Acte terroriste ou cultuel ?

...par Stratediplo - le 04/10/2017.

 

 

  De formation militaire, financière et diplomatique, s'appuie sur une trentaine d'années d'investigations en sciences sociales et relations internationales.


Le ministre français de l'Intérieur s'interroge avec longueur et insistance sur la "nature" du double assassinat de ce dimanche en la gare Saint-Charles de Marseille. Il s'interroge même sur l'éventualité d'une nature "terroriste" de cet assassinat, ce qui, en langage gouvernemental, signifierait sa nature mahométane puisque "terrorisme", même lorsqu'il n'y a aucune volonté démontrée d'inspirer la terreur de l'islam (aussi connue comme islamophobie), est le mot systématiquement utilisé par les autorités pour nommer les meurtres d'inspiration mahométane avérée, et que les circonstances ont amené à éliminer absolument toutes les autres possibilités.

 

La raison pour laquelle il a évoqué l'éventualité d'une nature "terroriste" (donc dans son esprit mahométane) des assassinats est que l'assassin à répétition a indubitablement crié plusieurs fois "Allah Akhbar", même si le ministre a clairement laissé entendre qu'il faisait chercher des enregistrements video muets permettant d'écarter la déclaration des dizaines de témoins oculo-auriculaires, afin d'activer l'alibi habituel du dérangement mental pourtant jamais remarqué par les dizaines de policiers qui ont rencontré l'individu, malencontreusement arrêté en moyenne une fois par an en dépit de l'interdiction de contrôle des personnes d'apparence étrangère instaurée par la loi 2012-1560 (explicitée dans la Huitième Plaie pages 243 à 248).

 

Au cas où ce politicien envisagerait de s'intéresser à l'ordre public dont il a accepté la charge à titre provisoire, et sans entrer dans la criminologie ou la psychologie, on peut lui suggérer quelques pistes de réflexion. La qualification légale apparente de ces crimes est l'homicide volontaire avec préméditation. Ce qui, d'après ses interrogations, resterait à déterminer est le mobile de ces crimes, pas leur nature. Ce mobile n'est manifestement pas crapuleux ou d'extorsion puisque l'auteur n'a pas essayé de voler ses victimes. Il n'est pas personnel, de vengeance, jalousie ou règlement de comptes puisque les victimes ne connaissaient pas leur assassin et n'avaient aucun lien avec le moindre milieu délinquant. Il n'est pas raciste puisque les deux victimes étaient de la même race que leur meurtrier, ni politico-idéologique puisqu'aucune conversation préalable ne lui a permis de relever des différences d'opinion. Il ne s'agit pas d'emportement ou de perte de contrôle de soi puisque le meurtrier semblait dans un état normal quelques minutes avant de passer à l'acte, et avait intentionnellement amené sur les lieux des armes de catégorie D-2 (ancienne 6° catégorie), dont le port est interdit.

 

Ce type de crime devient courant en France et en Europe, et un premier ministre a récemment enjoint les Français à s'y s'habituer. La justification orale proférée avec insistance par le criminel est claire et inéquivoque. A titre social et de finalité secondaire, ce type de crime peut viser soit à terroriser la population pour l'induire en soumission, soit à éliminer les réfractaires dits insoumis. Terroriser la population pour l'induire en soumission est du terrorisme et nécessite des circonstances aléatoires, mais éliminer les réfractaires nécessite une action ciblée et n'est donc pas du terrorisme. A titre personnel et de finalité principale, ce type de crime vise la récompense éternelle promise par le messager d'Allah. C'est un acte religieux, puisqu'on définit comme religion ce qui relie l'homme à dieu (ou aux dieux, ou au métaphysique).

 

La nature de ce double assassinat, comme des autres, est de toute évidence cultuelle. Cette réalité, disparue d'Europe depuis plusieurs millénaires (hors occupation turque) et d'Amérique depuis cinq siècles, a encore un nom et une définition, n'en déplaise aux dictateurs du langage : il s'agit du sacrifice humain. Lorsque les circonstances le permettent, il s'entoure d'un certain cérémonial, s'accomplit selon un rituel défini, et dans tous les cas de formules orales ou pensées spécifiques, qui ne sont jamais omises puisqu'en absence de ces formules bismillah le sacrifice ne serait pas pur (halal) et l'officiant n'en retirerait pas les bienfaits promis.

 

Sauf erreur, le ministre de l'Intérieur est aussi chargé du suivi des cultes. Il est temps que les réfractaires à ce rite exigent de lui, par l'intermédiaire de leurs députés au parlement, la vérité sur ce qui s'est passé au Bataclan, la publication des photos et l'audition publique des témoins, sans attendre qu'une 6° république procède à la déclassification des secrets d'Etat de la 5°. Si toutes les traces graphiques (sauf une) ont été saisies et détruites et si tous les survivants, témoins et nettoyeurs ultérieurs ont été réduits au silence, c'était évidemment pour que le peuple des réfractaires à ce culte croie naïvement que des centaines de personnes ont été pendant deux ou trois heures rafalées à la Kalachnikov.

 

La vérité est évidemment douloureuse, mais le peuple est adulte et doit exiger sa divulgation, seule capable de l'amener à comprendre l'énormité de ce que le gouvernement couvre. Car il est possible, et assez simplement, d'y mettre fin.

 

Source : http://stratediplo.blogspot.fr/2017/10/acte-terroriste-ou-cultuel.html

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