Le billet du Gal. Dominique Delawarde


Revue de presse "alternative"

...Pour ceux qui ont ou qui prennent le temps de lire !

PANÉGYRIQUE D’EMMANUEL MACRON 

 
Frédéric Lordon pulvérise Emmanuel Macron, candidat du flou et du rien, symptôme à lui seul d’un système parvenu à sa phase terminale. Signe de sa fin imminente, tout
d’abord l’effondrement de toutes les régulations qui lui assuraient un minimum de viabilité. Elles laissent libre cours à ses tares affranchies de toute décence d’une part, et
d’autre part ses lignes de fracture ne parviennent plus à être accommodées par les institutions en place et, toutes les failles tectoniques étant réactivées, les plaques se
remettent en mouvement. Dans ces circonstances Macron est celui qui exprime le mieux les affres d’une époque mourante mais qui ne veut pas mourir. Ce monde
subclaquant a trouvé son porte-voix, parfaitement vide et dangereusement plein du rêve de l’oligarchie : durer. Bref, Macron auto-proclamé « anti-système » en est la
quintessence parfaite, le havre de tous ses rebuts de droite et de gauche, pour qui l’heure est suffisamment grave pour ne plus jouer la comédie de l’alternance (unique).
 
Sa compagne Aude Lancelin, collaboratrice depuis plus de 15 ans du Nouvel Observateur, avant d'être virée sans ménagement de cet hebdomadaire sous la pression de ses
actionnaires  (Claude Perdriel et Xavier Niel), racontait en 2016  dans « Le Monde libre » (Éditions Les liens qui libèrent) les circonstances de son éviction qu’elle généralise
à juste titre comme une « dérive du système médiatique français » gardien de la pensée unique et vigie « démocratique » soumis manu militari  au monde de l’argent. Dans
cet article très imagé elle assimile le candidat Macron, si sensible aux doléances du capital et entièrement fabriqué par les médias à « un putsch du CAC 40 ». Et, c’est
vraiment convaincant.
 
 
Pour l’essayiste Roland Hureaux, ancien élève de l’ENA, si le candidat Macron a la possibilité d’appliquer son programme, les classes moyennes seront laminées. Au delà
du flou ou de l’insignifiance des propositions il y décèle parmi bien d’autres éléments le moins d’impôts pour le haut et le bas de l’échelle mais encore plus pour 58% des
Français des classes moyennes. Bref au terme d’un examen méticuleux des diverses aspects de son programme, le verdict tombe comme le hachoir du boucher : Macron
c’est Hollande en pire.
 
 
À propos de Macron toujours, cet article de l’essayiste suisse Claude Paschoud publié par Polémia. Macron est au monde politique ce que Trissotin fut au théâtre de
Molière: un rhéteur bavard et inculte, capable néanmoins d’éblouir les imbéciles décervelés par des formules ampoulées et absconses. Réjouissante démolition d’un bateleur
de vide, pur produit marketing lancé par l’oligarchie.
 
 
Michel Geoffroy (Fondation Polémia) rend compte des diverses stratégies utilisées par les médias, les sondeurs et l’extrême gauche « anti-fasciste » pour promouvoir par
tous les moyens le candidat Macron. Bonne analyse.
 
 
Jacques Sapir désingue un éditorial moralisateur du Monde qui voudrait morigéner les électeurs, pauvre pécheurs, qui se détachent en masse des « partis de gouvernement »
tous faillis. Il voit dans ces oukases à répétition la décomposition du journal que l’on qualifiait, il y a bien longtemps de cela, le quotidien de référence et qui est devenu un simple
outil de propagande au service de la pensée unique. En faisant perdre leurs nerfs aux médiatiques de la nouvelle « Pravda » les tensions liées aux présidentielles sont 
l’illustration emblématique d'une nouvelle trahison des clercs.
 
 
Dire n’importe quoi et changer de discours selon les contextes, telle semble être la démarche de certains candidats à l’élection présidentielle et de leurs soutiens. Exemple probant
pour François Bayrou, ci-devant ancien professeur de français et de latin-grec. En réponse aux déclarations de Macron sur l’inexistence d’une culture et d’un art français, il avait
déclaré lors du Grand Rendez-vous Itélé-Europe1-Les Echos : « Il y a une culture française. Je suis un défenseur de la culture et de la langue française » Mais, le dimanche 2 avril
il fait montre d’une grande souplesse et exécute un rétropédalage doublé d’un double salto-arrière et démontre que son ralliement à la candidature Macron n’a strictement rien
à voir avec l’opportunisme… Invité du Grand Jury RTL il se prononce sans embage   « Non, il n’y a pas de culture française, il n’y a pas de littérature française ou de rock français… Dans les arts, heureusement que nous ne sommes pas enfermés dans un cadre national. La littérature française a été extraordinairement enrichie par la littérature des caraïbes francophones »(première référence). Le béarnais aura vraiment tout fait pour être admis au club, lui qui déclarait encore en septembre 2016 que le projet macronien de société
n’était pas les sien, entre autre par ses « liens tenus avec la finance ». Et de lancer cette formule choc : « Je suis pour la séparation de l’État et de l’argent ». Sans doute l’intérêt
rend-il amnésique ? (Pot pourri de ses interventions avant rétractation, deuxième référence)
 
 
Réjouissante chronique de Jean-Paul Brighelli sur les masques d’Emmanuel Macron.
 
 
Alain Finkielkraut réagissant au discours de l’ondoyant Emmanuel Macron qui célébrait à Marseille l’agrégat de minorités à quoi se réduirait le peuple français. Il revient sur le
nouveau récit national administré par la propagande d’État. Celui-ci s’efforce de camoufler l’homogénéité démographique de la France entre les grandes invasions du V siècle et le dernier tiers du XIX siècle. La bien pensance niant l’existence des « Français au carré », expression de Michelle Tribalat qui désigne ainsi les autochtones « invisibles et
innommables », cherche à tromper au mépris de la vérité scientifique en forgeant la fable du brassage perpétuel. Le passé est réécrit à la lumière d’un présent lui même fictif, celui
de la diversité heureuse. Cette pratique de falsification, digne des pires régimes totalitaire n’est que le résultat de l’oubli de la transmission et du mensonge du parti des médias. L’élection d'Emmanuel Macron parachèverait la victoire de l’empire du faux.
 
 
Émission de C News consacrée à la culture française en réponse aux propos de Macron. Un plateau d’invités inhabituels avec François-Xavier BellamyFrédéric Mitterrand et
Charlotte d’Ornelas. Pour cette dernière il est évident que Macron par sa phrase controversée sur l’inexistence de la culture française a voulu que les nouveaux arrivants, auxquels
il entend ouvrir toutes grandes les portes de notre pays, ne se sentent pas froissés par une affirmation par trop « nationaliste »… On notera les propos d’une rare sagacité du
philosophe et mathématicien François-Xavier Bellamy de même que ceux de l'animateur Pascal Praud si différents de ce que ses collègues des médias ont conçu désormais
comme une routine détestable.
 
 
DIVERS
 
 
Excellente émission de Radio Méridien zéro consacrée à la pensée métapolitique de Patrick Buisson animée par François Bousquet auteur de « La droite buissonnière »
parue aux Éditions du Rocher. François Bousquet y développe avec une grande intelligence les idées essentielles de son livre remarquant que si Buisson s’est
trompé de cible en devenant le principal conseiller de l’américanomorphe Sarkozy (qui avait d’ailleurs été le chercher), il a néanmoins réussi à désinhiber la pensée alternative
en libérant une parole jusqu’alors cadenassée dans les pièges du politiquement correct.
 
 
Entretien de Daria Douguine avec Alain de Benoist sur le populisme et le paysage politique de l’Europe future. Sont abordées successivement les raisons de la crise de l’Europe
moderne qui se manifeste dans tous les domaines, les anciens repaires ayant été effacés (épuisement des récits, des doctrines et de tout ce qui donnait du sens) sans être
remplacés, encore, par des angles nouveaux d’analyse. Ce phénomène rencontre celui de l’anémie de l’ancienne classe politique, celle qui se partageait horizontalement entre
une droite et une gauche, et qui tend de plus en plus à être supplantée par une nouvelle polarité, celle qui oppose verticalement le haut de la pyramide sociale, constituée de
ceux qui trouvent leur intérêt dans la mondialisation, et du « peuple » qui se trouve rejeté et confiné au bas de la pyramide et représente plus de 60% des citoyens. Ces gens là
sont de plus en plus défiants vis à vis de leurs élites et se réfugient soit dans l’abstention soit dans le vote « populiste » (appellation à caractère méprisant répandue par les
prescripteurs d’opinion). Les difficultés rencontrées par Jean-Luc Mélenchon pour représenter un populisme de gauche tiennent pour la plupart à sa notoire sous-estimation des
pathologies sociales liées à l’immigration qui affectent une population qui préfère se tourner vers Marine Le Pen. Le populisme comme style et comme appel au peuple peut se
combiner avec tout le registre idéologique. Procédant à sa rapide généalogie, de Benoist remonte jusqu’à Rousseau qui faisait remarquer que dans la démocratie représentative
le peuple n’était souverain que le jour de l’élection, les représentants pouvant choisir par la suite des options contraires à ses souhaits. Les antipopulistes sont ceux qui adhérent
à l’idéologie dominante marquée avant toute chose par le refus des limites (libéralisme, individualisme contre toute forme de holisme, droits de l’homme proliférants suivant les
désirs de chacun, économisme contre le primat du politique, fétichisme de la marchandise) au nom du toujours plus. Uniformisation de la planète au nom de la loi « universelle » 
du marché qui assimile les différences à des obstacles à son expansion. Alors que l’aspiration populiste revendique le local au dépens du global et donc la souveraineté sur les
conditions de sa propre reproduction. De Benoist conclue sur la richesse historique de notre héritage et de notre identité qu’il envisage, à l’encontre des restaurationnistes, non
comme une essence immobile mais comme ce qui change tout le temps tout en nous permettant de rester semblable.
 
 
Entretien réalisé en mars entre la journaliste russe Daria Douguine et David L’Epée en marge du colloque de l’Institut Iliade. Au programme : les élections présidentielles
française, la signification de la crise identitaire européenne, l’enjeu de la transmission, le phénomène Macron comme expression du libéralisme intégral, la mutation
du Front National, la naissance d’un féminisme « patriote » et l’importance d’une dissidence puissante face aux intérêts mondialistes.
 
 
 
Fabien Niezgoda, professeur d’histoire vient de cosigner avec Antoine Waechter, président du Mouvement Écologiste Indépendant (MEI) « Le sens de l’écologie politique »
aux Éditions Sang de la Terre. Il est interrogé ici par Radio Sputnik afin de clarifier l’identité politique de l’écologisme qu’il relie à une empathie pour l’enracinement et
l’attachement au patrimoine, d’où il s’ensuit une critique du parti Ecologie Les Verts engagés derrière le corbillard progressiste du PS militants pour un surcroit de désastre
utilitariste et productiviste. Excellent entretien.
 
 
Patrick Buisson est devenu la bête noire des médias, mais en même temps il est reçu sur tous les plateaux de télévision. Selon François Bousquet il est bien difficile de se
soustraire à l’intelligence du diable même quand on fait profession d’angélisme, ce qui est le cas de trop nombreux journaliste, car l’homme fascine, son savoir éblouit, sa
capacité d’élucidation ensorcelle. Très bon entretien avec la revue Rébellion.
 
 
Interrogé par Polémia  sur le candidat Fillon François Bousquet répond, son rival c’est Macron, son ennemie c'est Marine Le Pen.
 
 
Parution des mémoires de Michel Marmin ("La République n’a pas besoin de savants", chez Pierre-Guillaume de Roux). Pilier de la revue Éléments depuis ses débuts. Cette
parution suscite nombre de commentaires élogieux. Parmi ceux-ci, ceux d’Alfred Eibel (première référence) et de Nicolas Gauthier (deuxième référence)
 
 
Vincent Coussedière, professeur agrégé de philosophie était devant les caméras de TV Libertés pour présenter son dernier ouvrage « Fin de partie, requiem pour l’élection
présidentielle » paru aux Éditions Pierre-Guillaume de Roux. Distinguant et hiérarchisant trois niveaux de l’activité politique à savoir l’archi politique, la grande politique et la
politique ordinaire, il regrette que cette dernière soit devenue dominante dans la perception commune. Il y voit la cause du délitement du peuple et de la guerre de tous contre
tous. Il considère que le populisme du peuple incarne l’instinct de conservation du peuple « old school » résistant à la dislocation que veut lui imposer la mondialisation et les
oligarchies qui la promeuvent.  
 
 
Michel Drac s’étant donné pour mission de lire tous les livres des candidats à l’élection présidentielle il plonge à ce titre pour notre plus grand plaisir dans la « sous culture
de la gauche contemporaine » en analysant « Pour la génération qui vient », l’ouvrage de campagne de Benoît Hamon. En bref c’est un tweet de Christiane Taubira étiré sur
125 pages, c’est à dire une accumulation d’idées creuses en même temps qu'un faire part de décès du Parti Socialiste. Décryptage lumineux du décès de l’idéologie socialiste
dont on trouvera de nombreux échos dans le dernier numéro de la revue « Le Débat » (numéro 194, mars- avril 2017) sous le plume de Bernard Poulet qui le traite dans son
article « De quoi le socialisme est-il encore le nom ? ».
 
 
Se penchant sur les deux livres publiés par Marine Le Pen, Michel Drac explique de manière très convaincante qu’elle est une « nationaliste de gauche ». Après avoir balayé
rapidement quelques remarques de bon sens sur l’ancien Front National, conglomérat des vaincus de la seconde guerre mondiale et des conflits de la décolonisation, il en vient
au nouveau Front, celui qu’incarne Marine, plus tourné vers l’avenir que vers le passé, et compare ses qualités en terme de programme à celles ses trois challengers Macron,
Mélenchon et Fillon. Au terme d’un scorsing au cours duquel il attribue des notes à chacun d’entre eux sur six thèmes importants allant de l’euro à la politique étrangère il en
déduit son vote pour Marine Le Pen. Explication lumineuse d’intelligence..
 
 
L’avis gaullien de Michel Drac sur la polémique relancée à propos de la rafle du Vel d’Hiv. Approuvant la déclaration de Marine Le Pen, il se range parmi ceux qui furent dès
1944 partisans d’une réconciliation nationale alors qu’une partie de sa famille fut elle même victime de cette arrestation massive. 
 
 
Entretien de Charlotte d'Ornelas avec Bérénice Levet auteur du livre récemment parue « Le crépuscule des idoles progressistes ». Un peuple, dit-elle, défendra toujours plus
ses moeurs que ses lois. Elle soutient le droit des peuples à la continuité historique, à cultiver leur singularité et pour les Français à prendre en charge notre génie singulier. Un
héritage fait de culture et de traditions. Autant de propos que l’on a pas l’habitude d’entendre dans les médias de grand chemin.
 
 
Pascal Gauchon, directeur de la revue trimestrielle de géopolitique «Conflits » présente le dernier numéro consacré à ce qui reste de la puissance française après un
quinquennat désastreux.
 
 
Dans son émission « Répliques » sur France culture Alain Finkielkraut recevait le 15 avril Pierre Manent, directeur d’études à l’EHESS, et Olivier Rey, mathématicien et
philosophe professeur à l’Université Paris I. Réfléchissant au règne désormais sans frontière de la statistique, Finkielkraut nous rappelle cette parole prémonitoire mise par
Labiche dans la bouche d’un de ses personnages, secrétaire d’une hypothétique société de statistique à Vierzon « La société, madame, est une science moderne et positive,
elle met en lumière les faits les plus obscurs. Ainsi, grâce à des recherches laborieuses, nous sommes arrivés à connaître le nombre exact de veuves qui ont passé le Pont Neuf
durant le cours de l’année 1860 ». Le rire de Labiche comme réponse à l’ère du quantifiable et du prestige du chiffre ? Passionnant, notamment sur le lien entre les communautés
en voie de désagrégation  avec le fait de l’interchangeabilité de chacun en fonction du règne du nombre.
 
 
Les Matins de France culture du 18 avril avaient pour invité Alain Finkielkraut dans le cadre d’une série d'émissions sur les ultimes réflexions de personnalités avant les
élections présidentielles.
 
 
François-Bernard Huyghe ne croit pas à une influence décisive des pseudos manipulations russes sur le résultat des élections présidentielles aux États Unis comme en
France. La thèse soutenue par les dénonciateurs de cette manipulation repose sur un arrière plan qui voudrait que le public soit vulnérable aux mensonges des démagogues
ou aux manoeuvres d’agents stipendiés et serait égaré quand il ne vote pas comme le souhaite l’oligarchie. En ce qui concerne la France il conclue par cette remarque
ironique : l’idée que les agents de Moscou puissent semer le chaos dans l’élection présidentielle est superfétatoire. En effet, nous nous débrouillons assez bien sans eux.
 
 
Bernard Lugan était en conférence à Moscou et à cette occasion il a accordé une intervuew à la chaîne de télévision Russia Today. Il y revient sur la situation désastreuse
de la Libye d’où pourraient embarquer des dizaines de millions d’immigrés à destination du havre européen maintenant que grâce à l’action du président Sarkozy le goulot
d’étrangement qui avait nom Khadafi 
 
 
 
« Y a-t-il encore une diplomatie des droits de l’homme » ?  Sur France culture avec Bertrand BadieRony Brauman et Caroline Galactéros. Au cours de cette émission Caroline
Galactéros s’interroge sur le bilan désastreux de la politique internationale menée par les puissances occidentales au nom des droits humains : des États détruits, des
populations civiles fortement malmenées. Elle voit dans les frappes récentes des Tomahawk en Syrie un encouragement aux groupes djihadistes locaux tandis que Rony
Brauman affirme qu'elles n’ont infligé, volontairement, que des dégâts insignifiants à l’appareil de guerre du président Assad. Ce coup de politique intérieure n’a aucunement
été guidé par les exigences morales que veulent lui prêter les pontifiants théologiens du droit international. Il pense, de manière générale, qu’historiquement les droits de
l’homme ont toujours été instrumentalisés par les puissances hégémoniques et conclue qu’il n’y a jamais eu dans les faits de diplomatie des droits de l’homme, même si
ceux-ci ont souvent servi de prétexte aux aventures les plus hasardeuses. Sachant que l’histoire est tragique, Il récuse la version angélique d'une politique internationale qui
s’appuyant sur une règle universelle viendrait punir les méchants afin de sauvegarder les innocents.


En guise de conclusion...

2ème tour et législatives : le feuilleton électoral continue.

 

A J-2, je tentai une prévision de score, en voix, rappelée ci dessous. Toutes les fourchettes se sont avérées exactes sauf une. Celle d'Emmanuel Macron. Je n'imaginais pas que nos médias et sondeurs puissent fabriquer, à partir de rien, un candidat au bilan plus que modeste, jamais élu, et le porter de zéro à 23,86% en 6 mois.

 

Ils ont réussi et méritent toutes nos félicitations. Ils ont ce pouvoir de vendre à 8,5 millions de français à peu près n'importe quoi. Ceci est inquiétant compte tenu que, dans le n'importe quoi, il peut y avoir, demain, la guerre sur la base de mensonges, pour des intérêts qui ne seraient pas ceux de la France......

2002 (16 candidats) 2007 ( 12 candidats) 2012 ( 10 candidats) 2017 ( 11 candidats)

Résultats

du 23 avril

 41,2 M inscrits

31 M exprimés

44,4 M inscrits

36,7 M exprimés

46 M inscrits

35,9 M exprimés

47 M inscrits

35 à 37 M exprimés

46,9 M inscrits

35,8 M exprimés

     

CHIRAC: 5,66 M

SARKOZY: 11,45 M

HOLLANDE: 10,27 M

FILLON: 7-9 M

FILLON : 7.2 M

LE PEN: 4,8 M

ROYAL: 9,5 M

SARKOZY: 9,75 M

LE PEN: 7-8 M

LE PEN : 7.7 M

JOSPIN: 4,6 M

BAYROU: 6,8 M

LE PEN: 6,42 M

MELENCHON: 6-7,5 M

MELENCHON : 7M

BAYROU: 1,95

LE PEN : 3,8 M

MELENCHON: 3,98 M

MACRON: 6-7,5 M

MACRON : 8.53M

LAGUILLER: 1,6 M

BESANCENOT:1,5 M

BAYROU : 3,28 M

HAMON: 2-3 M

HAMON : 2.3 M

CHEVENEMENT : 1.5M

De VILLIERS : 0.8M

Eva  JOLY : 0.8 M

D.AIGNAN : 1.5-2M

D.AIGNAN : 1.7M

 

J'écrivais à J-2: «avec 4 candidats dans un mouchoir, les fourchettes en nombre de suffrages

permettent d'envisager toutes les combinaisons entre les 4 premiers candidats pour un accès à la finale

 

Les deux combinaisons les plus probables me paraissaient être: FILLON-LE PEN et

FILLON- MACRON.

 

Aux résultats, ce sera donc un duel Macron-Le Pen dont l'issue ne fait guère de doute mais

avec un score proche de 60-40 qui ne devrait pas ressembler à celui de 2002 ( 82,5 Chirac contre

17,5 Le Pen). Le «front républicain» ne fonctionnera certainement pas aussi bien qu'en 2002.

 

La difficulté restera pour EM d'obtenir une majorité parlementaire, ce qui va s'avérer une

autre paire de manche.

 

Avec un taux d'abstention, des votes blancs ou nuls, traditionnellement plus fort aux

législatives (proche de 50%). Il va falloir aux candidat EM, ramer pour obtenir les 12,5% des

inscrits (soit 25% des suffrages exprimés) pour se maintenir au 2ème tour, en particulier dans la

moitié Est et dans le Sud de la France.

 

En Guyane avec 5,47% des inscrits; en Corse, avec 12,42% des inscrits; en Paca, avec 14,6% des électeurs inscrits réalisés par EM, avec l'appui considérable des médias à sa personneon peut se demander comment, en six semaines, des candidats inconnus à ce jour vont faire pour pouvoir atteindre les 12,5% des inscrits, se maintenir au 2ème tour, et gagner l'élection dans leur

circonscription face à des candidats, implantés et nombreux, qui connaissent leur circonscription sur le bout des doigts et qui n'ont pas de handicap «judiciaire»........

 

Il en sera de même dans les Hauts de France, avec les 14,86% des inscrits obtenus par

Macron, dans le Grand Est, avec 15,89% des inscrits, en Occitanie, avec 16,09 % des inscrits, en

Bourgogne Franche comté avec 16,9 % des inscrits.

 

Tous ces chiffres évoqués sont des moyennes incluant les grandes villes. Dans nombre de

circonscriptions législatives, le score de Macron n'a pas dépassé les 10% des inscrits.......

 

Comment, en six semaines, les candidats EM que nous ne connaissons toujours pas vont-ils

faire pour dépasser les 12,5% des inscrits, concourir au 2ème tour et gagner leur circonscription.

 

Le FN et le FdG ne pourront qu'améliorer considérablement leurs positions quasi inexistantes à l'assemblée nationale. Les députés LR et UDI, non poursuivis en justice, pourraient gagner des sièges sur la lancée des européennes et des régionales. Le PS et EELV continueront d'exister......

 

Alors combien de députés EM seront-ils élus, notamment dans l'Est et le Sud de la France ?

Au détriment de quels grands partis ces élections seraient-elle acquises ?

 

Aura-t-il les 289 victoires nécessaires pour mettre en œuvre son «programme» ? En aura-t-il

seulement 100 (ou moins) ? Avec quels autres partis devra-t-il gouverner, donc composer et sans

doute cohabiter ?

 

La France sera-t-elle gouvernable ? La France sera-t-elle réformable ? La fin de l'année 2017

et l'année 2018 risquent d'être difficiles pour notre pays. Rendez vous le 11 juin prochain.



"FILTERIS"

PRÉSIDENTIELLE – FRANCE – 23 avril 2017
PREMIER TOUR

Les urnes ont parlé.

A l’issue de ce scrutin, FILTERIS, qui n’est pas un institut de sondage, comme nous l’avons sans cesse mentionné, n’a pas atteint le degré de précision qu’elle escomptait. C'est un fait dont nous prenons acte. Comme nous l’avons expliqué, notre objectif était de confronter des indicateurs de poids numérique dans un cadre spécifique, particulièrement propice aux analyses Big Data. Nous menons gratuitement cet exercice, de manière neutre et apolitique, depuis 2006, dans une perspective scientifique.

UN ÉCART MOYEN DE 1,07 % ENTRE NOS MESURES DE VENDREDI 21 AVRIL - 23H50 ET LES RÉSULTATS DU PREMIER TOUR

L’écart moyen entre les résultats officiels du scrutin, publiés par le Ministère de l’intérieur (lundi 24 avril – 4h HF) et les mesures de FILTERIS (vendredi 21 avril – 23h50) est de 1,07 % sur les 11 candidats.

Les écarts constatés nous permettent d'émettre des hypothèses, que nos équipes vont continuer à explorer en tenant compte de différents éléments de contexte, qu’ils soient technologiques (bots, fake news…), sociologiques, médiatiques…

Depuis notre dernière mesure de vendredi 21 avril 23h50, le poids numérique des candidats a continué d’évoluer, montrant encore des variations importantes et cela jusqu’au scrutin. Néanmoins, nous avons choisi de respecter à la lettre notre engagement de ne pas couvrir la campagne après minuit vendredi 21 avril, afin de respecter la règlementation française et de ne pas influer d'une quelconque façon sur le scrutin.

LE BIG DATA POUR DÉTECTER DES TENDANCES

Il est aujourd'hui indéniable que les analyses issues du Big Data font partie des méthodologies permettant de capter les sensibilités, tant en contexte électoral que plus largement. Elles apportent des éclairages pertinents et complémentaires à d’autres types de méthodologies et permettent de détecter des tendances. Dans le cadre de ce premier tour de la Présidentielle 2017, ce fut ainsi le cas pour Jean-Luc Mélenchon, pour lequel notre méthodologie a permis de détecter la remontée dès le 12 mars.

FILTERIS, entreprise canadienne neutre et apolitique, et son partenaire EUROMÉDIATIONS, ne vendent pas d'études à quelconque parti ou candidat. Ils poursuivront leurs analyses dès lundi 24 avril, dans BuzzPol, afin de mesurer le poids numérique des deux derniers candidats en lice, Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Merci à tous ceux qui prennent le temps de s’intéresser à notre approche et à notre méthodologie d’analyse du Web et des médias sociaux.

Rendez-vous sur Buzzpol pour nos mesures du second tour de la Présidentielle 2017.

Candidats
  Scrutin 23 avril Mesures 21 avril - 23h50 ECART  
   E. Macron 23.86 20.03 3.83
  M. Le Pen 21.43 22.72 1.29
  F. Fillon 19.94 21.57 1.63
  JL Mélenchon 19.62 21.34 1.72
  B. Hamon 6.35 6.68 0.33
  N. D.Aignan 4.73 3.51 1.22
  P. Poutou 1.10 1.91 0.81
  F. Asselineau 0.92 1.04 0.12
  J. Lassalle 1.21 0.63 0.58
  N. Arthaud 0.65 0.52 0.13
  JC. Cheminade 0.18 0.05 0.13
  TOTAL 100.00 100.00 Ecart moyen : 1.07%

http://elections.interieur.gouv.fr/presidentielle-2017/FE.html

Les écarts constatés nous permettent d'émettre des hypothèses, que nos équipes vont continuer à explorer en tenant compte de différents éléments de contexte, qu’ils soient technologiques (bots, fake news…), sociologiques, médiatiques…

 

Depuis notre dernière mesure de vendredi 21 avril 23h50, le poids numérique des candidats a continué d’évoluer, montrant encore des variations importantes et cela jusqu’au scrutin. Néanmoins, nous avons choisi de respecter à la lettre notre engagement de ne pas couvrir la campagne après minuit vendredi 21 avril, afin de respecter la réglementation française et de ne pas influer d'une quelconque façon sur le scrutin.

 

LE BIG DATA POUR DÉTECTER DES TENDANCES

Il est aujourd'hui indéniable que les analyses issues du Big Data font partie des méthodologies permettant de capter les sensibilités, tant en contexte électoral que plus largement. Elles apportent des éclairages pertinents et complémentaires à d’autres types de méthodologies et permettent de détecter des tendances. Dans le cadre de ce premier tour de la Présidentielle 2017, ce fut ainsi le cas pour Jean-Luc Mélenchon, pour lequel notre méthodologie a permis de détecter la remontée dès le 12 mars.

FILTERIS, entreprise canadienne neutre et apolitique, et son partenaire EUROMÉDIATIONS, ne vendent pas d'études à quelconque parti ou candidat. Ils poursuivront leurs analyses dès lundi 24 avril, dans BuzzPol, afin de mesurer le poids numérique des deux derniers candidats en lice, Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Merci à tous ceux qui prennent le temps de s’intéresser à notre approche et à notre méthodologie d’analyse du Web et des médias sociaux.

 

Rendez-vous sur Buzzpol pour nos mesures du second tour de la Présidentielle 2017.



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