PARRAINAGES

CAS CONCRET

Voici pourquoi certains candidats à l'élection présidentielle n'obtiennent pas le nombre de signatures nécessaires - peu importe le bord politique du candidat, mais ceci est un exemple concret !!!!

Photo de M. Jean-Pierre Grand, sénateur de l'Hérault (Occitanie)

Monsieur Jean-Pierre GRAND

Sénateur de l'Hérault (Occitanie)

Membre de la commission des affaires étrangère, de la Défense et des forces armées.

Membre du groupe "Les Républicains"

Élu le 28/09/2014

Réélu le 27/09/2020

E-Mail  : jp.grand@senat.fr

 

Source : Sénat


Maires de France, n’ayez pas peur !

...par Verlaine Djeni - Le 08/01/2022.

Source : Bd. Voltaire

Nul besoin de retracer l’historique du dispositif de parrainage des candidats à la candidature pour l’élection du président de la République, étant entendu que, depuis son introduction dans le suffrage universel direct par la loi du 6 novembre 1962, nous savons tout de ce mode de filtrage pour l’accès au pouvoir suprême.

On peut débattre de ce mode de sélection, lui opposer les arguments juridiques les plus pointus, dénoncer l’entre-soi qu’il conduit à créer, mais force est de constater qu’il a le mérite d’exister et de participer à la solidité de notre démocratie.

Malheureusement, la finalité initiale de cette disposition, « Éviter les candidatures trop nombreuses et écarter les candidatures fantaisistes et de témoignages », si elle était compréhensible à l’origine, ne tient plus quand elle interdirait la candidature d’un Éric Zemmour ou d’une Marine Le Pen.

Le piège parfait : comment parler de démocratie quand on commence par poser un goulet d’étranglement ?

On en vient à la république prônée par Platon : la différence étant inhérente à l’humanité, tout doit être sélection. De cet écrémage ressortent trois classes dans la cité : les philosophes pour la diriger, les guerriers pour la défendre, le peuple pour la nourrir. Ainsi donc, sous le couvert de la démocratie, on édicte des règles devant conforter les uns dans leur classe et éviter que les autres osent prétendre diriger la cité.

La loi du 18 juin 1976 a fait passer le nombre de parrains pour la candidature à la présidentielle de 100, en 1962, à 500, resserrant encore le filtrage. Jusque-là, tout va bien puisque les conditions s’inscrivaient beaucoup plus dans le cadre d’une « présentation » que d’un parrainage. Les parrains devaient juger de l’opportunité de présence des candidats et surtout du respect des règles renforçant notre démocratie. Les parrains, rassurés sur le principe de publication des noms par le Conseil constitutionnel après tirage au sort, ne ressentaient pas une pression particulière suite à leur choix.

Mais la loi du 25 avril 2016 a changé les règles puisque, depuis l’élection présidentielle de 2017, la publicité des parrainages est intégrale et se fait en continu au fur et à mesure de leur réception par le Conseil constitutionnel. On est passé du parrainage à la présentation, puis de la présentation au soutien, entendu que ce sont les « parrains » qui doivent directement transmettre leur choix à la haute cour.

En quoi cette publicité de tous les parrainages apporte-t-elle une plus-value au scrutin présidentiel ? François Hollande savait ce qu’il faisait, en bon homme de gauche : il a voulu exploiter l’arme de la bien-pensance, la stigmatisation.

On réalise aujourd’hui que cette loi de 2016, dont on n’a vraiment pas mesuré le caractère inique lors de l’élection de 2017, peut mettre en péril notre démocratie car elle conforte le principe du philosophe roi, seul capable de diriger, selon Platon.

La collecte des parrainages, que dis-je, la collecte des soutiens se transforme en business. Elle devient un levier stratégique comme dans un jeu de go.

Comment imaginer qu’un élu ayant le pouvoir de « parrainer » prenne le risque de mettre en péril sa réélection s’il porte son choix sur un candidat putatif rejeté par ses administrés ? Comment imaginer qu’un édile encarté dans une grande formation  prenne le risque de ne pas apporter son « parrainage » au candidat désigné par sa  idéologique ?

On se souvient qu’aux dernières élections régionales, David Lisnard, le maire de Cannes, avait décidé de ne pas soutenir Renaud Muselier, candidat de son parti, après l’élection de ce dernier à la tête de la région PACA : l’édile a été écarté de certains mandats. Même si cela n’a absolument rien à avoir avec les principe des parrainages, dans le fond, on voit que la pression  suite à un soutien où une absence de soutien peut avoir des conséquences énormes sur la vie de la collectivité.

La peur de la stigmatisation, la peur de la mise au ban par l’opinion publique, la peur de l’interruption des aides par les collectivités rendent ce système de publicité totalement antidémocratique. Le législateur devrait revoir cette loi et opter pour une modalité plus en phase avec notre démocratie.

Des candidats du camp de gauche, donnés entre 2 % et 9 % dans les enquêtes pour le scrutin du mois d’avril, se targuent de disposer déjà du nombre de parrainages imposé par la loi. Comment imaginer Marine Le Pen et Éric Zemmour, qui, à eux deux, rassemblent, dans les sondages, plus de 30 % des intentions de vote du camp national, patriote, souverainiste et conservateur, ne pas avoir les 500 « parrainages » devant leur permettre de concourir pour la présidentielle 2022 ?

Maires de France, apportez vos parrainages à Marine Le Pen, Éric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan, Florian Philippot, Bernard Asselineau et plus généralement à tous les candidats de la grande  de la droite.

N’ayez peur, croyez en la France !

 

Un ami maire me décrit les menaces qu’il reçoit s’il parraine Zemmour

...par Valérie Berenger - Le 07/01/2022.

 

Source : Riposte laïque

 

J’entendais il y a peu Éric Zemmour déclarer qu’il n’avait que 330 parrainages et qu’il craignait « de ne pas y arriver ».
C’est hallucinant, alors que certains, qui n’ont pas la moindre chance de botter en touche lors de l’élection présidentielle, en ont jusqu’à 3000 !

J’ai voulu comprendre où se situait le problème, aussi ai-je appelé l’un de mes amis, maire sans étiquette d’une toute petite commune rurale des Hautes-Pyrénées à qui j’ai demandé d’accepter de parrainer le candidat Éric Zemmour.
À mon grand étonnement, ce dernier m’a répondu : « j’aimerais bien te faire plaisir, mais je ne peux pas ! ». Je ne PEUX pas !!! »

À ma question : « qu’est-ce qui t’en empêche ? », j’ai encore eu la surprise de l’entendre m’expliquer qu’à son tout petit niveau il recevait régulièrement depuis des semaines des appels de partis politiques, de cabinets, de diverses instances officielles, sous des prétextes divers et variés et que ces appels se terminaient toujours par une menace à peine déguisée lui rappelant que s’il venait à parrainer le « mauvais » candidat « on » pourrait considérer ses futures demandes d’un mauvais œil.
« Tu comprends, m’a t-il dit, nous sommes tout petits. S’il y a un éboulement, une coupure d’eau, n’importe quoi… au lieu d’intervenir immédiatement on nous fera attendre sous un prétexte quelconque. Si je demande une subvention, elle sera refusée. Si les parrainages étaient toujours anonymes, tu penses bien que ce serait déjà fait ! »

Une pression inqualifiable sur les maires qui s’apparente quasiment à du chantage !

Rien d’étonnant ceci dit. Combien de temps Éric Zemmour mettrait-il à démontrer le vide abyssal et le bilan social et économique catastrophique de Macron lors d’un débat ? 3 minutes ? 10 minutes ? Combien de bouchées en fera-t-il ? Trois, s’il est fatigué !

Il n’est pas surprenant qu’on veuille l’empêcher à tout prix « d’y arriver ».

Certes nous ne sommes plus en démocratie depuis longtemps. Tous les coups bas sont désormais de mise dans un pays devenu une autocratie. Macron, Pécresse, et tous ces inutiles parasites pareils à eux-mêmes qui essaient de nous faire croire « qu’ils nous aiment », « qu’ils mettront de l’ordre », « qu’ils rétabliront la sécurité », « qu’ils amélioreront notre pouvoir d’achat », « qu’ils mettront fin à l’immigration qui les enrichit », croyez-vous vraiment qu’ils tiendront leurs promesses ? N’avez-vous pas suffisamment donné depuis 15 ans de mensonges et de tromperies ?
Prenons le cas de Nicolas Sarkozy qui a trahi le référendum disant NON au traité européen et qui l’a bien mis « de profundis » aux Français en le renommant « traité de Lisbonne ».

En dehors d’Éric Zemmour, quels sont les candidats véritablement « honnêtes », sans intérêts financiers occultes, sans cadavres dans le placard qui se présentent à nous ? En dehors de petits candidats, parfaits inconnus, qui n’ont aucune chance, il ne reste que Nicolas Dupont-Aignan et Florian Philippot. Pour avoir rencontré l’un et l’autre à différentes reprises, je peux assurer qu’ils sont de toute bonne foi et feraient l’un comme l’autre d’excellents Présidents dont l’honnêteté n’est plus à remettre en cause.

Toutefois soyons lucides, malgré leur engagement à défendre la France et les Français, ils n’ont guère de chances de coiffer au poteau les spécialistes du mensonge et de l’entourloupe en tous genres.

En quoi Éric Zemmour est-il mieux placé que ces deux hommes tout aussi intègres et qui font de la politique depuis bien plus longtemps que lui ?
Tout simplement parce que depuis des années ce dernier a bénéficié d’une couverture médiatique permanente du fait de son métier de journaliste et qu’il n’a jamais dévié d’un iota de ses idées d’origines.
De sa culture géopolitique, de ses rencontres professionnelles, il a su tirer des enseignements, des contacts, et créer des liens avec un public qui le sait d’une absolue intégrité. Un homme capable de dire à l’antenne « je me suis trompé » et de faire son mea- culpa, c’est inespéré !

Loin des mensonges de la girouette Macron, de la félonie, de la traîtrise, du dégoût de la France et des Français qu’il exècre, Éric Zemmour c’est toute la culture et la grandeur de la France qu’il met en avant depuis des décennies.

Mettant le doigt brillamment sur « ce qui fâche » tout en apportant un éclairage et des solutions pratiques, il est clair que sa détermination et sa logique feront merveille. Rien d’étonnant à toutes les peaux de bananes qui lui sont glissées à la moindre occasion.

L’establishment a peur d’Éric Zemmour !

Si l’on en croit Europe 1, les Républicains auraient décidé d’encourager leurs élus locaux à parrainer Éric Zemmour. Laissant même entendre « qu’aucune sanction ne serait prise contre les maires qui souhaiteraient parrainer l’ancien journaliste ». Ce qui induit bien que des sanctions auraient préalablement été envisagées pour les « dissidents » !
Les Républicains partiraient-ils du principe de « diviser pour mieux régner » que nous n’en serions pas étonnés.

Quelles qu’en soient les raisons profondes – et gageons qu’elles ne sont pas très claires – tout est bon pour venir au secours du soldat Zemmour. Donc, si vous en avez suffisamment subi de mensonges, tromperies, privations de liberté, internements abusifs et autres plaisirs que nous connaissons depuis 2017 avec le pire président de la Ve République que nous ayons connu, nous vous invitons à faire du lobbying auprès de vos maires, maires délégués et élus afin qu’ils parrainent Éric Zemmour que nous ayons – enfin – un candidat à la hauteur de la France.

Valérie Bérenger

Parrainages : Le soutien à Zemmour, botte secrète des LR ?

...par Arnaud Florac - Le 07/01/2022.

Source : Bd. Voltaire.

François Hollande, qui était décidément un bon président, avait modifié les conditions d’attribution des parrainages dans le cadre de l’élection présidentielle, en obligeant à rendre public les noms des signataires et à indiquer à qui ils avaient donné leur bénédiction. Ce qui ne devrait pas poser problème dans une  en bonne santé (assumer ses convictions) s’était avéré particulièrement compliqué dans une France malade. Par peur de l’opprobre ou de perdre des subventions, en cas de parrainage de candidats représentant « la haine » (vous voyez de qui on parle), de nombreux élus avaient rechigné à soutenir tel ou telle. C’était bien le but de la réforme de Hollande, d’ailleurs.

 

Voici que le même cirque est en train de se reproduire. Alors qu’Anne Hidalgo, qui plafonne à 4 %, est certaine d’être adoubée par une kyrielle d’élus socialistes, Eric Zemmour, qui tourne entre 13 et 16 %, n’a toujours pas ses 500 signatures. Où est le débat démocratique et comment peut-on prétendre respecter les électeurs dans ces conditions ? Certes, les élus se montrent pusillanimes et devraient assumer leur choix – mais, d’un autre côté, quand un sénateur (ex-LR) comme Jean-Pierre Grand écrit aux  de l’Hérault pour leur demander de ne pas parrainer Eric Zemmour, on ne doit pas s’étonner de cette épidémie de trouille, qui cache probablement tout un arsenal de mesures de rétorsion et de menaces plus ou moins voilées.
On croyait la situation insoluble, puisque tous les candidats « des extrêmes » commencent à donner des signes d’essoufflement dans la quête de leurs précieux parrainages. Situation assez difficile à admettre pour qui croit encore un petit peu au suffrage universel. Est-ce votre cas, amis lecteurs ?
Or donc, coup de théâtre relayé ce 6 janvier par Europe 1 :  laisseraient leurs élus libres de faire le choix qui leur plairait et aucune sanction ne serait à prévoir si, par le plus grand des hasards, quelques promesses de parrainage allaient à Eric Zemmour. Un parti « de la droite et du centre » qui respecte le pluralisme politique : on en applaudirait presque, si ce plan n’avait pas pour seul but de faire monter le candidat de Reconquête, en siphonnant les voix de Marine Le Pen, et d’offrir ainsi à Valérie Pécresse le duel dont elle rêve, contre son frère jumeau, Emmanuel Macron. Mais Geoffroy Didier, porte-parole de la candidate des LR, dément catégoriquement. Il faut donc le croire.
Cela dit,  feraient un beau geste, il faut le reconnaître, tout en se pensant sans doute très malins. Cela va par ailleurs dans le sens des déclarations de Zemmour, qui demandait cette semaine un « pool » de signatures pour que tous les candidats un peu clivants (Mélenchon, Le Pen ou lui-même) puissent se présenter à l’élection. Les LR seront-ils pris à leur propre piège, dans le cas d’une élimination de Pécresse au premier tour ? Ce serait amusant.

 

La moitié des électeurs sans candidat à la présidentielle ?

Le pouvoir doit revoir la règle des 500 signatures.

...par Marc Baudriller - Le 23/12/2021.

Source : Bd. Voltaire

 

Monsieur le président de la République, cher groupe LREM à l’Assemblée nationale, vous devez rétablir l’exercice de la démocratie en France en modifiant la règle des 500 signatures. Cette règle est en train de transformer la future élection présidentielle en farce. Si rien n’est fait, les électeurs pourraient se trouver, le 10 avril prochain, face à quatre bulletins : ceux d’Anne Hidalgo, d’Emmanuel Macron, de Valérie Pécresse et du communiste Fabien Roussel, laissant politiquement orphelin… un Français sur deux !

C’est une des nombreuses conséquences délétères du mandat de François Hollande. Par des calculs d’apothicaires à forte teneur en politicaillerie, le président de la République socialiste a exigé que les 500 signatures de maires indispensables à tout candidat aux présidentielles ne soient plus anonymes mais publiques. Le texte adopté en avril 2016 prévoit que le  rende publics les noms des « parrains ». En réalité, dès l’origine, la mesure a senti le soufre. En 2012 et 2013, Hollande puis Jospin eux-mêmes avaient évoqué une alternative :  l’idée d’un parrainage citoyen par 150.000 électeurs. Une bonne idée qu’ils se sont tous les deux empressés d’enterrer, tant le peuple est susceptible de mal penser.

La Ve République a pourtant fort bien fonctionné sans la règle des 500 signatures imposée en 1976. Lors des trois premières élections présidentielles du régime, en 1965, 1969 et 1974, les parrainages de 100 élus du peuple suffisaient. Ces trois scrutins ont vu concourir 6, 7 et 12 candidats, loin de la cohue qu’on nous présente comme inéluctable en cas d’abaissement de la barre des 500 signatures.

En 2017, 42.000 élus pouvaient théoriquement signer. Sur le papier, c’est largement suffisant pour qu’un candidat crédible obtienne son sésame et qu’un candidat fantaisiste reste à sa fantaisie. Mais c’est sans compter sur le  intellectuel ambiant. À l’heure du lynchage numérique et physique, les maires déjà très vulnérables aux procès de toutes sortes ne se précipitent pas pour signer. Les campagnes d’affichage et d’intimidation de l’extrême gauche dans de modestes villages dont le maire avait signé en faveur de Le Pen ont dissuadé les plus courageux. Résultat ? Alors que la date limite de remise des signatures approche (fin février, soit dans deux mois), de nombreux partis politiques dépensent de l’énergie, de l’argent et du temps à solliciter des maires terrorisés. Tous ont dévolu des équipes à cette étape majeure de la course présidentielle.

Éric Zemmour mène, à ce sujet, une campagne sur les réseaux sociaux en s’adressant directement aux maires. « Il est possible que je n’obtienne pas les parrainages tant le système est fait pour protéger les grands partis », dit-il. Il aurait recueilli 200 à 250 signatures, loin de la barre des 500. L’inquiétude est la même au Rassemblement national, qui n’aurait réuni à ce jour que les deux tiers des signatures d’élus nécessaires : « Cela arrive au compte-gouttes, il faut les arracher avec les dents », précise Philippe Ballard, le porte-parole du RN, à Boulevard Voltaire. Ces deux candidats affichent pourtant quelque 15 % d’intentions de vote chacun ! Démocratie ? Les pressions réelles ou redoutées des conseils municipaux et des communautés de communes, départements et régions qui détiennent les clés des subventions en font reculer plus d’un.

Il y a plus vicieux encore : les maires doivent adresser eux-mêmes leur signature au Conseil constitutionnel. Les partis craignent ainsi que certains maires renient leur promesse, se ravisent et n’envoient rien. « On va essayer d’avoir un matelas de sécurité avec 550 ou 600 promesses », explique Ballard. Outre Marine Le Pen et Zemmour, Mélenchon, privé du soutien des maires PC qui l’avaient suivi lors des précédentes présidentielles, ou l’écologiste Yannick Jadot, qui a décroché des grandes villes mais n’a pas tant d’élus en France, auraient aussi des inquiétudes. Sans parler des divers petits candidats.

Ainsi, la candidate LR qui ne souhaite débattre qu’avec ceux qui ont leurs 500 signatures – on rêve ! – réduirait drastiquement le nombre de ses concurrents et de ses contradicteurs : Sont assurés de décrocher leurs signatures Emmanuel Macron, Valérie Pécresse, Anne Hidalgo ou le candidat PC… Point. Une torsion inacceptable des règles de la démocratie. Ce déni de démocratie en cours est entre les mains du pouvoir qui doit s’en saisir d’urgence. Sans quoi les gargarismes républicains cacheraient à l’évidence le verrouillage d’un système qui n’aurait de démocratique que le nom. Et encore…


la lettre de Robert Ménard à David Lisnard

...par Paul Laubacher - Le 21/12/2021

EXCLUSIF. Les maires hésitent à parrainer? «Par peur de ce qu’on peut qualifier légitimement, même si le mot semble fort, de “représailles”», assure Robert Ménard

Robert Ménard 21/12/2021 Laubacher
Robert Ménard 
Sipa Press
Les faits - 

Les candidats l'élection présidentielle ont jusqu’au 4 mars pour avoir les 500 parrainages pour concourir. Depuis 2016, le nom des élus est rendu public. Dans une lettre à David Lisnard, Robert Ménard, maire de Béziers et allié de Marine Le Pen, demande au patron de l’AMF de proposer l’abrogation de la loi d’avril 2016 auprès d’Emmanuel Macron.

 

La lettre n’avait pas vocation à être rendue publique. Pourtant le sujet est crucial : les parrainages des candidats à l'élection présidentielle, et notamment le fait qu’ils soient rendus publics depuis une loi d’avril 2016. Robert Ménard, maire de Béziers, proche de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour, a décidé de s’emparer du sujet. Il a sorti la plume le 13 décembre dernier pour écrire une lettre, que l’Opinion a pu consulter, au nouveau président de l’association des maires de France (AMF), David Lisnard, successeur de François Baroin à la tête de la puissante organisation.

«Vous n’ignorez pas que nos collègues maires sont désormais beaucoup plus réticents à “présenter”, puisque c’est le terme officiel, un candidat à la plus haute fonction», écrit Robert Ménard. «Pourquoi hésitent-ils à parrainer ? Même si personne n’osera l’affirmer franchement, nous le savons pertinemment : par peur de ce qu’on peut qualifier légitimement, même si le mot semble fort, de “représailles”.»

L’ancien patron de Reporters sans frontières continue : «Représailles des communautés d’agglomération et de communes, des départements, des régions. Qui pourra garantir que personne ne mettra discrètement «la pression» à un élu parce qu’il a parrainé tel ou tel candidat du camp d’en face ?»

Les pressions, selon l'édile de Béziers, peuvent être variées, mais une est plus particulière : «Vous le savez, pour un élu local, pour un maire, les subventions sont souvent vitales pour la bonne marche de leur village, de leur ville».

Robert Ménard demande – officiellement – à David Lisnard «de porter notre voix auprès du Président de la République et de proposer l’abrogation de cette disposition qui finira par fausser véritablement le jeu démocratique en France». C’est également la position de Marine Le Pen, candidate du RN, qui avait, le 30 novembre, demandé elle aussi que les maires puissent parrainer anonymement.

....une manière "élégante d'éliminer les candidats les plus dangereux...! JMR

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