseurs (qui ne sont pas français) visent l’Angleterre, qui n’en veut pas, bien sûr. Du coup, les Calaisiens sont, pour certains, contraints de quitter leurs terres et leurs maisons sous la pression migratoire, et le « siège » perdure.

 

Mais que s’est-il passé entre le moment où le général Piquemal a été jeté dans les geôles calaisiennes et celui où il a été libéré pour « regretter » ensuite dans les médias sa présence militante à Calais ?

On se souvient de l’aventure survenue au maire de Venelles, l’an dernier, qui souhaitait interdire l’islam en France, et qui disparut pendant plusieurs jours avant de réapparaître pour se confondre en excuses et expliquer qu’il souffrait d’un cancer de la langue et, de ce fait (?), avait tenu des propos incohérents qui l’avaient conduit logiquement en hôpital.

On se souvient, plus récemment, des paroles de Charlotte Rampling : « C’est du racisme anti-blanc », pour s’élever contre les protestations des acteurs noirs qui se plaignaient de n’avoir reçu aucun « Oscar », et qui fit marche arrière le lendemain. Un militaire, un homme politique, une actrice… Tous les trois n’auraient-ils pas été victimes de manœuvres ou de pressions de la police de la pensée, cette pensée unique, maintenant mondiale, dont la puissance, infiltrée dans tous les rouages de la société, n’a désormais plus de limite ni de garde-fou ?

 

Garde-fou ? On aurait parié que le militaire possédait le plus d’atouts dans son jeu pour résister au mieux au lavage de cerveau. Eh bien, non, pas plus que les deux autres.

Pour entamer un combat décisif, héroïque, révolutionnaire, il faut un caractère déterminé mais aussi une solide formation politique et, surtout, une foi, une spiritualité transcendante pour venir à bout des obstacles d’une manière inflexible.

 

Les deux derniers militaires qui ont tenu leurs engagements jusqu’au bout en sont morts : le lieutenant Roger Degueldre et le lieutenant-colonel Jean-Marie Bastien-Thiry, fusillés en 1962 et 1963 pour avoir voulu garder l’Algérie à la France.

 

Pierre-Émile Blairon

 

Source : http://gaelle.hautetfort.com/archive/2016/02/12/la-police-de-la-pensee-dans-l-affaire-piquemal-5759163.html

 


Reportage...!

Pas besoin d'envoyer un général sur place pour constater l'étendue du désastre !

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