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Palestine : La diplomatie française est-elle sous l’influence du lobby sioniste ?

par Samir Hamma

Des diplomates à la retraite, des politiciens et des analystes dénoncent un alignement disproportionné de la France sur les positions israéliennes, souvent au détriment d’une politique étrangère équilibrée.

Dans les arcanes obscurs de la diplomatie française, la question palestinienne cristallise des positions de plus en plus irréconciliables. Entre les pressions du lobby israélien, incarné notamment par le CRIF, et les tenants d’une position d’équilibre au Proche-Orient, le président Macron semble avoir choisi son camp. En témoigne son refus récent de reconnaître l’État palestinien arguant avec nonchalance que «ce n’était pas raisonnable de le faire maintenant». Dans une tribune publiée en novembre dernier dans le journal Le Monde, plusieurs ambassadeurs français à la retraite ont, de leur côté, exprimé leur mécontentement face à la politique pro-israélienne privilégiée par l’ancien cadre de la banque Rothschild, lui reprochant de céder, de manière à peine voilée, aux pressions du lobby sioniste. Les anciens diplomates ont ainsi critiqué la position officielle de la France qu’ils estiment trop alignée sur celle des États-Unis et d’Israël. Et, fait notable, ils ont explicitement regretté que cette tendance soit en partie due à des pressions «extérieures» capables de peser sur des décisions politiques majeures. Selon eux, cette situation aurait pour conséquence de s’écarter de la tradition diplomatique française d’équilibre au Moyen-Orient, communément qualifiée de «politique arabe» et qui a été initiée par le général de Gaulle dans les années soixante. Mais au-delà des griefs adressés au locataire de l’Élysée, cette tribune a également eu le mérite de poser implicitement la question de l’existence d’un lobby israélien puissant en France.

«Un lobby qui dirige clandestinement la politique étrangère de la France»

Dans ses nombreux articles évoquant l’importance du lobby pro-israélien français sur le site Orient XXI, le journaliste Jean Stern apporte des éclairages sur les mécanismes d’influence sionistes. Il y décrit des techniques de lobbying sophistiquées, allant de la pression directe sur les responsables politiques à des campagnes médiatiques orchestrées pour modeler l’opinion publique. Stern explique que cette influence n’est pas toujours visible, mais elle est particulièrement efficace en coulisses, où les décisions cruciales sont prises. Il souligne ainsi que ce lobbying intense peut parfois entraver les relations diplomatiques, notamment entre la France et les pays arabes.

Contacté par TRT Français, l’essayiste et chercheur en relations internationales, Bruno Guigue estime, lui aussi, que ce lobby existe bel et bien. «On nous dit qu’il n’existe pas parce que si on admettait son existence, il faudrait reconnaître que la politique étrangère de la France est soumise à son influence. Et donc il faudrait admettre qu’il y a une sorte d’État dans l’État qui, clandestinement ou de manière souterraine, dirige la politique étrangère de la France. Or, cela correspond en grande partie à la réalité. Oui, il y a un lobby pro-israélien en France».

L’auteur de «Aux origines du conflit israélo-arabe : l’invisible remords de l’Occident» estime par ailleurs que la pierre angulaire de ce groupe de pression est incarnée par le Conseil représentatif des Institutions juives de France (CRIF). «Il y a un lobby pro-israélien dont la représentation officielle est incarnée par le CRIF. C’est une fraction de la communauté juive organisée qui prétend parler au nom des juifs de France, qui est totalement alignée sur les exigences de Tel-Aviv. Ce lobby est très influent dans les milieux politiques, médiatiques, académiques, économiques et autres… Et il exerce effectivement une pression sur la classe politique. Pour moi, c’est une évidence».

Le spectre de l’antisémitisme

Concernant les accusations d’antisémitisme que subissent les personnalités qui évoquent l’existence de ce groupe de pression, le chercheur estime que c’est une stratégie délibérée des organisations sionistes visant à installer un climat de terreur. «Il y a l’accusation d’antisémitisme qui plane sur la tête de ceux qui oseraient identifier le lobby. Cette accusation étant une sorte d’arme d’intimidation massive utilisée à tort et à travers par les thuriféraires de l’occupant israélien pour intimider et discréditer tous ceux qui s’opposent à sa politique, y compris d’ailleurs des juifs sionistes ou antisionistes, parce qu’il y a aussi des juifs sionistes qui critiquent la politique de Netanyahou et qui souhaiteraient qu’on aboutisse à un compromis. Mais il n’est pas permis d’élever la moindre critique contre la politique israélienne, où que l’on se situe, parce que c’est de l’ordre du sacré, de l’intouchable, et dès que vous critiquez cette politique, j’en ai moi-même fait les frais sur le plan professionnel il y a quinze ans, on est immédiatement taxé des pires abominations».

Contacté lui aussi par TRT Français, Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), exprime également ses préoccupations concernant les pressions israéliennes sur la diplomatie française. Il assure que l’existence d’un lobby pro-israélien influent en France est réelle. «Critiquer la politique israélienne expose souvent à des accusations d’antisémitisme, ce qui dissuade de nombreux responsables politiques de s’exprimer librement», regrette-il. Pascal Boniface assure que cette pression est telle «qu’il est souvent moins risqué de critiquer les autorités nationales françaises que celles du gouvernement israélien». Il ajoute que plusieurs personnalités politiques et médiatiques évitent de se prononcer contre la politique israélienne de peur de «représailles personnelles ou professionnelles».

Le CRIF et L’UEJF ou l’avant-garde d’Israël en France

Le lobby sioniste en France serait donc composé de diverses associations et personnalités influentes, qui n’hésitent pas à user de leur pouvoir pour orienter la politique française en faveur d’Israël. En premier lieu le CRIF, régulièrement accusé de peser sur les décisions politiques et médiatiques concernant l’État Hébreu, mais également l’Union des Étudiants juifs de France (UEJF) qui jouerait un rôle déterminant notamment auprès de la jeunesse étudiante.

Un ancien ministre français avait en effet confirmé, sous couvert d’anonymat, l’existence de ces pressions, évoquant des rencontres et des échanges où il lui était fortement suggéré d’adopter des positions favorables à Israël. «Il y a une véritable machine de lobbying qui s’active dès que des décisions ou des déclarations critiques envers Israël sont envisagées», avait-t-il affirmé.

Des déclarations qui font nécessairement écho au tournant diplomatique pro-israélien de la France entamé sous la présidence de Nicolas Sarkozy et poursuivi et renforcé, aujourd’hui, par Emmanuel Macron.

source : TRT Français

 

Pourquoi les Britanniques détestent les Russes

Source : RzO international - Le 17/06/2024.

 

 

par Israël Shamir

À partir de maintenant, Macron est là pour mettre le feu aux poudres et activer la guerre entre islam et chrétienté, pour les beaux yeux d’Israël.

La Grande-Bretagne est le leader mondial de la politique anti-russe.

Les Britanniques détestent Poutine et encouragent avec zèle les Ukrainiens à combattre leurs cousins russes jusqu’à la dernière goutte de sang. Les Russes et les Ukrainiens étaient prêts à signer un accord en février 2022, jusqu’à ce que le Premier ministre britannique Johnson arrive à Kiev pour convaincre les Ukrainiens de laisser tomber. Et c’est ce qu’ils ont fait. Depuis lors, les Britanniques sont la principale force qui pousse les Ukrainiens à se battre, tout en poussant les membres de l’OTAN à les aider. Les Britanniques mènent la campagne anti-russe mondiale. C’est un fait, mais l’explication de cet ensemble de faits m’avait échappé jusqu’à présent.

Récemment, un jeune journaliste prometteur appelé Dood (ou peut-être Doodj) s’est entretenu avec un leader de l’opposition pro-occidentale russe, l’ex-oligarque en fuite Michael Chodorkovsky [Mikhail Khodorkovsky]. Mr. Ch était dans l’ombre et en marge de l’histoire, après avoir été autrefois le magnat le plus riche de Russie et l’un des hommes les plus riches du monde. Aujourd’hui, il pèse un peu moins d’un milliard de dollars, une paille, à l’aune oligarchique.

C’était l’un des Dirty Seven [semiboyarshina], les Sept Salopards d’oligarques qui avaient pris le contrôle de la Russie sous le faible règne d’Eltsine. Ils étaient tous plus ou moins juifs, et chez eux, la solidarité et le caractère destructeur ne pouvaient rivaliser qu’avec la cruauté et la cupidité. Beaucoup de mes amis considèrent les sionistes comme des prédateurs suprêmes, tandis que les juifs ne seraient que des spécimens plus ou moins velus. Ils se trompent : ces sept oligarques russes n’étaient pas des sionistes, c’étaient simplement des juifs déterminés à tout détruire sur leur passage. Ces sept personnages ont pratiquement détruit la Russie millénaire. Ils ont paupérisé sa population, réduit son industrie en cendres, vendu les usines au prix de la ferraille ; et ils ont fait main basse sur tous les avoirs des banques privées. Ils ont même ruiné la démocratie russe en bombardant le Parlement en 1993 avec les chars d’Eltsine, puis, avec l’aide de conseillers américains, en simulant la réélection du président Eltsine en 1996.

(…) Chaque oligarque s’est emparé d’une branche différente : M. Berezovsky s’est attaqué à l’industrie automobile, et la Russie a arrêté de produire des voitures ; M. Gusinsky s’est emparé de la télévision et en a fait un émetteur de propagande injurieuse ; M. Chubais a géré le plus grand transfert de richesse au monde depuis 1917. M. Chodorkovsky a détourné la totalité du pétrole et du gaz russes. Partout ils volaient tout ce qu’ils pouvaient, construisaient des yachts et des palais, se moquant des Russes ordinaires par leur consommation ostentatoire. Leur règne officiel a pris fin quelque temps après 2005 lorsque M. Berezovsky a convaincu Eltsine de céder la place au jeune M. Poutine, puis M. Poutine a dit aux oligarques de rester à l’écart de l’État, sans quoi…. M. Ch lui a ri au nez et il a déclaré qu’il allait se débarrasser de Poutine. Poutine l’a mis en prison et a nationalisé la gigantesque compagnie pétrolière de l’oligarque, Lukoil. Dix ans plus tard, M. Ch a été autorisé à quitter le pays et c’est ce qu’il a fait. Le pétrole russe est toujours entre les mains de l’État russe et reste la base de la prospérité russe.

Dans une récente interview, M. Ch a révélé à un jeune journaliste que le véritable propriétaire de Lukoil était feu Lord Jacob Rothschild, récemment décéder (le 24 février) à l’âge de 89 ans. Ce fut une surprise de découvrir que le vieux Lord avait été encore assez alerte pour empocher tout le pétrole de la Russie alors qu’il faisait la chasse aux mécréants communistes. Nous, les Russes, avions eu vent de la rumeur au moment même où avait lieu la rapine, mais nous ne la prenions au sérieux à l’époque. Dire du mal «des Rothschild» pour tel ou tel phénomène, c’est comme accuser «le peuple des reptiliens», un simple trope antisémite. Des gens comme ça, ça n’existe pas dans la vraie vie, pensais-je. Mais après la publication de la vidéo de Doodj, j’ai regardé dans les archives du Times et j’ai découvert qu’il ne s’agissait pas d’une fiction :

C’était donc déjà quelque chose de connu en 2003, mais moi (et d’autres) ne pouvions pas y croire à l’époque. Même aujourd’hui, nous avons tendance à ignorer les faits autant que les tropes antisémites qui inondent Internet.

Mais c’est effectivement la raison pour laquelle les Britanniques sont si désireux de couler la Russie. Lord Rothschild est aussi british que le thé à cinq heures. Les Britanniques peuvent bien avoir un Premier ministre indien, un lord-maire pakistanais à Londres et des Ghurkhas comme troupes d’élite, mais la Banque d’Angleterre appartient aux juifs. Les Anglais ne sont que des mineurs de fond qui permettent à la banque mondiale de Lord Rothschild de fonctionner comme sur des roulettes. Et certains sont réputés pour garder le contrôle de tout ce qui leur passe entre les menottes. Même la famille royale est devenue quasi juive : elle excise ses garçons et croit qu’ils sont les descendants du roi David.

Le fait est que la perte de toutes ces fabuleuses richesses russes a irrité les oligarques. C’est pourquoi ils appellent Vladimir Poutine «le sanglant despote», parce qu’il leur a piqué le pétrole, le gaz, l’or et le blé russes, tout ce qu’ils estimaient relever de leur dû. Pourtant, l’histoire montre que Poutine était un dirigeant soft : il ne s’est pas emparé des richesses des oligarques, comme il aurait pu le faire ; ils ont conservé leurs yachts, leurs palais et leurs milliards. Mais cela ne les a pas consolés ; c’est toujours le cochon tout entier, l’objet de leur convoitise.

Comme la plupart d’entre nous, Poutine s’imaginait que l’Angleterre et les États-Unis étaient contre l’URSS pour des raisons idéologiques. Il pensait : «C’est normal, ils n’aiment pas le communisme, comme le ferait tout bon capitaliste» Il pensait qu’ils seraient heureux maintenant que les Russes profitent des fruits de la propriété privée. Mais il s’avère que les Britanniques et les Américains ne se sont jamais intéressés à la théorie. Ils détestaient les communistes parce qu’ils gardaient les produits russes hors de portée des petites mains avides de Lord Rothschild. Maintenant que Poutine est sur la brèche, le système bancaire mondial l’a déclaré l’incarnation du mal. Après tout, et si les Russes avaient détruit leur Union soviétique sans raison valable ?

Tout ce qui s’opposait à Lord Rothschild et à ce qu’il voulait, avec l’étiquette communiste ou capitaliste, était naturellement vilipendé par la presse mondiale. Il est cependant significatif que la mort de Jacob Rothschild n’ait pas tari le courant mondial d’invectives contre Poutine et la Russie. Il n’y a pas de pause dans la guerre. La pression oligarchique continue de peser. Il se peut que les vastes propriétés de Lord Rothschild aient été transmises à ses héritiers légaux, à moins qu’une telle richesse soit soumise aux plans à long terme des hommes de pouvoir mondialistes, et non aux caprices des descendants privilégiés de la famille. Certes, ce genre de rumeurs ne sont que des tropes antisémites auxquels il ne faut pas croire.

L’objectif principal de la presse grand public semble être d’étouffer ou d’effacer les histoires qui pourraient bouleverser les accords en coulisses entre les oligarques anglais et russes, dont beaucoup sont (simple coïncidence) juifs. La notion même de système financier mondial juif, bien qu’elle soit à la base du réseau bancaire historique de Nathan Rothschild, est déclarée antisémite par la presse spécialisée. La sécurité des juifs passe avant tout, et la presse désinformera avec ferveur le public dans la poursuite de cet objectif.

Un tel système garantit que les gens ordinaires du monde entier, qui essaient simplement de se rendre au travail le matin, auront toujours un métro de retard et un dollar à réclamer. Nous sommes toujours tenus dans l’ignorance concernant les machinations des oligarques mondiaux, dont beaucoup sont (simple coïncidence) juifs. La vérité sur l’affaire fuit au compte-goutte, coulant de la source des oligarques eux-mêmes, avec l’aide de journalistes jeunes et entreprenants comme Dood. Mais l’Angleterre n’est pas le seul refuge des financiers. La famille Rothschild possède une aile anglaise et une aile française. L’aile française est représentée par le président Macron.

Les dirigeants juifs français ont nommé Emmanuel Macron président de la République, affirme un écrivain juif français bloguant sous le nom de Tsarfat (le nom hébreu de la France).

Dans un article long et détaillé, Tsarfat parle de quelques individus éminents (Alain Minc, Serge Weinberg, Jacques Attali et Bernard Mourad) s’étant portés garants de Macron auprès de David de Rothschild. En 2011, Macron devient associé junior chez Rothschild, gagnant un salaire substantiel. Il valait son pesant de centimes – il a roulé Le Monde, il a trompé le président Hollande, il a trahi l’État français, il a fait tout ce que Rothschild exigeait et en retour, il a obtenu la présidence de la République. C’est le nouveau roi nommé par le nouvel Abravanel. Il est là désormais pour mettre le feu aux poudres, et activer la guerre entre islam et chrétienté, pour la gloire suprême d’Israël.

Cette guerre à venir servira à cacher le désastre de Gaza. Si les Rothschild anglais assurent la guerre contre la Russie, les Rothschild français se chargeront de la guerre contre l’islam. Ainsi, les financiers sont plus meurtriers que les sionistes, même s’ils jouent à la même table. Ron Unz a prouvé que ces financiers ont joué un rôle important dans l’entrée des États-Unis dans la Première et la Seconde Guerre mondiale. À mon avis, ils sont suffisamment puissants pour nous entraîner tous dans la Troisième Guerre mondiale.

Israël Shamir

source : The Unz Review via Entre la plume et l’Enclume

C’est inexorable, Macron nous envoie en guerre sans la moindre opposition

Source : RzO International - Le 02/06/2024.

La France, à la tête d’une petite coalition de pays, en annonçant l’envoi prochain de formateurs militaires en Ukraine et en finançant directement des brigades sur le front selon des diplomates, a donc choisi la guerre, pourquoi Macron se gênerait-il quand il n’a devant lui aucune opposition crédible ?

Quand les têtes de liste de cette dérisoire élection européenne parlent de tout sauf de cette volonté de guerre qui de Hollande à Macron a fait de l’Ukraine un tombeau à ciel ouvert… Quand les immigrés qui arrivent chez nous sont plein de haine pour ceux qui créent les conditions de leur exode et les traitent comme des parias ?

Nous devons faire un constat, histoire et société et tous ceux qui ont tenté de vous alerter sont totalement impuissants devant cette lâcheté collective et ce meurtre en bande organisé qu’est la politicaille française et son spectacle de pitres…

Donc aujourd’hui il n’y aura en matière de texte que ce simple refus d’être complices de ce que la France accepte au nom du plus corrompu des régimes dont tout le monde agite les drapeaux et porte la cocarde bleu et jaune depuis tant d’années en bénissant la manière dont grâce à Hollande cette ordure massacre dans le Donbass tandis que les Ukrainiens fuient ce lieu de mort dont nous Français derrière ces mégalomanes et ces comiques troupiers nous entretenons le foyer ici comme ailleurs. L’humanité vomira notre nom si elle survit.

Danielle Bleitrach

*

par John Irish

La France pourrait bientôt envoyer des formateurs militaires en Ukraine malgré les inquiétudes de certains alliés et les critiques de la Russie, et pourrait annoncer sa décision la semaine prochaine lors d’une visite du président ukrainien, ont déclaré trois sources diplomatiques.

Les diplomates ont déclaré que Paris espérait forger et diriger une coalition de pays offrant une telle aide à l’effort de guerre de Kiev, même si certains de ses partenaires de l’Union européenne craignent que cela ne rende un conflit direct avec la Russie plus probable. ·

La France enverrait dans un premier temps un nombre limité de personnel pour évaluer les modalités d’une mission avant d’envoyer plusieurs centaines de formateurs, ont déclaré deux des diplomates. La formation serait centrée sur le déminage, le maintien de l’équipement opérationnel et l’expertise technique pour les avions de guerre à fournir par l’Occident, ont-ils déclaré. Paris financerait, armerait et entraînerait également une brigade motorisée ukrainienne.

«Les arrangements sont très avancés et nous pouvons nous attendre à quelque chose la semaine prochaine», a déclaré l’une des sources.

Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy est attendu en France le 6 juin, à l’occasion du 80ème anniversaire du jour J, lorsque les soldats alliés ont débarqué en Normandie pour chasser les forces allemandes nazies pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s’entretiendra avec le président français Emmanuel Macron à Paris le lendemain. Le commandant en chef de l’Ukraine a déclaré lundi qu’il avait signé des documents permettant aux instructeurs militaires français de visiter bientôt les centres d’entraînement ukrainiens.

source : Histoire et Société

L’histoire de Deux Souverains, d’un Laquais et d’une Nounou

Source : RzO International - Le 09/05/2024.

par Pepe Escobar

Les laquais de l’OTANistan resteront hébétés et confus. Et alors ? Les laquais manquent de profondeur stratégique, ils se contentent de se vautrer dans les eaux peu profondes de l’insignifiance.

Des images miroir étonnantes tourbillonnent autour de deux développements majeurs cette semaine, directement intégrés dans le Grand Récit qui façonne mon dernier livre, «Eurasia v. NATOstan», récemment publié aux États-Unis : La visite de Xi Jinping à Paris et l’inauguration du nouveau mandat de Vladimir Poutine à Moscou.

Inévitablement, il s’agit d’une histoire contrastée de Souverains – le partenariat stratégique global Russie-Chine – et de laquais : les vassaux de l’OTANistan/UE.

Xi, l’invité hermétique par excellence, sait très bien lire une table – et nous ne parlons pas de la finesse gastronomique gauloise. Dès qu’il s’est assis à la table de Paris, il a eu le Grand Tableau. Ce n’était pas un tête-à-tête avec Le Petit Roi, Emmanuel Macron. C’était un ménage à trois, car Toxic Medusa Ursula von der Leyen, mieux définie comme Pustula von der Lugen, s’était insérée dans l’intrigue.

Rien n’a été perdu dans la traduction pour Xi : c’était l’illustration graphique que le Petit Roi, le dirigeant d’une ancienne puissance coloniale occidentale de troisième ordre, ne jouit d’aucune «autonomie stratégique». Les décisions qui comptent proviennent de l’Eurocratie kafkaïenne de la Commission européenne (CE), dirigée par sa Nounou, Médusa, et directement relayée par l’Hégémon.

Le Petit Roi a passé tout le temps gaullien de Xi à bafouiller comme un nourrisson sur les «déstabilisations» de Poutine et à essayer d’«engager la Chine, qui jouit objectivement de leviers suffisants pour changer le calcul de Moscou dans sa guerre en Ukraine».

Manifestement, aucun conseiller pubère de l’Elysée – et ils sont nombreux – n’a osé annoncer au Petit Roi la force, la profondeur et la portée du partenariat stratégique Russie-Chine.

C’est donc à sa nounou qu’il est revenu d’expliquer à voix haute les petits caractères de l’aventure «Monsieur Xi vient en France».

Fidèle à la secrétaire au Trésor Janet Yellen lors de sa récente et désastreuse incursion à Pékin, la Nounou a directement menacé l’invité hermétique surpuissant : vous dépassez la «surcapacité», vous surproduisez ; et si vous n’y mettez pas un terme, nous vous sanctionnerons à mort.

Voilà pour l’«autonomie stratégique» européenne. Par ailleurs, il est inutile de s’attarder sur ce qu’il faut bien appeler une stupidité suicidaire.

Défendre fermement une débâcle

Passons maintenant à ce qui compte vraiment : L’enchaînement des événements qui ont conduit à la somptueuse cinquième investiture de Poutine au Kremlin.

Commençons par le chef du GRU (principal service de renseignement) de l’état-major général des forces armées russes, l’amiral Igor Kostyukov.

Kostyukov a réaffirmé que, à la veille de l’opération militaire spéciale, en février 2022, l’Occident était prêt à infliger une «défaite stratégique» à la Russie dans le Donbass, exactement comme avant la Grande Guerre patriotique (le Jour de la Victoire est d’ailleurs célébré ce jeudi non seulement en Russie, mais aussi dans tout l’espace post-soviétique).

Ensuite, les ambassadeurs de Grande-Bretagne et de France ont été convoqués au ministère des Affaires étrangères russe. Ils ont passé environ une demi-heure chacun, séparément, et sont repartis sans s’adresser aux médias. Il n’y a pas eu de fuites sur les raisons de ces deux visites.

Pourtant, c’était plus qu’évident. Le ministère des Affaires étrangères a remis aux Britanniques une note sérieuse en réponse aux balbutiements de David «d’Arabie» Cameron concernant l’utilisation de missiles britanniques à longue portée pour attaquer le territoire de la Fédération de Russie. Et aux Français, une autre note sérieuse en réponse au babillage du Petit Roi sur l’envoi de troupes françaises en Ukraine.

Immédiatement après cette escalade verbale de l’OTAN, la Fédération de Russie a entamé des exercices consacrés à l’utilisation d’armes nucléaires tactiques.

Ainsi, ce qui a commencé comme une escalade verbale de l’OTAN a été contrebalancé non seulement par des messages fermes, mais aussi par un avertissement supplémentaire, clair et ferme : Moscou considérera tout F-16 entrant en Ukraine comme un porteur potentiel d’armes nucléaires, quelle que soit sa conception. Les F-16 en Ukraine seront considérés comme un danger clair et présent.

Et ce n’est pas tout : Moscou répondra par des mesures symétriques si Washington déploie des missiles nucléaires à portée intermédiaire basés au sol (INF) en Ukraine – ou ailleurs. Il y aura une riposte.

Tout cela s’est produit dans le cadre des pertes ukrainiennes stupéfiantes sur le champ de bataille au cours des deux derniers mois environ. Les seuls parallèles sont la guerre Iran-Irak des années 1980 et la première guerre du Golfe. Entre les morts, les blessés et les disparus, Kiev pourrait perdre jusqu’à 10 000 soldats par semaine, soit l’équivalent de trois divisions, 9 brigades ou 30 bataillons.

Aucune mobilisation obligatoire, quelle que soit sa portée, ne peut contrer une telle débâcle. Et l’offensive russe tant annoncée n’a même pas encore commencé.

Il est hors de question que l’actuelle administration américaine, dirigée par un cadavre à la Maison-Blanche, dans une année électorale, envoie des troupes dans une guerre qui, dès le départ, a été programmée pour être menée jusqu’au dernier Ukrainien. Et il est hors de question que l’OTAN envoie officiellement des troupes dans cette guerre par procuration, car elles seront transformées en steak tartare en quelques heures.

Tout analyste militaire sérieux sait que l’OTAN n’a pas la capacité de transférer des forces et des ressources significatives en Ukraine, malgré les «exercices» actuels et grandiloquents du Steadfast Defender, associés à la rhétorique de mini Napoléon de Macron.

C’est donc à nouveau l’Ouroboros, le serpent qui se mord la queue : il n’y a jamais eu de plan B à la guerre par procuration. Et compte tenu de la configuration actuelle du champ de bataille et des résultats possibles, nous en revenons à ce que tout le monde, de Poutine à Nebenzia à l’ONU, a dit : ce ne sera fini que lorsque nous dirons que c’est fini. La seule chose à négocier est la modalité de la reddition.

Et bien sûr, il n’y aura pas de cabale du sweat-shirt en place à Kiev : Zelensky est déjà une entité «recherchée» en Russie et dans quelques jours, d’un point de vue juridique, son gouvernement sera totalement illégitime.

La Russie s’aligne sur la majorité mondiale

Moscou doit être pleinement conscient que de graves menaces subsistent : ce que veut l’OTANistan, c’est tester la capacité stratégique de frapper des installations militaires, manufacturières ou énergétiques russes au plus profond de la Fédération de Russie. Cela pourrait être facilement interprété comme un dernier verre de bourbon au comptoir avant que le saloon 404 ne s’embrase.

Après tout, la réponse de Moscou devra être dévastatrice, comme l’a déjà indiqué Medvedev Débranché : «Aucun d’entre eux ne pourra se cacher ni au Capitole, ni à l’Élysée, ni à Downing Street 10. Une catastrophe mondiale se produira».

Poutine, lors de son investiture, s’est montré froid, calme et posé, indifférent à toute l’incandescence hystérique à travers la sphère de l’OTANistan.

Voici les principaux éléments à retenir :

La Russie, et elle seule, déterminera son propre destin.

La Russie traversera dignement cette période difficile et marquante et sera encore plus forte, elle doit être autosuffisante et compétitive.

La principale priorité de la Russie est de protéger son peuple et de préserver ses valeurs et traditions ancestrales.

La Russie est prête à renforcer ses bonnes relations avec tous les pays et avec la majorité mondiale.

La Russie continuera à travailler avec ses partenaires à la formation d’un ordre mondial multipolaire.

La Russie ne rejette pas le dialogue avec l’Occident, elle est prête à dialoguer sur la sécurité et la stabilité stratégique, mais seulement sur un pied d’égalité.

Tout cela est extrêmement rationnel. Le problème, c’est que l’autre partie est extrêmement irrationnelle.

Quoi qu’il en soit, un nouveau gouvernement russe sera en place dans quelques jours. Le nouveau Premier ministre sera nommé par le président après que la Douma aura approuvé sa candidature.

Le nouveau chef de cabinet doit proposer au président et à la Douma des candidats aux postes de vice-Premier ministre et de ministres – à l’exception des chefs du bloc de sécurité et du ministère des Affaires étrangères.

Les chefs du ministère de la Défense, du FSB, du ministère de l’Intérieur, du ministère de la Justice, du ministère des Situations d’urgence et du ministère des Affaires étrangères seront nommés par le président après consultation du Conseil de la Fédération.

Toutes les candidatures ministérielles seront soumises et examinées avant le 15 mai.

Et tout cela se fera avant la réunion clé : Poutine et Xi face à face à Pékin le 17 mai. Tout sera en jeu et sur la table. Une nouvelle ère s’ouvrira alors, qui tracera la voie vers le sommet BRICS+ d’octobre prochain à Kazan, et les initiatives multipolaires qui en découleront.

Les laquais de l’OTANistan resteront hébétés, confus – et hystériques. Et alors ? Les laquais manquent de profondeur stratégique, ils se contentent de se vautrer dans les eaux peu profondes de l’insignifiance.

Pepe Escobar

source : Strategic Culture Foundation

Les Russes ont flanqué une grosse fessée à Macron devant Xi Jinping

Source : Le Courrier des Stratèges - par Edouard Husson - Le 10/05/224.

Les Russes ont flanqué une grosse fessée à Macron devant Xi Jinping

Macron a été humilié par le gouvernement russe en pleine visite de Xi Jinping. Ne comptez pas sur les médias subventionnés pour vous en parler. A la rigueur on vous aura dit que le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a évoqué, dans un entretien la “russophobie d’homme des cavernes” d’Emmanuel Macron. Mais la réalité est moins folklorique. Le ministère russe des Affaires étrangères, a publié lundi, en coordination avec le ministère russe de la Défense, un texte reliant les exercices russes avec des armes nucléaires tactiques aux déclarations belliqueuses récurrentes d’Emmanuel Macron. Pierre Lévy, ‘ambassadeur français à Moscou a été convoqué au Ministère des Affaires étrangères. C’est ce contexte qui explique qu’Emmanuel Macron ait dû réaffirmer, devant Xi Jinping, que “ni la Russie ni le peuple russe” n’étaient les ennemis de la France; et qu’il n’était pas question de renverser le régime russe en place…. A la différence de ses collègues de l’Union Européenne et du G7, l’ambassadeur de France en Russie était présent à l’inauguration du nouveau mandat du président Poutine, le 8 mai.

Pierre Lévy, ambassadeur de France à Moscou

Les médias subventionnés français n’ont pas rendu compte des échanges très tendus entre Paris et Moscou depuis qu’Emmanuel Macron a relancé, dans The Economist, le sujet de l’envoi de soldats français. Et pourtant, nous avons un enchaînement qui est presque un cas d’école. Rappel et informations nouvelles :

Déclarations belliqueuses de Macron et Cameron (2-3 mai)

Nous avions rapporté et commenté les propos d’Emmanuel Macron dans The Economist. Ils ont coïncidé avec d’autres déclarations, belliqueuses elles aussi, du ministre britanniques des Affaires étrangères, David Cameron, qui avait affirmé que l’Ukraine devrait pouvoir frapper le territoire russe (hors territoires disputés passés sous souveraineté russe entre 2014 et 2021) avec les missiles que lui livrait Londres.

Les “révélations” de Steven Bryen (4 mai)

Le journal Asia Times publie, le 4 mai un article sur la présence se soldats français de la Légion étrangère en Ukraine:

La France a envoyé ses premières troupes officiellement en Ukraine – les soldats issus du 3e régiment d’infanterie français, qui est l’un des principaux éléments de la Légion étrangère, déployés en soutien à la 54e brigade mécanisée indépendante ukrainienne à Slavyansk – selon une information du service d’information russe Sputnik, elle-même sourcée à la chaîne russe Telegraph Military Chronicle.

Top War, un autre site russe, note qu’il existe une version légèrement différente dans laquelle le numéro d’unité de la brigade ukrainienne recevant ces renforts n’est pas la 54e mais la 7e. « Pour notre part », prévient Top War, « nous ne pouvons ni confirmer ni infirmer cette information, tout est donc laissé à votre appréciation. En même temps, il n’y a pas de fumée sans feu ».

Asia Times, 4 mai 2024

L’important est moins le contenu – tiré de médias russes et sur lequel nous avons à plusieurs reprises mis un gros point d’interrogation pour nos lecteurs – que le fait que ces informations non confirmées sortent de la sphère médiatique russophone, et sous la plume d’un journaliste américain respecté, considéré comme fiable. Nous avions aussi fait remarquer que M.K. Bhadrakumar, autre sources sérieuse, reprenait les informations.

Tout cela était le signe que la Russie avait décidé de monter d’un cran dans les messages qu’elle faisait passer aux Occidentaux. On se rappelle en effet que chaque article russe parlant de la présence de soldats français était accompagné de la promesse que ces soldats seraient immédiatement la cible de l’armée russe. La nouvelle prise de parole d’Emmanuel Macron signifiait que le message n’était pas passé. Il fallait mettre, du point de vue russe, les points sur les i.

La dramatique journée du 6 mai

Le 6 mai au matin, le Ministère français des Affaires étrangères tentait de désamorcer la situation en criant aux “fake news”:

 

Mais les Russes n’allaient pas mollir pour si peu. Le Ministère des Affaires étrangères russes publiait un premier communiqué général (c’est nous qui soulignons) :

En ce qui concerne les prochains exercices militaires russes organisés pour s’entraîner à l’utilisation d’armes nucléaires non stratégiques, nous voudrions souligner que ces exercices devraient être considérés dans le contexte des récentes déclarations militantes faites par des responsables occidentaux et des actions hautement déstabilisantes prises par plusieurs pays de l’OTAN pour accroître la pression militaire sur la Fédération de Russie et créer des menaces supplémentaires pour la sécurité de notre pays dans le cadre du conflit en Ukraine et de la situation qui l’entoure.

Il s’agit avant tout de la déclaration ouverte de soutien et d’assistance directe aux attaques terroristes contre la Russie menées par le régime de Kiev à l’aide d’armes occidentales de plus en plus perfectionnées qui lui sont fournies. Comme ces frappes visent souvent délibérément des installations civiles, elles font de nombreuses victimes civiles. Cependant, les parrains de la junte de Kiev, qui continuent de l’inciter à commettre de nouveaux crimes, s’en accommodent parfaitement. En particulier, le ministre britannique des affaires étrangères David Cameron et les représentants de plusieurs autres pays de l’OTAN ont ouvertement déclaré que l’Ukraine avait le droit d’utiliser les armes qu’ils fournissent pour frapper des cibles sur le territoire russe.

Outre les missiles à longue portée britanniques et français, qui sont utilisés depuis longtemps en Ukraine, nous avons pris note des modèles de missiles ATACMS fabriqués aux États-Unis, qui ont été récemment envoyés en Ukraine et qui sont capables d’atteindre des cibles à l’intérieur de la Russie.

Dans le même temps, tentant de créer des menaces de missiles multiformes pour la Russie, les États-Unis ont ouvertement et manifestement lancé le déploiement dans le monde entier de missiles terrestres à portée intermédiaire et à courte portée, qui étaient auparavant interdits en vertu du traité FNI. Après avoir rejeté les initiatives russes visant à maintenir la viabilité de ce traité, notamment en réglant les préoccupations mutuelles sur la base de mesures de vérification réciproques, Washington a délibérément détruit le traité, qui a été pendant des années un pilier de la sécurité internationale et de la stabilité stratégique. Après cela, les États-Unis ont immédiatement relancé la création et les essais de cette classe de missiles et ont commencé à former des unités militaires spécifiques à la région et à travailler à la mise en place de l’infrastructure correspondante. Aujourd’hui, les États-Unis déploient ces systèmes de missiles en Europe et dans la région Asie-Pacifique, prétendument pour la durée d’exercices militaires organisés conjointement avec leurs alliés, ce qui montre que la fabrication et les essais de ces armes battent leur plein.

Nous déclarons expressément par la présente que nous nous réservons le droit de répondre en nature, quel que soit le lieu de déploiement des missiles américains à portée intermédiaire et à courte portée, ce qui reviendrait à mettre fin au moratoire unilatéral de la Russie sur le déploiement de ces systèmes d’armes. En réponse aux actions américaines, la Russie accélérera la mise à niveau et commencera à fabriquer des systèmes de missiles similaires. Cela ne devrait pas prendre beaucoup de temps, compte tenu des projets de R&D déjà annoncés et des progrès de l’industrie de défense russe. Si une décision de déploiement est prise, nous nous réservons le droit de déployer ces armes à notre discrétion.

Les chasseurs multirôles F-16 fabriqués aux États-Unis devraient bientôt être déployés sur le théâtre de guerre ukrainien. La Russie a souligné à de nombreuses reprises que nous ne pouvions pas ignorer le fait que le F-16 est un avion à « double capacité » qui peut transporter des armes conventionnelles et nucléaires. Les avions de cette classe ont constitué le noyau du pool utilisé pour les « missions nucléaires conjointes » de l’OTAN. Quelle que soit la modification apportée à ces avions, nous les considérerons comme dotés d’une capacité nucléaire et nous considérerons cette action des États-Unis et de l’OTAN comme une provocation délibérée.

Dans ce contexte, nous avons pris note des déclarations des dirigeants polonais selon lesquelles Varsovie a délibérément et concrètement demandé à Washington d’envisager le déploiement d’armes nucléaires en Pologne.

Nous considérons les déclarations du président français Emmanuel Macron sur la possibilité d’envoyer des troupes françaises et d’autres troupes de l’OTAN en Ukraine comme totalement irresponsables et imprudentes. En outre, les médias occidentaux ont rapporté qu’un certain nombre de mercenaires de la Légion étrangère française se trouvent déjà en Ukraine. Cela ne peut être considéré que comme une preuve de la volonté et de l’intention d’entrer dans une confrontation directe avec la Russie, ce qui équivaudrait à un choc militaire frontal entre puissances nucléaires. Nous avons pris note d’un certain nombre d’actions de la France, y compris des exercices militaires et d’autres activités, qui sont probablement conçues pour renforcer les déclarations de Macron avec la démonstration de la capacité nucléaire de Paris.

Ces actions et plusieurs autres menées par les pays de l’OTAN montrent en fait qu’ils tentent délibérément d’intensifier la crise ukrainienne jusqu’à une confrontation militaire ouverte entre les pays de l’OTAN et la Russie dans le cadre de leur politique hostile visant à infliger une « défaite stratégique » à la Russie.

Nous déclarons par la présente que les efforts agressifs des pays de l’OTAN pour saper la sécurité de la Fédération de Russie prennent de l’ampleur. À cet égard, nous souhaitons rappeler à tous que la protection garantie de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de notre pays est la priorité absolue de la politique de sécurité militaire de la Russie, y compris en ce qui concerne la dissuasion nucléaire.

Le régime de Kiev et ses maîtres à penser occidentaux devraient enfin admettre que leurs mesures imprudentes rapprochent de plus en plus la situation d’un point de basculement explosif. Les risques militaires qui en découlent et les menaces qui en résultent pour notre pays ont été clairement décrits dans la doctrine militaire de la Fédération de Russie et dans les principes fondamentaux de la politique d’État de la Fédération de Russie en matière de dissuasion nucléaire.

Ces points de vue ont servi de base à la décision d’organiser des exercices militaires impliquant une partie de nos unités et de nos ressources de dissuasion nucléaire, ce qui devrait envoyer un signal qui donne à réfléchir à l’Occident et à ses marionnettes à Kiev.

Nous espérons que ces exercices refroidiront les têtes brûlées des capitales occidentales, leur ouvriront les yeux sur les conséquences catastrophiques potentielles des risques stratégiques qu’elles génèrent, et les empêcheront de soutenir les attaques terroristes du régime de Kiev et de s’impliquer dans une confrontation militaire directe avec la Russie.

Ministère russe des Affaires étrangères, 6 mai 2024, 17h44 (donc 16h44 en France)

On peut difficilement faire plus explicite pour rappeler la base de la dissuasion nucléaire. En particulier, Emmanuel Macron est nommé, tout comme David Cameron. Et la possibilité d’une confrontation nucléaire avec la France est envisagée!

Une heure plus tard, on comprenait, par un communiqué, que l’ambassadeur de France à Moscou, Monsieur Pierre Lévy, avait été convoqué le même jour au Ministère des Affaires étrangères (un autre communiqué concernait son homologue britannique) :

En raison des déclarations de plus en plus belliqueuses des dirigeants français et des informations reçues sur l’implication croissante de la France dans le conflit autour de l’Ukraine, l’ambassadeur de France en Russie, Pierre Levy, a été convoqué au ministère des affaires étrangères le 6 mai.

La partie russe a fait part de son évaluation fondamentale de la ligne destructrice et provocatrice de Paris, qui a conduit à une nouvelle escalade du conflit. Il a été souligné que les tentatives des autorités françaises de créer une certaine incertitude stratégique pour la Russie avec leurs déclarations irresponsables sur un éventuel envoi de contingents militaires occidentaux en Ukraine sont vouées à l’échec. Les buts et objectifs de l’opération militaire spéciale seront atteints

Ministère des Affaires étrangères russe, 6 mai 2024, 18h50 (17h50 à Paris)

Quand Macron essaie de dissimuler sa retraite de Russie devant le président chinois

Finalement, tout ce dont la presse subventionnée française aura parlé ce jour-là, c’est l’expression cocasse de Sergueï Lavrov affirmant que Macron développe une “russophobie d’homme des cavernes”:

Cependant, c’est juste la cerise sur le gâteau. Cela ne doit pas dissimuler le fond: la déroute d’Emmanuel Macron…..

Pour en prendre la mesure, on écoutera attentivement le passage des déclarations d’Emmanuel Macron consacré au conflit ukrainien lors de sa conférence de presse commune avec le président chinois de passage à Paris. En particulier autour de 7’30, quand le président français précise que la France n’est en guerre ni avec la Russie ni avec le peuple russe.

 

Une sérieuse inflexion puisque la formule jusqu’ici était que la France n’était pas en guerre avec le peuple russe, impliquant qu’elle puisse l’être contre la République Fédérative de Russie. Mais Emmanuel Macron précise, pour qu’à Moscou on l’entende bien: la France ne veut pas changer le régime russe.

Le président français a donc été obligé de tenir compte des messages qu’il avait reçus de Moscou. Ce qui arrive dans les médias vient toujours après les interactions réelles entre les gouvernements.

En réalité, Emmanuel Macron essaie de porter beau. Mais vous remarquerez comment, durant le gros de son développement sur la guerre d’Ukraine, il n’ose pas regarder le président chinois, alors qu’il ne cesse de tourner la tête vers lui par ailleurs (un comportement très différent de celui de Xi Jinping).

Il vaut d’ailleurs la peine de citer ce que ce dernier déclare, après le président français, en ne perdant jamais sa sérénité (à partir de 26’10 sur la vidéo ci-dessus) :

Sur la crise ukrainienne, la Chine a exposé à plusieurs reprises sa position. La Chine n’est pas à l’origine de cette crise, et elle n’y est pas non plus partie ou participante. Mais nous ne sommes pas restés les bras croisés, et nous avons toujours joué un rôle actif pour réaliser la paix. Le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires eurasiatiques a entamé sa troisième navette diplomatique. Dans le même temps, nous nous opposons à ce que l’on utilise cette crise pour rejeter les responsabilités sur un pays tiers, noircir son image et inciter à une nouvelle guerre froide. Comme l’Histoire n’a cessé de le démontrer, les conflits ne peuvent être réglés que par les négociations. Nous appelons les parties concernées à reprendre le contact et le dialogue pour accumuler progressivement la confiance mutuelle. Nous soutenons l’organisation en temps opportun d’une conférence internationale de paix qui soit reconnue par la Russie et l’Ukraine, qui réunisse toutes les parties sur un pied d’égalité et qui permette une discussion équitable de tous les plans de paix. Et nous soutenons la construction d’une architecture de sécurité européenne équilibrée, effective et durable.

Ministère chinois des Affaires étrangères, 7 mai 2024

Le président chinois a été on ne peut plus clair sur son souhait que le plan chinois de paix pour l’Ukraine soit enfin pris au sérieux. Emmanuel Macron avait oublié d’en parler. L’expression “construction d’une architecture de sécurité européenne équilibrée, effective et durable” (c’est nous qui avons souligné) n’est pas anodine au pays de Charles de Gaulle – alors que France et Chine célèbrent le soixantième anniversaire de la reconnaissance de la Chine populaire par le Général. On se rappelle comme le fondateur de la Vè République plaidait, en pleine guerre froide, pour un ordre de sécurité européen qui inclue la Russie soviétique.

Pierre Lévy à l’inauguration du nouveau mandat de Vladimir Poutine

En réalité, Emmanuel Macron avait mis en place, par ses déclarations à The Economist, le 2 mai, toutes les conditions de son humiliation par les Russes au moment de la visite de Xi Jinping. Car c’est une véritable fessée qu’il a reçue, visible en direct par le président chinois.

Pour achever l’humiliation, Pierre Lévy s’est rendu à la cérémonie d’inauguration du président Poutine. On savourera l’indignation du journal Le Monde qui cite toutes les raisons possibles pour lesquelles notre ambassadeur n’aurait pas dû y aller mais oublie de mentionner pourquoi il a dû y aller: après avoir fait le coq, Emmanuel Macron a dû en rabattre sérieusement:

La présence de l’ambassadeur de France, Pierre Lévy, parmi les rares diplomates occidentaux ayant accepté d’assister à la cérémonie d’investiture du président Vladimir Poutine, à Moscou, mardi 7 mai, avait de quoi surprendre, pour plusieurs raisons.

La première est que l’élection grâce à laquelle M. Poutine a obtenu un cinquième mandat présidentiel par 88,5 % des voix, du 15 au 17 mars, s’est déroulée dans des conditions si peu démocratiques que la France, comme la plupart des pays occidentaux, s’est contentée d’en prendre acte, soulignant que les électeurs russes avaient été privés d’un véritable choix et condamnant fermement le contexte de répression dans lequel elle s’est tenue. (…)

La deuxième raison est que l’immense majorité des pays occidentaux ont boycotté cette cérémonie. Hormis la France, aucun pays du G7 n’était représenté. Pour ce qui concerne les pays de l’Union européenne (UE), l’ambassadeur de France s’est retrouvé en compagnie de ses seuls collègues de Hongrie, de Slovaquie – dont la complaisance à l’égard de Moscou est connue –, de Malte, de Chypre et de Grèce.

L’ambassadeur de l’UE est resté ostensiblement chez lui. L’Allemagne a, pour sa part, choisi de rappeler son ambassadeur à Berlin pour consultations afin de marquer sa condamnation de cyberattaques attribuées à la Russie. A un moment où la France ne cesse de plaider et de promouvoir l’unité européenne, rompre ainsi les rangs revient à donner un signal de division incompréhensible. Les médias d’Etat russes ne se sont pas privés de le souligner.

La troisième raison est que, la veille de la cérémonie d’investiture, le même ambassadeur de France avait été convoqué au ministère russe des affaires étrangères, pour la troisième fois depuis le début de l’année 2024, pour se voir reprocher la politique « provocatrice » des autorités françaises. Le Quai d’Orsay avait opportunément dénoncé ce « détournement des canaux diplomatiques à des fins de manipulation de l’information et d’intimidation »Honorer le Kremlin de sa présence vingt-quatre heures après s’être fait tancer par son gouvernement est une étrange façon de manifester l’indignation de la France. (…)

En guise de justification de la présence de son ambassadeur mardi, Paris a fait valoir que la France ne souhaitait pas « couper tous les ponts » avec la Russie. Préserver des canaux de communication en temps de guerre peut en effet être utile. Mais le faire de cette manière, sans coordination avec nos partenaires européens, au moment précis où la Russie hausse le ton en agitant de nouveau la menace nucléaire, contredit la position de grande fermeté affichée par la France ces derniers mois et relève plus de l’ambiguïté que de la stratégie.

Le Monde, 8 mai 2024

Avec l’actuelle génération de dirigeants et de journalistes français, on ne peut pas dire s’ils font semblant ou bien ne comprennent plus les bases des relations entre Etats souverains.

En tout cas, il ne fait aucun doute que nous venons d’assister à la déroute en rase campagne d’Emmanuel Macron.

 LIRE AUSSI : Un point de vue chinois sur la visite de Xi Jinping en Europe

Pourquoi Macron a annulé inopinément sa visite en Ukraine ?

Source : RzO International- Le 15/02/2024.

par Observateur Continental

La visite du président français, Emmanuel Macron, en Ukraine devait débuter le 13 février, mais elle a été subitement annulée. L’Élysée justifie ce report par des questions de sécurité.  

Contre toute attente, le président français, Emmanuel Macron, a refusé de se rendre en Ukraine. La visite était prévue les 13 et 14 février, mais, elle a été reportée. Selon Challenges, «le président français ne se rendra pas en Ukraine, les 13 et 14 février, comme prévu. L’Élysée justifie ce report, par notamment, des questions de sécurité». Le magazine hebdomadaire économique français ne donne, cependant, pas de précisions sur ces questions de sécurité qui pouvaient menacer la vie du président français durant ce déplacement en Ukraine, rajoutant que «ce faux bond suscite beaucoup d’interrogations, du côté des fonctionnaires et des patrons français, ainsi que du côté des diplomates ukrainiens».  

Pendant les deux années de conflit, des hommes politiques des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, d’Allemagne et de presque tous les pays de l’UE sont venus librement dans la capitale ukrainienne et dans d’autres villes. Et, pendant deux ans, aucun incident ne leur est arrivé. Et, ce n’est qu’avec Emmanuel Macron que quelque chose s’est mal passé, faisant capoter le projet. 

Observateur Continental a noté un lien avec des attaques récentes russes à Kharkiv contre des mercenaires occidentaux qui ont été révélés par des responsables russes, tout en observant un silence de Paris sur ces affaires, se limitant à nier les rapports des autorités russes et où, au final, les noms de certains d’entre eux ont été donnés. 

Puis, il y a eu les déclarations officielles de la France via son ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, qui a publié sur X, accusant la Russie : «La barbarie russe a visé des civils en Ukraine. Deux humanitaires français ont payé leur engagement auprès des Ukrainiens de leur vie. Trois sont blessés. Mes pensées vont vers eux et leurs proches. La France se tient à leurs côtés. La Russie devra répondre de ses crimes». 

De son côté le président français, Emmanuel Macron a fait savoir sur X : «Deux humanitaires français ont été tués en Ukraine par une frappe russe. Acte lâche et indigne. Je pense à leurs proches et camarades blessés. Ma solidarité va à tous les bénévoles qui s’engagent pour aider les populations».   

Puis, certains détails biographiques des victimes sont sortis dans la presse française. Ouest-France, par exemple, titre : «L’un des deux Français tués en Ukraine est un ancien de la Légion étrangère». L’autre victime est Adrien Baudon de Mony-Pajol, un homme d’affaires et spécialiste vinicole, a signalé Le Populaire du Centre. Pour le légionnaire français, Guennadi Guermanovitch, un parcours hors norme pour des opérations spéciales est sorti du Net par des publications de sources officielles et par d’anciens camarades. Ce n’est pas exactement un parcours humanitaire typique.  

Le 1er février, le responsable militaire local dans l’oblast de Kherson, Oleksandr Prokoudine a annoncé la mort de deux Français à la suite d’une frappe des forces armées russes : «En raison d’une frappe ennemie sur Beryslav, des volontaires étrangers ont été tués et blessés. L’armée russe a tué deux citoyens français. Trois autres étrangers ont été légèrement blessés. Parmi les blessés figure également un militant de la représentation ukrainienne de l’organisation».  

Mais, selon divers médias, la situation est bien plus intéressante. Ce ne sont pas des humanitaires. 

Ce mythe a été rapidement démystifié, prouvant que Guennadi Guermanovitch était un spécialiste hautement qualifié dans le domaine de la sécurité. Il était un ancien membre de la Légion étrangère française, mais aussi un formateur d’anciens militaires pour le compte de ASIS International, une société US spécialisée dans le recrutement de vétérans militaires en collaboration avec l’armée US. 

La société, qui recrute et forme d’anciens militaires, a publié le 2 février : «C’est avec une grande tristesse que nous avons été informés de la mort tragique d’un membre de la section ukrainienne de l’ASIS suite au bombardement russe d’un véhicule d’une ONG humanitaire le 2 février 2024» ; «Guennadi n’était pas seulement un membre actif et bénévole de la section ukrainienne, il était également un participant fréquent et actif aux événements GSX et ASIS Europe, et un mentor. Depuis 2019, il a encadré plus d’une douzaine d’Ukrainiens vers leur certification CPP et APP. Nous adressons nos condoléances à sa famille ainsi qu’au président du [bureau ukrainien d’ASIS] Mykola Mikheiev, CPP, PSP, PCI et à tous les membres d’ASIS Ukraine».  

Son collègue Momchil Iliev, qui a servi avec Guennadi Guermanovitch dans le 3e régiment étranger d’infanterie en Guyane française, déplore le décès de son ami sur un compte FB pour la Légion étrangère : «Guennadi  était un spécialiste dans la télésurveillance et la surveillance vidéo. Je n’oublie pas son projet Camcombat qu’il a développé et testé en Guyane, pendant un séjour de 2 ans au glorieux 3REI. Hier, 2 février 2024, un drone de reconnaissance Russe a détecté et filmé la mise en service probable d’un drone de reconnaissance, par (visiblement sur la vidéo) [vidéo publiée par Momchil Iliev) deux civils avec un véhicule civil. En vue de ces éléments : la région de Kherson, les civils, la date et les compétences de la surveillance vidéo de notre camarade [Guennadi], je ne peux pas m’empêcher de penser à lui et faire un lien». 

Le 3 février, la mort de Guennadi Guermanovitch a été rapportée par le Centre de survie et de formation spéciale S Seal ukrainien. Le Centre Seal annonce dans sa nécrologie que Guennadi Guermanovitch était «conseiller du Centre et qu’il a participé à l’élaboration de la loi sur les activités de conseil militaire», a assisté «le Centre dans les activités internationales, notamment en tant qu’observateur du Code international de conduite des prestataires de sécurité privés», rappelant qu’il avait «auparavant servi dans la Légion étrangère française», a «été fait Chevalier de la Légion d’honneur» et qu’«au cours de son parcours de vie», il a visité presque toutes les régions «chaudes» de notre époque : Afghanistan, Irak, Mali, Congo, Tchad, Kosovo. 

D’ailleurs, Guennadi Guermanovitch, était formateur militaire privé pour ASIS International qui recrute par le biais de l’Armée US des vétérans de l’armée pour être employés dans divers secteurs : techniciens d’artillerie de campagne, membres d’équipage de la Défense aérienne et antimissile (AMD), opérateurs de station de lancement Patriot, etc. 

La branche Europe d’ASIS International fait, en outre, intervenir dans une conférence du 22 mars 2024, l’ambassadrice des États-Unis auprès de l’OTAN, Julianne Smith, la même personne qui a annoncé hier que «l’Ukraine ne sera pas invitée dans l’OTAN lors du sommet de Washington». 

Mykola Mikheiev, qui est cité sur l’avis de décès de Guennadi Guermanovitch, dirige le bureau ASIS Ukraine. Il a publié sur LinkedIn des informations sur les sociétés privées [sociétés de mercenaires] qui recrutent des vétérans de l’armée : «11 entreprises de sécurité d’élite qui souhaitent embaucher des vétérans maintenant» ; «Quand nous parlons de sécurité, nous ne parlons pas d’un flic de centre commercial sur un Segway. Nous parlons de sécurité privée d’élite pour les dirigeants du Fortune 500, de hauts fonctionnaires du gouvernement, de collecte secrète de renseignements, de soutien logistique et d’experts en la matière en matière d’infanterie à l’échelle internationale et souvent dans des environnements instables». 

Sur Telegram, un observateur militaire a présenté une expertise de l’annulation de la visite du président français : La tentative d’assassinat d’Emmanuel Macron pour pousser les pays occidentaux à soutenir l’Ukraine et pour accuser la Russie de ce meurtre. 

Diverses sources ont souligné que les personnes tuées, en tant que consultants, étaient impliquées dans l’organisation de la visite d’une délégation française de haut rang et leur travail consistait notamment à aider les services spéciaux ukrainiens à mener une sorte de provocation, probablement pour l’accusation ultérieure de la Russie. Cependant, après avoir pris connaissance des détails de l’opération spéciale ukrainienne, les Français ont refusé toute «coopération» supplémentaire et se sont précipités vers Kiev pour quitter d’urgence l’Ukraine. Ce refus leur a coûté la vie. 

Par une coïncidence tout à fait non fortuite, quelques jours après leur décès, le président français a annulé sa visite en Ukraine pour des raisons de sécurité. 

source : Observateur Continental

Guerre contre la Russie : Notre cher «Jupiter- Mars» a tout prévu !

Source : RzO International - Le 02/02/2024
Introduction

Notre quotidien se déroule, avec ses hauts et ses bas. Notre monde s’écroule et beaucoup ne le voient pas. En prenant du recul, une fois cela compris, s’ouvre pour chacun de nous, les perspectives d’une nouvelle vie. Loin du tourbillon médiatico-politique, retrouvons qui nous sommes vraiment.

Comprenons le sens de notre vie. Ici et maintenant, exploitons-le pleinement. Rayonnons notre puissance d’amour, pour surmonter cette période difficile. Nous pourrons ainsi aider, tous ceux qui doutent et s’interrogent encore. C’est la somme de nos actions individuelles, qui fera le bonheur collectif.

«Sois le changement que tu veux voir dans ce monde»
(Gandhi)

 Nous n’avons rien à gagner à guerroyer contre la Russie

Bref rappel destiné à ceux qui ont quitté les bancs de l’école depuis longtemps : pour les Romains, Jupiter est le dieu qui gouverne le ciel, la terre et tous les êtres vivants. Il est l’équivalent du dieu Zeus, de la mythologie grecque.

Pour nous Français, «Jupiter» est le mari de Brigitte et accessoirement, le locataire (provisoire) du palais de l’Élysée. Il ne rêve que des pouvoirs de son lointain homologue : «gouverner le ciel, la terre et les hommes». Mais ce n’est pas tout. Il se voit aussi en Mars, c’est-à-dire, le dieu de la guerre.

Il est difficile d’affirmer qu’une franche camaraderie règne entre Vladimir POUTINE et «Manu premier». Cette photo de la rencontre des deux dirigeants, le 7 février 2022 à Moscou, est pour le moins, parlante.

Côté contentieux, «l’ami Vlad» reproche à «l’ami Manu», que ce dernier ait fait filmer et rendu public, une conversation particulièrement confidentielle entre les deux chefs d’État. Elle traitait de l’Ukraine et a eu lieu, quatre jours avant le déclenchement de l’opération militaire spéciale (OMS) dans ce pays.

Depuis, la France, en zélé serviteur de l’hégémon américain, livre officiellement des armes et secrètement des renseignements et des hommes au pouvoir otano-kiévien, comme je vous en informe régulièrement. Nous sommes donc, factuellement, belligérants, dans la guerre qui a lieu en Ukraine.

Cette hypocrisie macronienne permet de contourner (pour combien de temps ?)  l’article 35 de notre constitution, relatif à la déclaration de guerre.

Il est difficile de croire que Monsieur MACRON ne soit pas conscient de ses actes et de leurs conséquences. En effet, en application des dispositions de l’article 15 de notre constitution : «Le Président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et comités supérieurs de la Défense nationale.».

Notre commandant en chef a pris des dispositions, particulièrement intéressantes à ses yeux. Comme je vous en ai informé le 13 juillet 2023, il a procédé à un coup de force législatif. En effet, il a profité du vote de la loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2024-2030… pour ajouter quelques dispositions liberticides autant que guerrières.

Comme je l’ai développé en son temps, la loi n° 2023-7803 du 1er aout 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, modifie le code de la défense.

En lecteur attentif, vous avez remarqué que l’objet de ce texte mentionne : «et portant diverses dispositions intéressant la défense». Ce n’est pas le rôle d’une loi de programmation, comme en dispose l’article 34 de notre constitution : «Des lois de programme déterminent les objectifs de l’action économique et sociale de l’État.» !!!

Pour ce qui est des objectifs, «l’ami Manu» n’y va pas avec le dos de la cuiller, en matière de mesures liberticides. L’article 47 de la LPM modifie pas moins de dix-huit articles du code de la défense. Re !!! Pour résumer, ces modifications permettent au gouvernement :

  • «En cas de menace, actuelle ou prévisible, pesant sur les activités essentielles à la vie de la Nation, à la protection de la population, à l’intégrité du territoire ou à la permanence des institutions de la République ou de nature à justifier la mise en œuvre des engagements internationaux de l’État en matière de défense, la réquisition de toute personne, physique ou morale, et de tous les biens et les services nécessaires pour y parer peut être décidée par décret en Conseil des ministres.
  • En cas d’urgence, si la sauvegarde des intérêts de la défense nationale le justifie, le Premier ministre peut ordonner, par décret, la réquisition de toute personne, physique ou morale, de tout bien ou de tout service. Il peut également habiliter l’autorité administrative ou militaire qu’il désigne à procéder aux réquisitions».

Vous avez bien lu, une simple décision du gouvernement «en cas de menace, actuelle ou prévisible», peut lui permettre de réquisitionner tout ou partie de nos biens… ainsi que notre personne !!!

Poire sur le gâteau (je vous rappelle que je préfère la poire à la cerise ☺), dans le cas de réquisition, les dispositions de l’article L 160-6 du code des assurances s’appliquent :

  • «La réquisition de la propriété de tout ou partie d’un bien mobilier entraîne de plein droit, dans la limite de la réquisition, la résiliation ou la réduction des contrats d’assurance relatifs à ce bien, à compter de la date de dépossession de celui-ci.
  • La réquisition de l’usage de tout ou partie d’un bien mobilier ou immobilier entraîne, de plein droit, la suspension des effets des contrats d’assurance relatifs à ce bien, dans la limite de la réquisition».

Voilà une autre menace sur vos contrats d’assurance vie, dans le cas où vous n’auriez pas déjà suivi mes conseils de «sortir» de ce type de produit. Les plus optimistes, ainsi que les moins complotistes, me diront que cela n’arrivera pas. C’est vous qui voyez !

Dans mon billet du 24 janvier dernier, je vous relatais que notre ministre des affaires étrangères avait déclaré que : «La France n’a pas de mercenaires, ni en Ukraine ni ailleurs, contrairement à d’autres».

Se pourrait-il qu’il mente, où qu’il soit mal informé ? La presse russe vient de publier des photos d’un mercenaire français victime du bombardement à Kharkov le 17 janvier dernier… ainsi que les noms de douze autres de ses camarades !!! Nous sommes en guerre, nous sommes en guerre!!!

La Douma russe va prochainement s’adresser au Parlement français, à propos de la présence de mercenaires français en Ukraine. Il sera intéressant de noter les réactions de nos représentants, toutes tendances confondues. Affaire à suivre.

«Les guerres commencent lorsque les politiciens mentent aux journalistes
et croient ce qu’ils lisent dans les journaux
»

(Karl Kraus)

Chers lecteursprenez grand soin de vous. Je vous aime et vous salue.

source : Sérénité Patrimoniale

 

De Pierre Bergé à Gabriel Attal :

50 nuances de rose

 Source : Stratpol - Le 20/01/2024 

Ces 30 dernières années, la Franc-maçonnerie a régulièrement été présentée comme LE puissant cercle d’influence introduit au cœur des pouvoirs politiques dictant un agenda secret. Chaque grand média, le temps d’un numéro spécial, qui sera d’ailleurs le plus lucratif de l’année, joue à vous faire peur, si ce n’est vous indigner ! Les réseaux complotistes rivalisent de théories fumeuses et d’incroyables scandales enfin mis à nu ! Certes la faute est en partie celle d’une organisation qui a résolument loupé le tournant de la communication des années 80, tout autant que d’un choix assumé d’entretenir un mystère qui attire à lui de nombreux curieux alors même qu’avec le double jeu de la perte d’intérêt et de la pandémie, ses effectifs mondiaux ont chuté de 7 Millions en 1950 à 1,9 Millions de membres actuellement, cette spirale négative n’allant pas en s’atténuant.

Ainsi donc si la Franc-maçonnerie s’est volontairement laissée décrire plus puissante qu’elle ne l’est en réalité, un autre lobby lui, en toute discrétion a su tirer profit d’une bienveillante ombre médiatique à son égard pour lentement mais sûrement tisser sa toile.

Du militantisme social au politique

Au début des années 2000 le constat est simple pour les associations de soutien aux communautés homosexuelles : Elles bénéficient dans l’opinion publique d’une sympathie ainsi que d’un fort soutien moral dans les médias, mais elles ne sont pas assez influentes politiquement. Certes les grands partis français “draguent” alors “l’électorat du marais” avec des miettes de mesures mais la question et la représentativité parmi les élus de cette micro communauté n’est pas encore d’actualité.

Conscient de cela et désireux d’accélérer un combat tant idéologique que de transformation globale de la société, les lobby du 4ème arrondissement vont militer pour une infiltration active de leurs membres au sein de l’ensemble des familles politiques, jusqu’aux plus improbables, telles que le Front National. D’électeurs passifs à accélérateurs d’idées, en à peine 20 ans de nombreux nouveaux élus ouvertement en faveur des mouvements Gay friendly ou LGBT vont obtenir des mandats parlementaires, municipaux, ou encore des postes au sein des équipes ministérielles.

Conjointement à cela, les médias français vont radicalement démocratiser et propager les questions d’égalités sociales dans leurs lignes éditoriales et cela soit pour des raisons idéologiques, pour un grand nombre de journaux marqués à gauche, soit pour des questions de parti pris comme cela fut le cas notamment avec Pierre Bergé, fondateur de Tétu puis à compter de 2010 à la tête du puissant groupe média La Vie – Le Monde qu’il rachète aux cotés de Xavier Niel tout en dialoguant avec Emmanuel Macron, qui travaillant chez Rothschild est pourtant officiellement chargé de conseiller et veiller aux intérêts de la Société des Rédacteurs du Monde.

Est-ce de ce coup de Trafalgar qu’est né une fidèle amitié ? Peut-être, mais c’est probablement plus la soif de pouvoir qui va lier durablement les deux hommes. Après avoir soutenu financièrement les campagnes de François Mitterrand puis de Ségolène Royal, Pierre Bergé va officiellement dès janvier 2017 “apporter son soutien sans la moindre restriction” au jeune candidat et vice et versa puisque en février 2017 dans l’Obs, le désormais candidat affirme “la communauté homosexuelle trouvera toujours en moi un défenseur”.

La suite de l’histoire est connue et le nouveau Président élu ne manquera pas lui aussi dès le début de son quinquennat d’être au cœur de rumeurs concernant la réalité de son orientation sexuelle et de ses éventuelles relations sentimentales tant avec le numéro 1 de Radio France qu’avec son garde du corps.

Si le Président semble s’en amuser, il assumera tout de même sa promesse en inscrivant les droits aux personnes LGBT au cœur de son mandat et ce avec succès puisqu’en mars 2022, quelque semaines avant sa réélection il est perçu comme le candidat le plus favorable aux réformes sur le sujet.

Révolution et libération des mœurs

Et justement, c’est tout là qu’est l’enjeu. La pression médiatique conjuguée à l’infiltration de la vie politique n’a qu’un seul but, la préparation d’un socle suffisamment solide et puissant pour faire voter les lois. Le pacte civil de solidarité (1989), la modification de la loi sur la protection contre les discriminations en raison d’orientation sexuelle (2004), la loi sur le mariage pour tous (2013) sont autant de changements profonds dans notre société et dans les valeurs familiales telles que précédemment connues. À cela il faut ajouter un changement de prisme du Pape sur la question qui génère actuellement de forts tumultes au
sein de l’église catholique
, l’apparition de nouvelles chaines audiovisuelles ou la multiplication des programmes dédiés sur les plateformes Nexflix et autres ainsi que les débats nationaux enflammés sur la GPA qui seront bientôt rendus obsolètes par le fait que l’Union Européenne l’impose progressivement aux nations.

Par et pour le plus petit nombre

Les enjeux sont clairement définis, il ne reste plus qu’à placer les acteurs sur l’échiquier. Exit notre brève première ministre qui, pour ne pas trop dépareiller de ses collègues, avait elle aussi tenté de faire taire les rumeurs à son sujet, et place au tout jeune Gabriel Attal dont l’homosexualité n’est pas une interrogation pour les médias, même si certains journaux bravaches s’interrogent tout de même sur la nature de ses relations et la raison de la nomination de Stéphane Séjourné au MAE. Une révolution colorée (rose) est bel et bien en marche et ainsi donc sans même aborder la question transpartisane du nombre d’élus nationaux ou locaux, des précédents Ministres Clément Beaune, Franck Riester, Sarah El Haïry, Olivier Dussopt ou Olivier Veran dont l’engagement pour la cause homosexuelle ne peut être remis en cause (il serait même l’actuel compagnon d’Attal), on se rend compte de l’importance considérable prise ces dernières décennies par ces puissants lobbies et associations au plus haut de l’appareil d’état, alors même que la population française homosexuelle ne représente que 4% de nos concitoyens et ne monte que jusqu’à 9% (ou 10% suivant les études) si l’on globalise l’intégralité de la communauté LGBT+.

Alexis Tarrade

Le lobby LGBT a pris le pouvoir en France

Source : RzO International - Le 14/01/2024.

Le député LR, Nicolas Dhuicq, soutien de François Fillon, a donné en février 2017 une interview dans laquelle il disait qu’Emmanuel Macron était soutenu par «un très riche lobby gay». Concernant certains détails de sa vie privée, ils commencent à se savoir à l’heure où nous parlons. Macron est quelqu’un qu’on appelle le «chouchou» ou le «chéri» des médias français, qui sont détenus par un petit nombre de personnes, information de notoriété publique maintenant. D’ailleurs, l’un de ses soutiens était le célèbre homme d’affaires Pierre Bergé, associé et amant de longue date de feu Yves Saint-Laurent, qui était ouvertement homosexuel et défendait le mariage pour tous et la GPA, ainsi il avait déclaré : «Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ?».

Il y a un très riche lobby gay qui le soutient. Cela veut tout dire.

L’intergroupe LGBTI du Parlement européen surveille de près les États membres tout en influençant les dossiers législatifs «pour s’assurer que la communauté LGBTI ne soit pas oubliée», a confié à EURACTIV la coprésidente de l’intergroupe LGBTI, l’eurodéputée Kim van Sparrentak (Verts/ALE).

L’intergroupe est un organe de surveillance politique des droits LGBTI dans l’UE et une plateforme permettant aux eurodéputés de faire pression pour que la législation européenne englobe les droits LGBTI et les dispositions relatives à l’égalité.

Il compte 157 eurodéputés provenant des 27 États membres de l’UE et de presque tous les groupes politiques, dont le groupe des Socialistes et Démocrates (S&D), le Parti populaire européenne (PPE), Renew Europe, les Verts et la Gauche. (Euractiv)

NB : Retour en arrière sur la nomination de Rachida Dati à la culture sur proposition de Gabriel Attal

«Dans les sondages, je suis haute auprès des gens qui triment» et «chez les gays», dans le Marais plus précisément, «je suis Dalida». Rachida Dati magazine ELLE décembre 2022

Voyons comment nos amis africains, qui traversent la mer pour migrer, estiment cette nouvelle tendance commune à tous les pays de l’alliance mondialiste.

Geopolintel

*

Gabriel Attal chef de gouvernement : Le lobby homosexuel prend le pouvoir en France :

Le regard de l’Afrique sur un Premier ministre gay

par Modou Fall

Le jeune Gabriel Attal vient d’être nommé Premier ministre de France à l’âge de 34 ans. Le nouveau chef du gouvernement français est l’une des rares autorités de ce pays à avoir reconnu publiquement son homosexualité. Comment les Africains dans leur écrasante majorité homophobes, apprécieront la nomination du Premier ministre homosexuel ?

Lorsqu’en France, l’accent est mis sur la jeunesse du nouveau Premier ministre et sur certains caciques du régime qui se seraient opposés à sa nomination, en Afrique, c’est un autre regard que les Africains ont de Monsieur Gabriel Attal homosexuel assumé.

En Afrique, l’homosexuel est très mal vu. D’ailleurs, plusieurs pays ont refusé de dépénaliser le délit de l’acte contre nature malgré la pression des ONG et des lobbies. Le Sénégal en est un exemple confirmé. L’ancien président américain Barack Obama avait attendu le refus catégorique, du président sénégalais de dépénaliser ce délit.

En Afrique, les homosexuels se cachent parce qu’ils sont rejetés par la société. Ils sont mal vus. Et ils sont souvent victimes de violences physiques. D’ailleurs, des archevêques africains avaient unanimement rejeté la bénédiction des couples homosexuels en Afrique à la suite de la sortie du Pape sur la question. Donc dans le continent, les élites politiques, religieuses et coutumières bannissent l’homosexualité sous toutes ses formes.

Alors, il est évident que les prochaines visites de Gabriel Attal en Afrique susciteront de vives polémiques. Certains chefs d’État et de gouvernement éviteront de l’accueillir de peur de subir les critiques de leur opinion publique locale. Les autorités politiques africaines qui accepteront de recevoir en visite officielle Monsieur Attal pourraient être accusées d’être des promoteurs des LGBT ou d’être homosexuels tout simplement. Car l’opinion publique africaine est très souvent frivole et téméraire. Voilà pourquoi, la nomination de Attal à la tête du gouvernement pourrait provoquer un coup de froid dans les relations franco africaines, s’il était mis en avant. Les Africains sont systématiquement réfractaires à l’homosexualité.

D’ailleurs, dans son rapport numéro 1841 intitulé : «Relations entre la France et l’Afrique» réalisé par la commission des affaires étrangères (M. Bruno Fuchs et Mme Michèle Tabarot), des mots importants ont été prononcés sur la question des LGBT en Afrique, et son impact négatif dans les relations entre la France et l’Afrique.

La commission des Affaires étrangères avait pourtant bien cerné la question. Le rapport a fait remarquer que, «la France multiplie les initiatives qui peuvent être interprétées, aujourd’hui encore, comme une tentative de prolonger son emprise sur l’Afrique, en faisant la promotion de la démocratie tout en défendant ouvertement des régimes équivoques ou encore en cherchant à exporter ses standards, son modèle de société et ses valeurs». Comme exemple, le rapport a rappelé que «récemment, l’ambassadeur français en charge de la défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) n’a fait que renforcer ce sentiment. Sa visite prévue au Cameroun du 27 juin au 1er juillet 2023 pour discuter de la situation des personnes LGBT dans ce pays où l’homosexualité est criminalisée a dû être annulée après que l’ambassadeur a été déclaré persona non grata, le gouvernement camerounais y voyant une initiative peu respectueuse des lois et des valeurs locales et lui refusant finalement la délivrance d’un visa».

Qu’en sera-t-il lorsque le Premier ministre homosexuel décidera de se rendre dans ce pays ? Gabriel Attal aura-t-il le privilège d’être reçu avec tous les honneurs dans un palais africain où l’homosexualité est criminalisée ? Ne soyez pas surpris que de jeunes africains lancent des pétitions pour déclarer Attal persona non grata en Afrique. La résistance féroce de l’opinion publique africaine face à ce sujet, est sans commune mesure. Même les acteurs politiques évitent d’aborder ce sujet en public, sauf pour le dénoncer.

Selon toujours, le rapport de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, «la question de l’orientation sexuelle est à l’origine d’une autre incompréhension» entre la France et les pays africains. Le rapport a rappelé que «l’homosexualité est interdite dans de nombreux pays du continent et passible de lourdes sanctions pénales ; au Soudan, en Somalie ou en Mauritanie, la peine de mort peut être requise pour homosexualité ; en Tanzanie, elle est passible d’une peine de prison de trente ans ; au Tchad, d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans».

Par ailleurs, le document des députés français a ajouté que «dans la plupart des pays où l’homosexualité n’est pas explicitement criminalisée, la discrimination, la violence et la stigmatisation à l’encontre des personnes homosexuelles sont courantes». D’ailleurs, «récemment, le corps d’un jeune homme, suspecté d’avoir une sexualité criminalisée au Sénégal, a été déterré et publiquement brûlé». Ces actes monstrueux révèlent le niveau de rejet des hommes et des femmes qui assument publiquement leur homosexualité.

«Les homologues diplomatiques du continent critiquent l’approche française de promotion des droits des personnes LGBT+, jugée intrusive et parfois contre-productive» a indiqué le rapport. Revenant sur l’incident au Cameroun, les auteurs du rapport ont souligné que «la tenue de cette conférence dans un pays où l’homosexualité est passible de six ans d’emprisonnement a été considérée, dans toute l’Afrique, comme une provocation».

Les députés ont d’ailleurs précisé «qu’il ne s’agit nullement d’accepter cette situation ni de renier nos valeurs, bien au contraire», mais il faut plutôt, «adapter nos pratiques et nos discours aux contextes locaux pour les rendre audibles et acceptables par les populations locales, afin de ne pas agir, à l’étranger, comme si nous étions en France».

«Il faut ainsi reconnaître que le mode opératoire diplomatique de la France n’est pas efficace. En Angola, une tribune engagée, publiée par un diplomate étranger sur ce sujet, a conduit à des arrestations dans la communauté LGBT+, démontrant que l’ingérence n’était pas de mise dans ce pays. C’est là une réalité qu’il faut pleinement prendre en compte» rappellent les auteurs du rapport parlementaire.

Il faut reconnaitre que, face à cette tendance forte des autorités françaises à promouvoir des valeurs occidentales vues, comme des contrevaleurs en Afrique, la normalisation des relations entre la France et certains pays africains, n’est pas pour demain. Attendons de voir la première visite de Gabriel Attal en Afrique…

source : Dakar Times via Geopolintel

L’homosexualité dans la macronie devient un sujet politique

Source : Le Courrier des Stratèges - par Eris Verhaeghe - Le 09/01/2024.

Interdiction des abayas : rentrée en fanfare pour Attal

Traditionnellement, les Français s’occupent peu de la vie privée de leurs gouvernants. C’est pour ainsi dire une habitude d’Ancien Régime, seulement démentie en 1789 avec les commentaires sur les relations extra-conjugales de Marie-Antoinette, et sur ses prétendues moeurs évoquées lors de son procès en 1793. Assez curieusement, Emmaneul Macron ravive ce vieux souvenir, en s’entourant excessivement et visiblement de membres de la communauté gay, à tel point que, même sur une chaîne soumise à la censure active de l’Arcom (ex-CSA), la question du poids du réseau homosexuel dans la décision publique est devenue un sujet de débat. Un signe qui ne trompe pas…

 

L’histoire est croustillante ! Reçu sur le plateau de LCI hier, pour ajouter son commentaire à la masse des autres commentaires aussi vides et abyssaux que les autres, Guillaume Roquette, du Figaro, a détonné en osant affirmer que la possible nomination de Gabriel Attal à Matignon était liée à son orientation sexuelle, et, plus largement, à son appartenance au réseau gay. Bien entendu, la séquence a été retirée, et Pujadas a supprimé le tweet qui répercutait cette analyse qui mérite d’être prise en compte.

Mais le seul fait qu’ne chaîne Bouygues évoque ouvertement la question est en soi révélateur d’un malaise dans le pays. Redisons-le, chacun est libre de sa vie privée, et l’homosexualité n’est en rien un problème. En revanche que des réseaux affinitaires se tissent dans l’ombre autour de telle ou telle orientation sexuelle pour confisquer le pouvoir et dégager de nouveaux privilèges est un problème. Autrement dit, tant qu’un comportement relève de la vie privée, il est un droit absolu. Lorsqu’il devient un outil politique, il est nécessaire qu’il soit encadré et transparent.

Pour l’instant, l’accusation d’homophobie interdit d’évoquer le sujet. Mais le problème demeure… Souvenons-nous d’Olivier Dussopt, qui a opportunément fait son coming out dans Têtu après avoir bu le bouillon dans la réforme des retraites et qui, semble-t-il, aborde son maintien en poste de façon extrêmement sereine.

Avons-nous encore le droit “d’activer” l’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui prévoit la possibilité, pour tout citoyen, de demander des comptes sur la façon dont le pouvoir est exercé ?

 

L’élite oligarchique occidentale : Son développement (Partie 1)

Source : Le Courrier des Stratèges - par Finn Andreen - Le 03/01/2023.

La déloyauté politique de l’Allemagne envers la France est-elle devenue une habitude ?

Il existe aujourd’hui une élite oligarchique occidentale ayant une influence politico-économique démesurée et même néfaste pour la société. Il semble donc essentiel de résumer son évolution historique dans cette première partie, et de dévoiler ses moyens et ses fins actuels dans un deuxième temps.

Tout d’abord, il faut reconnaitre qu’il est naturel et nécessaire pour toute société d’avoir une élite. Le penseur libéral Murray Rothbard, opposant constant de l’étatismeévoqua l’idéal des « aristocrates naturels », qui « vivent en liberté et en harmonie avec leurs semblables, et s’élèvent en exerçant leur individualité et leurs plus hautes capacités au service de leurs semblables, soit dans une organisation, soit en produisant efficacement pour les consommateurs. ».

Une société libre a besoin de tels « aristocrates naturels », car ils sont ses principaux moteurs et inspirateurs. Les grandes initiatives entrepreneuriales et associatives sont prises par des personnes particulièrement clairvoyantes et motivées, prêtes à faire des sacrifices et à prendre des risques. Toute la société bénéficie indirectement des initiatives de ces personnes.

Le problème n’est donc pas l’existence d’une élite en soi, mais le fait qu’elle n’est plus composée principalement d’ « aristocrates naturels » comme ce fut le cas, mais surtout d’ « aristocrates artificiels » ; « ceux qui gouvernent par des moyens de coercition » pour reprendre Rothbard ; c’est-à-dire, avec l’aide de l’État. Les penseurs machiavéliens ont été les premiers à conceptualiser cette élite oligarchique de manière systématique ; ils l’appelèrent la « minorité organisée et dirigeante », en opposition à la majorité désorganisée et dirigée.

Comme écrivit le plus éminent historien de cette « école élitiste italienne », Gaetano Mosca, dans son chef-d’œuvre, La Classe dirigeante ; « le pouvoir public n’a pas été et ne sera jamais fondé sur le consentement explicite de la majorité parce qu’il a été et sera toujours exercé par cette minorité organisée qui a eu ou aura les moyens, variables selon les époques, d’imposer sa suprématie à la multitude ».

En effet, quand elle devient oligarchique, la minorité dirigeante utilise la coercition pour influencer, plus ou moins fortement, les décisions politiques et même les valeurs sociales, dans ses propres intérêts économiques et idéologiques. Mais elle n’est évidemment pas toute-puissante et omnisciente ; non seulement son pouvoir n’est jamais acquis, mais elle n’exerce pas toujours son pouvoir très habilement.

Comme ailleurs, les sociétés occidentales ont toujours eu des « minorités organisées », mais celles-ci ont évolué avec le temps. Le pouvoir politique de cette élite n’a cessé d’augmenter au rythme de l’expansion de l’Etat et du capitalisme de connivence que celui-ci rend possible. Comme écrivit Mosca déjà dans les années 20 ; « dans la mesure où l’État absorbe et distribue une plus grande partie des richesses publiques, des meneurs de la classe dirigeante disposent de plus de moyens d’influence arbitraire sur leurs subordonnés et échappent plus facilement au contrôle de quiconque. »

Il ne faut donc pas penser que l’introduction de la « démocratie » a réduit l’influence de cette minorité dirigeante sur la société, car ce système politique s’est inexorablement accompagné d’un développement considérable de l’Etat. En effet, même dans une « démocratie libérale », la majorité désorganisée n’a pratiquement aucune influence sure, par exemple, la politique étrangère, monétaire, de défense, d’immigration, et de santé de leurs gouvernements.

Il est possible d’identifier trois phases de l’évolution de la relation de la minorité dirigeante avec le reste de la société.

Phase 1 : Une minorité nationale, économique et industrielle

La minorité dirigeante occidentale était pendant longtemps au 19e siècle assez proche de la version idéale d’élite naturelle présentée par Rothbard ci-dessus. En l’absence d’Etats forts et en l’absence totale d’institutions supranationales, il est possible parler alors, au pluriel, de minorités dirigeantes, donc plutôt nationales qu’internationales, au pouvoir économique plus que politique, et plutôt industrielles que financières. En effet, en France, Saint-Simon parla des « industriels », qu’il décrit dans une lettre ouverte à Louis XVIII comme étant les « chefs naturels et permanents du peuple ».

Ces minorités ont naturellement toujours pensé à leurs intérêts en premier (même s’il est vrai qu’elles furent aussi philanthropes). Néanmoins, l’augmentation de prospérité dont l’Occident a bénéficié pendant le « long » 19e siècle s’explique en grande partie par les investissements de ces minorités dirigeantes.

La relation entre ces minorités dirigeantes et le reste de la société étaient donc plutôt symbiotique, malgré des tensions réelles liées aux conditions du début de l’industrialisation ; tensions exploitées et amplifiées avec succès par les groupes socialistes de l’époque. Par exemple, jusqu’à la Première Guerre Mondiale, ces minorités dirigeantes étaient adeptes de la déflation, du libre-échange, et préféraient maintenir un contrôle via l’étalon d’or.

Phase 2 : Une minorité internationale, politique et financière

La minorité dirigeante moderne s’est consolidée, avec le développement du capitalisme financier vers la fin du XIXe siècle, autour du pouvoir grandissant et de plus en plus politique des « banquiers internationaux » et de leurs familles étendues. L’historien Carroll Quigley identifia les principales d’entre elles comme étant : « Raring, Lazard, Erlanger, Warburg, Schröder, Seligman, Speyers, Mirabaud, Mallet, Fould, et surtout Rothschild et Morgan. ». Il les décrivit ainsi :

« Ces familles bancaires restaient différentes des banquiers ordinaires sur des points distinctifs : elles étaient cosmopolites et internationales ; ils étaient proches des gouvernements et étaient particulièrement préoccupés par les questions de dettes publiques ; leurs intérêts étaient presque exclusivement dans les obligations, car ils admiraient la « liquidité » ; et ils étaient dévoués à l’usage secret de l’influence financière dans la vie politique. »

« L’influence du capitalisme financier, et des banquiers internationaux qui l’a créé, s’est exercée à la fois sur les entreprises et sur les gouvernements, mais n’aurait pu faire ni l’un ni l’autre s’il n’avait pas réussi à les persuader d’accepter deux « axiomes » de sa propre idéologie. Ces deux idées reposaient sur l’hypothèse que les hommes politiques étaient trop faibles et trop soumis aux pressions populaires temporaires pour se voir confier le contrôle du système monétaire. Pour ce faire, il était nécessaire de dissimuler, voire d’induire en erreur, les gouvernements et les citoyens sur la nature de la monnaie et ses méthodes de fonctionnement. »

Dans cette deuxième phase donc, la minorité dirigeante occidentale émerge, internationale, politisée et d’orientation surtout financière. Cette description du noyau de la minorité dirigeante occidentale est encore la même aujourd’hui, en dépit des grands changements du système financier depuis un demi-siècle. Autour de ce noyau, il faut évidemment aussi compter parmi cette minorité des politiciens et des hauts fonctionnaires, ainsi que des éditeurs de grands médias, et les dirigeants de beaucoup de multinationales occidentales.

Comme mentionné, cette politisation de la minorité dirigeante est intimement liée à l’expansion rapide du rôle de l’Etat dans la société à partir de la fin du XIXe siècle, qui augmenta d’abord son contrôle sur la production (mainmises étatiques sur des industries clefs), puis sur la monnaie (abandon de l’étalon d’or), puis sur la consommation (introduction de contrôles de prix). Comme disait le critique libéral Albert Jay Nock, « il est plus facile de s’emparer des richesses (des producteurs) que de les produire, tant que l’État fait de la saisie des richesses de la spoliation légalisée. »

La minorité dirigeante occidentale commença dans cette deuxième phase à nuire à la société, même si l’impact n’était pas toujours si visible. Néanmoins, ses financements irresponsables de la révolution russe ainsi que de l’Allemagne nazie, décrits en détail par l’historien Anthony Sutton, ont eu probablement une influence majeure sur le cours de l’Histoire…

Avec la Deuxième Guerre mondiale et la montée du Keynésianisme, l’inflation monétaire – ce fléau artificiel dont pâtit la majorité – devint un important outil d’enrichissement des grandes institutions bancaires. Puis, la financiarisation voulue de l’économie occidentale dans les années 70 a éloigné de plus en plus les intérêts de la minorité dirigeante des intérêts de l’économie réelle où participe la majorité. L’élite oligarchique occidentale entre alors dans sa troisième phase, qui sera décrite dans la deuxième partie de cet article.

(la seconde partie sera publiée demain 4 janvier)

 

L’Elite Oligarchique Occidentale – Sa Trahison (Partie 2)

Source : Le Courrier des Stratèges - par Finn Andreen - Le 04/01/2023.

 

L’Elite Oligarchique Occidentale – Sa Trahison (Partie 2), par Finn Andreen

 

Ayant été d’abord au XIXe locale et d’orientation industrielle, l’élite oligarchique occidentale est progressivement devenue globalisée et financière au cours du XXe siècle. Pendant la deuxième moitié du XXe siècle, elle devient pleinement mondialiste, et plus franchement anglo-saxonne. Ce sont les phases un et deux du développement de l’élite oligarchique occidentale, présentée dans la première partie de cet article.

Dans cette troisième phase, la liste des familles étendues appartenant à cette minorité aux affaires aujourd’hui n’a que peu changé. Cependant, certains noms ont perdu en influence, et des nouveaux peuvent y être ajoutés, tels : Soros, Gates, Goldman Sachs et évidemment, Rockefeller.

Phase 3 : Une minorité mondialiste, messianique et néfaste

Ces dernières décennies, cette minorité dirigeante occidentale est devenue beaucoup plus ambitieuse et agressive qu’elle ne l’était jadis. Elle est maintenant pleinement imbue d’une mission idéologique, même messianique, de changer le monde. Comme le confessa un conseiller des Rockefeller : “Dans nos rêves, nous disposons de ressources illimitées et les gens se soumettent avec une parfaite docilité à nos mains sculptrices.”

Cette ambition existait déjà au début du XXe siècle, mais de forme surtout latente. Le retour sur investissement et le contrôle des ressources ne sont plus les seuls ni même les plus importants objectifs ; la minorité dirigeante actuelle à une volonté technocratique, presque revendiquée, de façonner les sociétés ; de contrôler et diriger leurs évolutions. En effet, son but aujourd’hui peut être résumé en un mot : contrôle. Il s’agit de tout contrôler ; la population, la finance, l’alimentation, l’énergie, la santé, et même la nature.

Pour cela, il s’agit d’affaiblir les états-nations et d’accélérer le transfert des souverainetés nationales vers les autorités politiques supranationales. En effet, cette oligarchie mondialiste s’est longtemps sentie freinée par une multitude de juridictions nationales. Afin de convaincre que le mondialisme politique est le seul espoir pour la survie de l’humanité, des crises ont été fabriquées, et présentées comme étant insoluble au niveau de l’état souverain. Les trois principales crises créées à cet effet sont la « crise » du climat, la « crise » de la pandémie, et la « crise » de l’immigration. Cette dernière sert aussi à diluer des nations ethniquement homogènes, et donc à diminuer la résistance sociale naturelle au mondialisme politique.

Les institutions gouvernementales et les ONG qui orbitent autour de l’ONU jouent un rôle essentiel pour la mise en place d’un pouvoir global et centralisé en tant que solution « nécessaire » à ces crises. Par exemple, l’OMS doit obtenir le pouvoir d’introduire un outil de santé numérique qui permettra le contrôle des populations sous des prétextes de santé publique. L’UE doit imposer des obligations et des restrictions sur le comportement des individus et des entreprises européens (voir le CSRD, le Digital Services Act et le Green Deal). L’introduction des monnaies digitales par les banques centrales permettront le contrôle sur toutes les transactions économiques, au de l’individu. Le portefeuille digital permettra l’introduction d’un système de crédits sociaux similaire au type chinois. La coordination de toutes ces initiatives est faite par le Forum Economique Mondial.

L’ oligarchie occidentale affiche désormais sa conviction néo-fasciste et anti-libérale ; le contrôle économique consiste à pousser ouvertement le modèle de « partenariat public-privé » et le capitalisme des parties prenantes. De plus, elle souhaite forcer la majorité, et si possible la convaincre, à abandonner la propriété privée (de louer au lieu de posséder) créant ainsi une forte dépendance financière et politique de la population envers les grandes institutions bancaires internationales.

Toute ces initiatives sont des pas progressifs vers l’établissement d’un gouvernement mondial sous le contrôle de la minorité dirigeante occidentale. En effet, celle-ci rêve depuis un siècle d’une planification globale, supposément pour le bien de l’humanité. La phrase suivante du vice-président des Etats-Unis Nelson Rockefeller en 1975 prend tout son sens : « Je suis un grand partisan de la planification – économique, sociale, politique, militaire, de la planification mondiale totale ».

Une minorité ennemie du peuple

Malheureusement, ces plans cauchemardesques de la minorité dirigeante occidentale sont partiellement déjà mis en exécution. Ils représentent évidemment une menace significative à la liberté individuelle à l’échelle mondiale. Il s’agit ni plus ni moins d’une trahison de la minorité dirigeante occidentale envers ses propres concitoyens.

Ceci est un phénomène nouveau. A priori, une élite nationale n’a pas un intérêt de voir sa propre société décliner, de voir la majorité qu’elle dirige s’appauvrir. Mais la minorité dirigeante occidentale a longtemps été cosmopolite, et ses intérêts sont aujourd‘hui transnationaux et donc peu liés à ses origines culturelles et géographiques. La minorité dirigeante occidentale est devenue avec le temps un ennemi du peuple, un fléau tyrannique contre lequel les majorités n’ont plus de choix que de s’opposer.

En particulier, ceux qui défendent le droit fondamental de non-ingérence des autorités politiques dans la vie de l’individu ne peuvent que réagir avec horreur face à ces plans dystopiques. Heureusement, il existe une certaine opposition à ces initiatives mondialistes, mais elle est bien timide ; ce combat politique est loin d’être gagné.

Il est possible que les initiatives politiques de la minorité dirigeante moderne n’aboutissent pas, ou pas complètement. Ces subtils plans de contrôle s’avèreront peut-être trop ambitieux et trop liberticides pour pouvoir être entièrement acceptés, même par une majorité apolitique, désorganisée et désinformée. Mais il n’est pas possible de passivement compter sur cela. Quand la liberté est à tel point en péril, il faut se rappeler du message de Ludwig von Mises, que « personne ne peut rester à l’écart avec indifférence : les intérêts de chacun dépendent du résultat. Qu’il le veuille ou non, chacun est entraîné dans la grande lutte historique, la bataille décisive dans laquelle notre époque nous a plongés ».

Un combat politique pour la liberté

La lutte contre cette évolution tyrannique mondialiste passe par la production d’informations et d’explications auprès de la majorité, afin de contrecarrer la propagande disséminée par les grands médias, contrôlés de la minorité dirigeante. Pour freiner l’avancée vers le mondialisme politique il est nécessaire de montrer que les trois crises mentionnées ci-dessus, présentées comme les raisons d’une centralisation autoritaire, mais nécessaire du pouvoir, sont artificielles.

Cette lutte est aussi éminemment politique. Il faut agir pour une réduction du pouvoir des institutions internationales et rejeter le rôle subjugué et anti-démocratique des gouvernements occidentaux. Il faut soutenir toutes initiatives pour la déréglementation de l’économie, la privatisation des fonctions de l’État, la réduction de financement des institutions internationales, la décentralisation des décisions politiques, et la réduction de la taille de l’état et des agences internationales.

L’idée est évidemment, par ces moyens, de réduire le pouvoir politique de la minorité dirigeante. L’objectif serait de revenir à la situation qui prévalait pendant une partie du 19e siècle, quand la minorité dirigeante occidentale était surtout économique et peu politisée. C’est-à-dire qu’il faudrait retrouver une minorité composée essentiellement d’ « aristocrates naturels », pour utiliser le terme de Rothbard, ou d’ « industriels » pour utiliser le terme de Saint-Simon.

Les mots suivants de Gaetano Mosca peuvent servir de conclusion : « une société est la mieux à même d’appliquer une organisation politique relativement parfaite, lorsqu’elle a une classe dirigeante occupant une position économique proche de, mais indépendante, de ceux qui ont le pouvoir suprême entre leurs mains, et qui dispose de cette richesse nécessaire pour consacrer une partie de son temps à perfectionner sa culture et acquérir cet intérêt pour le bien public. Il s’agit de cet esprit presque « aristocratique », dirions-nous, qui ne peut qu’inciter les hommes à servir leur pays sans d’autre satisfaction que celles que procurent l’amour propre et la fierté individuelle ».

 

 

La campagne électorale américaine : Moment de vérité pour l’Etat profond et le reste du monde

 

Source : Le Courrier des Stratèges - par Jean Goychman - Le 02/01/2024.

 La campagne électorale américaine: moment de vérité pour l’Etat profond et le reste du monde, par Jean Goychman

Jean Goychman place en perspective ce qui sera l’un des événements majeurs de l’année 2024: l’élection présidentielle américaine. En revenant à la source des analyses sur l’Etat profond, concept forgé par Peter Dale Scott, il montre que ce qui se joue est bien plus important qu’un simple affrontement politique entre Donald Trump et “Joe Biden” ou son avatar. Partout, 2024 va représenter l’heure du choix pour les peuples: se soumettre à l’ordre américain moribond, au risque d’être enseveli avec lui. Ou entrer dans le monde multipolaire.

L’année 2024 sera marquée par l’élection américaine. Celle-ci va se dérouler sur la toile de fond d’un bouleversement international comme nous n’en avons pas connu depuis plusieurs siècles.

Ce sont deux conceptions radicalement différentes de la géopolitique mondiale qui vont se livrer à un affrontement sans merci, et l’on peut s’étonner qu’aussi peu de communication soit faite sur ce sujet, pourtant capital pour le devenir de l’Humanité.

L’instinct de conquête a toujours existé. Même si les motivations diffèrent, la finalité est constante : imposer aux autres, souvent par la force, un mode de vie et de pensée dont ils ne sont pas à l’origine et, en conséquence, aliéner leur liberté.

L’incessant développement de la technologie a permis (l’Histoire dira si c’est un progrès) à un nombre de plus en plus restreint de contrôler de plus en plus de personnes.

Le plan anglais et sa continuité américaine

Le projet de domination mondiale a été élaboré durant le 19ème siècle par un groupe de jeunes anglais et il est décrit par Caroll Quigley dans son livre « l’histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine » 

Ce n’est qu’à la fin de la « Pax Britannica », au début du 20ème siècle, qu’ils décidèrent d’utiliser la puissance financiaro-industrielle américaine (qu’ils contrôlaient déjà) pour passer au stade ultime de ce projet. Ce n’est qu’à l’issue de deux guerres mondiales et d’une guerre dite « froide » que cette domination hégémonique anglo-américaine a pu être établie. La première guerre a permis la destruction des empires monarchiques, la seconde celle des empires coloniaux et la guerre froide celle de l’empire soviétique.

Pour importants qu’ils soient, ces préludes n’étaient que des « pré-requis ». L’installation d’un gouvernement mondial nécessitait en plus la destruction des peuples et de leurs nations. Il devient dés lors évident que la démocratie invoquée pour justifier un certain nombre de conflits n’est qu’un prétexte. Comment pourrait-on concilier ces principes de liberté et de démocratie avec l’établissement d’un gouvernement mondial qui ne pourrait s’effectuer qu’après la disparition des souverainetés nationales ?

L’accélération de l’Histoire est perceptible, pour peu qu’on veuille bien aborder les problèmes de fond et ne pas se cantonner aux « épiphénomènes ». Les mouvements migratoires, qui ont toujours existé, deviennent une source de préoccupation majeure. Pourquoi aujourd’hui et pourquoi a-t-on voulu les ignorer jusqu’alors ? Soyons justes : certains politiques les ont dénoncé depuis longtemps, mais leurs analyses étaient « tronquées » car elles n’évoquaient pas cette volonté bien arrêtée de la destruction des nations qui était l’objectif réel. Car c’est avant tout à ce concept d’Etat-nation que les « mondialistes » ont voulu s’attaquer.

Une évidence pour l’Union Européenne

Depuis le concept de l’AMGOT de 1944, la volonté mondialiste s’est manifestée en filigrane de la fameuse « construction européenne » en sapant un par un tous les attributs de la souveraineté des Peuples et des Nations. Cela n’a jamais été clairement dit, et l’ambiguïté a toujours été de mise , notamment de la part de nos dirigeants politiques qui, une fois de Gaulle disparu, n’ont eu de cesse de faire ratifier des traités de plus en plus contraignants et toujours plus « fédéralistes » sans jamais prononcer le mot interdit.

En France, nous avons assisté à une véritable trahison de nos élites, qui remet en question la notion même de démocratie telle qu’elle est communément interprétée. Le meilleur exemple est celui du référendum du 29 mai 2005, qui a vu rejeté par 55 % des Français le projet de Traité Constitutionnel Européen. Comment imaginer qu’il puisse nous être imposé quatre ans plus tard sous la forme du Traité de Lisbonne ?

Quelle force au monde a-t-elle pu obtenir un tel résultat ? Comment un Président démocratiquement élu a-t-il pu faillir à ce point à ce qui était pourtant son devoir le plus élémentaire ?

La question de savoir qui dirige le monde devient prépondérante.

On nous parle toujours de l’Amérique ou bien des États-Unis d’Amérique comme étant la puissance dominante depuis 1991. Nul ne se hasarderait à remettre en question la réalité de la démocratie américaine. Pourtant, certains faits récents s’avèrent assez troublants. Ils peuvent laisser entendre que, derrière une apparence soigneusement entretenue, il y aurait une sorte de « pouvoir de l’ombre » qui tirerait les ficelles de la politique américaine. Du 11 septembre 2001, le monde entier a gardé l’image des tours en train de s’écrouler après que deux avions de ligne les aient percuté.

Pourtant, un autre évènement resté discret  pour ne pas dire caché, aurait dû alerter l’opinion publique américaine. C’est l’entrée de Dick Cheney dans le sanctuaire du pouvoir américain, dans le bunker situé sous l’aile ouest de la Maison Blanche alors que le président en titre G W Bush était d’autorité envoyé vers la cote ouest. En termes politiques, cela s’appelle « un coup d’Etat »

On parle souvent, et de plus en plus, du « deep state », littéralement l’état-profond américain.

L’historien Peter Dale Scott lui a consacré trois livres dans lesquels il décrit tous les rouages de ce pouvoir organisé et dont la plupart des Américains ignorent l’existence. Parmi ceux-ci, « l’état profond américain » (éditions Demi Lune) est celui qui résume le mieux toute l’histoire récente.

Cependant, ce pouvoir multiforme est apparu depuis bien plus longtemps et influence la politique américaine depuis le début du XXème siècle.

La France, l’État profond et le pouvoir mondial

Dans son avant-propos, Peter Dale Scott écrit :

« L’État profond américain devrait être une préoccupation universelle, et particulièrement en France. Ce système renforce le milieu supranational des super-riches (le supramonde) , dont seulement 80 d’entre eux possèdent autant que 3,5 milliards d’êtres humains. Grâce à la la  croissante récente et colossale de la richesse à travers le monde, ceux qui composent « l’élite de pouvoir globalisé » réunie chaque année au forum de Davos ont aujourd’hui plus d’influence sur la gouvernance mondiale que ceux qui siègent à l’Assemblée Générale des Nations Unies »

Voici qui est très clair. A l’origine de toutes ces actions destinées à favoriser la mise en place d’un pouvoir global mondialisé, nous trouvons cette entité regroupant la finance internationale, le complexe militaro-industriel et ce qui est désigné comme étant le « Council on Foreign Relations »,

communément appelé le CFR. Le CFR, créé en 1919 à partir de la « Round Table » (groupe des banquiers internationaux à l’origine de la FED en 1913) est depuis cette époque l’inspirateur de toute la politique étrangère du Département d’État.

Sa première action à l’intérieur de l’éxécutif américain a été l’étude du « programme du Jugement Dernier en 1949 après l’explosion de la première bombe nucléaire soviétique. Ce programme était en fait la création d’un gouvernement de l’ombre destiné à se substituer au gouvernement américain dans le cas d’une attaque nucléaire qui aurait anéanti ce dernier.

Il faut se souvenir que deux présidents américains, et non des moindres, ont dénoncé de « pouvoir de l’ombre » qui mettait en danger la démocratie.

 Ce fut Eisenhower en 1961 (discours du complexe militaro-industriel) et Kennedy en novembre 1963 (discours de l’Université de Columbia).

Avec l’arrivée en 1981 de Reagan à la Maison Blanche , il se transforma en COG (Continuity of Government) et entra dans une phase active le 11 septembre 2001.

Ce n’est que plusieurs années après que, gràce à l’action de Donald Trump, l’existence de ce gouvernement de l’ombre échappant totalement au contrôle des instances démocratiques américaines, fut enfin révélée au peuple américain.

Une fois sorti de l’ombre dans laquelle il se complaisait, l’État profond a dû précipiter les choses.

Les événements s’enchaînent

L’instrument principal de l’élite mondialiste est le dollar qu’elle a imposée au monde et dont elle contrôle l’émission. Cependant, d’autres pays, et non des moindres, ont commencé à s’organiser pour combattre ce monopole du dollar et,  si possible, lui substituer une autre monnaie qui pourrait lui ôter toute valeur.

La grande faiblesse du dollar est qu’il est créé à partir de rien. De ce point de vue, c’est une « fausse monnaie » puisqu’il ne possède aucune valeur intrinsèque. Qu’une autre monnaie qui, elle, aurait une valeur intrinsèque, comme l’or ou tout autre métal ou élément, et le château de cartes s’écroule.

La « guerre des monnaies » qui se profile va être déterminante pour le monde.

On comprend mieux pourquoi les évènements s’enchaînent à cadence élevée depuis 2019, et notamment les guerres dans différents points du monde. Les différentes sanctions décidées par l’Occident contre l’Iran, la Russie ou la Chine sont en train de se retourner contre lui, et en particulier contre l’Union Européenne qui est celle qui a le plus à perdre.

Par contre, les BRICS font de plus en plus d’émules dans le monde et représentent déjà, dans leur périmètre actuel, plus de la moitié de l’humanité. Leurs échanges commerciaux entre-elles se font de moins en moins en dollars et les premiers signes de fragilité de ce dernier se font déjà sentir.

Murés dans leurs certitudes, les principaux dirigeants européens ne veulent pas voir les choses et continuent à vouloir imposer aux peuples européens un fédéralisme rendu totalement anachronique par l’apparition quasi-certaine d’un futur monde multipolaire.

Dans celui-ci, contrairement au monde « globalisé », les nations et les peuples qui les ont fait retrouveront toute leur place et enverront dans les oubliettes de l’Histoire tous ceux qui voulaient les détruire.

La bataille finale va s’engager en 2024

Même s’il est trop tôt pour parler de la victoire du monde multipolaire sur le monde monopolaire de l’élite mondialisée, c’est maintenant l’heure des choix. Car c’est aux peuples, et aux peuples seuls partout où ils le peuvent, de faire entendre leurs choix. Pour les peuples de l’Union Européenne, ce sera dans moins de six mois. Allons-nous accepter, par notre silence, la disparition de nos nations souveraines pour mieux nous laisser asservir par cette élite financiaro-mondialiste insatiable ?

Quel serait notre avenir si le choix de nos dirigeants n’était pas le bon, et nous avons de sérieuses raisons d’en douter ?

Par ailleurs, les BRICS qui font de plus en plus d’adeptes, seront-ils capables de conserver leur unité d’action pour réorganiser un monde traumatisé par des grandes peurs souvent injustifiées mais qui laisseront des traces profondes.

Pour les Etats-Unis également, 2024 sera l’année d’un choix crucial. Ce grand peuple profondément divisé sera-t-il capable de se débarrasser, comme Trump l’ exhorte à le faire, de ce « marigot de Washington » (et de Wall Street) et ne plus se contenter de l’apparence de la démocratie ? On comprend pourquoi la réélection de Trump risque de ne pas être une promenade de santé 

Dénoncer l’antisémitisme et combattre le sionisme politique