Mali : rester ou partir ?

...par Bernard Lugan - le 13/01/2018.

Le 11 janvier 2018, au Mali, trois militaires français ont été blessés dans un attentat-suicide. Dans le pays, nos forces sont dans une situation complexe car elles sont dans l’incapacité d’agir sur les causes d’un conflit ethno-régional, le jihadisme n’étant que la surinfection d’une plaie ethnique.

Jour après jour il apparaît également qu’en réalité la France et le Mali n’ont pas le même ennemi. Pour Paris ce sont les jihadistes, alors que pour Bamako ce sont d’abord les Touareg… Pour le gouvernement malien, les jihadistes ne constituent en effet pas un ennemi existentiel, à la différence des Touareg qui veulent la partition du pays.

 

Dans ces conditions, pouvons-nous encore faire semblant de croire que le Mali et la France sont des alliés? Pouvons-nous, dans l’état, continuer à engager nos soldats dans un combat qui pourrait être sans issue puisque les deux armées ne poursuivent pas les mêmes buts? N’y a-t-il pas en plus un risque de voir Barkhane placée entre le marteau touareg et l’enclume sudiste tout en étant prise de flanc par les jihadistes ?

 

En résumé, l’évolution de la situation fait qu’il n’est plus possible d’analyser la question du Mali comme au moment du déclenchement de l’Opération Serval, ni même lors de la bascule avec Barkhane. C’est donc toute la question de la forme de notre engagement qui doit être analysée et peut-être revue.

 

Contrairement à ce qu’affirme la doxa, au Mali, nous sommes en présence d’une plaie ethno-raciale surinfectée par l’islamisme radical. A l’origine du conflit se trouve en effet l’impossibilité de faire vivre dans un même Etat les agriculteurs noirs sédentaires du sud et les nomades berbères ou arabes du nord en raison d’un contentieux qui les oppose depuis la nuit des temps. Or, au nom de l’universalisme niant le poids des identités et des ethnies, la communauté internationale (lire l’Europe et les Etats-Unis) refuse d’admettre cette réalité.

 

Au Mali, nous sommes face à six grands problèmes [1] :

 

1) Le premier est inscrit dans la longue durée. Depuis le néolithique, sudistes et nordistes sont ainsi en rivalité pour le contrôle des zones intermédiaires situées entre le désert du nord et les savanes du sud. En plus d’être ethno-raciale leur opposition est traditionnellement liée à deux modes de vie différents, contradictoires et concurrents. Celui des nordistes était basé sur la transhumance des troupeaux et il avait pour impérieuse nécessité la liberté d’accès au fleuve, quand celui des sudistes était fondé sur la sédentarisation, l’agriculture et les villages.

En plus de cela, les souvenirs liés à la période de la traite des esclaves sont plus que prégnants car les sudistes n’ont pas oublié que, durant des siècles, leurs ancêtres furent la proie des razzieurs nordistes.

 

2) Le second tient au fait que l’armée française et les forces internationales n’ont pas le même ennemi que l’Etat malien. Pour les premières, il est islamiste alors que pour le second, il est représenté par les séparatistes touareg. Voilà pourquoi Bamako refuse toute véritable négociation avec ces derniers.

 

3) Les deux premiers problèmes s’inscrivent sur un fond de trafic car c’est sur les réseaux de la contrebande que se sont originellement greffés les jihadistes repliés d’Algérie. Or, ce que nous baptisons « trafic » à travers notre lecture européo centrée est la continuation moderne du commerce traditionnel transsaharien qui fait vivre les populations à travers des routes trans-ethniques millénaires. Nous y attaquer multiplie nos adversaires et fragilise nos axes de communication car, bien que se combattant, les groupes armés sont tous impliqués à des degrés divers dans cette activité.

 

4) Le quatrième découle du rôle de l’Algérie dont la constante est de garder le contrôle de ses propres Touareg, ce qui passe par une influence directe ou indirecte sur les mouvements maliens. Voilà pourquoi, au Mali, Alger appuie tous les mouvements prônant arabité et islamisme afin de contrer l’élément berbère de l’irrédentisme nordiste. Voilà également pourquoi Alger a soutenu le Mujao salafiste qui recrutait dans les camps du Polisario et dont la mission était d’affaiblir le MNLA touareg. Voilà enfin pourquoi une des clés de la question se trouvant à Alger, plus la situation se détériorera, et plus l’Algérie jouera un rôle dans les tentatives de règlement du conflit comme elle l’a toujours fait par le passé. Et elle le fera à travers ses « agents ». Nous verrons alors probablement réapparaître au grand jour un homme comme Iyad ag Ghali…

 

5) Le cinquième concerne les accords de paix qui, périodiquement, et cela depuis la décennie 1980, sont destinés à mettre un terme à des combats que les sudistes ne peuvent gagner, mais non à résoudre les problèmes de fond.

 

6) Le sixième est celui posé par une démographie suicidaire qui interdit tout développement car elle va plus vite que ce dernier.

 

Ces six points étant mis en évidence, revenons à la chronologie immédiate qui permet de comprendre l’enchaînement des évènements :

 

Au Mali, deux guerres éclatèrent en 2012 :

 

- La première qui concernait les seuls Touareg était menée par le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) dont le but était l’indépendance de l’Azawad, la « terre touareg », ce qui passait par la partition du Mali.

- La seconde était le fait d’un mouvement islamiste du nom d’Ansar Dine dont l’objectif, totalement différent, n’était pas la partition du Mali, mais l’instauration de la loi islamique, la Charia, dans tout le paysDirigé par un vétéran des insurrections touareg, Iyad ag Ghali, un Ifora, tribu qui fournissait l’essentiel des troupes du MNLA, Ansar Dine était essentiellement composé de sahéliens de diverses ethnies, notamment d’Arabes sahariens comme les Chaamba, les Reguibat ou encore les Maures.

- L'Opération Serval qui débuta au mois de janvier 2013 chassa Ansar Dine du nord Mali où le MNLA annonça clairement qu'il n'était pas question que l'armée malienne revienne dans les fourgons des forces françaises. Or, au mois de janvier 2014, les forces de Bamako tentèrent de reprendre pied dans le nord, mais elles furent battues par les Touareg du MNLA, rejoints par certains groupes arabes appartenant au MAA (Mouvement arabe de l’Azawad). Les diverses composantes touareg se sont ensuite réunies dans la CMA (Coordination des mouvements de l'Azawad), qui engerbe le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) et le HCUA (Haut conseil pour l’unité de l’Azawad) vitrine des Touareg Iforas.

- Conscientes que leur armée ne parviendrait pas à vaincre le MNLA, les autorités maliennes décidèrent de diviser les Touareg en agissant à travers les milices du GATIA (Groupe d’autodéfense Touareg-Imghad et alliés), bras armé des Imghag (anciens tributaires des Touareg), associés à certaines factions du MAA (Mouvement arabe de l'Azawad).

- Le 23 mai 2014 furent signés les "accords de paix de Kidal" sous les auspices de l'Union africaine et de la Mauritanie. Un processus de paix sembla alors s'engager dont le terme fut fixé au 15 mai 2015, date prévue pour la conclusion d'un accord global à Bamako. Or, le 28 avril 2015, le GATIA prit Ménaka, une ville de l'Azawad d'où le MNLA fut chassé. En réaction, les forces du CMA lancèrent des opérations à Léré et à Tombouctou.

- Afin de tenter de maintenir en vie le processus de paix, l'ONU voulut alors organiser une ultime réunion à Alger. Or, le CMA considérait qu’elle soutenait ses adversaires puisque le Conseil de sécurité lui avait intimé l'ordre de signer les accords de paix alors que le GATIA qui opérait pour le compte du gouvernement malien avait rompu la trêve en vigueur depuis les "accords de Kidal".

- Finalement, hautement médiatisé « L’accord pour la paix et la réconciliation au Mali » fut signé à Alger aux mois de mai et juin 2015.

 

Un processus politique au point mort

 

Depuis la signature de ces accords, le processus de paix est au point mort. Trois principales raisons expliquent ce blocage :

 

1) Face au socle des réalités, la démocratie occidentale prétend faire vivre ensemble et dans un même Etat, les agriculteurs noirs sédentaires du sud et les nomades berbères ou arabes du nord alors que, et nous l’avons vu, le contentieux qui les oppose s’inscrit dans la nuit des temps.

2) Pour de nombreux Maliens, les accords de paix d’Alger font la part trop belle aux revendications des nordistes car, selon eux, ils consacrent la partition du Mali. Comme ces accords ne peuvent être appliqués dans le nord, ils considèrent donc que la preuve est donnée qu’il est impossible de s’entendre avec les nordistes. Toujours selon les sudistes, ces accords ont été conclus contre l’intérêt du Mali, sous la pression de l’Algérie qui, pour des raisons internes tenant à la stabilité de sa zone touareg aurait favorisé les rebelles maliens.

3) A ces oppositions nord-sud s’ajoute un conflit interne au nord. Dans la région de Kidal, le Gatia s’oppose ainsi à la CMA. Entre ces deux groupes armés constitués sur des bases ethno-claniques, la lutte est clairement ouverte pour la domination de la région qui est la plaque tournante des trafics d’armes et de drogue. Les affrontements y sont réguliers, comme celui qui a eu lieu à Anéfis, au sud-ouest de Kidal, le 11 juillet 2017, et qui a fait plusieurs morts.

 

Face à la situation malienne, deux options politiques sont possibles :

 

1) Laisser la longue histoire reprend son déroulé

 

Une telle option conduirait à reconnaître la réalité qui est que les Touareg ne veulent plus être soumis aux Noirs du sud. Dans ce cas, le fait accompli séparatiste devrait être entériné, soit sous une forme radicale, à savoir l’indépendance, soit sous une forme « acclimatée » comme le confédéralisme. Or, une telle politique se heurterait à quatre principaux obstacles:

 

- Un risque de contagion au Niger.

- L’Algérie n’acceptera jamais que se constitue sur sa frontière sud un Etat touareg.

- Le nord Mali n’est qu’en partie peuplé de Touareg. Il existe en réalité trois Azawad, celui de l’ouest qui est Maure, celui de l’est qui est Touareg et celui du fleuve qui est composite. Il ne peut donc être question de reconnaître aux seuls Touareg la possession de la totalité de l’Azawad. La solution qui pourrait alors être envisagée serait celle d’une confédération de l’Azawad composée de trois régions ethno géographiques à savoir : la partie sud, le long du Niger, notamment peuplée par des Songhay et des Peul ; la partie nord autour de Kidal, territoire des Touareg et l’ouest saharien « arabe ».

- Les Touareg sont extrêmement divisés, tant socialement que politiquement et géographiquement. Au nord, la fragmentation qui leur est consubstantielle est à base clanique. Après une phase d’unité autour du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), l’actuel délitement s’explique largement par la volonté de contrôler les routes du trafic qui passent par le nord du Mali. Parmi les milices et organisations ethno-tribales nordistes nous devons distinguer celles qui dépendent des Touareg ifora comme le MNLA, le HCUA (Haut conseil pour l’unité de l’Azawad et la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad). Parmi celles qui sont les bras armés des autres tribus, nous pouvons identifier le FPA (Front populaire de l’Azawad) qui est le mouvement des Chamanamass, le CJA (Congrès pour la justice dans l’Azawad), émanation des Touareg Kel Ansar et le MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad) qui regroupe les Touareg Dawssahak.

- Repenser en profondeur l’organisation politique du Mali sur base d’un véritable fédéralisme ou d’un confédéralisme nécessiterait également que le pouvoir de Bamako admette que le Mali « unitaire » n’existera jamais plus. Il n’a d’ailleurs jamais existé. Or, comment faire admettre cette révolution constitutionnelle à des sudistes représentant 90% de la population et qui sont donc ethno-mathématiquement parlant, fondés à refuser toute concession à des minorités ethno-électorales ?

 

2) Réaffirmer le principe de l’intangibilité des frontières issues de la décolonisation

 

C’est cette seconde option passant par la reconstitution de la fiction d’Etat malien qui a été suivie après la reconquête des villes du nord par l’armée française, à travers la fausse solution démocratique.

Après l’Opération Serval rien n’a en effet été décidé quant à la nécessaire réorganisation administrative du Mali. Tout au contraire, au nom du mythe universaliste du « vivre ensemble », la seule solution proposée fut électorale. L’expérience a pourtant montré que les élections n’ont jamais traité en profondeur les causes des affrontements ethniques car elles n’effacent pas plus les réalités géo-ethnographiques que la pluie les rayures des zèbres.

Mais il y a encore plus grave : l’ethno-mathématique électorale confirmant à chaque fois la domination démographique, donc démocratique, des plus nombreux, les ressentiments des peuples minoritaires en sont aggravés. Résultat : le feu qui couve se rallume périodiquement ; voilà pourquoi les élections n’ont pas réglé le problème nord-sud. Tout au contraire, légitimés par le scrutin, les politiciens sudistes refusent de prendre en compte les revendications nordistes.

 

Tous les « ingrédients » du conflit demeurent donc, et seule la présence militaire française empêche un nouvel embrasement.

 

Une armée française condamnée à rester et qui, tôt ou tard, sera prise entre le marteau nordiste et l’enclume sudiste

 

Nos Armées sont donc condamnées à rester au Mali pour s’interposer entre Touareg et sudistes dans des missions sans fin et sans issue :

 

- Sans fin parce que, si les forces françaises se retiraient, les massacres reprendraient et la France serait alors accusée de n’avoir rien fait pour y mettre un terme.

- Sans issue parce que, au lieu de réfléchir à des solutions fondées sur le réel, à savoir la séparation des belligérants dans un cadre à définir, fédéral, confédéral ou autre, la France n’a dans l’immédiat que le remède électoral à proposer et pour le moyen terme les nuées d’un impossible développement.

 

Cinq ans après le lancement de l’Opération Serval au mois de janvier 2013, la forte augmentation des actions armées ainsi que leur extension dans la partie centrale du Mali ne doivent pas faire perdre de vue qu’avec les faibles moyens dont ils disposent, les hommes de Barkhane ont réussi à :

- perturber les mouvements terroristes,

- limiter leur liberté d’action,

- empêcher leur coagulation

- protéger la région du lac Tchad, pivot régional.

- rendu la plus hermétique possible la frontière entre la Libye et le Niger, évitant ainsi le réensemencement du jihadisme sahélien à partir de la Libye.

 

L’immense zone saharo-sahélo-guinéenne ne pourra cependant jamais être pacifiée sans un véritable quadrillage hors de nos moyens et inenvisageable politiquement. De plus, même à supposer que nous puissions couvrir toute cette vaste région, nous ne contrôlerions pas pour autant l’Algérie, la Libye et le Nigeria d’où pourraient être lancées des actions terroristes.

 

Le G5 Sahel est-il alors la solution ? On peut légitimement en douter car, là encore, il ne traitera pas les causes du conflit. De plus, comment prétendre mettre en place une force militaire transfrontalière quand les cinq pays partenaires (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad), n’ont pas les mêmes priorités sécuritaires et ne disposent pas des moyens d’assurer son coût estimé à 400 millions d’euros par an ; même si l’UE a promis une contribution de 50 millions d’euros plus une contribution française de 8 millions d’euros. Pyromane subitement devenue pompier, l’Arabie saoudite a quant à elle promis de participer à son financement.

 

Dans ce sombre tableau, un élément positif apparaît de plus en plus, celui des limites de l’ennemi jihadiste qui se trouve face à une grande contradiction. Son islam qui se veut universel, n’a en effet pas réussi à ce jour à transcender les ethnies. Tout au contraire puisque, face à l’échec de son projet universaliste, il s’est vu contraint de prendre appui sur elles.

Par le passé les jihads régionaux furent portés par une ethnie, en l’occurrence les Peul dont le mouvement s’est répandu comme une trainée de poudre à travers des espaces ouverts. Aujourd’hui, la situation est différente car tout mouvement révolutionnaire de grande ampleur est freiné par l’existence des frontières, même quand elles sont théoriques par artificialité. La question qui se pose est donc désormais de savoir si l’addition des revendications ethniques particulières et contradictoires que soutiennent les islamistes, peut déboucher sur un engerbage au sein d’un califat trans-ethnique et donc sur un vaste mouvement islamiste régional de type jihadiste à l’image de ce que le Sahel a connu aux XVIIIe et XIXsiècles.

 

Les exemples de la Libye et du Nigeria semblent indiquer le contraire. Quant au Mali le phénomène jihadiste y a débouché sur la parcellisation du pays à travers un émiettement impressionnant puisque les islamistes soutiennent chacune des revendications ethno-tribales contradictoires les-unes aux autres.

L’exemple des Peul du Macina illustre clairement mon propos. Dans cette partie centrale du Mali, le recrutement de certains Peul par les jihadistes est favorisé par le problème social dans la mesure où des individus marginalisés voient dans l’islam jihadiste le moyen d’une revanche sur les aristocraties locales.

L’exemple du Macina se retrouve ailleurs. Ainsi dans la zone frontalière entre le Niger et le Mali, et plus largement vers Menaka, les Peul Daoussak (Daoussahak ou Dawasak), traditionnellement bergers des Touareg Ouelleminden Kel Ataram auxquels ils sont intégrés, s’opposent aux Peul de Tillabery. En 2012, ces derniers avaient rejoint le Mujao pour mieux combattre les Daoussak avec lesquels, depuis la nuit des temps, ils sont en concurrence pour l’accès à l’eau et aux pâturages. Aujourd’hui, les Peul de Tillabéry ont migré du Niger au Mali, vers Menaka, d’où des tensions avec les Daoussak de Ménaka.

 

Rester ou partir ?

Plusieurs points doivent être rappelés qui conditionnent le futur de la stabilité régionale et la pérennité de notre engagement :

 

1) Comme le Mali et la France n’ont pas le même ennemi, allons-nous encore longtemps laisser croire que nous sommes alliés et continuer à faire tuer nos soldats dans des missions par définition sans issue ?

2) Rien ne sera réglé pour l’avenir si une profonde révision constitutionnelle n’est pas entreprise permettant aux nordistes de ne plus être soumis aux sudistes en raison de l’ethno-mathématique électorale. Or, de cela, nous avons vu que le Mali ne veut pas.

3) Prétendre développer le Mali relevant peut-être encore davantage de l’escroquerie intellectuelle que de la méthode Coué, tous les paramètres de désintégration sociale sont donc en place pour les décennies à venir.

4) En dépit d’actions violentes et meurtrières, le jihadisme stagne. Or, le non règlement de la question nord-sud lui permet de maintenir des foyers d’infection qui pourraient lui permettre de déclencher une septicémie sahélienne.

 

Dans ces conditions, devons-nous rester en redéfinissant nos missions, ou bien partir en laissant se développer le chaos ? Le président Macron devra immanquablement, et cela tôt ou tard, se poser cette question.

 

Bernard Lugan

13/01/2018

 

 

Source : http://bernardlugan.blogspot.fr/2018/01/mali-rester-ou-partir.html

 

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