BRIEFING

Pourquoi Macron a annulé inopinément sa visite en Ukraine ?

Source : RzO International- Le 15/02/2024.

par Observateur Continental

La visite du président français, Emmanuel Macron, en Ukraine devait débuter le 13 février, mais elle a été subitement annulée. L’Élysée justifie ce report par des questions de sécurité.  

Contre toute attente, le président français, Emmanuel Macron, a refusé de se rendre en Ukraine. La visite était prévue les 13 et 14 février, mais, elle a été reportée. Selon Challenges, «le président français ne se rendra pas en Ukraine, les 13 et 14 février, comme prévu. L’Élysée justifie ce report, par notamment, des questions de sécurité». Le magazine hebdomadaire économique français ne donne, cependant, pas de précisions sur ces questions de sécurité qui pouvaient menacer la vie du président français durant ce déplacement en Ukraine, rajoutant que «ce faux bond suscite beaucoup d’interrogations, du côté des fonctionnaires et des patrons français, ainsi que du côté des diplomates ukrainiens».  

Pendant les deux années de conflit, des hommes politiques des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, d’Allemagne et de presque tous les pays de l’UE sont venus librement dans la capitale ukrainienne et dans d’autres villes. Et, pendant deux ans, aucun incident ne leur est arrivé. Et, ce n’est qu’avec Emmanuel Macron que quelque chose s’est mal passé, faisant capoter le projet. 

Observateur Continental a noté un lien avec des attaques récentes russes à Kharkiv contre des mercenaires occidentaux qui ont été révélés par des responsables russes, tout en observant un silence de Paris sur ces affaires, se limitant à nier les rapports des autorités russes et où, au final, les noms de certains d’entre eux ont été donnés. 

Puis, il y a eu les déclarations officielles de la France via son ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, qui a publié sur X, accusant la Russie : «La barbarie russe a visé des civils en Ukraine. Deux humanitaires français ont payé leur engagement auprès des Ukrainiens de leur vie. Trois sont blessés. Mes pensées vont vers eux et leurs proches. La France se tient à leurs côtés. La Russie devra répondre de ses crimes». 

De son côté le président français, Emmanuel Macron a fait savoir sur X : «Deux humanitaires français ont été tués en Ukraine par une frappe russe. Acte lâche et indigne. Je pense à leurs proches et camarades blessés. Ma solidarité va à tous les bénévoles qui s’engagent pour aider les populations».   

Puis, certains détails biographiques des victimes sont sortis dans la presse française. Ouest-France, par exemple, titre : «L’un des deux Français tués en Ukraine est un ancien de la Légion étrangère». L’autre victime est Adrien Baudon de Mony-Pajol, un homme d’affaires et spécialiste vinicole, a signalé Le Populaire du Centre. Pour le légionnaire français, Guennadi Guermanovitch, un parcours hors norme pour des opérations spéciales est sorti du Net par des publications de sources officielles et par d’anciens camarades. Ce n’est pas exactement un parcours humanitaire typique.  

Le 1er février, le responsable militaire local dans l’oblast de Kherson, Oleksandr Prokoudine a annoncé la mort de deux Français à la suite d’une frappe des forces armées russes : «En raison d’une frappe ennemie sur Beryslav, des volontaires étrangers ont été tués et blessés. L’armée russe a tué deux citoyens français. Trois autres étrangers ont été légèrement blessés. Parmi les blessés figure également un militant de la représentation ukrainienne de l’organisation».  

Mais, selon divers médias, la situation est bien plus intéressante. Ce ne sont pas des humanitaires. 

Ce mythe a été rapidement démystifié, prouvant que Guennadi Guermanovitch était un spécialiste hautement qualifié dans le domaine de la sécurité. Il était un ancien membre de la Légion étrangère française, mais aussi un formateur d’anciens militaires pour le compte de ASIS International, une société US spécialisée dans le recrutement de vétérans militaires en collaboration avec l’armée US. 

La société, qui recrute et forme d’anciens militaires, a publié le 2 février : «C’est avec une grande tristesse que nous avons été informés de la mort tragique d’un membre de la section ukrainienne de l’ASIS suite au bombardement russe d’un véhicule d’une ONG humanitaire le 2 février 2024» ; «Guennadi n’était pas seulement un membre actif et bénévole de la section ukrainienne, il était également un participant fréquent et actif aux événements GSX et ASIS Europe, et un mentor. Depuis 2019, il a encadré plus d’une douzaine d’Ukrainiens vers leur certification CPP et APP. Nous adressons nos condoléances à sa famille ainsi qu’au président du [bureau ukrainien d’ASIS] Mykola Mikheiev, CPP, PSP, PCI et à tous les membres d’ASIS Ukraine».  

Son collègue Momchil Iliev, qui a servi avec Guennadi Guermanovitch dans le 3e régiment étranger d’infanterie en Guyane française, déplore le décès de son ami sur un compte FB pour la Légion étrangère : «Guennadi  était un spécialiste dans la télésurveillance et la surveillance vidéo. Je n’oublie pas son projet Camcombat qu’il a développé et testé en Guyane, pendant un séjour de 2 ans au glorieux 3REI. Hier, 2 février 2024, un drone de reconnaissance Russe a détecté et filmé la mise en service probable d’un drone de reconnaissance, par (visiblement sur la vidéo) [vidéo publiée par Momchil Iliev) deux civils avec un véhicule civil. En vue de ces éléments : la région de Kherson, les civils, la date et les compétences de la surveillance vidéo de notre camarade [Guennadi], je ne peux pas m’empêcher de penser à lui et faire un lien». 

Le 3 février, la mort de Guennadi Guermanovitch a été rapportée par le Centre de survie et de formation spéciale S Seal ukrainien. Le Centre Seal annonce dans sa nécrologie que Guennadi Guermanovitch était «conseiller du Centre et qu’il a participé à l’élaboration de la loi sur les activités de conseil militaire», a assisté «le Centre dans les activités internationales, notamment en tant qu’observateur du Code international de conduite des prestataires de sécurité privés», rappelant qu’il avait «auparavant servi dans la Légion étrangère française», a «été fait Chevalier de la Légion d’honneur» et qu’«au cours de son parcours de vie», il a visité presque toutes les régions «chaudes» de notre époque : Afghanistan, Irak, Mali, Congo, Tchad, Kosovo. 

D’ailleurs, Guennadi Guermanovitch, était formateur militaire privé pour ASIS International qui recrute par le biais de l’Armée US des vétérans de l’armée pour être employés dans divers secteurs : techniciens d’artillerie de campagne, membres d’équipage de la Défense aérienne et antimissile (AMD), opérateurs de station de lancement Patriot, etc. 

La branche Europe d’ASIS International fait, en outre, intervenir dans une conférence du 22 mars 2024, l’ambassadrice des États-Unis auprès de l’OTAN, Julianne Smith, la même personne qui a annoncé hier que «l’Ukraine ne sera pas invitée dans l’OTAN lors du sommet de Washington». 

Mykola Mikheiev, qui est cité sur l’avis de décès de Guennadi Guermanovitch, dirige le bureau ASIS Ukraine. Il a publié sur LinkedIn des informations sur les sociétés privées [sociétés de mercenaires] qui recrutent des vétérans de l’armée : «11 entreprises de sécurité d’élite qui souhaitent embaucher des vétérans maintenant» ; «Quand nous parlons de sécurité, nous ne parlons pas d’un flic de centre commercial sur un Segway. Nous parlons de sécurité privée d’élite pour les dirigeants du Fortune 500, de hauts fonctionnaires du gouvernement, de collecte secrète de renseignements, de soutien logistique et d’experts en la matière en matière d’infanterie à l’échelle internationale et souvent dans des environnements instables». 

Sur Telegram, un observateur militaire a présenté une expertise de l’annulation de la visite du président français : La tentative d’assassinat d’Emmanuel Macron pour pousser les pays occidentaux à soutenir l’Ukraine et pour accuser la Russie de ce meurtre. 

Diverses sources ont souligné que les personnes tuées, en tant que consultants, étaient impliquées dans l’organisation de la visite d’une délégation française de haut rang et leur travail consistait notamment à aider les services spéciaux ukrainiens à mener une sorte de provocation, probablement pour l’accusation ultérieure de la Russie. Cependant, après avoir pris connaissance des détails de l’opération spéciale ukrainienne, les Français ont refusé toute «coopération» supplémentaire et se sont précipités vers Kiev pour quitter d’urgence l’Ukraine. Ce refus leur a coûté la vie. 

Par une coïncidence tout à fait non fortuite, quelques jours après leur décès, le président français a annulé sa visite en Ukraine pour des raisons de sécurité. 

source : Observateur Continental

Guerre contre la Russie : Notre cher «Jupiter- Mars» a tout prévu !

Source : RzO International - Le 02/02/2024
Introduction

Notre quotidien se déroule, avec ses hauts et ses bas. Notre monde s’écroule et beaucoup ne le voient pas. En prenant du recul, une fois cela compris, s’ouvre pour chacun de nous, les perspectives d’une nouvelle vie. Loin du tourbillon médiatico-politique, retrouvons qui nous sommes vraiment.

Comprenons le sens de notre vie. Ici et maintenant, exploitons-le pleinement. Rayonnons notre puissance d’amour, pour surmonter cette période difficile. Nous pourrons ainsi aider, tous ceux qui doutent et s’interrogent encore. C’est la somme de nos actions individuelles, qui fera le bonheur collectif.

«Sois le changement que tu veux voir dans ce monde»
(Gandhi)

 Nous n’avons rien à gagner à guerroyer contre la Russie

Bref rappel destiné à ceux qui ont quitté les bancs de l’école depuis longtemps : pour les Romains, Jupiter est le dieu qui gouverne le ciel, la terre et tous les êtres vivants. Il est l’équivalent du dieu Zeus, de la mythologie grecque.

Pour nous Français, «Jupiter» est le mari de Brigitte et accessoirement, le locataire (provisoire) du palais de l’Élysée. Il ne rêve que des pouvoirs de son lointain homologue : «gouverner le ciel, la terre et les hommes». Mais ce n’est pas tout. Il se voit aussi en Mars, c’est-à-dire, le dieu de la guerre.

Il est difficile d’affirmer qu’une franche camaraderie règne entre Vladimir POUTINE et «Manu premier». Cette photo de la rencontre des deux dirigeants, le 7 février 2022 à Moscou, est pour le moins, parlante.

Côté contentieux, «l’ami Vlad» reproche à «l’ami Manu», que ce dernier ait fait filmer et rendu public, une conversation particulièrement confidentielle entre les deux chefs d’État. Elle traitait de l’Ukraine et a eu lieu, quatre jours avant le déclenchement de l’opération militaire spéciale (OMS) dans ce pays.

Depuis, la France, en zélé serviteur de l’hégémon américain, livre officiellement des armes et secrètement des renseignements et des hommes au pouvoir otano-kiévien, comme je vous en informe régulièrement. Nous sommes donc, factuellement, belligérants, dans la guerre qui a lieu en Ukraine.

Cette hypocrisie macronienne permet de contourner (pour combien de temps ?)  l’article 35 de notre constitution, relatif à la déclaration de guerre.

Il est difficile de croire que Monsieur MACRON ne soit pas conscient de ses actes et de leurs conséquences. En effet, en application des dispositions de l’article 15 de notre constitution : «Le Président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et comités supérieurs de la Défense nationale.».

Notre commandant en chef a pris des dispositions, particulièrement intéressantes à ses yeux. Comme je vous en ai informé le 13 juillet 2023, il a procédé à un coup de force législatif. En effet, il a profité du vote de la loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2024-2030… pour ajouter quelques dispositions liberticides autant que guerrières.

Comme je l’ai développé en son temps, la loi n° 2023-7803 du 1er aout 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, modifie le code de la défense.

En lecteur attentif, vous avez remarqué que l’objet de ce texte mentionne : «et portant diverses dispositions intéressant la défense». Ce n’est pas le rôle d’une loi de programmation, comme en dispose l’article 34 de notre constitution : «Des lois de programme déterminent les objectifs de l’action économique et sociale de l’État.» !!!

Pour ce qui est des objectifs, «l’ami Manu» n’y va pas avec le dos de la cuiller, en matière de mesures liberticides. L’article 47 de la LPM modifie pas moins de dix-huit articles du code de la défense. Re !!! Pour résumer, ces modifications permettent au gouvernement :

  • «En cas de menace, actuelle ou prévisible, pesant sur les activités essentielles à la vie de la Nation, à la protection de la population, à l’intégrité du territoire ou à la permanence des institutions de la République ou de nature à justifier la mise en œuvre des engagements internationaux de l’État en matière de défense, la réquisition de toute personne, physique ou morale, et de tous les biens et les services nécessaires pour y parer peut être décidée par décret en Conseil des ministres.
  • En cas d’urgence, si la sauvegarde des intérêts de la défense nationale le justifie, le Premier ministre peut ordonner, par décret, la réquisition de toute personne, physique ou morale, de tout bien ou de tout service. Il peut également habiliter l’autorité administrative ou militaire qu’il désigne à procéder aux réquisitions».

Vous avez bien lu, une simple décision du gouvernement «en cas de menace, actuelle ou prévisible», peut lui permettre de réquisitionner tout ou partie de nos biens… ainsi que notre personne !!!

Poire sur le gâteau (je vous rappelle que je préfère la poire à la cerise ☺), dans le cas de réquisition, les dispositions de l’article L 160-6 du code des assurances s’appliquent :

  • «La réquisition de la propriété de tout ou partie d’un bien mobilier entraîne de plein droit, dans la limite de la réquisition, la résiliation ou la réduction des contrats d’assurance relatifs à ce bien, à compter de la date de dépossession de celui-ci.
  • La réquisition de l’usage de tout ou partie d’un bien mobilier ou immobilier entraîne, de plein droit, la suspension des effets des contrats d’assurance relatifs à ce bien, dans la limite de la réquisition».

Voilà une autre menace sur vos contrats d’assurance vie, dans le cas où vous n’auriez pas déjà suivi mes conseils de «sortir» de ce type de produit. Les plus optimistes, ainsi que les moins complotistes, me diront que cela n’arrivera pas. C’est vous qui voyez !

Dans mon billet du 24 janvier dernier, je vous relatais que notre ministre des affaires étrangères avait déclaré que : «La France n’a pas de mercenaires, ni en Ukraine ni ailleurs, contrairement à d’autres».

Se pourrait-il qu’il mente, où qu’il soit mal informé ? La presse russe vient de publier des photos d’un mercenaire français victime du bombardement à Kharkov le 17 janvier dernier… ainsi que les noms de douze autres de ses camarades !!! Nous sommes en guerre, nous sommes en guerre!!!

La Douma russe va prochainement s’adresser au Parlement français, à propos de la présence de mercenaires français en Ukraine. Il sera intéressant de noter les réactions de nos représentants, toutes tendances confondues. Affaire à suivre.

«Les guerres commencent lorsque les politiciens mentent aux journalistes
et croient ce qu’ils lisent dans les journaux
»

(Karl Kraus)

Chers lecteursprenez grand soin de vous. Je vous aime et vous salue.

source : Sérénité Patrimoniale

 

De Pierre Bergé à Gabriel Attal :

50 nuances de rose

 Source : Stratpol - Le 20/01/2024 

Ces 30 dernières années, la Franc-maçonnerie a régulièrement été présentée comme LE puissant cercle d’influence introduit au cœur des pouvoirs politiques dictant un agenda secret. Chaque grand média, le temps d’un numéro spécial, qui sera d’ailleurs le plus lucratif de l’année, joue à vous faire peur, si ce n’est vous indigner ! Les réseaux complotistes rivalisent de théories fumeuses et d’incroyables scandales enfin mis à nu ! Certes la faute est en partie celle d’une organisation qui a résolument loupé le tournant de la communication des années 80, tout autant que d’un choix assumé d’entretenir un mystère qui attire à lui de nombreux curieux alors même qu’avec le double jeu de la perte d’intérêt et de la pandémie, ses effectifs mondiaux ont chuté de 7 Millions en 1950 à 1,9 Millions de membres actuellement, cette spirale négative n’allant pas en s’atténuant.

Ainsi donc si la Franc-maçonnerie s’est volontairement laissée décrire plus puissante qu’elle ne l’est en réalité, un autre lobby lui, en toute discrétion a su tirer profit d’une bienveillante ombre médiatique à son égard pour lentement mais sûrement tisser sa toile.

Du militantisme social au politique

Au début des années 2000 le constat est simple pour les associations de soutien aux communautés homosexuelles : Elles bénéficient dans l’opinion publique d’une sympathie ainsi que d’un fort soutien moral dans les médias, mais elles ne sont pas assez influentes politiquement. Certes les grands partis français “draguent” alors “l’électorat du marais” avec des miettes de mesures mais la question et la représentativité parmi les élus de cette micro communauté n’est pas encore d’actualité.

Conscient de cela et désireux d’accélérer un combat tant idéologique que de transformation globale de la société, les lobby du 4ème arrondissement vont militer pour une infiltration active de leurs membres au sein de l’ensemble des familles politiques, jusqu’aux plus improbables, telles que le Front National. D’électeurs passifs à accélérateurs d’idées, en à peine 20 ans de nombreux nouveaux élus ouvertement en faveur des mouvements Gay friendly ou LGBT vont obtenir des mandats parlementaires, municipaux, ou encore des postes au sein des équipes ministérielles.

Conjointement à cela, les médias français vont radicalement démocratiser et propager les questions d’égalités sociales dans leurs lignes éditoriales et cela soit pour des raisons idéologiques, pour un grand nombre de journaux marqués à gauche, soit pour des questions de parti pris comme cela fut le cas notamment avec Pierre Bergé, fondateur de Tétu puis à compter de 2010 à la tête du puissant groupe média La Vie – Le Monde qu’il rachète aux cotés de Xavier Niel tout en dialoguant avec Emmanuel Macron, qui travaillant chez Rothschild est pourtant officiellement chargé de conseiller et veiller aux intérêts de la Société des Rédacteurs du Monde.

Est-ce de ce coup de Trafalgar qu’est né une fidèle amitié ? Peut-être, mais c’est probablement plus la soif de pouvoir qui va lier durablement les deux hommes. Après avoir soutenu financièrement les campagnes de François Mitterrand puis de Ségolène Royal, Pierre Bergé va officiellement dès janvier 2017 “apporter son soutien sans la moindre restriction” au jeune candidat et vice et versa puisque en février 2017 dans l’Obs, le désormais candidat affirme “la communauté homosexuelle trouvera toujours en moi un défenseur”.

La suite de l’histoire est connue et le nouveau Président élu ne manquera pas lui aussi dès le début de son quinquennat d’être au cœur de rumeurs concernant la réalité de son orientation sexuelle et de ses éventuelles relations sentimentales tant avec le numéro 1 de Radio France qu’avec son garde du corps.

Si le Président semble s’en amuser, il assumera tout de même sa promesse en inscrivant les droits aux personnes LGBT au cœur de son mandat et ce avec succès puisqu’en mars 2022, quelque semaines avant sa réélection il est perçu comme le candidat le plus favorable aux réformes sur le sujet.

Révolution et libération des mœurs

Et justement, c’est tout là qu’est l’enjeu. La pression médiatique conjuguée à l’infiltration de la vie politique n’a qu’un seul but, la préparation d’un socle suffisamment solide et puissant pour faire voter les lois. Le pacte civil de solidarité (1989), la modification de la loi sur la protection contre les discriminations en raison d’orientation sexuelle (2004), la loi sur le mariage pour tous (2013) sont autant de changements profonds dans notre société et dans les valeurs familiales telles que précédemment connues. À cela il faut ajouter un changement de prisme du Pape sur la question qui génère actuellement de forts tumultes au
sein de l’église catholique
, l’apparition de nouvelles chaines audiovisuelles ou la multiplication des programmes dédiés sur les plateformes Nexflix et autres ainsi que les débats nationaux enflammés sur la GPA qui seront bientôt rendus obsolètes par le fait que l’Union Européenne l’impose progressivement aux nations.

Par et pour le plus petit nombre

Les enjeux sont clairement définis, il ne reste plus qu’à placer les acteurs sur l’échiquier. Exit notre brève première ministre qui, pour ne pas trop dépareiller de ses collègues, avait elle aussi tenté de faire taire les rumeurs à son sujet, et place au tout jeune Gabriel Attal dont l’homosexualité n’est pas une interrogation pour les médias, même si certains journaux bravaches s’interrogent tout de même sur la nature de ses relations et la raison de la nomination de Stéphane Séjourné au MAE. Une révolution colorée (rose) est bel et bien en marche et ainsi donc sans même aborder la question transpartisane du nombre d’élus nationaux ou locaux, des précédents Ministres Clément Beaune, Franck Riester, Sarah El Haïry, Olivier Dussopt ou Olivier Veran dont l’engagement pour la cause homosexuelle ne peut être remis en cause (il serait même l’actuel compagnon d’Attal), on se rend compte de l’importance considérable prise ces dernières décennies par ces puissants lobbies et associations au plus haut de l’appareil d’état, alors même que la population française homosexuelle ne représente que 4% de nos concitoyens et ne monte que jusqu’à 9% (ou 10% suivant les études) si l’on globalise l’intégralité de la communauté LGBT+.

Alexis Tarrade

Le lobby LGBT a pris le pouvoir en France

Source : RzO International - Le 14/01/2024.

Le député LR, Nicolas Dhuicq, soutien de François Fillon, a donné en février 2017 une interview dans laquelle il disait qu’Emmanuel Macron était soutenu par «un très riche lobby gay». Concernant certains détails de sa vie privée, ils commencent à se savoir à l’heure où nous parlons. Macron est quelqu’un qu’on appelle le «chouchou» ou le «chéri» des médias français, qui sont détenus par un petit nombre de personnes, information de notoriété publique maintenant. D’ailleurs, l’un de ses soutiens était le célèbre homme d’affaires Pierre Bergé, associé et amant de longue date de feu Yves Saint-Laurent, qui était ouvertement homosexuel et défendait le mariage pour tous et la GPA, ainsi il avait déclaré : «Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ?».

Il y a un très riche lobby gay qui le soutient. Cela veut tout dire.

L’intergroupe LGBTI du Parlement européen surveille de près les États membres tout en influençant les dossiers législatifs «pour s’assurer que la communauté LGBTI ne soit pas oubliée», a confié à EURACTIV la coprésidente de l’intergroupe LGBTI, l’eurodéputée Kim van Sparrentak (Verts/ALE).

L’intergroupe est un organe de surveillance politique des droits LGBTI dans l’UE et une plateforme permettant aux eurodéputés de faire pression pour que la législation européenne englobe les droits LGBTI et les dispositions relatives à l’égalité.

Il compte 157 eurodéputés provenant des 27 États membres de l’UE et de presque tous les groupes politiques, dont le groupe des Socialistes et Démocrates (S&D), le Parti populaire européenne (PPE), Renew Europe, les Verts et la Gauche. (Euractiv)

NB : Retour en arrière sur la nomination de Rachida Dati à la culture sur proposition de Gabriel Attal

«Dans les sondages, je suis haute auprès des gens qui triment» et «chez les gays», dans le Marais plus précisément, «je suis Dalida». Rachida Dati magazine ELLE décembre 2022

Voyons comment nos amis africains, qui traversent la mer pour migrer, estiment cette nouvelle tendance commune à tous les pays de l’alliance mondialiste.

Geopolintel

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Gabriel Attal chef de gouvernement : Le lobby homosexuel prend le pouvoir en France :

Le regard de l’Afrique sur un Premier ministre gay

par Modou Fall

Le jeune Gabriel Attal vient d’être nommé Premier ministre de France à l’âge de 34 ans. Le nouveau chef du gouvernement français est l’une des rares autorités de ce pays à avoir reconnu publiquement son homosexualité. Comment les Africains dans leur écrasante majorité homophobes, apprécieront la nomination du Premier ministre homosexuel ?

Lorsqu’en France, l’accent est mis sur la jeunesse du nouveau Premier ministre et sur certains caciques du régime qui se seraient opposés à sa nomination, en Afrique, c’est un autre regard que les Africains ont de Monsieur Gabriel Attal homosexuel assumé.

En Afrique, l’homosexuel est très mal vu. D’ailleurs, plusieurs pays ont refusé de dépénaliser le délit de l’acte contre nature malgré la pression des ONG et des lobbies. Le Sénégal en est un exemple confirmé. L’ancien président américain Barack Obama avait attendu le refus catégorique, du président sénégalais de dépénaliser ce délit.

En Afrique, les homosexuels se cachent parce qu’ils sont rejetés par la société. Ils sont mal vus. Et ils sont souvent victimes de violences physiques. D’ailleurs, des archevêques africains avaient unanimement rejeté la bénédiction des couples homosexuels en Afrique à la suite de la sortie du Pape sur la question. Donc dans le continent, les élites politiques, religieuses et coutumières bannissent l’homosexualité sous toutes ses formes.

Alors, il est évident que les prochaines visites de Gabriel Attal en Afrique susciteront de vives polémiques. Certains chefs d’État et de gouvernement éviteront de l’accueillir de peur de subir les critiques de leur opinion publique locale. Les autorités politiques africaines qui accepteront de recevoir en visite officielle Monsieur Attal pourraient être accusées d’être des promoteurs des LGBT ou d’être homosexuels tout simplement. Car l’opinion publique africaine est très souvent frivole et téméraire. Voilà pourquoi, la nomination de Attal à la tête du gouvernement pourrait provoquer un coup de froid dans les relations franco africaines, s’il était mis en avant. Les Africains sont systématiquement réfractaires à l’homosexualité.

D’ailleurs, dans son rapport numéro 1841 intitulé : «Relations entre la France et l’Afrique» réalisé par la commission des affaires étrangères (M. Bruno Fuchs et Mme Michèle Tabarot), des mots importants ont été prononcés sur la question des LGBT en Afrique, et son impact négatif dans les relations entre la France et l’Afrique.

La commission des Affaires étrangères avait pourtant bien cerné la question. Le rapport a fait remarquer que, «la France multiplie les initiatives qui peuvent être interprétées, aujourd’hui encore, comme une tentative de prolonger son emprise sur l’Afrique, en faisant la promotion de la démocratie tout en défendant ouvertement des régimes équivoques ou encore en cherchant à exporter ses standards, son modèle de société et ses valeurs». Comme exemple, le rapport a rappelé que «récemment, l’ambassadeur français en charge de la défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) n’a fait que renforcer ce sentiment. Sa visite prévue au Cameroun du 27 juin au 1er juillet 2023 pour discuter de la situation des personnes LGBT dans ce pays où l’homosexualité est criminalisée a dû être annulée après que l’ambassadeur a été déclaré persona non grata, le gouvernement camerounais y voyant une initiative peu respectueuse des lois et des valeurs locales et lui refusant finalement la délivrance d’un visa».

Qu’en sera-t-il lorsque le Premier ministre homosexuel décidera de se rendre dans ce pays ? Gabriel Attal aura-t-il le privilège d’être reçu avec tous les honneurs dans un palais africain où l’homosexualité est criminalisée ? Ne soyez pas surpris que de jeunes africains lancent des pétitions pour déclarer Attal persona non grata en Afrique. La résistance féroce de l’opinion publique africaine face à ce sujet, est sans commune mesure. Même les acteurs politiques évitent d’aborder ce sujet en public, sauf pour le dénoncer.

Selon toujours, le rapport de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, «la question de l’orientation sexuelle est à l’origine d’une autre incompréhension» entre la France et les pays africains. Le rapport a rappelé que «l’homosexualité est interdite dans de nombreux pays du continent et passible de lourdes sanctions pénales ; au Soudan, en Somalie ou en Mauritanie, la peine de mort peut être requise pour homosexualité ; en Tanzanie, elle est passible d’une peine de prison de trente ans ; au Tchad, d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans».

Par ailleurs, le document des députés français a ajouté que «dans la plupart des pays où l’homosexualité n’est pas explicitement criminalisée, la discrimination, la violence et la stigmatisation à l’encontre des personnes homosexuelles sont courantes». D’ailleurs, «récemment, le corps d’un jeune homme, suspecté d’avoir une sexualité criminalisée au Sénégal, a été déterré et publiquement brûlé». Ces actes monstrueux révèlent le niveau de rejet des hommes et des femmes qui assument publiquement leur homosexualité.

«Les homologues diplomatiques du continent critiquent l’approche française de promotion des droits des personnes LGBT+, jugée intrusive et parfois contre-productive» a indiqué le rapport. Revenant sur l’incident au Cameroun, les auteurs du rapport ont souligné que «la tenue de cette conférence dans un pays où l’homosexualité est passible de six ans d’emprisonnement a été considérée, dans toute l’Afrique, comme une provocation».

Les députés ont d’ailleurs précisé «qu’il ne s’agit nullement d’accepter cette situation ni de renier nos valeurs, bien au contraire», mais il faut plutôt, «adapter nos pratiques et nos discours aux contextes locaux pour les rendre audibles et acceptables par les populations locales, afin de ne pas agir, à l’étranger, comme si nous étions en France».

«Il faut ainsi reconnaître que le mode opératoire diplomatique de la France n’est pas efficace. En Angola, une tribune engagée, publiée par un diplomate étranger sur ce sujet, a conduit à des arrestations dans la communauté LGBT+, démontrant que l’ingérence n’était pas de mise dans ce pays. C’est là une réalité qu’il faut pleinement prendre en compte» rappellent les auteurs du rapport parlementaire.

Il faut reconnaitre que, face à cette tendance forte des autorités françaises à promouvoir des valeurs occidentales vues, comme des contrevaleurs en Afrique, la normalisation des relations entre la France et certains pays africains, n’est pas pour demain. Attendons de voir la première visite de Gabriel Attal en Afrique…

source : Dakar Times via Geopolintel

L’homosexualité dans la macronie devient un sujet politique

Source : Le Courrier des Stratèges - par Eris Verhaeghe - Le 09/01/2024.

Interdiction des abayas : rentrée en fanfare pour Attal

Traditionnellement, les Français s’occupent peu de la vie privée de leurs gouvernants. C’est pour ainsi dire une habitude d’Ancien Régime, seulement démentie en 1789 avec les commentaires sur les relations extra-conjugales de Marie-Antoinette, et sur ses prétendues moeurs évoquées lors de son procès en 1793. Assez curieusement, Emmaneul Macron ravive ce vieux souvenir, en s’entourant excessivement et visiblement de membres de la communauté gay, à tel point que, même sur une chaîne soumise à la censure active de l’Arcom (ex-CSA), la question du poids du réseau homosexuel dans la décision publique est devenue un sujet de débat. Un signe qui ne trompe pas…

 

L’histoire est croustillante ! Reçu sur le plateau de LCI hier, pour ajouter son commentaire à la masse des autres commentaires aussi vides et abyssaux que les autres, Guillaume Roquette, du Figaro, a détonné en osant affirmer que la possible nomination de Gabriel Attal à Matignon était liée à son orientation sexuelle, et, plus largement, à son appartenance au réseau gay. Bien entendu, la séquence a été retirée, et Pujadas a supprimé le tweet qui répercutait cette analyse qui mérite d’être prise en compte.

Mais le seul fait qu’ne chaîne Bouygues évoque ouvertement la question est en soi révélateur d’un malaise dans le pays. Redisons-le, chacun est libre de sa vie privée, et l’homosexualité n’est en rien un problème. En revanche que des réseaux affinitaires se tissent dans l’ombre autour de telle ou telle orientation sexuelle pour confisquer le pouvoir et dégager de nouveaux privilèges est un problème. Autrement dit, tant qu’un comportement relève de la vie privée, il est un droit absolu. Lorsqu’il devient un outil politique, il est nécessaire qu’il soit encadré et transparent.

Pour l’instant, l’accusation d’homophobie interdit d’évoquer le sujet. Mais le problème demeure… Souvenons-nous d’Olivier Dussopt, qui a opportunément fait son coming out dans Têtu après avoir bu le bouillon dans la réforme des retraites et qui, semble-t-il, aborde son maintien en poste de façon extrêmement sereine.

Avons-nous encore le droit “d’activer” l’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui prévoit la possibilité, pour tout citoyen, de demander des comptes sur la façon dont le pouvoir est exercé ?

 

L’élite oligarchique occidentale : Son développement (Partie 1)

Source : Le Courrier des Stratèges - par Finn Andreen - Le 03/01/2023.

La déloyauté politique de l’Allemagne envers la France est-elle devenue une habitude ?

Il existe aujourd’hui une élite oligarchique occidentale ayant une influence politico-économique démesurée et même néfaste pour la société. Il semble donc essentiel de résumer son évolution historique dans cette première partie, et de dévoiler ses moyens et ses fins actuels dans un deuxième temps.

Tout d’abord, il faut reconnaitre qu’il est naturel et nécessaire pour toute société d’avoir une élite. Le penseur libéral Murray Rothbard, opposant constant de l’étatismeévoqua l’idéal des « aristocrates naturels », qui « vivent en liberté et en harmonie avec leurs semblables, et s’élèvent en exerçant leur individualité et leurs plus hautes capacités au service de leurs semblables, soit dans une organisation, soit en produisant efficacement pour les consommateurs. ».

Une société libre a besoin de tels « aristocrates naturels », car ils sont ses principaux moteurs et inspirateurs. Les grandes initiatives entrepreneuriales et associatives sont prises par des personnes particulièrement clairvoyantes et motivées, prêtes à faire des sacrifices et à prendre des risques. Toute la société bénéficie indirectement des initiatives de ces personnes.

Le problème n’est donc pas l’existence d’une élite en soi, mais le fait qu’elle n’est plus composée principalement d’ « aristocrates naturels » comme ce fut le cas, mais surtout d’ « aristocrates artificiels » ; « ceux qui gouvernent par des moyens de coercition » pour reprendre Rothbard ; c’est-à-dire, avec l’aide de l’État. Les penseurs machiavéliens ont été les premiers à conceptualiser cette élite oligarchique de manière systématique ; ils l’appelèrent la « minorité organisée et dirigeante », en opposition à la majorité désorganisée et dirigée.

Comme écrivit le plus éminent historien de cette « école élitiste italienne », Gaetano Mosca, dans son chef-d’œuvre, La Classe dirigeante ; « le pouvoir public n’a pas été et ne sera jamais fondé sur le consentement explicite de la majorité parce qu’il a été et sera toujours exercé par cette minorité organisée qui a eu ou aura les moyens, variables selon les époques, d’imposer sa suprématie à la multitude ».

En effet, quand elle devient oligarchique, la minorité dirigeante utilise la coercition pour influencer, plus ou moins fortement, les décisions politiques et même les valeurs sociales, dans ses propres intérêts économiques et idéologiques. Mais elle n’est évidemment pas toute-puissante et omnisciente ; non seulement son pouvoir n’est jamais acquis, mais elle n’exerce pas toujours son pouvoir très habilement.

Comme ailleurs, les sociétés occidentales ont toujours eu des « minorités organisées », mais celles-ci ont évolué avec le temps. Le pouvoir politique de cette élite n’a cessé d’augmenter au rythme de l’expansion de l’Etat et du capitalisme de connivence que celui-ci rend possible. Comme écrivit Mosca déjà dans les années 20 ; « dans la mesure où l’État absorbe et distribue une plus grande partie des richesses publiques, des meneurs de la classe dirigeante disposent de plus de moyens d’influence arbitraire sur leurs subordonnés et échappent plus facilement au contrôle de quiconque. »

Il ne faut donc pas penser que l’introduction de la « démocratie » a réduit l’influence de cette minorité dirigeante sur la société, car ce système politique s’est inexorablement accompagné d’un développement considérable de l’Etat. En effet, même dans une « démocratie libérale », la majorité désorganisée n’a pratiquement aucune influence sure, par exemple, la politique étrangère, monétaire, de défense, d’immigration, et de santé de leurs gouvernements.

Il est possible d’identifier trois phases de l’évolution de la relation de la minorité dirigeante avec le reste de la société.

Phase 1 : Une minorité nationale, économique et industrielle

La minorité dirigeante occidentale était pendant longtemps au 19e siècle assez proche de la version idéale d’élite naturelle présentée par Rothbard ci-dessus. En l’absence d’Etats forts et en l’absence totale d’institutions supranationales, il est possible parler alors, au pluriel, de minorités dirigeantes, donc plutôt nationales qu’internationales, au pouvoir économique plus que politique, et plutôt industrielles que financières. En effet, en France, Saint-Simon parla des « industriels », qu’il décrit dans une lettre ouverte à Louis XVIII comme étant les « chefs naturels et permanents du peuple ».

Ces minorités ont naturellement toujours pensé à leurs intérêts en premier (même s’il est vrai qu’elles furent aussi philanthropes). Néanmoins, l’augmentation de prospérité dont l’Occident a bénéficié pendant le « long » 19e siècle s’explique en grande partie par les investissements de ces minorités dirigeantes.

La relation entre ces minorités dirigeantes et le reste de la société étaient donc plutôt symbiotique, malgré des tensions réelles liées aux conditions du début de l’industrialisation ; tensions exploitées et amplifiées avec succès par les groupes socialistes de l’époque. Par exemple, jusqu’à la Première Guerre Mondiale, ces minorités dirigeantes étaient adeptes de la déflation, du libre-échange, et préféraient maintenir un contrôle via l’étalon d’or.

Phase 2 : Une minorité internationale, politique et financière

La minorité dirigeante moderne s’est consolidée, avec le développement du capitalisme financier vers la fin du XIXe siècle, autour du pouvoir grandissant et de plus en plus politique des « banquiers internationaux » et de leurs familles étendues. L’historien Carroll Quigley identifia les principales d’entre elles comme étant : « Raring, Lazard, Erlanger, Warburg, Schröder, Seligman, Speyers, Mirabaud, Mallet, Fould, et surtout Rothschild et Morgan. ». Il les décrivit ainsi :

« Ces familles bancaires restaient différentes des banquiers ordinaires sur des points distinctifs : elles étaient cosmopolites et internationales ; ils étaient proches des gouvernements et étaient particulièrement préoccupés par les questions de dettes publiques ; leurs intérêts étaient presque exclusivement dans les obligations, car ils admiraient la « liquidité » ; et ils étaient dévoués à l’usage secret de l’influence financière dans la vie politique. »

« L’influence du capitalisme financier, et des banquiers internationaux qui l’a créé, s’est exercée à la fois sur les entreprises et sur les gouvernements, mais n’aurait pu faire ni l’un ni l’autre s’il n’avait pas réussi à les persuader d’accepter deux « axiomes » de sa propre idéologie. Ces deux idées reposaient sur l’hypothèse que les hommes politiques étaient trop faibles et trop soumis aux pressions populaires temporaires pour se voir confier le contrôle du système monétaire. Pour ce faire, il était nécessaire de dissimuler, voire d’induire en erreur, les gouvernements et les citoyens sur la nature de la monnaie et ses méthodes de fonctionnement. »

Dans cette deuxième phase donc, la minorité dirigeante occidentale émerge, internationale, politisée et d’orientation surtout financière. Cette description du noyau de la minorité dirigeante occidentale est encore la même aujourd’hui, en dépit des grands changements du système financier depuis un demi-siècle. Autour de ce noyau, il faut évidemment aussi compter parmi cette minorité des politiciens et des hauts fonctionnaires, ainsi que des éditeurs de grands médias, et les dirigeants de beaucoup de multinationales occidentales.

Comme mentionné, cette politisation de la minorité dirigeante est intimement liée à l’expansion rapide du rôle de l’Etat dans la société à partir de la fin du XIXe siècle, qui augmenta d’abord son contrôle sur la production (mainmises étatiques sur des industries clefs), puis sur la monnaie (abandon de l’étalon d’or), puis sur la consommation (introduction de contrôles de prix). Comme disait le critique libéral Albert Jay Nock, « il est plus facile de s’emparer des richesses (des producteurs) que de les produire, tant que l’État fait de la saisie des richesses de la spoliation légalisée. »

La minorité dirigeante occidentale commença dans cette deuxième phase à nuire à la société, même si l’impact n’était pas toujours si visible. Néanmoins, ses financements irresponsables de la révolution russe ainsi que de l’Allemagne nazie, décrits en détail par l’historien Anthony Sutton, ont eu probablement une influence majeure sur le cours de l’Histoire…

Avec la Deuxième Guerre mondiale et la montée du Keynésianisme, l’inflation monétaire – ce fléau artificiel dont pâtit la majorité – devint un important outil d’enrichissement des grandes institutions bancaires. Puis, la financiarisation voulue de l’économie occidentale dans les années 70 a éloigné de plus en plus les intérêts de la minorité dirigeante des intérêts de l’économie réelle où participe la majorité. L’élite oligarchique occidentale entre alors dans sa troisième phase, qui sera décrite dans la deuxième partie de cet article.

(la seconde partie sera publiée demain 4 janvier)

 

L’Elite Oligarchique Occidentale – Sa Trahison (Partie 2)

Source : Le Courrier des Stratèges - par Finn Andreen - Le 04/01/2023.

 

L’Elite Oligarchique Occidentale – Sa Trahison (Partie 2), par Finn Andreen

 

Ayant été d’abord au XIXe locale et d’orientation industrielle, l’élite oligarchique occidentale est progressivement devenue globalisée et financière au cours du XXe siècle. Pendant la deuxième moitié du XXe siècle, elle devient pleinement mondialiste, et plus franchement anglo-saxonne. Ce sont les phases un et deux du développement de l’élite oligarchique occidentale, présentée dans la première partie de cet article.

Dans cette troisième phase, la liste des familles étendues appartenant à cette minorité aux affaires aujourd’hui n’a que peu changé. Cependant, certains noms ont perdu en influence, et des nouveaux peuvent y être ajoutés, tels : Soros, Gates, Goldman Sachs et évidemment, Rockefeller.

Phase 3 : Une minorité mondialiste, messianique et néfaste

Ces dernières décennies, cette minorité dirigeante occidentale est devenue beaucoup plus ambitieuse et agressive qu’elle ne l’était jadis. Elle est maintenant pleinement imbue d’une mission idéologique, même messianique, de changer le monde. Comme le confessa un conseiller des Rockefeller : “Dans nos rêves, nous disposons de ressources illimitées et les gens se soumettent avec une parfaite docilité à nos mains sculptrices.”

Cette ambition existait déjà au début du XXe siècle, mais de forme surtout latente. Le retour sur investissement et le contrôle des ressources ne sont plus les seuls ni même les plus importants objectifs ; la minorité dirigeante actuelle à une volonté technocratique, presque revendiquée, de façonner les sociétés ; de contrôler et diriger leurs évolutions. En effet, son but aujourd’hui peut être résumé en un mot : contrôle. Il s’agit de tout contrôler ; la population, la finance, l’alimentation, l’énergie, la santé, et même la nature.

Pour cela, il s’agit d’affaiblir les états-nations et d’accélérer le transfert des souverainetés nationales vers les autorités politiques supranationales. En effet, cette oligarchie mondialiste s’est longtemps sentie freinée par une multitude de juridictions nationales. Afin de convaincre que le mondialisme politique est le seul espoir pour la survie de l’humanité, des crises ont été fabriquées, et présentées comme étant insoluble au niveau de l’état souverain. Les trois principales crises créées à cet effet sont la « crise » du climat, la « crise » de la pandémie, et la « crise » de l’immigration. Cette dernière sert aussi à diluer des nations ethniquement homogènes, et donc à diminuer la résistance sociale naturelle au mondialisme politique.

Les institutions gouvernementales et les ONG qui orbitent autour de l’ONU jouent un rôle essentiel pour la mise en place d’un pouvoir global et centralisé en tant que solution « nécessaire » à ces crises. Par exemple, l’OMS doit obtenir le pouvoir d’introduire un outil de santé numérique qui permettra le contrôle des populations sous des prétextes de santé publique. L’UE doit imposer des obligations et des restrictions sur le comportement des individus et des entreprises européens (voir le CSRD, le Digital Services Act et le Green Deal). L’introduction des monnaies digitales par les banques centrales permettront le contrôle sur toutes les transactions économiques, au de l’individu. Le portefeuille digital permettra l’introduction d’un système de crédits sociaux similaire au type chinois. La coordination de toutes ces initiatives est faite par le Forum Economique Mondial.

L’ oligarchie occidentale affiche désormais sa conviction néo-fasciste et anti-libérale ; le contrôle économique consiste à pousser ouvertement le modèle de « partenariat public-privé » et le capitalisme des parties prenantes. De plus, elle souhaite forcer la majorité, et si possible la convaincre, à abandonner la propriété privée (de louer au lieu de posséder) créant ainsi une forte dépendance financière et politique de la population envers les grandes institutions bancaires internationales.

Toute ces initiatives sont des pas progressifs vers l’établissement d’un gouvernement mondial sous le contrôle de la minorité dirigeante occidentale. En effet, celle-ci rêve depuis un siècle d’une planification globale, supposément pour le bien de l’humanité. La phrase suivante du vice-président des Etats-Unis Nelson Rockefeller en 1975 prend tout son sens : « Je suis un grand partisan de la planification – économique, sociale, politique, militaire, de la planification mondiale totale ».

Une minorité ennemie du peuple

Malheureusement, ces plans cauchemardesques de la minorité dirigeante occidentale sont partiellement déjà mis en exécution. Ils représentent évidemment une menace significative à la liberté individuelle à l’échelle mondiale. Il s’agit ni plus ni moins d’une trahison de la minorité dirigeante occidentale envers ses propres concitoyens.

Ceci est un phénomène nouveau. A priori, une élite nationale n’a pas un intérêt de voir sa propre société décliner, de voir la majorité qu’elle dirige s’appauvrir. Mais la minorité dirigeante occidentale a longtemps été cosmopolite, et ses intérêts sont aujourd‘hui transnationaux et donc peu liés à ses origines culturelles et géographiques. La minorité dirigeante occidentale est devenue avec le temps un ennemi du peuple, un fléau tyrannique contre lequel les majorités n’ont plus de choix que de s’opposer.

En particulier, ceux qui défendent le droit fondamental de non-ingérence des autorités politiques dans la vie de l’individu ne peuvent que réagir avec horreur face à ces plans dystopiques. Heureusement, il existe une certaine opposition à ces initiatives mondialistes, mais elle est bien timide ; ce combat politique est loin d’être gagné.

Il est possible que les initiatives politiques de la minorité dirigeante moderne n’aboutissent pas, ou pas complètement. Ces subtils plans de contrôle s’avèreront peut-être trop ambitieux et trop liberticides pour pouvoir être entièrement acceptés, même par une majorité apolitique, désorganisée et désinformée. Mais il n’est pas possible de passivement compter sur cela. Quand la liberté est à tel point en péril, il faut se rappeler du message de Ludwig von Mises, que « personne ne peut rester à l’écart avec indifférence : les intérêts de chacun dépendent du résultat. Qu’il le veuille ou non, chacun est entraîné dans la grande lutte historique, la bataille décisive dans laquelle notre époque nous a plongés ».

Un combat politique pour la liberté

La lutte contre cette évolution tyrannique mondialiste passe par la production d’informations et d’explications auprès de la majorité, afin de contrecarrer la propagande disséminée par les grands médias, contrôlés de la minorité dirigeante. Pour freiner l’avancée vers le mondialisme politique il est nécessaire de montrer que les trois crises mentionnées ci-dessus, présentées comme les raisons d’une centralisation autoritaire, mais nécessaire du pouvoir, sont artificielles.

Cette lutte est aussi éminemment politique. Il faut agir pour une réduction du pouvoir des institutions internationales et rejeter le rôle subjugué et anti-démocratique des gouvernements occidentaux. Il faut soutenir toutes initiatives pour la déréglementation de l’économie, la privatisation des fonctions de l’État, la réduction de financement des institutions internationales, la décentralisation des décisions politiques, et la réduction de la taille de l’état et des agences internationales.

L’idée est évidemment, par ces moyens, de réduire le pouvoir politique de la minorité dirigeante. L’objectif serait de revenir à la situation qui prévalait pendant une partie du 19e siècle, quand la minorité dirigeante occidentale était surtout économique et peu politisée. C’est-à-dire qu’il faudrait retrouver une minorité composée essentiellement d’ « aristocrates naturels », pour utiliser le terme de Rothbard, ou d’ « industriels » pour utiliser le terme de Saint-Simon.

Les mots suivants de Gaetano Mosca peuvent servir de conclusion : « une société est la mieux à même d’appliquer une organisation politique relativement parfaite, lorsqu’elle a une classe dirigeante occupant une position économique proche de, mais indépendante, de ceux qui ont le pouvoir suprême entre leurs mains, et qui dispose de cette richesse nécessaire pour consacrer une partie de son temps à perfectionner sa culture et acquérir cet intérêt pour le bien public. Il s’agit de cet esprit presque « aristocratique », dirions-nous, qui ne peut qu’inciter les hommes à servir leur pays sans d’autre satisfaction que celles que procurent l’amour propre et la fierté individuelle ».

 

 

La campagne électorale américaine : Moment de vérité pour l’Etat profond et le reste du monde

 

Source : Le Courrier des Stratèges - par Jean Goychman - Le 02/01/2024.

 La campagne électorale américaine: moment de vérité pour l’Etat profond et le reste du monde, par Jean Goychman

Jean Goychman place en perspective ce qui sera l’un des événements majeurs de l’année 2024: l’élection présidentielle américaine. En revenant à la source des analyses sur l’Etat profond, concept forgé par Peter Dale Scott, il montre que ce qui se joue est bien plus important qu’un simple affrontement politique entre Donald Trump et “Joe Biden” ou son avatar. Partout, 2024 va représenter l’heure du choix pour les peuples: se soumettre à l’ordre américain moribond, au risque d’être enseveli avec lui. Ou entrer dans le monde multipolaire.

L’année 2024 sera marquée par l’élection américaine. Celle-ci va se dérouler sur la toile de fond d’un bouleversement international comme nous n’en avons pas connu depuis plusieurs siècles.

Ce sont deux conceptions radicalement différentes de la géopolitique mondiale qui vont se livrer à un affrontement sans merci, et l’on peut s’étonner qu’aussi peu de communication soit faite sur ce sujet, pourtant capital pour le devenir de l’Humanité.

L’instinct de conquête a toujours existé. Même si les motivations diffèrent, la finalité est constante : imposer aux autres, souvent par la force, un mode de vie et de pensée dont ils ne sont pas à l’origine et, en conséquence, aliéner leur liberté.

L’incessant développement de la technologie a permis (l’Histoire dira si c’est un progrès) à un nombre de plus en plus restreint de contrôler de plus en plus de personnes.

Le plan anglais et sa continuité américaine

Le projet de domination mondiale a été élaboré durant le 19ème siècle par un groupe de jeunes anglais et il est décrit par Caroll Quigley dans son livre « l’histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine » 

Ce n’est qu’à la fin de la « Pax Britannica », au début du 20ème siècle, qu’ils décidèrent d’utiliser la puissance financiaro-industrielle américaine (qu’ils contrôlaient déjà) pour passer au stade ultime de ce projet. Ce n’est qu’à l’issue de deux guerres mondiales et d’une guerre dite « froide » que cette domination hégémonique anglo-américaine a pu être établie. La première guerre a permis la destruction des empires monarchiques, la seconde celle des empires coloniaux et la guerre froide celle de l’empire soviétique.

Pour importants qu’ils soient, ces préludes n’étaient que des « pré-requis ». L’installation d’un gouvernement mondial nécessitait en plus la destruction des peuples et de leurs nations. Il devient dés lors évident que la démocratie invoquée pour justifier un certain nombre de conflits n’est qu’un prétexte. Comment pourrait-on concilier ces principes de liberté et de démocratie avec l’établissement d’un gouvernement mondial qui ne pourrait s’effectuer qu’après la disparition des souverainetés nationales ?

L’accélération de l’Histoire est perceptible, pour peu qu’on veuille bien aborder les problèmes de fond et ne pas se cantonner aux « épiphénomènes ». Les mouvements migratoires, qui ont toujours existé, deviennent une source de préoccupation majeure. Pourquoi aujourd’hui et pourquoi a-t-on voulu les ignorer jusqu’alors ? Soyons justes : certains politiques les ont dénoncé depuis longtemps, mais leurs analyses étaient « tronquées » car elles n’évoquaient pas cette volonté bien arrêtée de la destruction des nations qui était l’objectif réel. Car c’est avant tout à ce concept d’Etat-nation que les « mondialistes » ont voulu s’attaquer.

Une évidence pour l’Union Européenne

Depuis le concept de l’AMGOT de 1944, la volonté mondialiste s’est manifestée en filigrane de la fameuse « construction européenne » en sapant un par un tous les attributs de la souveraineté des Peuples et des Nations. Cela n’a jamais été clairement dit, et l’ambiguïté a toujours été de mise , notamment de la part de nos dirigeants politiques qui, une fois de Gaulle disparu, n’ont eu de cesse de faire ratifier des traités de plus en plus contraignants et toujours plus « fédéralistes » sans jamais prononcer le mot interdit.

En France, nous avons assisté à une véritable trahison de nos élites, qui remet en question la notion même de démocratie telle qu’elle est communément interprétée. Le meilleur exemple est celui du référendum du 29 mai 2005, qui a vu rejeté par 55 % des Français le projet de Traité Constitutionnel Européen. Comment imaginer qu’il puisse nous être imposé quatre ans plus tard sous la forme du Traité de Lisbonne ?

Quelle force au monde a-t-elle pu obtenir un tel résultat ? Comment un Président démocratiquement élu a-t-il pu faillir à ce point à ce qui était pourtant son devoir le plus élémentaire ?

La question de savoir qui dirige le monde devient prépondérante.

On nous parle toujours de l’Amérique ou bien des États-Unis d’Amérique comme étant la puissance dominante depuis 1991. Nul ne se hasarderait à remettre en question la réalité de la démocratie américaine. Pourtant, certains faits récents s’avèrent assez troublants. Ils peuvent laisser entendre que, derrière une apparence soigneusement entretenue, il y aurait une sorte de « pouvoir de l’ombre » qui tirerait les ficelles de la politique américaine. Du 11 septembre 2001, le monde entier a gardé l’image des tours en train de s’écrouler après que deux avions de ligne les aient percuté.

Pourtant, un autre évènement resté discret  pour ne pas dire caché, aurait dû alerter l’opinion publique américaine. C’est l’entrée de Dick Cheney dans le sanctuaire du pouvoir américain, dans le bunker situé sous l’aile ouest de la Maison Blanche alors que le président en titre G W Bush était d’autorité envoyé vers la cote ouest. En termes politiques, cela s’appelle « un coup d’Etat »

On parle souvent, et de plus en plus, du « deep state », littéralement l’état-profond américain.

L’historien Peter Dale Scott lui a consacré trois livres dans lesquels il décrit tous les rouages de ce pouvoir organisé et dont la plupart des Américains ignorent l’existence. Parmi ceux-ci, « l’état profond américain » (éditions Demi Lune) est celui qui résume le mieux toute l’histoire récente.

Cependant, ce pouvoir multiforme est apparu depuis bien plus longtemps et influence la politique américaine depuis le début du XXème siècle.

La France, l’État profond et le pouvoir mondial

Dans son avant-propos, Peter Dale Scott écrit :

« L’État profond américain devrait être une préoccupation universelle, et particulièrement en France. Ce système renforce le milieu supranational des super-riches (le supramonde) , dont seulement 80 d’entre eux possèdent autant que 3,5 milliards d’êtres humains. Grâce à la la  croissante récente et colossale de la richesse à travers le monde, ceux qui composent « l’élite de pouvoir globalisé » réunie chaque année au forum de Davos ont aujourd’hui plus d’influence sur la gouvernance mondiale que ceux qui siègent à l’Assemblée Générale des Nations Unies »

Voici qui est très clair. A l’origine de toutes ces actions destinées à favoriser la mise en place d’un pouvoir global mondialisé, nous trouvons cette entité regroupant la finance internationale, le complexe militaro-industriel et ce qui est désigné comme étant le « Council on Foreign Relations »,

communément appelé le CFR. Le CFR, créé en 1919 à partir de la « Round Table » (groupe des banquiers internationaux à l’origine de la FED en 1913) est depuis cette époque l’inspirateur de toute la politique étrangère du Département d’État.

Sa première action à l’intérieur de l’éxécutif américain a été l’étude du « programme du Jugement Dernier en 1949 après l’explosion de la première bombe nucléaire soviétique. Ce programme était en fait la création d’un gouvernement de l’ombre destiné à se substituer au gouvernement américain dans le cas d’une attaque nucléaire qui aurait anéanti ce dernier.

Il faut se souvenir que deux présidents américains, et non des moindres, ont dénoncé de « pouvoir de l’ombre » qui mettait en danger la démocratie.

 Ce fut Eisenhower en 1961 (discours du complexe militaro-industriel) et Kennedy en novembre 1963 (discours de l’Université de Columbia).

Avec l’arrivée en 1981 de Reagan à la Maison Blanche , il se transforma en COG (Continuity of Government) et entra dans une phase active le 11 septembre 2001.

Ce n’est que plusieurs années après que, gràce à l’action de Donald Trump, l’existence de ce gouvernement de l’ombre échappant totalement au contrôle des instances démocratiques américaines, fut enfin révélée au peuple américain.

Une fois sorti de l’ombre dans laquelle il se complaisait, l’État profond a dû précipiter les choses.

Les événements s’enchaînent

L’instrument principal de l’élite mondialiste est le dollar qu’elle a imposée au monde et dont elle contrôle l’émission. Cependant, d’autres pays, et non des moindres, ont commencé à s’organiser pour combattre ce monopole du dollar et,  si possible, lui substituer une autre monnaie qui pourrait lui ôter toute valeur.

La grande faiblesse du dollar est qu’il est créé à partir de rien. De ce point de vue, c’est une « fausse monnaie » puisqu’il ne possède aucune valeur intrinsèque. Qu’une autre monnaie qui, elle, aurait une valeur intrinsèque, comme l’or ou tout autre métal ou élément, et le château de cartes s’écroule.

La « guerre des monnaies » qui se profile va être déterminante pour le monde.

On comprend mieux pourquoi les évènements s’enchaînent à cadence élevée depuis 2019, et notamment les guerres dans différents points du monde. Les différentes sanctions décidées par l’Occident contre l’Iran, la Russie ou la Chine sont en train de se retourner contre lui, et en particulier contre l’Union Européenne qui est celle qui a le plus à perdre.

Par contre, les BRICS font de plus en plus d’émules dans le monde et représentent déjà, dans leur périmètre actuel, plus de la moitié de l’humanité. Leurs échanges commerciaux entre-elles se font de moins en moins en dollars et les premiers signes de fragilité de ce dernier se font déjà sentir.

Murés dans leurs certitudes, les principaux dirigeants européens ne veulent pas voir les choses et continuent à vouloir imposer aux peuples européens un fédéralisme rendu totalement anachronique par l’apparition quasi-certaine d’un futur monde multipolaire.

Dans celui-ci, contrairement au monde « globalisé », les nations et les peuples qui les ont fait retrouveront toute leur place et enverront dans les oubliettes de l’Histoire tous ceux qui voulaient les détruire.

La bataille finale va s’engager en 2024

Même s’il est trop tôt pour parler de la victoire du monde multipolaire sur le monde monopolaire de l’élite mondialisée, c’est maintenant l’heure des choix. Car c’est aux peuples, et aux peuples seuls partout où ils le peuvent, de faire entendre leurs choix. Pour les peuples de l’Union Européenne, ce sera dans moins de six mois. Allons-nous accepter, par notre silence, la disparition de nos nations souveraines pour mieux nous laisser asservir par cette élite financiaro-mondialiste insatiable ?

Quel serait notre avenir si le choix de nos dirigeants n’était pas le bon, et nous avons de sérieuses raisons d’en douter ?

Par ailleurs, les BRICS qui font de plus en plus d’adeptes, seront-ils capables de conserver leur unité d’action pour réorganiser un monde traumatisé par des grandes peurs souvent injustifiées mais qui laisseront des traces profondes.

Pour les Etats-Unis également, 2024 sera l’année d’un choix crucial. Ce grand peuple profondément divisé sera-t-il capable de se débarrasser, comme Trump l’ exhorte à le faire, de ce « marigot de Washington » (et de Wall Street) et ne plus se contenter de l’apparence de la démocratie ? On comprend pourquoi la réélection de Trump risque de ne pas être une promenade de santé 

Dénoncer l’antisémitisme et combattre le sionisme politique

Source : RzO International - Le 20/12/2023.

par Mohamed El Bachir

 «Nous aussi, nous aimons la vie quand nous en avons les moyens.

Nous dansons entre deux martyrs et pour le lilas entre eux, nous dressons un minaret ou un palmier».1             

L’État français sous tutelle du sionisme

Le 20 février 2019, lors du 34ème dîner organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le chef de l’État français, E. Macron s’est engagé à intégrer dans les textes de référence une nouvelle «définition de l’antisémitisme élargie à l’antisionisme» tout en affirmant que : «L’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme».2

Un an avant, le 7 mars 2018, dans les mêmes circonstances, E. Macron avait déjà souligné l’engagement de l’État français contre l’antisémitisme non sans déclarer que : «La sécurité de notre allié israélien est une priorité absolue, elle n’est pas négociable, je le répète ici clairement avec la plus grande fermeté».3

Au 37ème dîner, c’est le Premier ministre J. Castex qui, au nom du président retenu à Bruxelles, engagea l’État français à bafouer le Droit international en annonçant que «Jérusalem est la capitale éternelle du peuple juif. Je n’ai jamais cessé de le dire».4

Le 8 février 2012, l’ancien président N. Sarkosy avait tracé la nouvelle politique internationale de la France en déclarant «la France ne transigera pas avec la sécurité d’Israël, parce qu’Israël c’est un miracle…»5

Et sous la présidence de F. Hollande ? Les liens entre le parti socialiste et le sionisme politique rendent tout commentaire superfétatoire !

De toute évidence, les différents dirigeants cités n’ont pas tenu compte de l’avertissement énoncé en 2003 par le président Chirac en des termes sans équivoque : «il y a dix ans, je fêtais avec vous le demi-siècle du CRIF, et tous, nous étions alors animés d’un formidable espoir. C’était au lendemain des accords d’Oslo. Aujourd’hui, l’espérance a laissé la place au désarroi. Et il est difficile, dix ans après, de parler de cette cruelle impasse dans laquelle chacun s’est peu à peu tragiquement enfermé».6

Au contraire, l’État français a relégué la question palestinienne au second plan en se soumettant à l’impérialisme israélo-états-unien. Soumission jusqu’au point de devenir, aujourd’hui, complice de l’État d’Israël. E. Macron télégraphiste de B. Netanyahou ? Par exemple, en envoyant l’ancien ministre des Affaires étrangères, J.Y. Le Drian secondé par le directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), Bernard Emié, pour faire pression sur le gouvernement libanais. Leur mission ? Créer une zone tampon au sud du Liban entre la ligne du Litani et la ligne bleue. Démilitariser le sud du Liban afin de rassurer les habitants israéliens des colonies limitrophes du Liban… Et jouer le gendarme d’Israël dans la mer Rouge au côté de l’impérialisme états-unien.

Le «miracle Israël» : coloniser la terre et expulser l’autochtone

Afin qu’Israël soit l’éternelle victime, il est nécessaire de commencer par introduire dans le langage et puis dans la loi de nouveaux «concepts». Entre autres, antisémitisme et antisionisme doivent traduire la même signification, à savoir, le rejet du juif… Il va de soi que la population européenne et française, en particulier, est malléable sur cette question au regard de ce qu’a subi la population juive en Europe. Pogroms… camps de concentration, chambres à gaz sous le nazisme avec la collaboration de Vichy… La Chambre des représentants des États-Unis, début décembre 2023, a franchi le pas en approuvant une résolution établissant que l’antisionisme est de l’antisémitisme…

Pourtant, quelques définitions suffisent pour lever toute ambiguïté.

• Antisémitisme : Racisme envers le sémite réduit à racisme envers le juif. 

• Sionisme politique : «le sionisme politique aspire à la création, en Palestine, pour le peuple juif d’un foyer garanti par le droit public…»7 (Congrès de Bâle :1897).

Une aspiration devenue réalité à partir de la déclaration du ministre des Affaires étrangères de l’Angleterre, puissance occupante de la Palestine. Que propose la déclaration du ministre Lord Balfour (1917) ?

«Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement d’un foyer national pour les Juifs et fera tous les efforts possibles en vue de faciliter la réalisation de cet objectif, étant bien entendu que rien ne sera entrepris qui puisse causer un préjudice aux droits civils et religieux des communautés non juives existant en Palestine ou aux droits et au statut politiques dont jouissent les juifs dans n’importe quel autre pays».[7]

«Le miracle» sioniste : L’enfer pour le peuple palestinien

Cette déclaration contient en elle une contradiction pour ne pas dire une aberration puisque la population autochtone concernée et à qui on ne veut pas causer de préjudice, n’a pas été consultée. Bref, le sionisme politique n’est rien d’autre qu’un colonialisme dont la particularité par rapport à l’apartheid et aux colonialismes classiques est la suivante : Coloniser la terre en déracinant l’autochtone. Arthur Koestler, sioniste de la première heure et compagnon de l’extrémiste sioniste Vladimir Jabotinsky, définit la déclaration Balfour dans son livre «Analyse d’un miracle» comme étant «un document par lequel une première nation promettait solennellement à une deuxième nation le pays d’une troisième nation».8

Les conséquences sont évidentes. Les puissances coloniales aidèrent le mouvement sioniste pour organiser l’immigration des juifs d’Europe et leur implantation en Palestine. Ce qui entraîna, évidemment, des révoltes de la population palestinienne à majorité paysanne avec son point culminant : Le soulèvement de 1936-1939 sous le commandement de Hajj Amin et Azzedine Kassem. Elle fut réprimée dans le sang par l’armée britannique avec l’aide des forces militaires sionistes dont la milice Haganah. Hajj Amin fut exilé par la puissance mandataire. A. Kassem fut assassiné durant le soulèvement palestinien. Et aujourd’hui, l’une des forces de la Résistance palestinienne à Gaza porte le nom de Azzedine Kassem…

En Cisjordanie, à Gaza, le sionisme continue son œuvre de déracinement et d’effacement d’un peuple de sa terre… Avec cynisme mais avec lucidité, A. Koestler décrit Israël comme «un phénomène historique aberrant. C’est une espèce de monstre à la Frankestein, conçu sur bleus d’architectes et couvé dans les laboratoires de la diplomatie…Il existe en fin de compte grâce à un fait accompli dont la population indigène est la victime».[8]

Un monstre à la Frankestein que l’impérialisme occidental, les Monarchies du Golfe et les États signataires des Accords d’Abraham alimentent. Convergence stratégique : l’Iran et la résistance arabe dont le Hezbollah est le fer de lance sont en ligne de mire9

Et l’avènement du royaume d’Israël ne peut advenir sans l’effacement politique du peuple palestinien. Au Moyen-Orient, le passé est toujours présent…

  1. Mahmoud Darwich, «La terre nous est étroite et autres poèmes». Poèsie/ Galimard. Page 227.
  2. https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/02/20/antisemitisme-plus-jamais-ca
  3. https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2018/03/07/conseil-representatif-des-institutions-juives-de-france
  4. https://www.gouvernement.fr/discours-de-jean-castex-au-36eme-diner-du-conseil-representatif-des-institutions-juives-de-france
  5. https://www.elysee.fr/2012/02/08/declaration-de-m-nicolas-sarkozy-president-de-la-republique-notamment-sur-les-relations-franco-israeliennes-a-paris-le-8-fevrier-2012
  6. https://www.elysee.fr/2003/05/22/discours-de-m-jacques-chirac-president-de-la-republique-sur-la-memoire-de-la-shoah-la-lutte-contre-lantisemitisme-la-defense-de-la-cohesion-nationale-et-la-recherche-de-la-paix-au-proche-orient-paris-le-22-mai-2003
  7. Yohanan Manor : «Naissance du sionisme politique». Collection Archives dirigée par Pierre Nora et Jacques Revel. Edition Galimard Julliard. Pages 112, 106, 26, 224
  8. Arthur Koestler : «Analyse d’un miracle». Circé poche. Pages 31, 51-52
  9. https://www.legrandsoir.info/l-iran-et-la-resistance-libanaise-en-ligne-de-mire

PISA 2023 dit d’abord le terrible échec des années Macron

Source : Le Courrier des Stratèges - par Edouard Husson - Le 05/12/2023.

PISA 2023 dit d’abord le terrible échec des années Macron

L’étude PISA 2023, parce qu’elle compare 80 pays, est extrêmement riche d’enseignements sur l’ensemble des sociétés concernées. Dans le cas de la France, on remarque que, depuis 2003, les performances françaises avaient été moyennes mais relativement stables. Or les chiffres publiés en 2023 (tests effectués en 2022) disent d’abord l’échec du gouvernement Macron.

Rappelons-tout d’abord que le classement PISA (Program for International Student Assessment) est un test effectué dans plusieurs dizaines de pays(80 en 2022), pour mesurer et comparer le niveau d’élèves de quinze ans dans ces pays.

Depuis les années 2000;comme le montrent les tableaux ci-dessus, la France n’était pas très performante mais relativement stable.En 2022-23, il y aune chute évidente et spectaculaire.

L’échec du macronisme est flagrant.

On comprend mieux, à lire les résultats,pourquoi Gabriel Attal se livre à une communication massive.

Dans deux des trois matières sur lesquelles les élèves ont été testés, la chute est spectaculaire. En sciences, il y a stagnation.En lecture et en mathématiques, c’est du -20 points.

On peut penser à l’effet COVID. On voit l’effet catastrophique des confinements imposés par Macron sur les enfants.

On dira, bien entendu, que le dédoublement des classes du primaire mis en place par Jean-Michel Blanquer,n’a pas encore porté ses fruits. Mais dans une vie politique où la communication sert à faire croire que Jupiter fait tomber la foudre là où il veut, instantanément, on mesure un gouvernement aux résultats immédiats qu’il a à présenter.

Et puis, le macronisme est l’aboutissement de la “sécession des élites”, ces dernières se préoccupant peu d’autres enfants que leur progéniture. On est en plein dans le monde annoncé par Michael Young dès la fin des années 1950, et disséqué depuis trois décennies par Emmanuel Todd: celui d’une société où les 35% de diplômés de l’enseignement supérieur se préoccupent peu de l’éducation des jeunes Français en général.

 

Gaza : Les premiers enseignements de la guerre

par René Naba - Le 05/12/2023

• La France à Gaza : une monumentale pantalonnade diplomatique, résultante de la rencontre d’un bouffon et de son seigneur.
• L’usage de l’intelligence artificielle par Israël : Un aveu de faiblesse.
• Walid Al Khalidy : En 6 semaines de guerre contre Gaza, Israël a tué plus de Palestiniens qu’en 106 ans de présence juive en Palestine.

La genèse de la coalition internationale contre le Hamas : Une géniale idée du génial BHL

C’est l’histoire de la rencontre d’un bouffon et de son seigneur, qui va déboucher sur une monumentale pantalonnade diplomatique de la France lors de la guerre de Gaza.

Celle de Bernard-Henri Lévy, l’éternel «conseiller des princes» et de Emmanuel Macron, le Jupiter de France. Autrement dit, la rencontre du mauvais génie de la diplomatie française et du petit génie de la diplomatie française, lors de la guerre israélo-palestinienne de Gaza, en octobre 2023. Elle provoquera une déflagration ravageuse… pour la diplomatie française, précisément. Voire une pantalonnade monumentale pour la diplomatie française.

Ravissant le rôle de Alain Juppé, à l’époque patron du Quai d’Orsay, lors de la guerre de Libye, en 2011, BHL avait conseillé à Nicolas Sarkozy de bombarder le pays. Avec le succès que l’on sait. Récidiviste impénitent, en 2023, le philosophe du botulisme soufflera au balnéaire du Touquet, douze ans plus tard, une idée qui se voulait «géniale» :
La constitution d’une coalition internationale contre le Hamas, sur le modèle de la coalition internationale contre Daech, mise sur pied lors de la guerre de Syrie, en 2O12.

Mais l’idée recelait un piège de taille : La coalition internationale contre Daech comprenait des États arabes, alors que la coalition internationale contre le Hamas a suscité un tollé international par son caractère saugrenu.

Sans doute flatté par la fréquentation de cet intellectuel médiatique, négligeant le fait que cet «éternel nouveau philosophe», en fait, le fer de lance de la guerre médiatique pro-israélienne sur le théâtre européen, est davantage un homme de l’OTAN plus qu’un homme de son temps. Conséquence de ce judicieux conseil : Jupiter de France a fait l’objet d’un tir croisé tant de la presse arabe que de la presse française. Une vitrification en règle.

Il était pour autant admis depuis Jean de la Fontaine que «Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute» (Le Corbeau et le Renard).1

Mettant à profit le branle-bas diplomatique déclenchée par l’opération «Déluge Al Aqsa», Emmanuel Macron a dépêché au Liban son émissaire attitré, M. Jean Yves Le Drian, fin octobre, pour sonder les autorités libanaises, alliées de la France, – le patriarche maronite et les chefs des anciennes milices chrétiennes, Samir Geagea (Forces Libanaises) et Sami Gemayel, (phalangiste) -, sur la possibilité de modifier la résolution 17401 du Conseil de Sécurité de l’ONU, en vue d’aménager une zone démilitarisée dans la région frontalière libano-israélienne et entraver ainsi toute possibilité d’action du Hezbollah libanais contre Israël.

L’entretien de l’émissaire français avec M. Gebrane Bassil, chef du Courant Patriotique Libanais (CPL), a été bref et houleux. M. Le Drian plaidant en faveur de l’élection du commandant en chef de l’armée libanaise, le général Joseph Aoun, à la présidence de la République libanaise «dans l’intérêt de la France et de l’Europe», faisant valoir que sa présence à la tête de l’État Libanais pourrait brider le flux migratoire des réfugiés syriens vers l‘Europe, oubliant que sous la mandature du socialiste François Hollande, dont il était le ministre de la défense, la France a été un des chefs de file de la destruction de la Syrie.

Dans la foulée, La France a même demandé au Liban l’autorisation de faire accoster un bateau transportant 500 soldats et 50 véhicules blindés, mais la requête française a été refusée. Résultat de ce micmac : Le journal libanais Al Akhbar n’a pas hésité à qualifier la France d’«odieux agent stipendié au service de l’ennemi», alors que Le Monde, titrait plus sobrement «À Dubaï, Emmanuel Macron fait les frais de l’irritation des dirigeants arabes».

Les manifestations pro palestiniennes jusque-là interdites en France au début des hostilités ont subitement commencé à fleurir sur les places publiques françaises. Ce qui a permis à Catherine Colonna, ministre des Affaires étrangères, dont la prestation tout au long de cette séquence a été d’une pâleur étincelante, d’assurer d’une voix suave, tranquillement : La France affiche une «position claire depuis le début» du conflit entre Israël et le Hamas en affirmant qu’il «est possible à la fois d’être solidaire des Israéliens et des Palestiniens»… Un rétropédalage express en somme.2,3,4

*
L’usage de l’intelligence artificielle par l’armée israélienne dans la guerre de Gaza : Un aveu de faiblesse

Disposant d’une supériorité aérienne absolue, d’une armée qui passe pour être l’une des plus performantes au monde, Israël a néanmoins mis en service l’intelligence artificielle pour le bombardement de la bande de Gaza, sans toutefois obtenir ni la capitulation du Hamas, que le Premier Ministre Benyamin Netanyahou s’était juré d’éradiquer, ni le soulèvement de la population contre le mouvement islamiste palestinien.

Qu’Israël fortement soutenu militairement par les États Unis, et diplomatiquement et médiatiquement par le bloc occidental, ne soit pas parvenu à la reddition de l’enclave, soumise, de surcroit à un blocus depuis 2008, soit depuis 14 ans, constitue un aveu d‘impuissance d’autant plus manifeste, que son ennemi dispose d’équipements rudimentaires, de fabrication majoritairement artisanale.

Une longue enquête du média israélo-palestinien de gauche +972, en date du 30 novembre 2023 le confirme.

Le quotidien Libération en fait état. L’utilisation de ce type de technologies, explique-t-il, se fait dans un cadre outils algorithmiques destinés à optimiser l’action sur le terrain. Trois algorithmes, nommés «Alchemist», «Gospel», et «Depth of Wisdom» sont mobilisés. Un autre système, «Fire Factory», a été décrit en juillet 2023 par Bloomberg.

Dans un contexte militaire, l’IA est utilisée pour analyser un très grand nombre de données issues du renseignement (ou de la logistique dans certains cas), et estimer rapidement les effets des différents choix stratégiques possibles. Deux outils, en particulier, seraient utilisés par Tsahal dans le cadre des attaques menées depuis le 7 octobre. Le premier, «Gospel» (ou «Habsora»), vise à suggérer les cibles les plus pertinentes pour une attaque, dans un périmètre donné. Le second, «Fire Factory», sert à optimiser, en temps réel, les plans d’attaques des avions et des drones, en fonction de la nature des cibles choisies. L’algorithme se chargerait de calculer la quantité de munitions nécessaires, d’attribuer les cibles aux différents avions et drones, ou de déterminer l’ordre le plus pertinent pour les attaques.5

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Walid Al Khalidy : En 6 semaines de guerre contre Gaza, Israël a tué plus de Palestiniens qu’en 106 ans de présence juive en Palestine

Mais cette écrasante supériorité militaire israélienne, amplifiée par le pont aérien américain, a fait de ce conflit «l’un des plus destructeurs et meurtriers du XXIe siècle». Au point qu’un historien palestinien de renom, Walid Al Khalidy, fondateur de l’Institut d’Études Palestiniennes, a estimé qu’Israël a tué en six semaines de Guerre contre le Hamas à Gaza, près de 20 000 Palestiniens, la plupart des civils, soit plus qu’en 106 ans de présence juive en Palestine, amorcée avec la Promesse Balfour portant création d’un «Foyer national juif en Palestine», en 1017.

De son côté, M. Haytham Manna, président de l’Institut Scandinave des Droits de l’Homme (SIHR), et doyen des opposants politiques syriens, a précisé que la guerre de destruction de Gaza a compté en 55 jours, le double des pertes civiles enregistrées en deux ans de guerre en Ukraine (2022-2023).

Et que le nombre de journalistes, de médecins et de servants des institutions des Nations unies opérant dans l’enclave est infiniment supérieur au nombre de ceux tués en 20 ans de Guerre du Vietnam (1955-1975) ou en 8 ans de guerre d’Irak (2003-2011).

Plus précisément 50 journalistes ont été tués en 45 jours à Gaza, dont 11 dans le cadre de leurs fonctions : l’un des bilans les plus meurtriers de ce siècle.6

Sur le front Nord, à la frontière libano israélienne, le Hezbollah a infligé à l’armée israélienne les pertes suivantes :

L’usage de l’intelligence artificielle et des armes les plus sophistiqués de l’arsenal occidental n’ont pas découragé les ennemis d’Israël.

Ainsi sur le Front Nord, la première phase de la Guerre (8 octobre – 28 novembre 2023), le Hezbollah a mené 299 opérations contre l’armée israélienne, contraignant l’État Hébreu à évacuer 70 000 personnes de 43 agglomérations de la zone.

Optant pour une stratégie de montée progressive de la tension à la frontière libano israélienne afin d’aveugler Israël à sa frontière Nord, la formation paramilitaire chiite a réussi à neutraliser le dispositif de surveillance, de repérage et d’écoutes établi le long de la frontière israélienne, infligeant même des dégâts au «Mur de Séparation», édifié en ciment dans la zone pour empêcher les infiltrations de commandos libanais.

Les pertes israéliennes sur le front libanais se sont établies comme suit : 21 drones abattus, 40 positions fortifiées endommagées, de même que 170 caméras de surveillance, 77 systèmes de télécommunications, 47 radars, 47 système de brouillage électronique, alors que le nombre des pertes humaines s’est élevé à 355 victimes (tués ou blessés)

L’engagement du Hezbollah dans la guerre a contraint Israël à immobiliser dans la région frontalière libano-israélienne le tiers des effectifs logistiques de l’armée israélienne, y compris des troupes d’élite, la moitié de ses forces navales, alors que 50 pour cent de sa force balistique a été positionnée en direction du sud-Liban.7

Le coût de la guerre durant cette même période a été évalué à 50 milliards de dollars, dont 28 milliards de dollars de dépenses militaires pour Israël. Ce chiffre ne tient pas compte du pont aérien assuré par les États Unis en vue de ravitailler l’armée israélienne, notamment des missiles «Patriot» pour équiper le Dôme de fer israélien qui protège l’espace aérien de l’État Hébreu de la balistique palestinienne, ni des superbombes anti bunker pour perforer les tunnels du Hamas.

Le Center for Strategic and International Studies (CSIS) estime qu’une batterie de Patriot coûte environ 1,1 milliard de dollars : 400 millions de dollars pour le système, 690 millions de dollars pour les missiles – le prix d’un missile à l’unité est évalué à 4,1 millions de dollars (3,80 millions d’euros).

Et les Israéliens prédisent que la guerre de Gaza va durer plusieurs semaines… Aux frais partiels du contribuable américain, déjà sollicité pour la guerre en Ukraine.

source : Madaniya

  1. Sur le rôle de BHL, cf, ce lien du journal Libération sur l’invisibilité de la diplomatie française depuis la guerre de Gaza. https://www.liberation.fr/proche-orient-comment-les-improvisations-de-macron-malmenent-lheritage-de-la-diplomatie-francaise/2023/12/01
  2. Sur ce lien l’article d’Al Akhbar, pour le locuteur arabophone cf, ce lien «La France, un odieux agent stipendié au service de l’ennemi».
  3. Et l’article du journal Le Monde. A Doubaï, Emmanuel Macron fait les frais de l’irritation des dirigeants arabes. https://www.lemonde.fr/2023/12/02/a-dubai-macron-fait-les-frais-de-l-irritation-des-dirigeants-arabes
  4. Sur Bernard Henri Lévy, Homme de son temps ou homme de l’OTAN ? https://www.renenaba.com/bhl-l-homme-des-ides-de-mars
  5. Pour aller plus loin sur ce thème, cf, ce lien
    https://www.liberation.fr/comment-larmee-israelienne-utilise-lintelligence-artificielle-pour-bombarder-gaza/2023/12/02
  6. Pour le locuteur arabophone, le décompte de M. Haytham Manna, cf ce lien.
  7. Pour le locuteur arabophone, le bilan des pertes infligées par le Hezbollah à Israël, cf ce lien.

Juifs/Arabes : Le «deux poids deux mesures» de la France

 

Source : RzO International - Le 05/12/2023.

par Jérôme Henriques

«La France ne pratique pas de double standard … toutes les vies se valent et il n’y a pas de hiérarchie» a récemment déclaré Emmanuel Macron a propos de notre façon de considérer les victimes civiles, selon qu’elles soient israéliennes ou palestiniennes, depuis les évènements du 7 octobre. Une phrase lancée comme ça, sans explications ni exemples, qui rappelle un peu le principe de dénégation freudien (en niant un phénomène que je décris moi-même, je prouve en réalité son existence) et sonne comme un aveu de culpabilité.

En affirmant son «soutien inconditionnel à Israël», trois jours seulement après l’attaque du Hamas, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (4ème personnage de l’État et figure de la Macronie) avait donné le ton. Celui d’un refus d’objectivité dans la façon de considérer ce qui allait suivre, à savoir la réponse d’Israël face à l’attaque du Hamas ; une réponse qui, comme le laissait entrevoir les déclarations (et la personnalité même) de Benyamin Netanyahou, allait se matérialiser par des frappes aveugles et indiscriminées dans la bande de Gaza. Et comme si cela ne suffisait pas, la même présidente Braun-Pivet s’était rendue en Israël 12 jours plus tard (soit le 22 novembre), en présence du très islamophobe Eric Ciotti et du très israëlophile (et proche de Netanyahou) Meyer Habib.

Un «soutien inconditionnel» partagé par une grande partie de la classe politique (LREM, LR, RN) et appuyée par les grands médias (BFMCNEWS), lesquels rappellent en boucle depuis le 7 octobre les crimes commis par le Hamas (1200 victimes civiles) et le «droit d’Israël de se défendre». Et ce, malgré tout ce qu’il s’est passé depuis : malgré la postériorité de la riposte (qui ressemble plus à une vengeance qu’à une légitime défense), malgré les déclarations tonitruantes de Netanyahou et autres dirigeants israéliens (évoquant Gaza comme «cité du mal»suggérant de «raser la zone»…), et surtout, malgré les crimes de guerre commis par Israël (reconnus par l’ONU et de nombreuses ONG) et la catastrophe humanitaire à Gaza (plus de 14 000 victimes civiles à ce jour).

Pour contrecarrer ces faits sordides (et canaliser l’opinion publique dans la bonne direction), on allume des contre-feux. On revient à l’actualité française et on claironne sur l’antisémitisme. Ainsi en est-il des quelques (prétendus) 1500 actes antisémites recensés sur la plate-forme Pharos (dont BFM et CNEWS font la publicité à longueur de journée). Du déclaratif seulement : les exemples concrets/prouvés n’étant quant à eux pas légion. Deux cas parmi les plus médiatisés : l’agression d’une femme juive chez elle à Lyon et les dessins au pochoir d’une étoile de David sur des murs parisiens. Dans les deux cas, l’affaire s’est rapidement dégonflée. Dans le premier cas, elle s’oriente désormais vers un faux-témoignage lié à des problèmes conjugaux et dans le second vers une tentative de déstabilisation liée à l’étranger (Moldavie/Russie).

On peut par ailleurs s’interroger sur le rôle des médias, et en particulier des chaînes d’infos en continu, dans tout ce raffut. Il est communément admis, en sociologie, que la (sur)médiatisation d’un phénomène participe à sa propagation (par mimétisme), voire en est parfois l’origine (cf. l’effet Werther, l’affaire des chevaux mutilésles piqûres en boite de nuit). On est également en droit de se demander «à qui profite le crime», à l’évocation d’actes sans victime(s) et dont on ne retrouve pas les auteurs. On fait des «unes» sur des tags antisémites, on enchaîne sur «les juifs ont peur» (en pointant éventuellement la responsabilité de la communauté arabe/musulmane au passage) et on occulte pendant ce temps le martyr de milliers de Palestiniens à Gaza.

Les anciens se souviennent sans doute dans les années 80-90 de nombreux faux-tracts prétendument anti-France (ou prônant le racisme anti-Blancs) mais provenant en fait de l’extrême droite. Les ficelles étaient grosses («nous les musulmans, détestons la France, allons envahir votre pays et nous remercions la gauche pour son aide»), et heureusement, n’attrapaient pas grand monde. Épisodiquement, le phénomène a depuis refait son apparition, donnant même lieu ici ou là à quelques condamnations (jusque dans les rangs du Front/Rassemblement National). À l’époque (et jusqu’il y a peu), aucun média «sérieux» ne donnait crédit ni ne divulguait ce type d’informations (sauf à en évoquer le dénouement judiciaire).

Mais les choses ont changé. L’heure est désormais à l’immédiateté de l’information, avec tout ce que cela implique de manque de recul et de dérives. Les médias font flèche de tout bois, les plateaux télés se transforment en tribunaux médiatiques et les éditorialistes en enquêteurs ou en juges. Ainsi a-t-on pu voir récemment certains d’entre eux débattre sur des faits sans importance (des tags sur un mur par exemple), spéculant sur leur mobile (l’antisémitisme) ou leur origine (la communauté arabe/musulmane), et ce, en l’absence de preuves, de suspects, et en dehors de toute procédure judiciaire ; les mêmes faisant ensuite mine de s’étonner de la recrudescence de tels actes, voire, plus globalement, de l’importation en France du conflit israélo-palestinien.

Bien sûr, il ne s’agit pas ici de nier l’existence d’actes antisémites, ni leur gravité. On se souvient par exemple des meurtres odieux d’Ilan Halimi, Sarah Halimi, Mireille Knoll agressés parce que juifs. Il s’agit par contre d’éviter de tout mettre sur le même plan (des tags vs des agressions physiques) et de refuser les accusations sans preuves. Il s’agit aussi de dénoncer le dévoiement d’une idée (la lutte contre l’antisémitisme) et son utilisation comme «écran de fumée» dans un contexte de politique étrangère (et de parti-pris mené par la France). Notons que des agressions physiques avérées (comme l’attaque d’une conférence sur la Palestine à Lyon), dont les auteurs et le mobile ont été identifiés, n’ont pas donné lieu à la même couverture médiatique.

Répétons le encore : s’en prendre à un personne parce qu’elle est juive, qu’elle porte une kippa, est grave. Cela s’appelle du racisme (ou de l’antisémitisme) et cela doit être condamné. En revanche, lorsque cette même personne, qui dispose qui plus est d’une aura médiatique, devient un militant nationaliste, on n’est plus tout à fait dans le même registre. Ainsi en est-il de certains acteurs/animateurs… qui soutiennent publiquement Israël, s’en font les avocats inconditionnels, s’indignent des morts d’un côté et pas de l’autre, et viennent ensuite s’étonner qu’on leur renvoie leur identité à la figure. Quelle différence entre Jean-Jacques Goldman (personnalité préférée des français) et Arthur (actuellement sous protection policière) ? Je vous laisse deviner.

Bien entendu là encore, il ne s’agit pas de justifier la violence verbale (ou les insultes), mais de distinguer ce qui relève du fond et de la forme ; de distinguer des propos impersonnels, contextualisables, d’une véritable menace pour les autres ou la société. La chasse aux actes antisémites prend d’ailleurs des allures de «moustique tiré au bazooka», quand on voit la disproportion des moyens employés (plus de 600 interpellations depuis le 7 octobre) et des peines prononcées : des gamins poursuivis pour des chants débiles dans le métrode la prison ferme pour des tags sur un mur. Des propos idiots, outranciers, à l’évidence, mais depuis quand traque-t-on de tels propos au sein du «petit peuple» ? Qu’on se penche du côté des Zemmouriens/Lepenistes, des supporters de foot, ou de certains circassiens contrariés

Cette hystérie philosémite se trouve assez bien illustrée par «l’affaire Guillaume Meurice». Qualifié d’antisémite suite à un sketch sur France Inter, l’animateur a fait l’objet d’un dépôt de plainte de l’Organisation juive européenne (OJE), d’un «lâchage» et d’une sanction de la part de sa direction, d’une mise en garde de la part de l’Arcom, d’interventions politiques (à l’assemblée nationale), en plus d’un lynchage médiatique et de menaces de mort. Tout ça pour quoi ? Pour avoir comparé Netanyahou à «une sorte de nazi sans prépuce». Pendant ce temps, certains politiques ou journalistes ont pu tenir des propos ouvertement racistes et violents (assimilant les Arabes au terrorisme, justifiant le massacre d’enfants palestiniens) sans être inquiétés le moins du monde (exemple iciici ou ici).

On peut également citer «l’affaire Mohamed Kaci», du nom de ce journaliste de TV5 Monde rabroué par sa direction pour avoir osé porter la contradiction à un officier de l’armée israélienne. Alors que ce dernier revendiquait ouvertement la loi du Talion («œil pour œil, dent pour dent») face aux Gazaouis, le journaliste l’a pris de court, lui demandant : «Donc vous vous comportez comme le Hamas, c’est ce que vous nous dites ?» Une question qui a provoqué la colère du propagandiste, obligeant le journaliste à écourter l’entretien. Il faut dire que le militaire israélien, invité à venir dérouler sa propagande de guerre sur tous les plateaux télés (qui s’en étonne d’ailleurs ?), n’a pas l’habitude qu’on vienne lui porter la contradiction.

Même partialité au sommet de l’État. Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat organisent des manifestations contre l’antisémitisme pendant que des préfets interdisent un peu partout des manifestations pro-palestiniennes. Au nom de quoi ? D’un risque de trouble à l’ordre public ? Des actes ou propos antisémites ? Lorsqu’elles ont lieu, ces manifestations se déroulent dans le calme et aucun problème n’a été signalé à ce jour. Ces décisions sont purement politiques. Elles visent à museler l’opinion publique et à affaiblir, à décourager le soutien à la cause palestinienne. Notons que les tribunaux administratifs viennent parfois casser ces interdictions, lesquelles ont également tendance à diminuer dans le temps. Il faut dire que la France fait figure d’exception, ce type de manifestations étant autorisé dans la plupart des autres pays.

Ces dérives autoritaires trouvent leur paroxysme dans les prises de position de certains parlementaires de droite. On se souvient de la proposition de loi en 2019 d’une trentaine de députés LREM (emmenés par Sylvain Maillard) visant à délictualiser «l’antisionisme» en l’associant à une forme d’antisémitisme (un texte adopté en première lecture puis finalement abandonné). Plus récemment, ce sont 16 sénateurs LR (emmenés par Stéphane Le Rudulier) qui sont revenus à la charge en proposant de pénaliser l’antisionisme par… des peines de prison : un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour «contestation de l’État d’Israël», deux ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende pour «injure envers l’État d’Israël», cinq ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende pour «provocation à la haine envers Israël».

Un «sens de la mesure» qui a poussé le même député LR (Le Rudulier) à demander la dissolution de LFI (+ NPA …), pour cause «d’apologie du terrorisme et du Hamas». Ce qui ressemble à de la diffamation, quand on se penche sur les réels propos des responsables LFI. Refusant (sous pression constante des journalistes) d’utiliser le terme de «terrorisme», pour des raisons qu’ils ont expliquées (à savoir que ce terme n’est pas reconnu en droit international), ces derniers n’en ont pas moins condamné les attaques du Hamas (les qualifiant de «crimes de guerre»). Notons qu’Amnesty International (qu’il est difficile d’accuser de sympathie pro-Hamas, vu ses rapports à charge pour le groupe) a fait l’objet des mêmes accusationspour les mêmes raisonsavec la même mauvaise foi

Dans cette «chasse aux sorcières» où l’on est sommé de condamner ci ou ça (ou ci mais pas ça), manifester ici ou là (surtout si on est d’origine étrangère), en reprenant bien les idées/formules du système («Hamas = terroristes», «Israël = démocratie», «Israël a le droit se défendre», «tous les morts sont la faute du Hamas»), où même le silence (ou les «non tweets») deviennent suspects («untel a tweeté pour les Palestiniens mais pas pour les Israéliens oulala»), on pourrait presque s’étonner de se considérer encore dans un pays libre. On semb