Mon ami le Pigeon

De la vertu des « pigeons »: comment faire passer une augmentation des taxes pour une mesure vertueuse

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Après les scandales liés aux tricheries des constructeurs automobiles  les scientifiques en rajoutent, seule une logique fiscale expliquerait la punition infligée par le gouvernement aux propriétaires de véhicules diésel. Et ce n’est pas tout…

Première certitude : le moteur diesel n’émet pas plus de particules fines que l’essence

Le moteur à essence, qui traditionnellement ne rejetait pas de particules, en émet à présent. Pourquoi? Afin de consommer moins et rejeter moins de CO2, "les moteurs à essence ont copié les recettes du diesel", signale-t-on chez Delphi. La lutte contre les polluants et le CO2 apparaît sacrément contradictoire. "Les derniers moteurs essence à injection directe, qui se généralisent, émettent même en moyenne davantage de particules que les diesel", explicite un consultant. D'où l'obligation d'un filtre à particules pour les véhicules à essence dès le mois de septembre 2017 (pour les nouveaux types), comme sur un vulgaire diesel.

 

Ceci dit, pourquoi s'obstiner encore à vanter le Diesel, qui a si mauvaise presse? La raison? "Un diesel consomme 20 à 25% de moins qu'un moteur à essence", souligne l'équipementier Delphi. Le gazole lui-même apparaît plus efficace, car sa densité énergétique est supérieure à celle du carburant sans-plomb. Résultat: une Peugeot 308 Diesel (120 chevaux) consomme à peine 4,9 litres aux cents, selon les mesures réalisées par PSA avec l'ONG Transport & Environment et validées par Bureau Veritas, contre… 6,6 l/100 km pour le véhicule équivalent à essence

 

https://www.challenges.fr/entreprise/environnement/automobile-diesel-ou-essence-lequel-pollue-le-plus_500652

…Une campagne incroyable mobilise tous les efforts sur les particules fines dont le diesel serait l’émetteur, particules fines à l’origine de décès et des cancers. On aurait pu imaginer une révolte de la communauté scientifique, technique et industrielle, elles ont fourni des rapports très clairs infirmant cette position, à la diffusion restreinte,  mais le rouleau compresseur de la peur et des affirmations a été trop fort et tout le monde s’est couché.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/petit-plaidoyer-pour-ne-pas-encore-renoncer-voiture-diesel-3301723.html#TO06hOT0oo4E2sD7.99

Reprenons un peu de hauteur, il n’y a pas de morts prématurées à cause du diesel, il n’y a aucune preuve que le diesel ait une influence sur le cancer de quiconque, l’OMS demande , à juste titre, que l’on diminue la pollution des agglomérations , cheminées d’usines, moyens de transport, chauffage domestique au bois ou au charbon, moteurs à essence et moteurs diesel. Les constructeurs automobiles ont effectué des travaux sur les filtres pour améliorer les performances du diesel, elles sont désormais comparables à celles du moteur à essence, mais le diesel conserve son avantage de consommation de 20 à 25 % par rapport à l’essence et envoie donc moins de CO2 dans l’atmosphère.

Le problème revient donc à savoir si nous voulons réduire encore plus les émissions des véhicules dans les villes et si nous voulons donner une priorité au véhicule électrique.

Dans les agglomérations asiatiques la pollution et la densité sont telles, la circulation est devenue d’une telle lenteur à cause des encombrements  que les émissions sont catastrophiques,

Paris paralysée par les mesures Hidalgo connait la même évolution….

Les encombrements sont la principale explication de la pollution.

Concrètement combien représentent LESNOUVELLES TAXES par plein ? Si vous roulez au diesel et que vous mettez 50 litres dans votre réservoir, cela vous coûtera environ 4 euros de plus par plein, ce qui est loin d'être négligeable. Ces augmentations sont loin d'êtreSU terminées, car selon les calculs des pétroliers, les taxes sur le diesel pourraient augmenter de 31 centimes par litre d'ici à 2022, et 15 centimes pour l'essence. Au final, le gouvernement prévoit d'augmenter chaque année un peu plus la fiscalité sur le gazole pour le rendre moins attractif. Autrement dit, les prix de ces carburants devraient être équivalents d'ici la fin du quinquennat.

 

 

Deuxième certitude la voiture électrique permet de réduire la pollution urbaine  mais pas l’émission de co2
La généralisation du véhicule électrique dans les plus denses des agglomérations ralentit clairement la pollution des villes et peut être un objectif collectif assumé par la population, soit de façon autoritaire (en Chine) soit de façon plus démocratique. Mais le remplacement pour les campagnes de la voiture diesel par le véhicule électrique n’a rien d’évident. Si l’on prend le bilan carbone, il faut prendre en considération l’ensemble de la filière et pour un pays « nucléaire » ou « hydraulique » cela doit pouvoir passer beaucoup mieux que pour un pays qui doit mêler fossiles et nouvelles énergies. J’ai ainsi développé récemment le cas de la Norvège dont l’hydro-électricité justifie la politique. Pour la France vouloir à la fois pousser le véhicule électrique et réduire le nucléaire est absurde au regard de l’objectif bas carbone.

 

Le véhicule hybride qui permet le fonctionnement en ville sur l’électrique est une amélioration de la qualité de l’air dans les agglomérations, mais sur les routes la consommation est « fossile » et est encore 20 à 25% au-dessus du diesel.

 

Instinctivement, on pourrait penser que la voiture électrique est la solution idéale pour développer un transport non polluant. En effet, sans combustion d’énergie fossile, on pourrait penser que les voitures électriques évitent par exemple la production de particules fines. Dans une certaine mesure c’est exact, puisque les moteurs à essence et les moteurs diesels sont considérés comme de forts émetteurs de particules fines notamment à cause de leurs moteurs à combustible. Au contraire, en tant que tel, un moteur électrique n’émet pas ce type de polluants. En passant à l’électrique, on évite donc une partie de la pollution… Mais pas tout !

En effet, dans la réalité, dire que les voitures électriques permettraient d’éviter la pollution aux particules fines est plutôt faux. Pourquoi ? Tout simplement car une bonne partie des particules fines émises par les voitures ne le sont pas par le moteur… Mais par le simple fait de rouler. En effet, on estime que 41% des particules fines émises par exemple en Île-de-France sont dues à l’abrasion des pneus, de la route et des plaquettes de frein. Donc, même avec un véhicule 100% électrique, il y aura toujours des particules fines émises, tout simplement à cause du roulage, des frottements sur la route et du freinage. Sur ce point, on peut donc dire que la voiture électrique est plus écologique que la voiture thermique, mais elle reste malgré tout polluante.

Les voitures électriques permettent-elles de lutter contre le réchauffement climatique

De plus, il faut rappeler que l’électricité utilisée pour faire fonctionner ces voitures, n’est pas neutre en termes environnementaux, que ce soit en matière de pollution ou d’émissions de gaz à effet de serre. En effet, pour produire de l’électricité dans un pays, on utilise différentes sources d’énergie : on appelle ça le mix électrique. Ce mix diffère selon les pays, mais dans tous les pays du monde, on utilise des énergies non-renouvelables, des énergies fossiles, afin de produire de l’électricité. Par exemple, en France, le mix électrique utilise majoritairement de l’énergie nucléaire (69% de l’électricité produite en France vient du nucléaire), mais également du gaz (8%), du charbon (2%) et du fioul (1%). Et la France importe aussi une partie de son électricité de pays voisins (l’Allemagne, la Suisse, l’Italie par exemple) et une partie de cette électricité importée est produite à partir d’énergies fossiles (c’est notamment le cas de l’électricité achetée en Allemagne qui est encore largement produite à partir de charbon). Résultat, lorsqu’on consomme de l’électricité, on consomme aussi indirectement des énergies fossiles.

Au final, l’impact des voitures électriques sur la qualité de l’air et la pollution dépend donc fortement du pays dans lequel elles sont utilisées. Aux Etats-Unis, où 40% de l’électricité est produite à partir du charbon, l’utilisation des voitures électriques reste donc polluante car elles reposent indirectement sur la combustion du charbon. On estime même que l’augmentation des voitures électriques dans ce pays pourrait contribuer à intensifier la pollution par rapport à la situation actuelle, étant donné que les centrales à charbon sont plus polluantes que les moteurs à combustion.

https://e-rse.net/voitures-electriques-vraiment-avenir-transport-ecologique-2-26915/#gs.AuystTs

Troisième certitude la fabrication d’un véhicule électrique est cinq fois plus polluante  que celle d’un véhicule conventionnel

L’autre gros problème des voitures électriques écologiquement parlant est qu’elles sont plus complexes à produire que les voitures à moteurs à combustion. Ainsi, lorsqu’une voiture électrique sort de l’usine, elle a beaucoup plus contribué à la pollution globale qu’une voiture conventionnelle sortant de l’usine également. C’est notamment dû à la production de la batterie (qui représente environ 35-41% des impacts environnementaux de la production d’un véhicule électrique), au développement de composés électroniques complexes, du moteur… Fabriquer tous ces composants nécessite beaucoup de ressources et d’énergie, et cela pollue en moyenne plus que pour produire les composés équivalents d’une voiture thermique.

 

D’autre part, la production des batteries électriques pour ce type de véhicules représentent d’ailleurs un problème important, puisqu’elles nécessitent l’exploitation des terres rares, l’utilisation du lithium… Cela pose d’ailleurs la question des réserves de lithium disponibles : si nous voulions tous passer à la voiture électrique, il faudrait des quantités importantes de lithium, que nous ne sommes pas certain de pouvoir fournir compte tenu des réserves actuelles de ce minéral (pour plus d’informations sur ce sujet, voir notre article : Aura-t-on assez de lithium pour la transition énergétique). Le recyclage des batteries pose également problème puisqu’il est relativement coûteux en énergie et en termes d’impacts environnementaux.

 

Le résultat varie en fonction des modèles, mais globalement, la fabrication des véhicules électriques serait en moyenne 5 fois plus polluante que la fabrication d’un véhicule conventionnel.

Quatrième certitude, la fiscalité automobile s’envole mais elle se veut vertueuse

En prenant en compte la TVA, les taxes sur l’assurance, les péages ou encore les certificats d’immatriculation, le total des taxes acquittées par les conducteurs dépassent les 65 milliards d’euros, soit plus que l’impôt sur les sociétés.

 

Un quart du budget auto est consacré au paiement des taxes. L’automobiliste est décidément un contribuable très généreux…

Les amendes de stationnement  s’envolent dans de nombreuses villes

Les communes pourront fixer elles-mêmes les tarifs des amendes pour stationnement non payé. Beaucoup en ont profité pour augmenter la douloureuse. Fixée à 17 euros dans toute la France actuellement, elle passera ainsi à 35 euros à Strasbourg, à 50 euros dans certains quartiers de Paris, et grimpera même jusqu’à 60 euros dans l’hypercentre de Lyon ! Et c’est sans compter que de plus en plus de villes déploient, pour repérer les contrevenants, des véhicules capables de scanner automatiquement jusqu’à 1.500 plaques d’immatriculation par heure

 

De nouveaux radars capables de sanctionner beaucoup plus d’infractions

Appelez-les “tourelle” : ce sont les radars dernière génération qui vont débarquer en force sur les routes l’an prochain. Sur le papier, ces équipements sont capables de presque tout sanctionner, du dépassement par la droite au non-port de la ceinture de sécurité en passant par le non-respect des distances de sécurité. Au départ, ces radars ne seront toutefois utilisés que pour contrôler la vitesse ainsi que le franchissement de feux rouge et de passages à niveau.

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Les caméras de surveillance pourront sanctionner le défaut d’assurance

La “vidéo-verbalisation”, c’est-à-dire le fait de sanctionner les automobilistes en surveillant leur comportement via des caméras de surveillance, va encore monter en puissance. Depuis cette année, déjà, ces outils sont capables de sanctionner 7 nouveaux types d’infractions. A savoir le défaut du port de ceinture, le téléphone au volant, la circulation sur les bandes d’arrêt d’urgence, le franchissement de lignes, le non-respect des règles de dépassement, le non-respect des “sas-vélos” aux feux rouge, ainsi que le défaut de port du casque à deux-roues. En 2018, ces caméras pourront aussi potentiellement sanctionner le défaut d’assurance, selon un récent rapport parlementaire. Reste à savoir si ces équipements sont techniquement capables de le faire.

 

Pigeonnés mais vertueux... Même pas ,seulement pigeonnés

 

Source : https://pgibertie.com/2018/02/13/de-la-vertu-des-pigeons-comment-faire-passer-une-augmentation-des-taxes-pour-une-mesure-vertueuse/

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