La "LH"...ou ce qui se dit et s'écrit sur son attribution...!


...Suite à la parution de la promotion dans l'ordre de la Légion d'Honneur du premier janvier dernier, de nombreuses voix se sont élevées à la lecture du JO...

On peut les comprendre tant l'attribution de cette distinction aux victimes de Janvier, en particulier MM Jean Cabu, Stéphane Charbonnier, Philippe Honoré et Bernard Velhac fait polémique : des gens qui à longueur d'année et de page , au soit disant nom de la liberté d'expression, n'ont eu de cesse de brocarder, d'insulter tout ce qui constitue l'essentiel des valeurs de la Nation Française...

Bon, paix à leur âme malgré tout.

Mais en fait, ils ont eu la malchance de se trouver au mauvais moment au mauvais endroit...Ils auraient pu être victimes d'un accident de la route ou de quelque avalanche en montagne comme des milliers d'autres...

En aucun cas, ils ne répondent à la définition même de la Légion d'Honneur : 

« La Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes. »

 

Je me pose donc une simple question :  Les Anciens, les décorés pour leurs mérites acquis au service de la Nation,  accepteront-ils de "cohabiter" avec ces personnages ?

 

 Peut-être qu'un jour, le Tribunal de l'Histoire jugera  ceux qui ont provoqué une telle dérive : Les Grands Maîtres de l'Ordre successifs, et ceux qui l'ont cautionné : les Grands Chanceliers...!

Espérons quand même !

 

En attendant, je soumets à votre signature le texte  de ma pétition :

 

"Pour l'Honneur de la Légion d'Honneur" :

 

<<Monsieur le Président de la République,

 Vous avez décidé de décerner la Légion d’Honneur à titre posthume à Messieurs Jean Cabu, Stéphane Charbonnier, Philippe Honoré et Bernard Velhac.

Avez-vous imaginé un instant leur réaction si vous aviez fait ce geste de leur vivant, eux qui ont sans doute oublié de « chier sur la Rouge » quand ils nous proposaient de « Chier dans les crèches, achever les handicapés, fusiller les militaires, étrangler les curés, écrabouiller les flics, incendier les banques…. » ?

Car la Légion d’Honneur est un symbole incontournable de l’ordre établi, un symbole de la Nation Française qu’ils ont abhorré et vilipendé toute leur vie, toute leur carrière d’humoristes satiriques.

Par ce geste, vous insultez donc, à la fois leur mémoire et leur « œuvre »….mais aussi tous les membres de l’Ordre quels que soient leur origine et leur grade.

En conséquence et par respect pour eux, nous vous demandons instamment de promulguer le décret qui radiera Messieurs Jean Cabu, Stéphane Charbonnier, Philippe Honoré et Bernard Velhac de l’Ordre de la Légion d’Honneur et de leur décerner une distinction spécialement créée, destinée à rendre hommage aux victimes d’attentats.

 Avec tout le respect que je porte à votre fonction.

  REGNIER Jean-Michel.

 

Vous pouvez la retrouver ...et la signer à l'adresse suivante : 

 

https://www.change.org/p/le-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-le-grand-chancelier-de-l-ordre-de-la-l%C3%A9gion-d-honneur-attribution-de-la-l%C3%A9gion-d-honneur?recruiter=239770106&utm_source=share_for_starters&utm_medium=copyLink

 

 

Enfin, je regroupe ci-dessous quelques textes et réactions....

 

JMR

 

NB : Les nouveaux textes sont en bas de page

 


Partager cette pétition  et cette page :


....Déjà en juillet 2015...!

La Légion d'honneur consacre encore la République des copains

 par Nathalie Segaunes


Napoléon Bonaparte voulait, en instituant la Légion d'honneur, « décorer ses soldats et ses savants ». François Hollande, avec la dernière promotion du 14 juillet, distingue lui ses alliés. L’animateur-producteur de télévision Nicolas Hulot est ainsi élevé au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur. Sans doute « l’envoyé spécial pour la préservation de la planète », qui rencontre régulièrement le président de la République pour préparer la 21e Conférence sur le climat, peut-il exciper de « mérites éminents » pour accéder à ce cercle très restreint – ils ne sont que quelque 3 000 commandeurs.

Le militant écologiste est promu en même temps qu’Henri Nallet, 76 ans, ancien ministre de la Justice de François Mitterrand. Que cet ancien conseiller des laboratoires Servier soit accusé de trafic d’influence dans l’affaire du Médiator n’a manifestement gêné ni le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui a proposé son nom, ni le Premier ministre Manuel Valls, auquel il a été rendu compte de cette proposition, ni le président de la République, François Hollande, qui a officialisé la distinction par décret. Les victimes du Médiator, en revanche, écœurées, vont saisir le Conseil d’Etat pour demander l’annulation du décret, comme le révèle Le Figaro. « Mon père, officier dans l’infanterie de marine (.…), était un homme intègre qui s’est battu pour la France, raconte l’une des victimes du Médiator dans le quotidien de lundi. Il a aussi fait l’Indochine, ce qui lui a valu la Légion d’honneur. Quand je vois qu’Henri Nallet reçoit une distinction plus prestigieuse encore, j’ai mal au cœur ».

Et encore cette victime n’a-t-elle sans doute pas remarqué, parmi les 544 récipiendaires du 14 juillet, la présence de la secrétaire générale du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Dont       « l'éminent mérite » est d’avoir été l’une des collaboratrices du député François Hollande.

 

 

Source : http://www.lopinion.fr/20-juillet-2015/legion-d-honneur-consacre-encore-republique-copains-26382


La Légion d’Honneur : distinction ou hochet ?


Légion d’honneur : aux victimes d’attentats, la patrie reconnaissante

Par Marie Delarue.

 

Entre les vœux très paternels du Président, les voitures brûlées et la hausse du timbre-poste, nous avons droit chaque 1er janvier à la traditionnelle liste des promus dans l’ordre de la Légion d’honneur. Une brouette à Pâques, une charretée au 14 Juillet, un wagon à la Saint-Sylvestre… en un mot, les légionnaires sont légion. 92.000 au nombre, à ce qu’il paraît.

La liste parue au Journal officiel en ce premier matin de l’année est pleine d’enseignements. Elle en dit long sur l’année écoulée et sans doute, aussi, sur notre futur.

« Je vous dois la vérité, nous n’en avons pas fini avec le terrorisme », a dit le Président dans ses vœux aux Français. Même avec une certaine habitude du mensonge, il aurait eu du mal à nous faire avaler le contraire. Alors, c’est à craindre, il va falloir fabriquer des médailles au kilomètre. Je dis cela parce que figurent dans cette dernière promotion tous les morts des attentats de janvier dernier (Charlie Hebdo et Hyper Cacher) et tous ceux qui y ont participé (otages, sauveteurs), ainsi que ceux qui ont contribué à déjouer des drames potentiels (Thalys). On suppose donc qu’au nom de l’égalité républicaine seront également faits « chevaliers » à Pâques prochain les 130 victimes des attentats de novembre (on lisait, il y a quelques semaines, que François Hollande y avait songé) ainsi que les forces de l’ordre et les pompiers qui sont intervenus sur les lieux de tous ces drames. Bref, si comme le laisse entendre le père de la nation, tout cela risque de se répéter, on ne va pas tarder à manquer de croix ! Notez bien, cela pourrait relancer l’industrie du ruban et des coussins, ce qui ne serait pas une mauvaise chose en soi, à condition qu’on n’importe pas tout cela de Chine…

Loin de moi l’envie d’en rire, mais je me demande quel sens on peut bien trouver à cette opération. Dans un pays où l’on est en passe d’offrir une Légion d’honneur à chaque personne ayant eu à subir l’horreur d’un attentat, pays dont on nous répète qu’il est « en guerre », ça va rapidement poser des problèmes d’intendance…

Et peut-être aussi d’égalité républicaine. Car il y a des choses surprenantes, dans cette distribution de médailles. Celles-ci, par exemple :

Dans cette promotion du 1er janvier, on relève « deux hommes élevés à la dignité de grand-croix », la dignité suprême. L’un est Lionel Jospin. Qu’a-t-il fait pour mériter cela ? Est-ce une récompense pour avoir « fermé sa gueule » sur la marche de l’État depuis 13 ans ? On découvre aussi que « l’otage des frères Kouachi à l’imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) Michel Catalano et son employé Lilian Lepère, qui s’était caché sous un évier, sont nommés chevaliers ». Mais alors pourquoi Lassana Bathily, l’employé de l’Hyper Cacher qui a caché des otages dans une chambre froide au sous-sol du magasin, n’est-il pas « distingué » ?

Enfin, je découvre que « depuis 2007, les promotions civiles appliquent la parité homme-femme ». La Légion d’honneur étant censée promouvoir le mérite, je ne vois déjà pas bien ce que la parité vient faire là-dedans ; mais si l’on se met à décorer toutes les victimes d’attentats, ça va devenir très très compliqué ! Il faudrait peut-être en référer aux terroristes ?

Trêve d’horreurs. Et quoi qu’il en soit, chers lecteurs, je vous souhaite une très bonne année 2016. Moins d’honneurs, peut-être, mais surtout de l’honneur et du bonheur !

 

Marie Delarue

 

Source : http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/legion-dhonneur-aux-victimes-dattentats-patrie-reconnaissante,229315?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=c8457303ae-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-c8457303ae-30359529&mc_cid=c8457303ae&mc_eid=a39069390b

 


Tant de confusion autour de la Légion d'Honneur

par le Col. Georges Michel.

 

Ce matin, matin, 1er janvier, est parue la liste des nouveaux promus dans la Légion d’honneur. Cette parution traditionnelle du Nouvel An est la bienvenue pour apporter un peu d’animation en cette journée bien calme. C’est, en effet, l’assurance d’une page dans nos journaux pour franchir ces souvent longs week-ends de Pâques, du 14 Juillet, du 11 Novembre et donc du 1er janvier, puisque c’est à ces dates qu’interviennent les promotions. C’est l’occasion de s’étonner, de critiquer, d’ironiser et puis, de temps en temps… de féliciter, voire même de se féliciter !

Que de confusion autour de la Légion d’honneur !

Elle serait donnée à n’importe qui. Mais notons que n’importe qui ne l’a pas : seulement 92.000 Français en sont titulaires, soit 1,3 Français sur 1.000, ce qui n’est tout de même pas énorme. Ils étaient 320.000 en 1962 et le code de l’ordre prévoit un effectif maximum de 125.000 membres : nous en sommes loin. Cette « noblesse non héréditaire », pour reprendre l’idée de son fondateur Bonaparte, n’est pas plus pléthorique que la noblesse héréditaire de la France de 1789, au contraire : 400.000 nobles (enfants compris) pour une population de 26 millions d’habitants, soit 15 Français sur 1.000.

Cette médaille… pardon, mais ce n’est pas une médaille. La médaille, ou plutôt le médaillon : c’est la petite pièce ronde au centre de la croix – en fait, une étoile à cinq rayons doubles qui constitue l’insigne -, frappée de l’effigie de la République (Napoléon sous les Premier et Second Empires, Henri IV sous la Restauration et la monarchie de Juillet).

Cette décoration, dirons-nous alors, mais pourquoi diable l’a donne-t-on à des civils qui n’on jamais risqué leur vie ? Mais parce que c’est un ordre national et non militaire, à la différence de l’ordre de Saint-Louis, fondé par Louis XIV. Et cela a toujours été ainsi, dès les origines. Du reste, le premier grand chancelier de l’ordre, nommé par le Premier Consul, fut un civil, le comte de Lacépède, naturaliste de son état et converti à la politique sous la Révolution. Parmi les premiers grands-croix – on disait grand aigle sous l’Empire -, on trouve le ministre Fouché et le cardinal Fesch, oncle de l’Empereur. Si l’idée s’est installée dans le temps que la Légion d’honneur était une décoration militaire, c’est sans doute parce que notre pays n’a cessé de faire la guerre depuis le Consulat jusqu’à la fin du conflit algérien, d’où la proportion importante de décorés militaires durant cette longue période.

Mais venons-en au fond : quels sont les principes d’attribution ? Le code précise : « La Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes. »

Les mots clés sont évidemment « service de la nation ». Servir, c’est d’abord agir (le contraire de subir), d’une façon ou d’une autre. Souvent au cours d’une longue carrière, faite d’abnégations. Parfois en développant des talents exceptionnels. Et puis, plus rarement encore, en devenant un héros, ce demi-dieu selon Homère. L’idée de décerner la Légion d’honneur à toutes les victimes du Bataclan revient, paraît-il, à François Hollande. Le projet semblerait, pour l’instant, avoir été abandonné. Avec l’infini respect que l’on doit aux victimes, une telle mesure serait contraire à la vocation de l’ordre, qui est de récompenser et non de rendre hommage.

Il est vrai qu’en ces temps de confusion où prendre un café sur une terrasse de café devient un acte de résistance, il n’est plus étonnant que l’on en vienne à confondre la victime avec le héros.

Pour finir, je signale à nos lecteurs que Mlle Emmanuelle Béart est de cette promotion du 1er janvier 2016. Et alors ? Annie Cordy (Tata Yoyo) fut bien faite baronne par le roi des Belges !

 

Georges Michel

  

Source : http://www.bvoltaire.fr/georgesmichel/tant-de-confusion-autour-de-legion-dhonneur,229322

 


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Demande de suspension immédiate de l'Orde de la LH - Le 04/01/2106.
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LCL(er) Jacques Philippe

 

 

Je ferais simplement les remarques suivantes. La Légion d'Honneur sous tous ses grades, hors dignités, est attribué avec ou sans traitement. Le montant symbolique du traitement annuel (généralement laissé à titre de don à la SMLH) n'est pas à considérer. Il établit seulement une distinction entre les décorés "au péril de leur vie" et les décorés à titre "normal". Je considère donc que le rejet populaire des modes d'attribution de la décoration ne s'applique pas aux militaires décorés "avec traitement" et qui sont l'auteur de faits de guerre, si modestes soient-ils (citations, campagnes OPEX, etc...), qui ne portent cependant pas à confusion avec les attributions à titre "civil" pour des mérites souvent flous ou ambigus. I

l existe une association pour ces personnel, les DPLV (titulaires de la Légion d'Honneur Décorés au Péril de leur Vie) qui regroupent tous les légionnaires répondant à ces critères d'attribution.
Pour ma part, considérant que que je ne fais partie de cette "charrette de promus indignes" je continuerai à porter ma décoration et à adhérer aux DPLV.

Je reste cependant rempli d'indignation et je soutiens pleinement la démarche de tous mes camarades "indignés" dont je salue le combat et dont je partage la plupart des opinions exprimées sur ce blog. Je ne quitterai pas non plus la SMLH, étant président du comité de Metz, et persuadé qu'il est plus utile de propager au sein de mes 350 membres à la fois les vrais valeurs de l'ordre et la défense des idées exprimées ci-dessus. La SMLH est une association d'ENTRAIDE, je serais lâche d'abandonner mes légionnaires dont certains sont effectivement dans le besoin réel d'être aidé.


Lt-colonel(er) Jacques PHILIPPE
Colonel de la Réserve Citoyenne
Président du comité de METZ de la SMLH


 

Lettre du Général Jean-François Delochre.

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Lettre du Gal. (2s) JF. Delochre. Le 06/01/2016.
NB : Le Gal. Delochre a reçu une fin de non recevoir de la part de la "direction" de l'association de sa promo...JMR
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Le 06/01/2016

 

Réaction du Col. Michel Nouaille-Degorce

 

Promotion  Cyr  Nouveau  Bahut  (45-47) : 

 

     “Des dessinateurs qui furent à prétention humoristiques viennent d’être décorés de la Légion d’Honneur à titre posthume. De leur vivant ils faisaient profession d’offenser.

     Je ne peux cautionner leur admission dans l’Ordre de la Légion d’Honneur ; en conséquence je ne porterai plus cette décoration et me retire de l’Association des Membres de la Légion d’Honneur.

      De mon avis, c’est toute l’Association qui devrait réagir devant pareil scandale. Certes je sais que sa finalité est d’entraide. Pour autant je persiste : il faut des gestes forts. De ma part, c’est le seul que je sois en mesure de faire, du moins tant que nos responsables associatifs ne manifesteront pas publiquement leur indignation tout en proposant des modalités d’action tant collective qu’individuelle, de nature à sensibiliser nos concitoyens.

Plus nous serons nombreux à réagir de la sorte, plus nous aurons chance d’être écoutés.”


Le deshonneur de la Légion d'Honneur.

par Floris de Bonneville

« on n'est pas forcément content d'être reconnu par des gens qu'on n'estime pas »

Trois fois par an, à Pâques, le 14 juillet et le 1er janvier, je bondis de mon fauteuil à la lecture des centaines de personnes à qui la France généreuse a décerné la Légion d’honneur, la plus haute distinction depuis que Napoléon Bonaparte l’a instituée en 1802.

Cette année encore, et plus qu’encore même, je me demande comment le général d’armée Jean-Louis Georgelin, grand chancelier de la Légion d’honneur, a pu signer les documents attribuant, sans jamais les contester, cette prestigieuse médaille à 308 citoyens et 308 citoyennes – puisque la bêtise de la loi sur la parité est là plus que jamais appliquée dans toute sa rigueur imbécile. À quel titre des artistes comme Emmanuelle Béart, Vanessa Paradis, Mireille Darc, Mimie Mathy, Bruno Podalydès, Marthe Mercadier, des journalistes comme Robert Namias, Henri Tincq ou Claire Chazal, des chanteurs comme Christophe, Paul McCartney, Marc Lavoine ont-ils pu se voir accorder ce privilège hautement symbolique ?


Jusqu’au Second Empire, cette médaille récompensait en majorité les militaires. Seulement 25 % des récipiendaires étaient des civils qui avaient alors contribué à l’enrichissement industriel, culturel, spirituel, économique, scientifique de la nation. Aujourd’hui, il suffit qu’un ministre se soit vu flatter pour qu’il demande au grand chancelier d’approuver un légionnaire. Napoléon avait voulu rétablir un système de récompenses inspiré des anciens ordres honorifiques royaux que la Révolution avait abolis. Il doit se retourner dans son tombeau impérial au moins trois fois par an, comme moi je me dresse de mon fauteuil.



N’est-ce pas dévaloriser la plus haute distinction française en attribuant ce qui devrait être une glorieuse médaille sur laquelle tant de sang a été versé, à des milliers de citoyens et citoyennes ? 
Quelle valeur a-t-elle de nos jours alors qu’elle a été décernée à 93.000 personnes encore en vie ?

 Sont-ils aussi nombreux, les Français qui ont mérité une telle gloire ? Détailler la liste de la dernière cuvée revient à constater que le copinage et la flagornerie sont les effets de tant de nominations.


Bien sûr que nos soldats ou policiers assassinés ou tués au combat méritent pour le moins l’hommage de toute la nation, et que sur leur cercueil drapé des trois couleurs soit épinglée cette médaille. C’est la seule évidence.

 Mais pour la majorité de ceux que chacun de nos ministres a choisi d’honorer d’un ruban rouge, il existait une autre médaille beaucoup plus civile, celle que le général de Gaulle avait ingénieusement créée pour récompenser les mérites distingués et encourager les forces vives de la nation : la médaille de l’ordre national du Mérite, certes moins prestigieuse, mais fortement motivante.

Le refus de recevoir la Légion d’honneur d’artistes tels que Brigitte Bardot, Bourvil, Georges Brassens, Léo Ferré, Sartre, Pierre et Marie Curie, ou encore du dessinateur Jacques Tardi qui a répondu au grand chancelier qu’« on n’est pas forcément content d’être reconnu par des gens qu’on n’estime pas », pourrait faire réfléchir ceux à qui la République française a confié la très noble tâche d’épingler sur le revers de leur veste cette prestigieuse décoration.

Source : http://www.bvoltaire.fr/florisdebonneville/deshonneur-de-legion-dhonneur,230024?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=bd470bfed1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-bd470bfed1-30359529&mc_cid=bd470bfed1&mc_eid=a39069390b

 


De l'Honneur...!

par le Col. Yves Logette - Le 06/01/2016.


Ne sont pas légion ceux qui peuvent dire : « J’ai l’honneur… »

Dans cette Europe en paix depuis 1945 (si on veut bien excepter le conflit yougoslave des années 1990), l’impact émotionnel et psychologique des attentats de 2015 à Paris sonne comme un réveil brutal et soudain, nous sortant de notre torpeur ouatée. Oui, le monde extérieur existe et il n’est pas gentil ! Autant de personnes de la société civile abattues d’un coup à la Kalachnikov ont sidéré l’ensemble des Français jusqu’au plus haut de l’Etat.

L’élan de solidarité spontané qui s’en est suivi est bien compréhensible, même si personne ne mettait vraiment les mêmes valeurs que son voisin sous le sigle brandi haut et fort : « Je suis Charlie ». Dès lors, il apparait normal, qu’un an après le premier attentat, on se souvienne et on veuille honorer la mémoire des disparus.

Mais le choix de cet hommage national par le chef de l’Etat, sous la forme d’une remise de la décoration suprême, je nomme bien sûr la Légion d’Honneur, est plus que contestable.

Répondant à la « vocation d’universalité de la Légion d’honneur », on a si souvent pris l’habitude de récompenser ainsi tout type de réussite, scientifique, industrielle, universitaire, médicale, sportive mais aussi culturelle au sens large, c'est-à-dire pour clore une carrière de chanteur, de danseur, d’animateur en association ou de saltimbanque, qu’on ne s’étonne plus de la voir offrir à n’importe qui, même si j’admire le talent d’Emmanuelle Béart ou de Vanessa Paradis (chevaliers ce 1er janvier).

Sûr d’avoir le soutien massif de la nation rassemblée, le président de la République a ainsi accepté que soient inscrites sur la liste des bénéficiaires pour ce 1er janvier (au titre d’une « promotion spéciale » cependant) les victimes des attentats cités plus haut.

Outre que ces personnes ne répondent pas au code de l’Ordre qui veut que « La Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation, soit à titre civil, soit sous les armes », on voit mal pourquoi il faudrait privilégier les morts dus au terrorisme plutôt que les victimes dues au crash du Concorde ou celles qui brûlèrent dans un accident d’autocar.

Mais soit ! Va pour la Légion d’Honneur pour les victimes parisiennes.

Là où le bat blesse et où je m’étrangle (sans être le seul), c’est quand on lit que les journalistes de Charlie Hebdo font partie de cette promotion !

A-t-on oublié que ces anarchistes scatologiques, fiers de « bouffer du curé et du facho », que la bonne presse dépeint avec bienveillance comme « irrévérencieux et grivois » ont passé leur vie à insulter tout ce qui faisait la force de la France, ses grands hommes politiques, la religion, les forces de l’ordre civiles ou militaires notamment ?

Avez-vous oublié ces Unes immondes qui, au nom de la liberté d’expression, montraient le Pape en train de sodomiser un enfant, le défilé du 14 juillet en « assassins pride » ou proposaient de fêter Noël ainsi : « Chiez dans les crèches, achevez les handicapés, fusillez les militaires, étranglez les curés, écrabouillez les flics, incendiez les banques » ? C’est de l’humour, ah bon ?

N’avez-vous pas été saisis de honte et d’horreur lorsque, à l’occasion des obsèques publiques de Stéphane Charbonnier, dit Charb, le 16 janvier 2015, son ami Renald Luzier, dit Luz, a osé publiquement cette confession : « Charb, mon ami, mon amant. Ah, qu’est-ce qu’on s’est enculés toutes ces années ! »…. au micro, lors des obsèques !

Le pire est que cela ne choque plus notre société dépravée. Cela réjouit même nos dirigeants dont on se demande s’ils ne veulent pas sciemment détruire nos racines, nos valeurs et notre patrimoine culturel.

Sinon comment comprendre cette inflation de repentance qui assaille nos hommes (et femmes) politiques ? Pourquoi leur faut-il aller s’excuser d’un passé qui nous appartient, auprès de pays qui n’ont rien demandé et sont, de ce fait, enclins à revendiquer leur part de réparation ?

Sinon comment expliquer que notre histoire soit bafouée, et pas seulement à l’école où des pans entiers sont balayés du programme, mais aussi par peur d’affirmer que nous avons été grands. Regardez, par exemple, cette honteuse reculade qui nous a privés, en 2005, de la commémoration de la plus grande victoire de Napoléon, Austerlitz, (200 ans après la bataille) pour aller parader avec notre plus beau navire de guerre à Trafalgar lors du triomphe des Anglais !

Honte encore de voir ces rues de Paris ou de sa région baptisées du nom de combattants FLN, d’entendre qu’il faut supprimer des fêtes chrétiennes pour les remplacer par des fêtes juives ou musulmanes, colère de voir les Femen profaner nos églises sans être inquiétées, etc.

Certes, le ruban de la Légion d’honneur est un « hochet », comme l’avait d’ailleurs dit l’Empereur lui-même : « C’est avec des hochets que l’on mène les hommes », mais c’est aussi un symbole et un honneur !

Symbole d’actes ou de toute une vie au service des autres, au service du bien commun, bref un symbole altruiste ! Honneur aussi d’être reconnu pour son action généreuse. Nos grands-pères se décoiffaient en croisant un veston orné du ruban rouge, saluant ainsi un être d’exception.

L’exception n’est plus la règle puisque l’obligation de la parité est venue s’ajouter aux critères d’attribution. Mérite et parité ne font pas bon ménage car le mérite se moque du « genre ».

Ainsi donc, attribuer la Légion d’Honneur à des personnes qui « conchient » nos valeurs n’offusque plus personne. On avait déjà été conditionnés par le laxisme qui permet à des groupes de rappeurs d’insulter et même de menacer les Français, sans aucun risque (liberté d’expression oblige). Les juges savent-ils ce que veut dire « Nique la France » ?

On avait été vaccinés lorsque la FNAC avait primé, comme premier prix d’un concours, oui Madame, la photo d’un quidam se torchant le cul dans les plis du drapeau national, ce même drapeau que nos anciens ont porté de trou d’obus en trou d’obus, malgré leurs blessures.

On avait enfin été abasourdis quand le président de la République, n’écoutant pas la quarantaine d’associations patriotiques rangées derrière le président de la Saint-Cyrienne, avait décidé l’inhumation de Jean Zay au Panthéon. Vous savez, ce monsieur qui a écrit un beau poème sur le drapeau tricolore qu’il nomme « torche-cul », « immonde petite guenille », « loque » ou « saloperie tricolore » !

Du reste, ce drapeau, symbole lui aussi, n’est guère plus agité que pour les rencontres sportives. On en a quand même vu un, parait-il, autour de la Bastille, au milieu des emblèmes étrangers, pour fêter la victoire électorale du présent chef de l’Etat.

Pour revenir au hochet, il est quand même curieux d’observer qu’il vaut mieux être l’ami, même étranger, d’un décideur bien placé pour se le voir octroyer plutôt que de répondre strictement aux termes de la charte de l’Ordre.

Quant aux victimes, que nous devons respecter, elles ne se valent pas toutes dans l’hommage que la nation doit leur rendre. Les victimes de Charlie Hebdo méritent-elles plus cet honneur que Hervé Cornara, le gérant très apprécié d’Air Producs, décapité en Isère ?

Le caporal-chef qui est retourné sous le feu d’une mitrailleuse, lors de l’embuscade d’Uzbeen, pour ramener son camarade grièvement blessé et qui a été, lui aussi, touché plusieurs fois par des balles, a-t-il eu « la rouge » ?

Je suis désolé de le dire mais je fais une distinction dans le « mérite » des différentes attributions de la plus haute de nos distinctions nationales et, en tous cas, il m’apparait que coucher les anarchistes de Charlie Hebdo sur la liste des ayants-droit est une insulte à tous les légionnaires, présents ou passés, militaires ou civils, qui ont utilement œuvré pour le bien et le renom de notre pays. Je connais plusieurs officiers, choqués par cette mesure, qui ont écrit au grand Chancelier pour rendre leur décoration.

J’ai honte pour l’image que la France offre à l’extérieur de nos frontières. Austerlitz, FNAC, Jean Zay, Charlie Hebdo, décidément, je ne suis pas Charlie !

 

Yves Logette

 

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Un sourire jaune dans un océan de tristesse rouge...!

par le Colonel JJ. Noirot - promotion St. Cyr "Serment de 14" - 1963/65.

M'sieur l'grand chancelier,

 

Y a un truc que j'm'explique pas.

 

Figurez-vous qu'j'ai découvert une tache sur le ruban d' ma Légion d'Honneur. 

En légionnaire propre et respectueux de c'te décoration, y a quéque temps encore plutôt rare, j'ai essayé d' l'enlever, mais pas moyen. J'ai pris d'la lessive, Omo, une autre, Dasch, mais bernique, c'te sacrée tache veut rien savoir. J'ai frotté comme un malade, mais vous m'croirez pas, plus j'frotte, plus elle s'étale c'te garce.

J'savais pas que comme ça tout par un coup, un ruban d' la Légion d'Honneur pouvait spontanément réagir. Sont intelligents, ces rubans rouge! Ça m'rappelle les bonnets bretons. Faudra qu'j'en parle aux copains. "La révolte des rubans rouge"! Pas mal l'idée!!

 

On dirait qu'ils suivent l'actualité, ces foutus rubans. Pourtant, j'vous jure, j' lis pas les journaux qui disent du bien de tout c'qui s'passe. J'écoute pas les radios label "France", j'regard' pas les télés qui répètent les mêmes sornettes  du matin au soir, non, j'suis un citoyen j'os'rais dire normal qui s'informe sur l'actualité en lisant, comme tout l'monde, les grands auteurs grecs ou latins, comme ça s'faisait d'mon temps qu' est d'jà bien loin. Y z'avaient déjà tout prévu, les bougres! Notamment la vanité des puissants. Vous voyez d'qui j'veux parler? Bien sûr! Mais ne dites rien, c'est un secret entre nous.Y en a qui parlent aussi de vénalité. Vou-z-y croyez, vous, à la vénalité des élites? Moi j'y crois pas. Elles sont trop honnêtes, ça s'saurait! N'est-ce pas?

 

Alors v'là l'mystère d'la tache su l'ruban. Moi, j'ai ma p'tite idée, mais j'ose pas vous en parler. Y paraît qu'ça vaut rien pour vos nerfs. En tout cas, moi, j'sais qui m'a prév'nu de c'te tache. Figurez-vous qu'mes deux grands pères sont, comme les vôtres peut être, morts pour la France. En Champagne et à Verdun. Rien qu'ça. Et en plus un oncle à Apremont, tranchée Saint Jean. Apremont! Quel joli nom pour y mourir!

C'est eux qui m'ont tiré l'oreille:

"Va voir ta Légion d'Honneur, p'tiot. Elle a fait un malaise. Elle s'est vomi d'ssus"

 

C'était vrai, bon sang d'bois!

 

J'en étais si fier, aux côtés des médailles militaires des trois cités plus haut, et de celle de mon père, brave résistant... Maint'nant, j'sais plus. Y a dû s'passer quéque chose dans les nominations. Un amphigouri bidouillé qui passe mal. Mais j'sais pas quoi. Va falloir que j' fasse des r' cherches. Si vous avez un tuyau, ça m'f'rais plaisir qu'vous m'en parliez. Vous au moins, vous savez plein d'choses qu' nous, les honnêt' gens, on sait pas.

 

Voilà. C'est tout pour c'te fois. 

J' vous ai causé en popu, comme l'auraient fait mes aïeux, faut pas m'en vouloir, y z'étaient porteurs de gloire, avant c't affaire de ruban rouge. Maint'nant y z'ont honte. Y s'cachent pour qu'on parl' plu d'eux.

C'est quand même eux qui m'ont dit d'vous causer comme ça. Paraît que quand on vous écrit en bon français, vous comprenez mal, et répondez d'travers. J'essaie aut' chose, desfois qu'ça marche.

 

Allez, tous mes respects m'sieur l'grand chancelier. Portez-vous bien, faites pas d'malaise en m'lisant, faut vous ménager pour les prochaines promotions. L'Elysée a encore besoin de bons et loyaux serviteurs....comme vous. 

 

JJN

 

PS : Si vous prenez la tête de la révolte des rubans rouge, j'en suis!

 

 


Légion d'honneur détournée.

par Philippe Bilger - Le 11/01/2016.

 

 

Victimes des attentats décorées, Légion d'honneur détournée.

 

On peut exploiter les épreuves et les tragédies d'un pays pour le meilleur. 

Mais aussi pour le pire.

Si on n'a pas le droit de rire, rien n'interdit l'étonnement, voire l'indignation que suscite une compassion qui a perdu la tête.

 

Dans la récente promotion de la Légion d'honneur, figurent les victimes des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher du mois de janvier 2015, les otages et les sauveteurs qui y ont été impliqués et ceux qui, dans le Thalys, ont prévenu des drames potentiels grâce à leur détermination. Pour être octroyée à des innocents que l'abjection terroriste a assassinés, la Légion d'honneur va cependant encore plus se banaliser en étant détournée de sa finalité précise.


Je le dis d'autant plus volontiers que j'ai été honoré de la recevoir, sans l'avoir demandée, mais en n'ayant comme mérite que le souci, dans son incarnation la moins médiocre possible, d'un service public voué aux citoyens. Mais rien qui relève du courage ni de l'héroïsme.
Je n'évoque même pas la vulgarisation de la Légion d'honneur qui fait rejaillir sur des artistes une lumière que seul leur talent a créée dans un mélange du bon grain et de l'ivraie qui ne laisse pas parfois de stupéfier. La Légion d'honneur plus donc comme un hochet que comme une reconnaissance légitime !


Je passe sous silence les Légions d'honneur qui servent de monnaie d'échange ou se muent en honoraires déguisés. Mais, avec les crimes, nous abordons d'autres territoires.
Il est délicat de discuter le principe de ces charretées qui pourtant, pour le mois de janvier 2015, ne consistent, pour partie, qu'à consacrer de manière posthume des personnalités dont le destin a malheureusement croisé le parcours de tueurs prêts à tout. C'est leur infortune irréversible qui est ainsi saluée, rien d'autre. Avec, rétrospectivement, un hommage rendu à une intensité de souffrance que les vivants que nous sommes ne peuvent même pas concevoir.
 
La Légion d'honneur couronne une série de cérémonies républicaines qui étaient plus fondées sur la douleur de la perte, la haine des massacreurs et le sursaut pour demain que sur l'évidence d'une mort qui était survenue comme une totale injustice.
Le 13 novembre, au Bataclan et ailleurs, ont été assassinées 130 victimes, jeunes ou moins jeunes, dans des conditions d'horreur imprévisible ou de sadisme effrayant et durable. Le pire qui a été subi, éprouvé, enduré, avant qu'elles soient sauvées ou tuées.
Si une comptabilité indécente devait être tenue, je ne doute pas que le mois de novembre, pour les Français, dépasserait, en émotion et en conscience, par son ampleur indéterminée et aveugle les atroces ciblages du mois de janvier.
Que va-t-on faire de ces victimes ? Vont-elles aussi demain voir apposer sur leur destinée coupée net cette distinction ? Si ce dessein est programmé, n'aurait-il pas été judicieux, salubre de ne pas séparer les uns des autres et de ne pas risquer d'engendrer un trouble par la perception d'une étrange et inutile discrimination ? On aurait manifesté ainsi, qu'on le déplore ou non, que la Légion d'honneur était devenue une sorte de caresse républicaine superfétatoire et symbolique qui n'imposait que d'avoir été victime du terrorisme.
Il conviendra d'expliquer pourquoi, dans un futur qui ne nous dispensera pas, à l'évidence, de pleurer et d'une solidarité émue et furieuse, la Légion d'honneur ne sera pas offerte à tout coup comme une consolation. D'expliquer quelle est la qualité de victime, nécessaire pour être élue ou non.


Le danger d'une compassion que le cœur inspire mais que la démagogie gangrène est qu'il va conduire à intenter mille procès formels à l'Etat qui aura commis de bonne foi une maladresse insigne : décorer sans réfléchir.

Pour aller au bout de mon analyse, je m'interroge. Le ressort fondamental de ces récompenses concédées à qui n'est plus ne serait-il pas constitué par l'hommage pervers rendu par l'Etat à des massacres d'innocents qui enfin lui ont révélé sans fard l'état de guerre, l'obligation d'armer la démocratie et l'exigence de passer de la naïveté compréhensive à la résistance victorieuse sans mauvaise conscience ?

Au fond, la Légion d'honneur pour avoir rappelé la France à l'honneur.

 

Philippe BILGER


Légion d’honneur pour tous.

par le Contre-Amiral (2s) François Jourdier - Le 12/01/2016.

J’ai participé il y a longtemps, pendant 27 mois, à la guerre d’Indochine ; le corps expéditionnaire à eu 40 000 morts dans l’indifférence générale voire l’hostilité des dockers communistes qui refusaient de débarquer les cercueils rapatriés. Nous n’avons eu la compassion ni du Président de la République ni des ministres et ne la demandions d’ailleurs pas. La Légion d’honneur n’était décernée que pour un fait d’armes, une blessure ou à titre posthume.

Ensuite il y a eu la guerre d’Algérie, qui n’était d’ailleurs pas appelée guerre, près de 25 000 morts. Le contingent étant engagé, l’opinion publique s’y intéressa plus qu’à l’Indochine et approuva avec un lâche soulagement les accords d’Evian y mettant fin, la Légion d’honneur ne fut encore attribuée qu’avec parcimonie.

Maintenant nous voulons la guerre « zéro mort » ce qui est un non sens, si bien que pour chaque tué dans des opérations on mobilise le Président ou un ministre et on organise des honneurs nationaux aux Invalides.

Maintenant que nous sommes en guerre contre le terrorisme c’est le grand laisser-aller, on distribue la Légion d’Honneur, non seulement aux forces de l’ordre et à ceux qui se sont interposés au risque de leur vie, ce qui est acceptable, mais aux victimes du terrorisme, qui ne sont que des victimes n’ayant pas choisi leur sort.

Je rappelle que la Légion d’honneur ne peut être décernée à titre posthume, qu’aux citoyens ayant trouvé la mort dans l’accomplissement de leur devoir au service de la Nation. Est-ce le cas des dessinateurs de Charlie Hebdo ? Est ce le cas des quatre Français israélites tués à l’Hyper Casher, qui se sont faits inhumer en Israël « leur vraie patrie » en présence d’un ministre, qui leur a alors remis la Légion d’honneur ?

A cette aune les 130 victimes des attentats du 13 novembre qui ont eu le seul tort d’être au mauvais endroit au mauvais moment, vont se voir gratifier du ruban rouge. Je les plains évidemment, mais leur mérite ne fut pas plus grand que celui des passagers de l’avion russe abattu au dessus du Sinaï.

La légion d’honneur est complètement détournée de sa vocation, elle n’est pas un hochet de consolation. On pourrait de la même façon s’étonner de voir remise la première décoration française à n’importe quel baladin poussant la chansonnette pour peu qu'il gagne beaucoup d'argent.

 

Contre-Amiral (2S) François JOURDIER


Lettre du Gal. Le Flem au Président de la République.

 

 

Monsieur François Hollande

Président de la République

Palais de l'Elysée

55, rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

 

 

 

Objet : promotion Légion d'honneur du 1e r janvier 2016

 

Monsieur le Président de la République,

 

En prenant connaissance de la promotion de la Légion d'honneur du premier de l'an, j'a i constaté, comme beaucoup d'autres titulaires de cette décoration, que les journalistes de Charlie Hebdo assassinés par les terroristes il y a un an figuraient parmi les récipiendaires.

Il est surprenant et tout à fait anormal que des victimes d'attentats soient distinguées dans notre premier ordre national.

Je rappelle que celui-ci récompense des personnes distinguées pour des services éminents. Ces journalistes assassinés dans des conditions odieuses n'ont aucun titre à être nommés dans l'Ordre, à l'inverse des fonctionnaires de police, en mission, qui eux, ont toute légitimité pour être nommés ou promus.

J'ajoute que les journalistes en cause ont toujours marqué du mépris et de la dérision pour les diverses institutions nationales, militaires et religieuses et plus généralement les valeurs que notre pays, la France, incarne depuis des siècles.

J'ose espérer que le conseil de l'Ordre s'est opposé à ce projet et que comme grand maître, vous êtes passé outre.

De plus le décret de nomination est censé être pris « en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, et notamment de l'article R. 26 (cette distinction peut être donnée à des personnes tuées ou blessées dans l'accomplissement de leur devoir et qui sont reconnues dignes de recevoir cette distinction) du code de la Légion d'honneur et de la médaille militaire. » Je doute fort de cette conformité.

Comment parler maintenant de la Légion d'honneur avec sa devise Honneur et Patrie à des enfants des classes et collèges comme nous le faisons en tant que membres de l'Ordre mais aussi de la société des membres de la Légion d'honneur, alors que vous avez distingué, même à titre posthume, des journalistes qui ne cessaient de bafouer nos institutions et nos valeurs, utilisant jusqu'à l'excès la soi-disant liberté d'expression en oubliant que celle-ci a comme limite la responsabilité ? En effet liberté et responsabilité vont de pair.

Ainsi donc, ces nominations constituent une véritable trahison de la philosophie qui sous-tend notre premier Ordre national. Le ruban rouge que nous portons et que vous portez en tant que grand maître est entaché de forfaiture.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de République, l'expression de ma haute considération pour la  fonction que vous exercez.

 

Copie à :

Monsieur le général d'armée grand chancelier de la Légion d'honneur

Monsieur le général d'armée président de la SMLH 

 

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Des Légions d'Honneur qui ne passent pas

Lettre d'un colonel à la retraite adressée à sa section locale de la Légion d'Honneur...

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/01/des-l%C3%A9gions-dhonneur-qui-ne-passent-pas.html

 

 


Tribune libre sur la LH

par le Gal. (2S) Philippe Sommaire - Le 17/01/2016.


Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles (Charles Péguy)

 

Des voix indignées s'élèvent actuellement en France pour critiquer l'attribution de la Légion d'honneur à des personnes aux mérites jugés discutables, mais encore et par extension, à des victimes innocentes d'un horrible attentat terroriste. Elles émanent le plus souvent de membres de l'Ordre qui y voient un détournement du sens de cette décoration.

Il ne s'agit pas de se méprendre sur les motivations de ceux qui s'émeuvent à juste titre : ils ne se prévalent pas de leur appartenance à l'Ordre pour se parer d'un orgueil déplacé au nom de "valeurs", expression aujourd'hui très galvaudée, dont ils ne sauraient avoir l'exclusivité. Non, leurs griefs sont légitimes et recevables car ils posent, au-delà de la question des textes fondateurs de l'Ordre, celle de l'interprétation de leur esprit.

La mémoire des victimes des attentats doit être collectivement honorée par la Nation, c'est la moindre des choses. Ce qui interpelle en revanche dans l'attribution de ces décorations, c'est la confusion des mots "victimes" et "mérites", conduisant à une généralisation qui ôte son sens au mot "distinction". Au passage, pourquoi se limiter aux seules personnes décédées, alors que beaucoup de survivants seront marqués durablement, sinon à vie ?

La critique ne se limite pas aux cercles d'initiés, mais recourt aux moyens de communication modernes, en particulier le puissant relais des réseaux sociaux. Ces témoignages accentuent d'autant un contraste singulier avec le silence parisien des instances officielles ou associatives liées à l'Ordre, en particulier la Grande Chancellerie et son Conseil, qui n'est pas une simple officine d'enregistrement. Il y a encore la Société des Membres de la Légion d'honneur, forte de dizaines de milliers d'adhérents-cotisants de par le monde, et à ce titre sans doute plus libre d'expression que la précédente. On ose espérer que des recommandations appropriées ont été formulées concernant une décision prise dans la hâte de l'émotion, sans en évaluer les conséquences, alors que dans le même temps il est demandé aux membres décorés de promouvoir l'Ordre et d'en expliquer l'exemplarité, notamment en milieu scolaire à travers la Fondation "Un Avenir Ensemble".

De fait, il est bien permis de s'interroger sur le respect des règles et surtout sur le sens qui entourent la Légion d'honneur, sauf à se résoudre à la voir inexorablement banalisée. C'est hélas ce à quoi il faut s'attendre au constat d'une jurisprudence que le moindre bon sens aurait pu anticiper en s'inspirant de l'exemple des États-Unis qui n'ont décerné aucune médaille aux victimes des attentats du 11 septembre 2001. Dès lors, on peut facilement comprendre l'inflation de demandes, voire de sommations désordonnées, pour attribuer cette décoration à ceux qui ont été oubliés, pour une raison ou pour une autre.

Cela impose au bout du compte qu'une réflexion soit menée, sans passion, sur le sens, l'affichage et la pérennité que l'on souhaite conserver à cet Ordre bicentenaire, mondialement reconnu et imité dans de nombreux pays.

Que le président de la République, Grand Maître de L'Ordre durant le temps de sa mandature, dispose de certaines prérogatives, cela va de soi, mais pour autant il ne saurait en être le propriétaire exclusif et outrepasser des réserves, voire des objections, dûment formulées par ceux chargés de veiller au respect des statuts de l'Ordre, à leur esprit et à l'éthique qui s'y attachent. Dans la République, il doit pouvoir exister des freins irréfutables à d'éventuelles dérives comme celle d'accorder hâtivement la décoration à des personnes qui auraient le seul heur de plaire ou sur le conseil de communicants zélés et qui sont depuis passés à autre chose. Mais en attendant, le mal est fait et l'incompréhension a gagné les rangs de ceux ayant eu un jour l'honneur d'être admis dans l'Ordre.

Ouvrir cette réflexion est un devoir pour eux.

 

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Lettre ouverte au Président de la République.

par le Général d'Armée (2s) Thierry CAMBOURNAC , Président de l'UNP

Le 11 janvier 2016.

 

Au cours du mois de Janvier 2016 vous avez voulu témoigner la reconnaissance de la Nation aux victimes des attentats lâchement perpétrés à Paris il y a un an. Le dimanche 10 Janvier, quelques semaines seulement après la terreur semée au Bataclan et au cœur de la capitale, vous avez dévoilé une plaque « A la mémoire des victimes des attentats terroristes de janvier et novembre 2015, à Paris, Montrouge et Saint-Denis » portant la mention « Ici même, le peuple de France leur rend hommage. »

 

Parce qu’à un moment de leur existence, ils ont choisi de mettre leur vie au service de la France, les parachutistes réunis au sein de l’Union Nationale des Parachutistes sont particulièrement sensibles aux exigences du combat que mène notre pays contre le terrorisme.

Ils mesurent pleinement l’importance de la cohésion nationale, du soutien populaire et de la reconnaissance dans cette guerre. 

C’est dans cet esprit, qu’ils se sont associés par leur présence et avec leurs drapeaux à toutes les manifestations d’hommage qui ont été organisées partout en France.

Dans cette longue guerre contre le terrorisme, 568 soldats de nos trois armées ont perdu la vie au cours des dernières décennies :

- 10 au Mali

- 12 en Irak

- 27 en Côte d’Ivoire

- 89 en Afghanistan

- 116 en Ex-Yougoslavie

- 156 au Tchad

- 158 au Liban

Depuis plusieurs années un projet de monument commémoratif rappelant le souvenir de ses combattants des opérations extérieures n’avance pas. Pire, il semble aujourd’hui totalement oublié !

 

Ce qui a été décidé et réalisé pour honorer la mémoire des victimes du terrorisme ne peut-il donc pas être mis en œuvre pour 568 soldats qui, eux n’ont pas perdu la vie par malchance, mais l’ont délibérément mise au service de leur pays en allant combattre le terrorisme sur tous les territoires où la République les a envoyés au combat. Eux aussi, sont tombés pour notre liberté, notre sécurité, notre liberté d’expression !

 

En leur nom et pour leurs familles, l’Union Nationale des Parachutistes a l’honneur de vous demander 

qu’au cours de 2016 vous présidiez l’hommage solennel auquel ils ont droit et qui a déjà beaucoup trop tardé et inauguriez, enfin !, ce lieu de mémoire qui permettra de rappeler à la France le sacrifice de ces héros anonymes.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

 

Thierry CAMBOURNAC

Général d’armée (2s)

Président de l’union Nationale des Parachutistes

 

Tous les morts n'ont pas le même poids politique..... et "sondagier"...! JMR


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Réponse de la présidence...

...le 02 février 2016. (Fichier à télécharger)

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....Et hop ! On passe la balle à quelqu'un de plus, ...qui mettra le dossier à l'étude, en bas de la pile...JMR


Lettre au Président de la République

Par le Gal. Henry Clément-Bollée.

 

Monsieur le Président de la République,

 

 

Je viens ici vous faire part des sentiments d’incompréhension, de stupéfaction, d’indignation et de sourde colère que suscite en moi, et dans mon entourage militaire comme civil, la décision récente de décerner la Légion d’Honneur à Messieurs Jean Cabut, Stéphane Charbonnier dit Charb, Philippe Honoré et Bernard Verlhac dit Tignous, tous les quatre anciens du « journal » Charlie Hebdo.

Sur le fond tout d’abord, ces personnes ne répondent pas au code de l’Ordre qui veut que La Légion d’honneur soit la récompense des mérites éminents acquis au service de la Nation, soit à titre civil, soit sous les armes. A titre posthume, elle ne peut être attribuée qu’aux citoyens ayant trouvé la mort dans l’accomplissement de leur devoir au service de la Nation. De quels mérites éminents acquis, ou de quel devoir accompli au service de la Nation, peuvent se prévaloir ces pseudo-humoristes, soi-disant journalistes, exerçant la liberté de la presse de manière délibérément malveillante et inconséquente, et dont le seul titre de gloire est de n'avoir cessé, des décennies durant, de cracher (le terme est faible mais la décence m’empêche d’utiliser un vocabulaire plus approprié) sur la France, ses Valeurs et ses Institutions ?

Au plan conjoncturel ensuite, les motivations qui sous-tendent cette attribution sont perçues, jusqu’à preuve du contraire, comme ne relevant que de la seule volonté des autorités de l'Etat de surfer sur la vague émotionnelle, à des fins clairement démagogiques et électoralistes, dans un contexte qui réclamerait, plus que jamais, dignité, hauteur de vue, sens de l'intérêt national et promotion de Valeurs communes.

Enfin, l’on voit mal pourquoi il faudrait privilégier des morts dus au terrorisme plutôt que, par exemple, les centaines de soldats, pour n'évoquer la mémoire que de ceux-ci, morts pour la France en opération extérieure depuis cinquante ans.

Ainsi, contraire à la charte de la Légion d’Honneur, cette attribution me paraît dénaturer la vocation même de cette décoration. En outre, coucher les « anarchistes scatologiques » de Charlie Hebdo sur la liste des ayants-droit à la plus haute de nos distinctions nationales me semble constituer une insulte faite à tous les légionnaires, vivants ou morts, militaires ou civils, qui ont utilement œuvré pour le bien et le renom de notre pays.

J’ose espérer que, saisi d’une telle proposition, le Conseil de l’Ordre avait émis, en son temps, un avis défavorable ; et je suppose aussi qu’en votre qualité de Grand Maître, vous êtes passé outre. Si telle est la réalité, l’on peut légitimement s’étonner du fait que personne, apparemment, n’a réagi ? Les autorités garantes de l’intégrité de l’Ordre, chacune au regard de ses attributions, ont dû, je l’imagine, s’y opposer ? Si elles l'ont effectivement fait et qu'elles n'ont pas obtenu gain de cause, il n’est pas moins licite de se demander pourquoi et comment ne se sont-elles pas désolidarisées publiquement de cette décision ? Il est vrai qu’une démission, fusse-t-elle celle d’autorités en vue, n’a, par les temps qui courent, qu’un retentissement symbolique et je doute fort que vous en teniez compte ; mais justement, n'y va-t-il pas, en cette occasion, de l’urgente et impérieuse nécessité de rendre du sens à la valeur des symboles ?

Nombreuses sont les questions que l’on se pose ainsi, me semble-t-il, dans les casernes et « dans les chaumières » du pays.

En tout état de cause, et dans l’immédiat, j’ai décidé de m’abstenir, jusqu'à plus ample informé, d'arborer tout insigne témoignant de mon appartenance à l'Ordre.

Par la suite, si aucune justification satisfaisante ou nul éclaircissement convaincant n’est apporté, si rien n’est entrepris ni décidé pour revenir sur cette attribution, ou qu’aucune réaction des autorités en charge de ce dossier, y compris symbolique, ne me paraît de nature à répondre à ces interrogations, je me verrai dans l'obligation morale, conformément à la haute idée que je me fais de la Légion d’Honneur et en gage de solidarité avec celles et ceux qui m'auraient précédé en vous faisant connaître pareille intention, de demander ma radiation de l’Ordre pour convenances personnelles.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à mon très profond ressentiment et d’agréer l’hommage de mon respect, ainsi que ma haute considération, pour les fonctions que vous exercez.

 

Henry Clément-Bollée

 

 

Copie :

Monsieur le Général d’armée, Grand Chancelier de la Légion d’Honneur ;

Monsieur le Général d’armée, Président de la Société des membres de la Légion d’Honneur ;

Monsieur le Général d’armée, Chef d’Etat-Major Particulier du Président de la République.

 


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La légion d'honneur pour les accidentés ?

Je reproduis ici un point de vue paru page 65 de Famille Chrétienne N°1984 du 23 au 29 janvier 2016. Gabrielle CLUZEL, auteur de "Méfiez-vous de la France bien élevée", édition Mordicus.
La mort est-elle en soi une vertu?
C'est la question que l'on peut se poser au vu de la promotion de la Légion d'honneur du 1er janvier. Y apparaissent les victimes des attentats de janvier 2015, notamment les dessinateurs de Charlie Hebdo Charb, Cabu et Tignous. Si parmi les conditions d'attribution, comme on le lit sur le site officiel, il y a celle de"faire figure de modèle de civisme pour ses concitoyens", et si le civisme  comme le définit le Larousse, est une "attitude d'attachement à la communauté nationale et à ses institutions", on se gratte le menton, perplexe, à imaginer l'anarchiste revendiqué, l'antimilitarisme militant qu'était Cabu en chevalier de la Légion d'honneur, modèle de civisme...
    On lit même dans la presse qu'en haut lieu on projetait - on projette encore ?- de faire de même avec toutes les victimes du Bataclan.
Mais si la malchance d'être au mauvais endroit au mauvais moment justifie de recevoir la Légion d'honneur, il faudra songer à décorer tous les accidentés de la route.
    L'envie de consoler les familles tend à hisser chaque mort sur une stèle. Jusque dans l'église, où l'enterrement semble parfois moins se préoccuper du repos de l'âme du défunt que de lui tresser des couronnes de laurier. S'il est vrai que l'on ne doit pas attenter à la mémoire des défunts, et s'il est légitime de leur rendre hommage, on peut se demander si tout cela n'a pas un effet pervers: celui d'oublier que la mort ne fait pas de chacun, ipso facto, un santo subito; Et que prier pour lui n'est donc pas inutile.

ATTRIBUTION DE LA LÉGION D’HONNEUR AUX VICTIMES D’ATTENTATS


Jacques de VASSELOT commente la libre opinion (site ASAF) du contre-amiral F JOURDIER

et s’adresse au Grand chancelier de la Légion d’honneur.

 

12 janvier 2016 à 20:08 

   

Voici, amiral, le courrier que j’ai adressé au Grand Chancelier de la Légion d’Honneur pour demander des explications à propos de cette attribution de notre ordre majeur (je n’ai pas encore reçu de réponse)

 


 

 

Mon général,

 

Comme nombre de nos camarades, je me pose des questions auxquelles vous seul pouvez répondre.

L’attribution de la Légion d’Honneur à des victimes d’attentats a troublé nos esprits et a jeté le doute sur les modalités d’attribution de notre ordre national majeur.

 

Les textes nous disent que « la Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes ».

 

Je me demande quels services éminents ont rendus les attributaires victimes d’attentats : il ne peut s’agir des produits de leur travail avant l’attentat (leurs dessins et articles étaient fréquemment volontairement méprisant ou insultant envers la Patrie et ses symboles les plus éminents), il ne peut s’agir du fait d’avoir été tués dans l’exercice de leur métier (ce qui ouvrirait la porte à des demandes d’attribution lors de chaque accident mortel du travail).

 

En relisant les responsabilités du Grand Chancelier,

- A ce titre, le grand chancelier préside les deux conseils des ordres, chambres de décision et de contrôle des décorations.

- Il reçoit de la part des ministres les propositions de nomination et de promotion.

- Il est l’interlocuteur du président de la République à qui il soumet les décisions des conseils.

- Il peut être entendu par le conseil des ministres quand les intérêts des ordres y sont évoqués.

- Il engage des sanctions disciplinaires contre les décorés condamnés au pénal ou ayant commis un acte contraire à l’honneur.

- Il arbitre toutes les questions associées à la gestion des deux ordres et gère la Médaille militaire

Il me semble que le dernier point a dû vous conduire à exprimer auprès du Président de la République, le Grand Maître de l’Ordre, des doutes concernant cette attribution.

Dans votre éditorial sur le site de la Grande Chancellerie, vous écrivez :

« Ces symboles sont vivants : ils s’incarnent depuis des décennies dans des hommes et des femmes qui œuvrent pour le bien commun, le développement de la France, sa richesse, son rayonnement et sa défense.

Reconnaître ces concitoyens engagés, rendre hommage à leur créativité, leur exigence, leur dévouement : voilà la vocation des distinctions nationales. En les décorant, la République les érige aussi en exemples et tisse les liens d’une vertueuse émulation »

 

Les victimes d’attentats qui ont été honorés ne me semblent pas remplir ces critères

 

Vous dissiperiez les doutes de nombre de nos camarades et de moi-même en faisant part officiellement des raisons qui vous ont poussé à donner votre aval à cette décision.

 

Veuillez agréer Mon général, l’assurance de ma haute considération

 


Réponse de la grande chancellerie...

...au Capitaine de Vaisseau (er) Philippe Dupont - Le 14/01/2016.

(Et qui vaut du même coup réponse à Jacques de Vasselot...! JMR)


Commandant,

 

     Votre lettre du 10 janvier courant est bien parvenue à la grande chancellerie. Elle appelle, dès lors, la réponse circonstanciée ci-dessous.

     Je vous préciserai donc, tout d'abord, qu'au terme de l'article R 50 du code de la Légion d'Honneur, "les membres de (celle-ci) le demeurent à vie".

     Il suit nécessairement de là qu'aucun légionnaire ne peut, de son propre chef et quels qu'en soient d'ailleurs les motifs, renoncer à cette même qualité sauf, le cas échéant, à la perdre mais alors par la seule voie disciplinaire et en cet unique cas, et dans les conditions et suivant les procédures très précisément fixées au titre V (discipline) du livre du code précité.

     Vous trouverez donc ci-joint et en retour, le brevet faisant foi de votre qualité de chevalier de la Légion d'Honneur puisqu'ayant dûment acquitté les droits pour l'obtenir, vous êtes et demeurez propriétaire de ce même document que vous avez cependant cru pouvoir renvoyer à la grande chancellerie qui vous l'avait délivré le 13 novembre 1995.

     Votre lettre me permet ensuite de vous préciser que les nominations et promotions posthumes dans la Légion d'Honneur que vous contestez ont pourtant été opérées dans le respect du code de notre premier ordre national dont le grand chancelier est le garant sous la suprême autorité du Grand Maître de la Légion d'Honneur.

     Les décoration dans il s'agit l'on ainsi été attribuées par le Chef de l'Etat, à titre essentiellement symbolique et d'hommage national, à des personnes toutes délibérément assassinées en haine de ce que ces même citoyens français incarnaient respectivement en raison de leurs diverses activités professionnelles, de leurs convictions (si dérangeantes aient-elles pu apparaître parfois) ou de leur commun attachement à la liberté d'expression, à celle de la presse,  ainsi qu'à d'autres valeurs dont s’honore traditionnellement notre pays.

 

Quels qu'aient pu être l'appréciation et le jugement de chacun d'entre nous sur le contenu des œuvres de tels ou tels de nos compatriotes ainsi froidement mis à mort, leur assassinat n'a en tous cas laissé personne indifférent, que ce soit en France et aussi à l'étranger, où il a été à juste titre regardé et flétri comme un attentat significativement et indubitablement contre ce qu'incarne, dans sa diversité, notre pays dans le monde, l'y a fait connaître, respecter et aussi aimer au nom de la liberté et de la fraternité universelles  pour ne citer que celles-ci.

 

Se fondant, en substance, sur ces même considérations, le conseil de l'ordre de la Légion d'honneur a, dès lors, estimé, sous la présidence du Grand Chancelier, pouvoir émettre l'avis de conformité requis par le code du premier de nos ordres nationaux.

 

Sous le bénéfice de ce qui précède, je veux espérer vous avoir au moins assuré que l'affaire dont il s'agit a été examinée et traitée par le conseil et le Grand Chancelier ainsi qu'il convenait, c'est à dire dans le respect du code de la Légion d'honneur et le soucis constant de préserver le renom et le prestige de celle-ci dont sont aussi responsables et comptables celles et ceux qui, comme vous-même ont l'honneur de lui appartenir et doivent, dès lors, continuer à en être fiers aujourd'hui comme hier.

 

Je terminerai cette lettre en vous faisant , enfin, valoir qui si la "médaille", en l'occurrence, les insignes de la Légion d'honneur que vous avez reçus le 14 septembre 1995, est aussi votre propriété et que, dès lors, vous en disposez librement, le légitime soucis de bienséance dont vous faites, par ailleurs état, devrait cependant non point à mettre cet objet à l'encan, mais l'arborer fièrement autant que publiquement.

 

 

Veuillez, commandant, agréer l'expression de mes sentiments distingués.

 

François Sourd.

 


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Réponse de la chancellerie de la LH
160114 Réponse GCLH au capitaine de
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...Ainsi, tout s'éclaire...Il n'y a pas eu de "raté".

La grande chancellerie a donné un avis favorable à l'attribution de la LH à titre posthume aux "voyous" de Charlie Hebdo...Chacun appréciera le "poids" des arguments tentant de justifier cette avanie...

Mais, mon Dieu, que j'ai HONTE à ma France...JMR


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Le Gal. Georgelin, Grand Chancelier, est "aux ordres"...
G.A. (2S) J.-L. Georgelin, Grand chancei
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....Et vu l'évolution de son "placard" entre 2010 et 2016, cela lui a rapporté quelques "hochets" supplémentaires....

Mais ne cherchez pas les "étoiles" ou les "palmes"...Il n'y en a pas....

Que des rosettes bien plus faciles à décrocher...

Suffit de savoir faire "allégeance", d'avaler quelques belles couleuvres, de s’asseoir sur son honneur ...pour conserver sa place dans le "fromage" ! JMR


Copie du message de René Sauvage - Le 02/02/2016.

(Texte publié sur ce site avec l’aimable autorisation de l'auteur. JMR)

 

À jm.regnier

 

Je comprends bien votre colère et je m'y associe.

Cependant il ne faut pas perdre de vue que les plus méprisables n’étaient pas ceux qui ont bénéficié de la L.H,  (Ils étaient morts et n'ont donc pu rien demander), mais c'est ceux qui par veulerie, par opportunisme et disons le nettement et de manière crue, par connerie, ont cogité la chose.

A qui il faut ajouter ceux qui ont dit oui-oui et qui l'ont autorisée.

Cette histoire me rappelle celle d'un vieux soldat de mes amis, hélas décédé, qui au moment de trinquer, posait son verre sur le sol et disait: "A la hauteur de nos institutions !", puis il le reprenait, l’élevait bien haut et disait "A la gloire de nos armes ! "

Voyez-vous en 55 ans rien n'a changé dans notre pauvre France (Je parle de nos institutions). Pour le reste je me garderai de tout commentaire

 

René SAUVAGE

 


Copie du message de Jean Brulé - Le 02/02/2016.

(Texte publié sur ce site avec l’aimable autorisation de l'auteur. JMR)

 

Objet : billet d'humeur

Après le 13 novembre....

 

LEGION d' HONNEUR

 

J'ai obtenu la « ROUGE » il y a quarante ans

Et pourtant, grâce à Dieu, je suis toujours vivant.

Va-t-on me prendre alors pour un usurpateur ?

Que n'ai-je été plutôt un simple spectateur ?

Car là, assurément, je l'aurais méritée...

Mais pour quelques combats, quelle drôle d'idée !

 

Certes, des braves gens, innocentes victimes,

Etaient la vie, la joie et c'était leur seul crime ;

Mais combien d'autres qu'eux, pour les mêmes raisons,

Mériteraient aussi cette décoration.

Pourquoi n'étaient-ils pas alors au Bataclan ?

« Faisons pour tous un geste », a dit Moi-Président.

 

A ces mots, la Cohorte des Preux-Légionnaires

Est prête à se saisir de la hache de guerre.

Mais le Grand Chancelier devra-t-il passer outre ?

Moi, bien qu'étant outré (mais sans être un jean-foutre),

J'ai appris autrefois, à l'Ecole primaire,

Que l' OUTRE est une sorte de « récipient d'air ».

 

Epilogue :

Notre PRINCE du VENT, républicain fût-il,

Prend ses administrés pour de simples débiles.

N'a-t-il pas supputé que la révolte gronde,

Jusqu'à se soulever en un grand vent de FRONDE ?

Certains parlent parfois d'une finale LUTTE.

Quant à ma Muse et moi, notre arme c'est le LUTH

 

                             Jean BRULé, bon Barde


Copie du message du Col. (er) Yves Le Coz - Le 07/02/2016.

(Texte publié sur ce site avec l’aimable autorisation de l'auteur. JMR)

Le 07 février 2016.

 

Je veux témoigner  de mon respect pour cet officier général courageux ....

Le général Piquemal (2ème section ) a eu le tort ... de ne pas se "coucher"  et de partir seul "au feu" !!!!!!

Par "se coucher", je fais ici référence à une récente "affaire" intéressant  la féodale acceptation de la grande chancellerie de la légion d'Honneur (?)  et, de facto, de son Chancelier, lui-même officier général en 2ème section,   lors de    l'attribution  de "la Rouge"  aux voyous de "Charlie hebdo" par le "Grand Maître " (tiens...tiens ...) de l'Ordre ci-devant président de la république ....

 

Le général-chancelier et Gardien  des statuts de l'Ordre, (ainsi que tous les membres de cette institution ) n'a pas eu ...le moindre soupçon ....d'honneur, en  se gardant bien, par exemple, de  quitter ses fonctions face à cette "promotion du déshonneur" dont il s'est fait le complice ... 

     Comme disait l'autre  : "L'Honneur ? C'est comme les allumettes ....Cela ne sert  qu'une fois" ...

 

"Lorsque les Peuples cessent d' estimer, ils cessent d' obéir", restant l'une de mes  citations préférées  dont j'ai pu depuis si longtemps constater le bien -fondé. Merci Beaumarchais !!!!

 

 Y. LE COZ 

Colonel d'infanterie (retiré) chevalier de la LH  (bigre! ... "avec traitement") , comme son père et son grand père ...Comme les civils et militaires  "éminents" ( je cite l'une des condition sine qua non d'attribution de "la Rouge") serviteurs de la France... 


Lettre du Général (2s) Cazenave au Président de la République.

le 06/02/2016.

 

 

Général (2S) Jean-Louis CAZENAVE 

Commandeur de la Légion d’Honneur

 

 

à

 

Monsieur le Président de la République

Palais de l’Elysée

55, rue du faubourg Saint HONORE

750088 PARIS

 

 

Monsieur le Président de la République,

 

Votre décision de décerner la croix de chevalier de la Légion d’Honneur à des journalistes de « Charlie hebdo », assassinés par des terroristes, me procure un sentiment d’incompréhension et de colère.

 

Cette décision est pour moi incompréhensible, car elle n’est pas conforme au code de la légion

d’Honneur, qui fait de cette décoration la récompense de mérites éminents acquis au service de la

Nation.

 

Cette décision m’inspire aussi une grande colère car elle honore des anarchistes qui puisaient leur

inspiration dans l’ordure et qui ont toujours, de leur vivant, craché sur notre pays et ses institutions,

sur la République et ses valeurs.

 

Je ressens donc cette décision comme une véritable insulte faite à tous ceux qui, vivants ou morts, ont reçu cette décoration en récompense de mérites éminents au service de la Nation.

 

Sans doute les autorités garantes de cet ordre national vous ont-elles fait part en temps utile de leur opposition à cette décision.

 

Pour ma part, en témoignage symbolique de ma plus profonde réprobation, j’ai l’honneur de vous

renvoyer ma croix de chevalier de la Légion d’Honneur.

 

Je vous prie de croire, monsieur le Président de la République, à mon profond ressentiment et d’agréer l’expression de ma haute considération pour la fonction que vous exercez.

 

Original signé : CAZENAVE

 

Copie à : Monsieur le Général, Grand Chancelier de la Légion d’Honneur

 


Les commentaires de la pétition.

 

M. S

Je signe car je suis entièrement avec mon camarade de promotion. Arrêtons de ne plus rien respecter.

C D. »Cher parrain, puisque la grande muette ne l'est plus et par conviction.

Amitiés Christophe "

G V

je suis aussi révulsé que mon collègue.

 C G

je réfléchis à l'éventualité de quitter l'Ordre de la Légion d'Honneur

 J-P C

Attribuer la LH à des gens qui ont consacré leur vie à conchier les symboles de notre Nation et de nos valeurs est parfaitement méprisable.

 H

Attribution inadmissible mais le grand chancelier est tout aussi fautif !!Même à la retraite ces ""grands"" chefs ferment leur gueule"

 J-P C

La Légion d'Honneur est totalement dévoyée de sa vocation par la nomination de ces plumitifs qui ont craché sur la République et ses valeurs.

 M L

"Le pouvoir discrétionnaire du chef de l'Etat, grand maître de l'ordre de la légion d'honneur devrait avoir des limites: celles, pour le moins, de la mesure et de la décence. Remarque générale qui vaut quelle que soit la couleur politique de ceux qui détiennent cette éminente fonction.

Promouvoir dans l'ordre de la légion d'honneur ces personnalités (certes et hélas lâchement assassinées par des nouveaux barbares fanatiques, mais qui n'ont cessé de vilipender tous les ordres établis, en en faisant  leur fond de commerce) est totalement inacceptable.

Je signe donc sans réserve cette pétition .  "

 J M

L'Ordre de la Légion d'Honneur 1er Ordre National ne peut et ne doit être décerné à ces personnes, qui ont même craché sur le Drapeau; nos anciens qui ont tant donné ne le comprendraient pas.

 P L

Honneur et Patrie. Y en avait-il chez charlie ? Non. De simples mercantiles qui n'arrivaient plus à vendre leur torchon.

 C M

Cette décision ne correspond en aucun cas à des mérites éminents acquis au service de la Nation soit à titre civil soit sous les Armes. Etant donné le comportement des intéressés, cette décision est une insulte à l'Honneur de l'Ordre

 G R

Haut Symbole des Valeurs de notre Nation, la légion d'Honneur ne supporte aucune souillure.

 J R       

Cette décision ne correspond en aucun cas à des mérites éminents acquis au service de la Nation soit à titre civil soit sous les Armes.

 J-J M

J'ai déjà signé cette pétition hier 9/01/2016 mais je la trouve pas...

Il est plus que scandaleux d'attribuer cette distinction de notre 1° ordre national à des plumitifs dont le fond de commerce consistait - et consiste encore- à cracher leur haine de nos institutions quand d'autres authentiques patriotes - quelque soit leur appartenance politique- ont versé leur sang pour la nation sans voir leur courage ou leur dévouement récompensé. C'est faire insulte à leur mémoire ."

 Y L

"C'est inadmissible. La Légion d'honneur perd de sa valeur.

De toute façon elle est distribuée à n'importe qui et n'importe comment.

Quand je pense que certains poilus de 14/18 sont décédés sans !!!

 M B

Mais pourquoi avoir torturé leur âme ( s'ils en avaient une) avec cette décoration qu'ils ont tant abhorré?

 D R

Je signe parce que je trouve honteux qu'on puisse décerner la Légion d'Honneur à des personnages tels que ceux-ci. Il est bien entendu intolérable et inadmissible qu'ils soient morts de cette façon ; mais la Légion d'Honneur n'a pas été crée pour récompenser des gens qui bafouent et insultent l'Etat et ses valeurs fondamentales. Je suis profondément atterré par cette décision venant du plus haut échelon de l'Etat.

 J F

Ces 4 provocateurs ont récolté ce qu'ils ont semé, et des innocents ont payé en même temps qu'eux. Aucun honneur n'est du à des lâches qui se complaisaient à humilier leurs contemporains en piétinant leurs valeurs, celles de la Nation, en vomissant leur venin dans un torchon qui serait depuis longtemps aux oubliettes, sans les subventions des politiques ! Il eut été préférable monsieur le président, d'honorer la jeune femme que précisément vous aviez oubliée, alors qu'elle a eu une attitude patriotique bien plus courageuse que ces agitateurs de salon !

 J M

Je refuse que l on attribue la légion d honneur à des individus qui auraient refusé de la recevoir.

Des anti militaristes des anti tout, sauf rependre la boue

nous ne devons pas agir contre les idées et les volontés des défunts"

 J-P W

La LH est de plus en plus galvaudée

Mme B

je soutiens l'action.

W M

"Honte aux hommes de pouvoir qui manquent totalement de compétence et de discernement. J'ai sauvé une quinzaine de vies, RIEN ! aucune reconnaissance... Je suis écoeuré W. MKDF"

L L

Je signe car cette LÉGION D'HONNEUR est faite pour honorer tous les actes de bravoures d'hommes ayant combattu pour notre LIBERTÉ 

P D

Ils l'auraient tous refusé, donnez la aux policiers , gendarmes et militaires qui sont la sauve garde de nos liberté !!

L l M

Officier de la Légion d'Honneur, fils, petit, fils et arrière petit-fils de Légionnaires dans l'Ordre, il m'est particulièrement odieux de voir récompenser des hommes et des femmes qui n'ont eu de cesse de vilipender, la République, ses serviteurs et les honneurs qui leur ont été accordés, quelques fois au péril de leur vie.

 P D

Je regrette de voir bradée ce qui était la décoration du 1° ordre de France, créée par Napoléon I°

 J-C J

"Je suis totalement d'accord avec JM.REGNIER, j'ai d'ailleurs écrit un courrier qui va dans le même sens, adressé au quotidien Sud-Ouest et à l'hebdomadaire Valeurs Actuelles,

Non publié à ce jour. Je suis étonné de l'absence de réaction de la part des politiques, quelle lâcheté, et quelle honte pour ceux qui ont par démagogie attribué cette décoration  à mauvais escient !"

 M G

Stop aux bouffonneries !!!

 J-L D

Arrêtez le désastre de cette gauche qui sème son incompétence et sa haine de la France jusqu'au plus profond de nos institutions

 B D

Je signe

 A P

Je signe cette pétition et je pense vraiment me retirer de notre association. Ces nominations des journalistes ou dessinateurs de Charlie est un outrage aux sociétaires décorés pour une juste cause. 

 A D

Pour que le Président retrouve sa raison !

 G P

Je signe au nom de mon père (GOLH), de ma mère (chevalier), tous deux décorés pour faits de guerre et de résistance, et en mon nom, simple chevalier.

 P J

Je ne peut accepter que le premier ordre national, soit décerné à des soit disant humoristes qui n'ont eu de cesse que de vilipender toutes les valeurs et les racines de la France et de la République.

 P R

Même plus un français sur 10000 ne sait ce que représente la LH donc continuer messieurs

 J-P G

Je signe parce que je considère que la Liberte d'expression, aussi nécessaire et libre soi-elle, ne peut être respectable et respectée lorsqu'elle conchie les valeurs de la France et de ses traditions .

 J-P G

"Actuellement, faut-il vraiment cracher sur ""DIEU, l' Église et la PATRIE"" pour avoir ce fameux ruban que mon père a obtenu pour ses actes de bravoure au combat?"

 P D

Une décoration, ça ne se demande pas, ça ne se refuse pas, ça ne se porte pas"" et je comprends mieux pourquoi maintenant !"

 J-M L

J'ai honte de porter la même décoration que ces gens là!

M-A L R

Ancienne militaire c'est une honte de la donner à des personnes qui ne font rien pour notre pays

A P

Membre de la Légion, je trouve scandaleux de décerner cette distinction à des gens qui s'en sont toujours moqué

J-P V

Je suis dégoûté par l'usage que certains font de la première distinction nationale.

E C

Tous ces personnages n'ont pas fait  d'actes héroïques .

Y l C

"Je souscris totalement à la lettre d'envoi de Monsieur REGNIER.

Quel dégoût de constater cet ""honneur"" réservé à ces gens pour qui tout était occasion de ne pas en, avoir ! Cette affaire est pire que celle du ""scandale des décorations"" qui obligea ..;un président de la République à se démettre de sa fonction sous la 3ème république !!!! "

J D       

Chevalier de la LH depuis 1969

L A

Ils n'ont jamais été au service de la Nation. C'est largement suffisant pour les radier.

J l J

Je suis un ancien militaire et que je ne comprends pas pourquoi on attribue la légion d'honneur à ces anti-militaristes

M B

Ancien combattant, bien que non titulaire de la LH, je suis absolument contre l'attribution de la LH a ces humoristes sataniques

D R

Je signe pour le respect de notre premier Ordre National.

J G

Moi aussi je désapprouve !

P B

L'abjection n'ayant plus de limites, je signe.

H P

A quand une légion d'horreur à décerner à de sinistres individus, tels que ce monsieur H

Y L

 

Tant d'autres, avant eux, l'ont reçue par copinage et sans l'avoir vraiment méritée qu'il est bien tard pour s'offusquer mais je souscris à l'idée de la création d'une distinction spéciale réservée aux victimes d'attentats ou de grandes catastrophes.

N d C

Légionnaire, j'ai honte d'avoir comme pair les journalistes de Charlie Hebdo qui n'ont su durant leur vie que cracher sur notre pays, notre drapeau et les valeurs chrétiennes qui constituent la base de notre civilisation

C M

Aucune  raison de leur attribuer la Légion d'Honneur ....J'hésite à vous  rendre la mienne

D D

"Quelle honte, monsieur !!!

Aurélie Châtelain et Hervé Cornara, vous aviez oublié ???"

M B

Quels étaient les mérites éminents rendus à la Nation des journalistes de Charly Hebdo, ce ne sont que des victimes? Par contre d'accord pour ceux qui ont essayé de sauver des vies ou qui sont morts au service de la France. Les victimes du 11 janvier ont eu la LH, logiquement celles du 13 novembre doivent être honorés à l'identique....cela remet en question la valeur de la Légion d'Honneur

D S

Je signe pour éviter de la donner  à  beaucoup de gens, qui ne la mérite pas. C'est le règne de la médiocratie et des amis

J K

Commandeur (1979 )

R S

Je rejoint totalement les arguments contenus dans cette lettre;ce qui vient de se produire pour ces nominations est inadmissible.

R A

Je trouve cela honteux! On a déjà suffisamment galvaudé cette distinction .A-t-on pensé aux Aviateurs d'Albacete, aux soldats tombés en OPEX, aux gendarmes ,aux  policiers ...?

J N

Chevalier de la Légion d'Honneur, Officier de l'Ordre National du Mérite, j'estime que le président de la République a commis une grossière erreur en décernant à ces personnes une médaille dont le but est de récompenser ceux qui ont servi le France et non ceux qui ont décrié et critiqué grossièrement notre pays.

J L        

 

"Le soi-disant ordre établi ,n'est dans les faits ; que DESORDRE ; manipulations et magouilles à divers niveaux : Cette distinction la Légion d'Honneur a été totalement déviée de son orientation originelle pour services rendus à la Patrie .

Actuellement ce ""hochet"" n'est un aucun cas un HONNEUR, mais bien plus une mascarade cachant des sévices et autres fonctions docilement effectuées quelque soit leurs finalités . Honte à ces dirigeants qui ainsi récompensent les moutons qui les servent et aussi ; accessoirement les dédouanes de leurs coupables légèretés , ce qui est TRANSPARENT pour les victimes de ""CHARLIE-HEBDO"" qui n'étaient plus protégées par l'état alors que les menaces étaient et de plus en plus précises et inquiètantes pour leur sécurité et leurs vies ."

A M

Je partage le sentiment de son auteur. Il y a trop longtemps que la LH est galvaudée.

R G

"Je signe par ce que je suis un ancien militaire (gendarme) et que je préside également l'Association Professionnelle Gendarmerie (APG). J'approuve vos positions concernant la LH. Voir mon site <a href=""http://www.profession-gendarme.com"" rel=""nofollow"">www.profession-gendarme.com</a>"

R D

Cette décoration ne doit être remise que pour récompenser de hauts faits de guerre. Il est anormal que des chanteurs, politiques, ou comédiens puissent en bénéficier. A cause de cela elle a perd de sa valeur. 

A B

Je partage pleinement l'analyse faite par le rédacteur de ce courrier.

M…

"On est au bout du bout. Plus personne n'est aux commandes du navire amiral et l'escadre institutionnelle prend l'eau de plus en plus."

P D

La légion d'honneur est dévoyée

C C

"Mais que fait le grand chancelier de la Légion d'Honneur?

Il y aurait dû y avoir une palanquée de démissions à ce niveau.

Quelle honte!"

A M

Je signe parce que je suis indigné que la légion d' honneur puisse être remise à des anarchistes, qui critiques la France et ses valeurs tout comme il était inadmissible de remettre cette distinction au groupe SHAKA PONK ( 1 membre a reçu la décoration des mains de Me FILIPETTI avec un tee-shirt avec une croix à l' envers...quel respect !) et autres

P D

 

J'ai rendu la mienne pour ne plus rien avoir à faire avec cette mascarade.

C S

Je signe parce que je suis scandalisée que la Légion d'honneur soit à ce point dévalorisée.

P B d'E

LCL et chevalier de la LH....

J-M B

Parce qu'une balle de kalachnikov en dépit de la symbolique d'horreur et d'effroi qu'elle inspire au monde civilisé, n'a, a mon sens, pas valeur d'absolution. A quand la LH à un détenu de droit commun se trouvant au mauvais lieu au mauvais moment ?

 C M

Renforcé dans ma démarche par la lettre du Général Delaunay, je trouve encore plus choquant la décision de cette attribution qui n’obéit absolument pas à la règle fondamentale d'avoir rendu des services à la nation.

 G P

Il y a un dévoiement manifeste des critères d'attribution de la Légion d'honneur

 L M

J'ai une pensée pour tous les militaires de l'Armée Française tués au combat dans des conditions horribles et qui sont restés dans l'oubli. 

B H

Je signe car en décernant cette haute distinction aux journalistes de Charlie Hebdo, on insulte toutes celles et tous ceux qui l'ont méritée.

 

 


Note de réflexion...

...du Gal. (2s) JF Delochre - le 20/02/2016.

...Principalement destinée aux candidats aux concours internes "Défense"...mais qui peut s'appliquer avec bonheur à tous citoyen normalement constitué...! JMR



 

Information décalée (en apparence)

 

La grande capacité de notre époque, capacité construite sur le développement des médias sociaux, est de pouvoir cristalliser, hors de toute logique d’importance, des événements mineurs pour en faire des phares puissants mais éphémères.

Nous avons eu l’épisode « PIQUEMAL », un peu avant, celui de la Légion d’Honneur attribuée aux morts de « CHARLIE » et avant encore… ça y est, j’ai déjà oublié !

Nous avons aussi, en fonction des époques, « trois frères: Vésuve, Etna et Stromboli » qui, toujours en sommeil, se réveillent parfois brutalement. Aujourd’hui, nous pourrions dire: la réforme de l’Éducation nationale (réveil à chaque nouveau ministre), les 35 heures (réveil à chaque nouveau gouvernement, voire en cours de mandature !) et par exemple Notre-Dame des Landes (qui en fait ne dort jamais que d’un œil!)

Pourquoi cette digression ? Parce que vous devez échapper à ces mirages dans tous vos travaux et réflexions. La démarche que l’on vous enseigne est fondée sur la mesure, la relativité, la précision des faits et des analyses  et l’ouverture d’esprit, sans cesse mises à l’épreuve par ces fameux remous médiatiques.

Tout cela ne peut aboutir que fondé sur la culture et la quête permanente de la vérité des choses. Cette exigence est aujourd’hui très accaparante car beaucoup d’informations ne sont que tardivement, voire jamais, recoupées. Elles flambent, éblouissent, disparaissent mais laissent malheureusement une trace qui construit inexorablement une forme d’aveuglement, au moins de myopie.

Je reprends, suite à un échange avec un camarade de promotion, le « phare » de la Légion d’honneur. En dehors du périmètre du débat, qui s’est en fait circonscrit au Landernau militaire (à peu de choses près), quelle est la réalité qui justifie cette indignation ? 

Pour vous aider à trancher, je reproduis ici un extrait du site de la Légion d’Honneur:

 

L’attribution de la Légion d’honneur repose sur des principes clairs, des procédures bien établies. Pourtant, elle récompense une notion abstraite,  hautement subjective, multiforme et toujours fédératrice : les « mérites éminents».

Les conditions d’attribution

Pour entrer dans l’ordre de la Légion d’honneur, il faut remplir deux conditions préalables :

  1. La nationalité : seuls les citoyens français peuvent être admis dans l’ordre.
  2. Les étrangers peuvent être distingués dans l’ordre de la Légion d’honneur mais n’en  sont pas membres.
  3. L’honorabilité : le futur légionnaire doit avoir un casier judiciaire vierge et une bonne moralité. Une enquête est effectuée pour s’assurer de la recevabilité des dossiers sur ces deux points.

Les  mérites éminents

Selon le code, « la Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes ».

Qu’est-ce qu’un « mérite éminent » ? Il n’en existe pas de définition théorique ou de liste exhaustive. C’est la mission du conseil de l’ordre de juger, à partir des éléments de carrière qui lui sont donnés et selon la jurisprudence de l’ordre, s’il y a ou non mérites éminents.

Ces mérites prennent les formes les plus diverses puisqu’il s’agit à chaque fois d’apprécier l’action d’un être humain, la richesse d’un parcours de vie, un acte de courage ou de générosité, une action en faveur des idéaux nationaux.

Chacun est donc évalué à l’intérieur de son champ d’activité.

Néanmoins, une série de critères communément admis sont pris en compte, étayés par une jurisprudence de deux siècles :

  1. L’éminence des services : pouvoir justifier de qualité de services, d’actions ou d’engagements à la fois exigeants et mesurables.
  2. Le bénéfice commun : avoir œuvré pour le bien de la nation et non en fonction d’un intérêt propre exclusif (création d’emplois, développement de l’éducation, soutien aux personnes défavorisées, innovation technologique, médicale, création artistique, par exemple)
  3. La notoriété des mérites : avoir été reconnu pour ses mérites, faire figure de modèle de civisme pour ses concitoyens, participer au rayonnement de la France à l’étranger (qu’il s’agisse d’interventions militaires, de prouesses sportives ou encore d’une influence économique).
  4. La durée des services : un minimum de 20 ans d’activité est requis pour entrer dans l’ordre de la Légion d’honneur.

Maintenant, à vous de jouer, car je vise ici la réalisation d’un simple exercice de sensibilisation là où l’on pourrait croire à une relance de cette polémique, examinez chaque nom contesté à la lueur de ces critères et forgez-vous une vraie opinion !

 

Source : http://marechalunjour.unblog.fr/2016/02/20/information-decalee-en-apparence/


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Commentaires : 1
  • #1

    Daniel TANT (mercredi, 12 octobre 2016 20:18)

    On parle souvent de ceux qui méritent la Légion d’Honneur, mais ne l’ont pas. Aussi est-il bon de citer des exemples, preuves à l’appui.

    Vous trouverez avec le lien ci-dessous un scan de mes aventures publiées par la revue des Réservistes du Chiffre et de la Sécurité de l’Information.
    http://dtant.free.fr/426.pdf

    Pour plus de détails, vous pourrez lire cet article de l’Association des Médaillés de la Légion d’Honneur Décorés au Péril de Leur Vie. Cette vénérable association a accepté de me prendre dans ses rangs bien que je n’aie pas reçu le cordon rouge.
    http://dtant.free.fr/162.pdf

    Et si vous doutez de la véracité des évènements, voici encore deux liens.
    http://dtant.free.fr/343.pdf

    http://dtant.free.fr/344.pdf

    Bien peu d’individus auraient pris autant de risques pour obtenir un éventuel renseignement. Le terroriste à mes cotés aurait pu m’égorger en cours de route…

    Et vous, auriez vous pris ce risque ?

    Malgré l’intervention de plusieurs personnalités, le cordon rouge m’a toujours été refusé. J’ai même reçu une lettre de la préfecture, qui m’a prévenu : je n’aurai jamais la Légion d’Honneur.

    J’ai demandé à l’Elysée comme la préfecture de la Marne de motiver leur refus : silence radio.

    Non seulement je n’ai jamais reçu même une poignée de main pour me remercier de ce que j’ai fait pour la France, mais je suis traité avec le plus profond mépris pour ne pas me donner d’explication.

    Mon grand père, chef dans la Résistance, mort pour la France, décoré à la fois par la Médaille Militaire au cours de la Première guerre mondiale et la Légion d’Honneur pendant la Seconde, doit se retourner dans sa tombe.

    Les scribouillards de préfectures qui attribuent les décorations veulent d’abord récompenser les acteurs qu’ils admirent, les chanteurs qu’ils écoutent, les footballeurs qu’ils regardent, même si ce sont des drogués.

    Tant qu’on n’enverra pas ces gratte-papiers au combat et au contact des terroristes, ceux qui ont risqué leur vie comme moi resteront dans l’ombre.