Gilets jaunes...


Gilets Jaunes : Des CRS en colère sur la prime de Macron : «Il nous a pris pour des putes ou quoi ?»


Marlène Schiappa nous fait sa grande scène

...par le Col. Georges Michel - le 06/12/2018.

 

À deux jours de ce samedi 8 décembre, on se demande bien qui hystérise le plus le débat : les gilets jaunes ou le gouvernement ? En effet, mercredi soir, débat marathon sur BFM TV entre gilets jaunes et politiques. Du côté du gouvernement, pour monter en première ligne, les petits soldats François de Rugy et Marlène Schiappa. Celle-la nous a fait sa grande scène de la diva en colère, acte III, scène 2. Une diva de plateau télé.

 

Dramatiser : le gouvernement sait que c’est sa dernière carte pour sauver sa peau. Ayant échoué, pour l’instant, à maintenir l’ordre, il voudrait nous faire croire que la République est en danger. Alors, poitrail haletant, chevelure au vent de la climatisation, telle La Liberté, de Delacroix, Marlène Schiappa monte à l’assaut de la barricade des gilets jaunes et s’érige en défenderesse de la République. Il est évident que le risque de violences, ce samedi, à Paris et dans d’autres grandes villes, est réel. Mais Marlène Schiappa voit pire ou fait semblant de voir pire : le risque d’une dictature militaire. Carrément. Elle ne le dit pas comme ça, mais c’est tout comme. Que dit-elle ? « Quand un porte-parole des gilets jaunes, dans une matinale, propose de virer le Premier ministre pour mettre à la place un pouvoir militaire, on propose de remplacer un pouvoir démocratiquement élu par un pouvoir militaire, c’est grave. C’est une attaque gravissime contre la République. » Ah oui, quand même.

 

Mais à quoi, à qui fait-elle allusion ? Aux propos de Christophe Chalençon, le gilet jaune de Vaucluse. Lundi, sur Europe 1, voici ce qu’il demandait : « La démission du gouvernement actuel et avoir un véritable commandant. C’est-à-dire une femme ou un homme qui va prendre le devenir de la France sérieusement… » Ce Christophe Chalençon, du reste, n’est pas spécialement un homme d’« estrèmedrouate ». La preuve : « Je pense qu’aux européennes, nous ouvrons le large chemin à l’extrême droite… » Et il précise sa pensée : « Je verrais bien un général de Villiers à la tête du gouvernement. Un homme de poigne. » Le journaliste Nikos Aliagas lui demande de préciser sa pensée : « Un militaire, vous voulez un militaire à la tête du gouvernement ? » Réponse de Chalençon : « Un militaire ! Bah, il n’est plus militaire, il est à la retraite, maintenant. Il a servi la France, que ce soit de gauche ou de droite. » » Ce qui s’appelle remplacer un pouvoir démocratique par un pouvoir militaire.

 

Soit Marlène Schiappa a écouté ce monsieur et n’a pas tout compris, soit on lui a fait un mauvais compte rendu, soit elle prend ses désirs pour des réalités. La menace d’un putsch militaire, l’appel à venir protéger l’Élysée à pied, à cheval, en voiture électrique ou à trottinette doit vous procurer une excitation que seule Marlène Schiappa, cette écrivaine à succès, est capable de décrire. Le grand frisson qui fait des allers-retours entre le bas-ventre et le cerveau gauche. Marlène Schiappa reste une gauchiste dotée des bons et vieux réflexes antimilitaristes.

 

Au fait, une petite remarque, comme ça, au passage. Quand Emmanuel Macron nomme un Laurent Nuñez (ancien préfet de police) secrétaire d’État auprès de Christophe Castaner, on ne crie pas à l’instauration d’un régime policier. Non, on dit que l’on nomme un grand serviteur de l’État, un technicien qui connaît bien les problèmes de sécurité et tout ça. Nuance. En revanche, le seul fait d’évoquer, au détour d’une matinale, le nom d’un général pour remplacer le Premier ministre, alors là, c’est différent : bruits de bottes et toutes sortes d’autres choses. Alors même que, par ailleurs, c’est sous Emmanuel Macron qu’on parle aujourd’hui d’un éventuel emploi des blindés de la gendarmerie pour rétablir l’ordre dans Paris. Une première depuis… ?

Comme dirait Édouard Philippe, les politiques sont « comptables » de ce qu’ils disent. Mais Marlène Schiappa sait-elle au moins ce qu’elle dit ? « Comediante ! Tragediante ! », aurait dit le pape Pie VII à Napoléon Bonaparte, un compatriote de Marlène Schiappa.

 

Source : http://www.bvoltaire.fr/marlene-schiappa-nous-fait-sa-grande-scene/?mc_cid=da57977f8a&mc_eid=c2875309d7

 


Le peuple français rejette la politique de Macron. Combien de temps y survivra-t-il ?

Le 03/12/2018.


De la Serbie à la Belgique, le mouvement des Gilets jaunes prend une dimension européenne

Le 05/12/2018.


Pour ceux qui n'ont pas vu ce qui s'est passé autour de l'Arc de Triomphe le 02/12/2018 :


Hors-contexte, anciennes ou faussement légendées...Toutes les images de violences en marge du mouvement des "gilets jaunes" ne sont pas authentiques.

Le 05/12/2018.


Point de vue sur la crise des gilets jaunes

...par Maxime Tandonnet - le 03/12/2018.


Un “gilet jaune” appelle le général de Villiers à la rescousse


La France en pré-insurrection ? La révolte du peuple de France ?

...par le Gal. François Chauvancy - le 03/12/2018.


Que dire devant un tel déchaînement de violence à Paris et en province … en ce jour de commémoration d’Austerlitz (pour rappel au président Chirac en 2005) ? N’est-ce pas l’effacement de cette victoire historique par la défaite de la gouvernance du président Macron ? Je constate déjà l’effacement médiatique de la politique étrangère de la France et donc du rôle du président de la République dans son domaine réservé : G20 en Argentine ? Exit. COP24 qui commence ce 2 décembre ? Ce n’est vraiment pas le moment, exit. Maintenant, pour reprendre une vieille expression, « la Corrèze plutôt que le Zambèze » ! Et toute révolution en France commence bien souvent et depuis bien longtemps par la révolte contre les taxes et les impôts.

Nous avons pu suivre les évènements des « gilets jaunes » depuis le 1er décembre et les nombreuses images diffusées interpellent. Or, depuis les émeutes dans nos banlieues de 2005, les manifestations débouchent systématiquement, ou presque, sur des violences contre les symboles de l’État, contre les biens des personnes, avec des voitures en feu comme d’ailleurs chaque année, plus de 40 000 par an (Saint-Sylvestre, 1 000 chaque année, 14 juillet, 900 en 2017), sur des pillages, sur une volonté de tuer les représentants de l’ordre qu’ils soient policiers ou gendarmes. Et demain ?

Quand l’Etat depuis des années laisse ou tolère au nom de la liberté de manifester les manifestations violentes que ce soit celles des agriculteurs, des cheminots l’an dernier, d’autres catégories professionnelles ou encore des banlieues et refuse la moindre fermeté, hormis la fermeté verbale, comment s’étonner que la France qui ne disait rien et qui travaille finisse aussi par exprimer son mécontentement ? Aussi, je ferai plusieurs remarques.

Sur la manipulation politique

Les politiques essayent de justifier leur incompétence. Pour diaboliser les « gilets jaunes », le gouvernement a voulu donner une coloration extrémiste de droite à la manifestation du 1erdécembre dans les jours qui ont précédé. Le discours médiatique prudemment l’évoque aujourd’hui sans le prouver. Les nombreux tags peints et les images montrent la place de l’extrême gauche et contredisent la manipulation « à l’ancienne » du gouvernement. Cela a échoué. Dès les premières images, l’extrême-gauche apparaît. Elle menace la République (comme toujours). Elle doit être combattue.

Sur l’exaspération d’une autre France, celle qui peine au travail.

Les émeutes de ce week-end ont montré l’exaspération d’une autre France qui n’est pas celle que l’on voit dans les émeutes habituelles. Cette fois, le Français de base se révolte. Plus rural, provincial, il est exaspéré mais il n’y a pas que lui qui est exaspéré par les impôts, les taxes sur le carburant. Il n’a pas encore  été rejoint par le retraité (c’est vrai qu’il court moins vite) mais pour combien de temps ? Et la classe moyenne entre les personnes fragiles toujours mise en avant et les « riches » », majorité silencieuse, quand va-t-elle descendre aussi dans la rue car elle aussi souffre et paie pour les uns et les autres. Les militaires font globalement partie de la classe moyenne par leurs soldes et leur niveau de vie dégradé, année après année. Ils sont donc désormais concernés.

Sur des responsables politiques qui ne sont pas à la hauteur.

Les propos de M. Castaner, ministre de l‘intérieur au JT de 20 heures sur TF1 ce samedi 1er décembre laissent perplexes. Déclarer que la stratégie des forces de sécurité a été contrecarrée par celle des « gilets jaunes » ou de ceux qui les avaient rejoints est grave. Cela signifie que le ministère de l’intérieur n’avait pas envisagé que les manifestants allaient s’adapter au système mis en place, avec une stratégie propre. En bref, manque d’anticipation, aveuglement, arrogance. M. Castaner aurait dû démissionner pour cette incompétence de ses services, sinon la sienne, et les discours habituels et convenus sur la « fermeté » n’auront que peu d’effets. Personne n’y croit.

D’autres propos sont aussi tout aussi choquants. Peut-on encore accepter les propos de Jean-Luc Mélenchon qui avait appelé à l’insurrection « citoyenne » et qui veut « surfer » sur la crise mais rappelons-nous les comportements de ce « tribun du peuple » lors des perquisitions qui l’ont concerné alors qu’il reste invité sur une chaine publique ce 2 décembre… mais est-ce surprenant?

Sur un maintien de l’ordre à revoir.

Les forces de sécurité avaient manifestement d’abord pour mission de protéger les centres de pouvoir, en fait l’Élysée. Selon un syndicaliste, une grande partie des forces était en garde statique, soit 80%. Il n’y avait donc pas 5 000 hommes comme annoncés pour contrôler la manifestation.

Je ne suis pas un expert même si j’ai écrit une doctrine sur le sujet il y a quelques années pour l’emploi des forces armées en maintien de l’ordre certes à l’étranger, mais allons-nous supporter longtemps les lanceurs de pavé, de boules de pétanque, les lanceurs d’insultes, « citoyens » impunis qui agressent les forces de sécurité pendant des heures ? Toutes les images des manifestations montrent ces agressions qui sont en boucle sur les réseaux sociaux.

Le débat sur l’autorité est permanent dans notre société. Ces agressions en sont le symbole. Il est de nouveau d’actualité. Cette autorité ne peut s’exprimer d’abord que par le respect de nos forces de sécurité et la crainte qu’elles doivent inspirer. Prendre des pavés, de la peinture, des insultes à distance « d’homme », ne doivent plus être tolérés.

Il est temps que les forces de sécurité soient aussi équipées d’autres moyens. A un certain seuil de violence, celle-ci restant bien souvent impunie (combien de condamnations lors de la dernière manifestation des « gilets jaunes » ?) qui, de fait, l’encourage, policiers et gendarmes doivent être équipés d’armes de neutralisation à distance, en l’occurrence d’armes tirant par exemple des balles en caoutchouc. Le « violent » doit risquer son intégrité physique et l’Etat doit l’assumer, l’opinion publique l’accepter. Il est temps de calmer « le violent » en situation d ‘impunité. Encore faut-il le vouloir.

Sur le rôle de l’Armée.

Rappelons avant cela les effectifs de forces de sécurité en France après des années de déflation qui montrent les impasses gouvernementales successives et dissimulées. Les forces armées représentent environ 210 000 personnels dont moins de 20 000 utilisables en forces de maintien de l’ordre à condition qu’elles soient formées pour cela. C’était le cas il y a quelques années pour l’infanterie soit environ 12 000 hommes mais aujourd’hui ?

Globalement, la gendarmerie nationale incluant la gendarmerie mobile représente 97 000 personnels disséminés sur le territoire. La Police nationale représente 145 000 hommes. 26 000 policiers communaux les assistent. Les seules forces d’intervention mobiles de la police et de la gendarmerie représentent 30 000 hommes pour tout le territoire national dont outre-mer(13 000 CRS et 17 000 gendarmes mobiles, forces de deuxième catégorie), S’ajoutent les réservistes des armées de la gendarmerie, des armées et de la police de quelque cent mille personnels mais comment les employer dans un contexte insurrectionnel.

Dans tous les cas, pour le personnel en activité, les forces de sécurité en renfort sont aujourd’hui limitées. Les chiffres budgétaires ne sont pas les chiffres des effectifs disponibles : malades ou blessés, en stage, en permission, en récupération. Ces effectifs ne seront jamais disponibles instantanément , soit 25% en moins, encore moins sur la durée comme aujourd’hui après trois ans de guerre contre les terroristes islamistes. La sécurité a un coût en personnel qu’il faut mettre en comparaison avec le coût de l’insécurité mais c’est un choix politique.

Cependant, les forces armées, hors gendarmerie, sont une force de 3ème catégorie. Les armées restent le dernier recours de la République, comme toujours, pour la protection de ses institutions et malgré le mauvais traitement du président de la République à l’égard des armées et du général de Villiers (Cf. Extraits du Monde, « La vraie crise entre le pouvoir et l‘armée », Nathalie Guibert, 28 novembre 2018, « Qui c’est le chef ? » et mon billet du 12 novembre 2017, « Servir pour protéger », je (nous) n’oublie pas).

Je rappelle que les armées sont déjà présentes avec les gendarmes mobiles, et les sapeurs-pompiers de Paris, caillassés ce 1er décembre, d’ailleurs comme souvent lorsqu’ils interviennent dans les quartiers dits difficiles. Acceptable ? Non, mais cela continue depuis plusieurs années, en toute impunité.

Les armées en tant que telles peuvent effectivement prendre des missions au moins de garde et de soutien pour dégager des effectifs de police. Cependant, leur mission ne pourra pas se limiter à surveiller sans réagir. Disposant d’une arme de guerre, il ne devrait avoir dans ce cas aucune ambiguïté sur son usage mais il faudra beaucoup de courage politique pour assumer cette réquisition et les risques. Attaquer un soldat de la République est un geste politique. J’espère que les chefs militaires sauront rappeler dans le cas où une telle solution serait retenue qu’aucun soldat ne devra être dans une situation où il serait sans défense. La communication gouvernementale devra être claire et sans ambigüité.

Sur l’attaque des symboles de la République et de notre histoire.

Une préfecture brûlée. Inadmissible et ce n’était pas le fait de « petites frappes de banlieue ».

Un Arc de triomphe tagué parce qu’il n’était pas protégé alors que l’Élysée l’était. Inadmissible. Il est vrai que le président Macron y tançait Donald Trump ce 11 novembre en réponse à ses tweets sur l’état de la France. Intéressant comme retournement, non ?

Une place Vendôme vandalisée et un ministère de la Justice non protégé, tout un symbole mais ce ministère a eu de la chance. Peut-être que les vandales ne savaient pas que ce ministère était situé là.

Tout est symbole et j’espère que tous sauront condamner ces attaques mais je n’en suis pas sûr.

Pour conclure.

Nous devons soutenir les « gilets jaunes » et utiliser cette pré-insurrection légitime pour faire évoluer notre démocratie. Le président doit-il démissionner pour autant ? Sans doute pas constitutionnellement. Cependant les mesures qui auraient pu calmer la colère d’une partie du peuple français auraient dû être prises avant ce 1er décembre. Maintenant toute concession sera une preuve de faiblesse. Mauvais timing. Mauvaise appréciation stratégique. Mauvaise politique, d’apporter une solution à cette situation très complexe désormais. Bien que…

Cependant, soutenons les « gilets jaunes » mais pas la violence de certains d’entre eux en se souvenant qu’ils ont parfois fait les révolutions d’hier. Combattons les voyous et refondons notre République… sans toutefois passer à la VIe république.

Pour ma part, je commémore la victoire d’Austerlitz du 2 décembre 1805, symbole des saint-cyriens et d’une … gloire passée et dont les maréchaux et généraux victorieux ont leurs noms gravés sur l’Arc de Triomphe mais quelle honte aujourd’hui en 2018 pour eux qui ont fait la gloire notamment militaire de la France. Je pense qu’ils auraient agi différemment certes sous l’autorité de l’Empereur.

 

Source : http://chauvancy.blog.lemonde.fr/2018/12/03/la-france-en-pre-insurrection-la-revolte-du-peuple-de-france/


Triste jour pour notre pays, notre patrie.

...par le Col. (er) Gilles LEMAIRE - Le 02/12/2018.

Triste jour pour notre pays, notre patrie.

 

Nous avons atteint le fond.

Sidération, incroyable, hier ils ont osé. Même la chienlit de 68 ne nous avait pas conduits à pareille nausée. L’Arc de triomphe est devenu d’un coup l’Arc de la honte. Lieu sacré, symbole absolu, lieu ultime de recueillement, il a été profané par des sous-hommes que l’on a laissé agir à leur guise. Depuis longtemps l’insulte à des cimetières est devenue monnaie courante, les morts ne peuvent plus rester en paix et peu s’en soucient, la simple notion de respect étant devenue proche de l’atteinte à la liberté individuelle selon des critères trop partagés dans notre époque.

Hier, c’était trop. C’était le symbole du sacrifice pour la nation qui a été atteint. Le sacrifice d’un million quatre cent mille soldats morts, de quatre millions de blessés et invalides, mais aussi des mêmes de la deuxième guerre mondiale et de tous les conflits qui ont suivis, y compris nos plus récentes interventions extérieures. Ce pauvre gars explosé dans le plus grand sacrifice consenti par un peuple, sis en dessous d’une flamme que l’on a  décidé éternelle, s’est vu submergé par des rigolards pressés de satisfaire leur mal être en poussant à l’effondrement d’un monde qui contribue pourtant à leur médiocre existence.

Hier, nous avons eu mal à la France. Ceux qui aiment charnellement ce pays ont été atteints au plus  profond d’eux-mêmes, atteints par une détresse irréparable parce que l’irréparable a été accompli. Jamais honte ne semble avoir été aussi écrasante.

Cette vile pollution du sacrifice réclame vengeance. On invoque la justice. Il n’y a plus à comprendre mais à réprimer. Mais peut-on croire que justice sera rendue devant tant d’incapacité à conduire la chose publique ?

Problème social. Sans doute. Mais c’est l’Etat qui est atteint, il est enrayé, il ne fonctionne plus.  L’excuse sociale à cette abjection n’est plus recevable, n’est plus concevable, parce que la disparition entrevue de cet Etat rend dérisoire l’invocation d’un social qui ne peut être généré que par cet Etat. La France est une nation. Elle s’est donné un Etat qui, au respect de sa devise de liberté, d’égalité et de fraternité, s’est édicté une constitution impliquant toute sollicitude envers les plus humbles. « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » selon le premier article de cette constitution. Le social vient de réduire la démocratie qui définit cet Etat : comment quelques centaines d’individus peuvent-ils ainsi circonvenir la volonté de tous, s’en prendre au symbole profond de ce qui fonde notre unité ? Le pays est arrêté, subjugué, paralysé, sans réaction face à cette incroyable transgression, face à ce coup de force obscène rapporté par les écrans des heures durant. Incontestablement les institutions sont altérées, elles se montrent incapables de répondre au malaise.

Pour revenir à la blessure infligée à notre symbolique nationale, il serait sans doute judicieux de confier la garde de notre illustre inconnu à l’armée française comme cela se fait déjà dans beaucoup de pays de par le monde dans des lieux comparables. Sans doute la présence d’une troupe en armes dûment renforcée en la circonstance aurait pu arrêter ce lamentable spectacle qui nous a été offert hier, jour maintenant tristement inscrit dans nos mémoires.

Gilles LEMAIRE
Colonel (er)
Adhérent de l’ASAF
(Extrait de texte)

 

1176646 des policiers protegent la tombe du soldat inconnu sous l arc de triomphe alors que des gilets jaune  tags arc de triomphe

Source : https://www.asafrance.fr/item/triste-jour-pour-notre-pays-notre-patrie.html


La haine en marche : à quand un geste de Macron pour rétablir la paix sociale ?

...par le Col. Georges Michel - le 02/12/2018.

 

« Dix ans, ça suffit ! » : c’était l’un des slogans de Mai 68. Cette « révolution » de jeunes bourgeois était « fraîche et joyeuse », comme la guerre en dentelles. Lorsqu’on écoute les « anciens combattants » de Mai 68, jamais on n’entend le mot de « haine ». On dressait des barricades, on faisait le coup de poing avec les « CRS-SS » au nom d’une utopie. Au-delà des barricades, il y avait un horizon, certes factice, mais porteur d’un certain espoir. Très différent, me semble-t-il, est le climat des événements actuels.

On enfile un gilet jaune, on occupe un rond-point, on monte à Paris pour manifester, parce qu’on n’a plus rien à manger dans le frigo au 15 du mois, qu’on a le pressentiment que sa retraite sera misérable, que les enfants auront une situation sociale inférieure à la sienne. Bref, on enfile un gilet jaune car on ne voit pas d’horizon. Car on a la haine. Et la haine qui se développe est peut-être plus profonde que celle que l’on perçoit à travers les scènes d’insurrection de samedi. Emmanuel Macron, qui, un temps, envisagea de commémorer Mai 68 perçoit-il ce sentiment ? Un sentiment plus fort que la colère qui, elle, dans une certaine mesure, peut être sainte, saine et juste. Emmanuel Macron, qui se targue de connaître l’Histoire de France, devrait réfléchir à ces moments où tout peut basculer pour un rien plutôt que pérorer depuis l’étranger, comme il le faisait encore vendredi, en Argentine, en déclarant, toujours modeste, que « c’est dans ces moments-là qu’on teste aussi la force d’âme d’un pays, d’un peuple et, en quelques mesures, de ses gouvernants ». Et pour l’instant, les banlieues, qui s’enflammèrent en 2005, semblent rester calmes…

La semaine dernière, Valeurs actuelles faisait sa une sur « Macron, l’incendiaire ». De retour d’Argentine où, samedi soir, il rendait compte, tel un porte-parole du groupe Bilderberg, en des mots désincarnés, inutiles, creux, satisfaits, de la réunion du G20, à sa descente d’avion, il est allé immédiatement saluer les forces de l’ordre et constater l’ampleur des dégâts. Les mauvais esprits diront que les pyromanes reviennent toujours sur les lieux de commission de leurs actes.

La pire erreur que puisse faire, désormais, Emmanuel Macron – mais le pire n’est jamais sûr, on le constate depuis dix-huit mois – serait de se réfugier derrière un discours exclusivement centré sur la sécurité, cette sécurité qui est une des priorités des Français et que son gouvernement a été incapable de rétablir depuis qu’il est aux affaires et qu’il a, au contraire, contribué à dégrader. À l’évidence, on jetant de l’huile sur le feu depuis plusieurs semaines, Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Christophe Castaner sont comptables de ce qui se passe, aujourd’hui, dans le pays. Face à ce sentiment de haine qui se développe de façon inquiétante pour la paix sociale, la concorde, Emmanuel Macron ne peut pas, ne peut plus tenir des discours hors-sol ou de comptable comme celui du Charles-de-Gaulle, de mardi dernier ou de Buenos Aires. En est-il capable ?

En tout cas, on retiendra que c’est sous le principat d’Emmanuel Macron qu’on dégrada l’Arc de Triomphe sous lequel repose le Soldat inconnu. Tant de haine. Même en mai 68…

 


Communiqué de la Fédération Nationale André Maginot

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Madame, Monsieur, chers adhérents, chers amis,

Après les scènes d'émeute qui ont défiguré le centre de la capitale, et qui étaient relatées dans mon dernier envoi, je vous adresse ce message reçu ce matin de l'Amicale de l'ETAP.
Il contient une déclaration du général B DARY qui met fin à une interrogation sur le rôle des GJ pendant ces émeutes et pose la question de celui des pouvoirs publics à propos de "l'utilisation" des casseurs pour discréditer ce mouvement de contestation populaire.

Bonne lecture


D. BADIN
Délégué ASAF 07 et 26


Communiqué du général Bruno Dary, Président du comité de la Flamme

« Chers camarades,
 
 
 
samedi dernier, à l'Arc, nous avons connu et vécu le pire et le meilleur....
 
 
 
Le pire, avec les scènes de violence sur la place de l’Etoile, de nombreux tags sur l'Arc de Triomphe et le pillage complet du magasin et du musée situés dans ce monument !
 
 
 
Mais nous avons vu aussi le meilleur avec des Gilets Jaunes qui ont protégé la Flamme pour empêcher sa profanation et ont chanté la Marseillaise avec nous ; avec nos commissaires qui ont veillé à remplir leur mission quotidienne ; et, dimanche soir, avec le le Ravivage à l’occasion du « 2S », en présence de notre CEMA, de la Secrétaire d’Etat et du Ministre de l’Education Nationale !
 
 
 
En ma qualité du « Président du Comité de la Flamme », j’invite toutes les associations du monde combattants avec leur président, leur porte drapeau et les adhérents disponibles, à venir à l’Arc mardi prochain 04 décembre, pour raviver ensemble la Flamme. Le but de ce rassemblement est d’affirmer solennellement notre attachement à ce symbole fort de la nation ; il est également de montrer notre cohésion et de rappeler notre détermination à être en mesure de défendre la « dalle sacrée », si une situation aussi triste se renouvelait !
 
 
 
Le général d’armée Bruno DARY
 
Président de la Flamme.
 

 

 

Bonsoir à tous.
 
 
Avec son accord, je vous adresse ce poème original composé à chaud sous le coup de la colère et de l’indignation par  le MG 2s François-Marie Grimaldi à la suite de la profanation de la dalle sacrée du Soldat Inconnu survenue hier sous l’Arc de Triomphe ( ci-dessous ).

Le viol de l’Inconnu

 

Dimanche 2 décembre. Quel triste matin !

Il pleut sur Austerlitz, comme il pleut sur Verdun.

Sur la Place de l’Etoile, après les cris de haine

S’activent maintenant les services d’hygiène.

 

Sous la dalle de granit l’homme qui gît ici

A vu brutalement son Arche obscurcie.

Celui qui tous les soirs recueille les honneurs

A été piétiné par des dévastateurs.

 

Profané, dégradé, tagué, détérioré,

Et même l’inconcevable, il s’est senti violé.

Lui qui s’est sacrifié au nom de la Patrie

Se sent désemparé et son corps est meurtri.

 

Du visage anonyme de notre frère d’armes,

Après l’étonnement, a coulé une larme.

Il ne comprend plus rien, il s’est senti bien seul

Alors qu’il se pensait en paix dans son linceul.

 

La flamme a vacillé sous les coups de cette foule

Qui « courageusement » se cache sous une cagoule.

Mais elle a tenu tête et n’a jamais faibli,

Seul repère allumé quand l’ordre fut rétabli.

 

La lumière est restée au centre de la Place,

Tel un phare, un jalon, symbole de l’audace.

Ce soir se tiendra un nouveau ravivage

En preuve d’unité, de force et de courage.

 

François-Marie Grimaldi

2 décembre 2018


LE GÉNÉRAL TAUZIN S’EXPRIME SUR LES GILETS JAUNES

...le 27/11/2018

 

« J’habite un village du Périgord qui ne fait pas exception à la désertification, à l’impossibilité pour les jeunes de trouver du travail, à l’obligation de prendre la voiture pour une baguette de pain, à la fermeture des services publics et à l’inexorable éloignement des services médicaux.

Contrairement à ce que le gouvernement et certains médias voudraient nous faire croire, les « gilets jaunes » ne sont pas des radicalisés extrémistes dangereux, même s’il peut y avoir infiltration de personnes mal intentionnées.

Je les connais, car je les côtoie tous les jours, au contraire de nos gouvernants pour qui la misère n’est qu’une courbe sur un graphique.

Ce sont des Français qui n’en peuvent plus, des Français à bout, responsables et travailleurs, ceux-là même que l’on qualifie avec mépris de « sans dents », « d’illettrés » parfois, et qui sont, ni plus ni moins, abandonnés par ceux qui devraient être à leur service, des Français sans espoir ni espérance. Et là est le danger.

Que les gouvernants arrêtent de faire croire qu’ils ne comprennent pas le problème de ce qui pourrait devenir un soulèvement populaire. Ils seraient alors les véritables responsables d’un affrontement. Qu’ils cessent de faire de la politique politicienne et fassent enfin de la vraie politique, et la vraie politique est SERVICE de la France et des Français ! Cette levée des Français en voie de sous-développement n’est pas non plus un problème de « droite ou de gauche », c’est la France qui souffre, la France qui n’en peut plus d’être oubliée chez elle. En prendre conscience et prendre les mesures adéquates est désormais une question de survie.

Cependant, si je comprends ce ras-le-bol, j’adjure les « gilets jaunes » de ne pas commettre d’imprudence, ni de provocation. Tout peut très vite déraper et je crains que le gouvernement ne fasse rien pour calmer la situation si tant est qu’il en soit capable. J’en veux pour preuve les manipulations de chiffres (280 000 participants annoncés pour la manifestation du 17 novembre ?!), manipulation des faits en faisant endosser toute la responsabilité des blessés aux manifestants, propos injurieux et méprisants, silence coupable de certains ressemblant à une fuite, etc.

Cela risque d’empirer et même de devenir incontrôlable. Il me paraît évident que ce mouvement était, au début, totalement spontané ; aujourd’hui, s’il prend de l’ampleur avec des leaders identifiés, il sera facile de l’infiltrer par quelque service bien entraîné et surtout par des groupuscules ne voulant que le désordre et la casse. Je vous le répète : je vous adjure d’être prudents, chaque dérapage peut être fatal, d’abord en discréditant une légitime démarche, et surtout en conduisant la France à un point de non-retour. Certains en profiteront, soyez-en sûrs, ils n’attendent que cela !

J’ai connu quatre guerres civiles sur le terrain : en Yougoslavie, en Somalie, au Liban et au Rwanda. Tout peut basculer en une nuit, je l’ai vu et vécu. En quelques heures un voisin, un ami, un membre de sa famille même peut devenir un dangereux ennemi. Nous-mêmes avons connu cela par le passé… N’en arrivons pas là ! Ne croyez surtout pas qu’une guerre civile se contrôle par ceux qui en sont les victimes, cela va très vite et surtout cela peut être provoqué par d’autres que les « gilets jaunes » !

Ne vous laissez pas manipuler, veillez aux infiltrations de toute sorte, soyez calmes et prudents, ne répondez pas aux provocations et ne vous y laissez pas entraîner. Ne vous laissez pas submerger non plus par la situation, car le désespoir peut mener à des violences qui ne résoudraient rien et ne feraient que donner des prétextes à vos opposants. Et je demande la même chose à nos forces de l’ordre : agissez avec honneur !

La beauté et la légitimité de ce mouvement ne pourront qu’éclater si le calme et l’union fraternelle transpirent de vos actions. La France peut se rebâtir et son peuple est le mieux placé pour y parvenir.

C’est le relèvement de la France à visage humain contre la France des gestionnaires ; de la France profonde contre la France centralisée ; de la France unie et patriotique contre le mépris et l’arrogance de ceux qui se croient être des élites.

Restons calmes, soyons au service les uns des autres et ne quittons jamais des yeux notre belle France. »

Didier Tauzin

 

Source : http://www.profession-gendarme.com/le-general-tauzin-sexprime-sur-les-gilets-jaunes/

 


Communiqué / gilets jaunes

...par le Gal. Antoine Martinez - le 22/11/2018

Les Volontaires Pour la France, fidèles à leur engagement, ne sont pas restés spectateurs le 17 novembre mais acteurs parmi des centaines de milliers de Français. Ils se sont associés à l’appel citoyen de cette France en colère et ont été présents dans les rassemblements sur tout le territoire afin de contribuer à faire entendre l’exaspération des Français. Ils l’ont fait, conformément aux consignes données, dans le calme, le respect des lois de la République et le refus de toute action violente.

Alors que l’action des gilets jaunes se poursuit depuis le début de la semaine, il est impératif d’éviter quelques écueils :

– dans certains secteurs, le mouvement est infiltré par des casseurs dont les actes répréhensibles visent à décrédibiliser l’action des gilets jaunes et peuvent conduire à l’arrestation de certains parmi ces derniers par les forces de l’ordre en intervention,

– il n’est pas souhaitable de bloquer indéfiniment les automobilistes car il y a un risque croissant d’opposition aux gilets jaunes d’une partie des Français, ce qui serait contre-productif, surtout si le mouvement dure. Il est donc préférable de lever les blocages routiers,

– depuis le début de la semaine, les forces de l’ordre reçoivent des instructions pour intervenir sur les points de blocage et procéder à d’éventuelles arrestations si nécessaire. Il faut éviter toute confrontation avec les forces de l’ordre.

Dans ces conditions et en attendant la manifestation annoncée pour le 24 novembre à Paris à laquelle les VPF s’associent, il convient, au niveau local, de définir d’autres modes d’actions en respectant la légalité tout en ne se trompant pas de cible (l’Etat), ni du but recherché par la majorité des citoyens (la réduction de la pression fiscale confiscatoire et punitive), et sans oublier les causes réelles non avouées de ces augmentations d’impôts et taxes (augmentation des dépenses liées notamment au service de la dette et à l’accueil des clandestins, deux priorités de l’oligarchie au pouvoir) qu’il est temps de dénoncer. Ces derniers points doivent impérativement être relayés sur le terrain par nos Volontaires gilets jaunes. Il faut dénoncer cette confusion entretenue par l’oligarchie entre fraternité et fiscalité en la rapprochant d’ailleurs du Pacte mondial sur les migrations de l’ONU sur lequel le président de la République et le gouvernement restent silencieux alors que sa signature est prévue en décembre, au Maroc. Ce pacte considère le droit de migrer tout simplement comme un droit de l’Homme avec les conséquences catastrophiques qu’on peut imaginer pour l’Europe et en particulier pour la France en matière d’immigration de masse et d’insécurité.

Après l’attaque sans précédent que les peuples européens ont subi avec la submersion migratoire engagée depuis 2015, l’ONU cherche à présent à légaliser toute migration. Un projet suicidaire que de nombreux pays européens refusent de signer en raison de la menace qu’il constitue non seulement sur le plan identitaire mais également sur le plan économique, ce dernier critère nous ramenant à ce qui précisément a déclenché l’action des gilets jaunes. Ce pacte doit donc être rapidement dénoncé et refusé. C’est une priorité à faire partager et c’est un combat que mèneront les Volontaires Pour la France.

Deux des principes fondamentaux de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen sont le droit à la sécurité et le consentement à l’impôt. Ils sont aujourd’hui totalement bafoués par ceux-là mêmes qui prétendent les défendre en cherchant à imposer cette supercherie que serait le droit de migrer, droit qui primerait sur des droits fondamentaux reconnus unanimement par l’ensemble des peuples représentés à l’ONU, droit qui primerait sur la volonté des peuples, jamais consultés en matière d’immigration et de fiscalité. Les VPF dénonceront à l’avenir, au cœur du combat de nos courageux gilets jaunes, cette manipulation des esprits et cette imposture.

 

Général Antoine MARTINEZ

Coprésident des Volontaires Pour la France

 

Source : https://volontaires-france.fr/communique-gilets-jaunes/

 

 

Pétition : Non à la signature du pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.

https://volontaires-france.fr/petition-non-a-la-signature-du-pacte-mondial-pour-migrations-sures-ordonnees-et-regulieres-qui-doit-etre-adopte-par-les-etats-membre-de-lonu-a-la-conference-intergouvernementale-les-10/

 


Le ministre de l'intérieur visite les Gilets Jaunes...!

Commentaires: 1
  • #1

    patrick tiso (mardi, 04 décembre 2018 13:06)

    On parle de migrations, mais des millions d'individus déferlants sur l'Europe n'est-ce pas une invasion ? l'armée ne doit-elle pas défendre le pays contre ce genre d'actions ?.