La suprématie militaire américaine en question.


Suprématie ???

 

A mon humble avis…Les américains ont perdu le monopole de la puissance militaire…ou, au minimum, présentent d'énorme lacunes dans des domaines de pointe.

 

Je m’appuierai sur quelques points techniques caractéristiques de ces derniers mois qui semblent démontrer cette idée. Ils n’ont bien sur pas été révélés ou mis en perspective par les médias, français en particulier

.

A ma connaissance, le premier « incident » significatif remonte à septembre 2014 !

 

En mer Noire, le HMS Donald Cook est survolé par des SU 24 Russes sans que l’équipage ait pu détecter...et prévenir cette attaque « simulée ». Il faut rappeler que ce bâtiment est porteur de missiles à capacité nucléaire et qu’il embarque le nec plus ultra de la technologie US en matière de détection et de contre-mesures…

http://www.voltairenet.org/article185324.html

 

Ce même bâtiment subit le même simulacre d’attaque par le même type d’appareils, en avril 2016 , mais cette fois en Mer Baltique.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160414.OBS8498/mer-baltique-des-avions-russes-frolent-un-navire-americain-une-attaque-simulee.html

 

Malgré toute sa puissance théorique, il n’échappe pas à la surveillance russe et a été virtuellement  envoyé par le fond à deux reprises… !

 

En mars 2015, au cours d'un exercice, un sous-marin nucléaire français réussi à se mettre en position de tir et "virtuellement" couler le porte-avions USS Théodore Roosevelt...Belle performance de nos sous-mariniers, mais bel accroc à la suprématie de la marine US !

http://www.opex360.com/2015/03/04/marin-nucleaire-dattaque-francais-fictivement-coule-le-porte-avions-uss-theodore-roosevelt/ 

 

Le 03/09/2015, suite au soi-disant franchissement de la « fameuse ligne rouge » par le gouvernement Syrien (emploi de l’arme chimique ) le gouvernement US décide de frapper…et les deux premiers missiles Tomahawk tombent à la mer…. !

https://www.upr.fr/actualite/monde/guerre-missiles-t-ete-perdue-les-etats-unis-face-russie

 

Marche arrière toute des USA.... et du coup, la France se retrouve complètement isolée…

 

En revanche, en octobre suivant, lorsque la Russie décide de frapper l’EI, elle le fait à partir de petites unités de la flottille de la Caspienne, mer fermée, soit dit en passant.

Sur environ une centaine de missiles de croisière tirés à plus de 1000 km de distance, seuls deux ou trois n’atteindront pas leurs objectifs.

https://youtu.be/aatTUExHOqU

 

 Les américains n'y ont vu que du feu...!

 

Autre point « technique » qui mérite attention…Courant 2015, les marins américains n’ont plus confiance en leur système GPS…si bien qu’ils ré-instituent la navigation astronomique et ré-apprennent à utiliser leurs sextants…

Ils ne font surement pas cela pour le plaisir, mais certainement confrontés à l’expérience de la neutralisation temporaire du système GPS de leurs unités.

http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/defense/23306-les-aspirants-navigateurs-americains-repassent-au-sextant

 

La puissance des moyens de brouillage russes pourrait aussi expliquer la discrétion de la mise en place des moyens militaires d’aide au pouvoir syrien…Car à bien y regarder, il n’y a que lorsque tout a été en place et diffusé par les médias russes que l’occident a pu évaluer les forces en présence.

Il en est de même pour certains armements nouveaux développés dans la « discrétion » la plus totale en particulier le SU 34…..

https://fr.sputniknews.com/blogs/201602121021656340-su34-syrie-missions/

 

….le char « Armata », concept révolutionnaire en matière de char de combat

http://www.athena-vostok.com/nouveau-char-russe-armata-une-revolution-dans-la-tradition

https://fr.sputniknews.com/defense/201604091024087596-armata-test-drive/

 

https://fr.sputniknews.com/defense/201604181024341352-russie-armata-robot/

 

…et enfin le BMPT « Terminator »

http://stratediplo.blogspot.co.uk/2016/05/le-terminator-bmpt.html

 

 

L’ensemble de ces éléments m’amène à penser que le gouvernement américain n’a plus la main sur le plan militaire et par conséquent diplomatique au Moyen-Orient et en Syrie.

Ajoutons à cela, la performance des services de renseignement russes qui ont rendu public quelques rapports de renseignement accablant la Turquie :

 

1)  http://reseauinternational.net/le-rapport-de-renseignement-russe-une-bombe-a-retardement-contre-la-turquie-et-au-dela/

 

2) http://reseauinternational.net/second-rapport-de-renseignement-russe-sur-laide-actuelle-turque-a-daesh/

 

3) http://www.voltairenet.org/article191952.html

 

....et  permis de « prévenir » Erdogan de l’imminence d’un coup d’état…organisé par la CIA...!

 

Plus que jamais, il faudra retenir qu’à « Défense forte, Diplomatie forte » ce qui signifie  :

       - Que V. Poutine se sent suffisamment fort pour ne pas tomber dans le piège des provocations américaines (Cf : le SU24 abattu par l’aviation turque le 24/11/2015), les manœuvres de l’OTAN dans les pays Baltes…ou l’interdiction de participation aux JO de Rio….etc  !)

     - Qu'Erdogan a senti le vent tourner et se range du coté du plus fort...

 

 

 JMR

 

 

Les forces américaines ont du mal à se remettre des coupes budgétaires de ces dernières années

par Laurent Lagneau - le 08/02/2017.


 

image: http://www.opex360.com/wp-content/uploads/f18-20161218.jpg

f18-20161218

 

En 2011, afin de réduire le déficit fédéral des États-Unis, le Congrès adopta le Budget Contral Act (BCA) qui prévoyait un mécanisme de coupes budgétaires automatiques dans les dépenses dites « discrétionnaires », dont celles du Pentagone.

À ce « séquestre budgétaire » s’est ajouté, en 2013, le « shutdown », c’est à dire la paralysie des administrations fédérales faute d’accord sur le budget et le plafond de la dette entre les élus démocrates et républicains.

Et, évidemment, cela n’a pas été sans conséquences sur les crédits alloués aux forces américaines qui, contraintes de jongler avec les gels et les annulations de crédits, ont dû revoir leurs priorités tout en ayant à financer des programmes d’équipements coûteux et à maintenir leurs engagements opérationnels. En outre, leurs marges de manoeuvres ont été parfois rognées par les élus eux-mêmes, soucieux d’éviter des dissolutions d’unités dans leurs États d’origine.

Aussi, le tableau qu’ont dressé les principaux responsables militaires américains, lors d’auditions devant le comité des Forces armées de la Chambre des représentants, n’est pas très brillant. Et le sentiment que l’on en retire est que l’armée américaine est une sorte de colosse aux pieds d’argile…

Ainsi, le général Stephen Wilson a décrit l’US Air Force, dont il est numéro deux, comme étant « la plus petite, la plus ancienne et la moins opérationnelle de notre histoire », en citant le volume des effectifs (311.000 militaires), l’âge moyen des équipements (le dernier appareil entré en service opérationnnel étant le F-22 Raptor, en 2005), le nombre d’appareils en ligne (5.500 contre 8.600 en 1991) et le taux de disponibilité des avions.

En outre, il a souligné le manque d’entraînement des pilotes de combat, qui « font en moyenne 10 sorties et 14 heures de vol par mois ». Or, « c’est trop peu », a-t-il dit. Aussi, « moins de 50% des escadrons de chasse de l’US Air Force sont sufffisamment prêts pour aller au combat, ce qui crée un risque inacceptable pour nos aviateurs, nos partenaires et notre nation », a ajouté le général Wilson.

L’aviation du Corps des Marines fait face au même problème. « Nous ne disposons tout simplement pas assez d’appareils disponibles pour répondre aux exigences de nos escadrons. Cela signifie que les moyennes d’heures de vol mensuelles par équipage sont en dessous des normes minimales requises pour atteinte et maintenir les niveaux de formation et de préparation », a déploré le général Gleen Walters, le commandant en second de l’USMC.

Le problème de l’aptitude au combat a été souligné par les homologues de ce dernier. Numéro deux de l’US Army, le général Daniel Allyn, a indiqué que seulement un tiers des brigades de combat et 25% des brigades d’aviation (hélicoptères) étaient considérées prêtes à « à combattre ce soir ».

L’US Navy est aussi confrontée à d’importants problèmes, liés à la maintenance (et donc à la disponibilité) de ses navires et de ses avions, ce qui joue sur sa préparation opérationnelle, la formation de ses équipages et sa capacité à répondre aux demandes adressées par les commandements régionaux.

Par exemple, son numéro deux, l’amiral Bill Moran a indiqué que le potentiel des avions de combat F-18 Hornet va être largement dépassé. Alors qu’ils devaient 6.000 heures, « nous sommes en train de les pousser vers les 8-9.000 heures » de vol, a-t-il dit. « Dans une journée typique de la marine, autour de 25 à 30% de nos avions sont en révision ou en maintenance », a-t-il ajouté. Et ce n’est là qu’une moyenne. Récemment, Defense News a révélé que 53% des appareils de la marine américaine (chasseurs, avions de patrouille et hélicoptères) n’étaient pas en mesure de voler.

Autre point sensible : celui de l’état des bases. « Nous avons un retard de plus de 9 milliards de dollars de dépense d’entretien de nos infrastructures », a en effet regretté le général Walters.

Bien sûr, ces responsables américains ne sont pas contre une hausse de leurs ressources financières, comme l’a promis le président Trump, qui parle d’une « grande reconstruction des forces armées des Etats-Unis. Mais ils voudraient aussi que les élus ne viennent pas leur compliquer la tâche quand il est question de réaliser des économies. « Nous pensons que nous avons 25% de capacités excédentaires dans nos bases », a ainsi avancé le général Wilson. Or, pour les fermer, encore faut-il que les sénateurs ou les représentants ne s’y opposent pas…

 

 


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