Islam politique

Jour de colère

 

...par Fawzia Zouari, le 02/05/2014.

 Écrivaine et journaliste franco-tunisienne.


Il y a des jours où je regrette d’être née arabe.

 

Les jours où je me réveille devant le spectacle de gueules hirsutes prêtes à massacrer au nom d’Allah et où je m’endors avec le bruit des explosions diffusées sur fond de versets coraniques. Les jours où je regarde les cadavres joncher les rues de Bagdad ou de Beyrouth par la faute des kamikazes ; où des cheikhs manchots et aveugles s’arrogent le droit d’émettre des fatwas parce qu’ils sont pleins comme des outres de haine et de sang ; où je vois des petites filles, les unes courir protéger de leur corps leur mère qu’on lapide, et les autres revêtir la robe de mariée à l’âge de 9 ans.

 

Et puis ces jours où j’entends des mamans chrétiennes confier en sanglotant que leur progéniture convertie à l’islam refuse de les toucher sous prétexte qu’elles sont impures. Quand j’entends pleurer ce père musulman parce qu’il ne sait pas pourquoi son garçon est allé se faire tuer en Syrie. À l’heure où celui-ci parade dans les faubourgs d’Alep, kalachnikov en bandoulière, en attendant de se repaître d’une gamine venue de la banlieue de Tunis ou de Londres, à qui l’on a fait croire que le viol est un laissez-passer pour le paradis.

 

Ces jours où je vois les Bill Gates dépenser leur argent pour les petits Africains et les François Pinault pour les artistes de leur continent, tandis que les cheikhs du Golfe dilapident leur fortune dans les casinos et les maisons de charme et qu’il ne vient pas à l’idée des nababs du Maghreb de penser au chômeur qui crève la faim, au poète qui vit en clandestin, à l’artiste qui n’a pas de quoi s’acheter un pinceau. Et tous ces croyants qui se prennent pour les inventeurs de la poudre alors qu’ils ne savent pas nouer une cravate, et je ne parle pas de leur incapacité à fabriquer une tablette ou une voiture. Les mêmes qui dénombrent les miracles de la science dans le Coran et sont dénués du plus petit savoir capable de faire reculer les maladies. Non ! L’Occident, ces prêcheurs pleins d’arrogance le vomissent, bien qu’ils ne puissent se passer de ses portables, de ses médicaments, de ses progrès en tous genres.

 

Et la cacophonie de ces "révolutions" qui tombent entre des mains obscurantistes comme le fruit de l’arbre. Ces islamistes qui parlent de démocratie et n’en croient pas un mot, qui clament le respect des femmes et les traitent en esclaves. Et ces gourdes qui se voilent et se courbent au lieu de flairer le piège, qui revendiquent le statut de coépouse, de complémentaire, de moins que rien ! Et ces "niqabées" qui, en Europe, prennent un malin plaisir à choquer le bon Gaulois ou le bon Belge comme si c’était une prouesse de sortir en scaphandrier!

Comme si c’était une manière de grandir l’islam que de le présenter dans ses atours les plus rétrogrades.

 

Ces jours, enfin, où je cherche le salut et ne le trouve nulle part, même pas auprès d’une élite intellectuelle arabe qui sévit sur les antennes et ignore le terrain, qui vitupère le jour et finit dans les bars la nuit, qui parle principes et se vend pour une poignée de dollars, qui fait du bruit et qui ne sert à rien !

Voilà, c’était mon quart d’heure de colère contre les miens...
Souhaitons que l'Occident ouvre les yeux...."

Source : https://www.jeuneafrique.com/133421/politique/jour-de-col-re/

 


République et Islam

...par le Lt/Col. Jean-Pierre Mugg - le 31/10/2019.

La grande question actuelle est de savoir si notre République française laïque peut intégrer la religion islamique.

 

Il convient tout d’abord de s’entendre sur ce qu’est l’islam en France.

 

Il y a des décennies l’islam en France était essentiellement l’islam sunnite de nos colonies de rite malékite mais fortement influencé par des croyances extérieures nord africaines.

 

C’est  l'école de l'Opinion, plus interprétative qui prône l'attachement, le respect et l'application du Coran et de la Sunnah, mais met davantage l'accent sur le rôle de l'intellect dans l'appréhension et l'interprétation des énoncés ainsi que dans la déduction des jugements légaux selon les règles de cette discipline, elle induit La prédisposition à l'ouverture sur l'autre, à l'évolution et au renouveau la justesse et la modération
.
Cet islam était paisible, discret et comme on dit « bon enfant ». Il a été remplacé par l’islam fondamentaliste.

 

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Depuis environ 20 ans et grâce à la manne financière des pétrodollars, des prédicateurs wahhabites (Arabie saoudite - Qatar) on engagé une véritable stratégie de reconquête des populations de culture musulmane qui s’éloignaient de la Religion et se fondaient dans la société française.

Cet islam de rite « hanbalite » est un islam rigoriste très différent de celui des premières générations de musulmans arrivés en France. Il privilégie la lecture littérale du Coran et rejette le raisonnement et l’opinion personnelle.

 

L’Islam sunnite wahhabite en France :

 

L’islam est une religion qui s’appuie sur un texte sacré, le Coran. Contrairement à la bible qui est « inspirée » donc discutable il est « révélé » parole même de Dieu donc figé à jamais. Nul ne peut en changer un mot et nul (musulman) n’y songe….

Une deuxième source fonde l’Islam c’est la « Sunna » ou Tradition prophétique qui est la transmission de dires du Prophète (Hadith) ou de faits et gestes qui lui sont attribués.  "Prenez ce que le Messager vous octroie, et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous en". "Quiconque obéit au Prophète, obéit à Dieu"

Des deux sources découle la LOI la Sharia.

 

Pour les plus rigoristes seul le Coran importe vraiment suivant la formule « Seul le Coran oblige ».

Autre caractéristique, cette religion n’a pas de clergé et pratiquement pas d’exégèse.

 

Etre musulman c’est attester qu’ « il n’y a qu’un Dieu et que Mohamed est son prophète » et de conduire sa vie en accord le plus possible avec les obligations et interdictions coraniques.

 

C’est là le nœud du problème car ce texte a été écrit au 7° siècle dans une société et un contexte qui n’est pas le nôtre.

 

Plus le musulman « modéré » va vouloir appliquer « à la lettre » le texte coranique (Habillement, nourriture, interdiction diverse, égalité hommes/femmes, héritage, punitions corporelles, extermination des « mécréants ») plus il va entrer dans l’islam radical.

 

Est-il « dévoyé » ? Stricto sensu la réponse est non.

 

Est-il « radicalisé » ? Oui dans le sens où sa pratique devient radicale en se conformant de plus en plus au texte de référence le Coran, qui mis en de mauvaises mains et lu de façon littérale est une véritable bombe ! Qui de nos hommes politiques l’a lu ? Personne !

 

Tout musulman « modéré » si sa foi est forte ne peut que se radicaliser. L’inverse signifierait qu’il s’éloigne de sa croyance.

 

Le sunnisme wahhabite considère trois degré dans la foi Musulman (muslim), Croyant (mumin), adepte du bien (Mursin) Le plus haut degré c’est le radicalisé salafiste.

 

C’est la raison pour laquelle les « autorités religieuses musulmanes » ont beaucoup de mal à condamner les « radicalisés » car que pourraient ils leur reprocher ? D’appliquer à la lettre le Coran ?

 

Les valeurs :

 

On met toujours en avant les « valeurs de la République » Laïcité, égalité, supériorité des lois sur les principes religieux etc…

 

Il se trouve que toutes ces valeurs sont totalement opposées aux valeurs islamiques !!

 

Déclarer comme le font nos politiques que « L’islam est compatible avec les valeurs République » « L’islam a toute sa place » est simplement une escroquerie à laquelle d’ailleurs ils ne croient pas eux-mêmes. J’en veux pour preuve le livre de Hollande « Un président ne devrait pas dire cela » et les propos de Gérard Collomb quand il a claqué la porte.

 

Le « vivre ensemble »

 

Partout en France où cet islam rigoriste s’est fortement implanté comme certains quartiers et les prisons que voit-on ?

 

On voit ce qui s’est toujours passé depuis prés de quinze siècles partout dans le monde où cet islam devient dominant. Les non musulmans se convertissent ou s’en vont et dans le pire des cas sont « éliminés ».

 

Le « vivre ensemble » c’est au final chaque communauté qui vit « ensemble » entre ses membres.

 

Ce phénomène explique pourquoi les mariages « mixtes » sont en chute libre. Les jeunes filles musulmanes épousent de moins en moins de jeunes français non musulmans et le port du foulard n’arrange rien.

 

En effet le foulard que les bien pensants s’ingénient à minimiser n’est pas un accessoire vestimentaire c’est avant tout un signe de « rupture culturelle » Il dit : « Je suis musulmane, j’appartiens à une communauté et si tu n’en fais pas partie tiens toi à l’écart ». Le message est clair et aucun jeune garçon non musulman n’aurait l’idée saugrenue de tenter une approche de séduction.

 

L’islam interdit à une musulmane d’épouser un non musulman, car les enfants ont la religion du père.

 

Par contre l’inverse est licite car d’une part les enfants seront musulmans (on notera que les enfants de ces couples portent des noms arabes) et on affaiblit la communauté de l’épouse par la même occasion.

 

 

Assimilation et intégration :

 

Alors que les premières générations s’intégraient fort bien et que la cohabitation dans les quartiers étaient une réalité on observe un spectaculaire renversement de tendance avec les troisièmes et quatrièmes générations. C’est l’effet de la propagation du poison hanbalite.

 

C’est gravissime puisque les symptômes se manifestent dés l’école primaire !

 

Salafistes piétistes et djihadistes :

 

On nous dit : « Attention les salafistes et les piétistes ne commettent pas d’attentats ».

 

C’est vrai. Les piétistes sont de pieux musulmans qui lisent et s’imprègnent du Coran. Ce sont des missionnaires qui portent la parole, et « enseignent » par l’exemple !

 

Les djihadistes sont ceux qui reçoivent la « bonne parole » mais aussi des piétistes et qui décident un jour de mettre leurs actes en accord avec leurs idées, c'est-à-dire avec les sourates qui « justifient » les actes terroristes au « nom de Dieu » d’où le cri « Allah Akbar » quand ils passent à l’action.

Il n’y a pas de cloison entre les uns et les autres.

 

 

Stratégies et alliances :

 

L’islam politique a pour but de d’islamiser les pays européens et en particulier la France.

 

L’offensive commence en 1989 par un fait divers : « L’affaire des foulards de Creil ». Deux lycéennes se présentent voilées et refusent d’assister à certains cours au nom de leur foi. Le proviseur tente de s’opposer mais il est abandonné par son administration et les « droits de l’hommistes » se déchaînent contre lui. La guerre de conquête vient d’entrer dans la phase active.

 

Depuis, la machine de guerre salafiste a déployé sa stratégie de provocation de la République (prières de rues, burqa, hallal etc…) s’en est suivi une conquête territoriale, les fameux territoires « perdus de la République » en fait « gagnés par le salafisme ». Le but est d’élargir ces zones pour qu’elles se rejoignent.

 

Un degré est encore franchi par la pénétration des instances de décisions et étatiques les plus sensibles pour arriver a habiliter « SECRET DEFENSE » un islamiste salafiste radicalisé !!!!!! L’étape suivante : Présenter des candidats aux élections.

 

Alliés et collaborateurs :

 

Tout cela n’a été possible que parce que cette idéologie venimeuse a disposé d’alliés.

 

En tout premier rang la classe politique aux affaires qui s’est d’emblée enfermée dans le déni et la lâcheté. Nier le problème c’est la meilleure façon de ne rien faire ! Ensuite elle a voulu « négocier » c’est le clientélisme qui a gangrené des pans entier du système démocratique.

 

La République qui avait fait preuve d’une extrême fermeté à l’encontre de la religion catholique pour la séparer de l’Etat sans craindre d’apparaître « christianophobe » a été d’une faiblesse absolue ! En Fait la République est morte et elle est remplacée par un système bizarre idéologique fait de culpabilité et de repentance suicidaire qui promulgue des lois qui lui lient les mains dans le dos pour mieux tendre les deux joues !

 

L’islam salafiste bénéficie de surcroît du soutien d’une mouvance « bobo tiers-mondiste anti colonialiste » béate, d’un « mouvement islamo gauchiste » pro palestinien, des lobbies « racisés et indigéniste » et pour faire bonne mesure et paradoxalement d’une partie des féministes !

 

Tout ce beau monde est rejoint par l’Eglise catholique et son fameux « dialogue » (en fait monologue) islamo-chrétien sans parler du pape François qui devrait relire ce que disait Benoit XVI.

 

Pourtant 250 millions de chrétiens sont persécutés dans le monde et les églises d’orient martyrisées n’ont cessé de nous mettre en garde ! Les Chrétiens ont totalement été éliminés du monde musulman.

²

N’oublions pas les média, christianisme à l’exception de courageux journalistes qui se comptent sur les doigts d’une main, totalement acquis à l’islam radical qui refusent de voir la radicalité et le mettent sur le même plan que « toutes les religions » lire : Le christianisme.

 

«  L’Islam religion de paix et de lumière » Jack Lang

 

« Le catholicisme est incompatible avec la liberté contrairement à l’islam » Peillon

 

« Faire la démonstration que l’islam est totalement compatible avec la démocratie avec la République, avec l’égalité des hommes et des femmes (sic) avec le dialogue » Manuel Valls

 

« Il faut comprendre le jeune qui part en Syrie » C. Taubira

 

«  Le ramadan est une fête qui fait partie du patrimoine français » Anne Hidalgo

 

«  Ce n’est pas un délit de prôner le djihad » B. Cazeneuve

 

Etc.… Etc.…

 

 

Ça n’a rien à voir avec l’Islam :

 

Ça a forcément à voir puisque au départ il y a le livre : Le Coran.

Sans Coran pas d’islam et sans islam pas de musulmans sans musulmans pas de salafistes et sans salafistes pas de djihadistes.

 

Dans cette religion on trouve un courant très rigoriste le wahhâbisme et ses soldats : Les frères musulmans. Ceux-ci très implantés en France par le biais de l’UOIF (union des organisations islamiques de France) qui s’est implantée avec la bénédiction des pouvoirs qui se sont succédés depuis 20 ans.

 

Tous les terroristes qui ont frappé en France étaient musulmans salafistes et ont été enterrés selon le rite musulman.

 

 

Différence entre Islam et Christianisme :

 

Je ne vais pas me lancer dans une étude comparative.

L’attentat de Trèbes est à cet égard significatif. Quel point commun y a-t-il entre le terroriste islamiste et le colonel Beltram ?

 

Ce sont aux yeux de leurs religions respectives des « martyrs » tous les deux.

 

L’un parce qu’il a donné sa vie en tuant des innocents (sourate 4 verset 89) «  saisissez les et tuez les (mécréants) où que vous les trouviez »

 

L’autre parce qu’il a donné sa vie pour sauver des innocents, les mêmes.

 

Ont-ils été accueillis dans le même Paradis ? Dieu seul le sait.

Il faut remonter au moins au XIII° siècle pour observer des massacres effectués par des chrétiens au cri de « Dieu le veut »

 

 

 

Des solutions ?

 

Ce sera compliqué car l’Islam SUNNITE wahhabite n’est pas qu’une religion mais avant tout un système politique globalisant (social, pénal, religieux) qui a démontré dans toute son existence son refus à transiger et à rester dans la sphère privée.

 

Il éradique ou assimile.

 

En France son poids est désormais important et on voit bien que cet islam intégriste a rapidement investi l’espace publique. D’abord par les prières de rues puis par l’habillement des femmes, puis les revendications du hallal dans des lieux institutionnalisés comme les collèges et hôpitaux, les refus de soins, les horaires différenciés et les burkinis, etc….

 

Tout cela ne dénote pas « une compatibilité avec les valeurs de la République »

 

En 1990 le terme hallal était totalement inconnu de même que burqa ou niqab. Aujourd’hui on pense que « ça a toujours existé ».

 

Personnellement j’ai vu pour la première fois en France à Paris rue Timbaud une burqa sur un cintre dans une librairie islamique. Je n’en revenais pas. Aucune femme n’en portait alors en France.

 

On verra un parti islamique aux élections à venir, c’est certain. De « bonnes âmes » feront le parallèle avec la « démocratie chrétienne » oubliant que lorsqu’Erdogan est arrivé au pouvoir en Turquie ces mêmes bonnes âmes s’étaient félicitées « vous allez voir qu’un islam comparable à la démocratie chrétienne  est possible » ;

 

On a vu et on voit.

 

Il faut que le pouvoir politique se ressaisisse et en particulier en supprimant les lois qui l’empêchent d’agir et en renforçant celles qui lui permettront de combattre efficacement ce cancer.

 

Le président Macron a fait un beau discours, 48 heures après il est à nouveau muré dans le silence face à une nouvelle provocation, impuissant. L’Hydre peut dormir sur ses quatorze oreilles !

 

Oui le salafisme est une hydre, oui il faut l’écraser mais le voulons-nous vraiment ?

 

Ou la République déclare que le wahhabisme et les frères musulmans sont interdits en France car diffusant une doctrine totalement incompatible avec ses fondements, comme le nazisme ou elle accepte à terme d’être appelée à disparaître.

 

 

 

 

 

Conclusion :

 

Il reste trois possibilités :

La soumission comme la décrit Houellebecq dans son roman ;

La « partition » du territoire comme le suggère Hollande dans son livre ;

Une réaction populaire forte de refus.

 

De toute façon « Tout est écrit ».

 

 

J.P.M


Mais où donc, quand et en quoi l’islam n’est-il pas politique ?

...par Bernard Antony (blog) - le 30/10/2019.

La question de l’islam, les problèmes de l’islam, les rapports de l’islam avec la société, avec le pouvoir, occupent bien aujourd’hui dix ou vingt fois plus d’espace médiatique qu’il y a trente ans.
Selon les jours, on observe tout simplement plus ou moins d’effervescence politico-médiatique sur les marqueurs islamiques de l’actualité nationale ou internationale, que ce soit sur la question en France du port du voile islamique par les femmes ou sur celles de la géopolitique de l’Afrique de l’Ouest à l’Indonésie.
Cette constante d’une actualité de plus en plus islamo-centrée n’entraîne hélas pas chez la plupart des politiques et commentateurs un semblant de début de culture et d’intelligence sur la question. 
Ils répètent presque tous, de la gauche à la droite : « Le problème, ce n’est pas la religion musulmane, ce n’est pas l’islam, le problème, c’est l’islam politique ».
Mais où donc l’islam n’est-il pas politique ?
N’est-elle pas une internationale politique l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), avec ses 57 États membres, organisation intergouvernementale dont le siège est à Djeddah en Arabie et qui possède une délégation permanente à l’ONU ?
À l’échelle planétaire, existe-t-il une autre organisation confessionnelle dont les membres soient exclusivement des États ? L’islam n’est-il pas politique dans ses livres sacrés ? Le Coran et les Hadîths ? Ne l’est-il pas dans le Coran où est sans cesse martelé « Obéissez à Allah, obéissez à son prophète ! » ?
Et ce prophète, Mahomet, le modèle à imiter en tous domaines, ne fut-il pas à la fois chef religieux, chef de guerre, chef politique, et ordonnateur des mœurs ?
Et la place des femmes dans la société, c’est-à-dire dans l’oumma, la communauté des croyants, n’est-elle pas également de l’ordre de la politique ?
Ne l’est-il pas dans les Hadîths, où sont racontés les faits et gestes du prophète, à imiter en tous points, et ses enseignements, notamment sur les femmes, sur la guerre, sur le commerce et les finances, sur la justice et les peines à appliquer ?
L’islam n’est-il pas politique dans sa loi fondamentale, la charia, tirée des actes et des paroles du prophète, la charia qui dicte tout, à tous, en tous domaines ? Et qui, pour le moins, constitue le système de référence de tous les codes, politiques, législatifs et judiciaires de tous les pays d’islam (à l’exception de la particularité libanaise) ?
Quant aux organisations des musulmans en France, la plus nombreuse, celle qui s’intitule aujourd’hui « musulmans de France » et qui était jusqu’il y a peu l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France), n’est-elle pas tout simplement la section en France de l’organisation internationale des Frères musulmans, organisation politique s’il en est, et d’un islam jihâdiste conquérant !
Pour ce qui est des autres organisations, comme elles dépendent presque toutes d’États étrangers (Maroc, Algérie, Turquie, etc…), qui pourrait sérieusement les prétendre non politiques ?
Islam non politique sans doute que celui de l’organisation des mosquées turques organisatrice des meetings, chez nous, du chef de l’État turc, l’islamo-ottoman Erdogan, qui entend être le nouveau calife du nouvel empire ottoman !
En vérité, évoquer un « islam politique » à ne pas accepter, pour le différencier de l’islam en général, considéré seulement comme une religion, c’est au mieux faire preuve d’un tragique déni de réalité.  

Faut-il interdire les listes communautaires ?

TV Liberté - le 01/11/2019.

Ce sujet est abordé durant les 25 première minutes.

...et un débat très intéressant sur le "Brexit" entre la 30° et la 50° minute...


Intervention du Général Roland DUBOIS

Le 01/11/2019.

Source : https://volontaires-france.fr/intervention-du-general-roland-dubois/

Rencontres de Bretagne

25 et 26 Octobre 2019

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Depuis quelques jours, la presse et beaucoup de politiques s’excitent sur le port du foulard islamique, et on entend que ce n’est vraiment pas la peine de faire tout ce foin à ce sujet. Pourtant c’est une question qui n’est pas sans intérêt parce qu’elle est symbolique. Le geste n’est pas anodin. Mais c’est vrai que dans l’ensemble des questions beaucoup plus graves concernant l’Islam, c’est peu de chose. Cela permet seulement aux islamophiles de ramener le problème à ça et de pointer du doigt l’intolérance des contempteurs.

Le président Macron nous demande d’être vigilant contre les menaces de l’ « hydre islamique » ; il a l’air de découvrir des problèmes dont il n’a jamais parlé ni pendant la campagne présidentielle, ni après, se contentant de fustiger les « populistes ». Mais il nous demande aussi, recommandation que l’on entend depuis 30 ans, de ne pas faire d’amalgame et de bien distinguer l’Islam «politique» de sa pratique strictement religieuse. Autrement dit de considérer l’Islam comme une religion comme les autres, malgré les souvenirs tout frais, constamment rafraichis, des massacres perpétrés en son nom. Faisons-en à sa place un rapide examen.

 

Peut-on considérer l’Islam comme une religion comme les autres ? C’est ce que la loi française établit et a cherché à organiser ; et nous demande de faire, dans notre tête et dans nos actes. Certains continuent à dire et écrire que l’Islam est compatible avec la république. C’est aussi le cas de nos présidents successifs y compris bien sûr de M. Macron qui nous encourage à ne pas jeter l’opprobre sur l’ensemble de la population musulmane ; même si tous les terroristes sont musulmans. Pourtant l’originalité de l’Islam, si j’ose dire, est criante. En voici quelques caractéristiques :

On nous dit que les terroristes musulmans ont une interprétation erronée du Coran. Pour un peu ils seraient des traitres à l’Islam. Pourtant, la lecture du Coran est limpide ; tout y est clairement exprimé. Ce n’est pas l’obscurité des prévisions de Nostradamus dans lesquelles on peut trouver la justification de tout une fois les événements passés.

 

Le Coran définit une doctrine de conquête et prétend régir les actes des hommes dans tous les domaines, de la vie courante comme de la vie publique. Il est donc l’ennemi revendiqué de la démocratie car tout appartient à Dieu.

 

Sourate III, Verset 109 : «Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre appartient à Dieu. Toute chose revient à Dieu ».

Il appelle à la conversion, la soumission ou la destruction des infidèles, c’est-à-dire de toute l’humanité non musulmane.

Sourate IV, Verset 91 : « Si les incrédules ne déposent pas les armes, saisissez-les ; tuez-les partout où vous les trouverez. Nous vous donnons tout pouvoir sur eux ».

Sourate V, Verset 33 : « Telle sera la rétribution de ceux qui font la guerre contre Dieu et son Prophète, et de ceux qui exercent la violence sur la terre : ils seront tués ou crucifiés ».

Sourate IX, Verset 5, « Tuez les polythéistes, partout où vous les trouverez ; capturez-les, assiégez-les, dressez-leurs des embuscades ».

 

On nous dit que la majorité des Musulmans est pacifique. Sans doute, mais il suffit d’une petite minorité pour déclencher un massacre. Ce sont toujours les minorités agissantes qui font les événements. Au siècle dernier, on pouvait en dire autant des Allemands, des Russes, des Chinois ; La plupart étaient pacifiques. Cela n’a pas empêché les massacres du nazisme et du communisme. La masse «pacifique» n’a pas d’importance. Elle finit par suivre, par contrainte, indifférence ou adhésion tacite.

 

Il y a environ 8 millions de Musulmans en France, dont sans doute 4 à 5 millions d’adultes, ou d’adolescents qui ne sont souvent pas les moins virulents. Admettons que 1% (vous voyez que je suis raisonnable) constitue un vivier de fanatiques disponibles pour des actions violentes. Cela fait plus de 40.000 tueurs potentiels mobilisables chez nous. Imaginez les capacités de réaction de nos forces de police et de notre justice, calibrées pour une société où les délinquants violents sont l’exception. Le système serait saturé et incapable de faire face en respectant les règles d’une justice de temps de paix, la justice d’un « état de droit » dont les règles seraient, on veut nous en convaincre, intouchables. Imaginez aussi une action concertée dans les centaines de territoires perdus de la république. Ni la police, ni même les forces armées ne seraient capables d’éteindre l’incendie rapidement.

 

Si tant de Musulmans que les optimistes supposent acquis à la république, sont pacifiques, comment se fait-il qu’il n’ait surgit en leur sein aucun mouvement s’affirmant tel et essayant d’entraîner les autres ?

 

On nous dit aussi que toutes les religions ont commis des excès dans le passé. Certes, mais toutes y ont renoncé ; toutes sauf l’Islam. Et un aggiornamento n’est pas pour demain car la violence est dans ses textes sacrés, dictés par Dieu à Mahomet qui ne fut qu’un intermédiaire. Ils sont donc intouchables, et ce sont les djihadistes et radicaux qui en font la lecture authentique.

 

Certains prétendent que les états musulmans eux-mêmes ont une vision édulcorée de leurs textes sacrés puisqu’ils ont signé la déclaration des droits de l’homme telle que nous la connaissons. Ils ont signé c’est vrai ; mais le texte de base a été complété par quelques « détails » qui font toute la différence. Et le diable git dans les détails.

 

La déclaration du Caire de 1990, signée par 57 pays musulmans dont tous les plus importants, est l’adaptation de la déclaration des droits de l’homme au monde islamique. En particulier dans ses articles 22, 23, 24 et 25, il est dit que l’exercice des droits de l’homme est interprété au travers du filtre de la Charia. Dans tous les cas c’est la Charia qui prime. Voir ci-dessous des extraits de cette déclaration. 

Article 22

Tout homme a le droit d’exprimer librement son opinion pourvu qu’elle ne soit pas en contradiction avec les principes de la Charia.

L’information est un impératif vital pour la société. Il est prohibé de l’utiliser ou de l’exploiter pour porter atteinte au sacré et à la dignité des prophètes ou à des fins pouvant nuire aux valeurs morales et susceptibles d’exposer la société à la désunion, à la désintégration ou à l’affaiblissement de la foi.

Article 23

Tout homme a le droit de participer directement ou indirectement à la gestion des affaires publiques de son pays. Il a également le droit d’assumer des fonctions publiques conformément aux dispositions de la Charia.

Article 24

Tous les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration sont soumis aux dispositions de la Charia.

Article 25

La Charia est l’unique référence pour l’explication ou l’interprétation de l’un quelconque des articles contenus dans la présente Déclaration.

 

Qui peut encore prétendre que démocratie, république et Islam sont compatibles ? Aucune démocratie d’ailleurs ne prospère en terre d’Islam, et les évolutions perceptibles sont rétrogrades en particulier dans les pays dits du « printemps arabe » qui a tant séduit nos politiques et notre presse en son temps.

 

Parler d’Islam radical, ou politique n’a pas de sens. Il ne peut y avoir d’interprétation du Coran qui est clair. L’Islam est radical et politique et n’a rien à faire chez nous. Nos personnages politiques ne l’ont pas encore compris. Sont-ils aveugles ou lâches ? Probablement les deux.

 

Bien sûr il ne faut pas décourager les Musulmans qui font la démarche individuelle d’une adhésion sincère à notre culture et notre genre de vie. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’ils seront toujours très minoritaires. Il ne peut pas y avoir d’intégration globale des Musulmans vivants en France au contraire des fidèles de toutes les autres religions.

 

J’emprunterai ma conclusion à André Frossard. Extrait de son ouvrage « Excusez-moi d’être Français »; 

« Un pays ne meurt pas d’une culbute militaire, ou alors la France aurait cessé de vivre depuis longtemps. Un pays ne meurt pas d’une faillite financière, d’une déconfiture matérielle, d’une révolution ou d’une guerre civile. Rien de tout cela n’atteint le cœur d’une nation. Nous avons fait l’expérience de tous les genres de désastres que le destin peut offrir aux pauvres humains, et nous savons qu’aucun d’eux n’est irrémédiable.

On met un pays en danger de mort quand on tente de le faire agir contre son honneur, contre sa foi, contre la conscience que Dieu, les siècles et la raison lui ont formée. »

 

C’est exactement ce qu’on est en train de faire.

 

Général (2S) Roland DUBOIS

 

VPF – Ile de France

 

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