La suprématie militaire américaine en question.

Courant 2015


Suprématie ???

 

A mon humble avis…Les américains ont perdu le monopole de la puissance militaire…ou, au minimum, présentent d'énorme lacunes dans des domaines de pointe.

 

Je m’appuierai sur quelques points techniques caractéristiques de ces derniers mois qui semblent démontrer cette idée. Ils n’ont bien sur pas été révélés ou mis en perspective par les médias, français en particulier

.

A ma connaissance, le premier « incident » significatif remonte à septembre 2014 !

 

En mer Noire, le HMS Donald Cook est survolé par des SU 24 Russes sans que l’équipage ait pu détecter...et prévenir cette attaque « simulée ». Il faut rappeler que ce bâtiment est porteur de missiles à capacité nucléaire et qu’il embarque le nec plus ultra de la technologie US en matière de détection et de contre-mesures…

http://www.voltairenet.org/article185324.html

 

Ce même bâtiment subit le même simulacre d’attaque par le même type d’appareils, en avril 2016 , mais cette fois en Mer Baltique.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160414.OBS8498/mer-baltique-des-avions-russes-frolent-un-navire-americain-une-attaque-simulee.html

 

Malgré toute sa puissance théorique, il n’échappe pas à la surveillance russe et a été virtuellement  envoyé par le fond à deux reprises… !

 

En mars 2015, au cours d'un exercice, un sous-marin nucléaire français réussi à se mettre en position de tir et "virtuellement" couler le porte-avions USS Théodore Roosevelt...Belle performance de nos sous-mariniers, mais bel accroc à la suprématie de la marine US !

http://www.opex360.com/2015/03/04/marin-nucleaire-dattaque-francais-fictivement-coule-le-porte-avions-uss-theodore-roosevelt/ 

 

Le 03/09/2015, suite au soi-disant franchissement de la « fameuse ligne rouge » par le gouvernement Syrien (emploi de l’arme chimique ) le gouvernement US décide de frapper…et les deux premiers missiles Tomahawk tombent à la mer…. !

https://www.upr.fr/actualite/monde/guerre-missiles-t-ete-perdue-les-etats-unis-face-russie

 

Marche arrière toute des USA.... et du coup, la France se retrouve complètement isolée…

 

En revanche, en octobre suivant, lorsque la Russie décide de frapper l’EI, elle le fait à partir de petites unités de la flottille de la Caspienne, mer fermée, soit dit en passant.

Sur environ une centaine de missiles de croisière tirés à plus de 1000 km de distance, seuls deux ou trois n’atteindront pas leurs objectifs.

https://youtu.be/aatTUExHOqU

 

 Les américains n'y ont vu que du feu...!

 

Autre point « technique » qui mérite attention…Courant 2015, les marins américains n’ont plus confiance en leur système GPS…si bien qu’ils ré-instituent la navigation astronomique et ré-apprennent à utiliser leurs sextants…

Ils ne font surement pas cela pour le plaisir, mais certainement confrontés à l’expérience de la neutralisation temporaire du système GPS de leurs unités.

http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/defense/23306-les-aspirants-navigateurs-americains-repassent-au-sextant

 

La puissance des moyens de brouillage russes pourrait aussi expliquer la discrétion de la mise en place des moyens militaires d’aide au pouvoir syrien…Car à bien y regarder, il n’y a que lorsque tout a été en place et diffusé par les médias russes que l’occident a pu évaluer les forces en présence.

Il en est de même pour certains armements nouveaux développés dans la « discrétion » la plus totale en particulier le SU 34…..

https://fr.sputniknews.com/blogs/201602121021656340-su34-syrie-missions/

 

….le char « Armata », concept révolutionnaire en matière de char de combat

http://www.athena-vostok.com/nouveau-char-russe-armata-une-revolution-dans-la-tradition

https://fr.sputniknews.com/defense/201604091024087596-armata-test-drive/

 

https://fr.sputniknews.com/defense/201604181024341352-russie-armata-robot/

 

…et enfin le BMPT « Terminator »

http://stratediplo.blogspot.co.uk/2016/05/le-terminator-bmpt.html

 

 

L’ensemble de ces éléments m’amène à penser que le gouvernement américain n’a plus la main sur le plan militaire et par conséquent diplomatique au Moyen-Orient et en Syrie.

Ajoutons à cela, la performance des services de renseignement russes qui ont rendu public quelques rapports de renseignement accablant la Turquie :

 

1)  http://reseauinternational.net/le-rapport-de-renseignement-russe-une-bombe-a-retardement-contre-la-turquie-et-au-dela/

 

2) http://reseauinternational.net/second-rapport-de-renseignement-russe-sur-laide-actuelle-turque-a-daesh/

 

3) http://www.voltairenet.org/article191952.html

 

....et  permis de « prévenir » Erdogan de l’imminence d’un coup d’état…organisé par la CIA...!

 

Plus que jamais, il faudra retenir qu’à « Défense forte, Diplomatie forte » ce qui signifie  :

       - Que V. Poutine se sent suffisamment fort pour ne pas tomber dans le piège des provocations américaines (Cf : le SU24 abattu par l’aviation turque le 24/11/2015), les manœuvres de l’OTAN dans les pays Baltes…ou l’interdiction de participation aux JO de Rio….etc  !)

     - Qu'Erdogan a senti le vent tourner et se range du coté du plus fort...

 

 

 JMR

 

 


Les forces américaines ont du mal à se remettre des coupes budgétaires de ces dernières années

par Laurent Lagneau - le 08/02/2017.


 

image: http://www.opex360.com/wp-content/uploads/f18-20161218.jpg

f18-20161218

 

En 2011, afin de réduire le déficit fédéral des États-Unis, le Congrès adopta le Budget Contral Act (BCA) qui prévoyait un mécanisme de coupes budgétaires automatiques dans les dépenses dites « discrétionnaires », dont celles du Pentagone.

À ce « séquestre budgétaire » s’est ajouté, en 2013, le « shutdown », c’est à dire la paralysie des administrations fédérales faute d’accord sur le budget et le plafond de la dette entre les élus démocrates et républicains.

Et, évidemment, cela n’a pas été sans conséquences sur les crédits alloués aux forces américaines qui, contraintes de jongler avec les gels et les annulations de crédits, ont dû revoir leurs priorités tout en ayant à financer des programmes d’équipements coûteux et à maintenir leurs engagements opérationnels. En outre, leurs marges de manoeuvres ont été parfois rognées par les élus eux-mêmes, soucieux d’éviter des dissolutions d’unités dans leurs États d’origine.

Aussi, le tableau qu’ont dressé les principaux responsables militaires américains, lors d’auditions devant le comité des Forces armées de la Chambre des représentants, n’est pas très brillant. Et le sentiment que l’on en retire est que l’armée américaine est une sorte de colosse aux pieds d’argile…

Ainsi, le général Stephen Wilson a décrit l’US Air Force, dont il est numéro deux, comme étant « la plus petite, la plus ancienne et la moins opérationnelle de notre histoire », en citant le volume des effectifs (311.000 militaires), l’âge moyen des équipements (le dernier appareil entré en service opérationnnel étant le F-22 Raptor, en 2005), le nombre d’appareils en ligne (5.500 contre 8.600 en 1991) et le taux de disponibilité des avions.

En outre, il a souligné le manque d’entraînement des pilotes de combat, qui « font en moyenne 10 sorties et 14 heures de vol par mois ». Or, « c’est trop peu », a-t-il dit. Aussi, « moins de 50% des escadrons de chasse de l’US Air Force sont sufffisamment prêts pour aller au combat, ce qui crée un risque inacceptable pour nos aviateurs, nos partenaires et notre nation », a ajouté le général Wilson.

L’aviation du Corps des Marines fait face au même problème. « Nous ne disposons tout simplement pas assez d’appareils disponibles pour répondre aux exigences de nos escadrons. Cela signifie que les moyennes d’heures de vol mensuelles par équipage sont en dessous des normes minimales requises pour atteinte et maintenir les niveaux de formation et de préparation », a déploré le général Gleen Walters, le commandant en second de l’USMC.

Le problème de l’aptitude au combat a été souligné par les homologues de ce dernier. Numéro deux de l’US Army, le général Daniel Allyn, a indiqué que seulement un tiers des brigades de combat et 25% des brigades d’aviation (hélicoptères) étaient considérées prêtes à « à combattre ce soir ».

L’US Navy est aussi confrontée à d’importants problèmes, liés à la maintenance (et donc à la disponibilité) de ses navires et de ses avions, ce qui joue sur sa préparation opérationnelle, la formation de ses équipages et sa capacité à répondre aux demandes adressées par les commandements régionaux.

Par exemple, son numéro deux, l’amiral Bill Moran a indiqué que le potentiel des avions de combat F-18 Hornet va être largement dépassé. Alors qu’ils devaient 6.000 heures, « nous sommes en train de les pousser vers les 8-9.000 heures » de vol, a-t-il dit. « Dans une journée typique de la marine, autour de 25 à 30% de nos avions sont en révision ou en maintenance », a-t-il ajouté. Et ce n’est là qu’une moyenne. Récemment, Defense News a révélé que 53% des appareils de la marine américaine (chasseurs, avions de patrouille et hélicoptères) n’étaient pas en mesure de voler.

Autre point sensible : celui de l’état des bases. « Nous avons un retard de plus de 9 milliards de dollars de dépense d’entretien de nos infrastructures », a en effet regretté le général Walters.

Bien sûr, ces responsables américains ne sont pas contre une hausse de leurs ressources financières, comme l’a promis le président Trump, qui parle d’une « grande reconstruction des forces armées des Etats-Unis. Mais ils voudraient aussi que les élus ne viennent pas leur compliquer la tâche quand il est question de réaliser des économies. « Nous pensons que nous avons 25% de capacités excédentaires dans nos bases », a ainsi avancé le général Wilson. Or, pour les fermer, encore faut-il que les sénateurs ou les représentants ne s’y opposent pas…

 

 


L’empire qui veut mener une nouvelle guerre globale contre de solides adversaires est en déclin militaire…

L’empire qui veut mener une nouvelle guerre globale contre de solides adversaires est en déclin militaire…

Le déclin et l’effondrement de l’empire Romain d’Occident fut un processus assez lent, systématique mais imperceptible à la plupart des contemporains de cette époque lointaine. Puis vint le moment où les légionnaires Romains se révoltèrent pour qu’ils se débarrassent de leurs encombrantes armures individuelles. Puis ils jetèrent leur scutum (bouclier), qu’ils trouvèrent trop lourd à porter, avant de suspendre leur gladius (épée courte portée sur la droite) à des branches d’arbres et exploiter le moindre moment pour fuir le service militaire. Le déclin militaire fut tel que Rome fit de plus en plus appel à des troupes auxiliaires recrutées parmi les autres nations jusqu’à sa disparition sous les coups d’un général barbare.

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A un peu plus de 16 siècles de distance, le même déclin frappe la première puissance militaire du monde. En dépit d’un budget astronomique frôlant le trillion de dollars US, le Pentagone se trouve forcé d’adopter une nouvelle politique dénommée « Deploy or Get Out!« , visant à mettre dehors les militaires qui ne sont pas aptes au déploiement. Grosse surprise: jusqu’ici plus de 21 000 militaires (en quatre divisions) ont été remerciés depuis l’été 2018, soit quatre fois plus que prévu, et il est à craindre que les effectifs des troupes « non déployables » dépassent ceux d’un corps d’Armée d’ici au mois de juillet 2019.

 

Pire, une étude officielle du Département US de la Défense a estimé le nombre de militaires non aptes au déploiement à près de 235 000 dont plus de 126 000 peinent ou échouent à satisfaire aux standards sportifs militaires de base. Le reste est constitué de personnels approchant la retraite ou des femmes enceinte (un pourcentage étrangement élevé cachant mal la fonction et la couverture sociales des forces armées pour certaines catégories de la population).

Du coup, le Pentagone donne un délai de douze mois aux militaires non aptes pour satisfaire aux standards de déploiement ou d’être « foutus dehors à grands coups de pieds au C… ».

A court terme, plus de 310 000 militaires US risquent de se retrouver hors-circuit si cette nouvelle politique est menée à terme.

Washington se prépare donc sérieusement à une guerre globale, non pas contre une menace fictive comme cela fut le cas depuis 2001 (avec le marketing de la guerre sans fin contre le terrorisme) mais avec deux grandes puissances redoutables: la Chine et la Russie.

Mais Washington a t-il encore les moyens d’entretenir de telles ambitions démesurées ?

 

 

Il y a quelques jours, des unités combinées de l’Armée syrienne ont effectué des exercices près du périmètre de sécurité de la base US d’Al-Tanf dans l’extrême Sud-Est de la Syrie, soit à un peu plus 55 kilomètres des Marines US retranchées derrière leurs parapets. Et pourtant, aucun avion de combat de la coalition n’a osé survoler les troupes syriennes qui manœuvraient en plein désert pour la simple raison que les T-55 et T-62 syriens bénéficiaient d’une couverture aérienne et d’un système de défense aérienne mobile. En clair, des Mig-29 SMT survolaient la zone en permanence et des systèmes de missiles SAM mobiles (des Buks) accompagnaient les unités blinées syriennes à quelques dizaines de kilomètres de la base d’Al-Tanf en territoire syrien et des camps de la coalition en Irak voisin.

 

 

Soldats syriens près du camp US d’Al-Tanf

Soldats syriens près du camp US d’Al-Tanf

 

Soit à portée de certaines batteries d’artillerie de l’OTAN déployées à la frontière irako-syrienne…

 

Unités de Marines US dans la base militaire illégale d’Al-Tanf, dans le désert de l’extrême Sud-Est de la Syrie.

Unités de Marines US dans la base militaire illégale d’Al-Tanf, dans le désert de l’extrême Sud-Est de la Syrie.

 

Une situation burlesque: stationner des forces militaires sur le territoire d’un pays souverain sans y être nullement invité, et supporter de se faire encercler de toutes parts par l’armée régulière de ce pays, laquelle en profite jusqu’à y mener des manœuvres militaires cycliques…Ce n’est pas un gag ou une caricature, c’est une réalité. Et on peut imaginer sans peine l’état d’esprit des militaires de la coalition retranchées avec pour premier niveau défensif de la chair à canon locale fournie par les forces démocratiques syriennes et surtout les satellites-espion en orbite couplés aux chasseurs-bombardiers et autres drones stationnées en Irak.

 

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Vous imaginez les forces US ou d’un quelconque pays de l’OTAN réduite à cette situation lors de l’invasion de l’Irak en mars-avril 2003? Jamais. Le déclin est toujours imperceptible. Jusqu’au coup final. Si Washington avait les moyens de sa politique, il n’aurait jamais accepté de se faire humilier de cette façon et aurait agi très énergiquement. Les Iraniens ne sont pas dupes. Ils observent la scène. Ils viennent de mobiliser l’ensemble de leurs forces pour « infliger une leçon cinglante à leurs ennemis dans la région ».

 

Photographie rare du Mollah Omar, Chef suprême des Talibans d’Afghanistan, ayant combattu avec succès contre l’ensemble des forces militaires de l’OTAN et du monde Occidental. Mort invictus en 2013.

Photographie rare du Mollah Omar, Chef suprême des Talibans d’Afghanistan, ayant combattu avec succès contre l’ensemble des forces militaires de l’OTAN et du monde Occidental. Mort invictus en 2013.

 

Cette situation rappelle maintenant celle, désastreuse, de la guerre en Afghanistan. Durant des années, le Mollah Omar, chef suprême des Talibans d’Afghanistan de 2001 jusqu’à son décès en 2013, vivait et évoluait en toute quiétude, souvent à moins de dix, voire cinq kilomètres, des plus grandes bases militaires US d’où partaient des cohortes d’avions de combat, d’hélicoptères d’attaque et de blindés à la recherche d’un contact avec les Talibans.

En deux occasions, le Mollah Omar avait poussé l’audace jusqu’à camper avec armes et bagages à l’ombre des épaisses murailles en béton armé d’un complexe militaire US hyper-fortifié…

 

Sources : https://reseauinternational.net/lempire-qui-veut-mener-une-nouvelle-guerre-globale-contre-de-solides-adversaires-est-en-declin-militaire/

                     https://strategika51.org/archives/61922


Un désastre militaire.

La Russie et la Chine écrasent les États-Unis dans une simulation de combat.

...par David AXE - le 11/03/2019.

 

 

L’armée américaine continue de se faire botter les fesses pendant les simulations de guerre, a déclaré un analyste au journaliste de Breaking Defense, Sydney Freedberg Jr. Il en coûterait 24 milliards de dollars par an pour régler les problèmes les plus importants, selon le même analyste.

 

« Dans nos simulations, lorsque nous combattons la Russie et la Chine, les États-Unis se font botter le cul », déclare David Ochmanek, analyste du groupe de réflexion californien la RAND Corporation, dans le cadre d’une table ronde tenue le 7 mars 2019 au Center for a New American Security, à Washington, DC.

 

« Il s’avère que les super-armes américaines ont un peu trop d’Achille dans leurs talons », se moque Freedberg.

 

Selon Ochmanek, les bases américaines sont vulnérables aux attaques de missiles longue portée. Il en va de même pour les grands navires de guerre naviguant en haute mer. « Les choses qui dépendent d’une infrastructure de base sophistiquée comme les pistes d’atterrissage et les réservoirs de carburant sont particulièrement vulnérables », a déclaré M. Ochmanek. « Les choses qui naviguent à la surface de la mer elles aussi. »

 

La dépendance excessive des forces américaines à l’égard de grandes installations vulnérables et de grands navires rendent discutables les qualités de haute technologie des avions furtifs qui survolent ces bases et ces navires, a déclaré Robert Work, un ancien secrétaire adjoint à la défense qui a également siégé au comité du CNAS.

 

« Dans tous les cas que je connais, le F-35 domine le ciel quand il est dans le ciel, mais au sol ils seront décimés en grand nombre », déclare Freedberg.

 

La vulnérabilité croissante des forces américaines aux frappes de missiles explique en partie pourquoi la marine américaine a proposé de déclasser un porte-avions des décennies plus tôt qu’elle ne l’avait prévu, nous explique Freedberg.

 

Bien sûr, il est possible que la proposition de la Marine de mettre l’USS Harry S. Truman en réserve soit aussi un stratagème pour obtenir des fonds supplémentaires du Congrès.

 

Pourtant, les planificateurs militaires n’ont pas tort de reconsidérer les méthodes américaines traditionnelles de projection de puissance. Ochmanek estime qu’il en coûterait 24 milliards de dollars par an pendant cinq ans pour préparer l’armée américaine à une guerre de haute technologie avec la Russie et la Chine.

 

« Alors qu’achèterons-nous avec ces 24 milliards de dollars ? » se demande Freedberg.

 

Tout d'abord, des missiles. Beaucoup, beaucoup de missiles. Les États-Unis et leurs alliés continuent notoirement de sous-estimer le nombre d'armes intelligentes dont ils auront besoin pour une guerre balistique, puisqu’ils ont commencé à sécher contre des ennemis aussi faibles que les Serbes ou les Libyens. Contre la Russie ou la Chine, qui peuvent égaler non seulement notre technologie mais notre masse, nous manquerons rapidement de munitions.

Plus précisément, il faudra beaucoup de missiles offensifs à longue portée. Ochmanek a mentionné les brigades d'artillerie de l'armée de terre, qui utilisent des lanceurs de missiles MLRS, et la bombe intelligente JAGM-ER de l'armée de l'air, tandis que Work a vanté le tueur de navires LRASM de la marine.

Il faudra aussi beaucoup de missiles défensifs pour abattre les missiles offensifs, les avions et les drones de l'ennemi. Les nouvelles batteries de défense aérienne à courte portée de l'armée de terre, les missiles Stinger montés sur des véhicules blindés Stryker huit par huit, constituent une solution à court terme.

À plus long terme, les lasers, les canons sur rail et les micro-ondes de grande puissance pourraient abattre les missiles entrants à un coût beaucoup moins élevé.

 

L’armée devrait également renforcer ses réseaux de commandement et de contrôle. « Cela comprend tout, des liaisons de données à l’épreuve des brouillages aux équipements de guerre électronique sur les avions de combat et les navires de guerre », explique Freedberg.

 

« Les services aiment bien rogner sur l’électronique pour avoir autant d’avions et de bateaux que possible », raconte Ochmanek, « mais un navire de plusieurs milliards de dollars qui coule faute d’une protection électronique d’une valeur de un million de dollars est un mauvais retour sur investissement. »

 

Selon Work, le Pentagone pourrait libérer de l’argent pour ces réformes en démantelant les forces vulnérables car trop grandes. Désaffecter le USS Truman, par exemple, « me semble une bonne idée », dit-il. Il affirme également que l’armée américaine dispose de plus de brigades d’infanterie et de chars que ses forces de défense antimissile ne peuvent en protéger. Si le ministère de la Défense pouvait libérer 24 milliards de dollars, il faudrait les affecter à la branche militaire qui a les meilleures propositions pour atteindre certains résultats en temps de guerre, rajoute-t-il.

 

« Couler 350 navires de la marine et des garde-côtes chinois au cours des 72 premières heures d’une guerre, ou détruire 2 400 véhicules blindés russes », sont deux objectifs possibles selon Freedberg.

 

David Axe

Liens

Le USS Pentagone et sa mer des sargasses

 

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone. 

 

Source : http://lesakerfrancophone.fr/un-desastre-militaire-la-russie-et-la-chine-ecrasent-les-etats-unis-dans-une-simulation-de-combat


Le drone américain abattu par l'Iran, un engin d'espionnage de pointe

Le 20/06/2019.

Le drone américain abattu par l’Iran, jeudi, appartient à la famille des Global Hawk, qui sont les drones de reconnaissance historiques américains. Des engins capables d’espionner les communications au sol depuis une altitude de près de 20 km.

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C’est un très gros drone américain que Téhéran assure avoir abattu au dessus de son territoire, jeudi 20 juin, provoquant une escalade des tensions irano-américaines.

Le RQ-4A Global Hawk, qui survolait les eaux internationales selon Washington, a une envergure similaire à celle d’un Boeing 737. Il est bien plus imposant et lent que les très redoutés drones Predator ou Reaper, utilisés par l’armée américaine pour les missions d’assassinats ciblées.

Surveiller 103 600 km² depuis le ciel

“Ces drones volent lentement à dessein car leur objectif est de collecter autant d’informations que possible”, explique au magazine Time Dan Gettinger, co-directeur au Centre d’études des drones au Bard College de New York. Le RQ-4A Global Hawk est, en effet, un avion espion. Il sert exclusivement à des missions de reconnaissance et, à cette fin, est équipé en radars, capteurs et caméras en tout genre qui en font un véritable bijou technologique volant.

Un matériel qui lui permet de faire des relevés géographiques ou photographiques très précis et même d’intercepter des communications téléphoniques ou radio au sol depuis des hautes altitudes. Il peut, en effet, continuer à espionner depuis une altitude de 19,8 km, soit environ deux fois plus haut qu’un avion traditionnel. Il peut ainsi “fournir des renseignements en temps réel sur une superficie de 103 600 km², soit un peu moins que la taille d’un État américain comme l’Illinois”, assure le constructeur de ce drone, Northrop Grumman, sur son site.

Une capacité à voler haut tout en restant opérationnel qui est, d’ailleurs, “l’un des principaux arguments de vente des Global Hawk car ils sont ainsi, en théorie, plus difficiles à abattre depuis le sol”, explique au site Wired, Ulrike Franke, spécialiste des drones au Centre européen des relations internationales.

Le fait que l’Iran y soit parvenu “démontre que le pays est technologiquement plus avancé que ce qu’on aurait pu croire. En un sens, c’est un message envoyé aux États-Unis pour les prévenir de ne pas sous-estimer leur capacité militaire”, estime Amy Zegart, co-directrice du Centre pour la sécurité internationale et la coopération de l’université de Stanford (Californie), interrogé par Time.

Après les attentats du 11 septembre 2001

Au-delà de la démonstration de force technologique iranienne, c’est aussi un coup dur financier pour les États-Unis, car les Global Hawk sont parmi les drones les plus chers de l’armée américaine. Chacun d’entre eux coûtait plus de 176 millions dollars en 2011, et, même si son prix a baissé depuis, il se vend toujours à plus de 100 millions dollars, soit 10 fois plus qu’un Predator, d’après CNN.

Le RQ-4A est le premier modèle de la famille des drones Global Hawk, et a fait ses débuts peu après les attentats du 11 septembre 2001. Son utilisation avait paru tellement stratégique à l’administration américaine pour lutter contre le terrorisme que des versions encore non-définitives de ce drone de reconnaissance avaient été déployées dès novembre 2001 en Afghanistan. Il a ensuite été utilisé en Irak, aux abords de la Corée du Nord et, même, lors de la catastrophe de Fukushima au Japon en 2011, pour aider les secours. Mais en 2013, Northrop Gumman a cessé sa production pour vendre son successeur, le Global Hawk-RQ-4B, qui peut transporter plus de matériel de surveillance.

Il semblerait que le modèle qui a été abattu par l'Iran fasse partie d’un lot de quatre drones achetés par la marine américaine en 2004 à l’US Air Force, rapporte l’agence Reuters. Northrop Gumman indique, sur son site, que 37 Global Hawk-RQ-4A sont en service et ont été utilisés, entre autre, pour surveiller les mouvements des combattants du groupe terroriste État islamiste (EI) en Syrie, pour faire de la reconnaissance en mer baltique après l'annexion de l'Ukraine par la Russie ou encore pour participer aux recherches des lycéennes kidnappées en 2014 par Boko Haram au Nigeria.


Le drone abattu par l’Iran est un monstre de surveillance à un quart de milliard de dollars

Par Tyler Durden – Le 23 juin 2019 – Source ZeroHedge.com

Le drone américain que l’Iran a abattu au-dessus du détroit d’Hormuz la semaine dernière est un RQ-4A Global Hawk, un monstre de surveillance aérienne à 220 millions de dollars la pièce, explique Wired. Selon les Iraniens, un Global Hawk construit par Northrop Grumman, partie d’un programme de plusieurs milliards de dollars qui date de 2011, est entré dans leur espace aérien et s’est écrasé dans les eaux iraniennes. De leur côté les États-Unis insistent sur le fait que le drone volait dans l’espace aérien international.

 

L’incident survient après que les États-Unis ont accusé l’Iran d’avoir attaqué deux pétroliers dans le golfe d’Oman. Les États-Unis affirment également que les Iraniens ont tenté de détruire un autre drone, un MQ-9 Reaper, et qu’ils ont échoué. Enfin, les États-Unis ont également lié l’Iran à une attaque qui avait abattu un Reaper au Yémen il y a deux semaines.

Cependant, l’attaque de la semaine dernière a été lancée sur un drone beaucoup plus cher et technologiquement avancé, ce qui indique une intention d’« escalade plus explicite », selon l’article.

Thomas Karako, Directeur du projet de défense antimissile au Center for Strategic and International Studies, a déclaré : « Il se passe beaucoup de choses là-bas, et nous n’en voyons probablement qu’une partie. Il s’agit d’un aéronef de surveillance et de recueil d’informations à longue portée, plus puissant, plus coûteux, opérant à plus haute altitude. Si [les Iraniens] abattent des appareils dans l’espace aérien international au-dessus des eaux internationales, c’est sans doute pour provoquer des représailles mesurées. »

Selon M. Karako, les détails concernant les franchissements d’espace aérien ne seront pas dévoilés avant que les États-Unis en disent davantage sur la trajectoire du drone : « S’ils veulent le publier, ce sera davantage une décision d’ordre politique. Mais jusqu’à présent le CentCom affirme que l’incident a eu lieu dans l’espace aérien international. »

Il poursuit : « Une partie de l’argumentaire technique du Global Hawk est qu’il vole si haut qu’en principe, il devrait être à l’abri de la défense anti-aérienne. Il n’est pas extrêmement difficile d’abattre un appareil de ce genre, mais c’est relativement difficile, ça montre de la détermination sur le plan politique. »

Les drones comme celui qui a été abattu jeudi sont décrits comme des « plateformes de surveillance massive » et sont en service depuis 2001. Ils ont une envergure de plus de 40 mètres et un poids au décollage de plus de 16 tonnes. Son rayon d’action est de plus de 22 000 kilomètres, ils peuvent voler jusqu’à 20 000 mètres d’altitude et pendant 34 heures d’affilée. Ils n’ont aucune capacité offensive et peuvent coûter jusqu’à 220 millions de dollars chacun.

Pour leur capacité de surveillance, ils incluent « l’imagerie infrarouge et thermique, le radar et l’imagerie électro-optique dans leur arsenal de capteurs ». Ils utilisent également des téléobjectifs à longue focale pour obtenir des vues détaillées des cibles.

« Il se pourrait qu’il y ait à bord des technologies d’espionnage ultra secrètes que nous ne connaissons pas », explique Ulrike Franke, membre du Conseil européen des relations étrangères et chercheuse sur les drones.

Ulrike Franke dit qu’il est probable que ce drone, cependant, ait été un « cheval de bataille de surveillance typique » abattu pour des raisons géopolitiques plutôt que pour des raisons d’espionnage technologique. En effet, l’année dernière, Israël a dit avoir abattu un drone iranien qui était la « copie » d’un drone américain Sentinel. L’Iran l’avait capturé en 2011 et avait déclaré l’avoir ensuite soumis au reverse-engineering.

Tyler Durden

Traduit par Stünzi pour le Saker francophone

Source : https://lesakerfrancophone.fr/le-drone-abattu-par-liran-est-un-monstre-de-surveillance-a-un-quart-de-milliard-de-dollars

 

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