PALESTINE

Remonter dans le temps permet de comprendre les problèmes d'aujourd'hui.

Tout est résumé par cette succession de cartes....

JMR

Le Hamas entre dans l’histoire militaire

Source : RzO international - Le 11/04/2024.

«Israël a détruit Gaza & tué des dizaines de milliers de civils. Quiconque possède une expérience militaire ne peut cacher son admiration pour les tactiques étonnantes des Brigades Al-Qassam.»

Bien qu’il ait tué des dizaines de milliers de civils, Israël n’a pas été en mesure de vaincre le Hamas, ni d’atteindre ses objectifs à Gaza.

Après six mois de combats acharnés et le retrait de l’armée israélienne de la ville de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, de nombreux commentateurs israéliens et occidentaux ont affirmé que le Hamas était en train de gagner la guerre et d’entrer dans l’histoire militaire par la même occasion.

Sir Tom Phillips, ancien diplomate britannique et ambassadeur en Israël et au Royaume d’Arabie saoudite, a écrit le 9 avril dans Haaretz que le Hamas avait réussi à atteindre son objectif, à savoir «obtenir la libération du plus grand nombre possible de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, et s’affirmer à nouveau comme une force avec laquelle il faut compter».

Il a ajouté que le Hamas avait survécu «à l’assaut des forces de défense israéliennes bien plus longtemps que dans toute autre guerre menée par Israël» et que, ce faisant, qu’il avait «considérablement écorné le statut dissuasif tant vanté d’IsraëlEn bref, et avec des conséquences potentielles à long terme redoutables pour Israël, Tsahal ne semble plus invincible».

Le Hamas a bloqué un éventuel accord de normalisation entre l’Arabie saoudite et Israël, qui semblait inévitable avant le début de la guerre le 7 octobre, et a replacé la question palestinienne «sur le devant de la scène internationale» après des années d’échec de l’Autorité palestinienne (AP).

Phillip note que la victoire finale du Hamas réside en la «vitesse fulgurante de la délégitimation d’Israël après le 7 octobre aux yeux de nombreuses personnes dans le monde».

Le 8 avril, le journaliste israélien Amos Harel a également écrit dans Haaretz que les principaux objectifs d’Israël à Khan Yunis «n’ont pas été atteints».

Après le retrait de la 98e division de la ville de Gaza, Harel a noté que les «deux objectifs de l’armée israélienne étaient la capture des hauts responsables du Hamas à Gaza, et la libération des captifs israéliens actuellement détenus par la Résistance palestinienne à Gaza».

«Il faut dire la vérité au public : Les massacres et les destructions massives que l’armée israélienne laisse derrière elle à Gaza, ainsi que les quelques pertes subies de notre côté, ne nous rapprochent pas vraiment des objectifs de notre offensive», conclut-il.

Dans une analyse parue dans Yedioth Ahronoth, Nadav Eyal, spécialiste de la politique israélienne, explique qu’Israël souhaitait rétablir son pouvoir de dissuasion, éliminer le Hamas et libérer les prisonniers détenus par le Hamas dans la bande de Gaza. Mais aucun de ces objectifs n’a été atteint.

«L’échec d’Israël n’est pas lié aux objectifs de la guerre, qui ont été pleinement soutenus par tous les pays occidentaux. L’échec réside exclusivement dans l’exécution», a écrit M. Eyal, ajoutant que «la guerre ne se gagne pas uniquement en tuant. Une stratégie politique complémentaire est indispensable».

Le premier échec, selon l’article, vient «des souffrances des civils à Gaza».

«Ceux qui veulent renverser le pouvoir du Hamas à Gaza ne doivent pas mener une offensive de vengeance à la romaine, ni ériger de mur de protection ou mener des actions de représailles comme si nous étions dans les années 1950».

Le commentateur israélien a également reproché au Premier ministre israélien Netanyahou son attitude à l’égard de Washington.

«La confrontation publique et malveillante de M. Netanyahu avec l’administration Biden n’a fait qu’accentuer la fragilité d’Israël», a-t-il déclaré.

M. Eyal a également noté qu’Israël s’était isolé de la communauté internationale et que même ses alliés à Washington et à Bruxelles commençaient à lui tourner le dos.

«Non seulement (Israël) a perdu le soutien de la plupart des pays occidentaux et est très proche d’un embargo sur les armes de la part de l’Europe, y compris de la part de son grand allié, mais les plaques tectoniques sont en mouvement».

Le 27 mars, des responsables des services de renseignement israéliens ont également noté le changement intervenu à Washington. Ils ont déclaré au Telegraph que l’objectif déclaré du gouvernement israélien d’«éradiquer le Hamas» dans la bande de Gaza était devenu irréalisable depuis que les États-Unis avaient “tourné le dos» à Tel-Aviv en s’abstenant lors d’un vote du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) en début de semaine.

«Si vous m’aviez posé la question il y a un mois, j’aurais certainement dit oui, [nous pouvons éliminer le Hamas] parce qu’à l’époque, les Américains soutenaient Israël», a déclaré un responsable des services de renseignement israéliens au quotidien britannique, suggérant que cette évaluation «avait maintenant changé».

«Les États-Unis sont hostiles à l’invasion de Rafah, contrairement à ce qu’ils pensaient auparavant. Par conséquent, la donne a changé, ce qui signifie qu’Israël doit prendre des mesures radicales pour changer la dynamique et le climat», a ajouté la source, soulignant que «la pression monte sur Israël pour parvenir à un accord, ce qui signifierait que le Hamas survivra. Le Hamas et les Iraniens misent tous deux là-dessus».

Selon ce fonctionnaire, la conviction au sein de l’appareil sécuritaire israélien est que le Hamas «cherche à résister jusqu’à l’été», lorsque la campagne électorale américaine battra son plein.

S’exprimant sur la chaîne turque Haber Global, l’analyste militaire et colonel à la retraite Eray Gucuer a également suggéré que le Hamas était en train de gagner la guerre, tout en discutant du retrait israélien de Khan Yunis avant un assaut présumé sur Rafah.

«Si l’armée israélienne se trouve réellement dans la situation où elle ne peut attaquer Rafah qu’en retirant sa brigade de Khan Yunis, cela signifie qu’elle a effectivement perdu la guerre sur le terrain».

«Israël, dans cette guerre, a presque entièrement détruit Gaza et tué des dizaines de milliers de civils. Pourtant, les Brigades Qassam existent toujours. Jusqu’à ce jour, elles ont la supériorité militaire sur le terrain… quiconque possède une expérience militaire ne peut cacher son admiration pour les tactiques étonnantes adoptées par les Brigades Al-Qassam… En effet, ils sont en train d’écrire l’histoire.»

«Rendez-vous compte, depuis le début de l’offensive à Gaza et jusqu’à aujourd’hui, nous entendons encore parler de Beit Hanoun et de Ben Lahia, du quartier Al-Nasr et du quartier Al-Zaytoun. Pourquoi ? Parce que les combattants de Qassam ont, pour la première fois depuis que je connais le sujet, inventé une tactique inédite dans l’histoire de la guérilla», conclut-il.

source : The Cradle via Spirit of Free Speech

 

Le projet impérialiste-sioniste et la guerre qui s’étend de Gaza au Sud Liban

Source : RzO International - Le 07/03/2024.

par Marie Nassif-Debs

Le 18 janvier 1919, les «Alliés», vainqueurs de la Première Guerre mondiale, tinrent la «Conférence de paix de Paris»1, dans le but, disent-ils, de négocier les traités de paix avec les vaincus, mais aussi et surtout afin de redessiner la nouvelle carte du monde en distribuant officiellement les parts entre les vainqueurs, surtout que la Grande-Bretagne et la France (avec la Russie tsariste) s’étaient déjà mises d’accord en 1916, avant la fin  de cette guerre, sur la manière de partager l’héritage de «l’homme malade» ottoman sous le nom «Accords de Sykes-Picot», et que le ministre britannique des Affaires étrangères, James Balfour, avait présenté un an plus tard, en 1917, une promesse au mouvement sioniste, par l’intermédiaire de son représentant, le banquier Rothschild, de lui céder une partie de la Palestine et d’accroître le taux de l’immigration juive vers ce pays, vu que cette immigration n’avait pas donné les fruits espérés par le mouvement sioniste, puisque la proportion des juifs par rapport à la population indigène en Palestine ne dépassait pas, en 1919, les huit pour cent.

Voilà pourquoi, aucun des représentants des vingt-sept pays présents à la conférence n’a été surpris qu’il y ait parmi eux une délégation de l’Organisation sioniste mondiale, ni que cette délégation ait présenté un document contenant des propositions parmi lesquelles nous citons : Premièrement, la reconnaissance du «droit historique du peuple juif» en Palestine, et de son droit à reconstruire «sa patrie nationale» sur son territoire… Deuxièmement, le traçage des frontières de cette entité se prolongerait jusqu’au fleuve libanais Litani, au nord, à l’est jusqu’à la ligne ferroviaire du Hedjaz saoudien et au sud jusqu’à la région égyptienne du Arich.2

Toutes les propositions, ou presque, furent acceptées ; et la Grande-Bretagne, désignée par la SDN puissance mandataire sur la Palestine, ce qui voulait dire qu’elle avait la décision exclusive d’accorder la citoyenneté palestinienne à qui elle voulait, va faciliter, avec l’accord des autres puissances capitalistes, dont la France, l’expansion de l’émigration juive vers la Palestine. Et, c’est ainsi que le nombre des juifs est passé, en 22 ans, de moins de cent mille à quelques cinq cent mille (presque le tiers de la population). Cet événement fut célébré par la «Conférence Biltmore» qui s’était tenue en 1942 à New York et qui annonça que les émigrés juifs ont contribué à «faire fleurir le désert» et que le moment était venu pour que l’émigration juive se développe sans aucune condition, y compris en dehors des prérogatives de l’État mandataire.

À noter que Ben Gourion, non satisfait du fait que les juifs ne représentaient encore que le tiers de la population palestinienne, avait déclaré, alors, qu’il acceptait temporairement de construire son État sur une partie de la Palestine, à partir de deux critères :

Le premier, dépendant de la capacité du mouvement sioniste à assurer rapidement une présence décisive pour les juifs dans la zone qu’il souhaitait contrôler ;

Le second, relevant de l’influence que le mouvement sioniste doit exercer sur les grandes puissances afin de les pousser à accepter les frontières du «Grand Israël».3

«La terre et la force» : mots d’ordre sionistes
Dans la bande de Gaza et en Cisjordanie

Ce que nous essayons de mettre au clair, c’est que tous les projets proposés par le mouvement sioniste et adoptés par la Grande-Bretagne, puis par les États-Unis devenus «puissance mandataire» après la seconde Guerre mondiale, n’étaient que des projets partiels au sein du projet de base qui s’étend du Nil à l’Euphrate et dont «la Palestine historique», invoquée par le mouvement sioniste lors de la Conférence de Paris, devait constituer le cœur de ce projet. Et, c’est pour réaliser ce projet de base que le mouvement de colonisation des territoires s’est toujours poursuivi sans relâche, à commencer par les territoires palestiniens occupés en 1948, et, surtout, après la guerre de 1967 et le texte de la résolution internationale 242 qui avait donné à l’entité sioniste la possibilité d’éviter le retrait de tous les territoires occupés (dont Al-Quds et la Cisjordanie palestiniens, le Golan syrien, les fermes de Chebaa et les hauteurs de Kfarchouba libanais) sous prétexte que la version anglaise de cette résolution parlait «de certains» et non de tous territoires occupés… Il faut dire que  le ministre des Affaires étrangères britannique, qui avait rédigé le texte de la résolution, a réussi, une fois de plus, à donner à cette entité la capacité de s’armer du pouvoir international afin de mettre la main sur la presque totalité de la Palestine, et sur une grande partie des hauteurs syriennes et libanaises qui surplombent la plaine de Houleh, et d’amener de nouveaux émigrants pour remplacer la population d’origine soumise, depuis 1948, à de multiples transferts forcés.4

Il convient de noter que l’accélération du mouvement de colonisation, après la signature des accords d’Oslo en 1993, est venue réduire les pertes résultant du retrait de l’occupation sioniste de la bande de Gaza, du démantèlement des colonies qu’elle avait implantées à l’intérieur de celle-ci, tout en gardant la partie dite «Zone de couverture» qui encercle le territoire gazaoui, le transformant en une vaste prison à ciel ouvert où vivotent plus de deux millions de personnes menacées soit par une lente tuerie, soit par le déracinement. A cela s’ajoutent la saisie d’une grande partie des terres palestiniennes en Cisjordanie occupée et le déploiement, par dizaines, de nouvelles colonies, ce qui fait que les Palestiniens vivent actuellement sur seulement 12% de leur territoire national originel, tout en rendant impossible la mise en œuvre de la résolution 181 du Conseil de sécurité de l’ONU concernant la partition de la Palestine et la constitution d’un nouvel État palestinien, si minime soit-il. Enfin, il ne faut pas oublier toutes les attaques qui ont eu lieu contre les camps des réfugiés, notamment au Liban, les guerres et les opérations «punitives» contre l’OLP, en particulier contre les forces de la gauche qui en font partie, et les assassinats qui ont été perpétrés, et le sont encore, contre les dirigeants et les cadres palestiniens.

D’ailleurs, si nous examinons de près l’histoire des trente dernières années, nous pouvons nous rendre compte de ce plan, élaboré par le mouvement sioniste, dans le but d’achever la saisie de tout le territoire de la Palestine «historique»5. Il convient aussi de noter, ici, que ce plan reposait, et repose toujours, principalement sur le slogan «La terre et la force», c’est-à-dire s’emparer des terres appartenant aux Palestiniens tout en commettant les crimes de déplacement forcé et de génocide par la force des armes, notamment l’armée de l’air usant toujours des nouvelles technologies de pointe US .

Le pourquoi de toutes ces tentatives et tout ce déploiement de la force ?

Parce que le facteur démographique, prôné par certains sionistes extrémistes au pouvoir depuis Ben Gourion, n’a pas jusqu’à ce jour réussi à faire pencher la balance en faveur de l’occupant. Bien au contraire ; à la fin de chaque guerre d’agression, la fuite parmi les anciens colons et les nouveaux venus est prédominante. Par contre, le mouvement de l’immigration des Falachas6 n’a pas réussi à inverser la tendance : Les nombre des sionistes en Palestine occupée va décroissant.7

C’est pourquoi, il est devenu nécessaire, pour les sionistes israéliens, de pratiquer un nouveau transfert, à Gaza cette fois, et aussi de massacrer toutes celles et tous ceux qui refusent de partir. Mais pour aller où ? Les avis des criminels vont de l’Égypte à une ile proche que l’on peut louer ; seuls seront tolérés, selon certains responsables sionistes, quelques deux-cent-mille nécessaire pour les bas travaux que les colons refusent de pratiquer.8

En plus de ce qui précède, nous devons aussi citer deux facteurs importants qui font de Gaza un centre économique essentiel pour l’entité sioniste et pour les États-Unis.

- Le premier de ces facteurs concerne les gisements de Gaz présents dans les eaux territoriales de Gaza et évalués à plusieurs mille milliards de dollars.9

- Le deuxième est que cette région est considérée, depuis le début des années 1960, notamment à la suite de la nationalisation du canal de Suez par Nasser et de l’agression tripartite qui l’a suivie, comme l’emplacement idéal pour construire un nouveau canal reliant le golfe d’Aqaba à la Méditerranée.

Ce projet, reporté à plusieurs reprises en raison de son coût élevé et de la différence de longueur avec le Canal de Suez, vient d’être renouvelé et redessiné dernièrement en collaboration avec Washington : Il devrait passer par Gaza qui constituera la route la plus courte, la plus large (deux voies de navigation) et la moins chère… donc, une alternative plus lucrative, surtout que Washington en a impérieusement besoin pour faire face au projet chinois de la «Route de la soie».

Le projet du «Grand Israël»

Mais, ce projet visant à s’emparer de la bande de gaza et à déplacer sa population vers l’inconnu marquera-t-il la fin de la colonisation en Cisjordanie et aussi la fin de l’expansion sioniste vers les pays alentour ?

La réponse à cette question est non.

En effet, le mouvement sioniste continuera, sauf en cas de dissuasion musclée, à vouloir aller de l’avant dans son projet expansionniste, présenté en partie à la Conférence de paix de paris…

Rappelons que l’entité sioniste, non contente d’avoir soutiré au Liban, en octobre 2022, 1420 kilomètres carrés nos eaux territoriales gorgées de gaz, vient de poser le problème de la révision des frontières terrestres, mais aussi de l’application de la résolution 1701, prise par le Conseil de sécurité à la suite de l’agression de 2006 contre le Liban et stipulant le retrait de toute résistance armée jusqu’à quarante-cinq kilomètres des frontières avec la Palestine occupées… Ce qui veut dire repousser les frontières libanaises jusqu’au fleuve Litani présenté en 1919 par la délégation sioniste comme étant la frontière nord de son entité grandissante.

D’ailleurs, le Sud du Liban subit, depuis le début de l’agression sioniste contre la bande de gaza, des agressions quotidiennes. La bande frontalière, mais aussi des villes et des localités du Sud profond sont bombardées avec des armes interdites, dont le phosphore blanc ; plus de cent mille personnes ont été obligées de quitter leurs villages et leurs biens et quelques trois cents civils, dont des femmes et des enfants surtout, ont trouvé la mort. Le gouvernement Netanyahou ne se prive pas, non plus, de menacer la capitale Beyrouth…

Tous ces crimes, qui se poursuivent depuis plus de quatre mois contre les peuples palestinien et libanais, se déroulent à l’ombre du silence officiel arabe et international… à l’exception de la position honorable de la République de l’Afrique du Sud et de la Cour internationale de Justice visant à protéger les Palestiniens de Gaza et de prévenir le génocide que les sionistes préparent à leur encontre.

Enfin, il ne faut pas oublier la mainmise sioniste sur le Golan syrien occupé, avec la bénédiction de l’administration de Donald Trump, ni les tentatives d’expansion vers la Jordanie et l’Égypte, ni la forte présence israélienne dans le Kurdistan irakien.

Voilà pourquoi, la seule solution possible réside dans la création d’un mouvement international de résistance. Un mouvement global et uni face aux plans colonialistes impérialistes et sionistes, quel que soit le nom sous lequel ils se présentent.

source : Les 7 du Québec

 

  1. La Conférence de paix de Paris dura une année, au cours de laquelle plusieurs accords furent signés, dont, principalement, l’Accord de Sèvre considéré comme une mise en œuvre de l’Accord de Sykes-Picot. La Société des Nations, alors créée, accepta le mandat de la Grande-Bretagne et de la France sue le Sultanat ottoman. On sait que la révolution Bolchévique dévoila le contenu de l’Accord de Sykes-Picot, signé aussi par le ministre des Affaires étrangères d tsar, Sergueï Sazonov.
  2. Cf. les études et les livres parus à la fin du siècle dernier.
  3. Cf. Le livre de Anita Shapira «Land and Power», publié par l’Université de Stanford-Californie en 1999. Il nous faudra ajouter que l’appellation «Le Grand Israël» du projet sioniste fut utilisée pour la première fois, à la suite de la «Guerre des six jours» en 1967.
  4. Il nous faut préciser que le premier point de la résolution 242 (signée le 22 novembre 1967, c’est-à-dire presque six mois après la guerre) stipulait ce qui suit : «Withdrawal of Israeli forces from territories occupied in the recent conflict», ce qui fut interprété «quelques territoires» vu l’absence de l’article défini «the» devant les «territoires occupés». De plus, Lord Caradon avait ajouté une clause qui stipulait que la résolution serait votée telle quelle sans aucun amendement, de sorte qu’elle serait soit acceptée sans changement, soit rejetée. Seuls la Syrie et le mouvement Fath avaient déclaré leur refus…
  5. Cf. La déclaration de l’entité sioniste comme «État des juifs dans le monde», les tentatives poursuivies dans le but de «judaïser» Al-Quds et d’en faire la capitale de cet «État», le soi-disant «Accord du siècle» suivi par la Conférence de Manama au Bahreïn, l’extension du mouvement de normalisation des relations avec les pays du Golfe arabique et le Soudan afin de redonner vie à l’Accord de Camp David, les discussions incessantes concernant la création de l’Etat palestinien… Tout cela sous l’égide de l’administration étasunienne républicaine ou démocrate) qui use et abuse du droit de veto afin de protéger ce qu’elle appelle sa «base avancée» au Moyen-Orient. Il ne faut pas oublier, non plus, le régime préférentiel accordé par l’Union européenne à l’entité sioniste.
  6. Juifs noirs d’Éthiopie, qui se disent les descendants des Hébreux venus de Jérusalem en Éthiopie sous la conduite de Ménélik, fils de Salomon et de la reine de Saba. On dit que près de 70 000 d’entre eux ont été accueillis en Israël au cours des opérations «Moïse» (1985) et «Salomon» (1991), après la reconnaissance officielle de leur appartenance au judaïsme.
  7. Cf. le livre de Ammon Safer «The Separation Barrier», deuxième partie, Université de Haïfa, 2004.
  8. Revoir les déclarations de certains ministres du gouvernement Netanyahou, dont, en particulier, celles des ministres de la Sécurité et des Finances, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich.
  9. Les eaux au large de la bande de Gaza comprennent deux principaux gisements de gaz : le premier est situé à 35 kilomètres à l’ouest de la ville de Gaza, et le second s’étend entre les eaux territoriale de cette région et celles des territoires palestiniens occupés.

Charles Villeneuve reçoit le Gal. Lalanne-Berdouticq : Le point sur Gaza trois mois après

 

“Le combat armé des Palestiniens est autre chose que le terrorisme”

Source : Le Courrier des Stratèges - par Ma Xinmin devant la CIJ - Le 22/02/2024.

“Le combat armé des Palestiniens est autre chose que le terrorisme” (Ma Xinmin devant la CIJ)

Devant la Cour Internationale de Justice, le chef du service juridique du Ministère des Affaires Etrangères chinois a rappelé en termes simples les principes du droit international : Souveraineté, droit à l’auto-détermination, légitimité de la résistance à l’occupation. Ainsi se terminent trente années de “loi de la jungle” encouragée par les Etats-Unis. Un moment historique ! Une révolution ? Certains diront une restauration des principes du droit. Si vous tenez à parler de révolution, alors c’est une “Glorieuse révolution”, par référence aux événements anglais de 1688-89 : Une restauration des libertés. Bien entendu, on est encore loin de pouvoir faire respecter par Israël ces principes du droit. Mais le fait que la Chine ait osé proclamer la légitimité de la résistance palestinienne à l’occupation est fondamental !

Intervention de Ma Xinmin devant la Cour Internationale de Justice à La Haye le 22 février 2024

Retenez bien cette dat e: 22 février 2024. La prise de parole du chef du service juridique du Ministère chinois des Affaires étrangères représente un point de basculement dans les relations internationales.

A vrai dire, Ma Xinmin n’a rien dit de novateur. Au contraire, il a rappelé le droit international existant. Mais, après trente ans de “loi de la jungle” américaine dans les relations internationales, c’est un séisme.

Le cœur du propos

‘En poursuivant leur autodétermination, un peuple a le droit de se battre, de chercher et recevoir des soutiens. C’est sur la base de ce droit que le peuple palestinien a proclamé l’Etat de Palestine en 1988, qui a été reconnu par plus de 130 pays. En poursuivant leur droit à l’auto-détermination, le recours du peuple palestinien à la force pour résister à l’occupation étrangère, avec l’objectif d’ établir un Etat indépendant, est un droit inaliénable, bien fondé dans le droit international. Des peuples variés se sont libérés d’une domination coloniale ou de l’oppression étrangère pour créer un Etat indépendant après la Seconde Guerre mondiale. Ils ont donné l’exemple pratique d’un tel droit. De nombreuses résolutions internationales reconnaissent la légitimité à combattre par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée menée par des peuples qui sont sous une domination coloniale ou une occupation étrangère, pour réaliser leur droit à l’auto-détermination. (….) Le combat armé, dans ce contexte, est autre chose que le terrorisme. Il est reconnu par le droit international…”

Ma Xinmin, La Haye, 22 février 2024

Ce n’est que le début d’une nouvelle ère

Bien entendu, ce n’est que le début. Il est évident que les membres de l’actuel gouvernement israélien vont se boucher les oreilles et crier fort pour être sûrs de ne rien entendre.

J’entends bien l’objection, aussi : Est-ce que le gouvernement chinois fait autre chose que répéter ce qui a été dit maintes fois dans les résolutions non respectées de l’ONU ? Raisonner ainsi, cependant, c’est ne pas voir plusieurs choses:

+ Israël, entre la fin des années 1990 et aujourd’hui, a calqué son comportement sur l’unilatéralisme américain. Tel-Aviv va être obligé, comme les Etats-Unis, de s’adapter au monde polycentrique.

+ La déclaration chinoise a un énorme retentissement dans tout le Proche-Orient. Elle va galvaniser la Résistance Palestinienne.

+ La Chine n’est en guerre avec aucun autre Etat. Il est plus facile, pour elle, de tenir cette position, que pour la Russie – même si Xi Jinping et Vladimir Poutine sont en phase sur le sujet.

+ Last but not least, cette déclaration devrait avoir un impact important sur l’Union Européenne. Non seulement parce que le discours sur “le Hamas mouvement terroriste” est délégitimé. Mais aussi parce que, par la bouche de Ma Xinmin, c’est tout simplement, le principe de la souveraineté des Etats qui est réaffirmé.

 

Je suis un médecin américain qui s’est rendu à Gaza. Ce que j’y ai vu, ce n’est pas une guerre, c’est un anéantissement.


Par Irfan Galaria – Le 16 février 2024 – Source Asia Times + Le Saker francophone

Fin janvier, j’ai quitté mon domicile en Virginie, où je travaille comme chirurgien plasticien et reconstructeur, et j’ai rejoint un groupe de médecins et d’infirmières qui se rendaient en Égypte avec le groupe d’aide humanitaire MedGlobal pour faire du volontariat à Gaza.

J’ai travaillé dans d’autres zones de guerre. Mais ce dont j’ai été témoin au cours des dix jours qui ont suivi à Gaza n’est pas une guerre, c’est un anéantissement. Au moins 28 000 Palestiniens ont été tués par les bombardements israéliens sur Gaza. Depuis Le Caire, la capitale égyptienne, nous avons roulé pendant 12 heures vers l’est jusqu’à la frontière de Rafah. Nous avons passé des kilomètres de camions d’aide humanitaire garés parce qu’ils n’étaient pas autorisés à entrer dans la bande de Gaza. À part mon équipe et d’autres envoyés des Nations unies et de l’Organisation mondiale de la santé, il y avait très peu de monde sur place.

 

L’entrée dans le sud de la bande de Gaza le 29 janvier, où se trouvent de nombreuses personnes ayant fui le nord, ressemblait aux premières pages d’un roman dystopique. Nos oreilles étaient engourdies par le bourdonnement constant de ce que l’on m’a dit être les drones de surveillance qui tournaient en permanence. Nos nez étaient dévorés par la puanteur d’un million de personnes déplacées vivant à proximité les unes des autres sans installations sanitaires adéquates. Nos yeux se sont perdus dans la mer de tentes. Nous avons séjourné dans une maison d’hôtes à Rafah. La première nuit a été froide et beaucoup d’entre nous n’ont pas pu dormir. Nous sommes restés sur le balcon à écouter les bombes et à voir la fumée s’élever de Khan Yunis.

Le lendemain, alors que nous approchions de l’hôpital européen de Gaza, des rangées de tentes bordaient et bloquaient les rues. De nombreux Palestiniens se sont dirigés vers cet hôpital, et d’autres hôpitaux, en espérant qu’il représenterait un sanctuaire à l’abri de la violence – ils avaient tort.

Les gens se sont également répandus dans l’hôpital, vivant dans les couloirs, les cages d’escalier et même les placards. Les allées autrefois larges, conçues par l’Union européenne pour accueillir la circulation intense du personnel médical, des brancards et du matériel, sont désormais réduites à un passage en file indienne. De chaque côté, des couvertures suspendues au plafond délimitent de petits espaces pour des familles entières, offrant ainsi un peu d’intimité. Un hôpital conçu pour accueillir environ 300 patients s’efforçait désormais de prendre en charge plus de 1 000 patients et des centaines d’autres en quête d’un refuge.

Le nombre de chirurgiens locaux disponibles était limité. On nous a dit que beaucoup d’entre eux avaient été tués ou arrêtés, et qu’on ne savait pas où ils se trouvaient, ni même s’ils vivaient encore. D’autres étaient piégés dans les zones occupées du nord ou dans des endroits proches où il était trop risqué de se rendre à l’hôpital. Il ne restait plus qu’un chirurgien plasticien local qui couvrait l’hôpital 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Sa maison ayant été détruite, il vivait dans l’hôpital et avait réussi à mettre tous ses biens personnels dans deux petits sacs à main. Ce récit est devenu très courant parmi le personnel restant de l’hôpital. Ce chirurgien a eu de la chance, car sa femme et sa fille étaient encore en vie, alors que presque tous les autres employés de l’hôpital pleuraient la perte de leurs proches.

J’ai commencé à travailler immédiatement, réalisant 10 à 12 opérations par jour, travaillant 14 à 16 heures d’affilée. La salle d’opération tremblait souvent à cause des bombardements incessants, parfois toutes les 30 secondes. Nous opérions dans des environnements non stériles, ce qui aurait été impensable aux États-Unis. Nous n’avions qu’un accès limité aux équipements médicaux essentiels : Nous procédions quotidiennement à des amputations de bras et de jambes à l’aide d’une scie Gigli, un outil datant de la guerre de Sécession qui consiste essentiellement en un segment de fil de fer barbelé. De nombreuses amputations auraient pu être évitées si nous avions eu accès à du matériel médical standard. Il était difficile de soigner tous les blessés dans le cadre d’un système de santé qui s’est complètement effondré.

J’ai écouté mes patients me chuchoter leurs histoires, alors que je les transportais dans la salle d’opération. La majorité d’entre eux dormaient chez eux lorsqu’ils ont été bombardés. Je ne pouvais m’empêcher de penser que les plus chanceux étaient morts instantanément, soit par la force de l’explosion, soit ensevelis sous les décombres. Les survivants ont dû subir des heures d’intervention chirurgicale et de multiples allers-retours en salle d’opération, tout en pleurant la perte de leurs enfants et de leurs conjoints. Leurs corps étaient remplis d’éclats d’obus qu’il fallait extraire chirurgicalement de leur chair, morceau par morceau.

J’ai cessé de comptabiliser le nombre de nouveaux orphelins que j’avais opérés. Après l’opération, ils étaient installés quelque part dans l’hôpital, sans que je sache qui s’occuperait d’eux ou comment ils survivraient. Une fois, une poignée d’enfants, tous âgés de 5 à 8 ans, ont été portés par leurs parents jusqu’à la salle d’urgence. Tous avaient reçu une balle de sniper dans la tête. Ces familles rentraient chez elles à Khan Yunis, à environ 3,5 km de l’hôpital, après le retrait des chars israéliens. Mais les tireurs d’élite sont apparemment restés sur place. Aucun de ces enfants n’a survécu.

Le dernier jour, alors que je retournais à la maison d’hôtes où les habitants savaient que les étrangers séjournaient, un jeune garçon est arrivé en courant et m’a remis un petit cadeau. Il s’agissait d’un rocher de la plage, avec une inscription en arabe écrite au marqueur : “De Gaza, avec amour, malgré la douleur“. Alors que je me tenais sur le balcon et que je regardais Rafah pour la dernière fois, nous pouvions entendre les drones, les bombardements et les rafales de mitrailleuses, mais quelque chose était différent cette fois-ci : Les sons étaient plus forts, les explosions plus proches.

Cette semaine, les forces israéliennes ont attaqué un autre grand hôpital de Gaza et prévoient une offensive terrestre à Rafah. Je me sens incroyablement coupable d’avoir pu partir alors que des millions de personnes sont contraintes d’endurer le cauchemar de Gaza. En tant qu’Américaine, je pense à nos impôts qui ont financé les armes qui ont probablement blessé mes patients là-bas. Déjà chassés de chez eux, ces gens n’ont plus nul part où aller.

Irfan Galaria

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Hamas provoque un électrochoc planétaire en dévoilant la nature génocidaire du sionisme (partie 1)

Source : RzO international - Le 06/02/2024.

par Kamel Khelifa

Les hommes politiques et les médias mainstream occidentaux ont longtemps dupé leur monde, en faisant croire à qui veut l’entendre que le parti politique palestinien Hamas, pivot ces dernières années de la résistance armée, contre l’occupant israélien, serait une organisation «terroriste» «fondamentaliste», « islamiste». Et de marteler : «tantôt proche des frères musulmans d’Égypte, tantôt apparenté à Daech (ISIS en anglais et EI en français) ; soit dit en passant, Daech fut créée par le Mossad-CIA-MI6, comme proxy, dans le sillage d’Al-Qaïda. L’EI, se bat toujours en Syrie contre Bachar et pour l’étoile de David et la bannière étoilée, tandis que le contribuable étasunien croit que son pays combat le terrorisme…

Pour preuve que Daech est un monstre terroriste, créé à la solde de l’Occident, pour mettre à terre les pays arabes, son sigle en anglais (ISIS) ou (Islamic State In Irak and Syria) est un clin d’œil au Mossad et une pale copie du sigle sioniste : Israel’s Secret Intelligence Service.

De la résistance palestinienne et des tentatives sionistes de l’étouffer

Daech possède tous les matériels de guerre anglo-américains-sionistes et il est financé par certains pays arabes du Golfe, «pour le bien d’Israël», selon Hilary Clinton, propos confirmés par l’ex-1er ministre Qatari Jassem Al thani…, (vidéos). Les porte- paroles d’Israël furent invités en vain, par les chaines satellitaires arabes, à produire une preuve, la plus infime soit-elle, impliquant les mouvements de la résistance (Hezbollah, Hamas, etc.), contre un pays quelconque, autre que l’entité sioniste. Par contre, le sionisme, dont nul n’en évoque jamais l’existence, comme s’il s’agissait d’une maladie honteuse, est un régime de colonisation sanguinaire, raciste, capable de tous les coups tordus, y compris envers ses alliés ; à preuve l’espionnage, à grande échelle, même de Chefs d’État, y compris des pays amis (Meckel, Sarkozy, etc.), avec le logiciel espion Pegasus, destiné à attaquer les Smartphones.

Hamas vient d’arracher le masque à Israël, laissant apparaitre le visage génocidaire de ce régime politique, pire à beaucoup d’égards que le régime nazi, auquel le sionisme talmudo-cabaliste a rajouté une dimension biblique, exacerbée par un espoir messianique nébuleux et dangereusement fanatique. Et c’est au nom de ces théogonies qu’un parano comme Netanyahou (ivre de versets talmudiques, à l’instar de centaines de milliers de sionistes comme lui) ne résiste pas à la tentation de faire couler gratuitement le sang, histoire de hâter la venue du Messie (et partant faire reculer son jugement personnel pour corruption), à certaines conditions, jamais remplies jusqu’ici : la quête d’une génisse rousse, exempte de défaut, pour pouvoir purifier l’autel des sacrifices, suivant un rituel bien défini par des Écrits où il est question : de cendres de la génisse, après sacrifice ; de bois de cèdre ; d’eau lustrale, recueillie par un enfant prédisposé à cet exercice de collecte du précieux liquide, etc. Dans l’univers sioniste clos, plutôt athée, ceux qui le composent ne croient pas généralement en Dieu. Toutefois ils prêtent foi au sacrifice d’une génisse, aux faux prophètes, aux faux messies, au cadastre biblique offrant sur un plateau d’argent une «terre promise», à un «peuple élu», etc. Des calembredaines débitées, pendant des siècles, à des goyim de plus en plus sidérés, à force de victimisation et de jérémiades sans larmes, devenues des sourires en coin, narquois, alors que les Judéens ne croient en rien ; ce qui fit dire au philosophe juif français Henri Atlan : Dans le judaïsme point de trinité, ni de fils, ni de Saint Esprit, juste un Dieu, auquel personne ne croit…

L’effet de la propagande mensongère sioniste à atteint de tels sommets, qu’il est permis aux «enfants d’Israël», de jouer comme toujours sur le registre victimaire, pour diaboliser leurs adversaires, en les traitant notamment de : «terroristes» ; d’«animaux», etc., comme enseigné par le Talmud, sans respect aucun à ces bêtes nourricières de l’homme ; prenant le cas truculent et bestial des cabalistes, pour des généralités applicables à tous… En fait de mensonges, notons que la création de Hamas en 1987 fut certes applaudie par l’entité sioniste, pensant de la sorte affaiblir la résistance globale, incarnée à l’époque par l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine), avec pour chef de file le Fatah de Yasser Arafat. Voyant au bout du compte que le parti Hamas ne mordait pas à l’hameçon, en se lançant dans des guerres fratricides, fomentée machiavéliquement par l’occupant sioniste, celui-ci changea le fusil d’épaule, en jouant la carte de la négociation avec l’OLP, pendant que Hamas poursuivait sa radicalisation.

Pourtant, Israël usa toutes les ficelles de la séduction en vain, pour convaincre les dirigeants de Hamas de composer avec l’occupant, sans parler du recours à la répression sauvage (politique de la carotte et du bâton). Des épreuves de force, toujours présentées par les médias aux ordres comme des «ripostes» (jamais des initiatives d’agression d’Israël), au «monstre islamiste», dont ses membres sont déclarées «cibles légitimes», comme dans un tir aux pigeons ; en témoignent les assassinats des principaux fondateurs de Hamas et un nombre incalculable de ses cadres et militants, au même moment où Israël faisait fuiter des infox, relatives à une prétendue création de Hamas, par ses services. C’est cette information colportée aujourd’hui par un certain Joseph Borrel, en service commandé aux ordres du sionisme, comme beaucoup de ses acolytes de l’UE, pour discréditer davantage la cause patriotique de feu le Cheikh Ahmed Yacine, tétraplégique assassiné sur son fauteuil roulant par le Mossad.

Une juste cause d’un peuple qui vient, par son sens du sacrifice et sa détermination, de gagner la sympathie de la planète entière, après avoir dévoilé au grand jour la vraie nature génocidaire, sauvage et inhumaine du sionisme… En effet le fameux «Free, free Palestine» et le keffieh palestinien, déployés lors des manifestations planétaires, auxquelles y participent nombre de juifs orthodoxes, ne sont pas un simple slogan et un quelconque tissu, symbole de lutte. Ils évoquent désormais le mémento des morts, rappelant à l’humanité malade la fin prochaine du règne cauchemardesque de l’Occident collectif et son injustice criante, devant les plus faibles, en passe d’être heureusement neutralisée à temps, grâce au sursaut opportun des civilisations anciennes, déjà regroupées au sein des BRICS : Afrique du Sud, Chine, Russie, Inde, Iran, Égypte, Éthiopie, Arabie, Brésil, Argentine, etc., et encore deux bonnes douzaines de pays frappent au portillon.    

Si cette infox de création du Hamas par l’occupant, présentait la moindre véracité, elle aurait certainement été frappée du sceau «ultra secret», sans que l’opinion publique ne puisse s’en saisir et en tous cas jamais rotée aussi bruyamment par Joseph Borrel, Chef de la diplomatie européenne, déclarant souvent une chose et son contraire. Est-il besoin de rappeler la polémique impolitique, suscitée par l’objectivité peu diplomatique, du premier ambassadeur de l’UE, au sujet du «jardin européen» et de «la jungle du reste du monde» ; suivi d’un précédent plaidoyer du «droit d’Israël à se défendre», contre un peuple palestinien colonisé et enfermé, dans une prison à ciel ouvert, durant 75 ans. Maintenant que les carottes sont cuites, le monde sortant de sa profonde léthargie, Borrel implore Israël de se conformer aux résolutions de la CIJ, de cessez le massacre et le feu, après que l’UE ait défendu en rang serré le bourreau sioniste enragé, dans ses actions génocidaires, sans cesse renouvelées à Gaza. Aujourd’hui, la planète attend avec impatience le lancement des plaintes contre les complices d’Israël (USA, UK, France, Allemagne, etc.,) sans quoi, le risque est grand de voir le Sud collectif procéder à un boycott général des produits, de tous les pays occidentaux, en vue de mettre à genoux les économies solidaires avec Israël !

Ce blocus contre I‘entité sioniste s’impose, comme seul moyen de légitime défense solidaire, avec le peuple palestinien. Ce processus, initié par les Houthis au Yémen, porte déjà ses fruits, avec une augmentation de l’ordre de 40% des tarifs de fret et des assurances, avec des répercutions d’autant sur la valeur des produits, du fait du déroutement des navires par le cap de Bonne-espérance (Afrique du Sud). Quant à la résistance globale en lutte, pour la récupération des terres occupées au Levant dans la : Plaine de la Bekaa (Liban) ; au Golan (Syrie) ; une grande partie kurde occupée du coté irakien et syrien, avec une présence insoutenable des USA et des bombardements intermittents d’Israël, quand ça lui plait, comme si les tueries des  Palestiniens ne lui suffisent pas. Faisons confiance au courage et à la résilience légendaire des peuples (et non à leurs dirigeants majoritairement corrompus), de ne pas laisser le champ libre à l’ennemi. La résistance continuera à faire parler la poudre avec des succès majuscules, comme hier elle livra des guerres à l’ennemi sioniste avec des pierres (Intifada), sans se lasser. C’était le seul moyen à l’époque de faire valoir son existence sur sa terre, menacée par des colons sionistes morveux et voleurs, justifiant l’occupation du territoire d’autrui, par un simple slogan : «une terre sans peuple, pour un peuple (élu) sans terre». C’est ainsi que le sionisme compte rééditer la Nakba de 49, avec le transfert ailleurs de deux millions de Gazaouis, vers d’autres pays arabes, voire d’Afrique, selon les derniers plans de Netanyahou, à faire exécuter par Joe Biden and Co., commandant en chef du vaisseau amiral de l’Empire occidental, complètement sionisé.

Les pays les plus puissants se sont généralement forgés dans la résistance

Quand on pense aux pays qui obtinrent leur indépendance de haute lutte (Vietnam, Cuba, Algérie, Afrique du Sud, etc.), on ne peut s’empêcher de les comparer à deux autres exemples de résistances historiques, entre cousins colonisateurs : Le soulèvement de Georges Washington et ses milices, appelés alors «les Fils de la Liberté», livrèrent une guerre de 8 ans (1775-1783) à l’Angleterre, en vue de la libération de l’Amérique, «au nom du droit naturel à l’insurrection légitime, y compris dans la pensée politique commune aux Lumières britanniques…» Furent-ils des terroristes ? Du reste, lors de la signature du traité de paix, les résistants américains, ne se firent pas faute de rappeler aux colons britanniques, le droit légitime à se défendre. N’est-ce pas aussi le combat pour la Liberté des Palestiniens ? Lorsque Charles de Gaule lança son appel de juin 1940 aux Français, à prendre les armes, pour libérer la France de l’occupant allemand, fut-il traité de terroriste ? De tels exemples, multiples à travers l’histoire, montrent bien que la partialité est partie intégrante de la psyché de l’Occident politique. Celui-ci veut à tous les coups gagner, à pile et à face et voir son vis-à-vis perdre sans coup férir.

Les USA, dont autrefois l’exemple a suscité tant d’espoirs chez les peuples en lutte, piétinent aujourd’hui les propres principes instaurés par les pères fondateurs de l’Amérique, qui affirmaient déjà en 1776, dans une déclaration gravée dans du marbre, que : «les Colonies-Unies d’Amériques (devenues ultérieurement les États-Unis, Ndl’A) ont le droit d’être des États libres et indépendants» ; propos réaffirmés au lendemain de la Seconde guerre mondiale, par le Potus Franklin D. Roosevelt, en direction des autres nations, en ces termes : «l’ère de la colonisation est close. Ces contradictions (les USA n’en sont plus à une près), entre les paroles et les actes, et autres traités sur le partage du Moyen-Orient (Cf., conférences de San Remo, de Sèvres, etc.), ne confortent-elles pas l’opinion de plus en plus répandue, dans le Sud global, qualifiant désormais l’Occident d’espace politique peuplé d’«États voyous», de «politiciens menteurs, vivant dans des «sociétés aux valeurs majoritairement décadentes». Le penchant récent des pays africains, latinos, etc., pour la Russie et la Chine n’est pas le fruit du hasard, tant l’Occident brule à petits feux ses vaisseaux, sans apparemment s’en rendre compte.

Si les politiques et les médias occidentaux assimilent les résistants arabes, qui luttent pour la récupération de leur terre, pour des terroristes (Hezbollah libanais, Hamas palestinien etc.), Tsahal (qui massacre des enfants et des femmes, faute de pouvoir se mesurer aux combattants de la résistance, sur le champ d’honneur) serait sans doute une armée de bons Samaritains ; autant que peuvent l’être les recrues des organisations sionistes de : l’Aman, le Shin Bet, le Mossad… Des organisations de la terreur et une véritable armée civile, comptant quelque 150 000 Sayanim dans le monde, encartés dans des milliers d’organisations sionistes et incrustés dans tous les rouages des institutions occidentales et internationales : ONU, UE et même la Ligue arabe et l’Organisation de la Coopération islamique, n’y échappent pas, grâce «…aux charmes de nos femmes, la brillance de notre argent  et l’exercice de notre influence…» ; Cf., la déclaration solennelle du B’nai B’rith, organisation maçonnique ouverte uniquement aux sionistes. Exit tous les Goyim, même les plus proches du sionisme.

Le slogan secret du Mossad «par le mensonge tu vaincras» reste inconnu pour le commun des mortels. Néanmoins, il est révélateur d’une seconde nature, inculquée par le Talmud, aux auxiliaires sionistes de cet instrument de la terreur et sa capacité d’infiltrer tous les cercles, puisque les Sayanim sont partout : Omnipotents ; omniprésents et omniscients ; ils sont porteurs de diverses nationalités, de tous les pays d’accueil, tout en gardant leur identité propre et l’espoir messianique judéocratique intact. Cf. l’ouvrage du juif franco-marocain, Jacob Cohen, intitulé : «Le printemps des Sayanim». Aussi, c’est avec un art consommé de cacher les couleuvres que les sionistes dissimulent les vraies origines de cette «armée la plus morale du monde», se gardant toutefois de dire qu’elle est issue d’anciennes organisations terroristes sionistes, dont une partie active toujours dans le secret, depuis les débuts du siècle dernier : Lehi,  Irgoun, Haganah, Betar, etc.

Ces organisations terroristes, sans uniformes ni insignes, ont repris du poil de la bête à l’étranger, après avoir semé la terreur, au sein des populations palestiniennes, suite à la création de l’entité sioniste en 1948, pour asséner tous les coups tordus à des contestataires européens du suprémacisme sioniste. Sous les proscriptions arbitraires de ces organisations secrètes, une partie des familles palestiniennes furent condamnées à l’errance, à travers le monde (non par un arrêt exilique de Dieu, comme ce fut le cas des juifs, mais…) par la volonté du sionisme !) À entendre certains sionistes, du genre Attali, prétendre que la mémoire serait juive (comme si les Goym en étaient dépourvus), par quel miracle le «Peuple élu» oublia-t-il les époques où il fut sans cesse persécuté (pour quelles raisons ?), par tous les goyim de la création, depuis les Babyloniens, jusqu’aux Allemands, en passant par les Égyptiens, les Romains, les Ibériques, etc. ? Seuls les Arabes ont épargné des Pogroms habituels aux juifs, sans doute, en raison des versets du Coran, appelant le croyant au devoir de soumission à Moussa (Moïse) et Aissa (Jésus), en tant que messagers d’un Dieu unique aux trois religions…

L’énumération serait trop longue, si on devait rajouter les guerres fratricides, entre Judéens et Israéliens, Pharisiens et Sadducéens, Zélotes vs Esséniens (ceux-ci bien que pacifiques, se vouant à la théologie et la spiritualité, furent quand même anéantis par les conflits, comme le furent les deux frères ennemis, Jacob et Esaü, arrivant à croiser le fer, pour un plat de lentilles ; seuls des occasions de complots ensemble pouvaient rassembler deux camps juifs, comme ce fut le cas de l’entente entre sectes, lors de la mise à mort de Jésus. Il est à croire aussi que ce serait le complot, contre Dieu et les Goyim, qui aurait permis depuis des siècles cette soudure invisible entre juifs, porté par l’ambition de dominer le monde, pour le mener vers le chaos (ordo ad chaos), prédit par les Ecritures. Mais c’est certainement dans des pays arabes où l’ingratitude du «peuple élu» est la plus manifeste (Infra) ; de l’aveu même de congénères juifs orthodoxes abrégé en un discours du Grand rabbin orthodoxe, David Weiss, Président de Naturei Karta ; un phénomène d’ingratitude à l’égard des Arabes, en dépit de l’asile et la protection qu’ils reçurent, déjà au commencement de leur histoire, il y a environ 3000 ans lorsqu’ils furent chassés de Babylone, et ce jusqu’à la fin de leur errance en 1948, en Palestine ; lorsque l’Agence Juive Mondiale négocia avec Adolphe Jacob Hitler le contrat de transfert (havaara en hébreux), des juifs allemands vers la Palestine. Oui ! Avec Adolphe Jacob Hitler et la polémique provoquée en direction du ministre russe Serguei Lavrov, relative à l’origine juive du Führer, était un simple écran de fumée, pour étouffer une affaire aussi encombrante, de nature à faire remonter à la surface quelques souvenirs et beaucoup de mensonges. Il semble, selon l’écrivain juif canadien, Henry Makow (voir ses livres sur les Illuminati), seulement ceux qui refusèrent la havaara, connurent le sort funeste que l’on sait et rarement, en raison de leur «origine juive», ou cette pseudo «haine des juifs», comme elle est généralement serinée par les Goebbels contemporains…

Sous d’autres cieux, le sinistre Betar (organisation terroriste) sévit encore en France, où le juif français antisioniste, feu Robert Faurisson, Professeur d’université de son état, catalogué de négationniste de la Shoah, gouta à toutes les persécutions et humiliations, infligées à cet intellectuel du troisième âge, jusqu’à sa mort. D’autres sommités avant lui, dont le penseur français Roger Garaudy, pour avoir formulé le même avis, le betar lui montra de quel bois il est fait, en lui fermant les portes au nez, de toutes les maisons d’édition de France, outre de lui avoir fait subir toutes sortes d’avanies. Beaucoup, comme eux payèrent le prix fort (le Père Régimbald et son compatriote canadien le journaliste Serge Monast, l’écrivain américain Douglas Reed,  le suédois Yuri Lina, l’écrivain Hervé Ryssen,  le député belge Laurent Louis ; le parlementaire britannique Galloway, l’humoriste français Dieudonné, l’écrivain Alain Soral) ; tous n’ont pas plus aux sionistes ou furent catalogués d’«antisémites» ; terme délétère, utilisé à tort et à travers, depuis que cette engeance s’est emparée des commandes de toutes les institutions des pays d’accueil occidentaux et en particulier les USA, la France, l’Allemagne, la GBR… Ce qui fit dire à juste titre, à Michèle Sibony, militante française pour la paix, juive elle-même : «L’antisémitisme cessera lorsque les juifs deviendront comme tout le monde, des sujets soumis à la loi».

Du juif errant au sioniste conquérant, triomphant, jubilant…

Le «juif errant», puni par Dieu pour ses transgressions de la morale divine et celle des hommes, selon les Écritures, fut trimballé pendant des siècles dans les caravanes arabes, depuis le Yémen, puis de l’Arabie heureuse, jusqu’aux confins de l’Andalousie, après les grandes épopées arabo-musulmanes, du  Maghreb à l’aller, et au retour lors de la reconquista… Ce peuple finira un jour, cédant aux chants des sirènes sionistes, en Palestine arabe, dans laquelle non seulement il occupera la place des Arabes autochtones, mais in fine forcera environ un quart d’entre eux à l’exil ; ajoutons qu’à peu près autant passera de vie à trépas, après le terrible génocide de 48 (Nakba non jugée à ce jour), avec la complicité des forces britanniques occupantes. Ces dernières fermèrent les yeux sur cette forfaiture.

Après coup un nombre conséquent restera sur place en Palestine, lequel sera divisé en deux parties : l’une, constituée par des Palestiniens, appelés «Arabes de 48», accepta de servir l’occupant et d’avaler des couleuvres sionistes, à longueur de temps ; la seconde partie subira le joug et le sort de réfugiés, majoritairement dans des camps de l’ONU (UNRWA), créés à cet effet, il y a 75 ans, pour que les grandes puissances se donnent bonne conscience. Mais beaucoup d’entre eux rejoindront la résistance clandestine, telles : L’OLP et ses différentes branches ; Hamas et sa branche armée Azzedine El Qassam (du nom du martyr, fondateur du parti). Cette branche armée compte dans ses rangs nombre de chefs actuels de la résistance armée, dans le fameux «métro de Gaza», parmi lesquels les deux commandant en chefs : Yahia Senouar et Mohamed Daif, nés à Khan Younes, puis passèrent chacun une vingtaine d’années dans les geôles sionistes… Ce camp de réfugiés, connu pour avoir subi, comme tant d’autres camps, à chaque incursion de l’armée sioniste, le martyre, au prix de milliers de martyrs, massacrés à la moindre saute d’humeur des colons ultranationalistes Khazars, durant des décennies…

Quel qualificatif donner à la terreur imposée par des colons armés, sur les Palestiniens désarmés et leurs biens déclarés vacants, après leur départ forcé de leur terre, sinon de terrorisme d’État, dans toute son horreur… Terrorisme : voilà un mot rendu obligatoire, dans la sémantique sioniste, et ânonnée comme une leçon de catéchisme de persévérance, par des hommes politiques occidentaux, initialisés à l’effet de nuire à la résistance palestinienne et au monde arabe et musulman, en général. Mais la revanche palestinienne s’exprime désormais sur le champ de bataille, au bout du viseur de la fusée El Yacine ; arme de fabrication locale, usinée dans les tunnels de Gaza. Ces armes, adaptées à la guérilla urbaines et les combats rapprochés, réduisirent en cendres, lors des trois mois d’opération «déluge d’Al Aqsa», plus de 1200 véhicules blindés ;  chaque frappe étant filmée, par un cameraman de Hamas, vidéos à l’appui, dont un bon nombre de markavas, autour desquelles  le silence est total, et pour cause : une estimation du bilan des morts, avancée par le général de division, jordanien à la retraite, Fayez El Douiri, en sa qualité de consultant de la chaine qatarie Al Jazeera, se situe entre 4800 à 5000 soldats israéliens, en considérant une moyenne de 6 soldats, par véhicule blindé touché (chars, transport de troupes, etc.). Le nombre est à multiplier, au moins par deux, quant aux blessés (10 000 dont certains portent des blessures graves.)

Etant réduite à l’impuissance par la résistance (dont les éléments, un maximum de trois, n’apparaissent que pour tirer et se replier, dans leurs caches souterraines respectives, ou au milieu des décombres des immeubles), l’armée d’occupation se venge sans rougir sur les populations civiles, fuyant l’horreur des bombardements, auxquels nul quartier de Gaza n’y échappe : Les militaires sionistes au sol, leur indiquant des couloirs labyrinthiques, menant à des impasses, de manière à les piéger en masse, dans des prétendus «zones de sécurité», augmentant ainsi le nombre de victimes civils sans défense, de 250 à 300 morts/jour ; nonobstant le droit et les conventions internationales de l’ONU, otage de l’empire de US-Sion.                                                      

Notons que toutes les théories politiques et sociales, devenant de la philosophie pour gens riches, instruits et s’ennuyant à mort a fortiori, furent imposées suivant la vision de la doxa talmudo-cabaliste, voulant tailler en pièces toute forme de nationalisme des autres nations, devenu monopole (entre-soi) exclusif des «enfants d’Israël». Le nationalisme fut liquidé et remplacé d’abord par le cosmopolitisme proto-sioniste, comme ils réussirent à achever le christianisme, avant que le tour de l’Islam n’arrive, après le dépeçage de l’empire Ottoman en 1916, par deux ministres franco-britanniques Sykes et Picot. L’Islam est désormais dans le malaxeur de la réinitialisation talmudique, avec des «interdits», à n’en plus finir, et des ouvertures grotesques charriées bientôt par le fameux projet NEOM, du prince héritier Mohamed Ben Salmane, dit MBS. Un autre Las-Vegas en terre d’Islam où jeux de hasard, consommation d’alcool et autres mélanges des genres sont en perspective. Des vices non seulement blâmables par la religion, mais répréhensibles par la Loi, dans des lieux publics.

Rappelons que le cosmopolitisme avorta dans l’antiquité, mais il sera remis au goût du jour au XVIIIe, pour finalement tomber entre les mains des mondialistes actuels, dont les représentants du «mal absolu de l’humanité» s’activent aujourd’hui au sein de milliers de think tanks et autres organisations cryptocratiques dont le public ignore tout, du genre : Bilderberg ; Cercle à Paris ; Club de Rome ; CFR ; Trilatérale ; Forum mondial de Davos, animé par un certain Klaus Schwab and Co., à l’œuvre pour le «bien des bipèdes», souvent victimes de pandémies incompréhensibles, dont le «covidisme» fut traité avec des vaccins suspectés de tous les travers, par l’opinion publique.

L’humanité commence à s’étirer, voulant sans doute secouer sa longue torpeur et mettre le holà à ce manège en «isme», puisant ses racines davantage dans la mythologie biblique (plutôt talmudique), devenue  une nouvelle constitution (secrète) adoptée par l’Occident collectif, au profit d’une secte de falsificateurs détraqués, en quête de domination du monde. Par des tours de passe-passe, ces troqueurs de bible, en échange d’un talmud griffonné de mains de mortels rabbins, recrutent leurs ouailles  dans les synagogues de Satan, dénoncées en leur temps par les apôtres, et leurs adeptes méphistophéliques dans des cryptes (appelées pudiquement des camping), du genre Bohemian grove (Californie), où les invités par centaines parrainées, en voient de toutes les couleurs, dans les nouvelles Sodome et Gomorrhe des États-Unis.

Notons que l’«Israël du Nouveau Monde, fut évoqué par certains pères fondateurs, au temps des Provinces Unies d’Amérique (1er nom de l’État américain). Ils étaient au nombre de 55, réunis à la Convention constituante de Philadelphie, parmi lesquels des juifs riches et influents : Benjamin Franklin, John Rutledge, Nataniel Gorham, David Breadley, Jacob Broom, Jonathan Dayton, Robert Sherman, Abraham Baldwin, etc. À cette catégorie, il y a lieu de rajouter pas moins de 22 chrétiens protestants, majoritairement proto-sionistes, avant la date et la lettre. Les chrétiens protestants seront remplacés ultérieurement par les «protestants évangélistes», à partir des années 60 ; sans compter un paquet de francs-maçons, à leur tête, le plus illustre d’entre eux : Georges Washington, premier président des USA.

Ceci pour comprendre le syncrétisme fusionnel entre le sionisme et les classes politiques occidentales et plus particulièrement aux USA, où les élections sont une affaire de gros sous, ce qui explique le rôle déterminant du lobby juif dans toutes les élections. Chaque membre d’un parti politique (démocrate/républicain) ou chaque président, indépendamment de son camp politique (Bush père et fils, Clinton, Obama, Trump, Biden), se sent dans son for intérieur sioniste et il a besoin de le faire sentir et ressentir vivement au lobby sioniste… Et le phénomène est d’autant plus remarquable que des élections approchent et les enjeux importants, comme en ce moment critique. Dès lors, appartient-il à chacun d’afficher ouvertement son appartenance au sionisme, comme ce fut le cas de Joe Biden, au mois d’octobre 2023, à Tel-Aviv, lors de la déclaration de guerre totale à Hamas par Israël… Candidats à l’élection et leur parti respectif d’un côté, les contributeurs et les donateurs de l’autre, se livrent à un véritable show où les enjeux tournent moins autour de projets de politique, économique et de sociétés que de plaire à l’establishment sioniste.

Ainsi, forts de cette aura auréolée, en tout lieu et circonstances, les sionistes juifs, croient avoir expulsé Moise du royaume des cieux, en prenant sa place, pour faire le plus mauvais usage des «dix commandements», les transformant en un cadastre hors-la loi. C’est du reste pour se venger de Dieu, qui prononça contre eux un Décret exilique, qu’ils jetèrent leur dévolu sur l’Occident global : USA, GB, France, Canada, Italie, Espagne, Australie, etc., pour faire avancer leur agenda athée et à tout le moins agnostique, au plus offrant…  Depuis la proclamation officielle du sionisme, à la fin du XIXe Siècle, ses adeptes sont devenus les maitres du jeu, du feu, des flammes et de l’enfer sur terre, dans l’Occident protestant et surtout athée ; un ensemble politico-économique rehaussé depuis 1949, par les forces de l’Otan, pour clouer le bec à tout pays contestataire de l’ordre Anglo-US-Sion, prévalant dans l’Empire… Avec la complicité de l’Occident perfide et son aide invariablement inconditionnelle, Israël se venge cyniquement de tout, de Dieu et même de l’UNRWA ; une petite agence de l’ONU pour les réfugiés, avec l’intention de lui faire couper aujourd’hui les contributions financières, alimentaires et vestimentaires, octroyées par les pays donateurs, au prétexte qu’elle aurait prêté main forte à Hamas. Cependant, fort de son impunité, Israël accuse des parties, mais sans daigner fournir des éléments de preuves, à l’appui de sa plainte, contre 12 des employés de l’agence onusienne qui seraient, selon les allégations de l’entité sioniste, impliqués dans les attaques du 7 octobre. L’autre tort de l’UNRWA est d’avoir osé dénoncer des tirs de chars de l’«armée la plus morale du monde», sur un centre de formation à Khan Younes (Gaza), où l’ONU a déploré, le 24/01/2024, la mort de 13 personnes et une cinquantaine de blessés (femmes, enfants et vieillards), parmi les familles sans abris ; utilisant les dépendances du centre onusien comme refuge, contre les bombardements sionistes… 

 (Fin de la 1ère partie)    

 

 

Hamas provoque un électrochoc planétaire en dévoilant la nature génocidaire du sionisme (partie 2)

Source : RzO International - Le 08/02/2024.

 

• 1ère partie : Hamas provoque un électrochoc planétaire en dévoilant la nature génocidaire du sionisme

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par Kamel Khelifa

Les Pharisiens de mèche avec l’Occident refont l’histoire, redessinent les destins des hommes et des États

Les Sionistes et leurs vassaux occidentaux conquis, s’arrogèrent le droit et le pouvoir de défaire et de faire des États et des frontières (Saoudie, Jordanie, Émirats, Koweït, etc.), à leur solde, comme ils ont chassé de leur terre les Palestiniens, en vue de la création de l’État d’Israël. C’est la Perfide Albion qui s’attribua des droits de satisfaire les désirs de l’oligarchie sioniste (Déclaration de Henry Cambell Bannerman, suivie de celle de Balfour en 1917), permettant à l’empire britannique de s’approprier les terres du Moyen-Orient, à commencer par la Palestine, qu’ils prendront de force. Il semble qu’ils doivent les rendre par la force, car une lame de fond est en mouvement et le «déluge d’El Aqsa», l’opération spéciale en Ukraine, l’avènement de Trump au pouvoir (sauf accident), la dislocation de l’UE et de l’OTAN, la résistance unie au Moyen-Orient, et autres phénomènes de bouleversement, n’y sont pas étrangers. Ces vautours tire-sous allèrent aussi jusqu’à s’emparer du Donbass, au dollar symbolique et d’acquérir à vil prix la Patagonie, comme autrefois, Wall Street, la City à Londres, etc., seront grandement achetées par le Capital apatride triomphant, et financièrement dominateur, incarné par la pieuvre, appelée Georges Soros et bien avant ce judéocrate, les Princes de l’argent, issus des douze tribus d’Israël, sauf que la plus fortunée actuellement, est certainement la 13ème tribu de Khazarie ; une grande partie de Manhattan à New York, de la City, à Londres, et des centaines de quartiers d’affaires dans le monde leur appartiennent.

Il semble que Soros, un ancien maitre-nageur, dans une piscine à Budapest, rencontra un jour le destin, en la personne d’un richissime congénère Loubavitch, qui aurait fait de lui, un trader, avec un avenir tout tracé. Puis, il devint la pieuvre financière dont nous avons échos, pour redistribuer cette manne à d’autres congénères talmudo-sionistes, en vertu de la solidarité tribale et des cercles hermétiques, à l’exemple de sa firme Open society ; autour de laquelle gravitent une foultitude d‘autres firmes, parmi lesquelles celle qui emploie les fameuses femen qui attaquent «les seins nues», les cibles désignées par l’Establishment. De nombreux judéocrates connurent un sort semblable, en rencontrant en chemin la félicité, leur présentant le père Noel, le plus riche du monde, pour les placer au dessus du panier, de façon à être le plus près possible du sommet de la pyramide talmudique, à l’exemple de E. Macron (président à 40 ans), Elisabeth Borne, Gabriel Attal (1er Ministre à 34 ans), Yaël Braun-Pivet, etc., en France et tant d’autres ailleurs en GBR ; un empire où le pouvoir ne quitte pas les mains des Judéocrates, depuis Benjamin Disraéli à Boris Johnson, en passant par Winston Churchill, David Cameron et Ben Wallace est en lice, dans ce vaste monde occidental, fermé pour certains et ouvert pour les mêmes.

Certains planeront dans les hauteurs, déjà au sortir de l’ENA et de Sciences Po, dans le cadre des Young leaders (French-American Fondation).1, pour découvrir comment on fabrique des élites, acquises au sionisme et à l’Oncle Sam (Samuel Wilson, fournisseur de viande à l’armée US, devenu Uncle Sam) : ici, très peu de places disponibles pour les autres tribus, à moins d’un accident (Powel, Austin, Condoleezza Rice, etc.) ; par contre les places vacantes dans la case de l’Oncle Tom ne manquent pas, contrairement à celle de l’Oncle Sam, où la cooptation est de rigueur… La finalité du regroupement de la secte, dans des espèces de paradis terrestre du genre Patagonie, tandis que les Goym seront éparpillés, dans des déserts hostiles, représente la démonstration de force des «enfants d’Israël», en pleine revanche, sur le sort et contre ce «Dieu vindicatif» et  austère qui a fait errer tout ce beau monde, à travers la terre.

À chacun son sort, mais le moins enviable est certainement celui des Palestiniens, en ce moment. Certains vous diront, en cette période tumultueuse, ressemblant à la fin des temps, le refus d’arrêter le génocide de Gaza est aussi un plan sioniste d’incitation des Gazaouis à fuir leur terre pour un refuge hypothétique ailleurs, le long des frontières d’Égypte, pour se jeter dans la gueule du désert du Sinaï. À cette différence près que ce désert n’est pas inventé par Hollywood ou par des rabbins, dans un Talmud cousu main, où une secte fabrique elle-même son propre destin fantaisiste et même celui d’un monde de corniaud.

Celui que les sionistes inhumains livrent au Sinaï est condamné à partager son sort avec celui des scorpions et des vipères à cornes, sans végétation, sans eau et à des températures extrêmes ; en attendant de se débarrasser d’autres Palestiniens de Cisjordanie, dans le désert jordanien, pas plus clément, comme lieu de supplice des Palestiniens. Les Sionistes tentent de rééditer l’histoire de la Nakba de 1949, mais cette fois-ci la résistance veille au grain, le missile Yacine 105, sur l’épaule du combattant d’El Qassam ; étant en position de force, Hamas semble avoir toutes les cartes en mains et le dernier mot à la bouche, autant dans l’initiative militaire que dans les négociations politiques de : cessez-le feu ou d’arrêt des combats ; d’échanges, à raison de 30 otages israéliens, selon les catégories (soldats, soldates, généraux (il y en a un paquet) des civils des hommes, femmes et des cadavres) contre 300 captifs palestiniens, dont la majorité furent capturés dans la rue sans motif ni jugement…

Le lot de tout vainqueur est de dicter le tempo et de tout vaincu, comme c’est le cas d’Israël aujourd’hui, d’en accepter les conditions. Quant à l’Oncle Sam il ne peut faire grand chose, en dehors de produire des illusions, avec des «baignoires,» ayant pour nom : SS Gérald Ford ; SS Eisenhower, etc.  Et, le théâtre des opérations érigé au Yémen n’est pas un simple décor pour tourner un film hollywoodien, avec des balles à blanc, comme le «métro de Gaza» n’est pas une vaine entreprise et les bases militaires US-Sion au Liban, sur les terres syro-irakiennes ne sont pas de simples vues de l’esprit, mais des réalités embrasées par la guerre sur le terrain ; tandis que Netanyahou était hier encore obnubilé par l’objectif d’anéantir Hamas, libérer les otages, jeter les Palestiniens en enfer… Il n’en est plus rien aujourd’hui, à peine si son armée «Pampers», renforcée de milliers de mercenaires, peut juguler les attaques de Hamas, armée constituée de patriotes volontaires, sans congés ni soldes…

L’ennui avec l’engeance sioniste est que non seulement elle s’accapare des terres d’autrui, mais de plus elle loue les services de mercenaires pour massacrer les populations palestiniennes, comme autrefois furent exterminées les races amérindienne, africaine, mapuches, etc., après les avoir humiliées, privées de leurs biens et piétiné leur culture… Ils sont environ 20 000 mercenaires engagés dans l’opération terrestre sioniste à Gaza, entre GI’S (US) au nombre de 2000 soldats ayant servi à Falouja ; pas loin de 5000 binationaux français ; des Britanniques et leurs équipements de surveillance aérienne électronique, outre des spécialistes du renseignement ; des Asiatiques indiens, thaïs, même des Ukrainiens qui fuient le hachoir à viandes de Bakhmout, d’Advika, etc.

S’agissant de la contrée du Moyen Orient, de nouvelles révélations sont en cours que les Sionistes refusent d’admettre. Pourtant, ils seront bien obligés, les rapports de force étant en train de changer. En effet, des recherches scientifiques et archéologiques officielles, entamées dans les années 60-80, situant la terre dudit eretz Israël, à Asir, (à ne pas confondre avec M’isr en Egypte) ; une contrée, entre le Yémen et l’Arabie (réputée autrefois heureuse, en raison de son climat d’antan, à la végétation luxuriante), et non dans l’actuelle Palestine. Voir les recherches de l’archéologue et historien libanais, feu Kamal Salibi, auteur du livre : «The  bible came from Arabia», (la bible vient d’Arabie). Mieux encore, les résultats de ses travaux seront confortés, en 2015, par une thèse du scientifique égyptien, Ashraf Ezzat, intitulée : «l’Égypte antique n’a connu ni pharaon, ni Israélites esclaves…» Le contenu du livre de celui-ci ne fut pas l’objet de controverses ni démentis, au contraire de l’ouvrage de Salibi qui bénéficia de la publicité résultant d’un bruit de fond, provoqué par cette annonce en 1985.

La thèse du Dr. Ezzat constitue un ensemble de questions-réponses : Pourquoi ne trouve-t-on aucune mention des pyramides d’Égypte, dans la bible ? Puis des affirmations, du genre : Jérusalem, la vérité cachée «rien de sain dans la ville sainte» !  Enfin, en dehors, des hiéroglyphes égyptiens (la plus riche bibliothèque du monde ancien) lesquels n’ont jamais fait état de cette fausse réalité historique et de l’irréelle géographie biblique… D’autres historiens et archéologues arabes, vont plus loin, en affirmant que la Bible remaniée (en fait le Talmud) est sortie de l’imagination de religieux talmudiques et reprise par des proto-sionistes, pour réécrire d’abord le roman judéo-chrétien, longtemps enseigné au Moyen âge, dans les écoles occidentales, et projeté au milieu du siècle dernier, dans des écrans de cinéma d’Hollywood, devenue l’Histoire…

Les chrétiens ne disaient-ils pas : «mentir comme un Rabbin» ? Et aujourd’hui la majeure partie des politiques qui eurent l’occasion de rencontrer Netanyahou disent de lui qu’il n’y a pas pire menteur que ce type. Mieux encore, ces thèses précitées, qui se complètent ne sont ni désapprouvées ni infirmées par des universitaires juifs, habituellement rapides à la riposte. Décidemment, l’humanité est confrontée à une situation inédite, sans la moindre réaction, au siècle où nous sommes, lorsque des chercheurs révèlent que le contenu de la Torah de Moise est détourné de sa vocation première, dans : son interprétation, sa pratique, autant que dans sa narration de l’histoire et de la géographie, avec un lieu du script identifié au Yémen et non en Palestine, ni même en Égypte. Des équipes de chercheurs arabes (le Syrien Ahmed Daoud, l’Irakien Roubaiie, etc., sont à pied d’œuvre pour réhabiliter l’histoire de la contrée, de manière à ne plus laisser subsister le moindre doute, en remettant chaque chose à sa place, après avoir fait longtemps le dos rond … 

Pourtant, le monde demeure indifférent face à cette nouvelle extraordinaire, d’autant plus que le récit talmudique a substitué la croyance en un Dieu unique, à un récit de caractère théogonique, ayant prévalu dans l’antiquité païenne ; des Demi-dieux qui s’écartent des chemins du tout-puissant, pour imposer leur voie en «isme», à l’exemple de l’athéisme, avec lequel on a subjugué une partie du monde goy, autrefois pieux (la France ne fut-elle pas «la fille ainée de l’église ?»), sans jamais apporter la preuve de l’inexistence indiscutable de Dieu ; comme il n’existe du reste aucune justification : de la «terre promise» ;  du «peuple élu», etc.

Aussi, par quel tour de magie, explique-on au monde, que chaque génération pharisienne ou sadducéenne (la différence entre les deux est aussi épaisse qu’une feuille de cigarette) a pondu son faux messie (Menahem ben Juda ; Abraham Aboulafia ; Sabbatai Tsevi, Jacob Frank, etc.) ; soit environ 120 faux Messie connus en 3000 ans. Mensonges, avec lesquels les Judéocrates de tous les temps se délectèrent, au dépend de l’humanité ! En fait, les dés furent pipés au moins depuis 1492, période de l’expansion ibérique, à partir de laquelle il y eut proliférations et soumissions aux croyances satanistes, exorcisme, magie noire et autres ouvertures ésotériques, derrière lesquelles se cache le sionisme des cryptes. Voilà pour quelle raison ces croyances et pratiques font peur, y compris les Espagnols. Le décret Alhambra des rois catholiques d’Espagne fut un édit d’expulsion des juifs, pour pratique souterraine, provoqué par le culte sataniste du sang et l’esprit du lucre de Mamon (démon du culte de l’argent, des jeux de hasard, etc.)

Le Talmud ou la preuve écrite d’une conspiration ancienne

En l’an 1492, Chemor Moise, Grand Rabbin d’Espagne, reçut la réponse tant attendue du Grand Conseil des Sages de Constantinople, suite à son plaidoyer au sujet des juifs d’Espagne, menacés d’expulsion, en vertu du décret Alhambra, une nouvelle loi espagnole ordonnant à tous les sujets de se convertir au christianisme; les Musulmans refluèrent en masse en direction du Maghreb et nombre de juifs les suivirent et d’autres voulurent rester en Espagne. Par cette lettre le Grand Rabbin d’Espagne demandait au Sanhédrin (en hébreu Assemblée des Grands rabbins, formant pouvoir politico-religieux et judiciaire) de lui indiquer l’attitude à adopter face à cette situation nouvelle. La réponse à peine croyable pour une personne saine d’esprit, à garder constamment en mémoire, pour bien comprendre la pensée, les actions et les buts visés par les «Anciens de Sion», qui ont fait école, depuis. Leurs protocoles provisoires (qui deviendront les Protocoles des Sages de Sion) vont préparer le lit du sionisme politique, sous un habillage religieux, et par delà cette entreprise criminelle, en l’occurrence de parvenir à la réalisation de l’impératif messianique, dans le cadre d’un Nouvel Ordre Mondial, annoncé par les Bush père et fils, sous la conduite d’un gouvernement juif mondial, avec pour capitale Jérusalem.

Après avoir financièrement ruiné, sans état d’âme ni scrupules, les pays du Sud par le biais de la détérioration des termes de l’échange et de l’endettement, depuis les années cinquante, voici venir le tour des États occidentaux de se retrouver en faillite (n’étaient les effets du dollar et de la planche à billets) et dont le niveau de dettes enfle inexorablement : États-Unis 33 000 Milliards USD avec un service de la dette de 3000 Milliards USD ; UE 23 000 Euros, etc. Cela se produit précisément- là, en Occident, où se trouve la matrice judéo-wasp (White Anglo-saxon Protestants), à l’origine de la dérive du monde vers l’inconnu : le énième «Nouvel Ordre Mondial»,  pour hâter la réalisation du projet messianique juif, autrement dit l’arrivée du Messie, et de parvenir aux fins de domination du monde ; phénomène progressant graduellement mais sûrement, le capital talmudo-diasporique agira méthodiquement en un siècle : en inculquant dans les conciences, successivement, l’idée d’un »foyer national juif à des hommes politiques occidentaux, d’abord Woodrow Wilson, celui qui a cédé la FED au capital diasporique, puis au judéocrate Winston Churchill en G.B; Hitler (Et oui, Adolph Jacob Hitler!) en Allemagne ; Franklin Roosevelt (USA), etc.

Ceux qui croient en l’eschatologie et la fin des temps, une grande empoignade, dans la poudrière du  Moyen-Orient, aura lieu dans un futur proche, au cours de laquelle les forces du bien (alliées autour de l’Islam et du christianisme, venues des contrées polaires) contre les forces satanistes ; lesquelles forces du bien prendront le dessus sur les forces du mal, après une sélection qui se ferait par le feu et les prémisses sont là, manifestes en Ukraine, Gaza, Yémen, Syrie, Irak, Lybie, Soudan,  etc. ; en tous cas pas «l’axe du bien» annoncés par les Bush père et fils, Condoleezza Rice et les conservateurs US. On n’en est loin, nonobstant les agitations de la bête, à l’origine de guerres civiles menaçant les USA où une vingtaine d’États risquent de détacher leurs étoiles de la bannière étoilée… Nous y reviendrons sans aucun doute, avec d’autres écrits. La priorité fut de traduire dans les faits cette idée, à travers la réalisation effective d’un l’État s’appelant Israël, avec pour capitale Jérusalem, où serait accueilli le messie, selon les croyances messianiques juives. L’autre idée fut de placer systématiquement à la tête des grandes puissances des pions acquis à la cause sioniste, soit autant de marionnettes manipulables et dirigeables à loisir, dans la direction souhaitée par le pouvoir corrupteur de l’argent, coulant à flot pendant les campagnes électorales ruineuses, suivant les recommandations des Protocoles des Sages de Sion. Enfin, endetter ces États à mort pour les rendre tributaires des emprunts de la communauté diasporique… 

Des Protocoles des Sages de Sion (PSS)

C’est sur la base de la réponse adressée à Chemor Moise, Grand Rabbin d’Espagne, par le Prince juif de Constantinople, que seront entièrement élaborésles futurs Protocoles des Sages de Sion, présentés trois siècles plus tard (sans la moindre preuve) par les spécialistes sionistes des «écrans de fumée», comme étant «une œuvre de «falsification antisémite», forgée par les services de police tsariste, avant la Première Guerre mondiale…» À une question à lui posée par un journaliste, l’industriel Henry Ford (1863-1947), dira : «que ces protocoles soient vrais ou faux, n’a aucune espèce d’importance, il importe que la réalité prouve leur existence».

Les PSS extrait :

Voici une synthèse des PSS, se rapportant à l’argent et de la dette, dont le programme se déroule sous nos yeux bandés :

 (….) «Le contrôle des nations sera assuré par la création de gigantesques monopoles privés qui seront les dépositaires d’immenses richesses dont dépendront les Goyim (les non-juifs). (….) C’est ainsi que le jour qui suivra l’effondrement politique verra leur anéantissement, en même temps que celui du crédit accordé aux États. (….) Des crises économiques porteront atteinte aux États ennemis, en leur soustrayant l’argent mis en circulation. En accumulant de grands capitaux privés qui sont ainsi soustraits à l’État, ce dernier va être obligé de s’adresser à nous pour emprunter ces mêmes capitaux…» (…) «Ces emprunts consentis avec des intérêts seront une charge pour les États qui en deviendront les esclaves, sans volonté propre. Ils s’adresseront à nos banquiers pour leur demander l’aumône au lieu d’exiger des impôts du peuple…» (…) Des emprunts étrangers sont comme des sangsues, il n’y a aucune possibilité de les éloigner du corps d’État, car elles ne peuvent que se détacher d’elles-mêmes ou être rejetées par l’État» (…) «Cependant, les États Goyim ne les rejetteront pas, ils s’en attireront sans cesse d’autres, ce qui les conduira à une fin inexorable. Les dettes de l’État rendront les hommes d’État corruptibles, ce qui les mettra encore plus à notre merci. (…)» Nous y sommes en plein !

Ramallah siège de la retraite dorée de Abou Mazem, président fantoche de l’AP

Le parti Fatah, d’Abou Mazem, somnolant dans les bras de Morphée, devenait à la longue malléable, après avoir, dans les années 60, détourné des avions ou posé des bombes, pensant ainsi se venger de l’arbitraire de la colonisation sioniste et partant se faire entendre par la «communauté internationale». Celle-ci fut autant acquise au sionisme que totalement sourde aux cris et hurlements des douleurs physiques et des souffrances morales des Palestiniens. Le sionisme, en tant que finalité de l’idéologie talmudo-cabaliste, fut promu à ce niveau géopolitique, pour servir et également défendre les intérêts néocolonialistes de l’empire anglo-étasunien, en pleine expansion, dans une région moyen-orientale, propre à exciter les appétits, à jamais inassouvis de l’Occident global. L’OLP finira par se laisser embobiner par les promesses mensongères de l’entité sioniste, des Anglo-américains et des pays arabes «normalisateurs» des relations avec Israël et partisans d’une pseudo solution (sans issue) de deux «États» ; terme négocié à Oslo en 1993, à la faveur de propositions trompeuses de la pax americana, poursuivant les mêmes finalités impérialo-colonialistes que la pax ebraica. Un impensable «État palestinien», qui du reste ne connaitra jamais le jour, trente ans après, en raison des atermoiements sans fin d’Israël.

Les Sionistes avaient en effet de bonnes raisons, de se perdre en ergotage de mauvaise foi, se figurant qu’entre temps les deux camps palestiniens politiquement rivaux s’entretuent, à l’instar des factions libanaises en 1982. Le chemin de la paix demeure semé de chausse-trappes, posées par les services d’intelligence occidentaux, complices avec le Mossad et tous allergiques au fond à l’idée même de «vivre cote à cote» avec des «animaux» ; terme réel  utilisé dans le Talmud, pour fustiger les Goyim, auxquels il est interdit de concéder un seul arpent de ce qu’ils considèrent comme étant «eretz Israël» et encore moins sur lequel poser l’État fantoche de Palestine.  L’AP d’Abou Mazem se berce d’illusion, en croyant de telles balivernes, dès lors que ce projet de deux États, non seulement n’a jamais effleuré l’esprit d’aucun gouvernement sioniste, outre qu’il ne figure pas dans le plan de l’Occident global, du «Grand Israël» ; foyer et âtre indispensables aux névroses obsessionnelles (fixettes) du «peuple élu», dont l’État est porté à bout de bras par l’Oncle Sam et par le capital apatride.

En scrutant l’histoire de près, on se rend compte qu’il n’existe pas une communauté sur terre qui connaisse l’âme et l’esprit des juifs, autant que les Arabes et dans une certaine mesure les musulmans, pour se laisser ainsi, comme le dit l’adage : «rouler dans la farine», par leurs petits cousins germains, descendants d’Abraham ( Sem étant une escroquerie intellectuelle, avec un transfert linguistique subtil à un concept de race qui n’est pas un véritablement…) Le Khazar ashkénaze n’a rien de commun (ni religion, ni langue, ni accoutrement, ni teint, ni morphologie, etc.,) avec par exemple les Séfarades d’Espagne et du Maghreb.

À moins que certains dirigeants arabes actuels ne soient ni arabes, ni musulmans, sans doute des convertis, comme le laissent supposer certains murmures dans les royaumes, pour ne pas comprendre le pourquoi de cette haine féroce. Aussi, il faut dire que les Arabes n’ont pas de réponses car ils ne se posent pas de questions, dès lors que la majorité des grandes tribus héritèrent d’Émirats (royaumes) offerts sur un plateau d’argent par la Perfide Albion. Dès lors, paraissent-ils distants dans un conflit théologique (Judéo-chrétiens VS Islam), où même le bon Dieu ne reconnaitrait pas les siens, tant les intérêts des uns et des autres se télescopent sans fin…

En réalité les roitelets du Golf, demeurent redevables envers leurs protecteurs anglo-américains et suzerains réels, jusqu’à preuve du contraire, de la contrée en voie de sionisation complète. Et le projet futuriste Neom (d’enterrement de l’Islam) en est un témoignage accablant. Dès lors, la naissance d’un État chimérique palestinien, aux côtés de l’État imaginaire d’une secte gâtée, devenant à la longue pourrie, était d’avance vouée à l’échec, par reniement atavique de leurs vis-à-vis sionistes et néanmoins cousins. Beaucoup de gens ignorent que c’est dans la nature de la secte pharisienne, et ses héritiers de faux dévot du Talmud rabbinique, qui entretiendrait une pseudo rancune tenace de Sarah envers Ager, mère d’Ismail, à propos de plaintes d’Isaac contre son frère ainé ; qui aurait mené à la répudiation de la mère et du fils, malgré les dénégations de ce dernier, selon lequel ce n’était que querelles d’enfants et il se mit à jurer à plusieurs reprises. On crut quand même Ismail coupable, en dépit du fait qu’il a juré de sa bonne foi. Des querelles que la mémoire de l’homme n’a point oubliées, au point de faire couler le sang 3000 ans après… Chez l’Arabe, lorsqu’il a accepté de jurer sur ce qu’il a de plus cher, tu peux le croire. Mais comment s’assurer que le Juif est de bonne foi, alors qu’ils partagent l’univers de ceux-là même qui rejettent la Torah, en suivant l’«homme du mensonge» qui jongle avec le Talmud. Dès lors, se croit-il permis, y compris, de se délier légalement des engagements, pris à l’endroit des hommes et de Dieu : il lui suffit tout simplement de déclarer (à lui-même) son reniement à la promesse donnée, à l’occasion de Youm Kippour, lors de la prière du «Col Nidré» ou Col Nidre, (valable pendant une année, selon le Traité Nedarim.)

Autant dire que le mensonge est inscrit dans les gènes des Pharisiens antiques, ancêtres des sionistes supprémacistes actuels, individus réputés «sacrificiels», pourvu que la querelle fut permanente et que sang coulât à flot… Et cela est encore plus vrai, lorsque ceux-ci sont organisés en sectes élitistes, comme cela fut le cas des Sadducéens. D’une façon générale, ils privilégièrent la vie dans des ghettos, en vue de dissimuler leurs basses œuvres dans des cryptes, à l’abri des regards indiscrets. À Brooklyn (New York) un tunnel secret, menant à une crypte (?) sous une synagogue de juifs Loubavitch, mis au jour par la police, il y a quelques jours à peine, le 10/01/2024… Notons que les Loubavitch sont originaires d’un village de Biélorussie, portant ce nom khazar, à laquelle appartient Jerad Kouchner, époux de Ivanka Trump, et dont le père fut un temps président de cette dynastie hassidite Habad-Loubavitch, avant de finir en prison, suite à des poursuites pour malversions.

C’est d’ailleurs le mensonge qui constitue une des raisons pour lesquels les contemporains des Pharisiens de l’époque les qualifiaient d’hypocrites, de faux dévots, voire de faux jetons. Ainsi, pouvaient-ils se livrer dans des cryptes, à toutes sortes d’interdits, à commencer à l’origine par l’écriture du Talmud, tant de fois interdits et brulés par les églises catholiques, lesquelles qualifièrent cet ouvrage, déjà à cette époque, de «livres de jongleries». Lorsque plus tard, Martin Luther, père du protestantisme, découvrit la fausse nature du livre, qu’il avait entre les mains, (un Talmud offert par des Rabbins pour semer une zizanie active entre catholiques et protestants), en vue de s’inspirer de son contenu, pour professer la nouvelle foi protestante, il écrira à son tour un livre-brulot : «les juifs et leurs mensonges».

Les Grands Rabbins, au nombre de 70 membres du Sanhédrin (assemblée), à l’origine de l’écriture de ce livre d’insanités, supposé être l’interprétation de la Torah, produiront par la suite la Cabale, le Zohar, les PSS, et différentes déclarations solennelles, telle que celle des B’nai B’rith, évoquée plus haut. Ces ouvrages intentionnellement méandreux, pour brouiller les pistes, finirent avec le sionisme actuel, confectionné au fil des siècles par petites touches, composé de doctrines se terminant en «isme» : tel le mondialisme ou le regroupement de gens issus de religions, races et ethnies différentes, permettant ainsi aux »sionistes de tous les pays de s’unir» (on pourrait prêter cette formule aux Judéocrates Lénine ou Léon Trosky, sans risque d’être lapidé), en suivant à la lettre un langage codé, pour dominer un troupeau de goyim (moutons) dispersés, pour ne pas dire égarés, comme ceux qui font office de gouvernants aux Palestiniens à Ramallah (Cisjordanie).

Pour finir avec la résistance palestinienne, ce sera le pouvoir installé à Ramallah, incarné par l’«Autorité Palestinienne» (AP), qui ramollira définitivement l’esprit, les muscles et les os des résistants de l’OLP et du Parti Fatah. Celui-ci deviendra, contre toute attente et la volonté de nombreux chefs, moisissant en ce moment dans les geôles sionistes (tel l’initiateur et héros de l’Intifada, Merouan Barghouti, emprisonné depuis 24 ans), un parti d’auxiliaires d’Israël et de l’Occident sioniste, sur lequel les anglo-américains miseront pour faire passer la pilule de l’État chimérique du énième État de Palestine. Dans l’intervalle, cette autorité fut dotée d’une force de sécurité de 30 000 policiers, sans doute pour «mater» les Palestiniens (au lieu de voler au secours de leurs frères à Gaza ou à Djénine, en Cisjordanie), et une garde prétorienne, dite présidentielle, de 3 500 hommes. Elle serait au service des chefs de la 5ème colonne et beaucoup plus au service de l’entité sioniste que d’une pseudo autorité, compromise jusqu’au cou avec le sionisme.

Depuis la disparition de Yasser Arafat (empoisonné ?), la question est sans réponse à ce jour et son remplacement par le «Grand» négociateur d’Oslo, alias Abou Mazem, né Mahmoud Abbas, totalement stérile ; un homme à l’échine souple  et seulement capable de toutes les compromissions… En l’espèce, on peut faire confiance aux sionistes pour corrompre, y compris le fer et l’acier, alors que Abbas, ce Judas palestinien, tel qu’il est accusé ouvertement, dans les commentaires de nombreux internautes, ils en ont fait une bouchée. Abbas aurait été adoubé d’emblée, par l’entité sioniste suivi de l’Occident global. Cependant, le parti Hamas fut mis à l’index, dans la mesure où il refusait de se laisser corrompre, par des postes au sein de l’AP et du fait qu’il ne permettait pas à ses membres, de s’embrigader dans les corps de police, sous commandement israélien…

Dès lors, Hamas sera-t-il odieusement diabolisé par la propagande sioniste en Occident, tout autant qu’une demi-douzaine de factions palestiniennes : Djihad Islami, Brigade El Qods, Brigade des martyrs d’Al Aqsa, etc., prenant part aujourd’hui à l’opération «déluge d’El Aqsa». Ces factions sont toutes opposées aux Accords d’Oslo, pour une paix fantasmagorique dont Abbas et la bande des quatre, qui lui tenaient compagnie (Qorei, Bourdina, Arikat, Abou Rabou), en ont fait leur monopole. Finalement, ils payeront tous le prix de cette compromission, avec les anglo-américains-sionistes, en étant tous les quatre évincés de la direction de l’AP, pour diverses raisons dont la collusion avec des membres du gouvernement sioniste ; deux membres, parmi les négociateurs d’Oslo (Saib Arikat et Abou Rabou) auraient livré des secrets d’État en 2012, à Tsipi Livni, alors ministre des affaires étrangères d’Israël, après avoir partagé son lit, dans un grand hôtel londonien, dont la chambre fut truffée de caméras…

C’est suite aux dénégations des deux négociateurs palestiniens, confondus par une information diffusée par la chaine Qatari Al Jazira, que Tsipi Livni reconnaitra sans être priée les faits, «pour le bien d’Israël», dira-t-elle d’emblée, lors d’une interview accordée au journal The Times britannique et des chaines TV sionistes. Quant à Mahmoud Abbas, alias Abou Mazem, il restera seul face au spectre de Yasser Arafat, qui hante les lieux et la mémoire des bureaux de la présidence de l’AP à Ramallah, symbole de la honte des dirigeants arabes en général et de l’OLP en particulier.

(Fin de la 2ème partie)

Gaza : Le silence qui tue

Source : RzO International - Le 27/01/2024.

par Djamel Labidi

Il y a de plus en plus, l’inquiétante impression que l’habitude se prend des souffrances de Gaza, et que le silence se fait peu à peu. Un peu partout, dans les grandes villes du monde, comme s’ils sentaient ce danger, les peuples, et surtout la jeunesse, marchent pour Gaza et la Palestine, dans des manifestations imposantes contre le silence.

Il y a d’abord le silence des médias occidentaux. Au fur et à mesure que le carnage accroit sa férocité, plus un mot, plus une image de Gaza. Et pourtant ce ne sont pas les images qui manquent. Il y a les journalistes palestiniens à l’intérieur de Gaza. Ils filment, ils témoignent sans relâche. Plus de 100 ont déjà été tués. Les images qu’ils envoient sont en boucle sur les télés arabes, sur les réseaux sociaux. Mais dans la sphère occidentale, on veut parler surtout de l’Ukraine, on cancane sur les «peoples», on parle de tout et de rien mais surtout pas de Gaza et de la Palestine.

Pas un mot ou presque, sur un évènement aussi considérable que celui de la Cour internationale de Justice qui instruit la plainte en génocide contre Israël.

Les appels à l’aide, les cris de douleurs montent de Gaza, tous les jours, toutes les nuits du génocide en cours. On ne peut pas ne pas entendre, ne pas voir, mais l’Occident ferme les yeux, se bouche les oreilles. Le président  français Macron a annoncé dernièrement qu’un hommage serait rendu le 7 février aux Franco-Israéliens qui sont morts en Israël. Le président Biden, lui, selon des familles d’otages israéliens, aurait versé des larmes lors d’une rencontre avec eux. Pas un mot sur les 30 000 Palestiniens morts, à ce jour, à Gaza, sur les 60 000 blessés. Pas un mot sur les 10 000 enfants palestiniens tués. Pas une parole de compassion pour les milliers d’autres enfants qui mendient de l’eau comme ailleurs on peut mendier une pièce de monnaie. Les petits enfants de Gaza mendient de l’eau, ils tendent un récipient de fortune pour mendier quelques gouttes d’eau. Vous vous imaginez ! Ils mendient de l’eau ! Les maitres de l’Occident n’ont aucune compassion, aucune empathie. Ils restent de marbre. Le premier besoin est de boire, le premier acte de solidarité humaine est de donner à boire à l’homme assoiffé. Il a fallu attendre la civilisation des États-Unis et d’Israël pour interdire de boire à la population de Gaza, aux enfants de Gaza. Les États-Unis réclament «la libre circulation des marchandises, dans la mer Rouge», mais est-ce qu’ils la permettent à Gaza ? Et ils ont l’audace de dire des Houthis, qui se sont portés seuls au secours de Gaza, qu’ils sont des «pirates». Et ils parlent sans honte des «valeurs occidentales», de la «mission de l’Amérique», de «l’axe du bien»…

La Chine, l’Inde, la Russie

Il y a aussi le silence hélas, d’autres pays dont on attend plus, la Chine, l’Inde, la Russie. Bien sûr, il n’y a rien de comparable à l’attitude des dirigeants occidentaux. Ils soutiennent constamment les aspirations palestiniennes, ils ont dénoncé la guerre contre Gaza, ils réclament un cessez le feu, un État palestinien. Mais quand même, ne pourraient-il pas faire plus, beaucoup plus ? Ils ont des responsabilités internationales. Nous n’entendons pas beaucoup la Chine, plus occupée par Taïwan. Pas beaucoup aussi la Russie, occupée par l’Ukraine. Et l’Inde, qui dès 1947 soutient le peuple palestinien, mais qui, à la surprise générale, s’abstient le 27 Octobre sur une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU qui exigeait le cessez le feu. Il est vrai qu’elle se rattrapera, un peu plus tard, sur ce point du cessez le feu, en le réclamant elle aussi, au sommet des BRICS du 21 Novembre. Le Japon avait pour tradition de soutenir les positions des pays arabes concernant le conflit palestinien. Dernièrement  il ne l’a pas fait et avait même soutenu Israël. Puis il s’est repris pour dénoncer l’action de celle-ci. À une journaliste occidentale qui s’étonnait de ces hésitations, un diplomate japonais a confié qu’ils n’avaient pas dénoncé Israël car ils avaient constaté avec surprise que certains pays arabes eux-mêmes étaient hostiles à Hamas. N’y a-t-il pas un peu de cela, y compris chez d’autres grands pays alliés traditionnels de la Palestine. Quelles étroitesses ! La cause palestinienne en est-elle moins juste parce qu’elle est dirigée par un mouvement islamiste ?

Les dénonciations  verbales                                                         

Il y a, de plus, le silence assourdissant des États arabes, à quelques exceptions près, leur passivité manifeste. Ne parlons pas de la dénonciation ou des condamnations verbales. C’est la moindre des choses. D’ailleurs, même cette «moindre des choses» n’existe parfois pas. Les dénonciations verbales ont perdu désormais de leur valeur. Elles ne font que conforter les États Unis et Israël que «ça n’ira pas plus loin». Significativement, les États-Unis et leurs vassaux ne prennent au sérieux actuellement que les Houthis. Peut-être même pas l’Iran et le Hezbollah, du moins pour l’instant. Tous, d’une manière ou d’une autre, sont des spectateurs du massacre. Le prétexte est qu’il faudrait tous agir ensemble, ce qui n’arrivera jamais. Les Houthis eux n’ont pas attendu. Ils ont donné l’exemple.

Et pourtant les pays arabes pourraient faire beaucoup, même en faisant peu: par exemple rompre leurs relations diplomatiques avec Israël pour ceux qui en ont, les suspendre avec les pays qui soutiennent la guerre menée par l’État Hébreu, ou convoquer au moins leurs ambassadeurs pour protestations, commencer à prendre des sanctions, forcer des passages à la frontière de Gaza, rompre le blocus sur Gaza, encourager des flottilles à s’y rendre comme cela avait été le cas de «La flottille de la liberté» contre le blocus en mai 2010, demander à leur population de boycotter les entreprises qui financent directement ou indirectement la guerre. Ils pourraient parachuter  des vivres, des médicaments. Non, aucune idée, aucune imagination. Rien. Ils regardent et ils crient au crime humanitaire, aux crimes contre l’humanité. Ce dont on peut être sûr c’est qu’il y aura un jour la colère des peuples arabes, et qu’un jour, demain, dans dix ans, mais un jour certain, la note leur sera présentée. On ne peut imaginer comportement plus révoltant.

Entendez- vous les cris qui montent de Gaza, voyez-vous ces hommes, ces femmes, ces vieillards brandir vers vous des corps sans vie d’enfants, petits êtres délivrés enfin de ce monde sans âme, anges retournant vers les anges. Entendez-vous ces cris de douleurs qui n’en finissent pas. Bouchons- nous les oreilles, fermons nos yeux, continuons de vivre notre vie si précieuse, évitons même de regarder les images de Gaza car «c’est tellement  insoutenable, tellement insupportable». Il faut beaucoup de force actuellement pour continuer de croire en l’humanité.

Nous serons tous des assassins

Ce qui se passe à Gaza n’est jamais arrivé. Certes, l’Histoire a déjà été parsemée de sièges sanglants de ville, de tueries impitoyables, de génocides, la liste est interminable de la persévérance avec laquelle les hommes ont tué leurs pareils. Mais ce qui arrive à Gaza est autre chose, non pas seulement par l’ampleur de la tuerie, mais par son contexte, de par son vécu, son ressenti par la planète toute entière. Dans une plaidoirie sobre et bouleversante à la Cour internationale de justice, Blinne Ní Ghrálaigh, avocate irlandaise parlant au nom de l’Afrique du sud, a dit : «C’est le premier génocide de l’Histoire dont les victimes diffusent leur propre destruction, en direct, dans l’espoir, pour le moment vain, que le monde fasse quelque chose (…) Tout le monde devrait être horrifié et avoir honte». Ces paroles résonneront jusqu’à la fin des temps.

Jusqu’à présent les assassins, les génocidaires agissaient secrètement ou en vase clos, à l’abri des regards. Imaginons simplement qu’un assassin, ou un groupe d’assassins, aient commis leur crime devant des témoins silencieux, passifs. Que dirait la justice, mais surtout la conscience de ces témoins silencieux et passifs ? Pourraient-ils en ressortir indemnes, ne seraient-ils pas hantés pour toujours par ce moment ? Eh bien c’est ce qui se passe actuellement. On tue à Gaza devant nos yeux, nuits et jours, et tous les jours ça recommence, et il nous faut nous lever le matin avec cette boule dans la gorge, avec l’idée de retrouver ce massacre qui se poursuit froidement, systématiquement, sans relâche, sans pitié, sans miséricorde. C’est invivable, c’est impossible à vivre, et nous le vivons. Pourrions-nous nous en sortir sans être meurtris à jamais  ?

Avec la tragédie de Gaza, on est passé à autre chose, à un autre degré d’inhumanité, d’horreur. Le crime est immense, sans équivalent, inédit. Ce sont des millions, des centaines de millions d’hommes qui assistent chaque jour à ce spectacle sanglant, en direct. Et Israël le fait avec bonne conscience, et elle dit que cela va continuer chaque jour, pendant une année, deux années peut être. Et les États-Unis continuent de leur fournir ce qu’il faut pour cela.

Les Israéliens, et par procuration les États-Unis, car sans eux Israël ne pourrait rien faire, ne tuent pas simplement à Gaza, ils nous détruisent nous aussi. Ils détruisent en nous l’humanité. Celle-ci s’use chaque jour un peu plus, en nous, à regarder impuissants nos pareils souffrir, mourir devant nos yeux, nous appeler à l’aide sans que personne effectivement ne bouge, ne vole à leur secours, en dehors de dénonciations trop faibles, trop attendues, trop convenues pour arrêter le bras des assassins. Ceux-ci savent que nous les voyons. Nous les voyons et ils continuent pourtant. Ils veulent peut être que nous les voyons, ils veulent nous obliger à un silence complice, à un silence qui tue. Nous serons alors tous des assassins, l’acteur, comme le spectateur. Et nous allons être hantés par ce crime contre l’humanité probablement longtemps, très longtemps. C’est terrible ce qui se passe. On ne peut imaginer aujourd’hui à quel point cela pourra l’être à l’avenir. Le projet des meurtriers va beaucoup plus loin que leurs crimes. Il est de nous faire mourir de honte, de nous faire taire à jamais, de nous faire perdre notre âme. À Gaza, c’est aussi nous qu’on assassine, chaque jour.

 

Attaque du 7 octobre, avenir de Gaza : Le Hamas publie un document de 20 pages livrant «sa version des faits»

Source : RzO International - Le 22/01/2024.

par RT France

Le Hamas palestinien affirme dans un document publié ce 21 janvier que son attaque du 7 octobre contre Israël était «une étape nécessaire» contre l’occupation israélienne des Territoires palestiniens, et reconnaît que le «chaos» a entraîné des «erreurs».

Dans un document de près de vingt pages publié ce 21 janvier, le premier du genre, le Hamas, dit vouloir livrer «sa version des faits».

Alors que son attaque du 7 octobre contre Israël a entrainé la mort de 1140 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de chiffres officiels israéliens, le Hamas insiste sur le fait «d’avoir fait de son mieux pour éviter de toucher des civils».

«Des erreurs ont peut-être été commises lors de la mise en œuvre de l’opération «déluge d’al-Aqsa», en raison de l’effondrement soudain de l’appareil sécuritaire et militaire le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza», assure le Hamas.

Le Hamas se défend

«Éviter de porter atteinte aux civils, en particulier les enfants, les femmes et les personnes âgées est une obligation religieuse et morale des combattants des brigades al-Qassam», poursuit-il en mentionnant sa branche armée.

Des enquêtes sont en cours en Israël après des témoignages faisant état de violences sexuelles.

Le 7 octobre, environ 250 personnes ont été prises en otage au cours de ces attaques. Selon Israël, 132 personnes restent captives dans la bande de terre – dont 27 seraient décédées, toujours selon un décompte de l’AFP à partir de chiffres officiels israéliens.

Depuis, plus de 25 000 Palestiniens, en grande majorité des femmes, des enfants et des adolescents, ont été tués dans la bande de Gaza par les bombardements et les opérations militaires israéliennes, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Dans son rapport, le mouvement islamiste demande également «l’arrêt immédiat de l’agression israélienne sur Gaza, des meurtres et du nettoyage ethnique commis contre l’ensemble de la population de Gaza».

Quant à l’avenir du territoire, le Hamas dit rejeter «catégoriquement tout projet international ou israélien visant à décider de l’avenir de la bande de Gaza», et souligne que «le peuple palestinien a la capacité de décider de son avenir et d’organiser ses affaires internes» en insistant sur le fait que «personne au monde» n’avait le droit de décider pour eux.

source : RT France

 

Une brochure du Hamas

 

Source : RzO International - Le 23/01/2024.

par Réseau Voltaire

Le bureau des médias du Hamas a publié une brochure en anglais, intitulée «Notre récit : opération déluge d’Al-Aqsa». Si elle clarifie la question des exactions qui sont attribuées au Hamas, elle accroît la confusion sur sa nature et ses objectifs.

Après avoir décrit les souffrances du peuple palestinien depuis la fin du Califat ottoman, il nie avoir commis des exactions contre des civils et assure qu’«éviter de nuire aux civils, en particulier aux enfants, aux femmes et aux personnes âgées, constitue un engagement religieux et moral de la part de tous les combattants des Brigades Al Qassam». Sans nier que «peut-être certaines erreurs se sont produites», il précise : «Les allégations selon lesquelles les Brigades Al Qassam, le 7 octobre, ciblaient des civils israéliens, ont été promues par l’occupation israélienne, ce ne sont que des mensonges et de totales fabrications. La source de ces allégations est le récit officiel israélien et aucune source indépendante ne les a recoupées. C’est un fait bien connu que le discours officiel israélien a toujours cherché à diaboliser la Résistance palestinienne, tout en légalisant son agression brutale contre Gaza».

«Nous sommes convaincus que toute enquête juste et indépendante prouvera la véracité de notre discours et prouvera l’ampleur des mensonges et des informations trompeuses du côté israélien. Cela inclut également les allégations israéliennes concernant les hôpitaux de Gaza selon lesquelles la Résistance palestinienne les utilisait comme centres de commandement ; une allégation qui n’a pas été prouvée et qui a été réfutée par les informations de nombreuses agences de presse occidentales», poursuit-il.

Le Hamas appelle la Cour pénale internationale à mener une enquête indépendante sur ces faits afin d’identifier et de condamner les individus qui les ont perpétrés.

En outre, la brochure se termine par une description de l’organisation qui contredit ses documents précédents. La Hamas assure que : «Son objectif est de libérer la Palestine et de faire face au projet sioniste. Son cadre de référence est l’Islam, qui en détermine les principes, les objectifs et les moyens. Le Hamas rejette la persécution de tout être humain ou toute atteinte à ses droits pour des raisons nationalistes, religieuses ou sectaires».

Il «affirme que son conflit concerne le projet sioniste et non les juifs en raison de leur religion. Le Hamas ne mène pas une lutte contre les juifs parce qu’ils sont juifs, mais mène une lutte contre les sionistes qui occupent la Palestine».

La brochure se conclut en posant des revendications pour la fin de l’occupation israélienne et la liberté des Palestiniens de décider seuls de leur avenir. Cependant, jamais la brochure n’évoque d’«État» palestinien. De même elle ne fait référence à la Cour internationale de Justice qu’à propos de sa décision sur l’illégalité du Mur de Séparation, c’est-à-dire qu’elle ne l’envisage pas comme un tribunal des États.

Historiquement, le Hamas est la branche palestinienne de la Confrérie des Frères musulmans, dont il prétend s’être détaché depuis la défaite de la Confrérie en Syrie, en 2017. À l’époque, il ne luttait pas pour l’indépendance de la Palestine, mais pour la restauration d’un Califat. Aujourd’hui, le Hamas est divisé en deux courants, l’un sous l’autorité du guide palestinien des Frères musulmans, Mahmoud Al-Zahar, l’autre lié à la Résistance palestinienne, sous la conduite de Khalil Hayya. Cette brochure est donc loin de clarifier son positionnement politique. Le titre de l’opération du 7 octobre, «Déluge d’Al-Aqsa», fait référence à la libération de la mosquée Al-Aqsa ; une «vérité coranique», selon le guide Mahmoud Al-Zahar. Israël a soutenu le courant fidèle à la Confrérie afin qu’il lutte contre le Fatah, mais assassine les leaders du courant ayant rejoint la Résistance palestinienne, comme Saleh al-Arouri.

source : Réseau Voltaire

Israël veut provoquer une Intifada palestinienne en Cisjordanie

Source : RzO international - Le 18/01/2024.

par Gideon Levy

Trois heures et demie. Trois heures et demie de Jénine à Toulkarem. En trois heures et demie, vous pouvez prendre l’avion pour Rome ou conduire jusqu’à Eilat. Mais aujourd’hui, en Cisjordanie occupée, il est à peine possible de conduire entre deux villes proches.

C’est le temps qu’il nous a fallu cette semaine pour aller de Jénine à Toulkarem, soit 35 kilomètres. Depuis le début de la guerre à Gaza, au bout de chaque route palestinienne de Cisjordanie il y a une barrière métallique verrouillée. Waze vous indique d’emprunter ces routes, mais même cette application intelligente ne sait pas qu’il y a une barrière verrouillée au bout de chacune d’entre elles.

S’il n’y a pas de barrière verrouillée, il y a un barrage routier «respirant». S’il n’y a pas de barrage respirant, il y a un barrage étrangleur. Près de la gare ottomane de Sebastia, des soldats de réserve empêchent les Palestiniens d’emprunter le moindre chemin de gravier. Près de Shavei Shomron, les soldats autorisent les déplacements du sud vers le nord, mais pas dans la direction opposée. Pourquoi ? Parce que.

Les soldats du barrage suivant prennent des selfies, et toutes les voitures attendent qu’ils aient fini de se photographier pour recevoir le geste dédaigneux et condescendant de la main qui leur permettra de passer, tandis que l’embouteillage recule sur la route.

Le barrage d’Einav que nous avons traversé le matin a été fermé à la circulation dans l’après-midi par les soldats. Impossible de savoir quoi que ce soit. Le barrage de Huwara est fermé. La sortie de Shufa est fermée. De même que la plupart des voies de sortie des villages vers les routes principales. C’est ainsi que nous avons voyagé cette semaine, comme des cafards drogués dans une bouteille, trois heures et demie de Jénine à Toulkarem, pour atteindre la route 557 et retourner en Israël.

Telle est la vie des Palestiniens en Cisjordanie ces jours-ci. «Cela pourrait être mieux / cela pourrait être un désastre / bonsoir le désespoir et bonsoir l’espoir / qui est le prochain dans la file et qui est dans la prochaine file» (Yehuda Poliker et Yaakov Gilad). Le soir venu, des milliers de voitures dont les conducteurs se sont simplement arrêtés sur le bord du chemin, victimes de l’abjection, s’alignent le long des routes de Cisjordanie. Ils sont là, impuissants et silencieux. Il faut voir la peur dans leurs yeux lorsqu’ils parviennent à s’approcher du barrage ; le moindre faux pas peut entraîner leur mort. De quoi vous faire exploser.

Cela peut vous faire exploser de voir qu’Israël fait maintenant tout pour pousser la Cisjordanie à une nouvelle intifada. Ce ne sera pas facile. La Cisjordanie n’a ni le leadership ni l’esprit combatif de la seconde intifada, mais comment ne pas exploser ?

Quelque 150 000 ouvriers qui travaillaient en Israël sont au chômage depuis trois mois. On peut aussi exploser devant l’hypocrisie de l’armée. Ses commandants avertissent qu’il faut permettre aux ouvriers d’aller travailler, mais l’armée israélienne sera la principale responsable du soulèvement palestinien s’il éclate.

Le problème n’est pas seulement économique. Sous le couvert de la guerre et avec l’aide du gouvernement d’extrême droite, les FDI ont modifié dangereusement leur conduite dans les territoires occupés : elles veulent une autre Gaza en Cisjordanie.

Les colons veulent Gaza en Cisjordanie afin de pouvoir chasser le plus grand nombre possible de Palestiniens, et l’armée les soutient. Selon les chiffres de l’ONU, depuis le 7 octobre, 344 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie, dont 88 enfants. Huit ou neuf d’entre eux ont été tués par des colons. Dans le même temps, cinq Israéliens ont été tués en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, dont quatre par les forces de sécurité.

La raison en est que, ces derniers mois, les FDI ont commencé à tirer depuis les airs pour tuer en Cisjordanie, comme à Gaza. Le 7 janvier, par exemple, l’armée a tué sept jeunes qui se tenaient sur un îlot de circulation près de Jénine, après que l’un d’entre eux a apparemment lancé une charge explosive sur une jeep et l’a manquée.

Il s’agissait d’un massacre. Les sept jeunes étaient membres d’une même famille, quatre frères, deux autres frères et un cousin. Cela n’intéresse pas Israël.

Aujourd’hui, les FDI déplacent des forces de Gaza vers la Cisjordanie. L’unité d’infiltration Douvdevan est déjà sur place, la brigade Kfir est en route. Ces forces reviendront en Cisjordanie, stimulées par les massacres aveugles perpétrés à Gaza, et voudront poursuivre leur excellent travail dans cette région également.

Israël veut une intifada. Peut-être même qu’il l’obtiendra. Il ne devra pas feindre la surprise lorsqu’elle se produira.

source : Haaretz via Tlaxcala

 

Quel avenir pour Gaza ? Une impasse géopolitique insoutenable

 

Le 13/01/2024 - Par Alain Juillet.

 

Entretien de Thierry Meyssan avec Monika Berchvok

Source : RzO International - Le 08/01/2023.

par Réseau Voltaire

Thierry Meyssan, qui accorde des interviews à tous ceux qui le lui demandent sans discrimination, a expliqué à Monika Berchvok son analyse de l’affrontement à Gaza.

Monika Berchvok : Pour vous, la thèse d’une attaque surprise le 7 octobre est difficile à croire. Quelles sont les incohérences qui vous font penser à un scénario à la 11 septembre ?

Thierry Meyssan : Le gouvernement de coalition de Benjamin Netanyahou avait été alerté par un rapport des services de Renseignement militaires un an auparavant, ainsi que l’a relaté le New York Times. Il n’a pas réagi. Lorsque, cet été, son ministre de la Défense l’a rappelé à l’ordre en Conseil des ministres, il l’a révoqué, ainsi que l’a révélé Haaretz. Cependant, sous la pression de son parti, il l’a réintégré peu après.

Par la suite des rapports se sont entassés sur son bureau. Parmi ceux-ci un des Renseignements, qu’il a retourné à son auteur comme peu crédible, et qui lui a été renvoyé deux autres fois avec des introductions d’officiers différents.

Ou encore deux rapports de la CIA. Et encore une démarche d’un de ses amis personnels, le directeur du Memri. Et comme si cela ne suffisait pas, un appel téléphonique du ministre du Renseignement égyptien.

Non seulement, le Premier ministre n’a rien fait, mais il a agi pour rendre cette attaque plus facile : il a pris l’initiative de démobiliser les gardes-frontières de sorte que personne n’a pu intervenir lorsque l’attaque a débuté.

Notez bien que j’ai la même lecture des événements que le pape François : lors de son message de Noël, le Saint-Père a qualifié, par deux fois, la guerre à Gaza de «folie sans excuses». Pourtant, peu après, il a évoqué l’«odieuse attaque du 7 octobre», signifiant qu’il ne pensait pas que la guerre israélienne était une riposte à cette attaque. Il a alors demandé un arrêt des combats et la résolution de la question palestinienne.

MB : Au sein du pouvoir israélien, il y aurait donc une fracture aussi importante ? Le clan Netanyahou aurait quel but dans cette opération ?

TM : Durant les mois qui ont précédé l’attaque de la Résistance palestinienne, Israël a été le théâtre d’un coup d’État. Ce pays n’a pas de Constitution, mais des lois fondamentales. Elles régissent un équilibre des pouvoirs en confiant à la Justice la capacité de neutraliser les rivalités entre le gouvernement et la Knesset.

Sous l’impulsion du Law and Liberty Forum, financé par le straussien états-uno-israélien Elliott Abrams, la commission des Lois de la Knesset, présidée par Simtcha Rothman, par ailleurs président du Law and Liberty Forum, a détricoté les institutions israéliennes. Durant l’été, les manifestations monstres se sont multipliées. Mais rien n’y a fait. L’équipe Netanyahou a modifié les règles d’adoption des lois, éliminé la clause de «raisonnabilité» des décisions judiciaires, renforcé le pouvoir de nomination du Premier ministre, et affaibli le rôle des conseillers juridiques des ministères. En définitive, la Loi fondamentale sur la Dignité humaine et la Liberté est devenue un simple règlement. Le racisme est devenu une opinion comme une autre. Et les ultra-orthodoxes ont pu se goinfrer de subventions et privilèges divers.

Israël aujourd’hui n’est plus du tout le même pays qu’il y a six mois.

MB : La société civile israélienne est divisée et semble à bout de souffle. Pensez-vous que le modèle sioniste est mort ?

TM : Le sionisme est une idéologie d’un autre siècle. Il s’agit d’un nationalisme juif au service de l’Empire britannique. Durant des siècles, les juifs s’y sont opposés avant que Theodor Hertzl n’en fasse l’idéal de certains d’entre eux.

MB : La situation à Gaza est en train de virer à l’épuration ethnique. Tsahal, est-il capable de prendre totalement le contrôle de ce territoire et de le vider de sa population ?

TM : L’idée d’une épuration ethnique n’est pas neuve. Elle s’enracine dans les positions de l’Ukrainien Vladimir Jabotinsky dont, en Israël, Menahem Begin, Yitzhak Shamir et la famille Netanyahou se réclamaient comme, aux États-Unis, Leo Strauss et Elliott Abrams. Ce groupe, suprémaciste juif, affirme que la Palestine est «Une terre sans peuple, pour un peuple sans terre». Dans ces conditions, les autochtones palestiniens n’existent pas. Ils doivent partir ou être massacrés.

C’est, à ma connaissance, aujourd’hui, le seul groupe au monde qui préconise publiquement un génocide.

MB : Côté Palestinien, le Hamas semble aussi divisé entre deux tendances antagonistes ?

TM : Le Hamas est la branche palestinienne de la Confrérie des Frères musulmans. Son nom est l’acronyme de «Mouvement de la Résistance islamique», ce qui correspond au mot arabe «zèle». Son idéologie n’a rien à voir avec la libération de la Palestine, mais avec l’établissement d’un Califat. Son slogan est : «Dieu est son objectif, le Prophète est son modèle, le Coran sa constitution : le jihad est son chemin et la mort pour l’amour de Dieu est le plus élevé de ses souhaits». Depuis sa création, il bénéficie de toute l’aide de la famille Netanyahou qui voyait en lui une alternative au Fatah laïque de Yasser Arafat. Le prince de Galles et actuel Charles III a été un des protecteurs de la Confrérie. Barack Obama, a placé un agent de liaison de la Confrérie au sein du Conseil national de sécurité états-unien. Un dirigeant de la Confrérie a même été reçu à la Maison-Blanche en juin 2013.

Cependant, au vu de l’échec des Frères musulmans durant le prétendu «printemps arabe», une faction du Hamas a pris ses distances avec la Confrérie. Il n’y a donc plus un Hamas, mais deux. Le Hamas historique est gouverné par Mahmoud Al-Zahar, Guide la Confrérie à Gaza. Sous ses ordres, le milliardaire Khaled Mechaal au Qatar et Yahya Sinwar à Gaza. Au contraire, la branche du Hamas ayant rejoint la Résistance palestinienne est dirigée par Khalil Hayya.

Cette division du Hamas n’est pas couverte par les médias occidentaux, mais uniquement par certains médias arabes. Le président Bachar el-Assad s’est réconcilié, en octobre 2022, avec Khalil Hayya alors qu’il a refusé de recevoir Khaled Mechaal. À ses yeux, et aux miens, le Premier ministre de Gaza, Ismaïl Haniyyeh, a organisé l’attaque de la ville de réfugiés palestiniens en Syrie, Yarmouk, en 2012. À l’époque, les combattants du Hamas et ceux d’Al-Qaïda étaient entrés dans la ville pour éliminer les «ennemis de Dieu». Ils étaient encadrés par des officiers du Mossad israélien et se sont dirigés vers les demeures des cadres du FPLP, qu’ils ont assassinés. Parmi eux, un de mes amis. Le président Bachar el-Assad vient, il y a quelques jours, de prononcer un discours contre le Hamas historique et pour celui qui a rejoint la Résistance palestinienne.

MB : Que représente l’authentique résistance palestinienne pour vous ?

TM : La Résistance palestinienne n’a rien à voir avec l’obscurantisme des Frères musulmans, ni avec l’opportunisme des milliardaires du Hamas. C’est un mouvement de libération nationale face au colonialisme des suprémacistes juifs.

MB : Pouvez-vous revenir sur l’histoire de la Confrérie des Frères musulmans. Cette société secrète tente-t-elle de revenir dans le jeu après ses défaites en Syrie et en Égypte ?

TM : La Confrérie a été fondée, en 1928, par Hassan el-Banna, en Égypte. J’ai consacré une partie de mon dernier livre à son histoire internationale. Cependant, je ne suis pas parvenu à éclaircir les soutiens dont elle a bénéficié à ses débuts. Toujours est-il qu’après la Seconde Guerre mondiale, elle est devenue un outil au service du MI6 britannique et bientôt de la CIA états-unienne. Elle s’est dotée d’un «Appareil secret» qui s’est spécialisé dans les assassinats politiques en Égypte. Un franc-maçon égyptien, Sayyed Qutob, est devenu son théoricien du jihad. L’organisation de la Confrérie a été copiée sur celle de la Grande Loge Unie d’Angleterre. La Confrérie s’est étendue au Pakistan avec le gendre d’Al-Banna, Saïd Ramadan, le père de Tariq Ramadan, et le philosophe Sayyid Abul Ala Maududi.

Par la suite, Ramadan est allé travailler à Munich pour la CIA, à Radio Free Europe, aux côtés de l’Ukrainien Stepan Bandera, grand massacreur de juifs.

La Confrérie a débuté son action militaire lors de la guerre du Yémen du Nord, dans les années 60, contre les nationalistes arabes de Gamal Abdel Nasser. Mais c’est avec Zbigniew Brzezinski qu’elle est devenue un acteur indispensable de la stratégie états-unienne en Afghanistan. Ce dernier a placé au pouvoir au Pakistan la dictature frériste du général Zia-ul-Haq et a lancé en Afghanistan, contre les Soviétiques, les combattants du milliardaire frériste saoudien Oussama Ben Laden.

Dans cette période, l’Arabie saoudite utilisait la Ligue islamique mondiale pour armer la Confrérie avec un budget plus important que celui consacré à sa propre armée nationale.

La Confrérie a tenté, en vain, de prendre le pouvoir dans plusieurs États, notamment en Syrie avec l’opération de Hama. Elle s’est impliquée dans la guerre de Bosnie Herzégovine, où elle a créé la Légion arabe. Oussama Ben Laden est devenu conseiller militaire du président Alija Izetbegovic, dont le straussien états-unien Richard Perle est devenu le conseiller diplomatique et le Français Bernard-Henri Lévy, le conseiller en communication.

Mais le grand œuvre de la Confrérie n’est arrivé qu’avec Al-Qaïda et Daech. Ces organisations jihadistes, en tout point comparables au Hamas historique, ont été utilisées par la CIA et le Pentagone, principalement en Algérie, en Iraq, en Libye, en Syrie en Égypte et en Tunisie, pour détruire des capacités de résistance des pays arabes.

La France, qui avait donné asile à leurs dirigeants durant la Guerre froide, les a combattus avec l’alliance entre François Mitterrand et Charles Pasqua. Elle a réalisé que le Groupe islamique armé (GIA) n’était qu’une manœuvre britannique pour l’exclure du Maghreb.

Cependant aujourd’hui, personne ne comprend que la Confrérie n’est qu’un outil de manipulation des masses. Nos dirigeants, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, se laissent berner par son discours qu’ils prennent au pied de la lettre. Ils la traitent comme une organisation religieuse, ce qu’elle n’est pas du tout.

MB : Le Qatar à un rôle plus que trouble. Quelle est sa place dans la conspiration ?

TM : Au début, le Qatar s’est placé comme une puissance neutre, apportant ses bons offices. Mais beaucoup se sont inquiétés du fait qu’il héberge la branche politique du Hamas, que certains sont des amis personnels de l’émir et qu’il rémunère les fonctionnaires du Hamas à Gaza.

Le Qatar a répondu qu’il faisait tout cela à la demande des États-Unis comme il l’avait fait pour les Taliban.

En réalité, après qu’Abdel Fattah al-Sissi eut renversé la dictature de Mohamed Morsi, à la demande du peuple égyptien, dont 40 millions de citoyens ont défilé, il a informé l’Arabie saoudite que les Frères préparaient un coup d’État contre le roi Salman. Brusquement la Confrérie, qui avait été choyée durant des années, est devenue l’ennemie du Royaume. Le Qatar a alors publiquement assumé son rôle de parrain de l’islamisme, tandis que le prince héritier MBS tentaient d’ouvrir son pays.

Lorsque Donald Trump a prononcé son discours contre le terrorisme à Riyad, en 2017, l’Arabie saoudite a mis en garde le Qatar de cesser immédiatement ses relations avec la Confrérie et ses milices, Al-Qaëda et Daech. Ce fut la crise du Golfe.

Les choses se sont éclaircies ces jours-ci : l’émir Al-Thani a envoyé une de ses ministres, Lolwah Al-Khater, à Tel-Aviv. Elle a participé au conseil de guerre israélien pour aplanir les difficultés dans l’accord de libération des otages. Mais elle n’a pas compris que le cabinet de guerre comprenait des opposants à la dictature de Benjamin Netanyahou, dont le général Benny Gantz. Elle s’est montrée pour ce qu’elle est : non pas une négociatrice neutre, mais une autorité capable de prendre des décisions au nom du Hamas. C’est pourquoi, à la sortie de cette réunion, Joshua Zarka, directeur général adjoint des Affaires stratégiques du ministère des Affaires étrangères, a déclaré qu’Israël «réglera ses comptes avec le Qatar» dès qu’il aura terminé son rôle de médiateur.

Au sein du cabinet de guerre, l’opposition à Netanyahou a commencé à se demander si tout cela, le coup d’État cet été et l’attaque du 7 octobre, n’était pas une mise en scène de l’administration Biden.

MB : Les États-Unis seraient donc à la manœuvre. Quelle serait la stratégie de Biden dans la région ?

TM : Joe Biden n’a pas toutes ses capacités. Aux États-Unis, il y a même une émission de télévision hebdomadaire sur ses problèmes de santé et ses absences intellectuelles. Dans son ombre, un petit groupe a relancé la stratégie de George W. Bush et Barack Obama : détruire toutes les structures politiques du «Moyen-Orient élargi» à l’exception de celles d’Israël.

C’est ce qui se passe en Libye, au Soudan, à Gaza et que l’on poursuit au Yémen.

L’administration Biden assure vouloir faire cesser le massacre à Gaza, mais poursuit ses livraisons d’obus et de bombes pour qu’il continue. Il prétend vouloir maintenir la liberté de circulation en mer Rouge, mais forme une coalition internationale contre Ansar Allah qu’il qualifie à tort d’antisémite et qu’il affuble du sobriquet de «Houthis» (c’est-à-dire de «bande la famille al-Houthis»). Washington vient de faire annuler la signature du traité de paix au Yémen, sous les auspices des Nations unies. Il relance une guerre qui avait déjà pris fin.

MB : Au regard de ce chaos, quel est le bilan de Trump dans la géopolitique du Proche-Orient ? Son retour pourrait amener une autre voie pour sortir de ce conflit ?

TM : Donald Trump est un ovni politique. Il se réclame de l’ancien président Andrew Jackson (1829-1837) et n’a aucun rapport avec les idéologies républicaine et démocrate. Sa première décision lorsqu’il est arrivé à la Maison-Blanche a été de priver le directeur de la CIA de son siège au Conseil national de Sécurité. Cela a provoqué ses premiers ennuis et la démission forcée du général Mike Flynn.

Donald Trump souhaitait résoudre les problèmes internationaux par le commerce et non par les armes. On peut considérer que c’est une voie illusoire, mais il est le seul président US qui n’a jamais déclenché de guerre. Il a interrompu brutalement l’usage par Washington de proxys terroristes, notamment Al-Qaëda et Daech. Il a mis en cause le rôle de l’OTAN ; une alliance militaire qui vise selon les mots de son premier secrétaire général à «Garder les Américains à l’intérieur, les Russes à l’extérieur et les Allemands sous tutelle».

S’il était au pouvoir, il aiderait la majorité des citoyens israéliens à se débarrasser des «sionistes révisionnistes», c’est-à-dire le groupe de Benjamin Netanyahou ; il poursuivrait la mise en application des Accords d’Abraham et mettrait fin au soutien occidental à la Confrérie des Frères musulmans ; il aiderait la majorité des Ukrainiens à se débarrasser de Volodymyr Zelensky et ferait la paix avec la Russie. Etc.

Toutefois, Donald Trump n’est pas encore élu et l’équipe au pouvoir actuellement tente de le contraindre à renoncer à son programme pour pouvoir accéder à la Maison-Blanche.

MB : À terme, l’Occident incarnée par l’axe américano-sioniste est-il condamné à mourir ?

TM : Vous qualifiez d’«américano-sioniste» le groupe qui dirigea actuellement l’Occident politique. C’est une manière de voir. Je pense cependant qu’elle n’est pas liée à un État. Il se trouve que ces gens sont au pouvoir aux États-Unis et en Israël, mais ils pourraient l’être ailleurs. Il se trouve qu’ils se réclament du nationalisme juif, mais ils ne sont pas nationalistes. Ces gens sont des suprémacistes. Ils récusent l’égalité entre les personnes humaines et considèrent comme insignifiant de massacrer des masses humaines. Pour eux, «On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs».

C’est cette manière de penser qui a provoqué la Seconde Guerre mondiale et ses gigantesques massacres de civils.

Aujourd’hui, de nombreux dirigeants du monde réalisent qu’ils ne sont pas différents des nazis et apportent les mêmes horreurs. Le Tiers-Monde est désormais éduqué et membre des Nations unies. Il ne peut plus supporter le pouvoir de ces gens-là. La Russie aspire à rétablir le Droit international que le tsar Nicolas II avait créé avec le Prix Nobel français Léon Bourgeois lors de la conférence de La Haye, en 1899. La Chine aspire à la Justice et ne tolérera plus de «traités inégaux».

Il me semble que ce système de gouvernance est déjà mort. Aux Nations unies, la résolution annuelle exigeant la fin du blocus de Cuba a été adoptée par 197 États contre 2 (les États-Unis et Israël). La résolution pour un cessez-le-feu immédiat et durable à Gaza a été adoptée par 153 États, c’est un peu moins, mais l’enjeu est bien plus grand. Quoi qu’il en soit, nous voyons bien qu’une majorité se dégage contre la politique de ces gens. Lorsque la digue cédera, et nous sommes proches de ce moment, l’Occident politique s’effondrera. Nous devons absolument nous détacher de ce radeau avant qu’il ne coule.

source : Réseau Voltaire

L’humanité doit arrêter l’holocauste des Palestiniens

Source : RzO International - Le 07/01/2024.

par Chems Eddine Chitour

«Nous querellons les miséreux pour mieux nous dispenser de les plaindre». (Vauvenargues)

Résumé

Dans cette contribution plaidoyer nous allons rappeler le catalogue de l’horreur, et du génocide qui se passe à Ghaza. L’année 2023 fut de fait une année horrible pour les Palestiniens. En fait dans cette folie même les humanitaires sont canardés, ceci étant un message pour le SG de l’ONU qui a essayé de faire son travail. Nous sommes tous autant que nous sommes à des degrés divers responsables du malheur des Palestiniens.

D’abord les pays occidentaux qui bafouent leurs propres règles quand il s’agit de défendre Israël. Ensuite les grandes puissances BRICS en tête qui s’avèrent en fait frileuses pour dire le droit. Enfin les pays arabes qui attendent que la tuerie s’arrête pour reprendre leur business avec Israël. Nous devrions avoir la décence de ne plus parler de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, car les droits reconnus et défendus «exception faite d’Israël» sont ceux de l’homme blanc et la fracture du West et du Rest fait que l’avenir sera de plus en plus chaotique, notamment aussi par la course à la suprématie, pour défendre chacun ses intérêts. Où sont les Droits de l’homme chantés dans toutes les langues et devenus un mantra trompeur dans la bouche des Occidentaux qui dictent la norme du bien et du mal.

Les Nations sont plus Désunies que jamais et on s’aperçoit que toutes les instances internationales auxquelles à tort on se réfère sont en fait calibrées pour l’homme blanc. C’est la guerre des puissants contre les faibles. Veut-on se développer ? Il faut passer à travers les fourches caudines du FMI et de la BM pour être ajustées à la dimension d’un marché de consommateurs avec, une disparition de la solidarité de l’État envers les classes vulnérables. Un autre exemple, à l’OMC les règles du commerce qui sont dimensionnées pour les pays développés. Ceux qui ne rentrent pas dans le rang de la démocratie subiront la peine de la Cour pénale internationale faite pour juger les miséreux. Si cela ne suffit pas, on fera appel à l’OTAN qui imposera une démocratie aéroportée et un régime change. Le sort de la Palestine nous interpelle ; c’est en fait et définitivement l’ensauvagement du monde et les pays occidentaux qui dictaient la norme du bien et du mal sont bien mal placés pour donner des leçons.

La force brute triomphe c’est assurément une défaite de la pensée de la dignité. Que sera 2024 ? À n’en point douter si nous ne faisons rien ce sera une tragédie palestinienne de plus, une impunité totale d’Israël qui nous fait perdre définitivement la foi devant la jungle actuelle pour conjurer ce sort funeste. Nous devons mettre la CPI devant ses responsabilités et inciter l’humanité dans son ensemble à se pencher sur le calvaire palestinien pour lui donner une espérance. En sus des 21 900 morts de Ghaza et des 55 000 blessés, même les Palestiniens de Cisjordanie meurent de la main des colons qui se sentent pousser des ailes en chassant les Palestiniens de leurs logements. L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens a déclaré que 2023 a été «l’année la plus meurtrière jamais enregistrée» pour les Palestiniens en Cisjordanie, avec 504 personnes tuées. Au moins 70 enfants avaient été tués en Cisjordanie depuis la guerre en cours dans la bande de Ghaza le 7 octobre.

Deux lettres courageuses

Dans toute cette conspiration du silence, due à la force brute, la lâcheté de deux lettres de démission de hautes personnalités jettent le trouble sur l’offensive israélienne à Ghaza. D’abord du côté du gouvernement, avec le départ très médiatisé le 18 octobre de Josh Paul, le responsable des transferts d’armes au Bureau des affaires politico-militaires. Puis le 28 octobre, avec celui de Craig Mokhiber, le directeur du bureau new-yorkais en charge des droits de l’Homme aux Nations unies. Pour leurs prises de position à charge et à contre-courant des engagements occidentaux dans la guerre israélo-palestinienne.1

La lettre de démission de Craig Mokhiber, le directeur du bureau du Haut-commissariat aux droits de l’homme à New York, qui résume parfaitement la situation en Palestine et ce qu’endure le peuple palestinien depuis 75 ans. Cette lettre date du 10 novembre 2023 : «Monsieur le Haut-Commissaire, Je vous écris dans un moment de grande détresse pour le monde, Une fois encore, nous assistons à un génocide qui se déroule sous nos yeux, et l’Organisation que nous servons semble impuissante à l’arrêter. Je sais bien que le concept de génocide a souvent fait l’objet d’exploitation politique abusive. Mais le massacre actuel du peuple palestinien, ancré dans une idéologie coloniale ethno-nationaliste, ne laisse aucune place au doute ou au débat. À Ghaza, les habitations, les écoles, les églises, les mosquées et les établissements médicaux sont attaqués sans raison et des milliers de civils sont massacrés. En Cisjordanie, y compris à Jérusalem occupée, les maisons sont saisies et réattribuées en fonction uniquement de la race. Par ailleurs, de violents pogroms perpétrés par les colons sont accompagnés par des unités militaires israéliennes. Dans tout le pays, l’apartheid règne».2

«Il s’agit d’un cas d’école de génocide. Le projet colonial européen, ethno-nationaliste, de colonisation en Palestine est entré dans sa phase finale, vers la destruction accélérée des derniers vestiges de la vie palestinienne indigène en Palestine. De concert avec tout cela, les médias corporatifs occidentaux, de plus en plus aux ordres des gouvernements, sont en totale rupture avec l’article 20 du PIDCP déshumanisant les Palestiniens sans cesse pour justifier le génocide, et diffusant la propagande guerrière et les appels à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constituent une incitation à la discrimination, à l’hostilité et à la violence. Dans de telles circonstances, notre organisation est plus que jamais appelée à agir de manière efficace et fondée sur des principes. Mais nous n’avons pas relevé ce défi. Le mantra de la «solution à deux États» est devenu une plaisanterie ouverte dans les couloirs de l’ONU».[2]

Le pouvoir des États-Unis et la peur du lobby israélien

«Monsieur le Haut-Commissaire, j’ai rejoint cette Organisation dans les années 1980, Nous avions pour nous les droits humains. Nous avions pour nous les principes. L’ironie de l’histoire veut que la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) ait été adoptée l’année même où la Nakba a été perpétrée contre le peuple palestinien. Les droits de l’homme à tout le monde, sauf