USA

Un état des lieux mondial très différent s’installe

par Alastair Crooke - Le 24/11/2022.

La façon dont le monde apparaît dépend du fait que votre regard est fermement fixé sur le moyeu de la roue, ou bien, si vous observez la rotation de la roue autour du moyeu – et le roulement qu’elle suit – vous voyez le monde différemment.

D’un point de vue centré sur Washington, tout est immobile : rien (pour ainsi dire) ne bouge sur le plan géopolitique. Y a-t-il eu des élections aux États-Unis ? Eh bien, il est certain qu’il n’y a plus d’événement « jour d’élection », car la nouvelle mécanique des bulletins de vote contre le vote en personne, qui commence jusqu’à 50 jours plus tôt et se poursuit des semaines plus tard, s’est éloignée de l’ancienne notion d’« élection » et d’un résultat macro global.

De ce point de vue « centré », les élections de mi-mandat ne changent rien – c’est la stase.

Tant de politiques de Biden étaient de toute façon déjà gravées dans la pierre – et au-delà de la capacité de tout Congrès à les changer à court terme.

Toute nouvelle législation, s’il y en avait, pourrait faire l’objet d’un veto. Et si le « mois » électoral se termine avec la Chambre contrôlée par les républicains et le Sénat contrôlé par les démocrates, il se peut qu’il n’y ait aucune législation du tout, en raison de la partisanerie et de l’incapacité à faire des compromis.

Plus précisément, Biden peut de toute façon gouverner pendant les deux prochaines années par décret et par inertie bureaucratique – et ne pas avoir besoin du Congrès du tout. En d’autres termes, la composition du Congrès n’a peut-être pas tant d’importance que cela.

Mais maintenant, tournez votre regard vers la rotation autour du « moyeu », et que voyez-vous ? La jante qui tourne à toute allure. Elle s’accroche de plus en plus au sol et a une directionnalité claire.

Le plus grand pivot autour du moyeu ? Probablement le président chinois Xi qui se rend à Riyad pour rencontrer Mohammad bin Salman (MbS). Ici, la jante de la roue s’enfonce profondément pour s’agripper fermement à la roche-mère, alors que l’Arabie saoudite effectue son pivot vers les BRICS. Xi se rendra probablement à Riyad pour régler les détails de l’adhésion de l’Arabie saoudite aux BRICS et les conditions du futur « accord pétrolier » de la Chine avec l’Arabie saoudite. C’est peut-être le début de la fin du système des pétrodollars, car tout ce qui sera convenu en termes de mode de paiement chinois pour le pétrole s’inscrira dans le cadre des plans russo-chinois visant à faire passer l’Eurasie à une nouvelle monnaie commerciale (loin du dollar).

Le fait que l’Arabie saoudite gravite autour des BRICS signifie que d’autres États du Golfe et du Moyen-Orient, tels que l’Égypte, gravitent également autour des BRICS.

Un autre pivot : Le ministre turc de l’Intérieur, Süleyman Soylu, a déclaré après l’explosion de cette semaine à Istanbul : « Nous n’acceptons pas le message de condoléances de l’ambassade des États-Unis. Nous comprenons le message qui nous a été transmis, nous avons reçu le message qui nous a été transmis ». Soylu a ensuite rejeté les condoléances américaines, les assimilant à « un tueur qui se présente le premier sur la scène d’un crime ».

Soyons clairs : le ministre vient de dire aux États-Unis d’aller se faire voir. Ce déchaînement de colère brute intervient au moment où la Turquie a accepté de s’associer à la Russie pour établir un nouveau centre gazier en Turquie et participe avec la Russie à un accord massif d’investissement et de coopération dans le domaine du pétrole et du gaz avec l’Iran. La Turquie aussi s’oriente vers les BRICS.

Et, à mesure que la Turquie s’éloigne d’un « moyeu », une grande partie de la sphère turque suivra l’exemple de la Turquie.

Ces deux événements – de la réunion de Xi avec MbS, qui fait un pied de nez aux États-Unis, à la fureur de la Turquie face au terrorisme à Istanbul – s’imbriquent clairement pour marquer un pivot stratégique du Moyen-Orient – à la fois en termes d’énergie et de cadres monétaires, vers la sphère de libre-échange eurasienne qui se développe.

Viennent ensuite les nouvelles de jeudi dernier : L’Iran affirme avoir développé un missile hypersonique de haute précision. Le général Hajizadeh a déclaré que le missile balistique hypersonique iranien peut atteindre plus de cinq fois la vitesse du son et, à ce titre, il sera capable de déjouer tous les systèmes actuels de défense antimissile.

En bref, l’Iran est déjà un État du seuil nucléaire (mais pas un État doté d’armes nucléaires). La remarquable réussite technique que représente la production d’un missile hypersonique de haute précision (qui échappe encore aux États-Unis) constitue un changement de paradigme.

Les armes nucléaires stratégiques n’ont aucun sens dans un petit Moyen-Orient à la population très hétérogène – et maintenant, il n’est pas nécessaire que l’Iran devienne un État doté d’armes nucléaires. Dès lors, quel serait l’intérêt d’une stratégie d’endiguement compliquée (c’est-à-dire le JCPOA), orientée vers l’entrave d’un résultat qui a été dépassé par les nouvelles technologies ? La capacité des missiles balistiques hypersoniques rend les armes nucléaires tactiques superflues. Et les missiles hypersoniques sont plus efficaces, plus faciles à déployer.

Le problème pour les États-Unis et Israël, c’est que l’Iran l’a fait – il a dépassé la cage de confinement du JCPOA.

En outre, quelques jours plus tôt, l’Iran a également annoncé qu’il avait lancé un missile balistique transportant un satellite dans l’espace. Si tel est le cas, l’Iran dispose désormais de missiles balistiques capables d’atteindre, non seulement Israël, mais aussi l’Europe. En outre, l’Iran devrait bientôt recevoir 60 avions SU-35, ce qui n’est qu’un élément de l’évolution rapide de ses relations avec la Russie, scellée la semaine dernière par la présence à Téhéran de Nikolaï Patrouchev (secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie).

Encore une fois, pour être clair, la Russie vient de se doter d’un multiplicateur de force cinétique très puissant, d’un accès au rolodex de contacts et de stratégies de l’Iran qui lui permet de contourner les sanctions, et d’un partenaire à part entière dans le grand jeu de Moscou visant à faire de l’Eurasie un super-oligopole des matières premières.

En d’autres termes, si l’Iran devient un multiplicateur de force pour l’axe Russie-Chine, l’Irak, la Syrie, le Hezbollah et les Houthis suivront une trajectoire similaire.

Tandis que l’architecture de sécurité européenne reste figée dans l’étroitesse de l’OTAN et l’emprise anti-russe, l’architecture de sécurité de l’Asie occidentale s’éloigne de l’ancienne polarisation dure dirigée par les États-Unis et Israël entre une sphère sunnite et l’Iran chiite (c’est-à-dire les accords dits d’Abraham) et se reforme autour d’une nouvelle architecture de sécurité façonnée par la Russie et la Chine.

Cette évolution est logique. La Turquie tient à son héritage civilisationnel turc. L’Iran est clairement un État civilisationnel, et MbS souhaite manifestement que son royaume soit également largement accepté comme tel (et pas seulement comme une dépendance des États-Unis). L’intérêt du format de l’OCS est qu’il est « pro-autonomie » et s’oppose à toute singularité idéologique. En fait, de par son concept civilisationnel, elle devient anti-idéologique et s’oppose aux alliances binaires (avec nous ou contre nous). L’adhésion ne nécessite pas l’approbation des politiques particulières de chaque partenaire, à condition qu’elles n’empiètent pas sur la souveraineté des autres.

En effet, l’ensemble de l’Asie occidentale – à un degré ou à un autre – est en train de s’élever dans ce paradigme économique et sécuritaire eurasien en pleine évolution.

Et, pour dire les choses simplement, puisque l’Afrique est déjà enrôlée dans le camp de la Chine, la composante africaine de la région MENA s’oriente fortement vers l’Eurasie, elle aussi. L’affiliation du Sud global peut également être considérée comme allant de soi.

Qu’en est-il de l’ancien « moyeu » ? Il a l’Europe entièrement sous son contrôle. Pour l’instant, oui…

Cependant, une étude publiée par l’École de guerre économique française suggère que, si l’Europe a, depuis la Seconde Guerre mondiale, « vécu dans un état de non-dit » en ce qui concerne sa dépendance totale à l’égard de Washington, alors que les sanctions russes ont un effet catastrophique sur l’Europe, « une situation très différente s’installe ». Par conséquent, les hommes politiques, tout comme le public, ont du mal à identifier « qui est vraiment leur ennemi ».

Eh bien, l’opinion collective, basée sur des entretiens avec des experts du renseignement français (c’est-à-dire l’État profond français) est très claire : 97% d’entre eux considèrent que les États-Unis sont la puissance étrangère qui « menace le plus » les « intérêts économiques » de la France. Et ils le considèrent comme un problème qui doit être résolu.

Bien sûr, les États-Unis ne laisseront pas facilement tomber l’Europe. Néanmoins, si certaines parties de l’Establishment peuvent parler ainsi, c’est que quelque chose bouge et se prépare, sous la surface. Le rapport souligne naturellement que l’UE peut avoir un excédent commercial de 150 milliards d’euros avec les États-Unis, mais que ces derniers ne permettront jamais que cela se traduise par une « autonomie stratégique ». Et tout gain d’autonomie est obtenu dans le contexte constant – et plus que compensé – d’une « forte pression géopolitique et militaire » de la part des États-Unis à tout moment.

Le sabotage de Nord Stream aurait-il été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? En partie, il a été un élément déclencheur, mais l’Europe cache ses diverses vieilles haines et sa vindicte longtemps entretenue sous le « couvercle bruxellois de l’argent facile ». Mais cela ne vaut que tant que l’UE reste un distributeur automatique de billets glorifié – les États insèrent leur carte de débit et retirent de l’argent. Les animosités cachées sont réprimées, et l’argent lubrifié jusqu’à la quiescence.

Cependant, le distributeur est en difficulté (contraction économique, désindustrialisation et austérité arrivent !) ; et comme la fenêtre des retraits du distributeur se réduit, le couvercle qui retient les vieilles animosités et les sentiments tribaux ne tiendra pas longtemps. En effet, les démons se lèvent – et sont facilement visibles dès maintenant.

Et enfin, le « moyeu » de Washington tiendra-t-il le coup ? Conserve-t-il les ressources nécessaires pour gérer un si grand nombre d’événements stress-tests – financiers, systémiques et politiques – qui arrivent tous de manière synchronisée ? Nous devons attendre pour le savoir.

Rétrospectivement, le « centre » n’est pas « en mouvement ». Il a déjà bougé. C’est juste que tant de personnes sont bloquées dans la vision d’un « espace vide » qui était autrefois occupé par quelque chose de passé, mais qui, d’une manière ou d’une autre, persiste encore, dans la mémoire visuelle, comme une « ombre » de sa solidité antérieure.

Alastair Crooke

source : Strategic Culture Foundation

traduction Réseau International

Terrorists-R-US. Les Etats-Terroristes-Unis

Source : The Saker francophone. 


Par Kevin Barrett – Le 14 Novembre 2022 – Source Unz Review

Lorsque les électeurs américains ont voté, la semaine dernière, la politique étrangère n’était probablement pas en tête de liste de leurs préoccupations. Mal informés par les médias grand public au point de souffrir de déficience cognitive informationnelle, peu d’Américains [et d’européens, NdT] comprennent le rôle dévastateur et destructeur que joue leur pays sur la scène mondiale. Il y a donc quelque chose de symboliquement significatif dans le spectacle des électeurs de Pennsylvanie qui ont envoyé un sénateur souffrant de déficience cognitive à Washington pour servir sous les ordres d’un président souffrant de déficience cognitive, alors qu’un sous-ensemble de ces électeurs a même élu un homme déjà décédé à un poste d’état. On se croirait dans un film de zombies : L’empire des morts-vivants.

 

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Les électeurs zombies envoient des représentants zombies à Washington pour prétendre présider au démantèlement d’un empire zombie en état de mort cérébrale. Mais les vrais maîtres de cet empire, bien sûr, sont les apparatchiks néocons et les oligarques qui les rémunèrent grassement. Peu importe qui occupe le Congrès et la Maison Blanche, le gouvernement élu n’a pas vraiment de prise sur les décisions. Même les politologues de l’Ivy League payés pour cacher cette réalité la reconnaissent de plus en plus souvent : Michael Glennon, par exemple, dans « National Security and the Double Government » [Sécurité nationale et le double gouvernement], soutient de manière convaincante que nos dirigeants élus sont, à l’instar des monarques britanniques, de simples figures de proue, et non des décideurs politiques.

Puisqu’ils n’ont aucun rôle à jouer dans la prise de décision, ni les politiciens ni les électeurs qui les élisent n’ont besoin de savoir quoi que ce soit sur ce qui se passe réellement dans le monde. Leur rôle n’est pas de raisonner, mais de régurgiter les « mythes publics » diffusés par la machine de propagande médiatique. C’est pourquoi les électeurs américains ne comprennent pas, pour la plupart, que c’est leur propre gouvernement qui a provoqué la guerre en Ukraine. Ils ne comprennent pas non plus que son objectif est de paralyser l’Allemagne et l’UE, ainsi que la Russie.

Asie de l’Ouest : Les terroristes sont américains

Les électeurs connaissent encore moins l’Asie occidentale, où les États-Unis sont à l’origine d’une vague de terrorisme en Iran, au Pakistan et, plus récemment, en Turquie, où une bombe a explosé dimanche dans un quartier très touristique du centre d’Istanbul, tuant six personnes et en blessant plus de 80. Le gouvernement turc a immédiatement accusé les États-Unis, qui arment, financent, forment et dirigent les militants kurdes syriens liés au PKK, d’être à l’origine de l’attentat.

Pourquoi les dirigeants américains utilisent-ils le terrorisme en Turquie ? Pour punir le gouvernement turc de s’être rapproché de la Russie. (Les attentats à la bombe effraieront les touristes, dont un nombre toujours plus grand est russe, et nuiront à l’économie turque). Du point de vue de Washington, le gouvernement d’Erdogan alimente l’effort de guerre russe en augmentant considérablement son commerce avec la Russie et en payant les importations russes, y compris l’énergie, en roubles. Ces mesures contribuent non seulement à maintenir la Russie à flot, mais menacent également la cohésion de l’OTAN et accélèrent l’arrivée du jour où le dollar perdra son statut de monnaie de réserve mondiale.

Les États-Unis terrorisent également le Pakistan et l’Iran parce que les dirigeants de ces pays, comme Erdogan en Turquie, ont l’audace de poursuivre leurs propres intérêts nationaux. Au Pakistan, les espions de l’ambassade américaine – des clones de Raymond Davis – étaient la main cachée derrière l’opération de changement de régime qui a renversé le gouvernement d’Imran Khan en avril dernier. Les sbires de l’empire punissaient Khan pour sa visite à Moscou peu après le lancement par la Russie de son Opération Militaire Spéciale en Ukraine, ainsi que pour avoir évité le FMI étasunien en faveur d’une coopération accrue avec l’initiative de « la Nouvelle route de la soie » et l’Organisation de coopération de Shanghai. Depuis le coup d’État électoral orchestré par les États-Unis, le parti de Khan a remporté une victoire écrasante aux élections régionales, et son chef a toutes les chances de revenir au pouvoir lors des prochaines élections nationales… à condition qu’il reste en vie.

Le 3 novembre, Khan a miraculeusement survécu à une tentative d’assassinat inspirée par les États-Unis. Pris entre les tirs croisés d’un « fanatique religieux » du MK-Ultra d’un côté de son véhicule et d’un sniper professionnel qui tirait depuis la fenêtre d’un immeuble de l’autre côté, Khan n’a survécu que parce qu’un spectateur héroïque a attrapé le bras armé du fanatique, de sorte que les balles ont touché la jambe de Khan plutôt que sa tête ou son torse. Sa jambe touchée, Kahn est tombé au sol alors que les balles du sniper sifflaient dans l’espace qu’il venait de quitter.

Tuer des dirigeants pakistanais fait partie du travail quotidien de la CIA et de ses laquais locaux comme le Premier ministre Shabaz Sharif, nommé par les États-Unis, le ministre de l’Intérieur Rana Sanaullah et le général Faisal, le grand manitou de l’ISI, les trois hommes que Khan tient pour responsables de la tentative d’assassinat. La plupart des Pakistanais le pensent aussi. Ils pensent également que plusieurs de leurs anciens dirigeants ont été tués par la CIA, notamment le général Zia ul-Haq, qui tissait des liens avec des forces pro-islamiques mais non approuvées par les États-Unis dans la région lorsqu’il a été tué dans un accident d’avion provoqué.

La guerre terroriste américaine contre l’Iran

Les campagnes de terreur menées par les États-Unis contre les « alliés » hésitants que sont la Turquie et le Pakistan sont sans commune mesure avec la guerre terroriste menée depuis des décennies par Washington contre la République islamique d’Iran. Et lorsqu’il s’agit de l’Iran, les terroristes ne prennent même pas la peine de brouiller les pistes. Lorsque Washington a décidé de tuer la personnalité publique la plus populaire d’Iran, le général Qasem Soleimani qui, comme Imran Khan, était universellement admiré pour son humble religiosité, son honnêteté irréprochable, sa compétence et son charisme, il n’a même pas pris la peine de créer un déni plausible. Au lieu de cela, les Américains ont attiré le général Soleimani à Bagdad avec une offre de paix bidon, avant de l’assassiner ouvertement avec un drone militaire américain.

Aujourd’hui, la guerre terroriste contre l’Iran s’est transformée en une tentative de changement de régime impliquant des meurtriers et des voyous payés par les États-Unis qui sèment le chaos et la terreur sous le faux prétexte qu’il s’agit d’une sorte de manifestation pour les droits de l’homme. Comme je l’ai écrit dans le numéro de Crescent International de ce mois-ci :

Le 15 septembre, l’Iran a signé un accord pour devenir le neuvième membre à part entière de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), un groupe de nations eurasiennes travaillant ensemble sur des projets économiques, de logistique, d’infrastructure et d’énergie, afin de contourner les institutions contrôlées par les États-Unis. Le lendemain, le 16 septembre, des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes iraniennes et ont rapidement dégénéré en émeutes. Bien que les troubles soient apparemment une réponse à la mort de Mahsa Amini, une Iranienne de 22 ans qui s’est soudainement effondrée en garde à vue dans des circonstances peu claires, il est presque certain que les troubles ont été planifiés à l’avance par la CIA et son escadron en charge de mener les révolution de couleur. Sans l’affaire Amini, les spécialistes du changement de régime de l’agence alphabet auraient fabriqué un autre prétexte…

Les voyous de la CIA chargés du changement de régime ne se font pas beaucoup d’amis en Iran.

 

 

 

Les ONG iraniennes affirment qu’environ 17 000 Iraniens ont été tués par des terroristes soutenus par les États-Unis, la majorité par le MEK, un culte de la haine bizarre qui combine les pires caractéristiques d’ISIS et de la Manson Family. De nombreuses personnalités américaines bien connues, dont Pompeo et Bolton, ont accepté des pots-de-vin somptueux pour être vues en public avec les fous du MEK, qui sont actuellement le fer de lance de la vague de violence financée par le contribuable américain en Iran.

La guerre terroriste américaine fonctionne-t-elle ?

Est-ce que faire exploser des civils en Turquie, comploter pour assassiner le leader le plus populaire de tous les temps au Pakistan et envoyer des voyous dans les rues pour terroriser les Iraniens va permettre de vraiment promouvoir les intérêts nationaux légitimes de l’Amérique ? Apparemment, nos décideurs de l’État profond le pensent. Les néoconservateurs citent constamment, à tort, Machiavel en disant « il vaut mieux être craint qu’être aimé« . Mais grâce aux néoconservateurs, l’Amérique est de moins en moins crainte et de plus en plus méprisée. Toute la région de l’Asie occidentale n’apprécie pas la façon dont les néoconservateurs ont essayé de détruire sept pays en cinq ans à la suite de leur faux drapeau du 11 septembre. L’échec total des guerres américaines inspirées par les néoconservateurs en Afghanistan, en Irak et en Syrie a donné au puissant Empire unipolaire l’apparence d’un tigre de papier et d’un méchant de classe mondiale.

Si faire exploser des magasins en Turquie peut effrayer quelques touristes, si tirer sur Imran Khan peut le surprendre, lui et ses partisans, et si fomenter la violence en Iran peut déstabiliser les Iraniens, en fin de compte, les Turcs, les Pakistanais et les Iraniens sont susceptibles de sortir de la vague actuelle de violence encouragée par les États-Unis avec une rancune durable contre l’Amérique et une forte préférence pour un ordre multipolaire. Une fois encore, les néoconservateurs, qui prétendent être de si ardents patriotes américains, semblent accélérer la disparition de l’empire même qu’ils prétendent défendre.

Kevin Barrett

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Le graphique qui, à lui seul, explique tout


Par Mike Whitney − Le 3 novembre 2022 − Source Unz Review + The Saker francophone.

Examinez ce graphique. Il explique tout.

Il explique les profondes préoccupations entretenues par Washington vis-à-vis de la croissance explosive de la Chine. Il explique pourquoi les États-Unis continuent à terrifier la Chine au sujet de Taïwan de la Mer de Chine du Sud. Il explique pourquoi Washington envoie des délégations du Congrès à Taïwan au mépris des demandes explicites formulées par Pékin. Il explique pourquoi le Pentagone continue d’envoyer des navires de guerre étasuniens dans le détroit de Taïwan et expédie des quantités considérables d’armes mortelles à Taipei. Il explique pourquoi Washington constitue des coalitions contre la Chine en Asie, visant à encercler et provoquer Pékin. Il explique pourquoi l’administration Biden intensifie sa guerre commerciale contre la Chine, impose de lourdes sanctions économiques aux entreprises chinoises, et interdit les semi-conducteurs de haute technologie qui sont « essentiels… à pratiquement tous les aspects de la société moderne, des produits électroniques et des transports jusqu’à la conception et à la production de tous types de produits. » Il explique pourquoi la Chine a été ciblée par la Stratégie de Sécurité Nationale étasunienne (NSS) comme « le seul pays concurrent présentant aussi bien le dessein que, de plus en plus, la capacité de remodeler l’ordre international. » Il explique pourquoi Washington considère désormais la Chine comme son adversaire stratégique le plus important et le plus formidable, qu’il convient d’isoler, de diaboliser et de vaincre.

 

Le graphique ci-avant explique tout, pas uniquement les coups diplomatiques hostiles ourdis pour ternir l’image de la Chine et l’humilier, mais également les politiques ouvertement belligérantes qui visent la Russie. Il faut que les gens comprennent ce point. Il faut qu’ils comprennent ce qui se produit réellement pour visionner les événements dans le réel contexte géopolitique.

Et quel est ce « contexte » ?

Le contexte d’une Troisième Guerre Mondiale ; une guerre qui a été soigneusement planifiée, fomentée et (désormais) poursuivie par Washington et par ses mandataires. C’est cela qui se produit réellement. Les conflagrations de plus en plus violentes que nous voyons surgir en Ukraine et en Asie ne résultent pas d’une « agression russe » ni de la volonté d’un « Poutine diabolique ». Non. Elles concrétisent une stratégie géopolitique sinistre visant à casser la montée météorique de la Chine, et à préserver le rôle dominant des États-Unis dans l’ordre mondial. Y a-t-il matière à en douter ?

Non. Pas du tout.

C’est pour cela que nous assistons à une nouvelle division du monde en blocs belligérants. C’est pour cela que nous assistons à un retour en arrière sur 30 années de globalisation, et à des perturbations massives sur les chaînes d’approvisionnement. Et c’est pour cela que l’Europe est poussée bille en tête dans une obscurité glaciale et une désindustrialisation forcée. L’ensemble de ces politiques suicidaires a été imaginé dans un seul but : maintenir la position exaltée des États-Unis dans le système global. C’est à cette fin que l’ensemble de l’humanité se retrouve aujourd’hui entraînée dans une Troisième Guerre Mondiale ; une guerre conçue pour empêcher la Chine de devenir la plus grande économie au monde ; une guerre conçue pour préserver la suprématie des États-Unis sur le monde. Prenez connaissance de cet extrait d’un article du site internet World Socialist Web Site :

Un article du Financial Times, écrit le 19 octobre par Edward Luce sous le titre « Endiguer la Chine est l’objectif explicite de Biden », a émis l’alarme qui suit : « Imaginez qu’une superpuissance déclare la guerre à une grande puissance et que nul ne s’en aperçoive. Joe Biden a lancé ce mois-ci une véritable guerre économique contre la Chine — engageant en pratique les États-Unis à bloquer la montée de la Chine — et dans l’ensemble les Étasuniens n’ont pas réagi.

« Assurément, la guerre de la Russie en Ukraine, et l’inflation intérieure suffisent à capter l’attention des gens. Mais l’histoire va probablement se souvenir de la décision prise par Biden comme moment clé de la révélation de la rivalité entre les États-Unis et la Chine. »

Qui plus est, la semaine dernière, un haut-dirigeant de l’administration Biden a indiqué que les États-Unis préparaient de nouvelles interdictions sur les activités de haute technologie de la Chine. S’exprimant face au Center for a New American Security, Alan Estevez, sous-secrétaire au Commerce pour l’Industrie et la Sécurité, s’est vu poser la question de savoir si les États-Unis allaient interdire à la Chine l’accès à l’informatique quantique, aux biotechnologies, aux logiciels d’intelligence artificielle ou aux algorithmes avancés. Estevez a reconnu que ces points étaient activement en cours de discussion. « Allons-nous finir par faire quelque chose dans ces domaines ? Si je devais miser là-dessus, je le ferais, » a-t-il déclaré…

Luce termine son article dans le Financial Times cité ci-avant en déclarant : « Est-ce que le pari de Biden va fonctionner ? Je ne me délecte pas de la perspective de le découvrir. Pour le meilleur ou pour le pire, le monde vient de changer, pas dans une explosion, mais dans un gémissement. Espérons que l’on va en rester là. »… (« Biden’s technology war against China« , World Socialist Web Site)

Examinons encore le graphique. Qu’est-ce qu’il nous dit ?

La première chose qu’il met en évidence est que les hostilités auxquelles nous assistons en Ukraine (et en fin de compte à Taïwan) sont apparentées à un basculement fondamental de l’économie globale. La Chine continue de gagner en puissance. Elle est sur la voie de prendre le pas sur l’économie étasunienne dans la décennie qui vient. Et la croissance amène certains bénéfices. En tant que première économie au monde, la Chine deviendra de manière naturelle la puissance dominante régionale de l’Asie, et sera en mesure « de régler les différends régionaux selon ses intérêts propres, et de délégitimer la primauté des États-Unis tant sur le plan régional que mondial. »

Est-ce que vous voyez le problème qui se pose ?

Depuis presque vingt ans, les États-Unis ont orienté leur politique étrangère suivant une stratégie de « rééquilibrage des forces » dénommée« pivot vers l’Asie »En bref, les États-Unis comptent être l’acteur dominant dans la région du monde la plus peuplée et la plus prospère, l’Asie. Distinguez-vous en quoi la montée de la Chine fait capoter le projet de Washington pour l’avenir ?

Les États-Unis ne vont pas laisser les choses se passer ainsi sans combattre. Washington ne va pas laisser la Chine monter en puissance sur les marchés qu’elle projette de dominer elle-même. Cela ne va pas se produire. Et si vous pensez que cela peut se produire, vous feriez bien de reconsidérer la question. Les États-Unis vont préférer entrer en guerre pour empêcher un scénario suivant lequel les États-Unis joueraient un « second rôle » après la Chine. De fait, les décideurs de la politique étrangère ont déjà statué : les États-Unis vont s’en prendre militairement à la Chine dans cet objectif précis.

Notre thèse est donc simple : nous pensons que la Troisième Guerre Mondiale a déjà commencé. C’est ce que nous affirmons. Les bagarres auxquelles nous assistons en Ukraine ne constituent guère que la première salve d’une Troisième Guerre Mondiale qui a déjà déclenché une crise énergétique sans précédent, une insécurité alimentaire massive à l’échelle mondiale, une rupture catastrophique des chaînes d’approvisionnement mondiales, une inflation hors de contrôle généralisée, la ré-émergence solide d’un nationalisme extrême, et à la re-division du monde en blocs belligérants. Avez-vous besoin d’autres preuves ?

Tout ceci est économique. Les origines de ce conflit remontent toutes aux changements sismiques dans l’économie globale, à la montée de la Chine et au déclin inévitable des États-Unis. C’est un empire qui prend la place d’un autre. Il est naturel qu’une transition de cette magnitude promette de générer des changements tectoniques dans la distribution globale des puissances. Et ces changements vont apporter leurs lots de poudrières, de dévastations, ainsi que la perspective imminente d’une guerre nucléaire. Et c’est exactement ainsi que les choses se déroulent en ce moment.

Alors, en quoi ce graphique explique-t-il ce qui se produit en ce moment en Ukraine ?

La guerre par mandataire interposé pratiquée par Washington en Ukraine vise en réalité la Chine, pas la Russie. La Russie n’est pas un concurrent à la hauteur des États-Unis, et ne dispose pas de ressources économiques suffisantes pour ébranler le positionnement des États-Unis dans l’ordre global. Pour autant, Nord Stream constituait un risque significatif pour les États-Unis, en renforçant considérablement les relations économiques de Moscou avec l’UE et surtout avec l’Allemagne, la locomotive industrielle de l’Europe. Il fallait saboter l’alliance Moscou-Berlin — qui était bénéfique aux deux parties et qui était la clé de la prospérité allemande — pour empêcher une intégration économique plus poussée qui aurait rapproché les continents en une zone de libre échange les plus grandes au monde. Washington devait y mettre fin pour préserver son emprise économique sur l’Europe et défendre le statut de monnaie de réserve mondiale du dollar. Pour autant, personne ne s’attendait à ce que les États-Unis fassent sauter directement les gazoducs, au travers de ce qui apparaît comme la plus importante action terroriste industrielle de toute l’histoire. Cette action a vraiment été choquante.

Fondamentalement, Washington considère la Russie comme un obstacle à son projet de « pivot » visant à encercler, isoler et affaiblir la Chine. Mais la Russie n’est pas la plus grande menace envers l’hégémonie globale des États-Unis ; et loin s’en faut. C’est la Chine qui est considérée comme telle.

La Troisième Guerre Mondiale est lancée pour endiguer la Chine, pas la Russie. La guerre en Ukraine suggère que — au sein des élites de la politique étrangère — on est relativement d’accord pour penser que la route vers Pékin passe par Moscou. Cela semble constituer le consensus [NdSF : cela peut constituer le consensus avec un pouvoir Démocrate ; la position des Républicains peut apparaître différente sur ce point précis, sans remettre en cause la cible que constitue la Chine. On va bien voir ce que donnera le « rééquilibrage des pouvoirs » aux États-Unis à l’issue des élections de novembre 2022.] En d’autres termes, les hommes d’influence étasuniens veulent affaiblir la Russie pour établir des bases militaires étasuniennes en Asie. Finalement, on fera appel à l’armée pour mettre en œuvre le joug économique de Washington sur ses nouveaux sujets asiatiques. Si cela arrive un jour.

Nous estimons qu’il est fort peu probable que le projet ambitieux de Washington puisse réussir, mais nous n’avons aucun doute quant au fait qu’il sera malgré tout mis sur les rails. Il est probable que des dizaines de millions de personnes vont mourir dans une tentative désespérée de renverser le cours du temps qui amène à la fin du « moment unipolaire » fugace, et au tout aussi bref siècle américain. C’est une tragédie qui dépasse l’entendement.

Traduit par José Martí, relu par wayan, pour le Saker Francophone

Les élections de mi-mandat sont d’ores et déjà un revers pour l’Etat profond - Le 10/11/2022.

Source : Le Courrier des Stratèges - Par Jean Goychman.

 

Nous avons insisté sur le fait que le résultat des Républicains américains aux mid-terms est en-deçà des espérances. Mais Jean Goychman souligne que, même si les Démocrates sauvaient de justesse leur majorité au Sénat, la capacité de Donald Trump à se maintenir dans le jeu politique et à exercer un leadership de fait sur le parti républicain est une mauvaise nouvelle pour l'Etat profond américain.

 

Encore une fois, les médias « mainstream » occultent volontairement un aspect pourtant essentiel des élections de mi-mandat du 08 novembre. Au delà des chiffres, des pourcentages et du nombre d’élus de part et d’autre, un événement majeur passé sous silence est le retour de Donald Trump sur le devant de la scène politique américaine.

 

Un opposant résolu au Deep State

Dès son élection à la Maison Blanche, Donald Trump avait « annoncé la couleur » Son objectif était « d’assécher le marigot de Washington », ce qu’il avait, du reste, clairement dit dans sa campagne électorale. Avant lui, aucun président américain depuis Kennedy n’avait évoqué ce sujet.Pourtant, depuis 1963, l’empreinte de cet état profond, qu’on l’appelle « complexe militaro-industriel » ou « Continuité du Gouvernement » s’est progressivement renforcé jusqu’à pratiquement imposer la politique étrangère des États-Unis, au travers d’un organisme né en 1921 et qui est le CFR (Council on Foreign Relations) bâti sur le même modèle que le « Chatham House » anglais.

 

Le CFR, un ancêtre des institutions mondialistes.

Le CFR reprenait, sous une forme un peu différente, la stratégie des Anglais du « Groupe de Milner » décrite par Carol Quigley (qui avait eu, entre autres, Kennedy comme élève à l’université) dans  son livre « l’histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine ». Il écrit (p40) :

« Il y a trois puissants think-tanks qui sont les branches de la Table Ronde :

 Le Royal Institute of International Affairs (RIIA, également appelé Chatham House) organisé en 1919 à Londres.

Le Council on Foreign Relations (CFR) organisé à New York en 1921

L’Institute of Pacific Relations (IPR), organisé en 1925 pour les douze  (depuis cinquante cinq)pays possédant un territoire dans ce que nous appelons aujourd’hui le pourtour du Pacifique »

Un des objectifs du CFR était de s’opposer à la « Doctrine de Monroe » à l’origine de l’isolationnisme américain depuis 1823. (C’est vrai qu’il apparaît difficile de se lancer à la conquête du monde sans vouloir quitter le territoire américain). La création de la Société des Nations s’inscrivait directement dans cette ligne.Toutefois, le peuple américain préféra rester fidèle à la doctrine Monroe et ce n’est qu’après Pearl Harbour que le CFR put crier victoire.

Dans  « la véritable histoire des Bilderbergers » Daniel Estulin ecrit (page 113) :

« Un éditorial de la page deux du Baltimore News -Post du 08 décembre 1941 -le lendemain du bombardement de Pearl Harbour- prédisait l’existence d’une nouvelle ligue mondiale qui formulerait une « déclaration fondamentale des Droits de l’Homme, et pour protéger ces droits, le système aura dans certains cas le pouvoir de prendre des mesures conte des individus et de les punir »

Ce système dont il est question est l’ONU, qui vit officiellement le jour après la Conférence de San Francisco. Cet état profond que Trump veut abattre est donc parti de très loin.

 

Une lutte sans merci durant le mandat de Donald Trump

Avant même qu’il s’installe à la Maison Blanche, les premières attaques étaient parties. Une enquête ouverte par le procureur spécial Mueller sur des soupçons de collusion avec la Russie, rapidement fusionnée avec une investigation du FBI à la suite du limogeage de son directeur James Comey par Donald Trump en mai 2017, cinq mois seulement après la prise de fonction du nouveau président.

Durant les quatre années passées à la Maison Blanche, tous les médias « mainstream » (entendez par là tous ceux que David Rockefeller avait publiquement remerciés pour leur silence durant des années afin de ne pas ébruiter le projet mondialiste) ont systématiquement « tiré à boulets rouge », non seulement contre lui, mais aussi contre ses électeurs, qu’Hillary Clinton avait qualifié de « déplorables »

 

Donald Trump ne s’est pas laissé intimider

De son côté, Donald Trump n’est pas resté inactif et a rendu « coup pour coup ». Il a commencé par retirer les Etats-Unis des « accords de Paris », indiquant ainsi qu’il ne croyait pas à ce dogme du réchauffement anthropique, alors que celui-ci est un véritable « cheval de bataille » de l’Etat profond et de la finance internationale.

Donald Trump a également rompu avec la tradition de ses prédécesseurs Bush et Obama et n’a pas engagé d’opérations militaires, ce qui n’a pas dû être du goût du complexe militaro-industriel, partie intégrante de cet Etat profond.

Enfin, dans ses prises de parole, notamment devant les Assemblées Générales de l’ONU, il a toujours fustigés les « globalistes », répétant qu’ils n’avaient plus d’avenir, et que cet avenir appartenait aux « Patriotes ».

Ce dernier point était certainement le plus inquiétant pour cet Etat profond, dont la politique étrangère est directement inspirée par la « doctrine de Brzezinski dans son livre « le grand échiquier » paru en 1997. Ce retour des patriotes sur la scène politique signifie que Trump va se réapproprier la « Doctrine de Monroe » et revenir à l’isolationnisme. Cela risque d‘anéantir tous les efforts déployés depuis plus d’un siècle en vue d’établir un gouvernement mondial sous contrôle de l’oligarchie anglo-américaine et cela est, à l’évidence, totalement inacceptable pour eux.

 

Les élections du mid term, danger accru pour l’état profond.

En plus d’un premier front ouvert contre la domination de la planète par tous les pays, et ils sont nombreux, qui ne veulent plus de l’hégémonie de cette Amérique. Celle-ci se trouve aux mains de cette oligarchie qui à imposé sa domination par la menace militaire et la dette grâce à un dollar « qu’il ne tient qu’à eux d’imprimer » (dixit de Gaulle), ils risquent de se voir confrontés à une menace tout aussi importante qui, elle, viendrait de l’intérieur du pays.

Il paraît aujourd’hui acquis que les Républicains auront la majorité à la Chambre des Représentants, ce qui constitue un revers important pour l’Etat profond, mais la perspective de voir les Républicains emporter également le Sénat serait pour eux le signe de la déroute. Cela préfigurerait le retour de Donald Trump à la Maison Blanche et probablement l’échec de leur plan mondialiste.

Son premier mandat à obligé l’état profond à « sortir du bois » et probablement accéléré la mise en œuvre du « Great Reset », La guerre en Ukraine est vraisemblablement due à cela et le « partage du monde » auquel nous assistons en est une conséquence directe.

Espérons que ce « piège de Thucydide » mènera le Monde à une autre issue qu’une troisième guerre mondiale dont personne ne peut dire aujourd’hui quelles seraient les conséquences pour l’Humanité.

 

 

Comptage des votes et crise de la démocratie américaine - Le 10/11/2022.

Source : Le Courrier des Stratèges.

 

Depuis l'élection présidentielle de 2020, les Etats-Unis sont devenus incapables de boucler le comptage d'une élection rapidement. En réalité, la direction du parti républicain n'a pas pris le taureau des archaïsmes du système local de vote par les cornes: cela aurait obligé à reconnaître que l'on avait accepté que Donald Trump soit volé de sa réélection en 2020. Faute de faire la vérité sur cet épisode - dont beaucoup des faits sont pourtant suffisamment établis pour qu'une enquête systématique soit lancée - la démocratie américaine est incapable de fonctionner un soir de dépouillement. Et cela écorne considérablement la crédibilité des Etats-Unis dans le monde.

 

 

A-t-on jamais vu qu’il faille plus de 48h, à l’époque contemporaine, avec ses ordinateurs surpuissants, pour proclamer le résultat d’une élection démocratique? Le résultat de l’élection présidentielle brésilienne a été connu en quelques heures après la fermeture des bureaux de vote. Le cas le plus fréquent en Europe est la proclamation des résultats au moment de la fermeture du dernier bureau de vote. La puissance des outils de la statistique moderne combinée à l’informatique et l’accumulation historique des données fait qu’on est capable d’anticiper un résultat presque à la virgule près. 

Il en a longtemps été ainsi aux Etats-Unis. Certes, le système de vote n’est pas unifié à l’échelle du territoire fédéral, ni même, souvent, à l’échelle d’un Etat. Mais il y avait un élément essentiel: la confiance.  Quand les journalistes décidaient, lors d’une soirée électorale, de “proclamer” un résultat (“to call a race”), personne n’imaginait que le résultat puisse encore être bidouillé après cela. Eh bien, la première démocratie du monde ne fonctionne plus comme cela. 

Le “Truquage Profond”

Certains remonteront à l’élection présidentielle de 2000. Je ne trancherai pas car je n’ai jamais étudié le dossier. Mais il y a des voix respectables qui considèrent que l’équipe de George W. Bush a forcé le recomptage du résultat en Floride pour l’emporter face à Al Gore, le vice-président sortant, candidat à la succession de Bill Clinton.

Cependant, c’est lors de l’élection présidentielle de 2020 que le système s’est véritablement détraqué. Tout a été déjà raconté par Patrick Byrne  dans son livre et son film intitulés The Deep Rig (Le Truquage Profond) La question de la fraude ne se pose plus, si l’on en croit Byrne et quelques autres analystes. Le parti démocrate, qui n’avait pas supporté de perdre, en 2016, s’est arrangé (1) pour contrôler et manipuler les programmes  des ordinateurs qui transmettaient les résultats locaux; cependant les algorithmes de conversion des résultats n’étaient, à la fin de la soirée électorale du 3 novembre 2020, pas suffisant, tellement le raz-de-marée était fort en faveur de Trump (il a obtenu 12 millions de voix de plus en 2020 qu’en 2016); il restait une petite dizaine d’Etats à compter. (2) Les réseaux du parti démocrates se sont arrangés pour que les opérations de comptage s’arrêtent dans ces Etats pendant quelques heures, le temps de pouvoir basculer dans un système de fraude à l’ancienne: introduire dans les bureaux de vote suffisamment de faux votes par correspondance pour pouvoir faire basculer les Etats restants. 

Le Déni de Fraude

Donald Trump et ses proches ont immédiatement dénoncé la supercherie. Mais les caciques du parti républicain ne l’ont pas suivi. Un système d’intimidation des juges qui auraient voulu recevoir les plaintes locales, ou par Etat, d’électeurs ou de notables républicains a été vite installé par les réseaux démocrates. Et les juges de la Cour Suprême ont eu peur, quand ils ont été consultés. Personnellement, j’ai perdu beaucoup de l’estime que j’avais pour la juge de la Cour Suprême Amy Coney Benett, que Donald Trump avait réussi à faire installer, avec un énorme courage politique, dans les derniers mois de son mandat; et qui n’a rien fait, le moment venu, pour obtenir de ses collègues de la Cour Suprême, que les votes soient recomptés dans les Etats contestés

Des dysfonctionnements qui pèsent lourd dans la perte d’influence des Etats-Unis

L’objectif de cet article n’est pas de revenir sur cette histoire, désormais établie, même si elle n’est pas plus reconnue par les médias mainstream que les manipulations liées à la crise sanitaire du COVID.  (Parler de ce sujet vous fait classer du côté des “complotistes”). Il est de faire comprendre que la grande république américaine a été profondément affaiblie par cet épisode. 

+ Donald Trump a préféré préserver les apparences de l’état de droit et il s’est incliné, quittant la Maison Blanche – mais sans concéder sa défaite. Depuis lors l’ancien président américain  a patiemment reconstruit son influence au sein du parti républicain. Mais le résultat mitigé des mid-termes montre les limites de sa capacité à pousser jusqu’au bout la métamorphose du parti républicain en un grand parti représentant les intérêts des patriotes anti-impérialistes.  . 

+ les caciques du parti républicain continuent à nier la fraude, de peur d’être classés du côté des “négationnistes du vote” par l’establishment. Mais ils sont de ce fait incapables de parler à la base du parti, qui sait ce qui lui a été volé. 

+ Il n’y a sans doute, pour Donald Trump comme pour le reste du parti républicain, pas d’autre solution que de tourner la page. Mais lorsqu’on connaît l’histoire américaine, on sait que le pays ne sera pas tranquille tant que la lumière n’aura pas été faite. 

Tourner la page, disent certains, est-ce qu’un Ron DeSantis, n’est pas capable de le faire plus que Trump? Nous parlions hier des chances que donnent au gouverneur réélu de Flordiee, son résultat remarquable. Cependant que fera-t-il si c’est lui le candidat et si son adversaire démocrate lui demande, lors des débats présidentiels de 2024, de prendre position sur le prétendu “négationnisme électoral”? Toute adhésion publique de Ron DeSantis à la vérité  mettra les médias contre lui; toute complaisance envers le système washingtonien lui aliènera une partie essentielle de l’électorat républicain. 

Mais le mal est plus profond. Le résultat des élections de mi-parcours confirme qu’il y a “deux Etats-Unis” qui se font face. La carte ci-dessus montre à la fois l’emprise territoriale des républicains mais aussi le contraste entre l’Amérique des métropoles, densément peuplées, et celle des villes moyennes et des campagnes. Ces deux Amériques se détestent tellement qu’elles sont devenues incapables de boucler un décompte électoral en quelques heures et de faire confiance aux projections des sondages sortis des urnes. 

Le résultat, c’est que le pays est profondément affaibli, dans sa prétention au leadership démocratique. La brutalité de Washington dans les conflits militaires ou les sanctions imposées à des puissances détestées, ne sont pas les seuls facteurs qui expliquent qu’une partie du monde ne reconnaît plus le “leadership bienveillant” des Etats-Unis. L’incapacité de la plus rayonnante démocratie de la planète à décompter ses votes a un effet dévastateur dans l’opinion publique mondiale.  

Une élection, si elle peut être tenue

Source : The Saker francophone - Le 07/11/2022.


La mort de l’État sans foi est aussi naturelle et belle qu’un flocon de neige qui fond… Toutes les choses cassées vont commencer à être réparées. Et toutes les choses folles vont disparaître, immédiatement. – … une autre de Curtis Yarvin.


Par James Howard Kunstler – Le 28 octobre 2022 – Source kunstler.com

Barack Obama – Susan Rice

Notre pays peut-il commencer à se ressaisir avec les élections de mi-mandat ? Le cynisme qui règne à l’extérieur est monumental. Même si le perfide Parti du chaos est battu à mort dans les urnes, de terribles pièges et d’effrayants dilemmes attendent le régime qui se fondra dans une majorité législative de centre et de droite.

 

Et il reste en place l’effroyable figure de « Joe Biden », le « président » de cire qui sert de façade à la coterie de fous jacobins qui cherchent encore à entraîner la civilisation occidentale dans la poubelle de l’histoire. Une chose qu’une commission du Congrès pourrait examiner sans tarder : qui exactement a dirigé le pouvoir exécutif pendant deux ans ? Je pense que c’est Barack Obama, par l’intermédiaire de Susan Rice, directrice du Conseil de politique intérieure (bureau de la Maison Blanche) dont les activités ne sont jamais, jamais, discutées dans les médias. En fait, sa simple présence n’est pas reconnue. Je doute qu’une personne sur mille à Times Square puisse vous dire qui elle est et ce qu’elle fait. Combien de fois par jour Mme Rice est-elle au bout du fil avec le gentilhomme de Kalorama ? Y a-t-il des registres de ses appels ? Utilise-t-elle un nombre infini de téléphones prépayés intraçables ? Ou bien traverse-t-elle régulièrement la ville en limousine pour recevoir des ordres en personne ?

Y a-t-il une sanction pour diriger un gouvernement fantôme, peut-être quelque chose dans les dossiers de sédition ou de trahison de la loi fédérale ? Le degré de coordination des politiques malveillantes à travers la civilisation occidentale suggère également que des acteurs extérieurs exercent une grande influence sur nos affaires. M. Obama dirige-t-il « Joe Biden » selon un livre de jeu du WEF, comme cela semble être le cas avec les parachutés du WEF, Justin Trudeau du Canada et Jacinda Ardern de Nouvelle-Zélande ? Cela aiderait à expliquer comment tant de mesures et d’actions en dehors de notre intérêt national se sont déroulées ces derniers temps – la Gestapoïsation du FBI, la censure ouverte, la frontière grande ouverte, le drainage de la réserve stratégique de pétrole, les fêtes de drag queens, l’effort insensé pour « affaiblir » la Russie en Ukraine, l’hystérie du changement climatique, l’idiotie fiscale, et tout ce qui concerne le Covid-19.

Bien sûr, l’État de droit est devenu une chose pitoyablement molle à notre époque. Personne n’est responsable de quoi que ce soit de nos jours. Les agences fédérales peuvent agir comme bon leur semble pour persécuter leurs opposants politiques, ou infliger d’immenses dommages au public – comme le CDC, la FDA, et d’autres agences de santé publique qui poussent de manière insensée le public à se faire injecter les vaccins mortels à ARNm, malgré les preuves massives que ces vaccins ont tué et handicapé des centaines de milliers de personnes. Il est probable que nous assisterons à des attaques agressives contre toutes ces fautes gouvernementales en janvier prochain, et il est important de déterminer qui a fait quoi pour conduire l’Amérique à un tel dérapage, mais cela n’atténuera pas les pièges et les difficultés à venir.

Il est certain qu’une remise en question est en cours dans tous les secteurs de la civilisation industrielle, mais elle ne doit pas nécessairement se faire du côté de la tyrannie high-tech et de la gouvernance mondiale super centralisée par des maniaques élitistes. En fait, ce n’est pas possible. Les goulots d’étranglement des ressources – énergie, matières premières, métaux, toutes les choses matérielles – plus la rareté croissante du capital réel (comme dans les représentations de la vraie richesse), garantissent que rien d’organisé à l’échelle gigantesque ne pourra continuer – certainement pas une administration politique mondiale. Le WEF est une usine à fantasmes ; tout ce qu’il peut réellement produire est le chaos et la misère.

De nombreux gouvernements nationaux pourraient ne pas survivre aux grandes discontinuités à venir. Tout ce que nous faisons doit devenir plus fin, plus petit à l’échelle et plus local. Beaucoup, voire la plupart, de nos systèmes de haute technologie seront paralysés par les pénuries d’énergie et les ruptures des lignes d’approvisionnement. Les modèles économiques de tous les secteurs – de l’industrie pétrolière à l’aviation commerciale en passant par la gestion des mégapoles – ne tiennent plus la route. Et comme l’économiste Herb Stein l’a fait remarquer il y a des années, les choses qui ne peuvent plus durer s’arrêtent.

Toute tentative de maintenir le statu quo de nos arrangements globalistes flétris sera un acte futile, y compris les guerres que nos élites semblent appeler de leurs vœux. Si nous gaspillons nos ressources restantes dans des conflits cinétiques, cela ne fera que prolonger le voyage vers de nouveaux arrangements, détruire plus de vies et briser plus de choses qui ont encore de la valeur.

En théorie, un nouveau Congrès pourrait se débarrasser à la fois de « Joe Biden » et de Kamala Harris via la procédure établie (impeachment) et installer le prochain président de la Chambre comme président – mais il faudrait le degré le plus extrême de coopération bipartisane imaginable pour obtenir des condamnations au Sénat.

Peut-être que « JB » et la vice-présidente pourraient tous deux être incités à démissionner. Il est certain que les crimes de corruption à l’échelle mondiale de la famille Biden seront exposés dans leurs moindres détails sordides, ce qui, en plus de son incompétence évidente, garantirait la démission de « JB ». Mme Harris peut répondre de la crise des frontières. Elle a été tellement laxiste et insensible au cours de son mandat qu’elle n’a même pas pris la peine de passer la main pour la responsabilité de la gestion de la frontière qu’elle avait acceptée. Elle n’est même pas allée y jeter un coup d’œil.

Si l’élection a effectivement lieu – certains cyniques en doutent – il sera certainement gratifiant de voir un groupe de personnages détestables balayé par les traces chimiques de l’histoire. Mais les vainqueurs devront remettre la tête du pays sur ses épaules pour faire face à l’énorme tâche de prendre de nouvelles dispositions pour maintenir une vie quotidienne normale dans ces conditions difficiles et alarmantes. Sinon, cette élection pourrait être la dernière chose que nous aurons fait en tant que pays que nous étions.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

 

Mi-Mandat 2022 : À travers la brume de ma boule de cristal

par Serge Charbonneau - Le 07/11/2022.

Le mi-mandat ! 

Quel en sera le résultat ? 

Les fraudeurs réussiront-ils à voler une autre fois l’élection ? 

Y aura-t-il un balayage rouge républicain ? 

Si l’on se fie au succès indéniable des rallyes de Donald Trump, la victoire des républicains semble acquise.   

Les démocrates, quant à eux, peinent à enthousiasmer les foules même avec leur vedette Obama.    

Le discours démocrate est classique. Biden promet des « jobs » et de réduire les impôts ! Rien n’est plus classique et éculé. Le seul argument politique valable côté démocrate est l’avortement. C’est le seul enjeu où il y a un véritable choix politique. C’est aussi l’un des sujets de division notoire qui perdure depuis des années entre démocrates et républicains. Cette obsession républicaine d’interdire aux femmes le droit d’avorter n’est pas née avec l’arrivée de Trump, mais elle existe depuis des années en fonction des croyances de la droite religieuse américaine. Les Reagan, Bush et Cie ont tous été des chantres bien plus virulents que Trump sur l’avortement.   

Outre l’avortement, rien de pragmatique ne soulève l’électorat. Ce qui soulève la passion des citoyens américains, c’est uniquement la vision qu’on a de Donald Trump. Une vision construite médiatiquement par les chantres de l’État profond.    

Le Deep State qui n’avait aucun argument valable contre Donald Trump a donc tout misé sur la diabolisation du personnage saugrenu qu’il est.  L’élite oligarchique a alors fabriqué la haine de Trump en utilisant le cliché dégradant et la rumeur. Vicieux, menteur, raciste, sexiste et j’en oublie et j’en passe ! Ils ont tout utilisé. Cela va du fameux « Grab them by the pussy » qui fit la Une pendant des mois, aux gros seins de Stormy Daniel en passant par la supposée Golden Shower en Russie ! 

Rien n’était trop bas pour notre presse qui avait pour mission de démolir Trump. L’actrice porno aux grosses boules nous était servie comme la Jeanne d’Arc du « bien » luttant pour nous faire voir le diable Trump. 

L’actrice porno qui aurait couché avec Donald Trump se confie en détail : « Il a trompé Melania avec moi »1.

L’ex-actrice X Stormy Daniels dévoile les détails (y compris anatomiques) de sa liaison avec Donald Trump2.

Le Journal de Montréal comme tous les journaux occidentaux rapportent : 

«  Stormy Daniels n’a pas gardé beaucoup de détails pour elle : « Ce n’était rien de bien fou, c’était une position, ce que vous attendez de quelqu’un de son âge. » Elle a également déclaré qu’ils n’avaient pas utilisé de protection. 

« Je ne sais pas trop pourquoi je l’ai fait, mais je me souviens que pendant l’acte, j’espérais qu’il n’essaierait pas de me payer », a conclu l’ancienne actrice de films pour adulte. » 

Mais la palme de la bassesse est la fameuse accusation d’avoir participé à une Golden Shorwer3 ! 

Pour ceux et celles qui l’ignorent le terme « golden shower » (douche dorée, en anglais), aussi connu comme étant des « jeux d’urine » et dans le monde de la porno, un « water sports » est le terme populaire pour désigner un acte « sexuel » impliquant de l’urine. C’est finalement pisser sur ou autour des partenaires sexuels, ou de se faire pisser dessus par quelqu’un d’autre.   

Ben oui, selon nos bons journalistes, Trump en serait probablement un adepte4 !  

Non, mais il faut être bas pour diffuser de telles insanités. 

Il est donc bien compréhensible que l’électorat ne puisse faire son choix en fonction de critères politiques rationnels.   Depuis 2015, le rationnel n’a plus voix au chapitre. Les réalisations économiques, sociales, judiciaires, politiques, pacifistes sont étouffées par les mass-médias. Tout ce qui prévaut, c’est la rumeur et la diffamation. La grande presse, appelée avec raison « Fake News » par Donald Trump, n’a qu’un seul et unique objectif : le faire haïr ! 

Cependant, même si la diffamation et le mensonge prennent l’ascenseur, la vérité qui prend l’escalier, finit toujours par se rendre au niveau supérieur pour faire valoir la réalité. Cette élection de mi-mandat a de très bonnes chances d’en être la démonstration. 

La vague rouge semble très probable. Il n’y a rien de solide pour la contrer. Et si jamais elle déferle, la prise de pouvoir à tous les niveaux politiques devrait aussi se refléter au judiciaire et les jugements risquent de faire mal aux manipulateurs démocrates.    

À deux reprises, les démocrates ont tenté de destituer Donald Trump en bâtissant de faux dossiers. Il y a eu le Russiagate5, puis l’assaut du Capitole qui aurait été mené par « les partisans de Trump » sous ses ordres6. Ce fut deux échecs. 

Advenant une élection massive républicaine, il est donc fort probable que l’idée de destituer Joe Biden fasse surface. En effet, même si aucun juge n’a voulu les étudier, les preuves de son élection frauduleuse existent abondamment.   

De plus, son évidente sénilité est suffisante pour justifier sa destitution. Il est une menace à la Paix mondiale et il pourrait déclencher par négligence et inadvertance une guerre nucléaire désastreuse pour l’Humanité. 

Il ne faut pas oublier les preuves contenues dans l’ordinateur de Hunter Biden qui implique le président et son fils dans des malversations impardonnables7.  

Alors, en frottant énergiquement ma boule de cristal, j’en arrive à voir au travers de la brume une victoire républicaine suivie de la destitution de Joe Biden et de même du retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. La cour pourrait possiblement juger que la fraude électorale de 2020 doit être corrigée. 

Je reste cependant bien conscient que le Deep State n’est pas un animal à sous-estimer. Ce que j’observe à travers la brume de ma boule de cristal n’est peut-être que le simple reflet de mon désir. 

Salutations 

et bonne soirée d’élection de mi-mandat.

 

  1. L’actrice porno qui aurait couché avec Donald Trump se confie en détail : « Il a trompé Melania avec moi » https://www.journaldemontreal.com/2018/01/17/lactrice-porno-qui-aurait-couche-avec-donald-trump-se-confie-en-detail-il-a-trompe-melania-avec-moi
  2. Daniels dévoile les détails (y compris anatomiques) de sa liaison avec Donald Trump https://www.tf1info.fr/stormy-daniels-l-ex-actrice-porno-revele-les-details-de-sa-liaison-avec-donald-trump-dans-un-livre-extraits
  3. Christopher Steele defends Russia dossier, says Trump Golden Shower tape « probably does » exist https://www.vanityfair.com/2021/10/christopher-steele-donald-trump-russia-dossier-golden-sorwer
  4. « Au-delà du pipi de Trump » https://www.lapresse.ca/patrick-lagace/au-dela-du-pipi-de-trump
  5. Affaire du Russiagate https://fr.wikipedia.org/Affaire_du_Russiagate
  6. Seconde procédure de destitution de Donald Trump https://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_procédure_de_destitution_de_Donald_Trump
  7. Federal agents see chargeable tax, gun-purchase case against Hunter Biden https://www.washingtonpost.com/2022/10/06/hunter-biden-tax-gun-charges

Pourquoi l’Occident mafieux est-il aussi hargneux vis à vis de Poutine et de la Russie ?

 

par Bruno Bertez -Le 02/11/2022..

Voici un texte qui est une interpretaion libre d’un article de Pam Ho.

J’apprécie ce texte d’abord parce qu’il est accessible, il se lit presque comme une histoire. En fait c’est une histoire à partir de données historiques incontestables ; Pam Ho relie les fils.

Pam Ho s’est souvenue de l’effondrement de l’URSS et de la ruée vers l’or qui a suivi, avec le pilllage organisé par les Anglos-saxons, les neo liberaux du monde occidental et les dynasties.

Elle interprête la haine contre les Russes et contre Poutine par la colère et la frustration de la Mafia Mondiale des Ultra Riches d’avoir été évincée, privée de son Eldorado. La mafia ne peut pardonner à celui qui a fermé Las Vegas et empêché le pillage.

La Russie était le dernier Eldorado précapitaliste, le dernier espace ou la mafia pouvait pratiquer l’exploitation primitive, primaire, l’extorsion.

Je vais plus loin et en analysant les propos et lisant Anglo-saxons je dirais que cette mafia se venge, ce qui dépasse le simple volonté de pillage. La vengeance a un aspect irrationnel.

Pam Ho nous fait comprendre, nous invite à toucher du doigt le fait qu’il y a des solidarités objectives, des solidarités de classe entre pillards, ce n’est pas un de ses moindres mérites.

Que ce soit les solidarités entre américains, britanniques ou européens ou encore les solidarités entre les dynasties.

Nous sommes dans une colossale association de malfaiteurs qui a réussi le tour de force de faire passer pour noble sa volonté pillage; qui a mystifié les pseudo gauches et les progressistes pour les mettre au service de quoi ? .. Au service d’une ultime tentative d’extorsion, de pillage, d’exploitation sauvage, primitive !

On comprend mieux sous cet angle la férocité des Britanniques, l’opération en cours est leur derniere chance de se maintenir au rang mondial, eux qui sont en chute accelerée dans la paupérisation .

Ils, les britanniques sont féroces car c’est leur ultime possibilité de se refaire !

Pour apprécier le texte de Pam Ho il faut partiquer la pensée objective.

La pensée objective consiste à accorder de l’importance à ce qui est, à ce qui se produit et à ne pas se laisser influencer par ce qui est dit ou affiché.

La pensée objective part de la pensée critique, celle qui dit que la parole a été donnée à l’homme pour dissimuler sa pensée; la pensée objective est materialiste, c’est celle qui se moque de ce qui est donné comme apparence et retient ce qui est l’essentiel, le sous jacent. Le « faire », pas le « dire ».

Pam Ho n’est pas complotiste, c’est exactement l’opposé. Elle réintroduit l’Histoire, renoue les fils que les dominants ont essayé de briser et cacher.

Elle est matérialiste c’est à dire qu’elle accepte la notion de classes sociales, d’alliances de classes, la notion d’intérets communs qui dépassent la volonté consciente de s’enrichir toujours plus.

Il faut lire ce texte car il est explicatif et pédagogique ; à condition je le répète de dépasser la lecture idiote complotiste de surface ; à condition de comprendre que l’Histoire est déterminée, qu’elle a des causes et que ce n’est ni le hasard ni la personnification qui la régissent.

Bien sur que ces gens n’ont pas comploté mais les causes produisent des effets et la situation obejctive du monde des puissants, la convergence de leurs intérêts font que tout se passe comme si ils s’étaient concertés et ce que dit Pam Ho est vrai ;

Les classes ultra riches, les mafias dynastiques, les Anglo saxons et tout ce beau monde se vengent et veulent récupérer ce qu’ils considerent comme leur dû. Et leur bouée de sauvetage alors que la Grande Destruction approche..

***

par Pam Ho.

Ils sont fous de colère. Pas fou au sens de folie – fou au sens de colère. 

Comment la simple colère peut-elle conduire au seppuku économique pour la majeure partie de l’Europe ? 

Ils sont irrationnels. 

La colère peut entraîner une perte de clarté et de rationalité. C’est pourquoi les boxeurs narguent traditionnellement leurs adversaires avant de se battre. Ils veulent qu’ils soient en colère afin qu’ils perdent leur sang-froid et agissent par émotion plutôt que par tactique. 

Les dirigeants européens ont apparemment perdu leur bon sens parce qu’ils sont fous. Ce niveau de folie doit avoir construit et construit pendant des années.

C’était après la mort de l’Union soviétique, son cadavre en décomposition pouvait être senti de loin par les moucherons et les mouches du capital néolibéral. Un régal à emporter ! Ils ont envahi les anciens États soviétiques et en quelques années, le cadavre des nouveaux États a été desséché par des sangsues avides d’argent et de pouvoir liées à des familles, des entreprises, des politiciens et des banques influents du monde entier. Beaucoup travaillent avec le crime organisé qui était venu pour prendre une position puissante dans la société russe.

Et puis pouf… Un nouveau shérif est arrivé en ville.

Dans la tradition populaire, Las Vegas est le légendaire El Dorado, la ville de l’or, un lieu d’argent facile pour tout le monde car elle a été déclarée par la loi sur les syndicats comme une « ville ouverte ». Traditionnellement Le Syndicat était gérée comme une entreprise avec chaque région du pays confiée à leurs représentants autorisés qui seuls étaient mandatés pour opérer dans cette région. Las Vegas était différente car le jeu y était légal. Les patrons ont décidé qu’il serait sage de n’exclure personne de l’argent facile du jeu légal pour éviter les querelles internes. Alors Vegas a été déclarée une ville ouverte, aucune famille n’avait le contrôle.

La Russie après la chute de l’URSS était un nouveau Vegas pour le syndicat néolibéral

Il y avait de quoi faire pour qui pouvait le prendre. 

Des personnes riches et connectées du monde entier se sont dirigées vers la Russie pour exploiter les opportunités commerciales des vastes réserves de gaz, de pétrole, de minéraux, de pierres précieuses, d’or, de céréales, de greffons…

C’était un choix facile pour les hommes faits du syndicat néolibéral parce que les anciens dirigeants communistes étaient pour la plupart désireux de s’enrichir, mais n’avaient généralement pas les relations dans le monde capitaliste pour y parvenir. Beaucoup d’entre eux n’avaient pas beaucoup ou aucun sens du devoir patriotique envers les nouvelles nations issues de l’Union soviétique.

Le pillage par les élites néolibérales en partenariat avec les oligarques locaux et les criminels a ensuite été brusquement bloqué par celui qui est maintenant considéré par eux le diable incarné.

La posture des élites néolibérales du « nous sommes les gentils » n’est pas vraiment quelque chose de moral comme le disent leurs marionnettes dans les médias et les politiciens sont payées pour jouer le jeu. 

Je veux dire, comment des gens qui ont fait ce qu’ils ont fait en Irak, en Syrie, en Libye, en Yougoslavie, etc., peuvent-ils soudainement développer des scrupules moraux autheniquement ment ressentis alors que d’autres envahissent également des pays ? Est-il moralement défendable d’occuper 1/3 de la Syrie en leur volant leur pétrole ? Est-il moralement justifié de faire tout son possible pour détruire leur économie et nuire à leur peuple parce que leurs dirigeants sont amis avec l’Iran ?

Ce n’est pas l’Ukraine qu’ils sont déterminés à défendre – c’est leur contrôle sur leur système néolibéral.

Poutine les empêche de faire ce qu’ils veulent, quand ils veulent et comme ils veulent. 

Il a d’abord arrêté leur pillage de la Russie, puis de la Syrie, et qui sait quoi d’autre a été mis en attente à cause de la peur de Poutine ? Envahir l’Iran peut-être ? L’Asie centrale ?

Alors oui, les sages néolibéraux sont fous. Ils pensent qu’ils méritent de régner sur le monde parce que la plupart des dirigeants du Syndicat néolibéral sont nés dans les classes dirigeantes d’Amérique et d’Europe. 

Essentiellement issus de familles très riches et prestigieuses qui tirent depuis longtemps les ficelles de nombreux gouvernements

Certains depuis plus longtemps que d’autres – c’est pourquoi l’Amérique est si puissante. L’Amérique a la classe d’élite dirigeante la plus ancienne au monde. L’Angleterre l’avait dans le passé , mais elle a progressivement perdu sa puissance économique à partir de la fin des années 1800, lorsque ses lois de libre-échange ont entraîné la chute de son industrie agricole.

L’Amérique a pu réduire ses coûts grâce à la nouvelle technologie de moissonneuse et à de vastes quantités de terres agricoles bon marché. Les loyers élevés payés par les agriculteurs britanniques pour l’utilisation de la terre étaient à l’origine d’une grande partie de la richesse de la classe supérieure qui possédait la terre. Lorsque leur agriculture a fait faillite parce qu’elle était concurrencée par les États-Unis, la plupart des agriculteurs sont partis travailler dans des usines ou des mines – de sorte que leurs loyers agricoles élevés n’étaient plus payés à la classe supérieure. 

« Entre 1809 et 1879, 88% des millionnaires britanniques avaient été propriétaires terriens ; entre 1880 et 1914, ce chiffre est tombé à 33% et a encore baissé après la Première Guerre mondiale.

Au cours des trois premiers quarts du XIXe siècle, l’aristocratie terrienne britannique était la classe la plus riche du pays le plus riche du monde. En 1882, Charles George Milnes Gaskell écrivait que « la grande augmentation de la capacité de charge des navires, les facilités de relations avec les pays étrangers, [et] la baisse du prix des céréales et de la viande » signifiaient qu’économiquement et politiquement l’ancienne classe terrienne britannique n’était plus seigneurs de la terre. 

La nouvelle élite riche n’était plus constituée d’aristocrates britanniques mais d’hommes d’affaires américains, tels que Henry Ford, John D. Rockefeller et Andrew W. Mellon, qui tiraient leur richesse de l’industrie plutôt que de la terre. 

Dès la fin du XIXe siècle, Les fabricants britanniques ont éclipsé l’aristocratie en tant que classe la plus riche du pays. 

Comme Arthur Balfour l’a déclaré en 1909 : « La majeure partie des grandes fortunes sont maintenant dans un état très liquide… Elles ne consistent pas en d’immenses propriétés foncières, de vastes parcs et châteaux, et tout le reste »

« De la grande dépression de l’agriculture britannique »

Les élites américaines ont pris le contrôle du monde économique à partir de ce moment-là en raison des dommages causés à l’économie britannique ainsi que des énormes sommes d’argent tirées des nouvelles industries basées sur le pétrole en Amérique. 

Et le fait est que le gouvernement américain a toujours été depuis le début – une couverture au service des familles les plus riches et les plus influentes pour leur bénéfice par-dessus tout. 

Pendant longtemps en Amérique seuls les hommes propriétaires pouvaient voter leur excuse était :

Les non-propriétaires n’étaient intellectuellement pas meilleurs que les « femmes simples » et les enfants, car s’ils l’étaient, alors pourquoi manquaient-ils de propriété ? Ces simples d’esprit voteraient alors simplement pour qui ils avaient entendu parler localement, quelle que soit leur qualification, car ils ne seraient pas au courant du monde politique au sens large – ou ils voteraient pour quiconque les aurait payés ou induits en erreur (par le biais des médias, etc.)

C’était une piètre excuse pour limiter le pouvoir aux élites de la société qui se considéraient comme une classe d’élite supérieure aux autres – la conscience de classe était très importante pour elles

La plupart d’entre eux venaient de familles qui avaient obtenu la propriété de vastes étendues de terres par décret ou avaient acheté des lots de terres à bas prix plusieurs années plus tôt, lorsque l’Amérique était encore peu peuplée par les premiers colons. Ces premières familles transformaient généralement cette propriété en richesse et en statut au fil du temps. La plupart étaient liés par des mariages endogames depuis de nombreuses années et voulaient un pays gouverné pour leurs propres avantages de classe.

Leur nombre et leur influence ont augmenté avec l’Amérique au fur et à mesure qu’ils dominaient progressivement le système économique du monde parce qu’ils étaient le dernier gouvernement debout lorsque presque tous les autres sont tombés. Lorsqu’ils sont tombés, les élites américaines étaient là, prêtes à profiter du chaos. Cela a fait que lorsque les gouvernements tombaient au fil du temps, c’était l’Amérique qui offrait un refuge sûr pour la richesse des riches et des puissants du monde entier.

Les familles dynastiques riches et puissantes qui contrôlaient et dirigeaient le gouvernement américain depuis le début ont profité de la chute des autres gouvernements un par un pour refaire la structure économique du monde à leur profit

Et pour leurs amis et parents en Europe avec qui ils se sont associés et se sont mariés depuis les années 1800. 

En 1920 seulement, il y avait plus de 500 Américains qui étaient devenus ducs, comtes, princesses et ainsi de suite grace au  mariage de familles de l’élite avec des dynasties européennes aristocratiques – créant ainsi une grande famille élargie contrôlant le système économique de l’Amérique et de l’Europe – le syndicat néolibéral d’aujourd’hui.

Quand ils ont vu leurs plans pour l’avenir du monde s’effondrer, quand ils ont vu que la Chine et la Russie créaient un nouvel ordre économique – comme si vous preniez un jouet à un enfant – ils se sont mis très en colère et font maintenant une crise de colère. 

C’est pourquoi les gens ordinaires d’Europe sont jetés sous le bus à cause du supposé impératif divin de « défendre l’Ukraine ». Et ils y croient. Je ne veux pas dire qu’ils veulent défendre le peuple ukrainien qui n’est traité que comme de la chair à canon – non ce qu’ils veulent c’est la terre de l’Ukraine et toutes les autres terres de l’ex-Union soviétique, du Moyen-Orient, etc., qu’ils avaient tant d’espoir d’exploiter avant que Poutine ne gâche leur fête.

Ils veulent se venger. Ils ne se soucient pas de ce qui arrive à votre travail, votre maison, votre famille, votre entreprise ou votre industrie si vous vivez en Europe, ou vraiment n’importe où d’ailleurs. 

Vous voyez comment ils s’adressent à nous tous comme s’ils étaient nos patrons, exigeant que nous fassions ce qu’ils disent, même si cela nuit à nos vies à bien des égards. 

Et ils n’auraient pas pu choisir un meilleur leader que Zelensky. Ils avaient besoin de quelqu’un pour convaincre le monde que ce qu’ils font est moral, bon et divin. Un acteur est bien sûr le mieux adapté pour le faire puisque ce qu’il fait, c’est la chose la plus éloignée de la morale, du bien ou du divin.

Zelensky est arrivé au pouvoir parce qu’il a convaincu le peuple ukrainien qu’il était le serviteur du peuple d’après le nom de son émission de télévision, elle le dépeignait comme le contraire de ce qu’il deviendrait. Il allait mettre fin à la querelle avec la Russie, il a promis au peuple. Tout allait être génial.

Au lieu de cela, il a traité l’Ukraine comme son fief personnel, agissant comme un seigneur féodal, menaçant tout le monde, interdisant toute dissidence, interdisant les médias et les partis politiques, utilisant une police secrète impitoyable pour effrayer le peuple.

Et étonnamment, il a essayé d’inciter l’OTAN à une guerre nucléaire avec la Russie. 

De nombreuses élites en Amérique et en Europe sont d’accord avec lui. Ils veulent que l’OTAN attaque la Russie, essaie de bombarder le Kremlin, etc. Ce n’est pas un problème. 

Un acteur, un humain adulte, pas un enfant, pas un handicapé mental, essaie de convaincre les élites du monde qu’elles peuvent gagner une guerre contre la Russie – mais bien sûr, il a juste besoin de milliards et de milliards et de milliards…

Jusqu’à quand ? Il est en charge de la guerre selon Biden. L’alliance de l’OTAN se tient prête à son service. 

Fou. Tous.

source : Bruno Bertez

Présidentielles américaines 2020 : Les élections les plus sûres du siècle, qu’on vous dit !

 

par H16.

Calendrier électoral américain oblige, des élections s’approchent maintenant à grand-pas : en novembre prochain aura lieu le renouvellement de la Chambre des représentants (la Chambre basse) et un tiers des 100 sénateurs du Sénat (la Chambre haute), ce qui promet déjà quelques moments de bravoure pour les médias, notamment français.

Il faut en effet se rappeler que les élections américaines sont généralement assez mal traitées par les médias français. De surcroît, ces prochaines élections sont politiquement si tendues et le pays n’a jamais été si divisé politiquement que toute analyse lancée par les journalistes français, lourdement teintée des prismes européens et des biais socio-démocrates habituels, risque de sombrer rapidement dans l’humour potache involontaire.

On se rappelle en effet à quel point la presse n’avait pas correctement fait son travail lorsqu’il s’était agit des précédentes élections et ce d’autant plus qu’y était directement concerné Donald Trump, profondément détesté des establishments médiatiques français et américain.

À ce titre, certains doutes légitimes sur la bonne tenue des scrutins outre-Atlantique ne semblait pas avoir mérité beaucoup de mentions dans la presse francophone, et les médias américains ont fait fort, dès les premières estimations de novembre 2020, de ridiculiser toute tentative d’y voir un peu clair sur certaines allégations de fraude qui ont largement parcouru le pays alors.

Biden fut malgré ces doutes déclaré vainqueur, et ce au-delà de l’écart pourtant manifeste de popularité visible entre lui et Trump : alors que le premier limitait ses apparitions à quelques discours convenus devant une absence de foule oscillant entre l’hilarant ou le pathétique, le second enchaînait des meetings massifs de dizaines de milliers d’Américains ce qui ne manqua pas d’alimenter un peu plus le doute sur les résultats du scrutin.

En terme de prédictions, on rappellera par exemple les résultats des Bellweather counties. Ces comtés sont régulièrement utilisés car ils présentent assez fidèlement les tendances des votes à l’échelon national et l’écart aux résultats effectifs est suffisamment faible pour que ces comtés servent régulièrement d’excellents indicateurs du candidat qui a le plus de chance de l’emporter. De façon surprenante, les 19 Comtés choisis qui, dans leur ensemble, avaient prédit correctement les derniers présidents depuis plus de 50 ans, n’ont pas réussi à désigner Biden comme gagnant ; et là où l’on pouvait s’attendre, statistiquement, à un résultat relativement peu tranché (Biden et Trump proches l’un de l’autre) qui aurait expliqué cet échec des Bellweather counties, l’élection 2020 a présenté cette particularité de voir Trump gagner dans 18 de ces comtés.

Les doutes ont donc persisté, et l’histoire retiendra les imbroglios juridiques, les batailles légales et la tension croissante dans la société américaine suite à ce vote contesté.

La suite est connue : les Grands électeurs ont finalement ratifié les vote rapportés par les centres de dépouillement et leurs machines de décompte. Cette ratification aura ensuite été présentée le 6 janvier au Capitole, pour un décompte officiel qui fut interrompu par des événements dont les tenants et les aboutissants sont encore sous enquête. Le 7 janvier, Biden fut déclaré vainqueur par la nouvelle session qui se tenait lieu dans une ambiance particulièrement tendue et accédait au pouvoir le 20 janvier suivant dans une capitale parcourue par la Garde nationale.

L’analyse qui consistait alors à imaginer que la situation serait périlleuse pour le nouvel arrivant n’était pas trop compliquée et s’est révélée exacte : après moins de deux ans, l’Amérique de Biden est vraiment en piteux état avec une inflation galopante, des perspectives économiques sombres et une popularité si basse qu’elle devient difficile à estimer. Pour le président qui aurait reçu le plus de bulletins de l’histoire du pays, la chute est rude.

Aux tensions grandissantes dans la société américaine, il aura depuis fallu ajouter que les doutes initiaux concernant ces élections ne se sont pas calmés.

Bien sûr, les médias de grand chemin se sont empressés d’absolument tout faire pour étouffer ces doutes sur des élections qui ont été présentées, avec un toupet assez phénoménal, comme « les plus sûres de l’histoire du pays », sans toutefois parvenir à mettre un point final aux allégations persistantes de fraudes plus ou moins massives dans différents États et comtés clés du scrutin.

Depuis, on aura eu du mal à ne pas voir la pudeur de violette de ces mêmes médias pour rapporter les condamnations pour fraudes et problèmes électoraux alors que, petit à petit, on en découvre de plus en plus.

Un silence compact et quasi-intégral a par exemple été de mise lorsque le documentaire 2000 Mules est sorti, et les éléments de preuves découverts depuis, même lorsqu’ils sont rapportés par des organismes de bonne réputation comme Rasmusen, ne font jamais les gros titres.

Ainsi, la presse grand public (en l’occurrence le New-York Times) accusera avec un bel aplomb l’association « True The Vote » (à l’origine du documentaire « 2000 Mules ») de diffamer Konnech, une des sociétés en charge de gérer le vote électronique américain, et ce alors que, quelques jours plus tard, le dirigeant de cette société est arrêté pour les faits allégués par « True The Vote », réduisant à la bouffonnerie le précédent article de cet organe de presse pourtant si réputé et réduit à faire d’intéressants saltos en arrière.

Du reste, un analyste (qu’on pourra lire sur Substack) fournit au sujet de cette entreprise des données détaillées qui sont sans appel : manifestement dans les petits papiers du Parti communiste chinois, cette société aurait fait transiter les données des assesseurs et des votes par des serveurs en Chine et ce alors même que les serveurs de la société seraient pleins de trous de sécurité. C’est évidemment parfaitement illégal.

Même le Washington Post, peu suspect de collusion pro-Trump, est obligé d’admettre l’intense espionnage chinois sur les partis politiques américains, leurs membres et les opérations de vote. Que cet espionnage soit allé bien au-delà jusqu’au point de récupérer des données sensibles au moment même du vote n’est plus une pure conjecture et bascule dans le domaine du probable… D’autant plus qu’il existe à présent plus d’une centaine de sources documentées montrant que les systèmes de vote électronique (tant de Konnech que d’autres firmes comme Dominion), qui auraient dû être « air gapped » (déconnectés de tout réseau, internet notamment) ne l’étaient pas du tout et étaient même vulnérables aux attaques les plus simples.

En somme, à l’heure où ces lignes sont écrites, il apparaît donc de plus en plus manifeste que ces élections présidentielles n’étaient pas les plus sûres de l’histoire du pays ; il apparaît en outre que les allégations selon lesquelles les Russes auraient été les principaux instigateurs de fuites et d’exactions éventuelles sont fausses et que ce sont plutôt les Chinois qui les ont pratiquées. Enfin, il devient difficile d’accorder quelque confiance que ce soit dans les systèmes électroniques de vote actuels et, plus spécifiquement, dans les résultats de ces élections (ce que les instituts de sondages décèlent fort bien lorsqu’ils prennent la peine d’interroger les citoyens américains, maintenant majoritairement sceptiques de ces résultats).

Sapristi, il semble qu’encore une fois, des « complotistes » avaient raison de pointer ces problèmes manifestes.

Dès lors et dans le climat particulièrement tendu qui règne actuellement aux États-Unis, on doit donc se demander si les élections de mi-mandat se tiendront bien le mardi 8 novembre comme prévu, et surtout à quel point elles seront cette fois encore entachées ou non d’irrégularités.

Les autorités américaines et les citoyens ont-ils compris ce qui s’est passé en 2020 et en ont-ils tiré des leçons ?

source : Hashtable

Les Etats-Unis ont une mauvaise surprise en Ukraine - Le 26/10/2022.

Source : B.Bertez.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, dénonce le complot de la « bombe sale » par l’Ukraine et ses mentors occidentaux, il a coupé l’herbe sous les pieds des comploteurs !

PAR 
MK BHADRAKUMAR

Quelque chose doit changer en Ukraine, c’est certain. 

L’appel de 30 législateurs américains de la gauche du Parti démocrate au président Joe Biden lundi pour le pousser à rechercher un règlement négocié avec la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine est un événement extraordinaire. 

Au Congrès américain, ils font partie d’un bloc de près de 100 membres appelé Congressional Progressive Caucus – présidé par Pramila Jayapal, une représentante de l’État de Washington. Ils forment une foule hétéroclite de socialistes démocrates et de «capitalistes progressistes» autoproclamés, mais ce que les patrons du parti ne peuvent ignorer, c’est qu’ils font rempart au mastodonte trumpiste et que leur potentiel pour vaincre le trumpisme peut être crucial en 2024.  

 Par conséquent, la réponse initiale discrète de l’administration Biden à ce plaidoyer sur l’Ukraine ne peut être considérée comme le dernier mot. 

Au cours des dernières 48 heures au moins, il n’y a pas eu de tirade contre eux dans les commentaires américains. 

Ils ont avancé quatre éléments clés dans leur lettre adressée au président Biden : 

  • Washington devrait explorer « des efforts diplomatiques vigoureux pour soutenir un règlement négocié et un cessez-le-feu » dans la guerre au cours de laquelle les États-Unis ont dépensé des dizaines de milliards de dollars des contribuables américains en assistance militaire. 
  • Ces efforts devraient être axés sur des « pourparlers directs avec la Russie ». 
  • Un cadre de paix devrait inclure « des incitations à mettre fin aux hostilités, y compris une certaine forme d’ allégement des sanctions , et à rassembler la communauté internationale pour établir des garanties de sécurité pour une Ukraine libre et indépendante qui soient acceptables pour toutes les parties, en particulier les Ukrainiens ». [Je souligne.]
  • La guerre est grande ouverte, malgré le récit occidental. « L’alternative à la diplomatie est une guerre prolongée, avec à la fois ses certitudes et ses risques catastrophiques et inconnaissables. »

Les signataires sont conscients du fait que bien que l’administration Biden poursuive une politique intransigeante, mais les choses peuvent changer si les élections de mi-mandats infligent une défaite écrasante aux démocrates. 

Plusieurs facteurs externes sont également à l’œuvre. 

Pour commencer, la visite prévue du chancelier allemand Olaf Scholz en Chine intervient peu de temps après le dévoilement de la stratégie de sécurité nationale américaine à Washington qui visualisait la Chine comme l’ennemi.  Les Européens sont visiblement et clairement dissidents.

Le président français Emmanuel Macron a appelé les États-Unis à prendre l’initiative de s’engager avec le Kremlin, faisant écho à ce que le Premier ministre hongrois Viktor Orban a exigé. Il y a un mécontentement en Europe, durement touchée par la crise économique, que les compagnies pétrolières américaines « profitent de la guerre ».

Sous le radar se cache la vérité cachée que l’Ukraine est un cas désespéré avec une économie qui ne fonctionne pas. Les États-Unis ne peuvent pas s’attendre à ce que les alliés européens maintiennent cette économie à flot. 

Pendant ce temps, un renforcement massif de l’armée russe signale des plans pour lancer une offensive majeure dans quelques semaines dans le but de mettre fin à la guerre aux conditions dictées par Moscou.

Cependant, il ya d’autres éléments. En particulier il y a un développement auparavant impensable qui jette de l’ombre sur le tandem américano-britannique naviguant dans la guerre en Ukraine. Cela pourrait s’avérer être l’ultime facteur décisif. 

Il en ressort que la visite secrète du ministre britannique de la Défense Ben Wallace la semaine dernière à Washington répondait davantage à une convocation de la Maison Blanche qu’à une initiative britannique. Wallace a dit d’un ton sombre alors qu’il partait qu’il y avait des choses à discuter qui étaient beaucoup trop sensibles. 

 

Quoi qu’il en soit, suite à la vague d’appels téléphoniques samedi du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou avec ses homologues français, britannique et américain concernant la possibilité que l’Ukraine utilise une « bombe sale » dans la guerre, les ministres des Affaires étrangères français, américain et du Royaume-Uni ont rapidement publié une déclaration conjointe rejetant « les allégations manifestement fausses de la Russie » et l’ont qualifiée de « prétexte à l’escalade ». 

Néanmoins, agissant sur l’allégation russe, l’AIEA a été invitée à entreprendre une enquête. Le secrétaire d’État Antony Blinken a rencontré lundi Rafael Grossi, le directeur général de l’agence, et « s’est félicité de la volonté de l’AIEA de se rendre en Ukraine ». 

Blinken s’est également entretenu avec Stoltenberg lundi et, assez étrangement, « a appelé à la poursuite de l’unité occidentale et du soutien à l’Ukraine ». Mais, fait intéressant, le Département d’État a discrètement retiré de son site Web la déclaration conjointe États-Unis-Royaume-Uni-France.

 

C’est alors que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov , a révélé lundi que « des informations détaillées désignant les institutions pouvant être mandatées à cette fin ont été transmises par l’intermédiaire du ministre de la Défense [Sergueï Choïgou] lors de ses contacts avec ses homologues aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France et en Turquie. D’autres contacts sont prévus entre nos ministères de la Défense. 

Lavrov a ajouté : « Certains de nos partenaires ont vraiment suggéré une discussion sur les informations dont nous disposons à un niveau militaire professionnel. C’est un type d’approche que nous avons soutenu.».

Des éléments à Kiev pourraient-ils avoir leur propre plan B pour intensifier la guerre et y entraîner les États-Unis et l’OTAN ? Il n’y a pas de réponses faciles. 

L’essentiel est qu’un « engagement constructif » a commencé entre Moscou d’un côté et Washington, Londres et Paris de l’autre. Mais c’est vraiment tactile. 

Le quotidien moscovite Izvestia a cité lundi le célèbre expert militaire russe Vladislav Shurygin : « Qu’est-ce qu’une bombe sale ? Pour la créer, il suffit de déterrer un baril de déchets nucléaires d’une centrale électrique, de les mettre dans une capsule, puis de secouer avec 100 kg de TNT».. 

 

Shurygin a expliqué : « Même dans ce cas, l’infection se situera dans un rayon de peut-être 500 mètres, peut-être un kilomètre. Et puis tout commencera à s’enfoncer dans le sol… S’il est déversé dans l’eaualors tout coulera en aval, se répandra sur le fond et disparaîtra progressivement. Pour rendre les eaux du Dniepr radioactives, je ne sais même pas combien [d’eau] il faudrait polluer . Rappelez-vous, Fukushima a empoisonné la mer pendant six mois et personne ne l’a même remarqué. L’intention des autorités ukrainiennes n’est pas très claire. S’ils veulent nous en vouloir, ce ne sera pas facile ; nous nous avons des bombes « propres », pourquoi nous aurions besoin de bombes « sales »! « Ce n’est pas du tout clair ».

 Ce n’est un secret pour personne que le MI6 et le SAS sont aux commandes du commandement militaire ukrainien à Kiev et en première ligne. Le paradigme est quelque chose comme celui de la queue qui remue le chien. Le MI6 calibre la dynamique de la guerre tandis que la CIA et le Pentagone revendiquent le succès de la stratégie russe de Biden. Le MI6 a toute une histoire de ce genre – que ce soit en Iran ou lors de la crise de Suez – même à Hong Kong.

Le changement de régime actuel à Westminster absout le MI6 de toute responsabilité. Bien sûr, Boris Johnson – le meilleur ami, gourou et tuteur de Zelensky – est fini. Il a discrètement tiré son chapeau du ring et s’est enfui.

Kiev a été privée de son dernier hourra, parce que la Russie a étouffé dans l’œuf son complot de « bombe sale » . Ceci ouvre la voie à la grande offensive Russe pour mettre fin à la guerre.  

La poursuite de l’offensive russe prévue dépendra d’une éventuelle rencontre entre Biden et le président Poutine en marge du sommet du G20 à Bali les 15 et 16 novembre.

 

Washington, les élections de mi-mandat et la tentation de la “bombe sale” en Ukraine

Source : Le Courrier des Stratèges - Le 26/10/2022.

Les Démocrates au pouvoir à Washington vont vers une défaite aux élections de mi-mandat. La seule incertitude concerne l'ampleur de la défaire qu'ils vont essuyer. Mais peuvent-ils l'accepter? Nous n'avons plus affaire à l'Amérique des années 1970, dont la capacité de rebond était quasi-intacte, malgré l'humiliation au Vietnam. Le pays est très divisé politiquement, l'oligarchie au pouvoir est profondément corrompue, l'économie chuterait sans le complexe militaro-industriel? Alors la tentation pourrait être forte de "laisser faire" un grave incident en Ukraine, que l'on attribuerait aux Russes et qui ressouderait la "communauté internationale" autour des USA. Est-ce pour cela que les Russes ont dénoncé aussi haut et fort la volonté ukrainienne de faire exploser une "bombe sale"?

Pourquoi le ministre de la Défense britannique, Ben Wallace, s’est-il rendu de toute urgence à Washington alors que le gouvernement d’Elisabeth Truss était démissionnaire? Pour chercher un soutien dans la guerre de succession