Le billet du jour

 

La narration du 7 octobre contredite par l’Histoire

Source  : RzO International - Le 08/05/2024.

Nous reproduisons le texte d’une conférence donnée le 4 mai à Boulogne-sur-mer. Thierry Meyssan y explique que le conflit actuel en Palestine n’est pas imputable aux populations arabes et juives. Il a été organisé, dès 1915, par la puissance coloniale avec l’idée que jamais le ou les États à venir ne devaient parvenir à assurer leur sécurité. À leur insu et à leurs dépens, les Palestiniens et les Israéliens, en jouant l’opération du 7 octobre et sa réplique, ne font que mettre en œuvre cette politique. En ne parvenant pas à arrêter le nettoyage ethnique des Gazaouis, les Anglo-Saxons ne manifestent pas leur insensibilité, mais le fait qu’ils considèrent les massacres comme de simples variables d’ajustement.

*

par Thierry Meyssan

Bien que les massacres au Soudan et au Congo soient beaucoup plus meurtriers qu’en Palestine, c’est de ces derniers dont je vais vous parler aujourd’hui. En effet, c’est la première fois que l’on assiste, en direct sur nos téléphones portables, à un nettoyage ethnique. Je voudrais revenir sur diverses informations que j’ai déjà traitées dans divers articles, mais que, manifestement, certains médias ne veulent pas intégrer à leurs analyses. Je voudrais vous dire qu’il n’y a pas de fatalité communautaire : ce conflit n’a pas été provoqué par les populations de Palestine, qu’elles soient juives, chrétiennes ou musulmanes, mais par des puissances extérieures qui, depuis un siècle ont souhaité qu’elles ne connaissent jamais la paix.

La création d’Israël par les Britanniques

Pour me faire comprendre, je vais, avant toute chose, vous parler du Royaume-Uni. Vous avez assisté au couronnement du roi Charles III. Vous vous souvenez qu’au milieu de la cérémonie, il a ôté ses riches habits et s’est habillé d’une toile de lin. Ses pages ont dressé des paravents pour que l’assistance ne soit pas éblouie. Lorsque l’on a ôté les paravents, il était devenu roi. On lui a alors remis les symboles de son pouvoir, le sceptre et le globe. Que s’était-il passé durant ces quelques instants hors de la vue du public ? Le prince de Galles avait vu Dieu, comme Moïse devant le buisson ardent1. Cette explication vous paraît probablement saugrenue et vous vous demandez comme ses sujets peuvent croire un tel conte à dormir debout. En réalité, depuis Jacques VI, au XVIe siècle, les souverains britanniques se déclarent rois d’Israël2. C’est contre sa conception du droit divin, qu’Oliver Cromwell renversa son fils Charles et proclama le Commonwealth. Cependant le Lord Protecteur était tout aussi illuminé, il professait qu’il fallait regrouper tous les juifs en Palestine et y reconstruire le temple de Salomon3. En définitive, les dynasties se succédèrent en entretenant ce mythe. Elles ont adopté divers rites et en ont imposés d’autres à leurs sujets, comme la circoncision juive, pratiquée d’office dans les maternités au XXe siècle sur tous les nouveau-nés mâles du Royaume à leur naissance.

Deux ans avant la déclaration Balfour (1917) qui annonça la création d’un foyer national juif en Palestine, un diplomate juif et futur ministre des Affaires étrangères, Lord Herbert Samuel, rédigea un mémorandum sur le Futur de la Palestine (1915). Il y plaidait pour un État juif qui permettrait de placer toute la diaspora au service de l’Empire. Un peu plus tard, il précisa que ce nouvel État ne devrait jamais pouvoir seul assurer sa sécurité afin d’être éternellement dépendant de la Couronne d’Angleterre. C’est très exactement ce à quoi nous assistons aujourd’hui. C’est le sort qui a maudit la population de Palestine.

La déclaration de Lord Arthur Balfour a été suivie des 14 points du président états-unien Woodrow Wilson. Il y décrit les objectifs atteints par son pays durant la Première Guerre mondiale. Le point 12 est étrangement rédigé, mais lors de la Conférence de Paris qui rédigea le Traité de Versailles, il précisa par écrit ce qu’il fallait comprendre : la création de l’État d’Israël en Palestine (et du Kurdistan en Turquie). La Guerre mondiale avait provoqué un rééquilibrage des forces, de sorte que désormais, Washington travaillait aux côtés de Londres dans la défense d’intérêts communs.

Durant l’entre-deux-guerres, l’immigration juive dans la Palestine mandataire se passa bien. Les propriétaires terriens arabes vendirent sans problème une partie de leurs terres aux juifs. Cependant, dès 1920, des terroristes arabes assassinèrent des juifs. Parmi les assassins, Mohammed Amin al-Husseini fut condamné par les Britanniques à 10 ans de prison, mais ils ne les lui firent jamais exécuter. Bien au contraire, Lord Herbert Samuel (celui qui avait écrit qu’il ne devait jamais avoir de sécurité en Palestine), qui était devenu le haut-commissaire britannique en Palestine, le gracia et le nomma grand mufti de Jérusalem, prétendument pour maintenir un équilibre entre les deux grandes familles locales.

Survint un salafiste (c’est-à-dire un musulman souhaitant vivre comme les compagnons du Prophète au VIIe siècle), Izz al-Din al-Qassam, qui avait déjà organisé une révolte contre les Français en Syrie et qui devint imam à Haïfa. Il décida le djihad, non pas contre l’occupant britannique, mais contre les immigrés juifs. Il s’en suivit divers attentats et pogroms de juifs. Pour maintenir la paix civile, les Britanniques tuèrent al-Qassam, ce personnage a donné son nom aux actuelles Brigades al-Qassam du Hamas.

La mort d’al-Qassam n’avait rien résolu du tout. Les Britanniques, fidèles à leur technique coloniale du «Diviser pour régner», ont toujours développé d’une main ce qu’ils combattaient de l’autre. En 1936, Lord Willam Peel, à la tête d’une commission officielle assura que l’on ne pourrait rétablir la paix qu’en séparant les populations arabes et juives en deux États distincts. C’est ce que l’on appelle aujourd’hui la «solution à deux États».

Durant la Seconde Guerre mondiale le grand mufti de Jérusalem est devenu l’allié du chancelier Adolf Hitler. Il a notamment levé les musulmans des Balkans pour les engager dans la SS et a soutenu la «solution finale de la question juive». De leur côté, les fascistes juifs (les «sionistes révisionnistes») de l’Ukrainien Vladimir Jabotinsky, combattirent aux côtés de l’Axe contre les Britanniques. Les sionistes quant à eux, se battirent aux côtés des Alliés tout en contestant les limites que les Britanniques imposèrent en théorie à l’immigration juive ; en théorie seulement.

L’historien fasciste Benzion Netanyahou et son fils, Benjamin Netanyahou.
Source : Office du Premier ministre

Ils se réunirent en mai 1942 à l’hôtel Baltimore de New York, sous la présidence de David Ben Gourion. Ils fixèrent les principes du futur État d’Israël. Jusqu’à présent, on nous a assuré que Ben Gourion était un homme de bonne volonté. Or, il avait été le compagnon de Jabotinsky durant l’entre-deux-guerres et s’était prononcé pour le nettoyage ethnique de la Palestine. Un livre, paru hébreu en Israël il y a deux semaines et publié par une grande maison d’édition, assure qu’il était tenu au courant des négociations du Hongrois Rezső Kasztner avec Heinrich Himmler et Adolf Eichmann qui durèrent jusqu’à la chute du Reich. Kasztner prétendait acheter la fuite d’un million de juifs hongrois. En réalité, il n’a sauvé que sa famille et ses amis. Surtout, il a extorqué 8,5 millions de francs suisses en or (une somme colossale à l’époque) aux familles juives riches de Hongrie leur faisant accroire à une possible fuite4. Si les documents cités dans ce livre sont exacts, David Ben Gourion serait lui aussi un escroc, ayant trompé son propre peuple.

Les Nations unies proposèrent :

  • de ne pas diviser la Palestine (et non pas la «solution Peel à deux États») ;
  • d’instaurer un régime républicain, démocratique et représentatif ;
  • de garantir les cultures des différentes minorités ;
  • de garantir la liberté religieuse des juifs, des chrétiens et des musulmans.

Les conférences et négociations se succédèrent en vain. Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies (qui ne comprend alors que 56 États membres) approuve le plan de partage élaboré par une commission spéciale5. Il est immédiatement rejeté par tous les pays arabes.

Le 14 mai 1948 (c’est-à-dire deux mois et demi avant la fin du mandat britannique), David Ben Gourion coupa court aux discussions et proclama unilatéralement l’indépendance de l’État d’Israël. Le lendemain de ce coup de force, alors que les 100 000 soldats britanniques commençaient à se retirer, l’Égypte, la Jordanie, l’Irak, la Syrie, le Liban, l’Arabie saoudite et le Yémen du Nord envoyèrent leurs troupes pour défendre les arabes de Palestine. La confrérie égyptienne des Frères musulmans envoya également un groupe de combattants, sous le commandement de Saïd Ramadan (gendre du fondateur Hassan el-Banna et père de Tariq Ramadan), se joindre à eux. Cependant, à ce moment-là, aucun de ces pays ne disposait d’armée digne de ce nom. Elles sont rapidement défaites. Le mythe de l’invincibilité de Tsahal est né.

Or, ainsi que me l’a raconté mon ami libanais Hassan Hamade, cette narration est mensongère. En réalité, les chefs d’État arabes étaient déjà acquis à Israël et les juifs n’étaient pas plus vaillants que les arabes. Ainsi l’émir Majid Arslan, qui était le ministre de la Défense libanais, a conduit ses troupes sans rencontrer grande résistance jusqu’à Bethléem, qu’il a libéré. Le président libanais, Béchara el-Khoury, lui ordonna immédiatement d’abandonner le champ de bataille, ce qu’il refusa de faire. Il le destitua, mais celui-ci continua la guerre en tant que simple officier. En définitive, ses troupes ne furent pas vaincues par les juifs de Palestine, mais par l’armée «jordanienne» commandée par un général britannique, John Bagot Glubb (dit «Glubb Pacha») et une centaine d’officiers britanniques. En réalité, la Jordanie n’avait aucun soldat, mais la Légion arabe composée par les Britanniques durant la Seconde Guerre mondiale, avait le premier jour de la guerre changé de nom en «armée jordanienne», tout en conservant ses officiers britanniques. Ce sont les Anglais et les Jordaniens qui ont sauvé Israël dès sa création, comme ils viennent de le sauver à nouveau lorsque l’Iran l’a attaqué le mois dernier. Cette guerre n’était pas une tentative d’écraser Israël, mais la première manifestation du sionisme arabe.

Les Nations unies, inquiètes de ces développements dépêchèrent un envoyé spécial, le Suédois Folke Bernadotte, pour récupérer la situation après le coup de force israélien et la guerre israélo-arabe. Dès son arrivée, il comprend que la Commission spéciale qui a élaboré le plan de partage ignorait les réalités démographiques : les Israéliens revendiquent un territoire disproportionné à leur nombre et bénéficient du soutien de gouvernements arabes sionistes qui ont d’abord prétendu jouer les bons offices et ensuite mener une guerre.

Le 17 septembre 1948, les «sionnites révisionnistes» (c’est-à-dire les fascistes juifs) assassinent Folke Bernadotte et le chef des observateurs de l’ONU, le colonel français André Serot. Mon grand-père maternel, Pierre Gaïsset, se trouvait dans la voiture suivante. Il n’a pas été blessé et a remplacé le colonel Serot dans ses fonctions. L’assassin, Yehoshua Cohen, ne sera pas inquiété. Il deviendra deux ans plus tard, le garde du corps attitré du Premier ministre David Ben Gourion. Le chef des «sionnites révisionnistes», Yitzhak Shamir, est immédiatement nommé à la tête d’un département du Mossad. Il mènera des actions secrètes pour le compte du Royaume-Uni et des États-Unis durant toute la Guerre froide, du Guatemala au Congo, puis il deviendra Premier ministre (1983-84 et 1986-92).

Le 29 novembre 1948, le gouvernement Ben Gourion, qui prétend rechercher les assassins de Folke Bernadotte et d’André Serot, dépose une demande d’adhésion aux Nations unies assortie d’une lettre déclarant «que l’État d’Israël accepte par la présente, sans réserve aucune, les obligations découlant de la charte des Nations unies et qu’il s’engage à les observer du jour où il deviendra Membre des Nations unies». Convaincue, le 11 mai 1949, l’Assemblée générale des Nations unies accepte6. Plusieurs États demandent aujourd’hui, au vu du nom respect systématique par Israël de son engagement, que son adhésion soit «suspendue».

L’opération «Déluge d’al-Aqsa»

Venons-en à la période actuelle. Le 7 octobre 2022, la Résistance palestinienne, à l’initiative du Hamas, a lancé une vaste opération contre une base militaire israélienne et également contre des civils. En droit international, les arabes de Palestine forment une «population occupée», au sens des Conventions de Genève Ils ont donc le droit d’attaquer Israël. Cependant, ils ne peuvent attaquer que des cibles militaires, pas des Kibboutz, ni des raves. Le but de l’opération était de faire des prisonniers militaires, et éventuellement aussi des otages civils, afin de négocier la libération des otages palestiniens en Israël, c’est-à-dire des prisonniers administratifs. On ignore le nombre de prisonniers et d’otages qu’ils ont pris, et encore plus la répartition des civils et des militaires. Selon le Hamas, plus de 30 officiers seraient retenus.

Cette opération, «Déluge d’al-Aqsa», a été préparée durant les trois dernières années au vu et au de tous7. Des centaines de kilomètres de tunnels ont été creusés au moyen de tunneliers qui n’ont pu entrer à Gaza qu’avec l’approbation des douanes israéliennes. Au moins 1 million de mètres cubes de terre et de gravois ont dû être évacués sous les yeux des services de sécurité israéliens. Plusieurs camps d’entraînement ont été construits et des entrainements de deltaplane ont été réalisés. Non seulement les services de Renseignement israéliens ont observé tout cela, mais d’autres puissances aussi, comme l’Égypte et les États-Unis. De très nombreux rapports ont été envoyés au Premier ministre, Benjamin Netanyahou. Pourtant, celui-ci n’a pas réagi. Pire, il a révoqué son ministre de la Défense, le général Yoav Galland, en août 2023, parce que celui-ci se plaignait de cette absence de réaction en conseil des ministres. Cependant, compte tenu des réactions du public à ce limogeage, il préféra le réintégrer plutôt que d’avoir à en expliquer le motif.

Israël a accusé le journaliste qui a publié des photographies du 7 ocotbre, bien avant
que les services de sécurité n’interviennent, d’être un membre du Hamas.

Les différentes factions palestiniennes (Jihad islamique, FPLP et Initiative nationale) ont été réveillées par le Hamas à 4h30 pour participer à une opération débutant à 6h30 (c’est-à-dire avant le lever du soleil). Elle a débuté par la destruction de tous les robots de surveillance du Mur de séparation. Donc, dès 6h30, l’alarme était donnée. À 8h00, les agences de presse du monde entier commençaient à diffuser des images de l’attaque8. Pourtant, les forces de sécurité israéliennes ne sont pas intervenues avant 9h45.

Dès le début de leur intervention, les Forces de Défense israéliennes (FDI) ont appliqué la «directive Hannibal» ; une instruction qui ordonne de tuer ses propres militaires plutôt que de les voir faits prisonniers par l’adversaire. Les chiffres des victimes israéliennes diffusées par le gouvernement israélien ne distinguent pas celles qui sont imputables aux attaquants de celles qui le sont aux défenseurs. Identiquement, le gouvernement israélien a fait état d’exactions que des combattants n’ont en principe pas le temps de perpétrer durant une attaque surprise. La Mauricienne Pramila Patten, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les violences sexuelles, a auditionné les victimes et les témoins de l’opération Déluge d’al-Aqsa. Elle a conclu que quelques exactions sexuelles ont pu être commises, mais que les accusations les plus graves (notamment la castration de soldats) n’étaient pas crédibles9. Les rapports de décapitation de bébés ont été retirés après une enquête d’Al-Jazeera.

L’opposition israélienne se refuse pour le moment à aborder la question du rôle éventuel du Premier ministre dans l’organisation de cette opération. Elle doit pourtant être posée : Benjamin Netanyahou est le fils du fasciste Benzion Netanyahou, secrétaire particulier de Vladimir Jabotinsky (l’allié de Benito Mussolini, mort au début de la Seconde Guerre mondiale). Il a toujours exprimé son admiration pour ces deux hommes.

Benjamin Netanyahou a toujours soutenu le Hamas, comme un allié tactique permettant de combattre le Fateh de Yasser Arafat. Or, jusqu’en 2017, le Hamas s’affichait comme la «branche palestinienne de la Confrérie des Frères musulmans». Cette organisation a été restructurée en 1949 par les services secrets britanniques sur le modèle de la Grande Loge Unie d’Angleterre10. En 1950, elle a été intégrée au dispositif anglo-saxon de la Guerre froide. C’est à ce moment-là que Sayyed Qutob, le théoricien du jihad, en est devenu la vedette. Certes, en 2017, des gazaouis qui souhaitaient défendre leur pays y ont adhéré, mais ils ont réclamé que le Hamas rompe avec les Frères musulmans et les Britanniques. En définitive, les deux courants ont coexisté11. Le 19 octobre 2022, le président syrien, Bachar al-Assad a reçu Khalil Hayya, leader du courant révolutionnaire du Hamas. Mais il a refusé de recevoir Ismaël Haniyeh et Khaled Mechaal, leaders du courant frériste du Hamas12. D’un point de vue arabe, il n’y a donc pas un Hamas, mais deux. En effet, durant toute la guerre en Syrie, le Hamas s’est battu aux côtés d’Al-Nosra (la branche syrienne d’Al-Qaïda), des FDI et des forces spéciales de l’OTAN, contre la République arabe syrienne. Le 9 décembre 2012, des éléments du Hamas étaient notamment venus assassiner à Yarmouk (banlieue de Damas) des leaders du Front de libération de la Palestine (FPLP), dont un de mes amis.13

Non seulement il est faux d’attribuer l’attaque du 7 octobre au seul Hamas, mais il est également faux d’ignorer qu’il y a deux Hamas. Ces mensonges permettent de présenter l’opération «Déluge d’al-Aqsa» comme un vaste pogrom antisémite, selon les mots du président Emmanuel Macron, alors qu’il s’agit d’un acte de Résistance, ainsi que l’a souligné Francesca Albanese, rapporteuse de l’Onu sur les Droits de l’homme dans le territoire palestinien occupé.

Le massacre des Gazouis avec les Anglo-Saxons

Nous sommes témoins du massacre de 35 000 personnes, de la disparition sous les décombres de 13 000 autres, des graves blessures physiques de 120 000 encore. Toute personne ayant des sentiments humains ne peut qu’être horrifiée. Ceci n’a aucun rapport avec l’identité des victimes, c’est juste une question d’humanité.

Selon le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, il s’agit juste d’une opération de police visant à arrêter les assaillants du 7 octobre, mais tout le monde a compris qu’il n’y aucun rapport entre cette attaque et l’opération israélienne actuelle. Celle-ci vise juste à rendre la vie des gazaouis insupportable jusqu’à ce qu’ils partent d’eux-mêmes. Ce programme était celui de Vladimir Jabotinsky et de son secrétaire, Benzion Netanyahou. Il avait validé par, le négociateur avec les nazis et néanmoins fondateur d’Israël, David Ben Gourion.

Tout au long de ce massacre et aujourd’hui encore, les Anglo-Saxons fournissent des armes à Israël pour le perpétrer.

Cependant, alors que des manifestations ont commencé dans des universités états-uniennes contre le sang versé et qu’elles se généralisent dans le pays puis en France, l’Administration Biden a envisagé de démettre Benjamin Netanyahou au profit du général Benny Gantz. Certes, en droit cette décision ne lui appartient pas, mais Washington a un long passé de coups d’État et de révolutions colorées. Le secrétaire d’État, Antony Blinken, l’a donc invité pour «échanger sur la situation». Benny Gantz a accepté tout en organisant une entrevue avec l’Administration Sunak durant son voyage de retour. Mais les choses se sont mal passées14 : Benny Gantz a parfaitement compris que Washington lui demandait d’arrêter le massacre, ce qu’il approuvait, mais il a tenu à informer ses interlocuteurs de sa volonté de protéger son pays en détruisant le Hamas. Ses interlocuteurs interloqués comprirent que ce n’était pas «un fils de pute, mais notre fils de pute», selon l’expression du président Franklin D. Roosevelt. Ils prévinrent immédiatement le Premier ministre britannique, Rishi Sunak. Lorsque Benny Gantz arriva à Londres rencontrer le conseiller spécial de Sécurité, Sunak s’invita à leur réunion. Il tenta d’expliquer à Benny Gantz, à son tour interloqué, qu’on ne devait pas toucher aux «fils de pute» du Hamas, parce que certains d’entre eux sont «nos fils de pute». Les Anglo-Saxons n’ont donc pas renversé Benjamin Netanyahou.

Le premier ministre britannique, Rishi Sunak, est venu dire à
Benny Gantz de ne pas toucher à notre Hamas.

Vu de Londres et de Washington, les massacres de civils sont déplorables, mais ne sont que des variables d’ajustement. Dans l’état actuel, Israël est un État indispensable. S’il était pacifié et devenait normal, il ne servirait plus à rien. Comme la République des Corsaires au XVIIIe siècle, Israël permet les plus vastes opérations de blanchiment d’argent et sert de refuge à certains des plus grands criminels de la planète.

Un responsable de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) m’a raconté avoir été serveur au bar de l’hôtel King David à Jérusalem. Un jour, il a été témoin de l’arrivée de quelques diamantaires, venus sans passer par les douanes et véhiculés sous escorte militaire. Ces hommes et quelques clients ont échangé des diamants et de l’argent liquide, puis sont repartis incognito. Ce genre de deal ne pourrait avoir lieu dans aucun autre État.

Thierry Meyssan

source : Réseau Voltaire

illustration : Derrière les paravents, le prince de Galles (protecteur des Frères musulmans), voit Dieu et devient le roi Charles III.

 

  1. «Deux mondes, mis en scène les 6 et 9 mai», par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 9 mai 2023.
  2. «Stratégies de gouvernance britanniques : sectes religieuses», Leonid Savin, Geopolilika, 10 avril 2024.
  3. «Qui est l’ennemi ?», par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 août 2014.
  4. «L’affaire Kastner resurgit», Réseau Voltaire, 3 mai 2024.
  5. «Plan de partage de la Palestine», ONU (Assemblée générale) , Réseau Voltaire, 29 novembre 1947.
  6. «Admission d’Israël à l’Organisation des Nations unies», Réseau Voltaire, 11 mai 1949.
  7. «Ce qui se cache derrière les mensonges de Benjamin Netanyahou et les esquives du Hamas», par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 novembre 2023.
  8. «Response from The New York Times to the Office of the Consulate General of Israel Regarding Yousef Masoud», The New York Times, February 24, 2024.
  9. «Mission report. Official visit of the Office of the SRSG-SVC to Israel and the occupied West Bank. 29 January – 14 February 2024», Office of the special representative of the secretary general on sexual violence in conflicts.
  10. J’ai présenté une histoire internationale de la Confrérie dans un de mes livres, «Sous nos yeux». Elle est disponible gratuitement sur Internet en six parties.
  11. A Document of Genéral Principles and Policies, Hamas, May 2017.
  12. «Comment Netanyahou falsifie l’actualité», par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 novembre 2023.
  13. «Des agents du Mossad dans l’unité d’Al-Qaida qui a attaqué le camp de Yarmouk», Réseau Voltaire, 31 décembre 2012.
  14. «Washington, Londres et Tel-Aviv empêtrés en Palestine», par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 19 mars 2024.

Point de vue de l’avocat virtuel de Mathilde Panot et Rima Hassan

Source : RzO International - Le 05/05/2024.

«La vérité parle un langage sans détour, et la justice n’a que faire d’explications compliquées. Elle trouve en soi son opportunité, tandis que l’injustice, viciée en son essence, réclame des sophismes pour remède». (Euripide)

par Mohamed El Bachir

Le 30 avril 2024, la police judiciaire a convoqué Mathilde Panot, la cheffe de file des députés de La France insoumise (LFI) et Rima Hassan, candidate LFI aux européennes. Raison invoquée : apologie du terrorisme. 

Cette accusation s’appuie sur la déclaration du groupe parlementaire LFI-NUPES datant du 7 octobre 2023 : «l’offensive armée de forces palestiniennes menée par le Hamas intervient dans un contexte d’intensification de la politique d’occupation israélienne à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Nous déplorons les morts israéliens et palestiniens. Nos pensées vont à toutes les victimes. L’escalade actuelle risque d’entraîner un cycle de violences infernales. La France, l’Union européenne et la communauté internationale doivent agir sans délai pour empêcher cet engrenage. Dans l’immédiat, il faut obtenir un cessez-le-feu et la protection des populations.

Toutes les parties doivent revenir à la table des négociations. Pour qu’une paix juste et durable voie le jour, les résolutions de l’ONU, à commencer par la fin de la colonisation, doivent être activement mises en œuvre. Nous devons tous et toutes œuvrer dans ce sens».1

L’avocat virtuel se présente devant le juge :

– Votre honneur, je me présente devant vous pour défendre les deux accusées. Ayant étudié la déclaration ci-dessous, ma question est simple : quelles phrases du contenu de la déclaration ci-dessus font l’apologie du terrorisme ?

La réponse du juge est sans détour :

– L’offensive armée de forces palestiniennes menée par le Hamas» et «Nous déplorons les morts israéliens et palestiniens.

Car, explique le juge :

– Elles mettent sur le même plan l’action du Hamas et l’action de défense de l’armée israélienne. L’action du Hamas est un acte terroriste qui a entraîné un pogrom et une prise d’otages. Celle de l’armée israélienne est un acte de défense.

À cette précision du juge, l’avocat virtuel répondit :

– Votre honneur, vous confondez cause et conséquences. En effet, le drame, aussi douloureux soit-il vécu le 7 octobre 2023 par les habitants des colonies, terre palestinienne, il faut le souligner, est une conséquence. Et donc il faut se poser la question : quelle est la cause ?

Ceci d’autant plus que d’autres actions de résistance pacifiques et militaires palestiniennes ont eu lieu depuis 1917. Et la cause est toujours la même : l’occupation de la Palestine.

Sans vous offenser, Votre honneur, vous confondez l’axiome avec le théorème qui en découle.

Et afin de clarifier mon propos et pour ne pas être soupçonné d’antisémitisme, je cite l’un des premier dirigeant du mouvement sioniste, Ben Gourion, devenu Premier ministre de l’entité sioniste de 1948 à 1954 et de 1955 à 1963 :

«… Pourquoi les Palestiniens feraient-ils la paix ? Si j’étais, moi, un leader palestinien, jamais je ne signerais avec Israël. C’est normal, nous avons pris leur pays. Certes, Dieu nous l’a promis, mais en quoi cela peut-il les intéresser ? Notre Dieu n’est pas le leur. Nous sommes originaires d’Israël, c’est vrai, mais il y a de cela deux mille ans : en quoi cela les concerne- t- il ? Il y a eu l’antisémitisme, les nazis, Hitler, Auschwitz, mais est-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une chose : nous sommes venus et nous avons volé leur pays. Pourquoi l’accepteraient-ils… ?»2

Des propos clairs que je partage sans enlever une virgule «Votre honneur, permettez-moi d’ajouter : d’un axiome aberrant, on peut déduire une «vérité» mais une vérité en contradiction avec le réel.

Que faire alors ? Faire abstraction du réel ou éliminer l’axiome. Si on veut être juste, il faut éliminer l’axiome !

En effet, il est injuste d’exiger d’un peuple d’abandonner son droit naturel, à savoir, le droit de disposer de lui-même. Un droit qui ne peut être exercé qu’en vivant libre sur sa terre d’origine. Et cette injustice est d’autant plus révoltante que l’impérialisme occidentale avec à sa tête les Etats-Unis et ses vassaux arabes ont masqué sous une multitude de résolutions de ONU dont celle du droit au retour tout en permettant à la force occupante de continuer son œuvre d’occupation et de démolition. Des résolutions qui demeurent lettres mortes. Quant aux Accords d’Oslo ? Un conte des mille et une nuits…

Pour conclure, Votre honneur, permettez-moi de citer un autre sioniste plus extrémiste que Ben Gourion, l’auteur de Zéro et l’infini : «… Israël est un phénomène historique aberrant. C’est une espèce de monstre à la Frankestein, conçu sur bleus d’architectes et couvé dans les laboratoires de la diplomatie… Il existe en fin de compte grâce à un fait accompli dont la population indigène est la victime».3

D’une vérité historique, à savoir la Shoah, les puissants ont produit une injustice historique : spolier un peuple. Coloniser la terre tout en se débarrassant du propriétaire. Et cette vérité historique continue à être ressassée par les tenants du Droit international pour justifier l’injustifiable.

Ignorent-ils qu’ils commettent ainsi un autre crime ? Insulter la mémoire des victimes de la Shoah.

Et ne retenant plus sa colère, l’avocat virtuel conclut :

– Dans la France, patrie des lumières, en commerçant sur le plan militaire et économique avec la puissance occupante, c’est le président de l’État français qu’il faut accuser de participation à un génocide à Gaza ou, du moins, à un crime de guerre. Et ni les «sacs de riz» ni les comédies diplomatiques ne peuvent effacer cette vérité. Quant à Mathilde Panot et Rima Hassan, elles agissent comme elles peuvent pour que cette France sorte de l’obscurité.

Ne vous trompez pas encore une fois, Votre honneur, je ne suis pas membre de LFI.

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur.

  1. https://lafranceinsoumise.fr/2023/10/07/israel-palestine-pour-une-paix-juste-et-durable-stop-a-lescalade-communique
  2. Goldmann, Nahum. «Où va Israël ?» Ed Calmann-Lévy, 1975, p.104
  3. Arthur Koestler, «Analyse d’un miracle». Circé poche. Pages 51-52

Desportes, Lecointre : Ces généraux qui se veulent “plus Macron que Macron”

Source : Le Courrier des Stratèges - par Eduard Husson - Le 09/04/2024.

Desportes, Lecointre: ces généraux qui se veulent “plus Macron que Macron”

Les généraux Desportes et Lecointre jouent-ils à qui sera “plus Macron que Macron”? Quand vous cherchez à comprendre pourquoi le pouvoir d’Emmanuel Macron tient malgré l’incompétence criante de l’actuel détenteur de la fonction présidentielle, les deux déclarations récentes de ces anciens responsables militaires pour légitimer l’éventuel envoi de troupes françaises en Ukraine jettent une lumière crue sur la soumission au prince-enfant de chefs qui ont renoncé à l’être.

Le premier (ancien) chef militaire à avoir défrayé la chronique ces derniers jours, c’est le Général Vincent Desportes.

Desportes en “Général Boum-Boum”

 

Ancien directeur du Centre de Doctrine et d’Emploi des Forces, le Général Desportes tient ici des propos surprenants. En gros, il envisage sans précaution une éventuelle frappe nucléaire française sur la Russie. Dix minutes pour frapper Saint-Pétersbourg et Moscou? Et sans représailles russes ?

On est étonné de la légèreté des propos tenus.

Le Général Lecointre en faux sage

A lire le titre de l’entretien accordé par le Général Lecointre au Figaro, on se disait qu’on revenait sur des terres plus raisonnables:

On ne se bat pas pour restaurer ou imposer la démocratie. Se battre, c’est tuer. La guerre, c’est, selon la définition de Gaston Bouthoul, une « lutte armée et sanglante entre groupes organisés ». On s’y résout pour des raisons très supérieures. Je pense qu’on ne peut tuer que pour la France, pour la défense et la promotion des intérêts de la France. 

Le Figaro, 8 avril 2024

Las, ça continue très mal :

oui, c’est compliqué de parler d’effort de défense, de patriotisme. Qui est prêt à se serrer la ceinture ? Notre société n’est pas prête. Il faut la préparer.

Je pense qu’on peut provoquer un réveil. C’est le sens de ce qu’a dit le président de la République sur l’engagement de soldats en Ukraine : existe-t-il des causes assez fortes pour que nous engagions des soldats français ? Il faut redonner le sentiment d’un destin commun.

Le Figaro, 8 avril 2024

Le Général Lecointre, prédécesseur de l’actuel Chef d’Etat-Major des Armées, se donne l’air d’être plus cortiqué que le Général Desportes. En réalité, il sert lui aussi la soupe à Emmanuel Macron.

2017, 2022, 2024 : Le président de la République a été élu, réélu et peut se permettre aujourd’hui de jouer avec l’idée dangereuse d’envoyer des troupes françaises en Ukraine parce qu’évêques, pasteurs et rabbins, parce qu’universitaires et intellectuels, parce que hauts fonctionnaires et chefs d’entreprises, parce que les chefs militaires eux-mêmes n’ont ni le courage ni la lucidité d’arrêter les foucades du prince-enfant.

 

 

 

Comment Macron va vous racketter pour réparer ses dégâts et ses dettes

Source : Le Courrier des Stratèges - par Eric Verhaeghe - Le 24/03/2024.

Closer doit cesser ses allusions malsaines à la moralité du Président, par Modeste Schwartz

Les lecteurs du Courrier ne le découvrent pas : l’obésité et la cupidité de la bureaucratie qui tient le pouvoir sont devenues des menaces létales pour la démocratie. Pour éviter tout effort, la bureaucratie de l’Etat est bien décidée à faire payer le reste du pays pour conserver son mode de gouvernance autoritaire et un exercice solitaire du pouvoir par Emmanuel Macron et la caste qu’il représente. Après sept ans de malgoverno français, le pouvoir en est réduit à la faillite pour acheter la paix sociale. Et maintenant, l’heure de l’addition approche.

Macron est arrivé au pouvoir en 2017. Depuis son élection, les dépenses de l’Etat ont augmenté de 35% ! Cette explosion s’explique largement par le besoin d’acheter la paix sociale au moyen de nombreuses aides, et par le souci de soigner sa base électorale. Macron est le candidat des fonctionnaires, ne l’oublions jamais.

Sauf que la situation, comme nous l’indiquons régulièrement, devient intenable :

  • il faut 50 milliards d’économies d’ici à 2027 pour que la France tienne ses engagements européens
  • ces économies représentent 10% des dépenses de l’Etat, si elles devaient porter sur l’Etat lui-même
  • Macron préconise de les faire porter “sur les autres” : protection sociale et collectivités locales
  • cette posture s’explique par l’influence essentielle que le Deep State exerce sur la gouvernance Macron : police, armée, bureaucratie
  • Macron ne découvre pas le sujet du lent pourrissement des finances publiques
  • il est resté particulièrement inactif sur ce sujet
  • Bruno Le Maire a démontré son incapacité à tranduire en actions des intentions qu’il a exprimées
  • désormais, le gouvernement est engagé dans une course contre-la-montre pour éviter la dgradation de la note de la France
  • les économies seront réalisées sur les plus pauvres, notamment par la désindexation des retraites
  • rien n’exclut que l’impôt n’augmente fortement dans les mois à venir

Ne manquez pas nos conseils en matière d’épargne retraite : Vous en avez besoin dès maintenant pour éviter la ruine le moment venu !

 

 

Brigitte, Emmanuel : La destruction de la France et les mémoires d’inceste

Source : RzO Internationalpar Jean-Dominique Michel - Le 23/03/2024.

 

Il faut nous diriger vers le fond de l’histoire.

Pas forcément en termes de faits (il reste à les établir…) mais de logiques agissantes.

Et là, hélas, tout s’éclaire.

 

source : Jean-Dominique Michel

 

Je reviens d’Ukraine

Source : RzO international - Le 01/03/2024.

par Maria Mateiciuc

Je reviens tout juste d’Ukraine, où je rendais visite à des amis.

Tout ce que nous avons entendu sur ce qui se passe en Ukraine est un mensonge.

La réalité est plus sombre, plus sombre et sans équivoque désespérée. Il n’est pas possible que l’Ukraine «gagne» cette guerre. 

 Selon leurs estimations, elles ont perdu plus d’un million de leurs fils, pères et maris ; une génération entière est partie.

 Même dans le Sud-Ouest, où le sentiment anti-russe est ancien, les citoyens hésitent ou ont carrément peur de critiquer publiquement Zelensky ; ils iront en prison.

 Dans chaque village et ville, les rues, les magasins et les restaurants sont pour la plupart absents des hommes.

 Les quelques hommes qui restent sont terrifiés à l’idée de quitter leur foyer, de peur d’être kidnappés et appelés à la conscription. Certains ont supplié leurs amis de leur casser les jambes pour éviter le service.

 Les opérations de recherche de l’armée ont lieu tôt le matin, lorsque les hommes quittent leur domicile pour aller travailler. Ils leur tendent une embuscade et les kidnappent dans les rues et, en 3 à 4 heures, ils sont inscrits dans l’armée et emmenés directement sur les lignes de front avec une formation minimale, voire aucune ; c’est «une condamnation à mort».

 C’est de pire en pire chaque jour. Là où je résidais, un dentiste venait d’être arrêté par les forces de sécurité alors qu’il se rendait à son travail, laissant derrière lui deux jeunes enfants. Chaque jour, 3 à 5 cadavres arrivent des lignes de front.

 Les mères et les épouses se battent bec et ongles avec les forces armées, et implorent que leurs hommes ne soient pas enlevés. Ils tentent de soudoyer, ce qui fonctionne parfois, mais la plupart du temps, ils se heurtent à des violences physiques et à des menaces de mort.

 Le territoire célébré comme ayant été «reconquis» à la Russie est réduit en ruines et est inhabitable. Quoi qu’il en soit, il ne reste plus personne pour y vivre et les familles déplacées ne reviendront probablement jamais.

 Ils voient la manière dont la guerre a été rapportée, chez eux et à l’étranger. C’est une «blague» et une «propagande». Ils disent : «Regardez autour de vous : Est-ce victorieux ?»

 Pire encore, certains ont été amenés à croire qu’une fois les forces ukrainiennes épuisées, des soldats américains viendraient les remplacer et «gagner la guerre».

Il n’y a aucune ambiguïté chez ces personnes. La guerre n’a servi à rien – une parodie. Le résultat a toujours été et reste clair. Les gens sont désespérés, complètement détruits et vivent dans un cauchemar sans fin.

Ils réclament une fin, n’importe quelle fin – très probablement la même «paix» qui aurait pu être obtenue il y a deux ans. Dans leur esprit, ils ont déjà perdu, car leurs fils, leurs pères et leurs maris sont partis et leur pays a été détruit. Aucune «victoire» ne peut changer cela.

Ne vous y trompez pas, ils sont en colère contre Poutine. Mais ils sont également en colère contre Zelensky et l’Occident. Ils ont tout perdu, et pire encore, l’espoir et la foi, et ne comprennent pas pourquoi Zelensky souhaite poursuivre la trajectoire actuelle, celle de la dévastation humaine.

Je n’ai pas été témoin de la guerre ; mais ce que j’ai vu était absolument déchirant.

Honte au peuple, quelles que soient ses intentions, qui a soutenu cette guerre. Et honte aux médias de continuer à mentir à ce sujet.

source : Boudhanar

 

Le petit train français

Source : RzO international - Le 01/03/2024.
  1. par Jacques Henry

Pour l’écartement des rails il y a la dimension standard : 1,435 mètre, la dimension adoptée par exemple au Japon : 1,067 mètre, et l’écartement pour les petites voies comme celle de Bundaberg, Queensland, qui achemine la canne à sucre vers l’immense sucrerie de cette ville surréaliste parcourue par des petits trains et l’écartement ne dépasse pas 0,600 mètre. Macron est passé de 1,435 à 0,6 mètres.

L’entrée en matière du présent article de ce blog peut être interprétée de deux manières, découvrez sa face cachée mais je livre à votre sagacité celle qui me vient à l’esprit : la France était comme un train confortable roulant sur des voies dont l’espacement des rails était bien de 1,435 m. Aujourd’hui la France ressemble à un petit train essoufflé, en panne de combustible, avec le conducteur de la locomotive poussive qui ne connait pas l’itinéraire de la voie ferrée sur laquelle il roule. De plus il ne regarde pas les signaux le long de la voie car de toutes les façons il n’en tiendra pas compte.

Voilà une métaphore décrivant l’état de la France. Les caisses de l’État sont vides : en comptabilisant les «hors-bilan» la dette globale de la France atteint la somme folle de 8000 milliards d’euros c’est-à-dire plus de 115 000 euros par Français, tous âges confondus ! L’assistant du conducteur de la locomotive se perd en conjectures invraisemblables comme grappiller quelques herbes folles le long de la voie afin de maintenir le feu dans la chaudière de la locomotive, du genre diminution homéopathique du traitement anti-dépresseur que représente les multiples aides sociales distribuées pour apaiser les quartiers de non-droit des banlieues majoritairement peuplées de profiteurs du système social dispendieux que l’État français a imaginé depuis le Front populaire et amplifié par le Comité national de la Résistance.

Le train (de vie ?) de la France doit d’abord se soumettre à une ablation chirurgicale de toutes les tumeurs qui vont le tuer comme par exemple copier le nouveau chef d’État argentin, c’est-à-dire supprimer tous les parasites qui alourdissent l’État, supprimer les trois-quarts des ministères et mettre à la rue tous les profiteurs qui gravitent autour des palais dorés de la République, simplifier le «mille-feuilles» administratif qui quadrille le territoire, remettre les fonctionnaires essentiels au travail et les rémunérer au mérite et non pas statutairement …

Le petit train français, dans ces conditions, pourra poursuivre son chemin mais à une condition : qu’il quitte le «machin» européen qui est une organisation fasciste mise en place dès la fin de la Seconde Guerre mondiale par les Américains (cf. Walter Hallstein, nazi notoire, premier président de la Commission européenne). Le coq nain dans le rôle d’un président donne de la voix avec l’aide compulsive de rails qui sont de plus en plus serrés cheminant sur une voie ferrée qui mène à l’abime … Vous aurez compris qu’il s’agit de cocaïne et que ce petit groupe de «young leaders», formatés et adoubés par le vieux Klaus, le gourou néo-nazi de Davos, est constitué d’homosexuels parfois pédophiles et le reste du monde politique français exclu du cercle «intime» s’en accommode y compris quand, sous l’influence d’un énième rail le président en personne se prend pour Napoléon en imaginant qu’il va réitérer la campagne de Russie. La Bérézina n’est plus dans les immenses plaines de Russie mais à Paris-sur-Seine …

Note. Mon opinion au sujet du petit coq qui dirige la France n’est pas de mon fait mais du grand journaliste Régis Le Sommier qui déclara que ce petit coq était homosexuel devant Bercoff lors d’un «Dernier Verre».

source : Jacques Henry

Illustration : Petit train de Bundaberg, version touristique, (Wikipedia) utilisant de la bagasse comme carburant.

 

 

Entre la campagne de Russie, la Berezina et la vente à l’encan de la France, sa culture comme un club de foot, c’est tout Macron et la Macronerie

Source : RzO International - Le 01/03/2024.

Si le parlement britannique comme nous le montrons dans un autre article parait la proie d’un chaos indescriptible, Macron est le chaos à lui tout seul.

D’un côté il se lance dans une opération électorale liée aux européennes dans lequel il s’agit pour lui de n’avoir qu’un seul adversaire, le Front national, il ne s’adresse qu’à lui, et donc le fait monter (comme Mitterrand) à travers diverses opérations dont le vote de la loi immigration, les comédies face à la crise agricole, mais dans le même temps il faut acculer le dit Rassemblement national dans l’espace le plus honni face à l’intérêt national (d’où l’opération récupération Manouchian et invraisemblable interview dans l’Humanité).

Le Rassemblement national n’est pas l’histoire de la France mais de sa collaboration (ce qui est vrai). Et là on passe, comme cela était totalement prévisible pour ceux qui ont encore le sens politique, de la célébration des héros de la résistance, à ce qui a été longuement médiatiquement préparé à savoir le nouvel Hitler, le nouvel ennemi de la France, de l’Europe, à savoir la Russie. On utilise à plein le clown Zelensky, on se porte tel Napoléon à la tête de la nouvelle Berezina pour exister, mais surtout pour mettre le Rassemblement national dont on invente (malgré Meloni) qu’il représenterait un allié de l’ennemi le Russe à la tête de ses hordes comme papa Le Pen avait été l’ami de Hitler. Quitte à ce que ces manœuvres électoralistes nous mènent tout droit à une guerre nucléaire.

Mais comme il faut du fric et qu’à force de ruisseler, de promettre des milliards à Zelensky et comme il s’agit également de récupérer le vote des gens issus de l’immigration, voici sur quoi tombe notre pitre national et son petit état-major dérisoire : On vend la France et la culture au Qatar comme s’il s’agissait du PSG (Dati est là pour ça, flanquée de Paul Bismuth). Cette conception de la culture de ses «consciences», ça jette un tout autre éclairage sur la récente cérémonie des Césars, Macron va recevoir Judith Godrèche, par parenthèse je ne vois qu’un seul bénéfice à toutes ces comédies c’est la manière dont les républicains qui s’épuisent à courir derrière ce schtroumpf qui est le président de la France ont fini par accepter de voter pour l’inscription de l’avortement dans la Constitution.

Quant à Gaza dont il est vaguement question dans le cahier des charges du spectacle annoncé voici quelques temps que Macron virevolte comme une danseuse de ballet tout en restant là comme ailleurs le nez rivé sur le cher allié américain. Certes percevoir les jeux politicards et leur évolution prévisible a disparu semble-t-il de la mentalité du militant qui est devenu aussi naïf que le spectateur de guignol et qui crie «c’est lui le méchant !» comme le veut la manœuvre, mais il est possible aussi que les «naïfs» se réveillent face au niveau qu’atteignent désormais les jeux électoraux en France.

Danielle Bleitrach

*

Le président Emmanuel Macron a annoncé avoir signé mardi avec l’émir du Qatar Tamim ben Hamad Al-Thani un accord portant sur des engagements d’investissements qatariens à hauteur de 10 milliards d’euros dans l’économie française à l’horizon 2030. «Nous avons signé un plan ambitieux d’investissements de 10 milliards d’euros», a-t-il déclaré lors de l’échange de toasts en ouverture du dîner donné en l’honneur de l’émir, en visite d’État en France. Ces investissements interviendront dans des secteurs tels que la transition énergétique, les semi-conducteurs, l’aérospatial, l’intelligence artificielle, le numérique, la santé et les industries de la culture. Cette première visite d’État d’un émir du Qatar depuis 15 ans en France, et la première pour Tamim ben Hamad Al-Thani, parfait francophone, depuis son accession au trône en 2013, est un «immense honneur pour la France», a souligné Emmanuel Macron.

«Votre pays est un pays ami de la France, un partenaire fidèle, stratégique, sur lequel elle sait pouvoir compter dans les situations difficiles», a ajouté le président, en rappelant l’agenda commun de «défense et de sécurité» que les deux États sont «en train de renforcer» ou celui dans la «lutte contre le terrorisme».

Mardi soir, l’émir a dîné à l’Élysée en compagnie du président de la République et du capitaine de l’équipe de France de football Kylian Mbappé.

Durant sa visite de deux jours à Paris, Tamim ben Hamad Al-Thani doit également discuter avec Emmanuel Macron des négociations entre Israël et le Hamas pour une trêve à Gaza.

source : Histoire et Société

Youssef Hindi : Pourquoi les sionistes cherchent à infiltrer les cercles complotistes, populistes et souverainistes ?

Source : RzO International - Le 08/02/2024.

par Yoann

Invité sur Le Courrier des Stratèges, Youssef Hindi met en lumière l’infiltration des milieux souverainistes européens par les néo-conservateurs américains et les milieux pro-sionistes. Cette explication sur les stratégies de contre-influence est essentielle pour comprendre le débat public en France aujourd’hui.

En novembre dernier, Randy Yaloz, avocat et président de «Republican Overseas» qui représente le parti républicain américain à l’étranger, a organisé un rassemblement où plusieurs personnalités politiques ont pris la parole, dont certaines sont connues pour leurs positions pro-sionistes affirmées, comme André Bercoff et Eric Zemmour. Cette initiative a été largement commentée, notamment par Youssef Hindi, qui a souligné les implications de cet événement dans un contexte politique complexe.

Youssef Hindi explique la raison pour laquelle certains milieux sionistes cherchent à infiltrer les cercles complotistes, populistes et souverainistes, soulignant leur intérêt à maintenir ces mouvements dans le giron israélo-américain. Il dénonce les efforts visant à limiter les discussions sur Israël dans les médias, témoignant de son expérience personnelle où il lui a été demandé de ne pas critiquer Israël lors d’une invitation médiatique.

source : Le Courrier des Stratèges

Géopolitique du XXIème siècle pour les (gros) nuls


Par José Martí − Le 26 janvier 2024 − Source Le Saker Francophone

East West Split – East vs West: The Cold War on Steroids — Two Walled ...

Une tentative d’expliquer le nouvel équilibre des puissances, tel qu’il se met en place sous nos yeux. Cet article constitue une synthèse à très grosses mailles des observations des phénomènes en cours.

En ce début d’année 2024; nous touchons à la fin du premier quart du nouveau siècle. Un nouvel équilibre des forces est déjà en place sous nos yeux. Toutes les briques ne sont pas parfaitement ajustées, mais chaque mouvement les rapproche un peu plus de la position qu’elles ont vocation à occuper.

La constitution de deux “blocs”

En vérité, il y a surtout un bloc, et le reste du monde. Je propose de dénommer ce bloc alliance des tocards. Il porte d’autres noms :

  • Le monde libre pendant la Guerre froide
  • l’Occident
  • l’OTAN élargi, puisque désormais il s’agit d’aller fourrer dans l’OTAN des pays comme l’Australie, et des vassaux dont on peut encore tordre le bras (pour quelques années, pas plus) comme la Corée du Sud ou le Japon.
  • l’ancien monde premium. Ce monde constitua jusqu’il y a encore peu de temps une référence, un modèle de vie, de liberté, de pensée. Désormais, il n’y a plus que des membres de ce bloc pour y croire.

Ce bloc a quelques caractéristiques intéressantes :

Plus de ressources naturelles

Ce bloc ne dispose pas ou plus de ressources naturelles, en particulier énergétiques.

Plus d’industrie

Ce bloc a soigneusement, méticuleusement, passé les quatre dernières décennies à saborder ses industries. Il n’en a plus.

Une moraline bien huilée

Les pays de l’alliance des tocards sont experts pour donner des leçons au reste de la planète, sur des sujets aussi variés que les droits LGBTQ+, le réchauffement climatique (on va le traiter à part ci-après) ou encore les droits de minorités bien choisies. En parallèle, ils ne se privent pas de maltraiter et de museler leurs propres populations et oppositions.

Plus aucun lien avec la réalité

Le bloc des tocards vit dans un multivers à la 1984, où la guerre désigne la paix, où le mensonge est désigné comme vérité indiscutable et indépassable, où l’autocratie de personnages non élus est désignée sous le nom “démocratie”, où les processus les plus corrompus sont désignés comme un modèle de transparence (l’Union européenne est un parfait exemple au quotidien de ce phénomène ; la moindre de ses actions fait exactement le contraire de ce qu’elle désigne ; la “construction” européenne désigne en réalité une destruction systématique de tout ce qui la compose).

Des dirigeants largués et un système médiatique aux fraises

Justin Trudeau, Emmanuel Macron, deux clones. Ils ne comprennent rien aux dynamiques intérieures de leur pays, qu’ils trahissent au quotidien et à répétition. Leur seule compétence est d’hyper-communiquer. Leur seule existence est dans l’image. Les médias, la presse, relayent les mensonges officiels et contribuent à la censure de toute analyse divergente. La censure augmente et continuera de croître jusqu’au point de rupture. Le système politico-médiatique produit du néant : On en a vu un bon exemple en France avec la fameuse “loi immigration” qui ne changera rien en aucune manière, les prérogatives de l’immigration relevant de l’Union européenne. Il s’agissait pour le parti unique au pouvoir de communiquer, et pour les oppositions de complaisance de s’opposer.

Exceptions

Tout ce qui précède concerne principalement les pays vassaux du bloc des tocards. Le pays “leader”, les États-Unis d’Amérique, dispose de ressources naturelles propres à satisfaire ses propres besoins (pas plus), développe une industrie sur le dos de ses vassaux. C’est un Empire en fin d’existence, il n’a aucune raison de s’auto-infliger ce qu’il inflige à ses vassaux, bien au contraire.

Le reste du monde

Le reste du monde, c’est simplement les pays qui ont gardé un contact avec la réalité. Il est composé, sans notion d’ordre :

  • De la Russie, un pays qui a connu un effondrement dur dans les années 1990 et qui s’en est sorti de ses propres forces, et grâce à un assez grand dirigeant, Vladimir Poutine. Probablement que son nom restera dans l’histoire russe pour cela, n’en déplaise aux zelinskinolâtres.
  • De la Chine, un pays qui héberge désormais la plus grande partie des industries délocalisées du bloc des tocards. La Chine a pour particularité d’avoir une vraie vision sur le temps long. Elle n’a rien oublié du sac du Palais d’Été, par exemple ; elle n’a rien oublié des épisodes de colonisation et d’humiliation que divers membres de l’alliance des tocards lui ont fait subir il n’y a pas si longtemps.
  • Le Grand Sud dans son ensemble, avec les BRICS, les pays d’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Amérique du Sud et l’Amérique latine.

Chose assez admirable, ces pays ne nourrissent dans l’ensemble pas spécialement de velléités de vengeance vis-à-vis de l’ancien monde premium. Ils essayent simplement de vivre leur vie, de se développer (et c’est déjà pas mal).

Les grandes peurs de l’an 2000

Les sociétés dégénérées du bloc des tocards ont besoin de justifier leur existence et surtout leur importance. Pour cela, elles ont développé le mythe d’un super pouvoir. Elles pensent avoir le super pouvoir de détruire la planète. Elles ont développé une immense peur autour de ce pouvoir, une religion climatique (dont la principale dimension consiste à désigner comme hérétique quiconque la remet en doute) et elles déploient des énergies incroyables pour “sauver la planète”, tout en essayant de convaincre les autres pays, incrédules et amusés, de rejoindre leur agitation frénétique sur ce thème. C’est bien évidemment une facette de leur dégénérescence et de leur propension à l’auto-destruction. Bien évidemment, tout un tas d’escrocs profitent allègrement de ce simulacre pour se remplir les poches, comme les installateurs de moulins à vents (appelés éoliennes), de miroirs magiques (appelés photovoltaïques), et de véhicules électriques dysfonctionnels et plus polluants que jamais.

Perspectives

Le plus tôt les populations habitant les pays de l’alliance des tocards le comprendront, le plus efficacement elles pourront peser dans le jeu mondial et y reprendre une certaine place. En attendant, leur société est promise à continuer de couler, de s’effondrer, de se disloquer, et de se ridiculiser. Et il y aura des pleurs et des grincements de dents…

José Martí

 

Le suprémacisme blanc = Génocides ?

Source : RzO International - Le 29/01/2024.

par Gilbert Guingant

Le mur complet qui permet ou permit impunément aux USA, Israël ou l’Afrique du Sud de tuer de prétendus «sous-humains» est, enfin, fissuré. Il reposait sur un dangereux délire axé sur la Bible. Délire qui fit ou fait de ces pays, pourtant comme les autres, de directs «élus» et des protégés de Dieu. Les propulsant dans une race supérieure et qui prouve sa supériorité en… massacrant au-delà de l’entendable. Comme si de génocider en toute impunité était preuve de votre supériorité ? Bien plutôt de toutes vos infériorités flagrantes, non ?

1. Un tabou, que l’on croyait indestructible, enfin brisé ?

La Cour internationale de Justice, ce 26 Janvier 2024, vient de porter un coup de boutoir à cette nuisible maladie mentale et affective (se croire élus de dieu ou se croire, par un accord divin, avoir le droit massacrer sans limite. Comme de n’avoir besoin d’aucun motif, justification, circonstance atténuante pour tant nuire). Le tabou-omerta est enfin brisé. Le faux sacré est désacralisé. Ce fut uniquement une horreur. Aucune impunité ne va plus couvrir ceci. Ceci, soit cet acte «supérieur» qui se voit, enfin, nommé un épouvantable carnage. Ce pourquoi ils ne peuvent plus dissimuler les très répréhensibles génocides. Les machos en débandades… «Il faut protéger les Palestiniens de Gaza contre un risque de génocide» dit la CIJ. Ou qu’il faille empêcher et punir toute incitation au génocide par les dirigeants sionistes. Responsables et coupables. Plus de fuite éthérée possible. Le mal, par fanatisme ignorant et graves illusions sur les choix de l’entité Dieu sont nommés. Nommés et attachés à de malfaisants comportements.

La configuration planétaire vient de véritablement changer. Aussi bien l’Europe régressive va être accusée de grave complicité avec le génocide.

Dernière partie, que la CIJ vient de nommer très fermement : de «permettre l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza». L’Humanité est humanitaire. C’est sa véridique expression De ne pas permettre à cette humanité d’agir est donc un crime… contre l’Humanité. Un crime qui ne va surtout pas rester… impuni.

L’humanitaire est une valeur… de massacrer n’est surtout pas une valeur : Mais une flagrante maladie mentale et affective. Une incapacité impardonnable de ne pas contrôler ses propres pulsions.

Tout en prétendant (et avec tant arrogance) être suuuuppérieur, ah oui, où cela déjà ?

L’axe accusatoire s’est déplacé. Et les si nuisibles qui massacrent Et ne veulent pas que les autres les accusent de ce qu’ils font au réel… sont brisés. Le tabou est à terre. Il ne demeure de lui que milles morceaux désolidarisés. En miettes l’impunité indélogeable et on les laisserait toujours faire en silence… Puisque, comme de tous les ex-tabous, un fois chus et déchus, il ne reste plus que «le misérable tas de secrets» (Georges Bataille) !

Celui que nous allons conter et raconter !

2. Comment nommer le phénomène où l’atroce apartheid (qu’Israël copia sur l’Afrique du Sud) est condamné justement par l’Afrique du Sud ?

Puisque les sionistes ne copient pas les nazis. Mais bien l’apartheid des Afrikaners. Celui se bien décrit par Dominique Lapierre dans «Un arc-en-ciel dans la nuit»… Une nation arc-en-ciel est la formule même de Nelson Mandela après la fin éclatante de l’apartheid le 9 mai 1994.

Cette Afrique du Sud qui s’y connait en apartheids. Ce pourquoi elle condamne fermement les sionistes. Et les accuse de génocide devant la Cour internationale de Justice de La Haye.

Comment nommer, alors, le phénomène où l’atroce apartheid (qu’Israël copia sur l’Afrique du Sud) soit condamné justement par l’Afrique du Sud ?

Est un signe fort venant du divin ? où les Afrikaners se croyant peuple «élu» dévastent le futur des sionistes se… croyant encore peuple élu ? Et de futur ils n’en auraient plus beaucoup ?

Et les USA, planqués dans l’ombre, désirant soutenir les sionistes, juste afin de leur dérober leur statut de peuple élu ? Normalement cité dans la Bible-Ancien Testament ? Et pas le Nouveau qui ne les cite pas du tout ?

La précision est en tout. Ainsi les 10 commandements étaient au futur : «tu ne tueras pas». Et justement, en 2023, il s’affirme au présent le «tu ne tues pas». Résultats ? Des désobéissances flagrantes. Au réel ils n’ont fait que… tuer. N’auront fait que ça ! En conséquence, plus d’Alliance du tout – c’est limpide !

Le trope enfin résolu : Tournés vers un passé passé, ils s’octroient tous les droits. Or ces droits, en présence tangible,… n’existent plus. Et le futur ne peut que se retourner enfin contre eux. Les faux gagnants de ce jour deviennent les perdants de demain ! Alors des signes, le destin, un appel, des co-incidences, plusieurs incidences en même temps et dans la même direction, de la signification, des révélations ?? Autres ?

Dominique Lapierre dans «Un arc-en-ciel dans la nuit» ne nous cache rien de cet obsessionnel hyper racisme. Où toutes les aberrations cumulées et correspondent bien aux actuels délire sionistes :

1) Une fillette de 8 ans, blanche, ses parents blancs, ses frères aussi, est décrétée… noire. Soudain et sans preuve génétique ? Donc en la nommant autrement elle est séparée et rejetée de partout. De son école, de sa maison, de sa famille, etc. et jetée dans les taudis réservés pour les sous-hommes noirs ? Aucune possibilité de se défendre. Les divins Afrikaners savent tout puisque dieu le veut. On ne récuse pas un tel savoir «supérieur». Mais, au fait, comment ont-ils «deviné» qu’elle serait noire ? Par le… crayon ! On peigne les cheveux, les sépare en 2 grandes tresses et laisse aller un crayon. S’il glisse on est blanc. S’il reste empêtré on est noir, les racines crépues (non visibles directement) l’arrêtent. Une mèche ourlée aura détruit la vie de cette enfant. À cause de la régression vers les ordalies, ces jugements de Dieu (donc les superstitions) du Moyen-Âge. Et contre toutes les évidences rationnelles. Les détraquements de ces «élus» de Dieu (à ce qu’ils prétendent) vont causer des millions de vies détruites. Une catastrophe bien «artificielle» ! On se dit que de ne pas être élus sauvegarde mieux la société.

2) Que des raisonnements irrationnels. Les noirs sont des sous-hommes. Puisque les sous-hommes afrikaners les traitent en… sous-hommes. Sinon ils sont des hommes tout à fait normaux. L’Afrique ne peut leur appartenir même s’ils étaient là bien avant ces Blancs. Il suffit de «dire» les noirs sont des sous-hommes et… ils perdent tout ? Immensément infantile non ? De la même eau que de manipuler les chiffres de toutes parts – les noirs sont 25 millions et les blancs 5 millions. 5 millions c’est la grande majorité (si on le dit ainsi !). Aussi – afin de les garder dans leur… minorité ! – il va suffire de les priver de tout. De tous les droits. De répondre. Dont de voter. Et les 5 fois plus nombreux ne peuvent plus avoir que 12% du territoire, les terres les plus pauvres. Qu’ils sont donc sordides, bas et minables qui se prétendaient supérieurs ? Un millier d’autres anecdotes à faire dresser les cheveux sur la tête. Il faut lire tout le Lapierre !

3) Grâce à l’intelligence collective, le monde entier s’est mis à… s’insurger contre ces injustices et les délires sanglants des fanatiques dits supérieurs. Mais, aussi, à faire pleuvoir des sanctions sur les inhumains gouvernements sud-africains. Au point que les pouvoirs économiques ne puissent plus tenir. Et que la clique des fous afrikaners doive abandonner tout… apartheid. Exactement comme vont le faire les sionistes en 2024 !

4) Apartheids et génocides sont des inflammations de mâles dénaturés. Qui sont à l’envers partout. Se prétendre de vrais hommes qui… lâchement tuent des enfants «sans défense» et des femmes «sans défenses». Et ce pour se… défendre. Osent affirmer ces non mecs ! Alors que les vrais hommes défendent les enfants et les femmes. Et n’en tuent aucun. De ce fait, temps de dégainer des lois fermes contre les machos, contre leurs pulsions – enfin jugulées – de tuer les autres. Eux qui inventent tant de faux motifs… après avoir tué ! À ajouter des lois provoquant la fin de tout suprémacisme blanc. Pour «suprématisme» ! Et dénonciations, par des lois, des liens religieux causant ces échecs de vie : De ces vains machos qui se prennent pour des dieux. Ivresses si nuisibles… Ce trio de lois fermes suffit pour… changer le monde. Si c’est véridiquement possible !

5) Le cas Helen Lieberman et son association «Ikamva Labantu» ? Si au départ les hommes de l’ANC noir ont su tenir (27 ans de bagne pour Nelson Mandela) – afin de dénouer et démanteler l’apartheid se furent des femmes. Sur le terrain c’est flagrant. Helen Lieberman, une blanche qui est venu aider les illégaux taudis noirs. Eh bien l’insensé apartheid séquestre aussi les Blancs, leur interdit de vivre leurs vies désirées, d’être totalement eux-mêmes. Interdit aux blancs d’aider les noirs, marmonnent les folies. L’apartheid est contre Helen Lieberman. Il va la persécuter, lui empêcher tout «contact», il va lui tendre des pièges et des calomnies, etc. elle les évitera tous. En peu de temps elle aura aidé 1 million de victimes de l’apartheid. Chaque aide écourte la durée de l’enfer raciste !

6) Enfin, afin de ne rien omettre de cet avachissement immoral collectif que représente l’apartheid – à noter le passeport intérieur que ne doivent jamais quitter les noirs : le «pass» (sic) de toutes humiliations. Aussi, le fait des données intrusives récoltées sur vous. Style : plus vous êtes pauvres et noirs, plus ils se permettent d’ajouter données sur données sur contre vous. Par contre, plus vous êtes en «haut», moins il y en a de renseignements à votre sujet. Ces réalités inversées des hiérarchies condamnent ces hiérarchies justement : ce sont elles les toboggans insensés des génocides ! Et la ribambelle des déraisons inhumaines : sans raison, ils peuvent vous torturer, vous garder 90 jours au «secret», nus, dans une cage d’acier où nul ne peut se mouvoir, etc. Nul ne voit là les bénéfices pour l’amélioration de la race !! Bref, plus le motif est fanatique et plus les retombées demeurent indéfendables. Puisque des lois peuvent être pondues, au cas où, oui… après les méfaits. Aussi, pas moins de 1700 lois d’apartheid rien que pour abuser, juridiquement, des humains. Le tout tellement trop unilatéral. Monologué ! Enfin, la manie malpropre d’accuser les victimes de terrorisme et les bourreaux inhumains de meneurs luttes (sic) contre les terrorismes. Ce qui fait perdre au mot «terrorisme» toute crédibilité et légitimité.

Après tout cet enfer, nous comprenons à quel point l’Afrique du Sud ait hontes et répulsions envers tout apartheid, causeur de génocides. Ce qui lui donne des ailes pour imputer fermement les sionistes de génocide. Donc d’apartheid. Ce qui donne tant de bien fondé à leurs accusations.

Enfin, vous avez noté que quelques aspects des apartheids

… restent collés à l’Europe prétendue «autoritariste»…

Alors que ses faux dirigeants ne sont qu’anti républicains et antidémocrates (et pas l’édulcoré «autoritarisme» !)…

Fasse que la justifiée accusation de génocide

puisse faire tomber de nous…

tout souvenir des inhumains apartheids !

source : Imagiter

 

Ce ministre qui n’a pas séjourné assez longtemps en classe

Source : Bd. Voltaire - par Jany Leroy - Le 15 janvier 2024.

Dès sa nomination aux Affaires étrangères, Stéphane Séjourné s'est rendu en Ukraine. Pas une minute à perdre, il y avait là-bas tout un stock de Bescherelle à récupérer d'urgence. Avant de partir pour cette mission délicate, le fraîchement nommé ministre déclare au micro d'un journaliste : « Il faudra donner un coup de main sur la question des aides. » À quelque temps de là, le même sinistré de la langue française affirmait : «C'est en Ukraine que se joue aujourd'hui la défense des principes fondamentals du droit international. » La situation est alarmante. Les principes fondamentals sont menacés. Rien ne va plus.

 

Selon une internaute, Stéphane Séjourné aurait été un élève assidu du lycée Franck-Ribéry. La déclaration (authentique) du célèbre footballeur-linguiste - « Le Touquet, c'est une ville que j'aime bien venir » - le destinait tout naturellement à rejoindre les rangs macroniens. Toujours en recherche de figures folkloriques, l'Élysée repère rapidement cet espoir de la diplomatie française. Lors du lancement du parti Renaissance, sa déclaration sur un plateau télé - « C'est pas moi qui décidera personnellement » - le place en pole position pour un poste prestigieux. Avant son départ pour l'Ukraine, une dernière bourde confirme son aptitude à dialoguer avec les grands de ce monde : « Ce sera l'occasion de voir ce qu'ont besoin les Ukrainiens.» En échange des Beshrelles, des quintals de vivres pourraient être envoyés à Kiev.

Record du malaise gouvernemental après trois jours de remaniement

À son retour, les journalistes espèrent une nouvelle envolée syntaxique. « Si j'aurais su, j'aurais pas venu » classerait Sébastien Séjourné dans la catégorie poids lourd du genre. Mais pas un mot. Il a déjà rejoint le nouveau ministre de l'Éducation nationale aux prises avec les révélations de Libération. Les deux concurrents détiennent le record du malaise gouvernemental après à peine trois jours de remaniement. Entre les mis en cause, la solidarité est de mise. « C'est même pas vrai qu'est-ce qu'on dit. » Le ministre des Affaires étrangères initie Amélie Oudéa-Castéra aux relations avec les médias tandis que celle-ci lui enseigne quelques rudiments de laïcité à la mode de chez nous. Le fruit de cette collaboration est attendu par Gabriel Attal. De son côté, Emmanuel Macron n'exclut pas un remaniement du remaniement.

En Séjourné de tension, on fait qu'est-ce qu'on peut.

Serait-il déjà trop tard ?

Source : RzO International - Le 14/01/2024.

par Père Elias Zahlaoui

Aujourd’hui plus que jamais, face à la folie meurtrière de certains «Puissants» de «ce» monde, il est des voix qui méritent respect et écoute.

L’une d’elles est celle de feu le Cardinal Bernard Law, Archevêque de Boston aux États-Unis, bel et bien lâché par tous ses collègues ecclésiastiques… «responsables», du jour où il a dit, en une lettre personnelle qu’il avait adressée au président Georges Bush, «SA» vérité !

La seconde n’est autre que celle du romancier français juif, Jacob Cohen, bien malmené depuis le jour du 27/11/2012, où il avait osé dire, en un article retentissant, aux «responsables israéliens», «LEUR» vérité !

Aussi vais-je essayer de ranimer certaines mémoires «défuntes», en reproduisant in extenso, cette lettre et cet article. Ce faisant, je me contenterai de les faire suivre, tout simplement, d’une question, oui, une seule question !

*

Lettre du Cardinal Bernard Law

«Monsieur le Président,

Dites la vérité au peuple, Monsieur le Président, au sujet du terrorisme. Si les illusions au sujet du terrorisme ne sont pas détruites, alors la menace continuera jusqu’à notre destruction complète. La vérité est qu’aucune de nos nombreuses armes nucléaires ne peut nous protéger de ces menaces. Aucun système Guerre des Étoiles (peu importe la technique de pointe, ni combien de milliards de dollars seront gaspillés dans ces projets) ne pourra nous protéger d’une arme nucléaire transportée dans un bateau, un avion ou une voiture louée.

Aucune arme, ni de notre vaste arsenal, ni un centime des 270 millions de dollars gaspillés chaque année dans le dénommé «système de défense», ne peut éviter une bombe terroriste. C’est un fait militaire. En tant que lieutenant-colonel à la retraite et dans de fréquentes conférences au sujet de la sécurité nationale, j’ai toujours cité le Psaume 33 : «Un roi n’est pas sauvé par son armée puissante, comme un guerrier n’est pas sauvé par sa vigueur». (…)

Monsieur le Président, vous n’avez pas dit la vérité sur le «pourquoi» nous sommes la cible du terrorisme, quand vous avez expliqué pourquoi nous bombardions l’Afghanistan et le Soudan. Vous avez dit que nous étions la cible du terrorisme, parce que nous défendons la démocratie, la liberté et les droits humains dans le monde.

C’est absurde, Monsieur le Président.

Nous sommes la cible des terroristes, parce que, dans la plus grande partie du monde, notre gouvernement a défendu la dictature, l’esclavage et l’exploitation humaine. Nous sommes la cible des terroristes, parce que nous sommes haïs ; et nous sommes haïs, parce que nous avons fait des choses odieuses.

En combien de pays des agents de notre gouvernement ont-ils chassé des leaders élus par leurs peuples, en les remplaçant par des dictateurs militaires, des marionnettes désireuses de vendre leur propre peuple à des groupes américains multinationaux ?

Nous avons fait cela en Iran, quand les marines et la CIA ont déposé Mossadegh, parce qu’il avait l’intention de nationaliser l’industrie pétrolière. Nous l’avons remplacé par le Shah Reza Pahlevi et nous avons armé, entraîné sa garde nationale haïe, la Savak, qui a réduit à l’esclavage, brutalisé le peuple iranien, pour protéger les intérêts financiers de nos compagnies pétrolières. Depuis cela, est-il difficile d’imaginer qu’il existe, en Iran, des personnes qui nous haïssent ?

Nous l’avons fait au Chili, nous l’avons fait au Vietnam. Plus récemment, nous avons tenté de le faire en Irak. C’est clair ! Combien de fois l’avons-nous fait au Nicaragua et dans d’autres républiques en Amérique latine ?

Une fois après l’autre, nous avons destitué des leaders populaires, qui voulaient répartir les richesses de leur terre que le peuple gère. Nous les avons remplacés par des tyrans assassins, qui vendaient leur propre peuple pour que – moyennant le paiement de sommes énormes pour engraisser leur compte bancaire privé – la richesse de leur propre terre puisse être accaparée par des sociétés telles que Domino Sugar, United Fruit Company, Folgers et d’autres semblables.

De pays en pays, notre gouvernement a obstrué la démocratie, a étouffé la liberté et a piétiné les droits humains. C’est pour cela que nous sommes haïs dans le monde et c’est pour cela que nous sommes cible des terroristes.

Le peuple du Canada jouit de la liberté et des droits humains, ainsi que le peuple de Norvège et de Suède. Avez-vous entendu dire que des Ambassades canadiennes, norvégiennes ou suédoises aient été bombardées ? Nous ne sommes pas haïs parce que nous pratiquons la démocratie, la liberté et les droits humains. Nous sommes haïs, parce que notre gouvernement refuse ces choses aux peuples des pays du tiers-monde, dont les ressources sont convoitées par nos groupes multinationaux.

Cette haine, que nous avons semée, se tourne contre nous en nous effrayant par le terrorisme, et, dans l’avenir, par le terrorisme nucléaire.

Une fois que la vérité a été dite sur les raisons de cette menace et une fois qu’elle a été entendue, la solution devient évidente. Nous devons changer nos pratiques.

Nous libérer de nos armes nucléaires (même unilatéralement s’il le faut) améliorera notre sécurité. Changer drastiquement notre politique extérieure, la consolidera. (…)

En résumé, nous devrions être bons, au lieu d’être mauvais. Qui, alors, essaierait de nous arrêter ? Qui nous haïrait ? Qui voudrait nous bombarder ?

C’est cela la vérité, Monsieur le Président.

C’est cela que le peuple américain a besoin d’entendre.

Bernard LAW

Archevêque de Boston

Témoignage Chrétien, 3 octobre 2002  

*
Article de Jacob Cohen

Les forces sionistes se sont livrées pendant 8 jours à leur exercice favori : bombarder à coups de milliers de bombes une population sans défense et sans aucune échappatoire. Avec des accents de victoire que tout esprit humain moyennement équilibré aurait trouvé abjects. Quelle performance pour des F-16 que d’envoyer des missiles, comme à l’entraînement, sur des immeubles habités par des civils, ou abritant des administrations ou des médias ! Et sans aucun risque, tant la disproportion est incommensurable.

Et tout ça pour rien. POUR RIEN !

Juste pour s’enivrer de leur propre puissance, pour donner une leçon à ces pouilleux, pour calmer la démangeaison d’appuyer sur la gâchette. Car les sionistes ont une obsession, et ils la clament ouvertement, impudemment. Ils veulent ramener chaque pays attaqué à l’âge de pierre. Rien que ces déclarations, lancées par les plus hautes autorités, ramèneraient le sionisme à ce qu’il est, à ce qu’il a toujours été une idéologie de destruction paranoïaque.

Pour être honnête, le ministre de l’Intérieur sioniste, le mystico messianique du parti Shas, voulait «seulement» ramener Gaza au Moyen-Âge.

Rappelez-vous 1948 ! Quel occupant dans l’histoire s’est livré, après la conquête, à une destruction systématique de l’infrastructure du pays conquis : villages, fermes, vergers, magasins, ateliers, pressoirs, puits, cimetières, églises, mosquées. Quelle frénésie meurtrière avait saisi les sionistes au point de raser les lieux de prière et les sépultures de millions d’habitants qui y reposaient avant eux ? Quelle légitimité pourraient-ils revendiquer après ces orgies de violences et de destruction ?

J’ai dit plus haut que c’était une opération pour RIEN. Si les sionistes se donnaient la peine de parcourir l’Histoire, ils sauraient que la puissance militaire ne vient jamais à bout d’un peuple qui lutte pour sa liberté. Ne serait-ce que leur histoire récente. Il y a 3-4 ans, ils avaient lancé, après tant d’autres, une opération bien plus meurtrière, avec une invasion terrestre, pour «éradiquer le terrorisme». Et qu’ont-ils obtenu ? Gaza résiste encore et toujours et fait la nique aux geôliers qui l’encerclent.

Le régime sioniste s’enfonce dans la barbarie avec une constance digne des empires, trop imbus d’eux-mêmes et de leur puissance, pour ne serait-ce que s’interroger, ou entendre les voix, en Israël et dans le monde, qui le pousseraient à la raison. Il faut dire aussi que l’Europe macère dans sa culpabilité et son impuissance, et se rend complice du Frankenstein atomique irresponsable qu’elle a laissé se développer et qui risque de se retourner contre elle un jour. Et que dire des médias français, même de «gôche», tels Libération et Arte, qui s’efforcent désespérément de mettre les 2 parties sur le même plan ? La 5ème puissance nucléaire mondiale contre un petit mouvement de résistance.

Ainsi les sionistes se croient invincibles, et promis à un avenir millénaire de domination unilatérale. Comme certains régimes fascistes, ils se croient investis pour 1000 ans de leur mission dominatrice, avec une capitale éternelle et indivisible. Mais ils ne font que se rapprocher un peu plus d’une fin inscrite dans l’Histoire. Un révolutionnaire de 1789 disait : «On peut tout faire avec des baïonnettes sauf s’asseoir dessus».

Mais allez expliquer cela à des centurions ivres de puissance !

Le sionisme a fini par montrer sa vraie nature, qui nous a été cachée pendant des décennies grâce à une des plus perfides manipulations médiatiques. C’est tout simplement une entreprise coloniale, qui suivra la logique de toute entreprise coloniale, à savoir s’enfoncer dans l’apartheid et l’oppression. Et puis il connaîtra la fin de toute entreprise coloniale. Avec seulement le suspens dont l’Histoire détient les clés, quant aux modalités.

Avec les regrets que les leçons de l’Histoire ne sont jamais tirées. Et un gâchis humain que les générations futures mettront des décennies, ou peut-être des siècles, à réparer.

Jacob Cohen, 21 novembre 2012

CAPJPO-EuroPalestine

*
Mon unique question :

Messieurs «les Puissants», tant religieux que politiques, de «ce» monde, quand donc finirez-vous par comprendre une fois pour toutes, «La Vérité», unique et sublime, de TOUT ÊTRE HUMAIN, dont la «Vôtre» aussi ?

envoyé par Mouna Alno-Nakhal

Les deux guerres de l’Occident

Depuis un an et demi, nous soulignons que la guerre des États-Unis en Ukraine impacte gravement le niveau de vie des citoyens de l’Union européenne. Celle contre les civils gazaouis, aussi. Cependant cette dernière bénéficiera aussi à l’UE : nous pourrons enfin revenir à des prix corrects du gaz, grâce à celui que nous allons voler aux survivants palestiniens.

Source :RzO Voltare - Le 18/12/2023.

 

Nous sommes engagés dans deux guerres, en Europe et au Moyen-Orient, qui ont des conséquences de plus en plus graves sur nos conditions de vie et notre sécurité.

Sur le front européen, en septembre 2022, ce que le Wall Street Journal appelle « l’un des plus grands actes de sabotage en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale » a été réalisé : les États-Unis, aidés par la Norvège et la Pologne, ont fait sauter Nord Stream, le principal gazoduc transportant du gaz russe bon marché vers l’Allemagne et, de là, vers d’autres pays européens. La dynamique de cette action de guerre a été reconstituée, sur la base de preuves précises, par le journaliste états-unien Seymour Hersh et par une enquête allemande.

Le secrétaire d’État US, Antony Blinken, a qualifié le blocus de Nord Stream d’« énorme opportunité stratégique pour les années à venir » et a souligné que « les États-Unis sont devenus le plus grand fournisseur de gaz naturel liquéfié de l’Europe [comprendre : de l’Union européenne] », un gaz que nous, Européens, payons beaucoup plus cher que celui que nous avions l’habitude d’importer de Russie.

Dans le même temps, les États-Unis répercutent sur l’Union européenne le coût énorme de la guerre menée par l’Otan en Ukraine contre la Russie. La Commission européenne ouvre la voie à l’entrée imminente de l’Ukraine dans l’UE, avec pour conséquence que ce sont les citoyens européens qui paieront l’énorme déficit de l’Ukraine.

Sur le front du Moyen-Orient, l’Union européenne soutient la guerre par laquelle Israël, avec l’appui des États-Unis et de l’Otan, attaque la Palestine et alimente un conflit régional en visant notamment l’Iran. L’Italie, liée à Israël par un pacte militaire depuis 2004, a fourni les avions de chasse sur lesquels s’entraînent les pilotes israéliens, qui bombardent Gaza en provoquant des massacres de civils, et soutient les forces armées israéliennes de diverses manières. D’autre part, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis au Premier ministre italien, Giorgia Meloni, que l’Italie deviendrait une plaque tournante de l’énergie pour l’acheminement du gaz qu’Israël enverra vers l’Europe par le gazoduc EastMed.

La partie du champ gazier offshore, dont Israël revendique la propriété exclusive, est en grande partie située dans les eaux territoriales du territoire palestinien de Gaza et de Cisjordanie. Par le biais du gazoduc EastMed, Israël exportera donc le gaz naturel palestinien, qu’il a saisi par la force militaire, vers l’Italie et l’UE.

 

Même stratégie de guerre de l’Ukraine à la Palestine

Les deux guerres contre la population russophone d’Ukraine et contre celle arabe de Gaza sont gérées de ma même manière depuis Washington. De son point de vue, l’Empire ne peut pas perdre, même si tout indique le contraire sur le terrain.

Source : RzO Voltaire - Le 17/12/2023

Le président Volodymyr Zelensky, invité à Washington par le président Joe Biden, fait pression sur le Congrès états-unien pour qu’il approuve le projet de loi sur les dépenses qui comprend une nouvelle aide militaire de 50 milliards de dollars pour l’Ukraine. Le New York Times écrit : « La contre-offensive ukrainienne lancée il y a six mois a échoué. Kiev est confronté à une diminution du personnel militaire, des réserves de munitions et du soutien occidental. Moscou démontre sa capacité à soutenir une guerre prolongée ». Dans cette situation, poursuit le New York Times, « les États-Unis et l’Ukraine cherchent une nouvelle stratégie après l’échec de la contre-offensive : le Pentagone envoie le général Antonio Aguto, qui commande le soutien à l’Ukraine depuis une base en Allemagne, passer de longues périodes à Kiev. Le général Aguto travaillera plus directement avec les dirigeants militaires du pays ».

Tout en continuant à alimenter la guerre en Ukraine directement et par l’intermédiaire de l’Otan, les États-Unis continuent à soutenir Israël dans la guerre à Gaza. Le plan des dirigeants israéliens est de déporter la population de Gaza dans le désert du Sinaï et d’effacer Gaza en tant que territoire palestinien, puis de faire de même avec la Cisjordanie. La stratégie états-unienne, soutenue par Israël, vise à élargir la guerre dans la région du Moyen-Orient, où les États-Unis perdent leur position prédominante face à l’avancée des projets politico-économiques de la Russie et de la Chine, y compris l’élargissement prochain des BRICS à l’Iran et à l’Arabie saoudite.

Pour soutenir cette stratégie de guerre, les États-Unis continuent d’augmenter leurs dépenses militaires déjà énormes. Le Sénat a adopté un projet de loi sur la défense de 886 milliards de dollars, auquel se sont ajoutées d’autres dépenses militaires, portant le total à plus de 1 200 milliards de dollars, soit environ la moitié des dépenses militaires mondiales.

2023-2024 le vent tourne 

Source : RzO international - Le 01/01/2024

par Serge Charbonneau

Fin décembre, début janvier !  

Encore une fois, c’est l’heure des Boules de Cristal ! 

2023, quelle année ! 

En consultant le bilan de l’an dernier, on peut remarquer que la même formule fut employée ! 

L’an passé, nous disions : 2022 ! Quelle année !1

Nous constations que 2022 était une année à demi perdue et que jamais l’humanité n’avait été devant autant d’incertitudes et de confusion. 

Heureusement, 2023 nous a offert plus de lumière. Les incertitudes et la confusion se sont en partie dissipées. La réalité a légèrement pris le dessus.  

Par contre, dans certains cas, le réel, malgré sa douloureuse intensité2, ne parvient pas à sortir de leur léthargie, ces gens sérieusement endoctrinés par cette terrible et intense propagande des Cas Vides.  

En 2022, nous notions la surmortalité. En 2023, elle s’est poursuivie3. Aujourd’hui, nous connaissons tous des gens qui sont décédés avant leur temps. Crises cardiaques4cancers fulgurants5 ou alors terrassés par le nouveau syndrome de la mort subite «de l’adulte»6

Même morts, les gens ne se réveillent pas ! (Normal dirait La Palice !7)   

En 2023, on a freiné la croissance de la population (comme le souhaitait Bill Gates8). Des centaines de milliers de morts par la guerre (Ukraine, Gaza, et autres)9des centaines de morts suite au manque de soin de santé10des centaines de milliers de morts par la faim11 et des centaines de morts «inexpliquées»12 !   

En 2023, des parcelles de vérité sont péniblement parvenues à se hisser au sommet de la réalité pour contrer certains mensonges.    

2023 fut définitivement marqué par l’éveil. Un éveil partiel, mais un éveil réel et encourageant. La propagande des Cas Vides est plus difficile à faire avaler. Les injections expérimentales ont fait leurs funestes preuves. Les gens injectés sont plus malades. Leur système immunitaire est affaibli. Les «Médecins de plateau», ces Boni-menteurs des grands médias comme les Grimaldi13Lacombe14Deray15Marty16Marquis17Lamarre18Vadeboncoeur19Simon20 et autres seront poursuivis pour manquements à leurs devoirs déontologiques.   

La manipulation de masse est moins facile. Les gens sont de plus en plus conscients qu’on les prend pour des cons ! On aura eu beau tenter de tuer complètement leur sens commun