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Le Général Piquemal répond à E. Macron

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Lettre d'une fille de Harki...

...à E. Macron

Par Jeannette Bougrab - Valeurs Actuelles  du 23/02/2017

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Retour sur la polémique MACRON.

par Bernard Lugan - le 14/03/2017.

Emmanuel Macron n’a lu ni Jacques Marseille, ni Daniel Lefeuvre. C’est pourquoi, comme les marxistes et les tiers-mondistes des années 1970, il croit encore que la richesse française repose sur l’exploitation coloniale. Ce recul des connaissances de la part d’un personnage prétendant exercer la magistrature suprême est le révélateur du vide culturel des « élites » politiques françaises.

 

Homme de chiffres, Emmanuel Macron gagnerait à prendre en considération ceux qui suivent :

- Après 1945, la France qui sortait ruinée du conflit et qui avait à reconstruire, 7 000 ponts, 150 gares principales, 80% du réseau de navigation fluviale, 50% du parc automobile etc., lança dans son Empire et donc à fonds perdus pour elle, une fantastique politique de développement et de mise en valeur qui se fit largement aux dépens de la métropole elle-même.

- De 1945 à 1958, l’Etat français investit outre-mer 1 700 milliards de francs dont 800 en Afrique noire, 60% de ces investissements allant à la création d’infrastructures de transport. A ces sommes considérables il convient d’ajouter tous les budgets de fonctionnement, les salaires des fonctionnaires et les dépenses militaires. Les seuls investissements publics totalisèrent ainsi 6 000 milliards de FF (valeur 1962), pour la période 1900-1940 et 1 700 milliards pour la période 1945 à 1958, soit le chiffre effarant de 22% du total de toutes les dépenses françaises sur fonds publics. Pour la seule décennie 1946 à 1956, la France investit en infrastructures dans son Empire, la somme de 1 400 milliards.

-Toutes ces dépenses furent supportées par la métropole qui assura également 100% des investissements de santé, d’enseignement, d’urbanisation, d’habitat, des travaux urbains de voirie, des travaux ruraux, de production agricole, d’hydraulique, de mise en valeur des forêts, d’élevage, de la pêche, du tourisme, de l’industrialisation et de l’électrification. Une telle ponction faite sur le capital investissement national interdisait naturellement toute modernisation, toute mutation de l’économie française au moment où ses principaux concurrents mondiaux prenaient sur elle une avance déterminante.

- Le plus insolite est que ces colossales dépenses étaient économiquement inutiles puisque la France a toujours payé les productions impériales, qu’elle avait pourtant subventionnées, environ 25% au-dessus des cours mondiaux. Ainsi, le cacao de Côte d’Ivoire était payé 220 francs les 100 kilos quand le cours mondial était de 180 francs. Pour les arachides du Sénégal, les agrumes et les bananes en général, le prix colonial français était de 15 à 20% supérieur aux cours mondiaux. Cette surcharge de prix a été chiffrée à plus de 50 milliards sur un volume d’importations coloniales totales de 360 milliards. Quant au soutien des cours des productions coloniales, il coûta à la France 60 milliards par an de 1956 à 1960. De plus, à l’exception des phosphates du Maroc, des charbonnages du Tonkin et de quelques productions sectorielles, l’Empire ne fournissait rien de rare.

Le cas algérien

En 1959, toutes dépenses confondues, l’Algérie engloutissait 20% du budget de l’Etat français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Education nationale, des Travaux publics, des Transports, de la reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce ! Pour les Français de France, le sacrifice fut alors double puisque leurs impôts augmentèrent tandis que les interventions de l’Etat dans les domaines routier, hospitalier, énergétique, etc., furent amputées. Ce fut alors l’Algérie avant la Corrèze.

- En Algérie, de 1949 à 1953, le volume des investissements sur fonds publics en francs courants atteignit 305 milliards dont les 4/5e assurés par l’Etat français. Durant les seuls 9 premiers mois de 1959 les investissements atteignirent 103,7 milliards dont 71,5 milliards directement financés par le Trésor français. De 1950 à 1956 la seule industrie algérienne reçut, hors secteur minier, en moyenne 2 395 millions d’anciens francs annuellement. En 1959 et en 1960 cette somme atteignit en moyenne 5 390 millions. Entre 1959 et 1961, pour le seul plan de Constantine, les industries métropolitaines investirent 27,40 milliards d’anciens francs non compris le gaz et le pétrole, payés par les contribuables métropolitains.

- Qu’il s’agisse des minerais, du liège, de l’alpha, des vins, des agrumes etc., toutes les productions algériennes avaient en effet des coûts supérieurs à ceux du marché international. Quelques exemples : en 1934, quand le cours mondial du blé était de 35 F le quintal, il atteignait 130 F en Algérie. Entre 1930 et 1933, alors que le vin comptait pour près de 54% de toutes les exportations agricoles algériennes, le prix de l’hectolitre de vin algérien était vendu à la France à 58% de plus que l’hectolitre espagnol, ce qui n’empêcha pas la France de se fermer au vin ibérique pour s’ouvrir encore davantage à celui d’Algérie…. La France achetait donc à ses départements algériens et à des cours supérieurs au marché, des productions déjà largement payées puisqu’elle n’avait cessé de les subventionner.

- Le prix d’une bouteille fabriquée en Algérie ayant un coût supérieur de plus 78% par rapport à la même bouteille fabriquée en métropole, économiquement, il valait donc mieux importer des bouteilles que les fabriquer en Algérie. Or, comme il fallait donner du travail aux Algériens, la France mit une fois de plus « la main à la poche » et des bouteilles furent produites en Algérie, la France prenant à son compte le surcoût…

- La mise en production des hydrocarbures sahariens découverts par les prospecteurs français après des décennies de difficiles et de coûteuses prospections, posa également de sérieux problèmes de rentabilité. Durant les phases de prospection la France avait en effet dépensé des sommes considérables, chaque forage revenant à 600 millions de francs car les couches exploitables étaient situées à plus de 3000 mètres, une prouesse technologique pour l’époque. Or, l’Etat français dût quasiment imposer à des compagnies réticentes une mise en production qui débuta fin 1957, puis en 1959, mais qui ne commença véritablement qu’en 1961. Comme le pétrole algérien était trop léger pour pouvoir être transformé en fuel dont avait alors besoin l’industrie française, la France allait donc devoir le vendre sur le marché international. Or, à cette époque le marché mondial était saturé, l’URSS bradait ses huiles à bas prix et le pétrole libyen était plus facile à exploiter et à écouler que celui d’Algérie. Résultat, le brut algérien valait 2,08 $ le baril contre 1,80 $ au cours mondial. La France l’acheta tout de même en le surpayant alors qu’elle avait auparavant financé toutes les recherches et la mise en production.

- La main-d’œuvre algérienne était plus chère que la main d’œuvre métropolitaine. Dans la verrerie de La Sénia il fallait ainsi 182 employés pour produire ce que 147 ouvriers produisaient en France, soit presque un quart de plus. Par ailleurs, des emplois qui en métropole, étaient confiés à des manœuvres devaient, en Algérie, être confiés à des ouvriers qualifiés. Selon un rapport Saint-Gobain daté de 1949, par comparaison avec une usine métropolitaine, l’ensemble des dépenses, salaires et accessoires était de 37% plus élevé en Algérie.

- Contrairement à tous les poncifs, l’immigration algérienne a considérablement coûté à la métropole. D’une part parce qu’elle n’a correspondu à aucune nécessité économique, et d’autre part parce que son manque de qualification nécessitait la mise en place de mesures d’adaptation onéreuses en matière de logements, de foyers et de formation professionnelle. Hérésie économique, la politique d’immigration en métropole fut alors un choix politique à courte vue décidé par les gouvernements français successifs et imposé aux industriels métropolitains qui, à cette époque du moins, voulaient faire venir en France des travailleurs italiens ou espagnols. Or, la France refusa ces derniers, sa priorité étant de régler la question des excédents de main d’œuvre algérienne. De plus, en 1950, sur 110 000 Algériens recensés dans la région parisienne, 50 000 n’avaient pas de moyens d’existence réguliers et en 1957, sur 300 000 Algériens vivant en France, le nombre de sans-emploi était de 100 000, ce qui fait dire à Daniel Lefeuvre que : « Ces chiffres détruisent l’imagerie de rabatteurs, parcourant le bled, pour fournir à un patronat avide, la main d’œuvre abondante et bon marché dont il serait friand (…) Contrairement à une légende tenace, l’afflux d’Algériens en métropole, dans les années 1950, ne répond pas aux besoins en main d’œuvre de l’économie française au cours des années de reconstruction ou des Trente Glorieuses. » (Lefeuvre, 2005 : 14-15)

 

Bernard LUGAN
 Bibliographie

- Lefeuvre, D., (2005) Chère Algérie. La France et sa colonie (1930-1962). Paris - Lugan, B., (2006) Pour en finir avec la colonisation. Le Rocher - Lugan, B., (2015) Osons dire la vérité à l’Afrique. Le Rocher - Lugan, B., (2017) Algérie, l’histoire à l’endroit, Editions de l’Afrique Réelle - Marseille, J., (1984) Empire colonial et capitalisme français, histoire d’un divorce. Paris - Marseille, J., (1986) « L'héritage colonial français : au-delà des légendes », in Le Tiers-Mondisme en question, sous la direction de Rony Braumann, Paris, 1986 - Marseille, J., (1993) « Entretien ». Enquête sur l’Histoire, n° spécial « L’Aventure coloniale », automne 1993

 

Source : http://www.asafrance.fr/item/reaction-de-bernard-lugan-aux-propos-de-m-macron.html


RÉACTION de l'Historien Pierre MONTAGNON aux propos de M MACRON :

Algérie, le legs français

...par Pierre Montagnon - le 06/03/2017.

 

Ancien militaire et essayiste français, 

Élève du Prytanée militaire de la Flèche et de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, il sert comme officier au 2e REP en Algérie. Il est blessé le 18 décembre 1956 dans la région d’El Mezeraa au sud de Tebessa.

 Entame ensuite une carrière de chef d'entreprise dans la distribution de matériel de chauffage.

En parallèle, il publie son premier livre « Pas même un caillou » (1965). Il faudra attendre 1984 pour qu'il publie un deuxième ouvrage « La guerre d'Algérie », qui recevra le Prix Biguet de l'Académie française (prix de littérature et philosophie)


 

Des propos émis à Alger, ont dénoncé un colonialisme français « crime contre l’humanité ». Répondent-ils à une réalité à l’image d’un passé récent où plane le terrible souvenir de l’univers concentrationnaire de Dachau ou Auschwitz ? Tout fut-il si terrible en Algérie de 1830 à 1962 ? Le legs français sur cette terre fut-il si mauvais ? L’honnêteté, en la matière, impose l’objectivité.

La terre où les Français débarquent le 14 juin 1830, autant pour mettre fin à la piraterie barbaresque écumant la Méditerranée que pour par souci électoral à Paris, relève de l’Empire ottoman. Le pays est province turque sous le nom de Régence d’Alger. Le 14 octobre 1839, le ministre de la Guerre prend une décision : « Le pays occupé par les Français dans le Nord de l’Afrique sera à l’avenir désigné sous le nom d’Algérie ». Ce 14 octobre 1839, la France a scellé un nouveau nom dans le lexique des nations ou futures nations : celui de l’Algérie. Les Algériens se souviennent-ils de cette origine de leur identité ?

Certes, cette période appelée la conquête, fut rarement une marche triomphale. Si, nombreux tels les Douairs et les Smélas d’Oranie se rallient au nouvel arrivant, beaucoup d’autres derrière Abd-el-Kader et ses lieutenants s’ y opposent avec vigueur. Le sang coule dans les deux camps. Simultanément un autre peuplement, européen et globalement chrétien, débarque et prend racine. Une foi s’oppose à une autre foi. Une colonisation s’implante en terrain conquis, acheté ou séquestré.

Ceci étant, par les armes et les traités, la France donne à l’Algérie une autre dimension. La Régence d’Alger possédait des frontières mal définies avec ses voisins marocain et tunisien. Au fil des décennies, celles-ci sont fixées. Quant au sud, le présent Sahara, il était « terra incognita » hormis des épiciers mozabites et des caravanes apportant des esclaves d’Afrique noire. Sur un front d’un millier de kilomètres, la Régence d’Alger s’étalait au mieux sur 250 kilomètres en profondeur. En gros, elle englobait dans les 250 000 kilomètres carrés. L’Algérie du 5 juillet 1962 compte 2 200 000 km2, c’est dire que sa surface en 132 années a presque été multipliée par 10. Elle possède le plus vaste territoire africain.

Dans le gigantesque appendice saharien, les Français à la fin de 1956 découvrent du pétrole et mettent les gisements en exploitation. Le premier pétrolier transportant du naphte quitte Philippeville, (Skikda) le 9 février 1958. L’Algérie indépendante vivra sur les hydrocarbures et pourra grâce à eux faire face à ses besoins matériels. Ce travail de recherche et de mise en valeur des richesses pétrolières lui a assuré une large sécurité financière. A cette ressource capitale issue du sous-sol vient s’adjoindre celle, organisée par la France, d’autres produits miniers. Fer de l’Ouenza, Houille de Kenadsa, phosphates du Kouif et du djebel Onk, etc…

La Régence d’Alger de 1830 offrait l’aspect d’un monde rural. Les villes étaient peu nombreuses et peu peuplées. Alger comptait à peine 30 000 habitants qui se serraient dans le cadre étriqué de la casbah. Constantine sur son rocher atteignait tout juste 20 000. Les autres cités, Oran, Bône (Annaba), Tlemcen, Médéa, Miliana quelques milliers. Les villages, à l’exception des massifs berbères, Grande-Kabylie et Aurès, n’existaient pas. Les mechtas n’étaient que regroupement de gourbis en pisée ou de tentes. Les Français développent les cités existantes et en créent de nouvelles. Alger, Oran deviennent des métropoles de plusieurs centaines de milliers d’habitants, Européens et Musulmans confondus. Philippeville (Skikda), Sidi-Bel-Abbès, Orléansville (El-Esnam), Aumale (Souz-el-Gozlane), Batna voient le jour là où il n’y avait rien. Hormis parfois des vestiges romains. Dans le bled, des villages dits de colonisation apparaissent. Près de 800 ! Ils sont les cités d’aujourd’hui dépassant 10 000, 20 000, 40 000 résidants.

Tous ces centres qui se créent aussi bien sur la côte que dans l’intérieur permettent la mise en valeur du pays. La Mitidja, La vallée du Chéliff, la plaine des Aribs, le Sersou, pour ne prendre que quelques exemples n’étaient qu’étendues marécageuses ou stériles remplies de jujubiers ou de palmiers nains. Défrichées, travaillées, elles produiront vignes, vergers, céréales, produits maraichers. En 1958, le vin représentait 50% des exportations. (Il en a été fait bien peu cas puisque qu’une bonne partie du vignoble a été arrachée sur ordre de Boumedienne).

Dans un espace géographique à la pluviométrie irrégulière, la production agricole s’est souvent appuyée sur une irrigation rendue possible par la création de barrages. On en dénombrait 12 en 1955 sans compter celui, gigantesque, en construction à la fin des années 50 sur le Djen-Djen en Petite-Kabylie. Le barrage de l’Oued-Fodda permettait l’irrigation de 53 000 hectares. A l’occasion ces barrages assureront l’alimentation en eau. Celui des Beni-Bahdel apportera enfin de quoi s’abreuver aux Oranais cruellement dépourvus en la matière.

La côte méditerranéenne n’abritait que quelques ports sans consistance. La piste, pour le cheval, le mulet ou le piéton était l’unique moyen de communications . En 1962 Port-Say, Oran, Arzew, Mostaganem, Alger, Bougie, Philippeville, Bône s’affirment des ports de commerce et de voyageurs. Beni-Saf exporte le minerai de fer. Port Gueydon, Herbillon, Stora, La Calle se consacrent à la pèche. Des routes, des lignes de chemin de fer relient le pays d’est en ouest et du nord au sud. L’aviation installe ses escales de La Senia à Maison-Blanche ou Bône-les Salines.

Que dire de l’enseignement et de la médecine ? Hors les écoles coraniques tout était à faire. Un rappel historique à ce sujet. Tifelfel, un hameau perdu de l’Aurès une fois franchies les gorges de Tighanimine. Les époux Monnerot, deux jeunes instituteurs français, y enseignent aux gamins du voisinage, tous musulmans. L’école a été construite dans ce but. Les Monnerot, comptent parmi les premières victimes innocentes du 1er novembre 1954. Ils étaient venus, les mains nues, non pour s’enrichir mais tout simplement pour instruire. Comme à Tifelfel, le bled a ses écoles souvent rudimentaires. Les villes possèdent leurs collèges, leurs lycées, leurs universités. Tous ces établissements, le 5 juillet 1962, sont prêts à recevoir les jeunes générations algériennes comme ils le faisaient auparavant. Ferhat Abbas, l’enfant de Taher dans le Constantinois et premier président du GPRA, le Gouvernement provisoire de la République algérienne, fut élève du lycée de Philippeville avant de devenir pharmacien à Sétif. Quant à la médecine, il est dans la nature des choses de reconnaître qu’en 1830 elle restait rudimentaire à tous niveaux. Les épidémies faisaient des ravages. Les colons français d’origine en paieront lourd tribut. De l’hôpital Mustapha à Alger aux hôpitaux militaires rappelant les grands vainqueurs des luttes contre les fléaux qui décimaient les populations, Maillot, Baudens, Laveran, le 5 juillet 1962, tous ces établissements comme les cliniques ou centres plus modestes étaient prêts à prendre le relais. L’institut Pasteur d’Alger, fondé en 1894, plus d’un siècle après sa création, poursuit sa mission.

Si la loi islamique s’éloigne souvent des mœurs occidentales où la femme est l’égale de l’homme, La République a semé ses valeurs. Les a-t-elle toujours parfaitement appliquées ? Des inégalités sociales ont pu, à juste titre, choquer, mais 1958 a introduit la citoyenneté pour tous et pour toutes. Un grand pas en avant dans un univers souvent loin d’un tel état d’esprit. L’Algérie aura à tenir compte de cette semence.

Il resterait à évoquer ce dont Léopold Sedar Senghor disait : « Dans les décombres de la décolonisation, nous avons trouvé cet outil merveilleux : la Langue française ». Même si un auteur algérien francophone, Kateb Yacine, la regardera comme « prise de guerre », elle n’en est pas moins là, trait d’union entre berbérophones et arabophones, lien avec le monde extérieur, instrument précieux de travail, d’expression et de culture.

La conclusion de ces quelques lignes est peut-être à emprunter à Charles de Gaulle l’homme qui plus que tout autre a conduit à l’Algérie algérienne : «  L’Algérie restera française, comme la France est restée romaine. »

 

Pierre MONTAGNON  
Historien

Source : http://www.asafrance.fr/item/reaction-de-algerie-le-legs-francais.html


Le Comité National d'Entente communique suite aux propos de M. Macron


France-Algérie, savoir raison garder !

 

Les propos tenus début février en Algérie par un candidat à la Présidence de la République ont surpris, pour ne pas dire offensé, la plupart de ceux qui ont laissé une partie d'eux-mêmes sur cette terre algérienne et les laissent sans réponse, sans voix ou sans illusion aux questions qu'ils sont en droit de se poser :

 

pourquoi avoir une lecture à la fois aussi excessive et aussi manichéenne de notre histoire, même quand il s'agit de la colonisation ? Faut-il oublier que la plupart des infrastructures portuaires, aéroportuaires et routières empruntées par ce candidat durant son séjour en Algérie sont l'œuvre de la colonisation ? Tout ne fut pas parfait, mais d'ici à la comparer à la Shoah.....

 

pourquoi celui qui veut devenir le "chef des Armées" affiche-t-il un tel mépris à l'égard des soldats, toutes races confondues, qui ont combattu sous tous les cieux, en Algérie et en France, en affirmant qu'ils ont participé à un crime contre l'humanité ? C'est mal connaître notre armée d'hier et d'aujourd'hui ! 

 

et pourquoi, au moment où des tensions réapparaissent dans les banlieues, au moment où les questions d'immigration et d'intégration sont au cœur des préoccupations quotidiennes de beaucoup de Français, évoquer de faux problèmes, voire des contre-vérités historiques.

 

« Le propre de la désinvolture avec la vérité historique est d'ignorer le mal qu'elle entraîne », restera toujours d’actualité.

 

Le Général de corps d'armée (2s) Dominique DELORT

Président du Comité National d'Entente

Président de La Saint-Cyrienne

 

Associations signataires du communiqué

 

A.C.U.F. (Association des Combattants de l’Union Française)

A.E.A. (Anciens élèves de l’Ecole de l’Air)

A.N.A.P.I. (Association Nationale des Anciens Prisonniers et internés déportés d’Indochine)

A.N.O.R.I. (Association Nationale des Réservistes de l’Infanterie)

SAUMUR-A.N.O.R.A.B.C. (Association Nationale des Officiers de Réserve de l’Armée Blindée et de la Cavalerie)

A.S.A.F. (Association de Soutien à l’Armée Française)

D.P.L.V. (Association des Décorés de la Légion d’Honneur au Péril de leur Vie)

L’EPAULETTE (Association des officiers de recrutement interne et sous contrat)

F.N.A.P. (Fédération Nationale des Associations Parachutistes)

F.N.A.C. (Fédération Nationale des Amicales de Chasseurs à pied, alpins et mécanisés)

F.N.B.M.I.G. (Fédération Nationale des Blessés Multiples et Impotents de Guerre)

F.N.G. (Fédération Nationale du Génie)

F.N.T. (Fédération Nationale du Train)

FRATERNELLE (Officiers sortant du rang en activité militaire ou de réserve)

F.R.E.S.M. (Fédération pour le Rayonnement et l’Entraide des Soldats de Montagne)

F.S.A.LE. (Fédération des Sociétés d’Anciens de la Légion Etrangère)

La Saint-Cyrienne (Association des élèves et anciens élèves de Saint-Cyr Coëtquidan)

TREFLE (Elèves et anciens élèves de l’Ecole des Officiers de Gendarmerie)

U.N.C. (Union Nationale des Combattants)

U.N.P. (Union Nationale des Parachutistes)

U.N.S.O.R. (Union Nationale des Sous-Officiers en retraite)

U.B.F.T. (Les Gueules Cassées)

Auteur :

Anne-Charlotte BOILEAU 

Membre associé


RÉACTION de Michel VIOT, Aumônier national catholique des Anciens combattants.


Judas ressuscite à Alger !

Le 18/02/2017.

 

C’est la France, dont il prétend être un des « apôtres », qu’Emmanuel Macron vient de doublement trahir en Algérie ! Lui qui aspire à la magistrature suprême n’a pas hésité à critiquer son pays de l’étranger !

Ou il est très mal éduqué et pense que toutes les transgressions sont bonnes pour se faire remarquer, ou il pense que l’Algérie est encore française ?

Cette dernière hypothèse me paraît douteuse, compte tenu de son message sur la colonisation : « crime contre l’humanité » ! Écho de la voix de son Maître, François Hollande, en 2012, le jour de son investiture, qui critiquait Jules Ferry pour son colonialisme, alors qu’il venait de déposer une gerbe devant sa statue ! Mais il voulait honorer le laïc, ne pouvant pas comprendre que cet homme était aussi un grand patriote aimant la France et sa culture et voulant ainsi la faire partager, quitte à envoyer des Pères blancs avec l’armée française.

Horreur pour messieurs Hollande et Macron !

 

Je voudrais donc rassurer les anciens combattants catholiques dont je suis l’aumônier national. Je ne vais pas les convoquer pour une confession de crime contre l’humanité, eux qui au prix de leur vie ont voulu défendre , tant en Indochine qu’en Algérie, tout ce que la France avait apporté de bon en matière d’enseignement, de médecine et autres progrès. Je n’ignore pas qu’à côté de ces incontestables bienfaits, la colonisation, comme toute entreprise humaine eut ses ombres ! Mais ces dernières n’effacent pas l’apport positif de la France !

Monsieur Macron lui même n’a-t’il pas dit dans un autre discours et devant un public différent que la colonisation « avait créé des richesses et favorisé la naissance de classes moyennes ».

 

Si les choses se sont souvent mal terminées, en Algérie en particulier, les questions de finances ont eu une grande part de responsabilité ! Monsieur Macron, plus qu’un autre, devrait le savoir. Tout comme Il aurait dû se souvenir de ce qui nous a obligé à intervenir en Algérie en 1830. La sécurité de notre littoral méditerranéen était en cause, tout comme notre honneur ! Réalités secondaires pour ce « prétendant « qui vient de faire le choix public de les oublier ! Il est devenu un candidat « moralement fictif », justiciable devant les urnes ! Aussi j’espère que les anciens combattants catholiques – et ce n’est pas interdit aux autres – protesteront comme il convient contre l’injure qui leur est faite par un candidat à la présidence de la République, qui les compare à des nazis !

 

Michel VIOT

Aumônier national catholique des Anciens combattants


RÉACTION du Général (2s) Jean Paul SALINI aux propos de M. MACRON.

Le 25/02/2017.

 

Jean Paul SALINI 

Général de l'Armée de l'Air 

Commandeur de la Légion d'Honneur

à

Monsieur Emmanuel MACRON

Candidat à la Présidence de la République

 

Monsieur le Candidat,

 

Je viens d'entendre à la télévision que vous avez assimilé à un crime contre l'humanité la colonisation de l'Algérie par la France.

Je suis général en deuxième section. Ce qui veut dire que j'ai quitté le service. Je n'appartiens à aucun parti, je ne suis inscrit à aucun réseau social. Je ne fais pas de politique mais je la suis avec attention. Je contemple les manœuvres, les déclarations et les querelles des hommes politiques avec des sentiments divers qui vont de l'admiration (très rare) à l'étonnement, la perplexité ou quelquefois le mépris. Je n'ai écrit qu'une seule fois à un homme politique pour lui signifier mon désaccord. Mais je ne peux pas m'empêcher de réagir à votre propos et de vous écrire cette lettre.

 

Je ne crois pas que votre déclaration grandisse l'image de notre pays. Je ne crois pas qu'elle vous grandisse. Je ne crois pas qu'elle soit de nature à améliorer les rapports entre nous et nos anciens colonisés. Et je ne crois pas non plus qu'elle corresponde à la réalité.

Mais je pense qu'elle s'inscrit dans une ligne politique qui est à la mode depuis quelques années et qui est propre à notre pays et à notre pays seulement. Il est admis que, quel que soit le grief invoqué,  la France, et la France seule, est responsable.

A intervalles réguliers s'élèvent les lamentations des rampants de la repentance. Et quelques-uns d'entre eux en font  leur pain quotidien. Oui, c'est vrai que l'histoire de notre pays n'est pas toujours très  belle. Mais c'est le cas de tous les pays.

Et eux,  ils oublient. Peu de gens évoquent aux Etats Unis le massacre des Indiens.

Peu de dirigeants mauritaniens ou saoudiens perdent le sommeil en évoquant l'esclavage qu'ils pratiquent depuis des centaines d'années.

Et peu d'Algériens sans doute se souviennent que les Sarrazins ont écumé les côtes de la Méditerranée et ont réduit à l'esclavage cinq millions d'Européens.

 

Tout le monde a oublié ou feint d'oublier ces vieilles histoires. Sauf nous! C'est ainsi, par exemple, que monsieur le président Hollande est allé à Dakar battre sa coulpe en évoquant les horreurs de l'esclavage. On aurait pu s'attendre à ce que monsieur Macky Sall, président de la République du Sénégal, se mette à genoux à ses côtés et répande avec lui les larmes de la contrition. Parce que, dans cette entreprise répugnante, ce sont les Sénégalais qui allaient à l'intérieur de l'Afrique capturer les victimes qu'ils vendaient ensuite aux Européens.

Mais monsieur Macky Sall avait oublié sans doute cette péripétie de l'histoire et il a laissé Monsieur Hollande se livrer seul à ses démonstrations de repentir.

 

Je me vois, comme tous les Français, engagé dans un contentieux qui ne me concerne pas. Je me vois, comme tous les Français, désigné à la haine et à la réprobation du monde entier par la repentance répugnante de nos chefs et de nos élites autoproclamées. Ils versent avec constance de l'huile sur un feu qu'on aurait pu espérer éteindre sous les stratifications du temps. Tout dernièrement on a érigé en Guadeloupe un monument destiné à perpétuer le souvenir de notre faute.

Pourquoi ne pas  élever aussi un monument en souvenir des Corses qui ont été les victimes de la répression sans nuances qui a suivi la prise de possession de la Corse par les Français. Cela inclinerait-il les militants du FLNC à plus de modération ?  

Pourquoi ne pas rappeler aux Vendéens la déclaration du général Westermann à la Convention : "Citoyens! La Vendée n'est plus!".

On peut continuer mais j'arrête. On peut remplir des volumes avec la liste de nos erreurs. Le sang ! Le sang ! Ce ciment que l'Histoire utilise pour ses desseins obscurs !

 

Quant à l'aventure coloniale elle a eu ses bons et ses mauvais côtés. Le mauvais côté c'est la domination d'une population sur une autre. Cette domination engendre des injustices et un sentiment d'humiliation dont les souvenirs ne s'effacent que difficilement. Cela est détestable et justifie pleinement la révolte de ceux que l'on appelait autrefois les indigènes.

 

Par contre nous avons apporté à ces pays des aspects de notre civilisation dont ils ont plus ou moins bénéficié. Qu'est-ce que c'était l'Algérie avant 1830 ? Rien ! Lorsque nous en sommes partis nous avons laissé derrière nous une infrastructure considérable, une agriculture en pleine expansion et, je l'espère, quelques idées qui pourront, peut-être, avec le temps, donner des fruits. De cette Algérie là qu'est-ce que les gouvernements successifs en ont fait ? Pas grand-chose, je le crains !

Il faudrait, je crois, élever le débat et comprendre que certains événements regrettables de l'Histoire sont dus à l'Histoire elle-même. Il est logique que les peuples suivent dans leur expansion les voies les plus faciles qui s'offrent à eux. A l'époque coloniale il était facile aux Européens de dominer  les peuples les plus faibles.  Cela ne l'est plus aujourd'hui. C'est même le contraire qui se passe. Un Islamisme conquérant et fort de ses certitudes s'apprête à s'emparer des zones de basses pressions démographiques européennes. C'est dans la logique de l'Histoire. Le malheur c'est que, contrairement à nous, qui étions porteur d'une certaine civilisation, il n'apporte rien que le fanatisme et le retour au moyen âge.

 

La France a semé la Terre de cimetières lointains. Dans ses entreprises coloniales il y avait des saints et des fous, des salauds et des illuminés, des bâtisseurs et des cupides. Une bonne partie d'entre eux repose là-bas, sur ces espaces qu'ils ont voulu, chacun à sa manière, posséder. Mais saints ou fous, soldats ou bandits, calculateurs ou idéalistes, tous n'ont été que l'instrument du destin. Dans un monde qui se rétrécissait sans cesse, il était logique que les civilisations se rencontrent. Il n'était pas légitime, mais il était inévitable que les plus fortes prennent provisoirement le pas sur les plus faibles. Qui peut dire que de nos jours les choses ont changé? Ce que la France a fait, si elle ne l'avait pas fait, d'autres l'auraient fait. Elle n'a été dans cette affaire que l'un des instruments que l'Histoire utilise pour ses desseins obscurs. Elle a été le levain d'un avenir qui va.

Et toutes ces tombes du bout du monde ne sont que ce qui reste des graines d'autrefois dispersées par le vent.

 

Je vous assure, Monsieur le Candidat, de ma haute considération

 


L'Algérie française expliquée à Emmanuel Macron...

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RÉACTION du Docteur Philippe PAUX, Médecin des Troupes de Marine, aux propos de M MACRON.

...le 28/02/2017.

 

Monsieur Macron, je suis un criminel...

 

Monsieur Macron, médecin colonial, médecin des Troupes de Marine, je suis un criminel contre l’humanité, je suis un criminel contre l’humain.

 

Par vocation petit garçon je rêvais d’aller soigner au fin fond de l’Afrique, de l’Océanie, de l’Asie. Adolescent puis jeune étudiant, de toutes mes forces, j’ai travaillé, bossé, trimé pour pouvoir soigner à travers le continent et porter la science pas seulement au pays des Bantous, mais partout dans le monde où la France était présente. Ma vocation, que j’ai assouvie depuis, était de rejoindre les ex-Colonies, sur les pas de mes glorieux Anciens à l'âge, comme le disait le médecin colonial Paul-Louis Simond, où l'esprit est exempt de préjugés, où les idées préconçues ne viennent pas contrarier la poursuite du vrai, à l'âge des élans généreux, à l'âge des enthousiasmes pour tout ce qui est vérité, lumière et progrès.

 

Mes héros n’étaient pas footballeur, chanteur, acteur, mais médecins coloniaux exerçant dans les conditions les plus extrêmes, dans ces pays tropicaux, sans la moindre politique ou infrastructure de santé, où sévissaient des guerres interethniques, le tribalisme, le féodalisme, l’esclavagisme, la famine, l’irrationalité, la pensée magique, les mutilations rituelles sexuelles ou corporelles et l’anthropophagie.

 

Je n’ai eu de cesse tout au long de ma carrière de médecin de la Coloniale, des Troupes de Marine, au sortir de l’illustre Institut de Médecine tropicale du Pharo à Marseille de représenter mes illustres Anciens, de sauver parfois, de soulager souvent, de servir l’humain toujours. Secourir était mon combat, sauver, ma victoire quelques soit l’Homme, de Mopti, de BoboDioulasso, de Grand Bassam, de Bouaké, de Korhogo, de Brazzaville, de Bangui, de Ndjamena, de Moundou, de Bardai, de Hienghène, de Lifou, de Maripasoula, de Camopi, de Paramaribo, de Mata-Utu, de Tchibanga, de Brazzaville, et bien d’autres villages africains, sudaméricains et océaniens.

 

Partout et toujours pour l’Humanité, j’ai soigné, soulagé et prévenu, à pied, à cheval, par le ciel, par les eaux des mers, rivières et rapides, dans les déserts, dans les montagnes, dans les forêts, dans les ruines d’un tremblements de terre, dans les tempêtes, dans le feu, sous le feu, mais jamais autant que mes Anciens qui ont pour beaucoup donné leur vie et parfois la vie de leurs proches.

Monsieur Macron, ayez un peu de respect, d’égard pour tous ces Hommes, pour vous criminels contre l’Humanité, mais en fait les premiers « French Doctors », la modestie et l’humilité en plus. Et comme le disait, il y a quelques années, le premier doyen de la Faculté de médecine de Dakar « Y a-t-il au monde plus petite équipe d'hommes ayant rendu plus de services à l'humanité souffrante? Y a-t-il au monde œuvre plus désintéressée, plus obscure, ayant obtenu de si éclatants résultats et qui soit pourtant ignorée, aussi peu glorifiée, aussi peu récompensée ? Qui peut prétendre avoir fait mieux, où, quand et comment? »

 

Un peu d’histoire, Monsieur Macron. Tous ces Médecins coloniaux, mes héros, sont associés à ces maladies dont certaines ne vous sont pas connues et d’autres vous évoquerons probablement des souvenirs plus de voyages que d’Histoire, l’Histoire que vous bradez par clientélisme. Ces maladies sont parfaitement bien rapportées par Louis-Armand Héraut, historien de la médecine.

 

La peste, cette maladie tueuse qui élimina au XVe siècle un tiers de l'humanité et sema encore la terreur à Marseille en 1720. C'est le médecin colonial Alexandre Yersin qui, découvrit à Hong Kong le bacille qui porte désormais son nom. Quatre ans plus tard, à Karachi, le médecin colonial Paul-Louis Simond démontre le rôle vecteur de la puce du rat. Soulignons La mort héroïque en soignant des milliers de pestiférés du médecin major Gérard Mesny en 1911, lors de l'épidémie de Mandchourie. On ne peut oublier la mort tout aussi courageuse du médecin colonial Gaston Bourret en 1917 dans son laboratoire de Nouméa. Enfin ce sont les médecins militaires coloniaux Girard et Robic qui réussirent à mettre au point en 1932 à Tananarive un vaccin anti-pesteux efficace.

 

La variole fit l'objet d'une lutte constante dès les premiers temps de la colonisation aussi bien en Afrique qu'en Asie. L'action sans défaillance du Service de santé des troupes coloniales a contribué de façon décisive à l'éradication de cette maladie effroyable qui, faisait en France 10 000 victimes par an à la fin du 18e siècle. La vaccination, qui se faisait au début de bras à bras fut grandement améliorée quand on put inoculer le virus à partir de jeunes buffles, créer des centres vaccinogènes et transporter, grâce à Calmette, lui aussi médecin colonial, la lymphe vaccinale en tubes scellés.

 

La fièvre jaune, affection virale redoutée, endémique en Afrique et Amérique, fit des incursions dans les ports européens au XIXe siècle (20 000 morts à Barcelone). Elle fit de très nombreuses victimes dans le corps de santé colonial, comme en témoignent les monuments de Dakar et de Saint-Louis du Sénégal. Il faut attendre 1927 pour que le médecin colonial Laigret puisse obtenir un vaccin grâce au virus recueilli à Dakar sur un malade. Par la suite la vaccination par le vaccin de Dakar et le vaccin américain Rockefeller permit d'obtenir rapidement un contrôle quasi-complet de cette affection souvent mortelle.

 

Le paludisme, dont le parasite responsable, l’'hématozoaire, fut découvert par le médecin militaire Alphonse Laveran à Constantine en 1880. Le paludisme reste la principale cause de mortalité infantile sous les tropiques. Il faisait et fait partie du quotidien du médecin tropicaliste. Les premiers médecins qui s'acharnèrent à le combattre à travers son vecteur, le moustique, furent surnommés par les autochtones les "capitaines moustiques ». Le médecin colonial Victor Le Moal s'illustra particulièrement dans cette lutte anti- moustique à Conakry.

 

La maladie du sommeil ou trypanosomose, parasitose particulièrement redoutable, atteint le système nerveux central en provoquant une apathie, des troubles du comportement et un état de délabrement organique cachectique extrême qui aboutit à la mort. Nombreux sont les médecins qui furent contaminés en la combattant, et parfois en sont morts. Cette affection dépeuplait en Afrique noire des régions entières. Elle fit très tôt l'objet d'études qui vont permettre au médecin colonial Jamot, grand nom de la médecine tropicale de développer son action.

 

La lèpre, une autre vieille connaissance, quasi disparue d'Europe, atteint la personne dans son apparence physique ainsi que dans sa dimension sociale. Marchoux va organiser la lutte contre cette maladie mutilante, lutte qui sera poursuivie et développée par le médecin général Richet en collaboration avec Daniel Follereau. De nombreux médecins coloniaux se consacreront à cette lutte difficile, dont Léon Stevenel qui isola le principe actif de l'huile de Chaulmoogra, seul médicament d'une certaine efficacité avant qu'apparaissent les sulfones.

 

La méningite cérébro-spinale à méningocoque, endémo-épidémique en Afrique tuant encore et toujours des milliers d’enfants, dont certains dans mes bras, au Burkina-Faso à BoboDioulasso, au Mali à Djenne, dans une zone que l’on nomme encore la ceinture de Lapeyssonie du nom d’un illustre médecin colonial qui a tant dispensé aux pays sahéliens et qui a transmis son savoir à des légions de médecins tropicalistes et à moi-même dans les années 80.

 

Médecin colonial, je suis, médecin colonial, je reste, car chemin faisant je termine ma carrière dans un quartier multiculturel et je soigne hommes et femmes de 49 nationalités différentes dont de nombreux « colonisés ». Nous devons croire que le « criminel » que je suis, ne fait plus peur à toutes ces victimes de la colonisation tant ma patientèle est grande. Les «souffrances endurées», par la faute du « bourreau-tortionnaire » que je suis, ont été vite oubliées et pardonnées tant l’attachement de mes patients est profonde.

 

Mr MACRON, votre insulte envers tous ces Hommes dont la devise «Sur mer et au-delà des mers, pour la Patrie et l'Humanité, toujours au service des Hommes » a toujours été respectée jusqu’à la mort pour certain, ne fait pas honneur à un homme qui pense pouvoir être un jour président. Je vous suis reconnaissant d'au moins une chose : si j'ai pu avoir quelque hésitation à vous écouter au gré de vos shows politiques, tant votre charme de beau-fils idéal, de prince charmant des banques d’affaire, de bonimenteur, discoureur et beau phraseur m’avait interpellé, vous m'avez définitivement libéré de cette faiblesse.

Je vous laisse à vos fans, cadres urbains diplômés en communication ou en sociologie, geek asociaux et bobos aux vélos électriques, vous qui n’avez jamais été confronté par vos mandats inexistants ou par vos activités professionnelles à la misère et la pauvreté, à la souffrance, à la violence et la guerre, au communautarisme, à l’islamisme radical.

Restez dans votre bulle et qu’elle n’éclate pas.

Monsieur Macron, bradeur d’histoire, j’ai la mémoire qui saigne.

 

Le Doc

Source : http://www.asafrance.fr/item/reaction-de.html


RÉACTION de Paul RIGNAC suite aux propos de M MACRON :

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron.

...par Paul Rignac - le 17/02/2017.

 

Essayiste, écrivain

Licence en droit

 

* Au service d’associations humanitaires œuvrant dans le Sud-Est Asiatique.

     Sa fréquentation du terrain humanitaire et de ses acteurs l’a amené à écrire sur l’histoire commune et sur le choc des cultures entre la France et l’Asie.

* Directeur de collection chez Arconce Éditions (Maison d’édition régionaliste)

     Ses recherches le portent à une réflexion sur les identités culturelles, leurs fondements, leurs limites et leurs possibilités d’ouverture dans un monde de plus en plus globalisé.


Monsieur,

 

Vous venez de qualifier la colonisation de "crime contre l’humanité".

À titre personnel, vous avez le droit de penser ce que vous voulez. Au titre de candidat à la magistrature suprême, vous avez le devoir de mesurer vos interventions avant de condamner aussi lourdement votre propre pays, sur le plan historique comme sur le plan judiciaire.

Vous avez failli à ce devoir.

 

L’histoire ne s’écrit pas en noir et blanc, elle s’écrit parfois en lettres de sang, parfois en lettres de noblesse, mais toujours avec un alphabet que, visiblement, vous ne maitrisez pas. D’où l’incongruité de vos propos. Avant de dire n’importe quoi, commencez par vous renseigner sur les différentes colonisations (comptoirs, exploitation, peuplement) qui ont jalonné l’histoire de l’humanité depuis la nuit des temps. Vous découvrirez peut-être la complexité de conquêtes territoriales qui ne peuvent pas se résumer au seul mot de "crime", par exemple les conquêtes coloniales musulmanes sur le Maghreb. Sans vous demander d’aller jusqu’au débat sur les méfaits ou les bienfaits des entreprises coloniales (votre position manichéenne semble déjà tranchée), renseignez-vous au moins sur les faits. À moins qu’en bon disciple de Rousseau vous ayez délibérément choisi de les écarter quand ils contrarient votre idéologie.

 

Ensuite, offrez-vous ou faites-vous offrir un petit ouvrage élémentaire du type "le droit pour les nuls" qui vous permettrait sans doute de découvrir la portée du crime contre l’humanité, crime imprescriptible et rétroactif. En reconnaissant la France coupable de ce crime devant un gouvernement étranger, alors que vous briguez la présidence de la République française, vous vous êtes engagé au nom de notre pays sur la voie de la peine la plus lourde qui soit. À Nuremberg ce fut la peine de mort. Elle n’existe plus chez nous. Alors, c’est à ce qui est le plus proche de la mort, le plus sévère, le plus irrémédiable, que vous condamnez la France et le peuple dont vous sollicitez les suffrages. On ne saurait faire pire.

 

D’une certaine façon, je vous remercie pour cette intervention. Elle a au moins le mérite de clarifier les choses : voter pour vous, c’est voter pour la condamnation de la France à la peine la plus infamante pour la faute la plus irrémissible.

Comme ça, on sait où l’on va, ou du moins où l’on risque l’aller si par malheur une majorité de Français venait à vous ouvrir les portes de l’Elysée.

Repentance, auto-flagellation, indemnisations à la clé, silence radio sur les crimes du FLN passés et présents, mépris pour les harkis et les Français d’Algérie, votre chemin hasardeux vers le pouvoir est pavé d’obscénités.

 

A défaut de la considération distinguée dont je n’aurai pas l’hypocrisie de vous donner l’assurance, croyez, Monsieur, à l’expression de ma détermination farouche (vous aimez bien ce mot, moi aussi) à maintenir ma modeste plume au service du combat contre l’idéologie mortifère dont vous êtes porteur.  

 

 

Paul RIGNAC

Essayiste écrivain spécialiste sur l'Indochine

Contributeur du hors série de l’ASAF consacré à l’Indochine


...du même auteur :

Du fait colonial

J’ai eu l’occasion de dire, dans une récente lettre ouverte, tout le mal que je pensais de la déclaration de Monsieur Macron à propos de la colonisation. Passé le temps de la réaction à chaud, je voudrais revenir sur quelques fondamentaux toujours oubliés par les médias et par les donneurs de leçons de morale historique. Plusieurs décennies d’enseignement obligatoire de la haine de soi ont fait beaucoup de dégâts. L’ignorance des faits historiques et la perversion du vocabulaire ont rendu l’opinion publique perméable à toutes les instrumentalisations, en témoigne un sondage effarant qui indique que 51 % des Français penseraient que la colonisation est effectivement un crime contre l’humanité.

 

La colonisation est un type de conquête territoriale qui a toujours existé. L’expansion coloniale s’est pratiquée sur tous les continents depuis la nuit des temps, à partir du moment où un peuple débordant de vitalité, d’ardeur guerrière ou de technologie, a pu s’éloigner de ses bases pour conquérir d’autres terres et soumettre d’autres populations à sa loi. Les changements climatiques, la faim, la recherche de nouveaux débouchés ont aussi conduit des peuples vers des migrations qui ont pris la forme de la colonisation.

Les Européens n’ont pas été les seuls colonisateurs de l’histoire. Les populations asiatiques qui ont franchi le détroit de Behring pour peupler les Amériques et donner naissance aux populations indiennes sont un bel exemple de réussite d’une colonisation de peuplement. Les Arabes, partis de la péninsule arabique au VIIe siècle, ont colonisé la quasi-totalité du pourtour méditerranéen, y compris une grande part de l’Europe méridionale. Les Ottomans s’en sont pris aux mêmes espaces après avoir conquis l’empire byzantin. En témoigne, entre autres, la régence turque sur Alger jusqu’à l’intervention française de 1830. Les Chinois, les Japonais, ont été à certaines époques de leur développement des colonisateurs, pour des raisons différentes, avec des objectifs et des méthodes différentes : les Chinois avec une emprise commerciale et financière quasi monopolistique sur l’Asie du Sud-est. Les Japonais avec des conquêtes militaires continentales et insulaires. Même des Américains, peuple anticolonialiste par essence, ont un temps colonisé les Philippines.

 

Le mot colonisation regroupe donc des types de conquêtes extrêmement divers en fonction des époques, des pays colonisateurs, des pays colonisés, et des formes de domination coloniale choisies. L’extrême complexité des faits coloniaux met en lumière toute l’inanité de la simplification caricaturale qu’est la réduction à la notion de crime. À de notables exceptions près, comme au Laos avec Auguste Pavie ou au Congo avec Savorgnan de Brazza, toute conquête coloniale est généralement une conquête violente. De la "conquête des cœurs" accomplie au Laos par Pavie à l’extermination des aborigènes d’Australie, il existe une infinité de graduations dans la violence coloniale, et très peu d’entre elles sont susceptibles d’entrer dans la catégorie juridique des crimes contre l’humanité. La colonisation n’est pas forcément liée à la volonté délibérée et planifiée d’exterminer tout un peuple. Au contraire, la France a toujours justifié ses conquêtes coloniales par le désir de propager le progrès et la civilisation dont elle était porteuse. Elle s’est livrée à des combats, parfois à des massacres et des crimes abominables, mais jamais à une entreprise génocidaire organisée.

 

Si l’on se limite donc à l’observation de l’entreprise coloniale française dans sa deuxième phase, c’est-à-dire aux XIXe et XXe siècles, on voit d’abord trois formes de colonisation : les comptoirs commerciaux et/ou militaires (concession de Shangaï, territoire à bail de Kouang Tchéou Wan, etc.), les colonies d’exploitation (Indochine, Afrique du Nord, Afrique noire, etc.) et une colonie de peuplement, l’Algérie, devenue partie intégrante du territoire national sous la forme juridique de départements français (et non plus de colonie). On peut aussi distinguer les territoires confiés par mandat international à la France, comme le Liban et la Syrie, qui n’étaient pas à proprement parler des conquêtes coloniales ni des colonies d’exploitation.

 

Dans les comptoirs commerciaux et/ou militaires, la présence métropolitaine fut toujours relativement légère, avec quelques dizaines ou quelques centaines de "colons" au maximum. La France y était visible en raison de son habitude de construire des bâtiments officiels et des équipements collectifs avant même d’avoir obtenu le premier rendement économique ou politique de cette nouvelle "conquête". À ce sujet, l’histoire du territoire chinois de Kouang Tchéou Wan est emblématique de la méthodologie française qui a souvent consisté à mettre la charrue avant les bœufs en dotant l’espace colonisé d’infrastructures considérables, souvent inadaptées aux besoins réels des populations locales. Alors que les Anglais ont d’abord fait de Hong Kong un carrefour incontournable du commerce et de la finance, les Français ont créé à peu de distance un copié-collé de sous-préfecture française relativement décalé. Le mot "exploitation" n’a jamais été aussi inapproprié tant la France y a investi massivement en pure perte. On retrouvera la même caractéristique avec les grands travaux indochinois entrepris par Paul Doumer, admirables de notre point de vue européen, mais souvent inadaptés au contexte local.

 

La colonie d’exploitation est la forme de colonisation la plus répandue. Sous un régime juridique de colonie (administration directe) ou de protectorat (administration partagée avec le pouvoir local), elle a pour caractéristiques d’être provisoire et de ne concerner qu’un petit nombre de "colons". J’emploie à dessein le mot colon entre guillemets. Pour quelques dizaines de gros propriétaires, grands chefs d’entreprises ou hauts fonctionnaires, la grande majorité des "colons" était souvent constituée de gens appartenant à la classe moyenne, voire des petits employés, artisans ou commerçants aux ressources modestes.

 

-Exploitation : le mot n’est pas à prendre au sens péjoratif marxiste. Il peut aussi vouloir dire mettre en valeur, comme un exploitant agricole met sa terre en valeur. Un exploitant n’est pas un criminel. En Indochine, la colonisation d’exploitation a mis en valeur les ressources naturelles préexistantes et créé de nouvelles ressources comme l’introduction de l’hévéa, l’arbre à caoutchouc, indissociable aujourd’hui de l’image du Vietnam et du Cambodge.

 

-Provisoire : le but officiel des colonisateurs était d’accompagner les colonisés jusqu’à un certain niveau de développement. La réalité fut quelque peu différente, et beaucoup moins philanthropique. Une fois installé dans une position dominante relativement confortable, il est difficile de rendre les clés de la maison au premier occupant… C’est une des failles de ce système de colonisation, voire une des raisons essentielles de son échec. Le principe de base d’une colonisation d’exploitation n’était vraisemblablement pas viable. À la fin du processus colonial, on assista presque partout à une fuite en avant pour éviter de transmettre la totalité du pouvoir aux autochtones.

 

-Un petit nombre de "colons" : à la fin des années 30, à l’apogée de la colonisation française en Indochine, sur un territoire grand comme une fois et demie la France, on comptait moins de 25 000 "colons" auxquels s’ajoutaient environ 15 000 militaires. C’est très peu pour un territoire de cette dimension. La pax gallica qui régna sur l’Indochine pendant près d’un siècle ne peut pas s’expliquer uniquement par le recours à la force. Même si la force fut employée, et quelquefois de façon très violente, il y eut obligatoirement un consentement des populations pour supporter, au moins provisoirement, le joug colonial. Dans le cadre de cette relation équivoque et complexe, il y eut une véritable interpénétration culturelle, certains Indochinois adoptant tout ou partie de la culture française, certains colons français consacrant toute leur vie et toute leur énergie au développement et au rayonnement des cultures indochinoises. Là encore, ne voir qu’un crime dans un contexte historique aussi riche, aussi dense et aussi varié est une absurdité. De même qu’il est absurde de nier les spoliations et les violences engendrées par ce type de domination.

 

L’Algérie connut une colonisation de peuplement. Pour atteindre son objectif, cette forme de colonisation demande soit l’assimilation totale de la population autochtone à la culture du colonisateur, soit le développement séparé, soit l’extermination des autochtones. Contrairement à d’autres colonisateurs européens, c’est l’honneur de la France de ne pas avoir exterminé les populations algériennes, même si l’on ne doit pas oublier de terribles exactions commises au cours des cent trente années de présence française. La croissance démographique exponentielle des populations musulmanes est là pour prouver l’inanité des thèses "génocidaires".

L’assimilation totale a été délibérément refusée, afin de respecter le caractère propre (musulman) de ces populations dans le cadre d’une république laïque. Restait le développement séparé. Il y avait, certes, une forme de démocratie participative, mais avec deux collèges électoraux, l’un pour les Français, l’autre pour les musulmans. Ce système a prévalu jusqu’à ce que De Gaulle annonce en 1958 qu’il n’y avait plus en Algérie que "des Français à part entière", on connaît la suite donnée à cet engagement… Toujours est-il que la perte de l’Algérie française tient peut-être au fait qu’il n’y a pas eu assez de peuplement de souche européenne. 10 % d’européens, ne pouvaient pas faire le poids face à 90 % de musulmans. Une population européenne beaucoup plus nombreuse eut sans doute changé le cours des évènements.

 

Les aspects positifs, les erreurs et les crimes liés à la colonisation de l’Algérie ont fait l’objet d’études approfondies, chiffrées, solides, avec des raisonnements implacables comme les travaux de Jacques Marseille et de Daniel Lefeuvre, peu suspects de sympathies "colonialistes". Ces scientifiques ont démontré que rarement la colonisation avait été rentable pour la Métropole. La thèse du "pillage colonial" est donc, le plus souvent, contestable. Il semble stupéfiant que, par idéologie, certains ne tiennent aucun compte de ces travaux et n’acceptent de voir encore que le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein. Colportées par des politiciens en campagne, les interprétations simplistes de l’Histoire ont plusieurs défauts : elles mélangent les genres, notamment le politique, l’historique, le mémoriel et le judiciaire. Ce n’est jamais bon. Ensuite, elles instrumentalisent le passé au service de causes contemporaines qui n’ont pourtant pas besoin que l’on ajoute de l’huile sur le feu. En répétant continuellement aux jeunes issus de l’immigration que leur pays d’accueil est un criminel contre l’humanité, on ne fait qu’attiser leur haine et leur mépris. Et l’on ne gagne pas une once de considération dans les pays anciennement colonisés où, comme dans l’ancienne Indochine, le respect des ancêtres est officiellement érigé en culte. La façon dont les repentants traitent nos propres ancêtres nous ridiculise et déconsidère la France. Ce comportement irresponsable fait courir à notre pays des risques incommensurables, comme celui bien réel de l’implosion qui menace des pans entiers de notre territoire. Après tout, c’est peut-être ce qu’ils veulent…

 

Source : http://www.magistro.fr/index.php/template/lorem-ipsum/devant-l-histoire/item/3018-du-fait-colonial


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