"Au pieds, le climat...!"

...par le Gal. Roland Dubois - le 18/01/2020.

 

Les 150 membres de la convention citoyenne sur le climat (CCC) ont reçu le président de la république. Il lui a été demandé s’il s’engageait vraiment à relayer leurs propositions « sans filtre » aux Français, soit par des règlements, soit par des lois soumises au parlement, soit par référendum. On peut avoir deux réactions face à cette prétention à faire la loi de gens tirés au sort et non pas choisis en fonction de leur compétence dans le domaine énergétique-écologique. Soit on s’inquiète qu’un texte rédigé par une minorité d’incompétents puisse être soumis à l’approbation d’une foule d’incompétents via le référendum, soit on se dit que le bon sens populaire sollicité ne fera pas plus mal que des parlementaires imprégnés de la doxa écologique, chez qui trop souvent l’engagement quasi religieux remplacera le bon sens, comme le passé récent en a déjà apporté des preuves. Ce que j’espère le président ne fera pas, c’est accorder le « sans filtre ». Sinon autant renoncer tout de suite à la démocratie représentative.

La planète se réchauffe sans doute. Dans ce domaine où l’échelle des temps n’est pas humaine, on ne sait pas si c’est à inscrire dans une évolution sinusoïdale à courte période, ou dans le très long terme. Les références historiques anciennes sont nombreuses de longues périodes, à l’échelle humaine, de saisons très froides, très sèches, très chaudes ou très humides, quand les conditions archaïques de l’existence humaine les rendaient plus dramatiques. Les statistiques fiables ne remontent guère qu’à un siècle et demi. Alors il est facile de dire, expression galvaudée par les journalistes, que c’est du « jamais vu » depuis…, depuis un point de départ qui est de plus en plus proche d’ailleurs. Bientôt on ajoutera « depuis la semaine dernière » ! L’expression est là pour paniquer le lecteur convaincu de vivre dangereusement le moment présent.

Dans son histoire la planète n’a cessé de passer par des cycles de réchauffement et de refroidissement, même en l’absence des hommes. Les glaciers ont laissé des empreintes gigantesques jusqu’en Corse. A contrario des fossiles d’animaux qu’on ne trouve qu’en régions tropicales ont été trouvés en France.

Quelle est l’influence humaine sur le réchauffement actuel? Probablement bien moindre que ce que le GIEC prétend, contredit d’ailleurs par d’autres experts, non moins crédibles mais moins écoutés parce que la doxa écologique l’exige. De toutes façons, la France, qui représente moins de 1% de la population de la planète et moins de 1% des émanations de gaz à effet de serre, ne peut avoir aucune influence notable sur l’évolution du climat, et toute dépense imposée aux Français dans ce but n’a aucun sens ; alors qu’aucun des pays les plus pollueurs de la planète ne s’impose de taxe carbone, et que la France est déjà à cet égard un des meilleurs élèves grâce à sa production d’énergie électrique d’origine nucléaire. Tout impôt, toute taxe, lié à ce souci de « sauvetage » de la planète doit donc être proscrit car il est inutile et ruineux.

Ce qui ne signifie pas que le souci écologique doit être absent de nos préoccupations. Les Français comprennent l’écologie qui les touche de près, l’écologie raisonnable, c’est à dire expurgée des mensonges qu’on leur distille en permanence sur la voiture électrique, l’éolien, les capteurs solaires, ruineux, dommageables pour l’environnement, et sans intérêt tant qu’on ne saura pas stocker l’électricité en grande quantité. L’écologie qu’ils pourront maitriser à un coût acceptable est bienvenue. Ils ne veulent pas transformer leur environnement et les mers en poubelle, leurs rivières en égouts. Ils veulent respirer un air sain. Ils comprennent aussi que les ressources énergétiques naturelles ne seront pas éternelles, qu’il faut les économiser et à terme apprendre à s’en passer. Mais en attendant il ne faut pas dépenser en pure perte, au détriment des Français et à la grande satisfaction de nos concurrents, des sommes démentes dans la prétention grotesque de commander au climat de la planète. Il faut :

  • Pérenniser le recours au nucléaire qui reste à l’horizon visible, avec l’hydraulique, la seule source d’énergie permanente et non génératrice de gaz.

  • Stopper la frénésie des constructions d’éoliennes et de capteurs solaires, couteuses, qui nécessitent parallèlement la mise en service de centrales thermiques, génératrices de ces gaz proscrits, ce qui est un comble.

  • Amplifier la recherche dans tous les domaines qui touchent la production énergétique et sa conservation.

  • En attendant des solutions pérennes hors nucléaire et hors carbone à un horizon incertain, lever les interdictions d’exploration et de production d’hydrocarbure à partir de schistes sur notre sol, sinon, demain, en attendant le jour béni de l’énergie 100% propre, paradoxe absurde, nous importerons du pétrole américain produit justement à partir de schistes bitumineux dont nous avons d’importants gisements et que vertueusement nous proscrivons.

Comment imaginer qu’en augmentant les taxes et en multipliant les éoliennes et capteurs solaires inutiles dans le petit pays rouge ci-dessous, on contribuera en quoi que ce soit à protéger du dérèglement climatique tout ce qui est en bleu et en blanc sur cette carte ? On se moque de nous.

Général (2s) Roland DUBOIS

VPF Ile de France

Source : https://volontaires-france.fr/aux-pieds-le-climat/

 

...parmi les commentaires, celui d'ARNAUDIES en réponse à M. Tripier, m'a paru particulièrement intéressant.

Je me permets de le reproduire ci-dessous.

JMR

Votre argument n’en est plus un.

Aujourd’hui, les déchets, avant même de les détruire dans l’oeuf par des hyperlasers (ce qui prendra une dizaine d’années pour être faisable au stade industriel), ne sont plus un problème.

 

D’abord, leur quantité est ridicule par rapport aux cendres des centrales à charbon, qui émanent elles aussi de la radioactivité. Le rapport des masses entre ces  »déchets  » et ces cendres est si grand que la radioactivité engendrée par ces cendres est bien plus importante que celle de tous les  »déchets’ nucléaires réunis.

 

Mais le principal, c’est que les  »déchets » sont recyclables dans les centrales de l’actuelle et prochaine génération de nucléaire civil. Autrement dit, les déchets des générations précédentes de centrales nucléaires sont des combustibles pour celles des actuelles et prochaines générations. On peut recycler ainsi des dizaines de fois ces produits. A la fin de ces recyclages, on obtient des quantités misérables de vrais déchets inutilisables, qui ne contiennent que très peu de produits à période longue (bien moins que ceux qu’on trouve dans la nature, qui existent depuis des temps immémoriaux).

 

La question des déchets nucléaires est donc obsolète, il va falloir trouver autre chose pour diaboliser ce qui est le moyen (et le seul pour l’instant) de juguler enfin la  »crise de l’énergie » qui pourrit notre vie d’occidentaux et assassine notre jeunesse depuis 47 ans.

 

Les russes et les américains sont en train de nous damer le pion dans la technologie des centrales nucléaires civiles, où nous étions déjà si bien placés en 1990 encore. Ils exportent leurs centrales en les présentant comme des  »centrales à zéro déchet », ce qui est presque vrai.

 

Mais ces FAITS, qui réduisent à rien du tout les arguments des antinucléaires, sont soigneusement cachés au grand public par les prêtres écolos (car ce sont des religieux, de la pire espèce, qui nous font encore plus mal que les pires des vrais) et ce négationnisme les accable et les décrédibilise gravement et définitivement aux yeux de la partie la plus éclairée de la population.

 

L’argument de la relative rareté du combustible nucléaire primaire sur la planète ne tient pas davantage debout. Avec les recyclages, même en admettant une croissance réaliste de la consommation d’énergie électrique de l’humanité, rien qu’avec le nucléaire civil, on en a pour plus de trois mille ans. Ce fait qu’on ne peut pas contester sans se couvrir de ridicule a été dit une fois pour toutes à France Inter par Anne Lauvergeon, dans une matinale consacrée à l’énergie nucléaire civile, durant la campagne présidentielle de 2007.

 

Interpellée par un auditeur en direct sur cette rareté, elle a expliqué de façon lumineuse ce que je viens d’écrire ici, et elle a pris date. Elle a publiquement demandé aux contestataires de ces vérités de lui écrire à son nom, à une adresse qu’elle leur a donnée, leurs preuves de la fausseté de ce qu’elle venait d’exposer. Elle n’exigeait d’eux qu’une chose : donner leur véritable nom et fonctions dans la société. Elle leur demandait aussi intervenir sous leur vrai nom avant la fin de l’émission, en offrant de discuter leurs arguments quels qu’ils soient.

 

Anne Lauvergeon, à l’heure où écris ces lignes, n’a reçu strictement aucune lettre, et durant ce qui restait d’émission, aucun appel pour discuter avec Anne Lauvergeon n’a été reçu, comme en a informé les auditeurs le standard de France Inter, quand l’émission s’est terminée.

Pour finir, je précise que la technologie du nucléaire civil par la fission est devenue si performante, si sûre et si durable (trois mille ans garantis !) que beaucoup de bons esprits se demandent s’il vaut la peine de poursuivre les recherches sur la fusion nucléaire (je ne discute par ce point dans ce message).

 

A l’intention des lecteurs du site, je rappelle qu’en 1981, les israéliens ont bombardé la centrale nucléaire civile que les français avaient construite en Irak, à Osirak (au centre du désert dru pays) avec 16 énormes bombes hyperpuissantes larguées par gros bombardiers de guerre, en plusieurs raids, au point qu’il n’est pas resté une seule pierre debout au-dessus du sol, sous prétexte de  »risques de fabrication d’armes de destruction massive ». Cette centrale était un prototype, livré clés en mains en 1975, qui a fonctionné jusqu’à cette destruction intégrale sans aucun incident. En échange, alors que sévissait la calamiteuse crise du pétrole, l’Irak de Saddam Hussein nous vendait du pétrole à un prix correct. De la part d’un Etat qui possède (cela a été publiquement avoué) un arsenal nucléaire militaire d’au moins une centaines de bombes A, la bonne foi n’était guère convaincante. D’autant plus qu’il est impossible de fabriquer une bombe A avec les produits d’une centrale nucléaire civile aussi modeste que celle d’Osirak (et même avec une centrale civile du niveau de Fessenheim). Cette centrale d’Osirak avait une puissance de 75 MW (contre 1000 pour un réacteur nucléaire  »normal »)

 

Il faut savoir que nous n’avons pas pu demander d’indemnités, et qu’en revanche, nous devions indemniser l’Irak, qui nous avait fourni déjà pas mal de pétrole en 1981, et qui se retrouvait sans rien en échange. Pour le dédommager, nous avons construit un excellent centre d’études nucléaires civiles à 30 km de Damas, qui ne présentait aucun risque de prolifération. Après avoir étudié la faisabilité, les israéliens ont bombardé ce centre sans préavis, en 1988-89, juste à la veille de la guerre nommée  »tempête du Désert », ce qui éclaire singulièrement cette guerre d’un jour peu présentable. Et ce qui explique la démission de Chevènement, qui s’opposa à l’envoi d’un bataillon de soldats français pour seconder Bush moralement dans cette guerre.

 

On notera que les écolos ont toujours soigneusement caché ces faits au public. Ces faits ont démontré que les arguments des écolos sur le risque d’explosion d’une bombe A par faits de guerre d’une centrale nucléaire civile n’étaient que propagande, et que le risque d’irradier tout une province pour les mêmes raisons étaient faux. Ces faussetés odieuses sont constamment dénoncées par les gens qui savent de quoi ils parlent, mais à cause de la propagande écolo, personne ne les entend.

 

Ma conclusion, c’est que continuer à faire peur un grand public avec ces arguments faux, tout en cachant depuis maintenant 39 ans la vérité sur le bombardement militaire qui a détruit la centrale d’Osirak sans aucun dommage de nature nucléaire, permet de dire que dans leurs propagandes, les écolos mentent sciemment et donc, ont les mains sales depuis au moins 39 ans ; (car ils continuent, on le vérifie tous les jours, de faire croire qu’en cas de guerre, les centrales nucléaires vont toute exploser en bombes atomiques, ce qui est rigoureusement impossible pour des raisons scientifiques évidentes, quand on connaît le principe des bombes A.

 

 

Sur ce sujet voir l'opération "OPERA" visant à la destruction de la centrale "OSIRAK"

 

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