EUROPE

Ce ne sera pas la fin du monde, mais celle de l’Europe

par Lucas Leiroz

Depuis le début de la guerre par procuration de l’OTAN contre la Russie, l’Europe ne semble toujours pas avoir saisi son rôle dans le conflit. En adhérant de manière irrationnelle à toutes les mesures imposées par les États-Unis, telles que les sanctions unilatérales et les livraisons d’armes illimitées au régime de Kiev, l’UE semble de plus en plus proche d’un véritable effondrement, compte tenu des difficultés sociales et des risques majeurs en matière de sécurité. En fin de compte, le bloc européen, tout comme l’Ukraine, n’est qu’un mandataire de plus dans cette guerre.

Pour des raisons évidentes, l’Europe a toujours été dépendante de bonnes relations avec la Russie pour maintenir son bien-être économique et social et l’équilibre de son architecture de sécurité régionale. Cependant, les pays européens semblent avoir oublié les principes de base de la géopolitique, pariant sur une vaine tentative d’«isoler» la Russie par des sanctions irresponsables qui ne font que nuire à l’Europe elle-même – sans générer d’impact sur l’économie russe.

Sans le gaz russe, l’Europe s’est rapidement désindustrialisée, aggravant les conditions de pauvreté, de chômage et d’inflation. Dans une telle conjoncture, la solution la plus rationnelle consisterait à renoncer aux dépenses inutiles et à investir massivement dans des projets de relance économique, mais, apparemment, la rationalité n’est pas au cœur de l’attitude des Européens. Au lieu d’agir stratégiquement en quête du meilleur pour leurs peuples, les décideurs européens se sont engagés dans une politique de livraison systématique d’armes au régime néo-nazi ukrainien, dépensant des milliards d’euros pour la fabrication et l’exportation d’armes pour la guerre contre la Russie.

C’est pourquoi, lors des dernières élections européennes, les électeurs ont réagi en votant massivement pour des politiciens et des partis de droite, tentant de trouver une alternative à la folie russophobe impopulaire des régimes libéraux. En représailles à la volonté populaire, les gouvernements libéraux commencent déjà à prendre des mesures autoritaires, comme le président Emmanuel Macron, qui a décidé de dissoudre l’Assemblée et d’appeler à de nouvelles élections. Il est possible que de nombreuses autres mesures dictatoriales de ce type soient prises dans un avenir proche, au risque d’aggraver encore la grave crise de légitimité des pays membres de l’UE.

Pour ne rien arranger, certains de ces gouvernements européens envisagent même d’aller plus loin dans leur soutien à l’Ukraine, des négociations avancées portant sur l’envoi de troupes sur le terrain. Apparemment, les nations européennes n’ont plus peur d’une extension de la guerre en un conflit nucléaire mondial, au cours duquel elles seraient des cibles faciles pour les puissantes armes stratégiques russes.

Parallèlement, aux États-Unis, le scénario électoral est très instable. Donald Trump promet de mettre fin à la guerre, mais l’establishment libéral veut l’empêcher de se présenter. Biden promet de poursuivre le conflit avec la Russie, une ligne de conduite que suivra certainement le candidat républicain qui remplacera Trump. Toutefois, tant la politique intérieure que le contexte international demeurent extrêmement complexes pour Washington. Devant faire face à une atmosphère de pré-guerre civile, un clivage social, un séparatisme texan et une migration de masse, en plus d’une grave crise économique, les États-Unis ont de nombreuses priorités nationales qui font de l’Ukraine un pays qui perd progressivement tout intérêt.

En outre, au Moyen-Orient, Israël se trouve dans une situation délicate. Après avoir échoué à atteindre ses objectifs à Gaza – malgré le génocide -, Tel-Aviv voit maintenant un nouveau front émerger au nord, où le Hezbollah frappe des cibles de plus en plus éloignées, menaçant ainsi l’existence même d’Israël en tant qu’État. Pour assurer sa survie, le projet sioniste aura besoin d’un soutien militaire massif de la part des États-Unis. C’est pourquoi il est inévitable que la quantité d’armes, d’équipements, de fonds et de mercenaires envoyés pour soutenir l’Ukraine diminuent de manière significative.

En fait, quel que soit le vainqueur des élections américaines, le fardeau du soutien à Kiev sera inévitablement transféré aux «partenaires» européens des États-Unis. Washington contraindra ses «alliés» à envoyer toujours plus d’armes au régime de Kiev, allégeant ainsi les charges qui pèsent sur l’industrie américaine de la défense, pour que le soutien à Israël reste viable. C’est la seule façon pour les États-Unis de maintenir leur politique de soutien inconditionnel à l’État sioniste.

Il est évident que l’Europe ne dispose pas des moyens nécessaires pour financer seule une guerre contre la Russie. Mais l’UE se place volontairement dans une posture de soumission stratégique à l’OTAN, obéissant à tous les ordres venant des États-Unis. Il en résulte une aggravation sans précédent de la crise sociale et économique actuelle, se traduisant par l’effondrement collectif des pays européens. Dans le pire des cas, la situation pourrait déborder du cadre économique et entraîner une implication militaire directe de l’Europe dans le conflit, car les bases de l’OTAN dans l’UE sont généralement utilisées pour des attaques en profondeur contre la Fédération de Russie, créant ainsi un casus belli et légitimant toute riposte de la part de Moscou si la patience russe venait à se tarir.

Depuis des décennies, les experts affirment que la Troisième Guerre mondiale entraînerait la fin du monde, une éventualité assurément plausible si l’actuel conflit par procuration entre dans une phase ouverte.

Mais, indépendamment de ce qu’il adviendra du «monde», l’Europe est sans doute déjà à deux doigts d’une fin tragique.

source : Strategic Culture Foundation via Spirit of Free Speech

 

La « démocratie », version Union européenne

 

Source : Réseau Voltaire - par Thierry Meyssan - Le 21/05/2024.

 

L’Union européenne présente l’élection des eurodéputés et celle du président de la Commission comme des manifestations de son caractère démocratique. Pourtant tout ceci n’est qu’un théâtre d’ombres. L’essentiel a déjà été discuté ailleurs, sans que nul n’en entende parler. Cette mise en scène devrait suffire à faire accroire que la pièce, déjà écrite, surgit soudainement de la volonté populaire.

 

 

Le 15 mai 2024, le Premier ministre slovaque, Robert Fico, grièvement blessé, est évacué par ses gardes du corps.

Alors que l’Union européenne s’apprête à se transformer en un État unique, son évolution politique prend un pas autoritaire.

L'ÉLECTION DES EURODÉPUTÉS ET DU PRÉSIDENT DE LA COMMISSION EST DÉJÀ ÉCRITE

 

L’élection des eurodéputés s’annonce délibérément confuse. Il n’existe toujours pas de partis politiques à l’échelle européenne, bien que l’on en parle depuis cinquante ans et qu’on les ait inscrits dans les traités, mais uniquement des coalitions européennes de partis nationaux, ce qui n’est pas du tout la même chose. Ces coalitions présentent chacune un Spitzenkandidat, littéralement une « tête de liste », qui ne sont pas candidats au Parlement et ne figurent sur aucune de leurs listes nationales. Cinq d’entre eux débattrons en eurovision de leur projet pour présider la Commission européenne. Il s’agit de :


Walter Baier, Gauche européenne ;
Sandro Gozi, Renouveler l’Europe maintenant ;
Ursula von der Leyen, Parti populaire européen ;
Terry Reintke, Verts européens ;
Nicolas Schmit, Parti socialiste européen.


Le groupe « Identité et démocratie » n’a pas été invité à ce show. Car les cinq groupes précédents ont une conception particulière de la démocratie. Ils considèrent qu’Identité et démocratie ne joue pas le même jeu qu’eux et donc, refusent de débattre avec lui.

Ce débat n’aura pas lieu en studio, mais dans l’hémicycle du Parlement ; un décor qui en impose. La présidente du Parlement, Roberta Metsola, a profité de ce que les élus sont en campagne électorale pour accorder ce décor aux producteurs, sans prévenir les parlementaires. Beaucoup auraient eu leur mot à dire.

Il aura lieu en langue anglaise. C’est une autre subtilité de l’Union : Chaque État membre a le droit de demander que tous les documents officiels soient traduits dans une langue de son choix. L’Union dispose donc de 23 langues officielles pour 27 États membres, soit 552 combinaisons linguistiques possibles. Mais aucun État n’a demandé que l’anglais soit une des langues de l’Union. Malte, par exemple, qui a fait de l’anglais l’une de ses deux langues officielles, a préféré que ce soit le maltais qui soit utilisé à Bruxelles. Pourtant, l’anglais est devenu, de facto, la 24° langue de l’Union et la seule commune à tous. Cela n’a évidemment aucun rapport avec le fait que l’UE soit, non pas un projet européen, mais un projet anglo-saxon.

Au demeurant, cet étrange débat importe peu puisque chacun sait que le président de la Commission sera probablement choisi en dehors de ce cénacle : ce devrait être le banquier Mario Draghi [1]. Ce n’est pas impossible puisqu’en 2019, Ursula von der Leyen n’a pas participé à ce débat et est pourtant devenue présidente de la Commission.

Comprenez bien : certes Mario Draghi a 76 ans, mais c’est l’ancien gouverneur de la Banque centrale européenne. Dans cette fonction, il a tout fait pour que l’euro devienne irréversible. Il est parvenu, « Whatever it takes » (en anglais dans le texte), à le sauver de la crise de la dette souveraine des années 2010. Il n’a résolu aucun problème et a aggravé le gouffre qui sépare les économies des États-membres. D’un point de vue des États-membres, c’est donc un incapable, mais pas de celui des banquiers d’affaire ; une caste qui a toujours été la sienne (il fut le numéro 2 de Goldman Sachs pour l’Europe).

La confirmation de l’enquête belge (Bruxelles), allemande (Mönchengladbach) et européenne pour corruption visant Ursula von der Leyen ne laisse plus la place au doute [2]. Il devient urgent pour les Institutions de se débarrasser d’elle. De même, les parlementaires pris la main dans le sac ont été discrètement mis sur la touche, dont la vice-présidente Eva Kaili. Il faut donner l’impression que l’administration de l’Union est honnête et qu’elle est au service des « citoyens » (sic) ; impression, car dans la réalité, il n’y a ni peuple européen, ni citoyens, comme l’atteste l’absence de partis européens.

LES CHOIX DE L’UE SONT DÉJÀ FAITS

 

L’Union, qui est une structure politique allant bien au-delà du « marché commun » initial, doit faire face à plusieurs défis extérieurs :
 Elle a signé plusieurs accords de libre-échange avec des États ou des blocs qui ne respectent pas ses règles internes. L’équilibre de la concurrence, qui était établi via un système complexe de subventions, n’est donc plus assuré, vu qu’il n’existe aucun système financier comparable à l’échelle globale [3].
 À défaut de lier le fait de commercer avec un tiers à son respect des règles internes de l’Union, elle l’a lié à son respect des Droits de l’homme. Or deux de ses partenaires commerciaux posent de très graves problèmes, sans que l’UE réagisse.


Israël ne respecte aucune des résolutions des Nations unies le concernant depuis 76 ans. En outre, il vient de débuter un nettoyage ethnique de la Palestine, massacrant environ 50 000 civils et en blessant environ 100 000 autres.
L’Ukraine, dont la constitution est explicitement raciste, a opéré deux coups d’État successifs (2004 et 2014). Elle a depuis élu son président, mais le mandat de celui-ci prend fin aujourd’hui, 21 mai 2024. Aucune élection n’a été convoquée et onze partis politiques d’opposition ont été interdits.

Au cours des dernières semaines, l’UE n’a pas avancé d’un iota face aux accords de libre-échange qu’elle a signé en violation de ses règles internes. À ses yeux, il suffit d’attendre pour que le problème disparaisse : d’ici quelques années, les secteurs agricoles touchés auront disparus.

Par contre, elle a annoncé soutenir une solution pour la Palestine, mais poursuit par ailleurs son aide au régime non-démocratique de Volodymyr Zelensky.


• Sur le premier point, l’UE semble impatiente de reconnaître la Palestine comme membre de plein droit aux Nations unies. Elle précise qu’elle ne soutient pas le plan de l’envoyé spécial de l’Onu, le comte Folke Bernadotte (assassiné en 1949), mais qu’elle se réfère au plan de la Commission coloniale présidée par William Peel : il devrait y avoir deux États distincts et surtout pas un État binational où les juifs et les arabes seraient égaux en droit.


• Concernant l’Ukraine, l’UE persiste à ignorer les accords de Minsk, avalisés par la résolution 2202 du Conseil de sécurité de l’Onu, et la responsabilité de protéger qui en découle. Aussi, non seulement ne félicite-t-elle pas la Russie pour avoir mis fin au massacre des russophones du Donbass, mais elle persiste à l’accuser d’avoir envahi son voisin.

En matière de Défense et de Politique étrangère, les positions de l’UE sont exactement celles du G7, auquel elle participe. Il n’y a aucun cas où elle en diffère, ou même simplement où elle émette une nuance. L’UE se dote donc actuellement d’une industrie de fabrication d’armes et coordonne chaque pays de sorte qu’elle approvisionne en continu le gouvernement de Kiev. Jusqu’en 2022 (opération spéciale de l’armée russe en Ukraine), l’UE ne se mêlait pas des questions de Défense. En effet, les Traités européens stipulent que ce n’est pas de son ressort. La Défense du territoire de l’Union ne dépend pas de ses États-membres, mais de l’Otan, qu’ils en soient membres ou pas.

Cependant, de manière permanente, l’Alliance atlantique définissait des normes d’inter-opérabilités entre ses membres qu’elle transmettait à la Commission européenne, laquelle les faisait adopter par le Parlement. Elles étaient alors retranscrites en droit national par chacun des 27 États-membres. Ces normes allaient de la composition du chocolat (il y a une barre de chocolat dans la ration des soldats de l’Alliance) à la largeur des grands axes de circulation (afin de pouvoir les emprunter avec des chars états-uniens).

La Commission n’a pas eu de difficulté à s’emparer des questions d’armement. Elle l’avait déjà fait pour les médicaments durant l’épidémie de Covid. Notez bien que la généralisation de ces médicaments n’a pas fait la preuve de son utilité face à la Covid-19. Là n’est pas le problème. Il ne s’agissait pas d’une épidémie dévastatrice, mais d’un prétexte à un exercice de mobilisation dans lequel chaque puissance a montré ce qu’elle pouvait obtenir. De ce point de vue, la Commission a prouvé qu’elle pouvait s’emparer d’un thème qui n’était pas de son ressort et qu’elle pouvait même conclure des contrats gigantesques au nom de ses membres sans leur dévoiler le secret de ses négociations.

Lorsque l’UE sera devenue un État unique, la Commission devrait faire preuve de la même habileté et plus encore, puisque son action ne sera plus entravée par les 27 États-membres. Ils auront disparu. Après cette fusion, le banquier Mario Draghi devrait réaliser des « économies d’échelle ». Par exemple : il est inutile de gaspiller en ambassades pour chaque État-membre, un seul réseau suffit pour l’État-unique. Tant qu’à faire, les privilèges des uns seront mis au service de tous. Par exemple, le siège permanent des Français au Conseil de sécurité des Nations unies reviendra à l’Union. Ou encore, la Bombe atomique française sera remise à la Défense de l’Union. Les États neutres, tel que l’Autriche, auront de toute manière disparus.

Ce qui est vrai en matière politique l’est aussi en matière économique. Mario Draghi préconise depuis longtemps déjà une réorganisation de l’économie de l’UE selon le modèle soviétique : à chaque région sa spécificité. C’est d’ailleurs en misant sur cette évolution que l’UE a conclu les accords de libre-échange auquel je faisais référence au début de cet article. Si l’élevage restera une particularité de la Pologne, les Pays-Bas ont pris de l’avance en mettant au chômage autoritairement leurs paysans et la France ne devra plus tarder à consacrer ses talents à d’autres tâches.

L’ÉLIMINATION DES OBSTACLES

 

Le véritable obstacle à la création d’un État-unique ne peut venir que des États-membres refusant de disparaître. Il réside dans le Conseil des chefs d’États et de gouvernements.

Deux points de vue diamétralement opposés et inconciliable se font face. Les deux extrêmes étant dans l’ancienne Tchécoslovaquie : la Tchéquie est gouvernée depuis un peu plus d’un an par le général Petr Pavel, ancien président du Comité militaire de l’Otan. Son programme est celui du G7 (affirmation d’un monde régi par des règles [4], endiguement de la Russie, soutien aux nationalistes intégraux ukrainiens, préparation de l’affrontement avec la Chine). Au contraire, la Slovaquie est gouvernée depuis six mois par Robert Fico. L’alliance sur laquelle il s’appuie comprend certes quelques nostalgiques du père Jozef Tiso qui établit, sous la protection des nazis, un régime national-catholique durant la Seconde Guerre mondiale. Plus sérieusement, elle est fondée sur les partisans de l’indépendance vis-à-vis de l’URSS qui ne se reconnaissait pas dans la figure de Václav Havel, l’agent de la CIA qui prit le pouvoir à l’occasion d’une révolution colorée, la « révolution de velours ». Ancien communiste, Robert Fico distingue la Russie de l’URSS. Il défend un monde organisé autour du Droit international (et non pas des « règles » du G7). Il a pris position pour la résolution 2202 du Conseil de sécurité et par conséquent a approuvé l’intervention de la Russie en Ukraine. Il est le seul et unique dirigeant de l’Union a avoir tenu cette position (la Hongrie de Viktor Orbán évite d’aborder ce sujet).

Il y a quelques jours, le problème a été réglé : Le 15 mai 2024 un individu a tiré cinq coups de feu à bout portant sur lui. Robert Fico a immédiatement été évacué (photo). Il a déjà été opéré deux fois et ses jours ne sont plus en danger. Le débat qu’il animait au sein du Conseil est interrompu. Il ne devrait pas reprendre.

L’Histoire de l’UE est déjà écrite. Ce qui est merveilleux avec ce projet, c’est qu’au fur et à mesure qu’il s’accomplit, on découvre pourquoi Bruxelles a imposé des règles et des faits qui n’avaient aucun sens lorsqu’ils ont été arrêtés, mais en prennent un désormais.

Le grotesque débat des Spitzenkandidaten, en anglais et dans un décor grandiose, mais sans enjeu, aura joué son rôle : Occuper les foules pendant que les gens qui comptent décident de leur avenir dans l’ombre. Ceux qui s’opposent au projet d’État unique seront éliminés.

 

Europe : Les soldats et les jeunes fuient les armées

Source : RzO international - Le 27/03/2024.

 

par Pierre Duval

Les populations issues de l’immigration ne sont pas intéressées par l’uniforme militaire pour mener les guerres de l’Occident, ni les autres jeunes de ces pays. La plupart des migrants soutiennent la Russie. Les appels lancés par les dirigeants de l’OTAN pour recruter des soldats dans une croisade contre la Russie sont boudés par les recrues qui ont commencé à fuir. 

L’armée française est face à des départs volontaires et à un manque de recrutement. Le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, a dévoilé son plan pour mettre fin à l’augmentation des départs dans l’armée française. «Il ne s’agit plus tant de recruter de nouveaux soldats que de persuader les troupes existantes de ne pas démissionner», stipule Politico. «Ces conversations existent désormais dans toutes les capitales, dans toutes les démocraties qui disposent d’armées professionnelles sans conscription», souligne le média anglophone. Les armées occidentales ne peuvent plus recruter et manque de soldats.
 
Même l’Allemagne est touchée. Un récent rapport annuel soumis au Parlement allemand a montré qu’en 2023, quelque 1537 soldats ont quitté la Bundeswehr, la réduisant à 181 514 effectifs. Les Européens ne veulent pas mourir pour une guerre voulue par leurs élites. Cela traduit la résistance des populations en Europe contre la guerre de l’UE contre la Russie. 

En France, selon les données officielles, les militaires restent en moyenne dans les forces armées pendant un an, moins qu’avant le déclenchement du conflit militaire en Ukraine. Au Royaume-Uni, la pénurie annuelle de personnel est de 1100 hommes, soit l’équivalent de deux bataillons d’infanterie. Le gouvernement britannique a signé un contrat de recrutement avec une entreprise privée Capita, mais cela n’a pas abouti. 

«Le problème n’est pas en cours de recrutement, mais dans la rétention des soldats, nous devons également préserver leurs familles», a annoncé lors d’une conférence à Paris, la chef des opérations navales de l’US Navy, l’amiral Lisa Franchetti. Il ressort de ses paroles que les épouses de l’armée ont commencé à demander le divorce plus souvent. 

«Former, aguerrir, garder les bonnes personnes une fois qu’elles ont été recrutées, est devenu le grand corollaire d’une armée de métier, sans conscription», a souligné le ministre lors d’un séminaire avec les responsables de tous les services. En 2023, l’armée française a fini avec 3000 postes non pourvus. 

Le plan français prévoit une aide au personnel militaire pour trouver un logement, l’accès aux soins de santé et les services de garde d’enfants. Les couples mariés dans lesquels le mari et la femme travaillent au sein du ministère des Armées, même si l’un d’entre eux est un civil, pourront changer de position, c’est-à-dire par consentement mutuel. 

L’une des principales mesures du plan français vise à accroître l’attractivité du service militaire est d’augmenter les pensions et les salaires. «Mais le problème est que les conditions d’emploi ne sont tout simplement pas si attractives, avec des heures supplémentaires chroniques, des absences de plusieurs mois du domicile et des périodes de récupération manquées», pointe Politico. 

Le nouveau gouvernement polonais a récemment annoncé une augmentation de 20% des salaires militaires, cherchant à maintenir au moins le niveau actuel des troupes. Le salaire mensuel minimum du soldat passera de 1150 euros à 1394 euros. 

D’ici la fin de l’année, le nombre de l’armée polonaise devrait passer à 220 000 personnes. C’est ce qui est rapporté par Do Rzeczy en référence à la déclaration du ministre polonais de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz. Ainsi, l’objectif est de porter le nombre de l’armée polonaise à 300 000 personnes. Mais, même l’augmentation de salaire ne motive pas le Polonais moyen à verser son sang sur les champs d’Ukraine. 

En Allemagne, le gouvernement Scholz veut porter le nombre de ses forces armées à 203 000 soldats au début des années 2030, mais le recrutement augmente très lentement, avertit Politico. Eva Högl, Commissaire militaire du Bundestag, a déclaré qu’il était nécessaire de rétablir la conscription au service militaire, et qu’il est préférable d’attirer davantage de femmes dans l’armée. La législation de l’année dernière vise à rendre les conditions militaires plus attrayantes pour les femmes, notamment en ce qui concerne l’augmentation du soutien aux enfants.

Au Danemark, la population est tellement motivée pour servir dans l’armée que le gouvernement a décidé d’étendre le service militaire obligatoire aux femmes et d’augmenter son service de 4 à 11 mois. 

Le Royaume-Uni a également admis récemment qu’elle éprouvait des difficultés à trouver des recrues. Le UK Defense Journal fait savoir que l’armée britannique n’a pas atteint ses objectifs de recrutement chaque année depuis 2010. Selon une récente enquête YouGov, 38% des Britanniques de moins de 40 ans disent qu’ils refuseront de servir dans les forces armées en cas de nouvelle guerre mondiale, et 30% disent qu’ils ne serviront pas, même si leur pays est menacé d’une invasion imminente. 

«Le problème est commun à tous les pays européens, y compris la France, l’Italie et l’Espagne», a déclaré à Euronews Vincenzo Bove, professeur de sciences politiques à l’Université de Warwick au Royaume-Uni. «Je ne pense pas qu’un seul pays soit épargné par cette situation». Selon l’expert, ces difficultés pour recruter du personnel ont commencé, il y a dix ans au Royaume-Uni et vingt-ans aux États-Unis. Selon Vincenzo Bove, la distance idéologique entre la société dans son ensemble et les forces armées s’est creusée ces dernières années. 

L’expert a mentionné de récents sondages qui montrent que la jeunesse de l’Union européenne est massivement contre les guerres, contre l’augmentation des dépenses militaires et contre les opérations militaires à l’étranger. Ils sont aussi plus individualistes et moins patriotiques qu’il y a dix ans. Et, la population en Europe vieillit et diminue. Les armées de l’OTAN ont également diminué pour s’adapter à ces changements : les armées britanniques, italiennes et françaises sont désormais près de la moitié de ce qu’elles étaient il y a 10 ou 20 ans. 

Les plans des élites en Europe visant à briser la Russie militairement se heurtent à leur impossibilité de pouvoir reconstruire leurs armées.

source : Observateur Continental

 

Les démocrates de l’UE sur la démocratie en Russie

Source : RzO international - Le 17/03/2024.

 

par Oriental Review

«Je voudrais féliciter Vladimir Poutine pour sa victoire écrasante aux élections qui commencent aujourd’hui», a déclaré hier Charles Michel, le chef du Conseil européen. Il aurait pu s’arrêter là, cela aurait eu l’air plutôt digne. L’un des hauts représentants de l’union supranationale de la quasi-totalité de l’Europe fait un geste noble d’éthique politique à l’égard de l’une des figures les plus influentes de la politique mondiale contemporaine. Mais non, c’est le sort des grands. Pour les pygmées politiques comme Michel, il y a un autre rôle. Le rôle d’un chien qui aboie sur la caravane.

Dans sa déclaration, Michel a rappelé le proverbe selon lequel il n’y aurait «Pas d’opposition. Pas de liberté. Pas de choix» dans les élections russes. Bien sûr, il sait mieux que quiconque, puisqu’il a été choisi par le club des chefs d’État et de gouvernement, c’est-à-dire pas par les résidents des États européens. Ainsi, si quelqu’un s’interroge sur la base juridique, l’esprit et la légitimité des élections en Russie, il est nécessaire de comprendre leurs traditions historiques et les spécificités liées à la géographie et à la géopolitique du pays.

Comme il a été dit récemment dans un dialogue très important, nous ne sommes pas dans un talk-show ici, nous sommes engagés dans une conversation sérieuse.

Tout d’abord, même à l’époque de l’ancienne Rus, il existait une tradition d’élection des dirigeants. Avant même la formation de la Russie kiévienne, les tribus russes invitaient les Varangiens à gouverner. La pratique consistant à inviter un prince à l’assemblée populaire existait également dans les anciennes villes de Novgorod et de Pskov.

Plus tard, en Russie, les tsars ont également été élus. Le premier tsar russe, selon le titre officiel, Ivan Vassilievitch le Terrible, quitterait Moscou pour Alexandrov et y attendrait que le peuple vienne lui demander de revenir dans le royaume.

Plus tard, ce n’est qu’en réponse aux demandes des sujets potentiels que Boris Godounov et Mikhaïl Romanov sont montés sur le trône. Même la véritable intronisation de Pierre le Grand s’est déroulée dans des conditions qui rappellent une campagne électorale – dans une lutte concurrentielle active avec la souveraine en place, la tsaréva Sophia Alekseyevna.

Le phénomène de la monarchie élective a joué son rôle même après la révolution de 1905. L’une des raisons de l’arrêt de la transition vers une monarchie constitutionnelle était précisément la contradiction entre le pouvoir suprême de l’empereur et le pouvoir exécutif suprême du chef du gouvernement.

Deuxièmement, historiquement, en Russie, le statut de chef d’État a toujours imposé à l’élu des obligations absolument particulières en matière de communication avec les sujets.

Même à l’époque de la Russie kiévienne, les princes de la dynastie des Ruriks entretenaient des relations très particulières avec le peuple. Même dans les cas où les mécanismes de la démocratie vétérotestamentaire ne fonctionnaient pas, les princes ne restaient pas dans les villes où ils n’étaient pas acceptés. Ils partaient sans attendre la rébellion.

En fin de compte, le chef de l’État russe se sent davantage obligé d’écouter l’opinion du peuple. Il est plus qu’un simple fonctionnaire démocratiquement élu. C’est particulièrement évident aujourd’hui.

D’une manière générale, la démocratie russe n’est pas un phénomène très rationnel. Si les fondements initiaux d’une telle structure d’État en Russie sont compréhensibles, la nature ultérieure des relations entre le chef de l’État et le peuple semble quelque peu mystique.

La démocratie occidentale est plus rationnelle et raisonnée. Elle repose sur la procédure.

Malheureusement, le simple respect de la procédure démocratique n’est pas toujours synonyme de démocratie au sens propre. Hitler, par exemple, est arrivé au pouvoir en suivant la procédure démocratique. Mais pas par le biais d’élections. Il a perdu les élections mais a été nommé chancelier par le président du Reich, Paul von Hindenburg, en échange de l’arrêt de la campagne accusant la famille du président de corruption.

Le respect de la procédure n’empêche pas les hommes politiques démocratiquement élus de mépriser ouvertement les intérêts et les demandes de leurs électeurs dans le monde entier.

Les électeurs ukrainiens, par exemple, votent depuis trois décennies en faveur d’un rapprochement avec la Russie, mais tous les présidents sans exception les ont conduits vers l’Occident. Et ce n’est pas parce que la démocratie ukrainienne est en quelque sorte défectueuse. Au contraire, lorsque l’Ukraine a essayé de suivre la procédure, l’Occident l’a désapprouvée, mais lorsque l’Ukraine a jeté la procédure à l’eau, l’Occident l’a applaudie avec enthousiasme. Ce fut le cas en 2004 lorsque Viktor Iouchtchenko a été élu président au troisième tour, ce qui n’était pas prévu par la législation. Ce fut le cas en 2014, lorsque l’Occident a tout simplement organisé et financé un coup d’État, amenant des néonazis au pouvoir à Kiev. C’est le cas aujourd’hui – parce que le refus de Zelensky d’organiser des élections le rend absolument illégitime.

Aujourd’hui, les Britanniques ne cessent d’exiger que le gouvernement se concentre davantage sur leurs affaires que sur l’aide militaire à l’Ukraine. Mais chaque nouveau Premier ministre commence par jurer de ne penser qu’à l’Ukraine jour et nuit, sans jamais penser aux Britanniques.

Quelle conclusion peut-on en tirer ?

La Russie est sans aucun doute un pays démocratique. D’ailleurs, à l’heure actuelle, en termes de démocratie, elle dépasse de loin les pays occidentaux, dont les élites semblent irrémédiablement détachées de leurs peuples et du bon sens. Oui, cette démocratie est différente, elle n’est pas conforme aux manuels occidentaux. Mais demandez aux gens dans la rue ce qui les intéresse le plus, le design ou la substance. La réponse est évidente.

Dans n’importe quel pays européen, surtout aujourd’hui, on peut se demander s’il vaut mieux que le président actuel remporte à nouveau les élections et reçoive un mandat pour gouverner à nouveau le pays, ou qu’il élise une autre personnalité temporaire qui ne se sent pas responsable du pays et qui n’a pas les ressources politiques nécessaires pour mettre en œuvre son propre programme. La question semble à nouveau rhétorique. Les actions réelles et la reconnaissance authentique des personnes parlent d’elles-mêmes mieux que n’importe quel mot sur les médias sociaux.

source : Oriental Review

 

Vers une Europe totalitaire ?

par CovidHub

La nouvelle loi sur les réquisitions et l’imposition de l’uniforme à l’école s’intègre dans un projet de construction d’une UE toute-puissante et totalitaire, selon l’avocate Virginie de Araujo-Recchia et la psychologue Ariane Bilheran.

Elles y voient une continuité de l’idéologie nazie, où les populations vivront dans une terreur permanente.

Bien que leur analyse puisse sembler exagérée, elles étayent leur propos d’indices concordants et de parallèles avec le passé plutôt inquiétants.

Pour elles, seules une prise de conscience générale et une résistance pacifique, telles qu’elles ont pu être observées lors des sittings contre la guerre du Vietnam, pourront nous sortir de cette dynamique.

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Transcription résumée et adaptée d’un entretien d’Ariane Bilheran et Me Virginie de Araujo-Recchia par le média Tocsin

Me Virginie de Araujo-Recchia, avocate au barreau de Paris et Ariane Bilheran, philosophe, psychologue clinicienne, docteure en psychopathologie, ont été reçues le 28 février dernier par la journaliste Clémence Houdiakova dans son émission La Matinale de Tocsin Média. Elles y décryptent les tenants et aboutissants de la nouvelle loi de programmation militaire, passée relativement inaperçue en France et qui, selon les invitées, serait particulièrement importante pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Des propos va-t-en guerre de nombreuses personnalités, de la création d’une menace, d’une paranoïa, en passant par l’éducation sexuelle dès 2 ans, tout est lié pour créer une société totalitaire, selon les intervenantes.

Le général Macron

En introduction, la journaliste rappelle que cette loi est à mettre en perspective avec les prises de parole récentes d’Emmanuel Macron annonçant qu’il pourrait envoyer des hommes sur le front ukrainien :

«Sur la première question, tout a été évoqué ce soir de manière très libre et directe. Il n’y a pas de consensus aujourd’hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu. Nous ferons tout ce qu’il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre.

Je le dis ici avec à la fois détermination, mais aussi avec l’humilité collective que nous devons avoir quand on regarde les deux années qui viennent de s’écouler. Beaucoup de gens qui disent jamais aujourd’hui étaient les mêmes qui disaient jamais des tanks, jamais des avions, jamais des missiles à longue portée, jamais ceci».1

Les marques du totalitarisme

Pour Ariane Bilheran, ce discours d’Emmanuel Macron revêt un «caractère inédit sur le plan juridique dans l’histoire».

Selon elle, on y retrouve également des caractéristiques du problème totalitaire classique, dont une novlangue, notamment avec l’emploi du mot résilience en lien avec la guerre.

Clémence Houdiakova rappelle que «Bernard Kouchner a expliqué qu’il était favorable à l’envoi de troupes françaises sur le sol ukrainien. En précisant que ce n’est pas facile à dire et que ça va coûter des sacrifices». Pour elle, il s’agit également d’un signe de la volonté de faire entrer la population dans la résilience, avec un vocabulaire précis.

Selon Ariane Bilheran, le texte de cette loi militaire prévoit une sorte de situation de guerre totale et permanente sur «simple caprice du prince».

À la moindre perception de «menace potentielle», le chef d’État pourrait déclencher n’importe quel type d’opération, dont lever une armée et déclencher une guerre. Or le terme «menace» n’est pas défini.

On sait que les systèmes totalitaires fonctionnent à l’état d’exception ou à l’état d’urgence. Le régime nazi fut un état d’exception qui a duré dix ans.

Dans ce discours, il y a un terme qu’il faut absolument entendre dans la novlangue totalitaire : le terme «dynamique». Ce terme «dynamique» vient du grec et signifie le mouvement. Donc la guerre dynamique, c’est la guerre permanente, sous état de menace permanente, avec de fortes implications au niveau juridique.

La journaliste conclut ainsi cette première intervention d’Ariane Bilheran :

«Cet état de menace permanent reste flou, avec une menace qui n’arrive jamais. Comme dans le roman «Le Désert des Tartares». Une attente qui peut créer des «hallucinations»».

Un nouveau mécanisme de réquisition à l’initiative du président

Me Virginie de Araujo-Recchia explique ensuite que l’article 47 de la loi du 1er août 2023 sur la loi de programmation militaire est un remaniement du régime juridique des réquisitions.

Il décrit les mécanismes dont dispose l’État pour obtenir, à défaut de tout autre moyen à sa disposition, la fourniture d’un bien ou l’exécution d’une prestation de service par une personne physique ou morale, lorsque celles-ci ne peuvent être obtenues au moyen d’une négociation amiable ni par voie contractuelle.

Historiquement, le régime juridique de réquisition existe depuis 1877. Il a été étendu à la réquisition de personnes à partir de 1959.

Or, l’avis du Conseil d’État rendu en mars 2023 sur la base du projet de loi est bien clair : un nouveau mécanisme a été ajouté. Il s’agit des réquisitions à l’initiative du président de la République.

Ce nouveau cas concerne les «menaces» de nature à justifier la mise en œuvre des engagements internationaux de l’État en matière de défense. Ce qui est problématique selon l’avocate, c’est que cette menace n’a pas besoin d’être immédiate et réelle, il suffit qu’elle soit seulement «prévisible», selon la lecture de la situation faite par le chef d’État.

Lors de la crise sanitaire, le principe de proportionnalité n’a pas été respecté, ni les critères pour mettre en place l’état d’urgence. Le Conseil d’État a avoué dans un rapport en 2021 sur l’état d’urgence, sur la crise, qu’il est très difficile pour eux de jouer leur rôle de contrôle et d’avoir une influence dans un cadre politique, lorsqu’on est dans le cadre de déclarations faites par le président de la République.

Prison et amendes salées en cas de refus d’obtempérer

De lourdes sanctions ont été introduites par le gouvernement de Mme Borne en lien avec ces nouveaux mécanismes de réquisition, alors qu’en général, le code de la défense n’est pas modifié.

Le simple fait de refuser de déférer à une demande de recensement des personnes, des biens et des services ou qu’on refuse de répondre à une convocation pour des essais ou des exercices, c’est potentiellement un an de prison et 15 000 € d’amende.

Et si on refuse d’être réquisitionné, si on refuse d’aller au front, c’est cinq ans de prison et 500 000 € d’amende. C’est loin d’être anodin selon l’avocate.

Le patrimoine des Français, leur vie et aussi les entreprises sont donc à la merci de réquisitions en cas de menace actuelle ou prévisible à la seule initiative du président de la République, sans véritable garde-fous puisque que cette loi est largement passée au parlement.

«La pire loi de la cinquième République»

Pour Virginie de Araujo-Recchia, il s’agit de la «pire loi qui existe sous la cinquième République», parce qu’elle concrétise «l’emprise du régime totalitaire sur les corps et sur les biens».

La question du réarmement et de «régénération» de la France est également un sujet récurrent dans les propos d’Emmanuel Macron et de Gabriel Attal.

L’avocate évoque aussi la généralisation de l’uniforme à l’école en 2026, qui entre selon elle dans ce projet de résilience à une menace militaire permanente. L’uniforme est pour elle assurément «un début d’embrigadement des enfants».

Plusieurs rapports parlementaires parlent du fait que «les Français sont trop confortables et qu’il faudrait prendre l’exemple sur les Ukrainiens». On parle également de mettre à disposition des casernes pour les civils pour qu’ils puissent s’entraîner.

De 14 à 74 ans, hommes et femmes, en France et à l’étranger

Ces mesures de réquisition concernent les 14 à 74 ans et n’excluent pas les femmes enceintes ni les personnes handicapées, explique Virginie de Araujo-Recchia :

«Les femmes sont invitées fortement à rejoindre l’armée. Ce qui est inédit, c’est que la quasi intégralité de la population peut être envoyée au front sur la base de ses capacités physiques ou psychologiques. C’est également indiqué dans les rapports, ce qui est extrêmement grave».

Les personnes de nationalité française qui résident à l’étranger sont aussi concernées et peuvent être privées de 500 000 € de leur patrimoine en France.

L’UE engloutit-elle la souveraineté de ses États-membres ?

Ceci s’inscrit selon l’avocate dans un projet de faire de l’Europe un seul État, comme l’a souhaité publiquement M. Draghi ou encore Mme Borne avec son affirmation «la patrie, c’est l’Europe».

En parallèle, et la loi en question l’évoque, des accords internationaux sont mis en place entre l’OTAN et l’Union européenne ou comme cet accord de coopération en matière de sécurité entre la France et l’Ukraine signé par Macron. À chacun de ces accords, le risque d’être entraîné dans la guerre augmente. Et on comprend bien que les frontières à protéger ne sont plus celles de la France mais bien les frontières de l’Europe.

De plus, les traités de l’Union européenne sont actuellement dans un processus de réforme où il est question de transférer à la Commission européenne la gestion de la politique étrangère, de la défense, la santé et de l’éducation, y compris l’éducation sexuelle.

Heureusement, certains États de l’Union européenne s’y opposent mais le Parlement français lui a accepté ce transfert de compétences et donc de souveraineté.

C’est extrêmement dangereux selon Virginie de Araujo-Recchia car des décisions très importantes seraient prises par des gens qui ne sont pas élus. De plus, les décisions ne seraient plus prises à l’unanimité au sein du Conseil de l’Union européenne, mais à la majorité.

Le spectre des réquisitions n’est pas clair

L’avocate ajoute que dans les rapports, on peut lire que la «défense» n’est pas uniquement militaire mais englobe entre autres l’écologie, la cybernétique et la désinformation :

«Jusqu’où irons nous dans les réquisitions si on nous dit que pour pouvoir reloger ceux qui ont souffert de catastrophes écologiques, eh bien il faudra que vous concédiez une partie de votre domicile ? On ne sait pas».

Vers un totalitarisme total ?

Avant de redonner la parole à Ariane Bilheran, Clémence Houdiakova précise que les deux intervenants invités la veille pour analyser les déclarations de Macron sur l’Ukraine expliquaient que «c’était peut-être aussi une façon de faire diversion sur ses difficultés en France et donc dans cette diversion aussi, animer un ennemi qu’on connaît» :

On connaît bien la méthode. Un ennemi extérieur permettrait aussi d’éliminer les ennemis intérieurs.

Pour Ariane Bilheran, «c’est simplement une question chronologique» :

«Les opposants vont être éliminés pour pouvoir ensuite avoir les mains libres pour des projets guerriers».

La Docteur en psychopathologie abonde dans le sens de Me de Araujo-Recchia concernant cette loi : pour elle aussi, il s’agit bien d’un document fourre-tout, «qui mélange des questions de démographie, de santé, de climat et de tout un tas de choses qui, à priori, ne menacent pas directement la sécurité nationale».

Le but serait de transformer le dicton traditionnel «si tu veux la paix, prépare la guerre» en «si tu veux la paix, fais la guerre permanente».

Cet état d’esprit est tout-à-fait en lien avec le système totalitaire, ajoute-t-elle, se targuant d’avoir prédit ce qui se passe en 2020 déjà :

«En 2020, je vous ai expliqué que toute cette affaire nous mènera à la guerre. Tous les systèmes totalitaires finissent en guerre parce lorsqu’une psychose paranoïaque est déclenchée, elle entraîne vers une destruction totale, qui sert notamment à couvrir les crimes des gouvernants».

Elle fait directement référence aux questions de la crise Covid et aux graves questions en suspens. Pour Ariane Bilheran, il s’agit d’une fuite en avant par la domination totale pour éviter de devoir répondre à la population.

«Le citoyen est devenu un ennemi de cet état et il est devenu un ennemi de ce système. Et comme tout système totalitaire, il est requis qu’il se sacrifie complètement à une idéologie qui est une idéologie de destruction et de domination totale». (Ariane Bilheran)

De plus, rappelle-t-elle, l’ambition totalitaire inclut une expansion géographique :

«Le projet européen aujourd’hui est de cette nature, c’est-à-dire qu’on va faire la guerre un peu partout pour pouvoir promouvoir une idéologie, avec l’ambition de la déployer au niveau mondial».

La standardisation sexuelle des enfants aussi est de nature totalitaire

Ariane Bilheran revient ensuite sur ses recherches depuis 2017 sur la standardisation sexuelle des enfants par l’OMS :

«Seuls deux autres régimes politiques dans l’Histoire ont mis en place une éducation sexuelle de cet ordre : le régime nazi, à partir de 1935 – un ouvrage de Hans Peter Bleuel qui s’intitule «Sex and Society in Native Germany» évoque cette affaire – et puis aussi la Sparte antique, partant de la nécessité de traumatiser sexuellement les enfants pour créer des guerriers».

Pour la psychologue, on fait donc face à un endoctrinement barbare, de nature traumatique, qui se retrouve dans les témoignages absolument effroyables d’enfants ayant assisté à ces séances.2

«Le totalitarisme prolifère sur notre paresse à ne pas lire ces textes où tout est absolument écrit».

En France, l’éducation sexuelle commence à l’âge de deux ans en maternelle, avec un dialogue avec l’enfant. «Mais quel enfant de deux ans est capable de parler de sexualité ?» se demande la psychologue.

«Puis à l’école primaire, un nombre épouvantable de sanctions sont prévues si votre enfant ne participe pas», poursuit-elle.

Clémence Houdiakova cite un témoignage d’une grand-mère qui a constaté en venant le récupérer à l’école maternelle que son petit-fils était très perturbé :

«Son petit-fils lui a dit qu’à l’école, il avait fait un moulage en classe d’un zizi de fille avec le «clito truc»».

Me de Araujo-Recchia constate que l’enfant est une cible du régime, spécialement depuis le second mandat d’Emmanuel Macron.

«Les réformes à l’OMS font partie de ce même projet»

Pour l’avocate parisienne, le traité pandémique et le concept d’UNE Santé (ONE Health) de l’OMS relèvent aussi du «délire mondialiste totalitariste».

Le but recherché est de centraliser les prises de décisions en matière de santé au niveau de l’OMS et au niveau de l’Union européenne, brisant ce qui était alors de la compétence uniquement des États jusqu’à aujourd’hui, impliquant donc une absorption de souveraineté au niveau régional et des États par le biais de ces traités.

Semer la peur pour faire oublier le contrôle social

D’autres pays conditionnent leur population à cet état de peur permanente, poursuit l’avocate :

«On a vu un général au Royaume-Uni indiquer à la population qu’il fallait qu’elle se prépare ou en Allemagne de la même façon, en Suède ils en sont déjà à prévoir les tentes et les lampes torches et ils sont en panique.

Ces éléments alimenteraient une peur afin de faire oublier le contrôle social qui est en train d’être mis en place par l’identité numérique et la monnaie numérique».

De plus, relève la femme de loi, les fonds publics sont «siphonnés» pour être envoyés en Ukraine où ils sont gérés par BlackRock.3

Macron aurait bafoué la Constitution

L’avocate cite le sénateur Alain Houpert qui s’est demandé au Conseil d’État sur quelles bases Emmanuel Macron a-t-il pu signer seul un accord de coopération sécuritaire avec l’Ukraine pour 3 milliards d’euros, alors que la Constitution française prévoit dans son article 53 que dans un tel cas de figure, les représentants du peuple soient appelés à se prononcer ?

L’élu a soulevé un autre point très intéressant : l’article 20 du Pacte international des droits civils et politiques impose une «interdiction de toute propagande en faveur de la guerre», poursuit-elle.

Ils sont dans l’illégalité à tous les points de vue, que ce soit au niveau national par rapport à toutes les lois de protection de la dignité humaine, du droit à la vie, en matière de liberté d’expression ou liberté d’opinion. Me de Araujo-Recchia

Vers un communisme bolchévique teinté de nazisme ?

Dans un entretien de campagne donné au Parisien en 2017, il avait affirmé être «maoïste». Me de Araujo-Recchia rappelle que le régime sous Mao, c’était près de 100 millions de morts.

Elle estime qu’on n’a pas affaire à une forme de fascisme, «mais bien à du nazisme et du communisme bolchévique, où il n’y a aucun problème à sacrifier des gens».

Un psychiatre avait analysé la personnalité de notre président et avait conclu qu’il n’y a pas de morale chez lui et donc qu’il pourra envoyer les gens au sacrifice sans problème. Me de Araujo-Recchia

«Il faut considérer les intérêts des puissants»

Pour Ariane Bilheran, «il faut considérer le gouvernement français comme un PDG ou un DRH d’une entreprise, mais dont les actionnaires sont derrière et décident».

Elle pense à une grande partie de «cette dite élite mondiale, donc on a effectivement des figures connues comme Bill Gates qui s’occupe de la santé ou encore la figure de Rockefeller qui injecte des fonds un peu partout».

Du point de vue décisionnaire, poursuit-elle, ils appliquent un programme similaire à celui des autres gouvernements depuis 2020, avec en filigrane des cabinets de conseil comme McKinsey.

Ce programme établit une feuille de route globale qui met en place l’idéologie des tous-puissants, considérant qu’il y a trop de monde sur la planète et qu’il faut mettre en place un gouvernement mondial.

Dépopulation et contrôle : Vers la guerre

La psychologue rappelle que «la guerre, outre la dépopulation, entraîne une possibilité de contrôler les masses qui est extraordinaire parce qu’on met des individus dans un état de souffrance extrême, dans une désorganisation, dans un chaos qui est savamment mis en place et de façon très intentionnelle».

Elle explique aussi que la perversion est un «adjuvant de la paranoïa du totalitarisme» :

«Il y a des gens dont l’intérêt est très clair : ils s’enrichissent au travers des guerres, du trafic d’armes, d’enfants, d’organes. Grâce à la désorganisation et au chaos qui est créé. Il y a des industriels et des capitalistes sans état d’âme».

Les eugénistes aux commandes ?

Me de Araujo-Recchia confirme que dans les financements d’organisations comme l’OMS, on retrouve des flux de personnes qui ont une histoire ou des parents eugénistes :

«C’est le cas de Bill Gates, son père est eugéniste. Les lobbies comme le planning familial international, c’est Margaret Sanger, eugéniste liée au Ku Klux Klan, au mouvement nazi. À chaque fois qu’on va creuser, on a Warren Buffet, Bill Gates, Rockefeller, Rothschild, on a toujours tous les mêmes en fait, qui reviennent à chaque fois que vous allez faire remonter les financements».

Selon l’avocate, même ce que l’on appelle l’État profond – soit des parties de l’administration américaine, de la CIA ou du FBI, hors de tout contrôle démocratique – «est lui-même relié à Rockefeller de toute façon».

Ariane Bilheran retrace ces liens dans son ouvrage intitulé «L’internationale nazie».

Me de Araujo-Recchia cite l’opération Paperclip, qui a permis de récupérer 1500 scientifiques nazis (chiffre officiel), dont certains médecins impliqués dans des expérimentations sur des humains dans des camps de concentration, dont des enfants qui venaient de naître.

L’avocate n’est pas surprise que des programmes tels que le tristement célèbre MK Ultra, sur la manipulation mentale et la torture, aient pu exister suite à ce genre de recrutements.

La libération sexuelle orchestrée par des abuseurs

Ou encore qu’un Alfred Kinsey ait pu dans la foulée, financé par les Rockefeller, mener ses recherches très controversées sur la sexualité des enfants, qui servent encore aujourd’hui de référence aux experts de l’OMS en charge de l’éducation sexuelle, pour affirmer que dès sa naissance, un bébé a une vie sexuelle qui doit être accompagnée à la crèche puis à l’école.

Kinsey a, entre autres pervers, admiré et encouragé un nazi blanchi, Fritz von Balluseck, à documenter les abus qu’il a fait subir à des centaines d’enfants, de 1936 à 1956, pour les inclure dans ses «rapports» scientifiques.

Commandant dans un petit village occupé polonais de 1942 à 1944, Balluseck était réputé pour faire choisir les enfants entre «lui et le four à gaz», pouvait-on lire dans l’édition du 19 mai 1957 du journal allemand Der Morgenpost, reprise dans un documentaire de 1998 sur Kinsey de Yorkshire Television.

Ariane Bilheran affirme que c’est Rockefeller qui aurait fait se rencontrer Balluseck et Kinsey, dont les travaux sur la sexualité ont ensuite contribué à la libération sexuelle du siècle passé.

L’idéologie de la race supérieure a persisté

La philosophe poursuit en citant le documentaire «Plus jamais ça, c’est maintenant et mondial» de Vera Sharav, rescapée d’un camp de la mort : la même idéologie opère aujourd’hui, «qui veut qu’il y ait des surhommes, des sous-hommes, des citoyens qui ont des droits et ceux qui n’en ont pas, avec une obligation sur les corps, des expérimentations à travers la médecine» :

«Le seul intérêt de dire ça, c’est de démontrer que nous sommes dans une filiation historique et que cette continuité a permis d’asseoir des moyens beaucoup plus importants et colossaux de déploiement de cette idéologie qui a cette ambition de domination planétaire.

Et c’est ce que nous avait dit Hannah Arendt en 1945, ne croyez pas que le nazisme est mort. Il a une ambition de domination planétaire, il a simplement sacrifié l’Allemagne et nous avons été prévenus. Et je crois que c’est important de le souligner».

Ariane Bilheran explique que derrière l’idéologie de la séparation entre les utiles et les inutiles, les inutiles a minima servent de doux esclaves à un capitalisme sauvage et a maxima, ils sont trop inutiles et on les élimine. Et c’est là où nous sommes selon moi.

Le retour de l’euthanasie

Pour Me de Araujo-Recchia, la loi sur la fin de vie remet sur la table la question de l’euthanasie, qui été aussi présente sous régime nazi.

Des discussions sont en cours au Canada jusqu’en 2027 pour que des personnes – adultes ou mineurs de 14 à 17 ans – dont le seul problème médical invoqué est une maladie mentale, puissent avoir recours à l’aide médicale pour mourir, peut-on lire sur le site du gouvernement.

Selon l’avocate, «au bout d’un moment, il y a vraiment des questions à se poser puisque rien n’est fait pour la vie et tout est fait pour y mettre fin».

Comment faire pour reprendre nos droits ?

Pour Ariane Bilheran, c’est comme «si nous avions à la tête de l’État un enfant en bas âge qui n’a aucune limite et qui est dans une forme de tyrannie» :

«L’absence de limite est caractéristique de la psychose maniaque. C’est pour ça que d’ailleurs, il y a une sorte de corps à corps qui est recherché dans l’affrontement, dans la guerre, dans la violence, et il est impératif que des limites soient rencontrées».

Or, poursuit-elle, «la tyrannie ne prolifère que sur le territoire qu’on lui laisse» et il est essentiel de maintenir une opposition et de la faire croître.

Dans l’éventualité où cette opposition disparaîtrait, «c’est là que nous allons découvrir le vrai visage de ce système totalitaire que pour l’instant nous n’avons pas vu», assure la psychologue.

Elle plaide pour une prise de conscience de l’entièreté de la population, en évitant la violence car selon elle, «tous les passages à l’acte violent vont être évidemment utilisés contre le peuple».

Elle mentionne en exemple «tous ces immenses sittings qu’il y avait eu aux États-Unis pour l’arrêt de la guerre du Vietnam», de l’ordre d’une désobéissance civile pacifique à large échelle.

Pour Virginie de Araujo-Recchia, «la population devrait s’emparer des affaires politiques de la cité une bonne fois pour toutes et qu’elle nourrisse, et c’est vraiment fondamental, son libre arbitre pour rendre les fins propres, pour les choix à venir et surtout ne pas laisser de terrain car on en a trop laissé et on ne le récupère pas».

Elle appelle les gens à ne pas aller plus loin dans le laxisme et la passivité, «parce que de toute façon, on sera utilisé d’une autre manière», pour que la population puisse se réapproprier l’agora.

Source : CovidHub

Europe : Le retour du service miltaire ?

Au diable les faits.

L’Europe s’engage à poursuivre l’escalade


Source : Le Saker francophone - Par Moon of Alabama – Le 20 février 2024

Andrew Latham, professeur de relations internationales, a estimé dans un article récent que l’idée d’une victoire totale de l’Ukraine était illusoire.

Malheureusement, certaines personnes, principalement en Europe, s’en tiennent encore à cette idée délirante :

 

Dans les revues professionnelles, sur les sites web influents et dans l’ensemble des médias, les observateurs, les analystes et les experts continuent de nous informer que, oui, il existe un moyen pour l’Ukraine de l’emporter sur la Russie et d’expulser cette dernière de l’ensemble de son territoire, y compris de la Crimée.

[C’est absurde.]

En bref, la Russie est en train de gagner la guerre et rien ne permet de penser que les évolutions politiques, économiques, tactiques ou technologiques prévisibles sont susceptibles de modifier cette réalité fondamentale. Alors pourquoi entendons-nous parler d’un triomphe ultime de l’Ukraine sur le champ de bataille, alors que toutes les preuves le contredisent de manière dévastatrice ?

En appliquant le rasoir d’Occam – le principe selon lequel “toutes choses étant égales par ailleurs, les explications les plus simples sont généralement meilleures que les plus complexes” – je dirais que la croyance délirante selon laquelle il existe une voie vers la victoire totale de l’Ukraine repose moins sur l’évolution des réalités militaires ou géopolitiques que sur une simple dynamique psychologique, que l’on peut résumer par le concept d'”escalade de l’engagement“.

Selon ce concept, les individus ou les groupes ont parfois tendance à persister dans une argumentation défaillante, même si celle-ci devient de plus en plus indéfendable à la lumière des faits. Ce comportement se caractérise surtout par une adhésion à des engagements antérieurs – des coûts irrécupérables, comme diraient les économistes – indépendamment de leur plausibilité et de leur rationalité actuelles. Il s’agit d’un dysfonctionnement psychologique.

Le gouvernement allemand du chancelier Scholz est l’un des groupes qui s’en tient à l’argument de la victoire. Il est pourtant impossible que l’Ukraine gagne ou que la Russie perde cette guerre et tout prix supplémentaire payé pour tenter de d’invalider cela est tout simplement gaspillé.

Depuis le début de la guerre, la réaction de l’UE et de l’Allemagne ne va pas dans la bonne direction.

Comme je l‘ai écrit le 28 février 2022 :

La décision folle de l’Allemagne d’augmenter ses dépenses de défense de 120 milliards de dollars (contre environ 40 milliards par an) créera en quelques années un fort déséquilibre militaire en Europe, car l’Allemagne dominera alors tous ses voisins. Cette situation est inutile et historiquement très dangereuse. La tactique d’évitement des relations économiques avec la Russie et la Chine signifie que l’Allemagne et son nouveau chancelier Olaf Scholz sont tombés dans le piège du plan américain visant à créer une nouvelle guerre froide. L’économie allemande en sera l’une des victimes.

Le 4 février, la Russie et la Chine ont déclaré un monde multipolaire dans lequel elles constituent deux pôles partenaires qui s’opposeront au pôle américain. L’avancée de la Russie en Ukraine en est la preuve.

Elle montre également que les États-Unis ne sont pas disposés à renoncer à leurs pulsions suprémacistes sans se battre. Mais alors que les États-Unis ont dépensé leur argent au cours des 20 dernières années pour semer la pagaille au Moyen-Orient, la Russie et la Chine ont mis à profit ce temps pour se préparer à un grand conflit. Ils ont consacré plus de temps de réflexion à cette question que les États-Unis.

Les Européens auraient dû le reconnaître au lieu d’aider les États-Unis à maintenir leur image de puissance unipolaire.

Il faudra un certain temps pour que les nouvelles réalités économiques s’installent. Elles modifieront probablement la vision actuelle des véritables intérêts stratégiques de l’Europe.

Malheureusement, ce changement d’avis prend beaucoup plus de temps que je ne l’espérais.

L’escalade de l’engagement a jusqu’à présent bloqué tout changement. Au lieu de changer de voie, l’UE semble vouloir s’enfoncer davantage dans le bourbier.

En mai 2022, j’ai décrit la réaction immédiate à la guerre comme une sorte d’hystérie :

La réponse de l’Europe à la guerre par procuration menée par les États-Unis contre la Russie est fondée sur une moralisation hystérique, ou peut-être une hystérie moralisatrice, alimentée par les médias. Elle n’est et n’est ni rationnelle ni réaliste.

Les “dirigeants” européens ont décidé que rien d’autre que le suicide économique de l’Europe n’était suffisant pour montrer à la Russie que Bruxelles était sérieusement fâchée. Les gouvernements nationaux imbéciles, y compris le gouvernement allemand, ont suivi ce programme. S’ils maintiennent le cap, le résultat sera une désindustrialisation complète de l’Europe occidentale.

J’avais espéré que des têtes plus saines prendraient le dessus sur cette évolution. Malheureusement, ce n’est pas (encore ?) le cas. L’Europe semble plutôt dériver vers encore plus de folie.

Douze séries de sanctions contre la Russie n’ont fait de mal à personne d’autre qu’à l’économie européenne. Pourquoi alors lancer une treizième série de sanctions ?

En Allemagne, certains politiciens rêvent maintenant d’armer davantage l’Ukraine, de rendre l’Allemagne “prête au combat” et de “porter la guerre en Russie“.

On ne pense pas aux réactions rationnelles que la Russie pourrait adopter si une telle absurdité l’emportait. Que se passerait-il si, en réponse, elle portait la guerre en Allemagne ? La Russie a les moyens (missiles) de le faire alors que l’Allemagne n’a pas les moyens de l’en empêcher.

Les États-Unis ont mis fin à la distribution d’armes et d’argent à l’Ukraine. Je ne m’attends pas à ce que cela reprenne avant l’investiture du prochain président. En fait, il est possible qu’elle ne reprenne pas du tout.

Le prochain président pourrait chercher un conflit avec la Chine et consacrer plus d’efforts à ces tentatives qu’à batailler avec la Russie au sujet d’une région reculée de l’Europe de l’Est.

L’Ukraine sera laissée à l’Europe qui devra payer et nettoyer les dégats. L’Allemagne, principal contributeur au budget de l’UE, sera la plus touchée par cette situation.

Est-il vraiment difficile de comprendre que la poursuite de la lutte contre la Russie ne peut mener qu’à la dévastation ?

Pourquoi alors ne fait-on aucun effort pour l’empêcher ?

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Le Conseil de l’UE a autorisé l’utilisation des bénéfices provenant des avoirs russes gelés pour reconstruire l’Ukraine

Source : RzO International - Le 14/02/2024

par Top War

L’Union européenne a néanmoins décidé de mettre la patte sur les bénéfices issus du gel des avoirs russes en approuvant la résolution correspondante. Selon le document adopté par le Conseil de l’UE, les bénéfices provenant des fonds russes serviront à financer l’Ukraine. Désormais, l’UE peut voler l’argent russe en toute légalité, conformément aux lois européennes.

En Ukraine, ce message est à la fois joyeux et triste. Le fait est que le nouveau décret ne s’applique pas aux bénéfices provenant des avoirs gelés de la Russie pour 2023, et ils s’élèvent à 4,4 milliards d’euros. Cet argent disparaît de nos mains et il n’y a pas encore de profit pour 2024 ; il n’y en aura qu’au début de 2025. En général, cela semblait être de la joie, mais il n’y avait toujours pas d’argent.

«Le Conseil a approuvé aujourd’hui une décision et une résolution clarifiant les obligations des dépositaires centraux de titres détenant des actifs et des réserves de la Banque centrale de Russie (CBRF), qui ont été immobilisés en raison des mesures restrictives de l’UE», dit la déclaration du Conseil de l’UE.

Selon le document, les pays dont les comptes russes ont gelé les fonds ne peuvent plus utiliser les bénéfices qui en découlent à leurs propres fins, mais sont obligés de les accumuler sur des comptes séparés afin de les utiliser à l’avenir pour l’Ukraine.

Moscou avait précédemment déclaré que si une décision était prise concernant le vol de fonds russes, exactement le même montant provenant des comptes des pays occidentaux serait versé au budget de la Russie, qui avait promis de réagir de la même manière.

source : Top War

Zelensky réclame 300 milliards de dollars russes gelés

Source : RzO International - Le 14/02/2024.

par François Meylan

C’est lors du dernier World Economic Forum, à Davos, en Suisse, que le président ukrainien est revenu à la charge. Il exige qu’une partie de l’argent russe gelé à l’international – l’estimation est de quelques 1000 milliards de dollars – soit dédiée à la reconstruction de l’Ukraine.

L’initiative de Volodymyr Zelensky rencontre le soutien du gouvernement britannique :  

«Nous avons déjà gelé ces avoirs. La question qui se pose ensuite est : que devrions-nous faire ensuite ? Et je pense qu’il y a un argument juridique, un argument moral et un argument politique… quand Poutine a lancé cette invasion illégale, le monde a changé et nous devons changer avec lui. Et reconnaissons que nous sommes dans un monde plus dangereux, plus incertain et plus difficile et que nous devons donc être prêts à réfléchir de manière innovante sur la manière dont nous utilisons ces ressources pour aider l’Ukraine», a déclaré David Cameron, ministre britannique des Affaires étrangères.1 

Le cas échéant, cette expropriation qui ne jouit pour l’heure d’aucune base juridique créerait un précédent. Alors que la commission européenne planche sur la question, en Suisse, les autorités pratiquent la langue de bois et le Parti socialiste a lancé une motion allant dans le sens du dirigeant ukrainien. Les bases légales existeraient selon le parti à la rose.2 

La déesse du WEF

Source : RzO international - Le 04/02/2024.

par James Howard Kunstler

«Quel a été le thème principal du Forum économique mondial cette année ? Ce n’est pas le changement climatique, ce n’est pas l’Ukraine. C’est la censure de l’internet. Ils sont en train de peindre une cible directement sur le front d’Elon Musk et ils l’appellent ‘X’». (Jack Posobeic)

Dites-moi : existe-t-il un visage de grand-mère plus juste que celui-ci dans toute la société occidentale ? Ne semble-t-il pas irradier des éons de sagesse globale, de bonté maternelle, de soins généreux, d’attention et de guérison, et même d’un soupçon d’amusement dans la nurserie. L’essence rectifiée de la beauté, de la fertilité, de la vitalité et de la vertu teutonnes … le sourire aimant de celle qui donne la vie, caressant l’humanité comme un zéphyr printanier traversant la forêt vierge de Schwarzwald par un matin de juin ?

C’est exactement pour cette raison qu’Ursula von der Leyen a été élue présidente de la Commission européenne et qu’elle a été envoyée à la tête du Forum économique mondial (WEF) cette semaine, dans son discours d’ouverture devant les grands de ce monde réunis à Davos, en plein mois de janvier. C’est une chose quand un gobelin cadavérique comme Yuval Noah Harari vous dit de manger des insectes, et c’en est une autre quand Oma Ursula vous dit Keine Sorge, Kinder. Alles ist gut / Ne vous inquiétez pas, les enfants. Tout va bien.

Ursula nous a toutefois adressé, à nous les enfants du monde, une petite mise en garde, comme toute bonne «mamie» pourrait en donner à l’école maternelle mondiale : attention à la désinformation et à la mésinformation sur l’internet ! Tels les diablotins des Märchen / Contes de fées germanique, ces forces maléfiques se cachent et se propagent sur l’internet, attendant d’anéantir tous les plans bienveillants du WEF pour notre avenir utopique. C’est pourquoi, a-t-elle expliqué, la Commission européenne a élaboré la loi sur les services numériques, car les informations erronées et la désinformation peuvent se transformer en discours de haine, la chose la plus dangereuse au monde. Il faut l’éradiquer ! Il faut les écraser sous le talon d’une botte !

Des informations erronées et de la désinformation à propos de quoi, exactement ? Ursula n’a pas précisé, mais nous pouvons deviner, n’est-ce pas ? Par exemple, sur le fait que, chaque année, le WEF semble fonctionner comme une opération de racket mondial, cherchant à prendre le contrôle de toutes les nations souveraines les plus vilaines de la planète, surpeuplées de «mangeurs inutiles» qui s’emploient sans remords à détruire le climat pour profiter, disons, dans le cas des États-Unis, de leurs détestables sports motorisés, de leurs méga-églises, de leurs expositions d’armes à feu, de leurs jacuzzis et de leurs buffets Golden Corral à volonté ! Le WEF, un racket ? Une cabale de monstres hautains ? Quelle haine, après tout ce que l’aimable Oncle Schwabenklaus a fait pour l’humanité ! Cela nous fait mal au cœur d’entendre cela !

Pourtant, pourquoi des dizaines de milliardaires se pressent-ils à la réunion annuelle de Davos et coordonnent-ils leurs flux de financement dans d’innombrables ONG et organisations militantes de l’ombre visant à manipuler les activités des gouvernements du monde entier ? Je vous assure que ce n’est pas pour les fabuleux plateaux de hors-d’œuvre ou les encore plus fabuleuses prostituées si disponible. (Les nababs de la finance doivent se contenter des services de leurs chefs et masseuses personnels). Ursula explique que les notables du WEF se réunissent chaque année «parce que nos démocraties et nos entreprises ont des intérêts communs : créer la prospérité, la richesse et la sécurité pour les gens, créer un environnement stable pour stimuler l’innovation et l’investissement, et créer l’égalité des chances et la liberté».

J’ai une nouvelle décevante à vous annoncer : grand-mère Ursula ment (hélas, nous vivons une époque de déceptions épiques). Si le WEF voulait la «stabilité», on ne verrait pas Alex (et papa George) Soros déverser de l’argent dans chaque élection de procureur de comté, du Maine à la Californie, pour s’assurer que le pillage, le car-jacking et le grabuge restent impunis. Ou que des hommes en âge de servir dans l’armée, originaires de tous les États faillis de la planète, soient transportés par avion à travers les océans jusqu’à des points de passage soutenus par des ONG en Amérique centrale, afin que les cartels mexicains puissent prendre en charge la dernière étape de leur entrée illégale aux États-Unis. Il en va de même pour les bateaux qui transportent les Africains et les Arabes à travers la Méditerranée pour submerger les sociétés européennes, notamment l’Allemagne de GrandMamie Ursula.

La dernière chose dont se préoccupe le WEF qu’elle représente, c’est cette belle histoire de liberté. Il en va de même pour l’égalité des chances. Ils veulent toutes les bonnes choses pour eux et ils veulent que le reste d’entre nous cesse d’encombrer leur monde. Et ils ont l’intention de vous faire sortir d’ici, pour de vrai. L’opération Covid-19, si avantageuse pour leur plan de Grande Réinitialisation, a eu pour conséquence que des milliards de personnes ont été soumises à des «vaccins» très sommaires. Les archives indiquent une augmentation choquante, anormale et soutenue, depuis 2021, date à laquelle les «vaccins» ont été introduits, du nombre de décès toutes causes confondues. Il ne s’agissait là que du lancement de la «prochaine étape importante».

Cette semaine, le WEF et son organisation subalterne, l’OMS, ont multiplié les mises en garde contre la «maladie X» à venir. Selon eux, cette maladie sera bien pire que la tristement célèbre Covid-19, qui a principalement entraîné la mort de personnes par des mauvais traitements médicaux iatrogènes à l’aide de respirateurs, de remdesivir et d’opiacés – et par la suppression implacable de traitements réellement efficaces. (Toute discussion sur l’ivermectine et l’hydroxychloroquine sur l’internet a été considérée comme de la «désinfo»).

Si une «maladie X» apparaît dans les semaines et les mois à venir, voici ce qu’elle sera en réalité : Une couverture pour toutes les personnes précédemment vaccinées contre l’ARNm et dont le système immunitaire est endommagé, qui tomberont mortellement malades à cause d’une nouvelle mutation du virus de la Covid-19. C’est exactement ce que prédisent d’éminents virologues. (Vous pensez que c’est de la désinformation ?) Attendez et vous verrez.

source : Clusterfuck Nation via Le Saker Francophone

 

L’Allemagne se dirige-t-elle vers le Dexit?

Source : RzO International - Le 02/02/2024.

par Germán Gorraiz López

Après la consommation du Brexit, l’hypothétique sortie de l’Allemagne de l’euro provoquerait la liquidation de la zone euro et la gestation d’une nouvelle cartographie économique européenne qui impliquerait le retour aux compartiments économiques hermétiques. 

Doctrine du «frein à l’endettement». Comme le souligne Joel Kotkin dans le magazine Forbes, depuis des décennies «les pays du Nord (Allemagne, Norvège, Suède, Danemark, Hollande, Finlande et Royaume-Uni) ont compensé des taux de fécondité très bas et une demande intérieure en baisse par l’arrivée d’immigrés» et «la création d’économies hautement productives et tournées vers l’exportation». Ainsi, suivant la doctrine du Schuldenbremse (frein à l’endettement) que l’Allemagne a introduit dans sa Constitution en 2009 avec l’objectif incontournable que «chaque génération paie ses dépenses et ne consomme pas les impôts que ses enfants paieront sous forme de dette». 

L’Allemagne aurait réalisé des excédents économiques successifs au cours des cinq dernières années parce que les taux d’intérêt nuls ou négatifs mis en œuvre par la BCE nécessitaient moins d’argent pour payer la dette publique et lui permettaient d’accumuler des réserves à 20 milliards d’euros pour relancer l’économie pour faire face à la crise sociale. 

 Le moteur de la locomotive allemande est grippé. Cependant, selon une analyse de l’Institut allemand de recherche économique (DIW), l’Allemagne serait actuellement accablée par la guerre en Ukraine et par la réduction totale de l’approvisionnement en gaz russe, ce qui aurait déjà provoqué une contraction d’environ 100 milliards d’euros (2,5 % du PIB). 

Cette contraction aura comme effets collatéraux l’entrée de l’économie en récession et la hausse du taux de chômage combinée à une inflation galopante et au tassement des excédents commerciaux. 

Ainsi, selon Euronews, la locomotive allemande aurait chuté au quatrième trimestre 2023 (croissance négative de 0,3% du PIB) en raison de la hausse des prix de l’énergie, de la réduction de la production industrielle due à la faible demande européenne, de la stagnation de la consommation intérieure et la perte de compétitivité vis-à-vis du reste du monde, ce qui se traduit par une forte baisse de 1,2% des exportations en 2023. 

D’autre part, la hausse des taux d’intérêt de la BCE à 4,5%, combinée à une inflation galopante de 5,9% en 2023, ont provoqué une stagnation des salaires réels en Allemagne, des ajustements budgétaires et des réductions des subventions agricoles qui auraient mis les campagnes allemandes et l’économie allemande à rude épreuve. 

Charles Dumas (Lombard Street Research Londres), affirme que «revenir au mark allemand tant apprécié réduirait les profits, augmenterait la productivité et augmenterait les revenus réels des consommateurs, car au lieu de prêter les excédents d’épargne aux pays périphériques, les Allemands pourraient bénéficier d’un meilleur niveau de vie dans leur pays». 

Augmentation de la fracture sociale. Selon un récent rapport, 7,4 millions d’Allemands travailleraient dans le secteur des emplois à faible revenu (minijobs) et selon l’ONG Paritätischer Gesamtverband, la proportion de personnes menacées de pauvreté en Allemagne serait  de 14% (16,6% de la population). 

Ceci, combiné au taux élevé d’immigrés en Allemagne (près de 20%), conduira à une exacerbation des sentiments xénophobes dans la société allemande (en particulier parmi les Allemands de l’Est), en raison de la réduction de l’offre de main-d’œuvre, ce qui entraînera une concurrence féroce pour l’emploi et la conversion de nombreux quartiers périphériques en véritables ghettos d’immigrés. Cela laisse présager une montée spectaculaire des groupes d’extrême droite lors des prochaines élections de 2025. 

Vers la sortie de l’UE ? L’AfD se trouve au-dessus de 30% dans quatre Länder de l’Est, annonce Statista, c’est-à-dire pour un parti voulant quitter la zone euro et l’UE. Dans les anciens Länder, c’est-à-dire l’ancien territoire de la RFA, l’AfD gravite entre 12% à 20%. Les observateurs parlent du retour d’une situation politique à la République de Weimar.  (L’AfD, initialement constituée d’universitaires et d’hommes d’affaires mais qui se serait radicalisée et aurait adopté des postulats clairement xénophobes, comme l’éventuelle déportation (Abschiebung) de millions de citoyens étrangers, envisagerait de proposer un référendum sur la sortie de l’Allemagne de l’euro (Dexit)). 

L’hypothétique sortie de l’Allemagne de l’euro signifierait le début de la fin de la zone euro et la gestation d’une nouvelle cartographie économique européenne qui signifierait le retour aux compartiments économiques stagnants et le triomphe des États-Unis dans la balkanisation de l’Europe.

source : Observateur Continental

Comment l’Europe est devenue une colonie américaine

Source : RzO International - Le 30/01/2024.

Dans son ouvrage «Les origines du plan Marshall» Annie Lacroix-Riz démonte les rouages du plan qui fera de l’Europe une colonie américaine. La Charte de l’Atlantique, les accords Blum-Byrnes, le système de Bretton Woods forment le prologue du Plan Marshall.

Ils ont été extorqués par les États-Unis à une Europe en guerre. Ces accords léonins enchaîneront l’Europe à l’atlantisme jusqu’à aujourd’hui. Ils sont l’aboutissement d’un plan américain de conquête du monde élaboré à la fin du dix-neuvième siècle.

source : MrThodinor via Nouveau Monde

  

Ursula von der Leyen : Une femme inquiétante

 

Ursula von der Leyen s’est exprimée, comme il se doit, au dernier forum de Davos, rendez-vous annuel des oligarques mondiaux. Dans l’hiver suisse, les dirigeants des grandes firmes internationales côtoient des politiciens flattés de se trouver là et affinent leur travail d’influence. La connivence feutrée est la loi du genre et le discours de la présidente de la Commission n’y échappe pas : cher Klaus par-ci, cher Klaus par-là. À 85 ans, Klaus Schwab, l’homme de « la grande réinitialisation » (Covid-19 : La Grande Réinitialisation, Forum Publishing 2020), reste le maître des lieux, même s’il ne préside plus le Forum économique mondial.

Ursula a débuté son propos par une profession de foi mondialiste très typique de son style : « L’heure est plus que jamais à l’intensification de la collaboration internationale. » Pourtant, l’état du monde issu de la mondialisation n’est guère probant : guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, instabilité en Afrique, tension entre le Sud et le Nord, compétition toujours plus vive entre les États-Unis et la Chine, Union européenne vassalisée et désindustrialisée… les fruits de la mondialisation sont amers. On comprend que le thème choisi cette année ait été « Rétablir la confiance », sous-entendu : en l’oligarchie mondiale.

D’où l’affirmation selon laquelle le pire des risques réside dans « la désinformation et la mésinformation », et qu’il « est indéniable que nous sommes confrontés à la menace la plus importante contre l’ordre mondial de toute la période d’après-guerre » - rien que cela !

Derrière cette affirmation réside en fait la volonté de contrôler l’information et d’éliminer toute information ou opinion qui n’irait pas dans le sens de la doxa mondialiste officielle. En les taxant de complotisme voire de menace pour la démocratie et la sincérité des scrutins. Tout cela a un arrière-goût soviétique. N’est-il pas vrai que le grand organe de presse officiel de l’URSS se nommait La Pravda (en français, « La Vérité »). Comme le notait George Orwell, « le but de la propagande est d’obtenir des individus qu’ils renoncent à la contredire, qu’ils n’y songent même plus ».

La présidente de la Commission esquisse une nouvelle architecture mondiale qui consiste en l’abdication du politique entre les mains des grandes firmes mondialisées : « Bon nombre de solutions résident dans la collaboration entre pays, mais aussi et surtout dans la collaboration entre entreprises et gouvernements – entre entreprises et démocraties. » Elle efface les frontières entre l’action politique et les intérêts économiques. Faut-il rappeler que le but de l’action politique est le bien commun et que le but de l’entreprise est le profit et la rentabilité.

Mais Mme von der Leyen va plus loin, encore, dans l’abdication : « Même si les pouvoirs publics disposent d’une bonne partie des leviers nécessaires pour relever les grands défis actuels, ce sont les entreprises qui possèdent l’innovation, les technologies et les talents pour apporter les solutions nécessaires à la lutte contre les menaces telles que le changement climatique ou la désinformation à l’échelle industrielle. » L’autorité politique s’efface au profit des objectifs des grandes entreprises mondiales. Elle rejoint, là, David Rockefeller, fondateur du groupe Bilderberg, qui affirmait : « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le monde des affaires me semble l’entité adéquate pour le faire » (Newsweek, février 1999). Cette femme est dangereuse pour la démocratie car, pour elle, les pouvoirs publics ne sont plus que les courroies de transmission des dirigeants économiques mondiaux.

En juin prochain auront lieu les élections européennes. Mme von der Leyen semble souhaiter se succéder à elle-même. Ce qui est en jeu, c’est la conception même de l’Union européenne, de la nature du pouvoir de la Commission et de la souveraineté nationale. Elle était la candidate du PPE. Les députés LR appartiennent à ce groupe au Parlement européen. Soutiendraient-ils une nouvelle candidature de Mme von der Leyen, agent zélé du mondialisme mercantile ? LR doit la clarté aux électeurs afin qu’ils puissent choisir en connaissance de cause entre ceux qui ne croient plus en la France en tant que nation souveraine et ceux qui y croient encore.

Contrairement à ce que croient beaucoup de souverainistes, le projet européen n’est même plus fédéraliste. Il s’agit de créer un pseudo-État supranational, succursale d’un gouvernement mondial au service de l’économie « globalisée ». Il est encore temps d’ouvrir les yeux et de réorienter en profondeur l’UE. Et, pour cela, dire la réalité des choses. « Dans ces temps de tromperies universelles, dire la vérité est un acte révolutionnaire » (George Orwell).

 

 Allemagne, France et Italie : Le déclin commun au nom de RimbanBiden

Source : RzO international - Le 28/12/2023.

par Augusto Grandi

Année provisoire pour l’Allemagne, qui ne pourra pas approuver le budget fédéral avant le 31 décembre. Dette publique galopante en France qui, à ce rythme, ne tardera pas à rattraper l’Italie. Averse de mensonges en Italie, avec des politiciens de la majorité occupés à dire que les travailleurs et les retraités auront plus d’argent dans leur enveloppe de salaire ou leur chèque INPS, oubliant que le pouvoir d’achat s’est effondré en raison d’une inflation qui ne s’est que faiblement redressée.

Ce ne sont là que quelques-unes des merveilles d’une Europe qui remue la queue devant RimbanBiden et appauvrit ses sujets pour enrichir les oligarques américains. Une Europe de larbins tafazzi qui ne savent pas où aller ni quoi faire, et qui déversent leurs frustrations sur leurs propres populations, avec des réglementations absurdes, des bureaucraties obtuses, des pénalités de toutes sortes.

Mais il semble que les larbins ne se rendent même pas compte de leur stupide inutilité. La vaillante Ursula s’envole pour Pékin, où l’Italie vient de se défaire d’un accord stratégique qui ne plaisait pas à RimbanBiden, et pense pouvoir dicter les règles à Xi Jinping, qui la regarde comme si elle était l’idiote du village. Dame Garbatella (= Giorgia Meloni), qui s’était présentée comme la protagoniste de la nouvelle politique italienne en Méditerranée, se tait face à l’extermination des enfants palestiniens, feint d’ignorer l’expansion de la Turquie, conclut des accords fictifs avec la Tunisie, ne s’oppose pas à l’invasion des migrants et détériore les relations avec l’Égypte. Et Dieu merci, elle n’a pas encore compris que le nord de la péninsule est entouré par les Alpes.

Olaf Scholz et Annalena Baerbock sont des cas pathologiques qui ont bloqué la locomotive de l’Europe pour cupio servendi. D’autre part, être libre et autonome coûte des efforts et demande de l’intelligence. Quant à Macron, il a au moins essayé de mener une politique indépendante. Mais il a échoué et a rejoint le troupeau. Avec des résultats désastreux. Paris a été progressivement éliminé de la Françafrique. Ce n’est pas seulement une question de prestige ou de politique étrangère. Car cette énorme erreur va coûter très cher à la France sur le plan économique. Et Macron ne pouvait pas ne pas comprendre que les pays africains étaient fatigués non seulement de l’exploitation de type colonial auquel ils étaient soumis, mais aussi de la soumission aux intérêts atlantistes. À cela s’ajoutent – comme l’explique Marco Valle dans une interview à Barbadillo – les problèmes de plus en plus dramatiques des banlieues où, aujourd’hui, les Français de souche ont presque disparu.

Un tableau inquiétant. Mais Ursula et les autres larbins continuent à faire semblant de ne pas comprendre, et s’ils ne font pas semblant, c’est encore pire. Pendant qu’à Washington et à New York, on fête, à Moscou et à Pékin, on observe avec circonspection.

source : Electomagazine via Geopolitika

Traduction par Robert Steuckers

 

Un acte de guerre de l’UE contre la Russie

Source : RzO International - Le 16/12/2023.

Le 14 décembre 2023, le Conseil des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne a décidé d’ouvrir des négociations d’adhésion avec à la fois l’Ukraine et la Moldavie.

• L’Ukraine est un pays en guerre. L’opération militaire spéciale russe a été lancée en application de la résolution 2202 du Conseil de Sécurité1 afin d’appliquer les Accords de Minsk qu’elle valide et la déclaration des présidents Petro Porochhenko, François Hollande et Vladimir Poutine, ainsi que de la chancelière Angela Merkel qui s’en sont portés garants. Pourtant l’UE assimile cette opération de police à une «agression» en «violation manifeste de la Charte des Nations unies».

En 2021, la Cour des comptes européenne rendait un rapport spécial sur la corruption en Ukraine2. On pouvait y lire : «La «captation de l’État» par des groupes de puissantes élites politiques et économiques à la structure pyramidale et enracinés dans l’ensemble des institutions publiques et de l’économie est considérée comme l’une des caractéristiques spécifiques de la corruption en Ukraine». La Cour formulait alors sept recommandations. Il était évidemment impossible de les appliquer durant la guerre, particulièrement les recommandations deux (soutien à la société civile et au journalisme d’investigation) et trois (suppression des obstacles à une concurrence libre et loyale). Aussi la situation, au lieu de s’améliorer, s’est empirée. La Commission en avait conclu que l’ouverture du processus d’adhésion était impossible. Aujourd’hui, malgré une aggravation très importante de la corruption (par exemple l’arrivée d’armes détournées en Ukraine aux mains du Hamas), elle a changé d’avis.

• La Moldavie est un pays en paix. Cependant, depuis le 2 septembre 1990, c’est-à-dire 11 mois avant l’indépendance de la Moldavie, la région autonome de Transnistrie proclama son indépendance. Cette petite région était utilisée par l’Union soviétique pour abriter des instituts de recherche militaires secrets. Elle est habitée par une population russe, à très haut niveau d’éducation scientifique, distincte de la population moldave et ne parlant pas la même langue.

En 1992, l’Otan, s’appuyant sur la Roumanie, tenta de renverser le gouvernement de Transnistrie et de s’approprier les instituts de recherche soviétiques qui s’y trouvaient. Mais, malgré une opération militaire d’envergure, l’Alliance n’y parvint pas3.

Depuis 23 ans, la Transnistrie a développé un modèle sans équivalent de gouvernement, s’inspirant du communisme pour ses réalisations sociales, mais veillant scrupuleusement aux libertés individuelles et publiques. Dans deux rapports présentés le 5 septembre 2019 à la Chambre des représentants à Washington4, la Rand Corporation présentait un plan pour affaiblir la Russie. C’est ce plan qui a été mis en œuvre en violant les accords de Minsk et en provoquant la guerre d’Ukraine5. On peut y lire que les États-Unis peuvent pousser l’Otan et l’UE à intégrer la Moldavie, puis celle-ci à dénoncer le cessez-le-feu du 21 juillet 19906 et ainsi ouvrir un nouveau front contre la Russie.

L’annonce de l’ouverture des négociations avec la Moldavie ne mentionne pas l’existence de la Transnistrie (République moldave du Dniestr) que l’Union considère comme un territoire moldave bien qu’il n’ait jamais dépendu de Chișinău.

Il ne fait donc aucun doute que l’ouverture simultanées des négociations d’adhésion à l’UE de l’Ukraine et de la Moldavie est un acte de guerre contre la Russie.

source : Réseau Voltaire

  1. «Résolution 2202 du Conseil de sécurité», 17 février 2015.
  2. Réduction de la grande corruption en Ukraine, Cour des comptes européenne, 2021.
  3. «En 1992, les États-Unis tentèrent d’écraser militairement la Transnistrie», par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 17 juillet 2007.
  4. Overextending and Unbalancing Russia, James Dobbins, Raphael S. Cohen, Nathan Chandler, Bryan Frederick, Edward Geist, Paul DeLuca, Forrest E. Morgan, Howard J. Shatz, Brent Williams, Rand Corporation, April 2019. Voir aussi les détails du plan dans Extending Russia : Competing from Advantageous Ground, Raphael S. Cohen, Nathan Chandler, Bryan Frederick, Edward Geist, Paul DeLuca, Forrest E. Morgan, Howard J. Shatz & Brent Williams, Rand Corporation, May 25, 2019. Ces deux rapports furent présentés à la Chambre des Représentants US le 5 septembre 2019.
  5. «Ukraine : tout était écrit dans le plan de la Rand Corp.», par Manlio Dinucci , Traduction M.-A., Réseau Voltaire, 8 mars 2022.
  6. Note verbale du 31 juillet 1992, adressée au secrétariat général par la mission permanente de la Moldova au près de l’Organisation des Nations unies, Référence Onu S/24369.

Pourquoi faut-il quitter l’Union européenne avant qu’elle nous détruise ?

Source : Le Courrier des stratèges - Par Jean Goychman - Le 11/12/2023.

 

Les élites occidentales contre le reste du monde ! par Jean-François Tacheau

Les récentes années que nous venons de vivre ont permis au système volontairement caché qui prétend diriger le monde pour l’éternité de sortir de l’ombre propice dans laquelle il se tapissait. Le réchauffement anthropique, le COVID, les guerres ne sont, somme toute, que des sous-produits d’un système qui se sait moribond, mais qui veut vivre coûte que coûte (quel que soit le prix, disait Emmanuel Macron).

Nous pensions qu’il nous parlait de l’économie française, mais je crois plutôt qu’il agissait de concert avec les autres décideurs qui ont décidé de rallier la vision d’un monde monopolaire et globalisé.

Une année charnière

2019 a été l’année des grandes décisions. L’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche a contrecarré les projets de l ‘Etat-profond américain, lui-même dépendant en grande partie de la puissance financière de la City qui règne sur la finance mondiale depuis près de trois siècles.

La franchise de Donald Trump les a désarmés dans un premier temps, mais rapidement est venu le temps de la riposte. Parmi les priorités, empêcher la réélection en 2020 de Trump pour qu’il ne continue pas sa destruction systématique de cet Etat profond pourtant dénoncé au peuple américain par Eisenhower en 1961 et Kennedy en 1963.

Quitte à sortir au grand jour, autant le faire en précipitant les choses, ou du moins en les accélérant pour tenter de prendre de court le monde non-occidental. La réunion des banquiers centraux de Jackson Hole (Wyoming) a été la salve de réglage. Il s’agissait de « tuer le dollar » avant qu’une autre monnaie, probablement chinoise, lui dame le pion. La méthode à employer était « d’utiliser le système monétaire du dollar jusqu’à sa limite.

Apparue fort opportunément, la pandémie du Covid justifia une vague d’emprunts sans précédent, en particulier aux USA et en UE, justifiant ainsi le « quoi qu’il en coûte »

C’est ainsi qu’il y eut un avant et un après 2019.

Le temps de la surenchère

A peine la pandémie derrière nous, la guerre en Ukraine éclata. Le narratif occidental la présenta comme une agression de l’Ukraine par la Russie qui justifia immédiatement une pluie de sanctions économiques sur cette dernière qui devait gentiment « mettre à terre son économie ».

Difficile de croire que cette guerre avait éclaté spontanément. Les fameux accords de Minsk de 2014 n’avaient pas été honorés et nous avons même appris que les Occidentaux (Merkel et Hollande), avec le patronage de l’OTAN, les avaient signés juste pour gagner du temps pour  permettre d’armer l’Ukraine. En outre, depuis 2014, ce sont les canons ukrainiens qui bombardaient les provinces de l’Est de l’Ukraine, faisant au passage plus de 14 000 victimes.

Question fair-play, peut mieux faire.

Assez bizarrement, ces sanctions touchèrent surtout les pays de l’UE en raison de leur dépendance aux produits énergétiques russes. Pourtant, aucun de leurs dirigeants n’émit la moindre protestation.

Bien au contraire, ils votèrent ces sanctions avec une touchante unanimité.

Joueur de poker américain contre russe joueur d’échecs, la Russie, apparemment en toute connivence avec les autres BRICS, donna le signal de la riposte en exigeant le paiement de ses produits énergétiques en roubles. Et ce qui était peut-être l’impensable pour la finance mondiale se produisit. Les BRICS emboîtèrent le pas à la Russie en préférant au dollar leurs monnaies respectives pour les échanges.

C’est un évènement majeur pour les mondialistes dont l’instrument de domination est le pouvoir exorbitant d’émettre de la monnaie créée à partir de rien, garantie en tant que dette d’État par les contribuables américains au départ, puis revendue par la Réserve Fédérale aux autres pays. Ainsi, cette dette colossale n’a eu jusqu’à présent aucun effet négatif sur l’économie américaine, bien au contraire.

Pour accélérer ce phénomène, certains alliés traditionnels des Etats-Unis, parmi lesquels des pays arabes, gros producteurs de pétrole, ont décidé au mois d’août 2023 de rejoindre ce camp des BRICS élargi en acceptant d’être payé dans une autre monnaie que le dollar pour fournir leur pétrole.

Étrange coïncidence, quelques semaines plus tard éclataient une guerre entre les Palestiniens et les Israéliens, après une attaque d’une cruauté insupportable du Hamas de la bande de Gaza envers certains kibboutz du sud israélien. En apparence, rien ne relie ces évènements entre eux. Simple coïncidence chronologique qui fait que sur les six pays rejoignant les BRICS, quatre soient dans l’entourage géographique d’Israël dont trois sont d’importants producteurs de pétrole.

Quel avenir pour l’Europe de l’Ouest ?

De son côté, l’Union européenne ne semble pas avoir de religion bien établie concernant le bouleversement mondial qui se déroule sous nos yeux. Pourquoi une telle attitude alors que, dans ce futur monde multipolaire qui s’annonce, même l’éminent docteur Schwab (celui du « great reset ») écrit que les futurs pôles de ce monde seront les continents.

Or, notre continent, l’Europe, semble totalement absent de ce débat. Le Conseil de l’Europe qui réunit les chefs d’État ignore totalement cette évolution prévisible. La vision du général de Gaulle de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural » semble volontairement ignorée. Que va devenir l’Europe de l’Ouest si, comme s’efforce de l’y pousser l’Union européenne, la Russie se tourne définitivement vers l’Asie.

Tous les autres continents disposent de ressources et de matières premières qui leur confèrent une autonomie et une indépendance, sans lesquelles il ne peut y avoir de souveraineté.Le chemin dans lequel nous conduit l’Union européenne aujourd’hui est celui de la servitude par la dépendance et pourtant, certains euro-mondialistes continuent de parler de « souveraineté européenne »

Berceau des révolutions industrielles, cette Europe risque fort de se transformer, par manque d’une énergie abondante et bon-marché, en gigantesque friche industrielle.

La France, qui avait pourtant su anticiper ses besoins énergétiques avec son plan de développement du nucléaire cohérent qui devait, passant de la filière des neutrons lents à celle des neutrons rapides,

lui procurer une autonomie de plus de 10 siècles, a vu tout ceci réduit à néant par les choix de l’Union européenne, soumis à l’écologie internationale, qui a systématiquement suivi, voire amplifié les décisions en matière de transition énergétique. Champions avérés du « tout renouvelable », les Allemands essayent de faire passer le nucléaire comme énergie non-renouvelable, alors même que l’insuffisance constatée du renouvelable leur impose d’utiliser des centrales à charbon. Où est la cohérence ?

Pour avoir cédé à ces « diktats », et avoir accepté le principe d’extraterritorialité conférée au droit américain par l’emploi du dollar, nous nous trouvons aujourd’hui dans une impasse énergétique.

Pire encore, pour avoir accepté la règle du « marché européen » imposée par l’UE, ce sont des pans entiers de notre économie qui sont menacés.

En matière de défense, les choses s’accélèrent également. Après avoir décidé d’autorité de s’engager dans le soutien de l’Ukraine contre la Russie, alors qu’une certaine « neutralité gaullienne » eut été préférable, la Commission Européenne, constatant les carences des industries d’armement des pays de l’UE, veut maintenant prendre le contrôle de leur production.

Dire qu’on nous a vendu : « l’Europe, c’est la paix !»

Vers un fédéralisme à marche forcée

Le résultat de tous ces errements est que les peuples européens ne croient plus, pour une large part, dans cette Union européenne, qui n’a jamais réellement défendu les intérêts européens, préférant depuis sa création l’air du « grand large américain »

Les prochaines élections du mois de juin 2024 s’annonçant plutôt mal, les euro-fédéralistes qui dirigent depuis toujours la Commission Européenne et lui ont fait outre-passer son rôle en s’autoproclamant « gouvernement de l’Union européenne » veulent « transformer cet essai » par le biais d’une « refondation » des traités européens. La logique démocratique dont se pare encore l’UE voudrait qu’on profite de ces élections pour exposer les grandes lignes de ces modifications.

Pas de chance ! Les propositions seront divulguées après.

Secret de Polichinelle, il est évident que nous pouvons facilement les deviner. Et c’est peut-être une dernière chance qui nous est offerte de rompre avec toutes ces manœuvres, toutes ces circonvolutions, toutes ces manipulations d’opinion dans lesquelles se disqualifient ceux qui, par ailleurs, viennent solliciter que nous leur fassions, une fois de plus, confiance.

Le peuple français a su, le 29 mai 2005, rejeter le Traité constitutionnel qu’il s’est vu imposer par une forfaiture sous la forme du traité de Lisbonne et nous devons nous en souvenir.

Aujourd’hui, les choses vont trop loin et  les perspectives destructrices deviennent de plus en plus apparentes. Visiblement, beaucoup de peuples européens demeurent très attachés à leurs nations et n’acceptent pas qu’elles disparaissent.

Quel est celui qui donnera le signal que tous attendent ?

 

 

Vers une dislocation de l’Union européenne ?

Source : RzO international - Le 10/12/2023.

par Jacques Henry

Les évènements d’Ukraine ou plus précisément du Donbass vont laisser des traces profondes en Europe, en particulier dans les pays de l’est de l’Europe. Compte tenu de l’issue prévisible de ces évènements des pays comme la Bulgarie et la Roumanie ont vu l’émergence de partis résolument opposés à l’«euro-atlantisme» de la Commission européenne. La Hongrie de Orban est le mauvais élève de l’Union européenne dans la mesure où elle n’a jamais condamné l’opération spéciale russe. Enfin la Pologne a clairement indiqué que son économie et ses agriculteurs étaient prioritaires et ainsi depuis plus d’un mois la mise en place d’un blocus de la frontière ukraino-polonaise interdit toute livraison d’armes vers Kiev en représailles de l’invasion de céréales vers la Pologne pourtant destinées à l’exportation et non pas à Varsovie, état de fait très mal perçue par la paysannerie du pays et l’aristocratie polonaise, grande propriétaire terrienne. Enfin les États baltes souffrent d’une grave crise économique dont une inflation impossible à maîtriser perçue par la population comme étant la conséquence du tarissement total des échanges commerciaux avec la Fédération de Russie. À ce tableau s’ajoutent les revendications territoriales de la Pologne sur une partie de la Galicie et de la Volhynie comportant une minoritaire polonaise, de la Hongrie sur les territoires ukrainiens de Trans-Carpatie peuplés d’une minorité magyare et également de la Slovaquie dans l’oblast ukrainien de Ruthénie.

Quelle sera la position des instances dirigeantes de l’Europe qui ont soutenu les yeux fermés l’Ukraine – ce sont les contribuables européens qui paieront – lorsqu’il s’agira d’effectuer un dépeçage de l’Ukraine lors des pourparlers de paix ? On devrait plutôt dire «quelle sera l’attitude de Washington» puisque l’Europe est le vassal des États-Unis. Compte tenu du fait que la défaite annoncée de l’Ukraine devant la Russie sera à terme reconnue, ce sera aussi la défaite de l’OTAN et ainsi de l’Union européenne dans son intégralité. En effet la situation économique et par voie de conséquence sociale des économies majeures de l’Europe a atteint un point de dégradation tel que le ressentiment des populations va se retourner contre les gouvernements nationaux ainsi que contre la Commission européenne, la responsabilité du marasme économique étant, aux yeux du citoyen moyen la conséquence directe des décisions prises par les instances politiques nationales et européennes.

L’opération spéciale décidée par la Fédération de Russie répondant à des motivations humanitaires de protection des populations russophones du Donbass n’est pas terminée puisque la ville de Donetsk est toujours bombardée par l’artillerie ukrainienne et ce depuis 2014. L’objectif à peine dissimulé est d’occuper la zone est d’une ligne s’étendant de Zaporijia à Kharkiv majoritairement habitée par des russophones ainsi que Kherson, Mykolaïev et jusqu’à Odessa, ville qui fut le théâtre de massacres de russophones dès les premières répressions à la suite des évènements de Maïdan. Il serait alors logique et donc attendu que la Fédération de Russie établisse alors la jonction avec la Transnistrie (ou «Trans-Dniestrie»), cette bande de territoire située entre le Dniestr et la frontière internationale entre la Moldavie et l’Ukraine. Il en serait dès lors terminé de l’accès de l’Ukraine à la Mer Noire. Il est vrai qu’aucun assureur ne veut se risquer à couvrir un quelconque bateau commercial ukrainien en partance d’Odessa. Tous les éléments énumérés ci-dessus feront l’objet de discussions lors des prochaines négociations de paix qui, espérons-le auront lieu durant l’été 2024 ou au plus tard après les élections américaines qui verront la défaite cuisante du clan mafieux démocrate. Il est clair que Moscou soutenu par les oblasts indépendantistes du Donbass imposera ses conditions : rattachement des oblasts ukrainiens russophones initiaux ayant opté pour un statut de républiques indépendantes souhaitant être rattachées à la Fédération de Russie par décision populaire démocratique, désarmement total de l’Ukraine et neutralité du pays, donc pas de rattachement à l’Union européenne qui signifie aux yeux de Moscou d’être occupée par les troupes otaniennes.

D’ici décembre 2024 la Russie a donc tout le temps de détruire le potentiel militaire ukrainien restant et de mener à bien la libération de la totalité des populations russophones.

Mais un élément indépendant des événements d’Ukraine pourrait non pas brouiller les cartes mais faciliter le déroulement de ces événements qui me paraissent vraisemblables : Une grave crise financière au sein de l’Union européenne, crise provoquée par l’inflation, l’endettement massif et la récession des grandes économies de l’Europe occidentale.

En effet les trois puissances économiques de l’Europe que sont l’Allemagne, l’Italie et la France subissent une récession dramatique, une inflation à deux chiffres concernant le panier de la ménagère ainsi que l’énergie et le logement et un endettement insoutenable – l’Allemagne vient de décider de s’endetter contrairement à ce que sa Constitution lui interdit – et tant l’Italie que la France sont en passe de devenir insolvables. Ces trois paramètres économiques sont dissimulés par les gouvernements nationaux dont l’art de falsification des statistiques économiques a atteint un sommet. La paix sociale est fragile et tous les éléments sont réunis pour une grave crise européenne. Ainsi l’Union européenne en tant qu’entité politique devra se conformer aux conditions de Moscou car les États-Unis ont trouvé une excellente occasion de s’extirper la tête haute du bourbier ukrainien avec la crise de Ghasa. À n’en pas douter un instant l’Union européenne, construction artificielle exigée par les États-Unis et promue par Jean Monnet, agent américain faut-il le rappeler, s’écroulera tel un château de cartes pour le plus grand bien des peuples européens …

source : Jacques Henry

Sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN

Source : RzO International - Le 10/12/2023.

par Mendelssohn Moses

France – Italie : Accord UPR/DSP.

Il y a presqu’exactement un an, Réseau International citait parmi les sites majeurs de réinformation Visione TV (Italie), dirigé par Francesco Toscano.

Si une hirondelle ne fait pas le printemps, nous apprenons toutefois cette semaine avec plaisir que François Asselineau, président de l’UPR, et Francesco Toscano, président de Democrazia Sovrana e Popolare (DSP), viennent de se rencontrer en vue de conclure un accord de soutien mutuel.

Ils ont publié à cette occasion un communiqué commun, et ont tous les deux participé à l’émission consacré à leur coopération visible sur YT.

 

YouTube video

Voici leur communiqué :

François Asselineau,
Président de l’Union Populaire Républicaine (UPR)
et
Francesco Toscano,
Président de Democrazia Sovrana e Popolare (DSP),

ont procédé ce jour, par téléconférence filmée, à un tour d’horizon de la situation politique nationale française et italienne, européenne et internationale.

Ils ont constaté une convergence parfaite des analyses de l’UPR et de DSP sur tous les sujets stratégiques.

À commencer par la nécessité absolue, pour les Français comme pour les Italiens, de se rassembler au-dessus du clivage droite-gauche, afin de rétablir la liberté et la souveraineté nationale de la France et de l’Italie.

Pour cela, les deux «Sœurs Latines» doivent sortir toutes les deux de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

L’UPR et DSP dressent aussi le même constat sur le verrouillage des deux démocraties, française et italienne, par les médias asservis aux puissances d’argent et par des instituts de sondage truqués.

L’UPR et DSP sont deux partis frères qui se heurtent également aux mêmes ruses du système oligarchique, qui veille à promouvoir des faux opposants tout en invisibilisant les vrais.

Les deux Présidents sont parfaitement d’accord pour considérer que Mme Le Pen, MM. Zemmour et Mélenchon exercent en France le même rôle d’opposant factice que Mme Meloni et M. Salvini exercent en Italie.

Dans cette vidéo coproduite par UPR-TV🇫🇷 et VISIONE-TV🇮🇹, François Asselineau a accepté l’invitation que lui a faite Francesco Toscano de venir prononcer un discours au prochain Congrès de DSP à Rome le 27 janvier 2024.

Réciproquement, Francesco Toscano a accepté de venir prononcer un discours lors d’un grand rassemblement que l’UPR tiendra en région parisienne dans la seconde moitié du mois de mai 2024.

Ces échanges croisés marquent la volonté de bâtir un accord de soutien et d’entraide mutuel entre l’UPR et DSP pour les prochaines élections européennes et pour les échéances électorales ultérieures.

• https://democraziasovranapopolare.it
• https://visionetv.i