RUSSIE

Discours de Pierre de Gaulle, petit-fils du général de Gaulle à l’occasion de la Fête Nationale de la Fédération de Russie - TEXTE INTÉGRAL

JPEG

Par Luniterre - Le 17/06/2022.

 

Discours de Pierre de Gaulle, petit-fils du général de Gaulle à l’occasion de la Fête Nationale de la Fédération de Russie

TEXTE INTÉGRAL

« Zdrastvouillte ! Ot imeni frantsouskavo naroda goriatcho privetstvouiou rousskille narod i ievo praviteleille i prezident Vladimir Poutine »

(« Bonjour ! Au nom du peuple français, je salue chaleureusement le peuple russe et ses dirigeants et le Président Vladimir Poutine »).

« Здравствуйте ! От имени французского народа горячо приветсвую русские народ и его правителей и президент Владимир Путин. »

 

Vos Excellences, Mesdames, Messieurs les Officiels, Mesdames, Messieurs, Je vous remercie, au nom de ma famille et de mon père, l’Amiral de Gaulle, de nous inviter pour la célébration de votre fête Nationale.

Nos peuples sont liés par de longues années d’amitié et par le sang versé contre les Nazis. C’est l’occasion pour moi de répéter que la relation franco-russe était pour le Général de Gaulle d’une importance toute particulière. La France et la Russie sont proches l’une de l’autre mais aussi unies par la conscience de leur communauté d’intérêts et de destins.

Plus encore, la Russie était vue par mon grand-père comme l’allié de revers indispensable à sa sécurité mais parce qu’elle participait à sa conception de l’équilibre de l’Europe et de sa place de l’Europe dans le monde. Le Général disait même : « La décision funeste de Napoléon d’attaquer Alexandre 1er est la plus lourde erreur qu’il ait commise. Rien ne l’y forçait. C’était contraire à nos intérêts, à nos traditions, à notre génie. C’est de la guerre entre Napoléon et les russes que date notre décadence. »

Je viens ici pour affirmer une nouvelle fois haut et fort, qu’il est de l’intérêt de la France de garder de bonnes relations avec la Russie et de dire qu’il faut que nous travaillions ensemble en vue d’aider à l’union et à la sécurité de notre continent, ainsi qu’à l’équilibre, au progrès et à la paix du monde tout entier.

Chacun reconnaît aujourd’hui la responsabilité des États-Unis dans le conflit actuel, le rôle funeste de l’Otan qui s’élargit sans cesse et la politique inconsidérée du Gouvernement Ukrainien. Ce dernier, fort de belles promesses et nourri d’illusions américaines et européennes, a conduit une politique très condamnable à l’égard des populations russophones du Donbass, multipliant discrimination, spoliation, embargos et bombardements. Les Occidentaux ont malheureusement laissé faire Zelenski, ses oligarques et les groupes militaires néo-nazis s’enfermer dans une spirale de guerre.

Cet aveuglement est lourd de conséquence pour le peuple ukrainien. Mais ne nous y trompons pas : que veulent les Américains si ce n’est provoquer une nouvelle confrontation Est-Ouest, dont le seul but est d’affaiblir et de diviser l’Europe pour imposer leurs directives, leur économie et leur système ? Depuis la première guerre mondiale, les Américains ont conclu un pacte pour établir un équilibre nécessaire des forces en Europe et s’associer à la sécurité du continent européen. Ce n’est pas en organisant une escalade militaire systématique en Ukraine, qu’ils respecteront leur engagement, ni leurs grands principes de liberté et de démocratie !

Les États-Unis sont dans l’erreur, l’Otan est dans l’erreur, dont l’expansionnisme débridé et irréfléchi conduit inexorablement au déséquilibre du Monde et à l’injustice. Les belles promesses des Américains de ne pas élargir l’Otan à l’Est, ni au Nord, n’ont pas été respectées. Les accords de Minsk n’ont pas été respectés.

La réalité, c’est que les Américains n’ont jamais accepté, ni l’Occident avec eux, qu’après la difficile transition de 1991 et la reconstruction qui a suivi, que la Russie ne s’intègre pas dans son monde unipolaire. Les Américains ni l’Europe, n’ont jamais accepté que la Russie se transforme selon le modèle occidental, à son image.

A cause de cela et d’emblée, le Président Poutine fût perçu comme un dictateur, alors que c’est un grand leader pour son pays !

Les États-Unis n’ont jamais non plus accepté la perte du rôle du dollar comme monnaie prépondérante dans le règlement des échanges internationaux dans le monde. Le pire est, que dans cet aveuglement, ils ne font que renforcer, en déplaçant les intérêt économiques et financiers à l’Est, la position de la Chine et de la monnaie chinoise qu’ils veulent aussi combattre ! Les sanctions, qui sont celles de la politique du faible, sont inopérantes, sauf à affaiblir les Européens et autres nations du monde. Les Africains eux-mêmes, par l’intermédiaire du Président de l’Union Africaine, Monsieur Macky Sall, s’en inquiètent considérablement.

En provoquant une crise économique profonde, systémique et durable qui nous touche déjà tous, du prix du pain, au chauffage et aux carburants mais aussi par la pénurie agro-alimentaire, des matières premières et des métaux industriels qu’elle entraîne, les Américains affaiblissent les Européens à leur profit. Aura-t-on oublié que depuis au moins un siècle, toutes les crises financières majeures viennent des États-Unis ? « Notre dollar, votre problème » disait Henry Kissinger. Les Américains nous tiennent toujours par leur endettement, qu’ils exportent.

En imposant aussi un modèle culturel et social qui repose sur le culte de la jouissance et de la consommation, les Américains sapent le socle de nos valeurs traditionnelles et les deux piliers de la civilisation que sont la famille et la tradition.

L’Europe et bien sûr la France ont tout à perdre à s’enfermer dans cette escalade militaire et idéologique voulue par les États-Unis et l’Otan. Charles de Gaulle le disait : « l’Amérique ne fait pas partie de l’Europe. Je crois l’avoir découvert sur la carte. »

De la conjoncture actuelle, terrible et redoutable, La France peut et doit jouer un rôle capital. La France et la Russie sont toutes deux filles de l’Europe. La France ne doit pas oublier qu’elle est l’ainée des nations européennes et qu’aucune n’a derrière elle une aussi longue trainée de gloire. Mon grand-père a toujours soutenu et défendu l’impérative nécessité, même aux moments les plus difficiles de l’histoire, de construire et préserver une relation forte et partagée avec la Russie.

Il aimait la Russie. Nous aimons, ma famille et moi, la Russie et son peuple. Le peuple russe, dont le droit de propriété est si injustement bafoué partout dans le monde. Cela me rappelle les pires moments de l’occupation et du régime de Vichy en France. Et les artistes, les sportifs russes, sont-ils aussi responsables ?

Cette politique systématique et aveugle de confiscation et de discrimination du peuple russe tout entier est scandaleuse et me choque considérablement.

Permettez-moi de citer encore une fois le Général de Gaulle : « En France, on n’a jamais considéré la Russie comme un ennemi. Je suis pour le développement de l’amitié franco-russe et je n’ai jamais envoyé et je n’enverrai jamais des armes aux gens qui se seraient battus contre la Russie soviétique. »

Les Américains donnent de l’argent (et des armes), nous les payons en parts d’indépendance. Je regrette que le Gouvernement français se commette dans cette soumission à l’Otan et donc à la politique américaine.

Je déplore, que de par la volonté de certains présidents français, la France se soit dissoute dans l’Otan. Or, le Général de Gaulle s’est toujours efforcé de maintenir l’indépendance de la France dans le commandement intégré de l’Otan.

L’Otan absorbe l’Europe. Depuis, les Américains ne parlent plus à la France et ne nous considèrent plus comme une nation forte et indépendante.

Faut-il rappeler le camouflet récent subi par la France dans la rupture brutale et unilatérale du contrat d’achat des sous-marins australiens par l’Australie, Membre du Commonwealth et qui fût orchestré par les anglais et les américains ? La France peut-elle se contenter, outre sa perte de souveraineté, des trois jours d’avance en munitions et en carburant que lui octroie l’Otan ? Je ne comprends pas la politique du Président français.

Fort de ses convictions, de son armée et de la force de dissuasion qu’il a lui-même construite au grand dam des Américains, le Général de Gaulle a eu la détermination de sortir de l’Otan, tout en restant comme membre de droit de l’Alliance Atlantique. Je souhaiterais que le Président français ait ce courage et cette volonté, plutôt que de subir les affres de la pensée unique et de la politique commune imposée par les Américains, qui le rendent dépendant.

De la même manière, je ne me reconnais pas dans la France d’aujourd’hui, dans cette politique du « en même temps », qui nous affaiblit. Je ne me reconnais pas dans l’abandon actuel des valeurs, de notre histoire, de notre culture, de nos grands principes de liberté, du devoir et de la sécurité.

Le Général de Gaulle écrivait. « Il existe un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde. » Notre but est et doit rester d’établir une entente européenne entre l’Atlantique et l’Oural. Au milieu des alarmes du monde et des dangers de la crise actuelle, la France peut et doit, à nouveau, peser de tout son poids et chercher un arrangement avec les pays belligérants et la Russie en particulier.

On ne fait pas la guerre tout seul !

C’est une conviction que les idéologies, donc les régimes qui les expriment, en Ukraine comme ailleurs, ne sont que de passage. « Seuls comptent, appuyés sur les fondements politiques, la patine des siècles et la capacité des pays à rester grands ».

Comme le disait le Général de Gaulle en 1966 lors de son deuxième voyage en Russie : « La visite que j’achève de faire à votre pays, c’est une visite de la France de toujours à la Russie de toujours. »

Je vous remercie.

Pierre de Gaulle

 

 SOURCES >>>

 

https://crsc.fr/discours-de-pierre-de-gaulle-petit-fils-du-general-de-gaulle-a-l-occasion-de-la-fete-nationale-de-la-federation-de-russie/

https://rumble.com/embed/v15yesx/?pub=4

 

https://youtu.be/sisy3WeIlRE

Président de la Russie Vladimir Poutine à Monsieur le secrétaire général de l’ONU Gutteres

Président de la Russie Vladimir Poutine : Monsieur le secrétaire général de l’ONU Gutteres

Je suis très heureux de vous voir.

La Russie, en tant que membre fondateur de l’ONU et membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, a toujours soutenu cette organisation universelle. Nous croyons qu’elle n’est pas seulement universelle, mais unique en son genre : il n’y a pas d’autre organisation de ce genre dans la communauté internationale. Et nous soutenons fermement les principes sur lesquels il est basé, nous avons l’intention de le faire à l’avenir.

Pour nous, les maximes de certains de nos collègues sonnent un peu étranges lorsqu’ils parlent d’un monde fondé sur des règles. Nous pensons que la règle de base est la Charte des Nations unies et les autres documents adoptés par cette organisation, et non des documents rédigés par quelqu’un pour lui-même ou pour garantir ses intérêts.

Nous sommes également surpris de voir certaines des déclarations de nos collègues selon lesquelles quelqu’un dans le monde est exclusif ou revendique des droits exclusifs, car la Charte des Nations unies stipule que tous les participants à la communauté internationale sont égaux les uns aux autres, quel que soit leur pouvoir, taille et situation géographique.

Je pense que cela ressemble à ce que nous avons écrit et dit dans la Bible : tous les gens y sont égaux. Nous retrouverons sûrement la même chose dans le Coran et dans la Torah. Tous les hommes sont égaux devant le Seigneur. Par conséquent, il semble très étrange de penser que quelqu’un revendique une sorte d’exclusivité. Eh bien, nous vivons dans un monde complexe, donc nous partons du fait qu’il y a ce qui est vraiment, nous sommes prêts à travailler avec tout le monde.

Bien sûr, l’ONU a été créée à un moment donné pour résoudre des crises aiguës, elle a connu différentes périodes de son développement, et il y a encore quelques années, on entendait dire qu’elle était dépassée, qu’elle n’était plus nécessaire. Cela s’est produit dans les moments où cela empêchait quelqu’un d’atteindre ses objectifs sur la scène internationale. Nous avons toujours dit qu’il n’y a pas d’organisation universelle telle que l’ONU, et nous devrions chérir les structures qui ont été créées après la Seconde Guerre mondiale précisément pour résoudre les différends.

Je suis conscient de vos inquiétudes concernant l’opération militaire russe dans le Donbass et en Ukraine. Je pense que cela va être au cœur de notre conversation d’aujourd’hui.

À cet égard, je voudrais simplement souligner que tout le problème est survenu après le coup d’État qui a eu lieu en Ukraine en 2014. C’est une évidence. Vous pouvez l’appeler comme vous voulez et vous pouvez avoir des préférences pour ceux qui l’ont fait, mais c’est vraiment un coup d’État anticonstitutionnel.

Après cela, une situation s’est produite avec l’expression de la volonté des habitants de Crimée et de Sébastopol, qui ont agi presque de la même manière que les personnes qui vivaient et vivaient au Kosovo l’ont fait à un moment donné : ils ont décidé de l’indépendance, puis se sont tournés vers nous avec une demande d’adhésion à la Fédération de Russie. La seule différence est qu’au Kosovo, une telle décision sur la souveraineté a été prise par le parlement, et en Crimée et à Sébastopol – lors d’un référendum national.

Il y avait aussi un problème dans le sud-est de l’Ukraine, où les habitants de plusieurs territoires – deux, au moins deux, sujets ukrainiens à l’époque – n’étaient pas d’accord avec le coup d’État et ses résultats. Mais ils ont été soumis à de très fortes pressions, notamment par des opérations militaires de grande envergure avec l’utilisation d’avions de combat et de matériel militaire lourd. C’est ainsi que la crise est née dans le Donbass, au sud-est de l’Ukraine.

Comme vous le savez, après une autre tentative infructueuse des autorités de Kiev pour résoudre ce problème par des moyens militaires, nous sommes arrivés à la signature d’accords dans la ville de Minsk, appelés accords de Minsk. C’était une tentative de règlement pacifique de la situation dans le Donbass.

Malheureusement pour nous, pendant huit ans, les gens qui y vivaient, d’abord, se sont retrouvés dans un blocus, et les autorités de Kiev ont publiquement annoncé qu’elles organisaient un blocus de ces territoires. Ils n’ont pas hésité à le faire et ils ont dit : c’est un blocus, même s’ils ont d’abord refusé de le faire. Et ils ont continué à exercer une pression militaire.

Dans ces conditions, après que les autorités de Kiev ont annoncé publiquement – je tiens à le souligner, publiquement – par l’intermédiaire des hauts fonctionnaires de l’État qu’elles n’avaient pas l’intention de mettre en œuvre les accords de Minsk, nous avons été contraints de reconnaître ces États comme indépendants et autonomes afin d'arrêter le génocide des personnes qui vivent dans ces territoires. Je le répète encore une fois : il s’agit d’une mesure forcée pour arrêter la souffrance des personnes qui vivent dans ces territoires.

Malheureusement, nos confrères de l’Ouest ont préféré ne pas remarquer tout cela. Et après que nous ayons reconnu leur indépendance, ils se sont tournés vers nous avec une demande de leur fournir une assistance militaire en rapport avec le fait qu’ils sont soumis à une pression militaire, une agression militaire. Et conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies, section sept, nous avons également été contraints de le faire en lançant une opération militaire spéciale.

Je voudrais vous informer que malgré le fait qu’une opération militaire est en cours, nous espérons toujours que nous pourrons parvenir à des accords sur la voie diplomatique. Nous négocions, nous ne les abandonnons pas.

D’ailleurs, lors des pourparlers d’Istanbul – et je sais que vous venez d’y aller, j’ai parlé avec le président Erdogan aujourd’hui -, nous avons réussi à faire une percée assez sérieuse. Parce que nos collègues ukrainiens n’ont pas associé les exigences de la sécurité internationale de l’Ukraine à un concept tel que les frontières internationalement reconnues de l’Ukraine, mettant la Crimée, Sébastopol et les républiques nouvellement reconnues du Donbass hors de portée, mais avec certaines réserves.

Mais, malheureusement, après avoir conclu ces accords et après nos intentions, à mon avis, assez clairement démontrées de créer des conditions favorables à la poursuite des négociations, nous avons été confrontés à une provocation dans le village de Bucha, provocation à laquelle l’armée russe n’a rien à voir. On sait qui l’a fait, on sait qui a préparé cette provocation, par quel moyen, quel genre de personnes y ont travaillé.

Et la position de nos négociateurs ukrainiens sur la poursuite du règlement a radicalement changé par la suite : ils se sont écartés de leurs intentions antérieures de mettre de côté les questions de garantie de la sécurité du territoire de la Crimée, de Sébastopol et des républiques du Donbass. Ils y ont tout simplement renoncé et dans leur projet d’accord sur cette question, qui nous a été soumis, ont simplement indiqué dans deux articles que ces questions devaient être résolues lors d’une réunion des chefs d’État.

Il est clair pour nous que si nous les portons au niveau des chefs d’État sans les résoudre au préalable au moins dans le cadre du projet d’accord, il est clair pour nous qu’ils ne seront jamais résolus et ne seront pas résolus. Dans ce cas, nous ne pouvons tout simplement pas souscrire à des garanties de sécurité sans résoudre les problèmes territoriaux concernant la Crimée, Sébastopol et les républiques du Donbass. Néanmoins, des négociations sont en cours. Ils se déroulent désormais dans un format en ligne. J’espère que cela nous conduira à des résultats positifs.

C’est ce que j’aimerais dire d’emblée. Nous aurons sûrement de nombreuses questions liées à cette situation. On parlera peut-être d’autres sujets.

Je suis très heureux de vous voir. Bienvenue à Moscou.

source : Bruno Bertez

Escalade : Les Russes lancent un avertissement aux États-Unis

par Bruno Bertez Le 16/04/2022.

La Russie a envoyé cette semaine une note diplomatique officielle aux États-Unis avertissant que les livraisons américaines et de l’OTAN des systèmes d’armes « les plus sensibles » à l’Ukraine « alimentaient » le conflit là-bas et pouvaient avoir des « conséquences imprévisibles ».

La démarche diplomatique, dont une copie a été examinée par le Washington Post, est intervenue alors que le président Joe Biden approuvait une expansion spectaculaire de la portée des armes fournies à l’Ukraine, un ensemble de 800 millions de dollars comprenant des obusiers de 155 mm – une sérieuse mise à niveau des armes à longue portée pour correspondre aux systèmes russes – drones de défense côtière et véhicules blindés, ainsi que des armes anti-aériennes et antichar portables supplémentaires et des millions de cartouches.

Les États-Unis ont également facilité l’envoi à l’Ukraine de systèmes de défense aérienne à longue portée, y compris l’envoi par la Slovaquie de lanceurs S-300 de l’ère soviétique de fabrication russe sur lesquels les forces ukrainiennes ont déjà été entraînées. En échange, a annoncé l’administration la semaine dernière, les États-Unis déploient un système de missiles Patriot en Slovaquie et consultent la Slovaquie sur un remplacement à long terme.

L’envoi d’armes, dont la première vague, selon les responsables américains, arriverait en Ukraine dans quelques jours, fait suite à un appel urgent à Biden du président ukrainien Volodymyr Zelensky, alors que les forces russes se mobilisaient pour un assaut majeur contre la région du Donbass dans l’est de l’Ukraine et le long de la bande côtière la reliant à la Crimée occupée par la Russie au sud.

Les troupes russes se sont en grande partie retirées d’une grande partie du nord du pays, y compris autour de la capitale, Kiev, à la suite des défaites humiliantes de l’armée ukrainienne et des forces de résistance locales.

« Ce que les Russes nous disent en privé est précisément ce que nous avons dit au monde publiquement – que l’aide massive que nous avons fournie à nos partenaires ukrainiens s’avère extraordinairement efficace », a déclaré un haut responsable de l’administration, qui s’est exprimé sur la condition d’anonymat sur le document diplomatique sensible.

Le département d’État a refusé de commenter le contenu de la note diplomatique de deux pages ou de toute réponse américaine.

Les experts russes ont suggéré que Moscou, qui a qualifié les convois d’armes entrant dans le pays de cibles militaires légitimes mais ne les a pas encore attaqués, pourrait se préparer à le faire.

« Ils ont ciblé des dépôts d’approvisionnement en Ukraine même, où certaines de ces fournitures ont été stockées », a déclaré George Beebe, ancien directeur des analyses russes à la CIA et conseiller russe de l’ancien vice-président Dick Cheney. « La vraie question est, vont-ils au-delà de la tentative de cibler [les armes] sur le territoire ukrainien, essaient-ils de frapper les convois de ravitaillement eux-mêmes et peut-être les pays de l’OTAN à la périphérie ukrainienne » qui servent de points de transfert pour les fournitures américaines.

Si les forces russes trébuchent dans la prochaine phase de la guerre comme elles l’ont fait dans la première, « alors je pense que les chances que la Russie cible les approvisionnements de l’OTAN sur le territoire de l’OTAN augmentent considérablement », a déclaré Beebe. « Beaucoup d’entre nous en Occident ont supposé que nous pouvions approvisionner les Ukrainiens vraiment sans limites et ne pas supporter un risque important de représailles de la part de la Russie », a-t-il déclaré. « Je pense que les Russes veulent envoyer un message ici que ce n’est pas vrai. »

Le document, intitulé « Sur les préoccupations de la Russie dans le contexte des livraisons massives d’armes et d’équipements militaires au régime de Kiev », écrit en russe avec une traduction fournie, a été transmis au département d’État par l’ambassade de Russie à Washington.

L’ambassade de Russie n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

Parmi les articles que la Russie a identifiés comme « les plus sensibles », figuraient des « systèmes de lance-roquettes multiples », bien que les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ne soient pas soupçonnés d’avoir fourni ces armes à l’Ukraine. La Russie a accusé les alliés de violer les « principes rigoureux » régissant le transfert d’armes vers les zones de conflit et d’être inconscients de « la menace que des armes de haute précision tombent entre les mains de nationalistes radicaux, d’extrémistes et de bandits en Ukraine ».

Il a accusé l’OTAN d’essayer de faire pression sur l’Ukraine pour qu’elle « abandonne » les négociations avec la Russie, jusqu’à présent infructueuses, « afin de poursuivre l’effusion de sang ». Washington, a-t-il déclaré, faisait pression sur d’autres pays pour qu’ils mettent fin à toute coopération militaire et technique avec la Russie, et sur ceux qui détenaient des armes datant de l’ère soviétique pour qu’ils les transfèrent en Ukraine.

« Nous appelons les États-Unis et leurs alliés à arrêter la militarisation irresponsable de l’Ukraine, qui implique des conséquences imprévisibles pour la sécurité régionale et internationale », indique la note.

Andrew Weiss, ancien directeur du Conseil de sécurité nationale pour les affaires russes, ukrainiennes et eurasiennes, et maintenant vice-président pour les études au Carnegie Endowment for International Peace, a rappelé que le président russe Vladimir Poutine, dans un discours prononcé le matin de février où l’invasion a commencé, a averti que les nations occidentales feraient face à « des conséquences plus importantes que celles que vous avez connues dans l’histoire » si elles s’impliquaient dans le conflit.

L’attention à l’époque s’est concentrée sur le rappel de Poutine que la Russie possède un puissant arsenal nucléaire, a déclaré Weiss, mais c’était aussi « un avertissement très explicite de ne pas envoyer d’armes dans une zone de conflit ». Après avoir tracé une ligne rouge, a-t-il demandé, les Russes sont-ils « maintenant enclins à soutenir cela ? »

Une telle attaque serait « un mouvement d’escalade très important, d’abord et avant tout parce qu’il représente une menace pour l’Occident s’il n’est pas en mesure de maintenir l’approvisionnement en Ukraine, ce qui, par extension, pourrait diminuer la capacité d’autodéfense de l’Ukraine ». Ce risque « ne doit pas être minimisé », a-t-il dit, notant le risque supplémentaire qu’une tentative de frapper un convoi à l’intérieur de l’Ukraine puisse tourner mal au-delà de la frontière vers le territoire de l’OTAN.

Les hauts responsables américains de la défense restent préoccupés par la possibilité de telles attaques. « Nous ne tenons pas pour acquis tout mouvement d’armes et de systèmes entrant en Ukraine », a déclaré Kirby jeudi. « Pas un jour donné. »

Kirby a déclaré que les troupes ukrainiennes apportaient les armes en Ukraine après que les États-Unis les aient apportées dans la région, et « moins nous en disons à ce sujet, mieux c’est ».

source : Bruno Bertez

Dans la présentation de Lavrov il y a une importante question-réponse sur l’ONU qui doit être lue et digérée

Question :

Pouvons-nous dire qu’aujourd’hui, dans le cadre de la crise internationale et des relations internationales, l’ONU continue d’être une plate-forme efficace pour résoudre les conflits et les menaces émergentes, en particulier dans le contexte de déclarations absolument irréfléchies sur la nécessité d’expulser la Russie de le Conseil de sécurité ?

Sergueï Lavrov :

C’est une question importante. Quand nous disons que nous sommes en faveur de la démocratisation des relations internationales, pour la formation d’un ordre mondial polycentrique juste, nous ne proposons pas de remplacer l’ONU par quelque chose, mais de revenir à ses racines.

La Charte de l’Organisation consacre l’égalité souveraine des États.

Les Américains bafouent de manière flagrante ce principe. Il est clair que les pays sont différents. Il y en a de très petits. Il leur est difficile de faire preuve d’indépendance. Mais le principe de l’égalité souveraine des États doit être respecté par tous, du moins pour ce qui est de donner à chaque membre de l’ONU la possibilité d’avoir accès aux faits et partir de là de déterminer sa position.

Les Américains font maintenant pression sur des grands pays et menaçant de rompre les relations commerciales, ou d’imposer de nouvelles sanctions, si ils ne votent pas à l’ONU comme le veulent les Américains.

Récemment, à l’Assemblée générale des Nations unies, il y a eu un vote sur l’Ukraine.

145 pays ont voté en faveur de la résolution condamnant la Russie. Parmi ceux-ci, plus de 100 n’ont imposé aucune sanction contre nous et ne nous en imposeront pas. Mais c’était de la propagande. Il était important de montrer que la Russie était « isolée », pour ainsi dire. C’est ce que font les Américains.

Je considère un tel comportement indigne d’une grande puissance, tout comme le fait d’utiliser des méthodes « en dessous de la ceinture ». Je précise ce que je veux dire.

Je connais beaucoup de gens à l’ONU – j’y ai travaillé longtemps. Récemment, quand je suis arrivé, j’ai parlé avec des collègues. Le représentant permanent d’un pays auprès de l’ONU est souvent obligé de voter comme les États-Unis le veulent car on lui en rappelle qu’ils a un compte dans une banque américaine, qu’il a des enfants qui fréquentent une université américaine. Ils ne reculent devant rien.

« N’essayez pas de détruire l’ONU. Et pourtant, Ils le font quand ils disent qu’il faut être guidé par les « règles » « sur lesquelles repose l’ordre mondial » plutôt que par le droit international.

« Il est nécessaire de revenir à la Charte des Nations unies, où, entre autres, il y a le respect de l’égalité souveraine des États. C’est le principe fondamental. Il y a le droit d’une nation à l’autodétermination, ainsi que le respect de la souveraineté et l’intégrité territoriale ».

Les droits de la Crimée et du Donbass devraient être respectés.

Maintenant, on dit souvent qu’il faut organiser un référendum. Cela vise à retarder le processus.

Le consensus de la communauté mondiale, conclu dans la Déclaration de 1970, stipule : « Chacun a le devoir de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale d’un État dont le gouvernement respecte le droit à l’autodétermination et représente tous les peuples vivant sur un territoire donné. »

L’Ukraine considère comme son territoire la Crimée et le Donbass, alors qu’elle les a bombardés pendant huit ans, forcés a se cacher dans des sous-sols, détruit les biens civils, tué des civils.

Kiev représente-t-elle la Crimée d’aujourd’hui ou le Donbass d’aujourd’hui ?

Il faut défendre les valeurs de l’ONU. Beaucoup de choses utiles y ont été faites. Il est nécessaire de revenir sur cette expérience inestimable. »

source : Bruno Bertez

Source : RzO International.

Opération en Ukraine : Une petite partie d’un vaste plan

Il faut se souvenir que depuis l’arrivée de Vladimir Poutine au Kremlin le 31 décembre 1999, la Russie a connu un spectaculaire redressement tant économique et financier que militaire tout en affirmant sa spécificité face aux pays occidentaux sur le plan que l’on peut qualifier de « moral »: Alors que l’occident fonce droit dans le globalisme, reniant ses valeurs traditionnelles et se laissant conquérir par de nouveux principes, la Russie reste fidèle à ses traditions culturelles et familiales. Ceci est un point des plus importants pour expliquer la situation aujourd’hui.

Depuis 2000 donc, deux grands courants s’affrontent en Russie, d’importance inégale: Le courant traditionnel incarné par Vladimir Poutine, et le courant « occidental libéral » incarné par plusieurs politiciens de bien moindre envergure qui rêvent d’appliquer à la Russie le modèle occidental. Sur le plan économique c’est ce second courant qui l’emporte largement depuis 25 ans puisque la Russie est entrée de plein fouet dans le capitalisme sauvage à Moscou bien sûr mais également, bien que dans une moindre mesure, dans les régions. Si sur le plan économique l’immense majorité des Russes y a trouvé son compte, les choses ne sont pas si claires sur les autres plans et nombreux en Russie sont ceux qui se posent de sérieuses questions sur les relations avec les pays occidentaux.

On assiste en effet d’une part à une expansion de l’OTAN aux portes de la Russie malgré les promesses faites à l’époque de la chute de l’Union Soviétique, mais on voit aussi des tentatives américaines de saper l’influence de la Russie. Les Etats-Unis qui pillaient tranquilement le pays sous Eltsine, ont en effet vu leurs plans capoter avec l’arrivée de Vladimir Poutine et se sont rabatus sur des méthodes plus traditionnelles: L’ingérence dans les pays frontaliers traditionnellement alliés de la Russie, que ce soit en Géorgie, en Ukraine bien sûr, au Kazakhstan, en Tchétchénie également puisque les terroristes tchétchènes étaient armés et financés par les Etats-Unis, etc etc. Et l’ingérence en Russie directement avec le financement des forces d’opposition sous le couvert des ONG.

Dans le même temps sur le plan politique, les Etats Unis et les pays européens, avec qui la Russie voulait réellement s’associer à la chute de l’URSS, tentaient d’influencer la Russie pour qu’elle s’aligne sur leurs positions « morales »: Suppression de la peine de mort (elle n’est pas supprimée en Russie mais n’est plus appliquée, ceci va d’ailleurs changer très prochainement), les valeurs familiales traditionnelles reniées par l’occident et que la Russie persiste à soutenir, la question de l’immigration alors que l’Europe ouvre grand ses portes à qui veut entrer et que la Russie renforce ses contrôles, etc etc. Ces pressions en Russie sont faites par ceux que l’on nomme « la 5-ème colonne », animée par certains politiciens jusqu’au sommet de l’Etat et disposant d’une influence bien réelle qui tentent par des essais discrets d’imposer en Russie les « valeurs » occidentales. Et si à Moscou et Saint-Peterburg les « occidentalistes » sont majoritaires, ils sont une infime minorité à l’échelle du pays. Mais l’influence de Moscou est primordiale.

Durant ces années, Vladimir Poutine ne manque toutefois pas de montrer à l’Occident qu’il est bien déterminé à guider la Russie dans ce qu’il considère comme son intérêt et sa voie légitime, par exemple en intervenant en Géorgie alors que les minorités russes sont attaquées en Ossétie, en Crimée bien entendu alors que le putsch financé par les Etats-Unis en Ukraine met en péril les bases militaires russes de Sévastopol et la communauté russe y vivant, et en Syrie à l’appel du président Assad, en quasi face-à-face avec les forces américaines. La riposte des pays occidentaux se fait sous la forme de « sanctions économiques » qui, si elles permettent en fait à la Russie de développer ses propres productions, montrent à Vladimir Poutine que les occidentaux ont toujours en vue la mise au pas de la Russie, sans toutefois vouloir appliquer de méthodes militaires.

Conscient de la lente glissade de la Russie vers ce qu’il considère comme l’Occident « décadent », Vladimir Poutine est également parfaitement conscient qu’il lui faudra bien quitter le Kremlin un jour et il veut transmettre à son successeur une Russie fière de ses valeurs ancestrales et suffisament puissante pour être à l’abri des tentatives de subversion des pays occidentaux. Il y a environ 2 ans, il décide alors de passer à l’attaque à l’intérieur de la Russie contre la 5-ème colonne. Ceci se fera avec l’aide des services de sécurité qui d’une part démantèleront l’opposition « non légale » (c’est à dire financée par les pays étrangers, contrairement à l’opposition « légale » de partis politiques), et d’autre part lanceront le plan « Только свои » (« Seulement les notres ») qui ciblera et mettra hors d’état de nuire ceux nuisant gravement aux intérêts de la Russie.

Les choses suivent leur train et c’est dans ce contexte que les forces ukrainiennes décident, sur ordre des Etats-Unis, de se préparer à attaquer le Donbass qui a déclaré son indépendance en 2014. Depuis cette date d’ailleurs l’Ukraine bombardait régulièrement les populations civiles, faisant environ 14000 morts. La Russie assistait discrètement les separatistes, mais se refusait à intervenir directement: Ses forces armées n’étaient pas encore prêtes. En 2021 donc les forces ukrainiennes se massent aux frontières du Donbass et multiplient les bombardements à l’arme lourde. Et cette fois, l’armée russe est prête avec de nouvelles armes totalement inédites (lasers, armes à effet magnétiques, armes hypersoniques, etc) dont certaines ont été testées avec succès en Syrie. Dans le même temps les services de Renseignement russes établissent que l’Ukraine a la volonté de s’équiper d’armes nucléaires malgré leur engagement de rester une « puissance non nucléaire », avec l’accord des américains.

C’est donc dans ce contexte que la Russie reconnait l’indépendance des LDNR en février 2022 et décide d’une opération militaire destinée d’une part à défendre les populations russes du Donbass, d’autre part et surtout à neutraliser les factions néonazies ukrainiennes qui, manipulées par les pays occidentaux, représentent un véritable danger pour la Russie. Ceci déclenche une hystérie collective anti-russe en occident, qui en fait a l’effet contraire à celui escompté: Alors qu’une partie relativement importante (disons un tiers) des russes ne comprend pas bien le pourquoi de cette opération militaire, l’immense majorité (80 à 85%) se ressoude immédiatement autour du Président Poutine quand les « sanctions » occidentales s’abattent sur la Russie. Ce sont en fait les américains et les européens qui font remonter la côte de popularité de Vladimir Poutine qui sait qu’il peut donc aller de l’avant pour l’autre partie de son plan.

L’autre partie de son plan, ce n’est pas d’attaquer d’autres pays européens comme le prétendent les propagandistes occidentaux desireux de garder leurs peuples en situation de panique pour mieux les asservir, c’est de remettre de l’ordre en Russie pour faire cesser la glissade vers cet « Occident décadent ». C’est ainsi que le Parlement vote actuellement des séries de loi destinées à rétablir la souveraineté de la Russie et à supprimer les moyens utilisés par la « 5-ème colonne » pour occidentaliser le pays. Rétablissement probable de la peine de mort, peines très sévères pour ceux qui dénigrent la Russie et l’opération militaire en cours (15 ans de prison; Sont visés les agents de la 5-ème colonne), blocage des media occidentaux faisant leur propagande contraire aux intérêts de la Russie, blocage des réseaux sociaux (facebook twitter youtube) qui, aux mains des globalistes, font acte de subversion en Russie, prochain blocage des avoirs des banques étrangères et saisie des propriétés des compagnies étrangères en Russie (en réponse aux sanctions similaires occidentales), blocage des exportations d’engrais (la Russie fournit entre 15 et 20% des engrais mondiaux, forte hausse des prix des produits agricoles en vue en Occident), actions sur le gaz et le pétrole bien, etc.

Si à l’issue de l’intervention russe en Ukraine certaines mesures économiques seront remises en cause par seul intérêt de la Russie, il est plus que probable que les mesures visant à « désoccidentaliser » la Russie resteront en place, alors que des discussions très approfondies sont en cours avec les pays d’Asie sur le plan économique et financier. On voit déjà en Russie d’éminents politiciens membres de cette « 5-ème colonne » qui disparaissent de la circulation et restent muets, ayant compris que la partie est perdue.

Il est bien entendu souhaitable que l’opération militaire se termine au plus vite, ses objectifs remplis. C’est en bonne voie, les forces russes avancent lentement mais régulièrement avec la volonté d’éviter au maximum les victimes dans la population civile. Maintenant, la position des pays occidentaux reste déterminante: S’ils veulent intervenir directement, ils seront laminés. Mais dans tous les cas la Russie n’oubliera pas qu’ils fournissent des armes utilisées contre nos soldats. Ceci restera sur la facture finale et il est parfaitement clair qu’un nouveau « rideau de fer », idéologique bien plus que physique, est dorénavant en place entre la Russie et les pays occidentaux. Pays occidentaux qui, de fausse pandémie en crise climatique inexistante, enfermeront leurs peuples lobotomisés jusqu’à ce qu’un jour, peut-être, ceux-ci ne s’éveillent. Qu’ils sachent que si ce jour se présente, la Russie sera alors prête à les aider!

En près de 25 ans Vladimir Poutine aura donc réussi le tour de force de faire de la Russie une grande puissance, de redonner aux Russes fierté et sécurité, et d’éviter enfin à la Russie de glisser dans l’abime d’un occident en pleine dégringolade et en pleine décadence. Son successeur, déjà choisi pour se présenter avec le parrainage de Vladimir Poutine devant les Russes pour entrer au Kremlin, saura nous en sommes certains poursuivre sur le même chemin pour la grandeur de la Russie et la sécurité de son peuple.

source:https://rusreinfo.ru/fr/

envoyé par Ivan Frakov

Relations UE/Russie : La Bérézina

..par Stéphane Buffetaut - Le 11/02/2022.

Source : Bd. Voltaire

 

Stéphane Buffetaut est vice-président du CNIP, et ancien Président du Comité de liaison UE/Russie. Le CNIP a apporté son soutien à Eric Zemmour le 29 janvier dernier.

Vladimir Poutine aime la mise en scène. Salle blanche, froide, lumière blafarde. On se croirait presque dans un igloo. Une longue table de marbre blanc. À une extrémité le Président Russe, à l’autre le Président français, qu’il n’est même pas venu accueillir au seuil du Kremlin. Le premier aime à montrer de la proximité avec son peuple; une froide, voire ironique, distance à l’égard de ses adversaires. Le second a divisé, fragmenté, hystérisé la société française mais aime « papouiller » les grands de ce monde, jusqu’à tutoyer le Pape. L’un se pose en chef de guerre prêt à défendre son pré carré. L’autre en doux homme de paix soucieux de sauvegarder son siège. Mais l’image fracasse quelque peu la communication optimiste du Français.

Derrière le ballet diplomatique entre Moscou et Kiev, Berlin et Washington, Bruxelles et l’OTAN, se cache l’invraisemblable fiasco de la politique européenne, et américaine, à l’égard de la Russie.

Lorsque Gorbatchev accepta le démantèlement du rideau de fer et le retrait des forces soviétiques d’Allemagne et d’Europe centrale, ce fut contre la promesse, purement verbale, du Président Bush que l’OTAN ne s’étendrait pas jusqu’aux frontières de la Russie. « Verba volant, scripta manent ». On sait ce qu’il en fut.

Le désordre qui suivit l’effondrement de l’Union soviétique, ouvrit une période de tensions aux marches de l’ex empire, d’autant que les États-Unis jetèrent de l’huile sur le feu via les « révolutions de couleur » notamment en Géorgie et en Ukraine. Et voilà que se profile l’adhésion de celle-ci à l’OTAN. Pour les Russes, l’encerclement final. La provocation ultime qui peut faire voler en éclat les fragiles accords de Minsk. Tant de fois envahie, la Russie a développé un syndrome d’assiégée. Pourquoi s’obstiner à méconnaître ce qui est une réalité géopolitique, plus encore que psychologique ?

La citation de Poutine « celui qui ne regrette pas l’URSS n’a pas de cœur. Celui qui veut la réinstaurer n’a pas de cerveau », dit beaucoup sur l’homme. Sentimentalité historique mais rationalité politique. Ce Saint-Pétersbourgeois n’était pas anti-occidental. Arrivé au pouvoir en 1999, il envisagea une coopération entre la Russie et l’OTAN et s’en entretint avec Bill Clinton. Il subit une première rebuffade.

Aucune hostilité à l’égard de l’Union européenne non plus. Il demanda à Romano Prodi qui présidait la Commission : « que diriez-vous si la Russie posait sa candidature à l’Union européenne ? ». Prodi lui répondit : « la Russie c’est bien grand ! ». Comme si cette esquive était une pensée politique.

La Russie, c’est en effet bien grand. La Fédération de Russie est le plus vaste État du monde, il couvre 11 fuseaux horaires, plus de 17 millions de kilomètres carrés - 25 fois la France – et compte près de 150 millions d’habitants. Est-il donc habile de s’en être fait un adversaire, voire un ennemi ?

L’Union européenne est dépendante à 40% du gaz, 20% du pétrole et à 50% de l’uranium provenant de Russie, qui possède des gisements de métaux stratégiques tels que les platinoïdes, les terres rares, l’or et l’argent, l’aluminium, le cuivre, le nickel, le zinc, le plomb qui nous font défaut. Et la Commission prévoit que cette dépendance devrait passer à 70% pour le gaz dans les années à venir !

La Russie a conservé une tradition de scientifiques et d’ingénieurs de haut niveau, alors que l’Union européenne manque de spécialistes des sciences dures.

Une coopération étroite entre elles deux aurait pu donner naissance à un pôle géostratégique majeur. Au contraire l’UE n’a cessé, avec une certaine condescendance, de donner des leçons de « morale démocratique » au Kremlin et d’entrer dans le jeu de déstabilisation de la sphère d’influence russe. Pour quel bénéfice ?

L’ a perdu la Crimée et le Donbass, la Géorgie l’Ossétie du sud et l’Abkhazie. Les bruits de bottes perdurent aux frontières ukrainiennes. La Russie a créé l’Union économique eurasiatique et se rapproche de la Chine, pour la plus grande inquiétude des États-Unis et de l’Union européenne. Elle a gagné la guerre en Syrie alors que le monde occidental était ridiculisé. Quel fabuleux bilan !

Est-il encore temps de revenir sur ce gâchis ? Encore faudrait-il connaître et comprendre la Russie pour pouvoir discuter avec elle. Il ne s’agit pas de faire preuve de faiblesse mais d’intelligence diplomatique, sans ingérence idéologique. Sans doute est-ce beaucoup demander à l’Union européenne ?


Comprendre les PSYOPs anti-Poutine :

Une préparation à la guerre

...Par Le Saker – Le 31 mars 2021 –

Source  : The Saker Blog

Il n’est pas exagéré de dire que dans la mythologie de l’Empire anglo-sioniste, Poutine est quelque chose d’apparenté à Satan ou, du moins, qu’il est une sorte de « Sauron » qui incarne le mal. Et nous avons tous entendu que récemment Biden, au cours d’une interview enregistrée, a déclaré que Poutine est « un tueur ». Lorsqu’on lui a donné la possibilité d’adoucir une telle déclaration, Jen Psaki n’a rien fait de tel. Nous pouvons donc conclure qu’il s’agissait d’une caractérisation officielle, délibérément planifiée, du dirigeant russe.

Ce type de langage n’a jamais été utilisé par les responsables occidentaux pendant la guerre froide, du moins pas au plus haut niveau. Alors pourquoi cette haine bouillonnante envers Poutine ?

 

Intro : Une cause pour un prétexte

Ce n’est pas parce qu’il est un ex employé du PGU, KGB, SSSR. Yuri Andropov était un ancien président du KGB, et il a beaucoup fait pour renforcer le KGB, son personnel et ses opérations. Pourtant, personne ne l’a jamais traité de tueur. Ce n’est pas non plus à cause de la Crimée ou du Donbass, du moins pas directement, car lorsque l’URSS a envahi la Tchécoslovaquie et, avant cela, la Hongrie, les politiciens occidentaux n’ont pas traité Khrouchtchev ou Brejnev de « tueurs ». Ce n’est pas pour avoir descendu le MH-17 (les dirigeants occidentaux savent tous que ce sont des mensonges créés par les services spéciaux occidentaux), parce qu’il y a eu pas mal d’avions de ligne civils abattus par divers États, mais cela n’a pas donné lieu à ce genre de diabolisation totale des dirigeants de ces États. Je pourrais continuer, mais vous avez compris : même si nous analysons soigneusement toutes les accusations portées contre Poutine, nous constatons que le type de diabolisation totale dont il a fait l’objet est assez unique dans son intensité et sa portée.

Il y a une énorme différence entre les concepts de « cause » et de « prétexte », et tous les exemples que j’ai donnés ne sont que des prétextes. Nous allons donc examiner les causes réelles d’une telle haine aveugle pour Poutine.

Voici une autre liste de raisons possibles : tout d’abord, il est indéniable que si Eltsine a presque détruit la Russie en tant que pays, Poutine a, à lui seul, « ressuscité » la Russie en un temps étonnamment court. D’un pays en lambeaux et d’une population qui ne souhaitait rien d’autre que de devenir la prochaine Allemagne ou, à défaut, la prochaine Pologne, Poutine a fait de la Russie la plus forte puissance militaire de la planète et a complètement remodelé la perception que les Russes ont d’eux-mêmes et de la Russie. En outre, Poutine a utilisé la moindre mesure prise par l’Occident (comme les sanctions, les boycotts ou les menaces) pour renforcer davantage la Russie (par des moyens tels que la substitution des importations, les conférences internationales et les manœuvres militaires). Plus important encore, Poutine a dissocié la Russie d’un grand nombre d’institutions ou de mécanismes contrôlés par les États-Unis, un geste qui a aussi énormément servi la Russie.

Les politiciens américains ont parlé d’un pays dont l’économie était « en lambeaux » et d’une « station-service se faisant passer pour un pays ». Mais dans le monde réel (zone B), l’économie russe s’est bien mieux comportée que les économies occidentales et, quant à la « guerre de l’énergie » entre les États-Unis, l’Arabie saoudite et la Russie, elle s’est soldée par une défaite catastrophique pour les États-Unis et un triomphe pour la Russie et, dans une moindre mesure, l’Arabie saoudite.

Puis vint la Covid-19 et le désastre épique pour mauvaise gestion de cette crise par l’Occident. De plus, le contraste entre la façon dont la Russie (et la Chine !) a géré la crise et ce que l’Occident a fait ne pouvait pas être plus grand. Quant au fait que la Russie soit le premier pays à créer un vaccin (à l’heure actuelle, pas moins de trois en fait ; la Russie est sur le point de commercialiser un autre vaccin, cette fois pour protéger les animaux contre la Covid-19) et, pire encore, le pays qui a créé le meilleur vaccin de la planète – c’est un désastre de relations publiques pour l’Occident et il n’y a rien que l’Occident puisse faire pour en atténuer le choc. Au contraire, les choses ne font qu’empirer, comme le montrent tous les blocages à venir en Europe – à mettre en parallèle avec cette photo de l’heureux Lavrov en Chine portant un masque sur lequel est écrit « FCKNG QRNTN » ! [merde à la quarantaine, NdT]

https://cdni.rt.com/russian/images/2021.03/article/605887fb02e8bd09605f31d5.png

Mais ce n’est pas non plus la vraie raison, comme le montre le fait que l’Occident détestait déjà Poutine bien avant la Covid-19.

La victoire « volée » de la guerre froide

En vérité, l’Occident a une très longue liste de raisons de haïr Poutine et tout ce qui est russe, mais je crois qu’il y a une raison qui les surpasse toutes : les dirigeants occidentaux croyaient sincèrement avoir vaincu l’URSS pendant la guerre froide (des médailles ont même été fabriquées pour commémorer cet événement) et, après l’effondrement de l’ancienne superpuissance et l’arrivée au pouvoir d’une marionnette alcoolique et désemparée, le triomphe de l’Occident était total. Du moins en apparence. La réalité, comme toujours, étant beaucoup plus compliquée.

[Aparté : les causes et les mécanismes de l'effondrement de l'Union soviétique ne sont pas notre sujet aujourd'hui, je me contenterai donc d'indiquer que je ne crois pas que l'URSS se soit "effondrée" mais qu'elle a été délibérément détruite par l'appareil du PCUS qui a décidé de briser le pays afin que le Parti et la Nomenklatura restent au pouvoir, non pas à la tête de l'URSS, mais à la tête des différentes républiques ex-soviétiques. Les dirigeants faibles et les idéologies auxquelles personne ne croit vraiment n'incitent pas les gens à se battre pour leurs dirigeants. C'est pourquoi la monarchie russe s'est effondrée, c'est pourquoi la démocratie maçonnique de Kerenski s'est effondrée et c'est pourquoi l'Union soviétique s'est effondrée (c'est aussi l'une des raisons les plus probables de l'effondrement final des États-Unis en tant qu'État)].

Poutine, qui n’était pas très connu en Occident ni, d’ailleurs, en Russie, est arrivé au pouvoir et a immédiatement inversé la chute de la Russie dans l’abîme. Il s’est d’abord attaqué aux deux menaces les plus urgentes, les oligarques et l’insurrection wahhabite dans le Caucase. De nombreux Russes, dont moi-même, ont été absolument stupéfaits par la rapidité et la détermination de ses actions. En conséquence, Poutine s’est soudainement retrouvé l’un des dirigeants les plus populaires de l’histoire de la Russie. Dans un premier temps, l’Occident a subi une sorte de choc, puis s’est installé dans un processus rappelant le « modèle Kübler-Ross » et, enfin, dans une frénésie russophobe jamais vue depuis le régime nazi allemand, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pour comprendre pourquoi Poutine est le Diable incarné, nous devons comprendre que les dirigeants de l’Occident collectif ont vraiment pensé que cette fois-ci, après un millénaire d’échecs et de défaites embarrassantes, l’Occident avait finalement « vaincu » la Russie qui deviendrait maintenant un territoire sans leader, sans culture, sans spiritualité et, bien sûr, sans histoire, dont la seule utilité serait de fournir des ressources à « l’Occident triomphant ».

Ensuite, les dirigeants anglo-sionistes de l’Empire ont exécuté l’opération sous faux drapeau du 11 septembre qui leur a donné le prétexte nécessaire à la Grande Guerre contre le Terrorisme, mais a complètement détourné leur attention de la soi-disant « menace russe », simplement parce qu’en 2001, il n’y avait pas de menace russe. Il y avait donc une certaine logique derrière ces mouvements. Et puis, « soudainement » (du moins pour les dirigeants occidentaux), la Russie fut « de retour » : en 2013, la Russie a bloqué l’attaque prévue des États-Unis et de l’OTAN contre la Syrie (le prétexte ici était les armes chimiques syriennes). En 2014, la Russie a apporté son soutien au soulèvement de la Novorussie contre le régime ukrainien de Kiev et, la même année, la Russie a également utilisé son armée pour permettre à la population locale de voter lors d’un référendum pour rejoindre la Russie. Enfin, en 2015, la Russie a stupéfié l’Occident avec une intervention militaire extrêmement efficace en Syrie.

Dans cette séquence, la Russie a commis deux types de « crimes » très différents (du point de vue anglo-sioniste, bien sûr) :

  • Le crime mineur de faire ce que la Russie a réellement fait et
  • le crime beaucoup plus grave de ne jamais avoir demandé à l’Empire la permission de le faire.

L’Occident aime traiter le reste de la planète comme une sorte de partenaire junior, avec un champ d’action très limitée et presque aucune autonomie réelle (le meilleur exemple est ce que les États-Unis ont fait à des pays comme la Pologne ou la Bulgarie). Si et quand un tel pays « junior » veut faire quelque chose pour sa politique étrangère, il doit absolument demander la permission à son grand frère anglo-sioniste. Ne pas le faire s’apparente à de la sédition et de la révolte. Dans le passé, de nombreux pays ont été « punis » pour avoir osé avoir une opinion ou, plus encore, pour avoir osé agir en conséquence.

Il ne serait pas inexact de résumer tout cela en disant que Poutine a fait un doigt d’honneur à l’Empire et à ses dirigeants. C’est ce « crime des crimes » qui a réellement déclenché l’hystérie anti-russe actuelle. Très vite, cependant, les dirigeants (pour la plupart désemparés) de l’Empire se sont heurtés à un problème extrêmement frustrant : alors que l’hystérie russophobe a eu beaucoup d’écho en Occident, elle a provoqué un puissant retour de flamme en Russie en raison d’un mouvement typique de « judo » à la Poutine : loin d’essayer de supprimer la propagande anti-russe de l’Occident, le Kremlin a utilisé son pouvoir pour la rendre largement disponible (en russe !) par le biais des médias russes (j’ai écrit à ce sujet en détail ici et ici). Le résultat direct a été double : premièrement, l’« opposition » dirigée par la CIA/MI6 a commencé à être fortement associée aux ennemis russophobes de la Russie et, deuxièmement, le grand public russe s’est rallié à Poutine et à sa position inflexible. En d’autres termes, en qualifiant Poutine de dictateur et, bien sûr, de « nouvel Hitler », les PSYOP occidentales ont obtenu un avantage limité dans l’opinion publique occidentale, mais se sont totalement tiré une balle dans le pied vis à vis du public russe.
J’appelle cette étape la « phase un de la PSYOP stratégique anti-Poutine ». Quant au résultat de cette PSYOP, je dirais non seulement qu’elle a presque complètement échoué, mais je pense qu’elle a eu, en Russie, l’effet inverse de celui escompté.
Un changement de cap s’imposait donc de toute urgence.

La réorientation des PSYOP américaines contre Poutine et la Russie

Je dois admettre que j’ai une très mauvaise opinion de la communauté du renseignement américain, y compris de ses analystes. Mais même l’ennuyeux « spécialiste de la zone Russie » a fini par comprendre que dire à l’opinion publique russe que Poutine était un « dictateur », un « tueur de dissidents » ou un « empoisonneur chimique d’exilés » entraînait un mélange typiquement russe de rires et de soutien au Kremlin. Il fallait faire quelque chose.

C’est ainsi qu’un petit malin, quelque part dans un sous-sol, a eu l’idée suivante : il est absurde d’accuser Poutine de choses qui le rendent populaire dans son pays, alors dressons une nouvelle liste d’accusations soigneusement adaptées au public russe.

Appelons cela la « phase deux de l’opération PSYOP anti-Poutine ».

Et c’est ainsi qu’a commencé l’affaire des « Poutine est de mèche avec ». Plus précisément, ces accusations ont été déployées par les PSYOP américaines et ceux qui sont à leur solde :

  • Poutine désarme la Syrie
  • Poutine va vendre le Donbass
  • Poutine est une marionnette d’Israël et, en particulier, de Netanyahu.
  • Poutine est un traître corrompu ne tenant pas compte des intérêts nationaux russes.
  • Poutine autorise Israël à bombarder la Syrie (voir ici)
  • Poutine vend les richesses de la Sibérie à la Chine et/ou Poutine soumet la Russie à la Chine.
  • Poutine est corrompu, faible et même lâche.
  • Poutine a été vaincu par Erdogan dans la guerre du Haut-Karabakh.

Les points ci-dessus sont les principaux sujets de discussion immédiatement approuvés et exécutés par les PSYOPs stratégiques américaines contre la Russie.

Ont-elles été efficaces ?

Oui, dans une certaine mesure. D’une part, ces « PSYOPS anti-russes améliorées » ont été immédiatement reprises par au moins une partie de ce que l’on pourrait appeler « l’opposition patriotique interne » (dont une grande partie est très sincère et sans aucune conscience d’être habilement manipulée). Plus toxique encore a été l’émergence d’un mouvement néo-communiste (ou, comme Ruslan Ostashko les appelle souvent « emo-marxistes ») assez bruyant (que j’appelle personnellement une sixième colonne) qui a commencé une campagne de propagande interne anti-Kremlin centrée sur les thèmes suivants :

  • « Tout est perdu » (всепропальщики) : c’est la thèse qui dit que rien en Russie n’est bien, tout est soit faux soit mauvais, le pays s’effondre, ainsi que son économie, sa science, son armée, etc. etc. etc. C’est juste une sorte de défaitisme, rien de plus.
  • « Rien n’a été accompli depuis l’arrivée de Poutine au pouvoir » : cette position est étrange, car il faut une gymnastique mentale absolument spectaculaire pour ne pas voir que Poutine a littéralement sauvé la Russie de la destruction totale. Cette position n’explique pas non plus pourquoi Poutine est si détesté par l’Empire (si Poutine faisait tout de travers, comme, disons, Eltsine, il serait adoré en Occident, pas détesté !)
  • « Toutes les élections en Russie ont été volées. » Ici, la 5e colonne (dirigée par la CIA/MI6) et la 6e colonne doivent être d’accord : selon les deux, il est absolument impossible que la plupart des Russes aient soutenu Poutine pendant tant d’années et il est impossible qu’ils le soutiennent encore maintenant. Sans parler du fait que la grande majorité des sondages montrent que Poutine était, et est toujours, la personnalité politique la plus populaire de Russie.

Enfin, le grand dérapage de la réforme des retraites n’a certainement pas aidé Poutine à améliorer sa cote de popularité. Il a donc dû prendre des mesures : il a « adouci » certaines des pires dispositions de cette réforme et, finalement, il a réussi à mettre sur la touche certains des pires intégrationnistes atlantiques, dont Medvedev lui-même.

Malheureusement, certains sites web, blogs et individus prétendument pro-russes ont montré leur vrai visage en prenant le train en marche de cette deuxième campagne stratégique de PSYOP, probablement dans l’espoir d’être plus remarqués ou d’obtenir des fonds, ou les deux. D’où toutes les sornettes sur la collaboration entre la Russie et Israël ou sur un Poutine « vendu », que nous avons vues si souvent ces derniers temps. Le pire, c’est que ces sites web, ces blogs et ces personnes ont gravement induit en erreur et perturbé certains des meilleurs amis réels de la Russie en Occident.

Aucun d’entre eux ne répond jamais à une question très simple : si Poutine est un tel vendu, et si tout est perdu, pourquoi l’empire anglo-sioniste déteste-t-il autant Poutine ? En presque 1000 ans de guerre (spirituelle, culturelle, politique, économique et militaire) contre la Russie, les dirigeants de l’Occident ont toujours détesté les vrais patriotes russes et ils ont toujours aimé les (hélas nombreux) traîtres à la Russie. Et maintenant, ils détestent Poutine parce qu’il serait un mauvais dirigeant ?

Cela n’a absolument aucun sens.

Conclusion : une guerre est-elle inévitable maintenant ?

Les États-Unis et l’OTAN ne s’engagent pas dans des opérations stratégiques de maintien de la paix simplement parce qu’ils aiment ou n’aiment pas quelqu’un. L’objectif principal de ces PSYOPs est de briser la volonté de résistance de l’autre partie. C’était également l’objectif principal des deux PSYOP anti-Poutine (phase 1 et phase 2). Je suis heureux d’annoncer que les deux phases de ces PSYOPs ont échoué. Le danger ici est que ces échecs n’ont pas réussi à convaincre les dirigeants de l’Empire de la nécessité de changer de cap de toute urgence et d’accepter la « réalité russe », même si elle ne leur plaît pas.

Depuis que l’administration « Biden » (le « Biden collectif », bien sûr, pas la plante en pot) a pris (illégalement) le pouvoir, nous avons assisté à une forte escalade des déclarations anti-russes. D’où le dernier « hou, c’est un tueur » – ce n’était pas l’erreur d’un esprit sénile, c’était une déclaration soigneusement préparée. Pire encore, l’Empire ne s’est pas limité à des paroles, il a également effectué quelques « mouvements de corps » importants pour signaler sa détermination à rechercher une confrontation encore plus poussée avec la Russie :

  • Il y a eu beaucoup de bruits de sabre en provenance de l’Ouest, et surtout des manœuvres militaires plutôt malavisées (voire carrément stupides) près de la frontière russe ou le long de celle-ci. Comme je l’ai expliqué un milliard de fois, ces manœuvres sont vouées à l’échec d’un point de vue militaire (plus on se rapproche de la frontière russe, plus les forces militaires occidentales sont en danger). Politiquement, cependant, elles sont extrêmement provocantes et, par conséquent, dangereuses.
  • La grande majorité des analystes russes ne croient pas que les États-Unis et l’OTAN attaqueront ouvertement la Russie, ne serait-ce que parce que ce serait suicidaire (l’équilibre militaire actuel en Europe est fortement en faveur de la Russie, même sans utiliser d’armes hypersoniques). Ce que beaucoup d’entre eux craignent maintenant, c’est que « Biden » déclenche les forces ukrainiennes contre le Donbass, « punissant » ainsi l’Ukraine et la Russie (la première pour son rôle dans la campagne présidentielle américaine). Je suis plutôt d’accord avec ces deux déclarations.

En fin de compte, l’empire anglo-sioniste a toujours été raciste à la base, et cet empire l’est toujours : pour ses dirigeants, le peuple ukrainien n’est que de la chair à canon, une nation de troisième ordre sans intérêt et sans dirigeants qui a dépassé son utilité (les analystes américains comprennent que le plan américain pour l’Ukraine s’est soldé par un nouveau fiasco spectaculaire, comme ces plans délirants finissent toujours par le faire, même s’ils ne le disent pas publiquement). Alors pourquoi ne pas lancer ces gens dans une guerre suicidaire contre non seulement la LDNR mais aussi la Russie elle-même ? Bien sûr, la Russie gagnera rapidement et de manière décisive la guerre militaire, mais politiquement, ce sera un désastre en termes de relations publiques pour la Russie, car l’« Occident démocratique » accusera toujours la Russie, même si elle n’a clairement pas attaqué la première (comme ce fut le cas le 08.08.08) [En Géorgie, NdT].

J’ai déjà écrit sur la situation absolument désastreuse de l’Ukraine il y a trois semaines, je ne vais donc pas tout répéter ici, je dirai simplement que depuis ce jour, les choses ont encore empiré : il suffit de dire que l’Ukraine a déplacé beaucoup de blindés lourds vers la ligne de contact, tandis que le régime de Kiev a maintenant interdit l’importation de papier toilette russe (ce qui montre ce que la bande au pouvoir considère comme des mesures importantes et nécessaires). S’il est vrai que l’Ukraine est devenue un État totalement défaillant depuis le coup d’État néonazi, on constate aujourd’hui une nette accélération de l’effondrement non seulement du régime ou de l’État, mais aussi du pays dans son ensemble. L’Ukraine s’effondre si rapidement que l’on pourrait créer un site web entier pour suivre l’évolution de cette horreur, non pas jour après jour, mais heure après heure. Il suffit de dire que « Ze » s’est avéré être encore pire que Porochenko. La seule chose que Porochenko a fait et que « Ze » n’a pas fait (encore !) est de déclencher une guerre. À part cela, le reste de ce qu’il a fait (par action ou inaction) ne peut être qualifié que de « encore la même chose, mais en pire ».

La guerre peut-elle être évitée ?

Je ne sais pas. Poutine a donné aux Ukronazis un avertissement très sévère (« des conséquences graves pour le statut d’État de l’Ukraine en tant que tel »). Je ne crois pas une seconde que quiconque au pouvoir à Kiev se soucie de l’Ukraine ou de son statut d’État, mais ils sont assez intelligents pour comprendre qu’une contre-attaque russe pour défendre la LDNR et, plus encore, la Crimée, pourrait inclure des frappes de précision ciblées sur « le leadership » avec des missiles avancés. Les dirigeants ukronazis seraient bien avisés de réaliser qu’ils ont tous une cible peint sur la tête. Ils pourraient également réfléchir à ceci : qu’est-il arrivé à tous les chefs de gangs wahhabites en Tchétchénie depuis la fin de la deuxième guerre de Tchétchénie ? (Indice : ils ont tous été retrouvés et exécutés). Cela suffira-t-il à les arrêter ?

Peut-être. Espérons-le.

Mais nous devons maintenant garder à l’esprit que dans un avenir prévisible, il ne reste que deux options pour l’Ukraine : « une fin horrible ou une horreur sans fin » (expression russe).

Le meilleur scénario pour la population ukrainienne serait une scission (relativement pacifique, espérons-le) du pays en plusieurs parties gérables.
La pire option serait sans aucun doute une guerre à grande échelle contre la Russie.

À en juger par la rhétorique qui émane de Kiev ces jours-ci, la plupart des politiciens ukrainiens soutiennent fermement l’option n° 2, d’autant plus que c’est également la seule option acceptable pour leurs maîtres étrangers. Les Ukrainiens ont également adopté une nouvelle doctrine militaire (qu’ils appellent « stratégie de sécurité militaire de l’Ukraine ») qui déclare la Russie État agresseur et adversaire militaire de l’Ukraine (voir ici pour une traduction automatique du texte officiel).

Cela pourrait être la raison pour laquelle Merkel et Macron ont récemment eu une vidéoconférence avec Poutine (« Ze » n’était pas invité) : Poutine pourrait essayer de convaincre Merkel et Macron qu’une telle guerre serait un désastre pour l’Europe. Pendant ce temps, la Russie renforce rapidement ses forces le long de la frontière ukrainienne, y compris en Crimée.

Mais toutes ces mesures ne peuvent pas dissuader un régime qui n’a pas de dirigeants. L’issue sera décidée à Washington DC, pas à Kiev. Je crains que le sentiment traditionnel d’impunité totale des dirigeants politiques américains ne leur donne, une fois de plus, l’impression qu’il y a très peu de risques (pour eux personnellement ou pour les États-Unis) à déclencher une guerre en Ukraine. Les dernières nouvelles sur le front américano-ukrainien sont la livraison par l’US Navy de 350 tonnes d’équipement militaire à Odessa. Pas assez pour être militairement significatif, mais plus que suffisant pour inciter le régime de Kiev à attaquer le Donbass et/ou la Crimée.

En fait, je ne m’étonnerais même pas que « Biden » lance une attaque contre l’Iran pendant que le monde regarde l’Ukraine et la Russie se faire la guerre. Après tout, l’autre pays dont la position géostratégique s’est gravement dégradée depuis que la Russie a déplacé ses forces en Syrie est Israël, le seul pays que tous les politiciens américains serviront fidèlement et quel qu’en soit le coût (y compris le coût humain pour les États-Unis). Les Israéliens exigent une guerre contre l’Iran depuis au moins 2007, et il serait très naïf d’espérer qu’ils ne finissent pas par obtenir gain de cause. Enfin, et ce n’est pas le moins important, il y a la crise que le chutzpah condescendant qu’est Bliken a déclenchée avec la Chine et qui, jusqu’à présent, n’a abouti qu’à une guerre économique, mais qui pourrait aussi s’intensifier à tout moment, surtout si l’on considère les nombreuses provocations anti-chinoises récentes de la marine américaine.

Actuellement, les conditions météorologiques dans l’est de l’Ukraine ne sont pas propices à des opérations militaires offensives. La neige continue de fondre, créant des conditions routières très difficiles et boueuses (appelées « rasputitsa » en russe) qui entravent considérablement le mouvement des forces et des troupes. Ces conditions vont toutefois changer avec l’arrivée de la saison chaude, et les forces ukrainiennes seront alors idéalement positionnées pour une attaque.

En d’autres termes, à moins d’un développement majeur, nous pourrions être à quelques semaines seulement d’une guerre majeure.

The Saker

Traduit par Wayan, relu par Hervé pour le Saker Francophone


Finalement, Biden a téléphoné au « tueur »

....par The Saker - Le 13/04/2021.

 Le 13 avril 2021 – Source The Saker’s Blog

La grande nouvelle du jour est que Biden a décidé d’appeler Poutine. Voici comment les Russes ont rapporté l’événement :

 

À l'initiative de la partie américaine, une conversation téléphonique a eu lieu entre le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, et le président des États-Unis d'Amérique, Joseph Biden. L'état actuel des relations russo-américaines et certains aspects pertinents de l'agenda international ont été discutés en détail. Joseph Biden a confirmé l'invitation qu'il avait adressée au président russe de participer au sommet sur le climat, qui se tiendra par vidéoconférence les 22 et 23 avril. Les deux parties ont exprimé leur volonté de poursuivre le dialogue sur les domaines les plus importants pour assurer la sécurité mondiale, ce qui répondrait aux intérêts non seulement de la Russie et des États-Unis, mais aussi de l'ensemble de la communauté mondiale. En outre, Joseph Biden a exprimé son intérêt pour la normalisation de la situation, d’une manière bilatérale, et l'établissement d'une coopération stable et prévisible sur des questions urgentes telles que la garantie de la stabilité stratégique et le contrôle des armements, le programme nucléaire iranien, la situation en Afghanistan et le changement climatique mondial. Dans ce contexte, le président américain a proposé d'envisager la possibilité d'organiser une réunion au sommet personnelle dans un avenir proche. Au cours de l'échange de vues sur la crise interne ukrainienne, Vladimir Poutine a exposé les approches d'un règlement politique fondé sur le paquet de mesures de Minsk. Il a été convenu de donner des instructions aux services compétents afin de régler les questions soulevées lors de la conversation téléphonique.

Voici la version américaine :

Le président Joseph R. Biden, Jr. s'est entretenu aujourd'hui avec le président russe, Vladimir Poutine. Ils ont discuté d'un certain nombre de questions régionales et mondiales, notamment de l'intention des États-Unis et de la Russie de poursuivre un dialogue de stabilité stratégique sur le contrôle des armements et la sécurité, en s'appuyant sur l'extension du nouveau traité START. Le président Biden a également précisé que les États-Unis agiront fermement pour défendre leurs intérêts nationaux en réponse aux actions de la Russie, telles que les cyber-intrusions et l'ingérence dans les élections. Le président Biden a souligné l'engagement inébranlable des États-Unis envers la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Le président a fait part de ses préoccupations concernant le soudain renforcement militaire russe en Crimée occupée et aux frontières de l'Ukraine, et a appelé la Russie à désamorcer les tensions. Le président Biden a réaffirmé son objectif de construire avec la Russie une relation stable et prévisible, conforme aux intérêts des États-Unis, et a proposé une réunion au sommet dans un pays tiers dans les mois à venir pour discuter de l'ensemble des questions auxquelles sont confrontés les États-Unis et la Russie.

Pourquoi cette différence de ton ? Parce que les Russes ne croient pas aux déclarations fracassantes avant une négociation et, contrairement à « Biden », ils ne sont pas incertains de leur légitimité (à la fois la légitimité de leurs politiques et la légitimité de leur gouvernement). Quant à Biden, il ne fait que produire exactement le même type d’air chaud que l’administration Trump. Je peux vous dire ce que la plupart des Russes pensent lorsqu’ils entendent cela. Ils pensent : « J’ai bien l’impression que le vieil homme essaie désespérément de s’encourager lui-même ! ». Je suis tout à fait d’accord.

Ceci étant dit, il y a aussi un triomphalisme très prématuré en Russie. Beaucoup de « patriotes hurlants » disent que « Biden a cédé le premier ». Leurs arguments sont à peu près les suivants :

Selon le ministre de la défense, Shoigu, les Etats-Unis et l'OTAN ont environ 40 000 soldats placés le long de la frontière russe (ostensiblement à titre d'exercice) et environ 15 000 systèmes d'armement. 

En réponse à cette menace, la Russie a déployé 2 armées et 3 divisions aéroportées le long de sa frontière occidentale. Cela représente quelque chose comme 200 000 soldats. Les Américains ont vu cela et ont compris que le "poing" russe pouvait les écraser. C'est pourquoi Biden a cédé.

Eh bien, je ne suis pas du tout sûr que « Biden » ait cédé ou qu’il ait « cligné des yeux le premier ». Pourquoi ?

  1. Une réunion au sommet « dans les mois à venir » sera trop tard pour désamorcer les risques actuels de guerre. Ils pourraient se rencontrer lors de la prochaine conférence sur le climat, les 22 et 23 avril. Mais ce n’est pas le bon format.
  2. La première règle de l’analyse militaire est « ne pas regarder les intentions, mais les capacités ». C’est encore plus vrai pour les « intentions déclarées ». Et que lisons-nous dans les intentions supposées de « Biden » ? « Poursuivre un dialogue de sécurité stratégique » est le mieux que je puisse trouver, et je ne suis vraiment pas impressionné.
  3. Supposons qu’ils se rencontrent avant qu’une guerre à grande échelle n’éclate, et alors ? Si Trump n’avait pas rencontré Kim Jong-un, cela aurait-il changé quelque chose ?

Dimanche dernier, Margarita Simonian, la directrice de Russia Today, a dit quelque chose de très intéressant lors d’une émission de télévision russe (je paraphrase et résume ici) :

Nous ne serons jamais en mesure de parvenir à un véritable accord (de coexistence) avec les États-Unis. Pourquoi ? C'est un pays construit sur la violence depuis le premier jour. C'est un pays bloqué par plusieurs doctrines idéologiques, de la Doctrine de sa découverte à la Doctrine de sa destinée manifeste. Toutes ces doctrines disent la même chose : "nous avons le droit de faire ce que nous voulons et nous avons le droit de dominer tous les autres. Cette terre était à nous, mais ces salauds d'Indiens ont eu l'arrogance d'y vivre. Nous allons donc tous les massacrer et ensuite créer une belle fête où nous célébrerons le fait qu'ils nous ont appris ce qu’il fallait manger (Thanksgiving Day)". Ceci n'était pas seulement vrai au 17ème siècle. Je vous rappelle l'année 1831 où nous avions déjà la révolte des décembristes alors que les USA étaient engagés dans une opération massive de nettoyage ethnique (la Piste des Larmes) sous la supervision personnelle du président Andrew Jackson (un Démocrate, soit dit en passant !) qui déporta 5 tribus indiennes qui étaient sédentarisées, avaient leurs propres écoles et dont beaucoup étaient christianisées. Il les a déportées en Oklahoma en utilisant des méthodes qui ont entraîné des milliers de morts (une tribu a perdu ¼ de sa population. Ma propre famille a été déportée par Staline (nous étions arméniens) et je peux vous dire que les méthodes utilisées par Staline lors de ses déportations étaient un "doux ballet" comparé à ce que les "États-Unis démocratiques" ont fait.

Nous ne parviendrons jamais à un accord avec eux parce que nous ne pouvons pas accepter de nous effondrer. Nous ne parviendrons jamais à un accord avec eux parce que nous ne pouvons pas accepter de devenir des indigents. Nous ne parviendrons jamais à un accord avec eux parce que nous ne pouvons pas accepter de renoncer à nos armes nucléaires. Nous ne parviendrons jamais à un accord avec eux parce que nous ne pouvons pas accepter de renoncer à tous nos intérêts nationaux et nous ne pouvons pas accepter de ne faire que ce qu'ils nous disent de faire (y compris au détriment de nos propres intérêts). Nous ne parviendrons jamais à un accord avec eux parce que nous n'accepterons jamais d'oublier notre histoire et nous n'accepterons pas que nos prochaines générations se considèrent une nation totalement différente. Nous ne parviendrons jamais à un accord avec eux parce que nous n'accepterons jamais rien de tout cela, et ils n'accepteront jamais rien de moins ! (c'est nous qui soulignons).

Franchement, je ne peux qu’être d’accord. Depuis la Première Croisade, la valeur centrale et même l’identité de l’Occident politique (dans ses diverses manifestations) a toujours été l’impérialisme. C’est vrai de la papauté latine autant que du national-socialisme hitlérien, et c’est encore vrai de l’idéologie principale des États-Unis d’aujourd’hui. En vérité, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Nous pouvons appeler ces diverses manifestations de l’Occident messianique uni par de nombreux noms (aujourd’hui, je l’appelle « Zone A »), mais cela ne change rien à son essence, sa nature et son comportement : les prétextes (idéologies) changent, les politiques restent les mêmes.

C’est pourquoi j’ai toujours dit que la Russie et l’Empire anglo-sioniste sont enfermés dans une guerre existentielle dont seul un côté sortira vivant et l’autre sera soit détruit (la Russie par les États-Unis) soit profondément modifiée (en raison des contradictions dialectiques internes du capitalisme et de la nature insoutenable de la société américaine actuelle).

Et n’allez pas croire qu’il n’y a « que » Simonian qui « voit la lumière ». Le vice-ministre russe des affaires étrangères, Sergei Riabkov, a fait la déclaration suivante à propos des États-Unis :

Ils parlent d'un prix élevé à payer, mais ils ne mentionnent jamais lequel. Ce qu'ils ont fait jusqu'à présent, nous l'avons, premièrement, bien étudié, et deuxièmement, nous nous y sommes adaptés. Nous ne pensons pas que cette terminologie doit normalement être utilisée : prix, paiement, etc. Nous défendons simplement nos intérêts et les intérêts de nos citoyens, la population russophone, et nous continuerons à les protéger. La question est de savoir quelles conclusions tirent de cette situation Kiev et les patrons de Kiev. Ces conclusions ne créent pas un climat positif, ces menaces ne font que nous renforcer dans la conviction que nous sommes sur la bonne voie : les États-Unis sont notre ennemi, ils font tout pour saper la position de la Russie sur la scène internationale, nous ne voyons pas d'autres éléments dans leur approche avec nous. Telles sont nos conclusions.

Plutôt clair, non ?

Des années, voire des décennies, de menaces américaines ininterrompues à l’encontre de la Russie ont (enfin !) produit leur plein effet : les illusions que de nombreux Russes ont entretenues pendant des siècles à propos de leurs voisins occidentaux ont presque totalement disparu de la société et de la conscience russes. Ce qui reste est une ferme détermination à survivre, à vivre, à faire tout ce qu’il faut pour empêcher l’Empire d’« assimiler » la Russie.

Les Russes voient maintenant clairement une autre lapalissade des politiques occidentales. Je l’exprimerais ainsi : peu importe contre qui la Russie se bat – il peut même s’agir de Satan en personne (et c’est le cas à bien des égards, que ceux qui ont des oreilles…), l’Occident se rangera toujours, toujours du côté de notre ennemi, même s’il s’agit de Satan en personne (là encore, que ceux qui ont des oreilles…). Permettez-moi de vous donner un seul exemple qui en dit long :

Les USA prétendent que c’est Al-Qaïda qui a réalisé le 11 septembre. Bien. Un étudiant d’université de physique peut prouver le contraire, mais bon. Pourtant, ces mêmes États-Unis ont totalement soutenu « Al-Qaïda » (toutes les dénominations et tous les pseudonymes inclus) en Tchétchénie et en Syrie (et en Serbie aussi, j’ajouterais). Et ils sont toujours là.

Un autre exemple ? Allons y.

L’Occident a toujours soutenu les pires dirigeants, les plus violents, en Russie. À l’inverse, les meilleurs dirigeants de l’histoire russe sont vilipendés, calomniés et méprisés en Occident, et ils sont, bien sûr, décrits comme des tyrans obscurantistes, même si, comparés aux dirigeants occidentaux de la même époque, ils font figure de saints (ce que certains d’entre eux sont littéralement !).

Vous en voulez un autre ? D’accord.

Regardons la religion. Dans l’histoire des relations entre la Russie et l’Occident, nous constatons quelque chose d’intéressant : quelle que soit la branche de la chrétienté occidentale (latine ou réformée) au pouvoir, les dirigeants de l’Occident se rangent toujours du côté de leurs « frères chrétiens » putatifs, même si cela signifie se ranger du côté des non-chrétiens ! Entre le XVe siècle, la guerre de Crimée et aujourd’hui, peu de choses ont changé : l’Occident a toujours créé une « coalition œcuménique » ad hoc pour tenter de conquérir enfin la Russie.

L’essentiel est ceci : Simonian a raison à 100%. Le « programme de l’Occident pour la Russie » n’a pas changé et il reste le même : la Russie doit disparaître. Rien d’autre n’est acceptable pour nos voisins occidentaux.

Alors, où allons-nous à partir de là ?

Franchement, je ne le sais pas. Je ne pense pas que quiconque le sache. Mais je peux exprimer mes espoirs.

J’espère que la position actuelle de la Russie (« nous sommes prêts à affronter la puissance combinée des États-Unis, de l’OTAN et de l’UE » et « pourquoi voudrions-nous un monde sans la Russie ? ») permettra de surmonter le narcissisme délirant de l’Occident (Nous sommes tout-puissants ! Personne ne peut nous arrêter ! Nous allons vous écraser !) et de ramener suffisamment de gens à la « vraie réalité » (comme beaucoup l’étaient pendant la guerre froide). Ensuite, j’espère vraiment que l’Empire ne lâchera pas les Ukronazis dans le Donbass (oui, l’espoir meurt en dernier, et je dois admettre qu’actuellement je ne vois pas comment les Ukies pourraient désamorcer la situation). J’espère que les peuples de l’UE se libéreront de leur statut colonial actuel et qu’ils retrouveront au moins un minimum de souveraineté réelle. Enfin, j’espère que la société américaine vaincra les Woke-freaks actuellement au pouvoir et que les États-Unis deviendront un pays puissant, mais normal (comme tant d’empires l’ont fait auparavant). Le slogan « nous voulons retrouver notre pays » a toute ma sympathie. Mais c’est beaucoup d’espoir, je sais.

Maintenant, une dose de réalisme pessimiste.

D’abord, Biden, l’homme, pas le collectif « Biden », n’est pas en état de négocier avec qui que ce soit. Son Harris non plus. Au mieux, il peut faire ce que des micro-cerveaux comme John Kerry ou Josep Borrell ont fait : rencontrer leurs homologues, déclarer A, puis rentrer chez eux et proclamer immédiatement non-A.

Dites-moi, pourquoi les Russes seraient-ils intéressés par ce genre de cirque stupide ?

Et le collectif « Biden » alors ? Eh bien, Blinken est certainement plus intelligent que cet imbécile arrogant de Pompeo, mais il n’en déteste pas moins la Russie. Est-ce une amélioration ? Peut-être.

Je crains que cette proposition de rencontre n’ait jamais lieu, je pense que la Maison Blanche y voit une subtile ruse pour tenter d’abaisser les défenses russes (tant militaires que politiques). Cela ne sera pas le cas. Il est trop tard pour cela.

Se pourrait-il que « Biden » jette l’éponge et cherche une sorte d’arrangement avec la Russie. Il ne faut jamais dire jamais, mais je trouve cela excessivement improbable. Pourquoi ? En raison du narcissisme idéologique messianique et du sentiment d’impunité dont font preuve depuis des siècles les dirigeants américains : ils ne peuvent tout simplement pas comprendre que leur « cité sur la colline » puisse avoir été placée dans une situation de « mat en trois coup » par une horde de barbares asiatiques buveurs de vodka (tout comme ils ne peuvent pas comprendre comment ces méchants « cocos chinetoques » ont construit une économie largement supérieure à la leur).

Un célèbre leader de « l’Occident uni » a également eu du mal à accepter que lui et ses « armées invincibles » aient été complètement vaincus par des sous-hommes russes. Jusqu’à ce qu’il entende le son des canons soviétiques depuis son bunker souterrain.

Vraiment, certaines choses ne changent jamais.

The Saker

Traduit par Wayan, relu par Hervé pour le Saker Francophone


Sanctions : Biden fait à Poutine un chantage à la soumission

...par Karine Bechet-Golovko - Le 16/04/2021.


 

Source : Russie politics

 

Alors que dans le discours, Biden propose soi-disant de désamorcer les relations avec la Russie, c'est en tout cas ce qu'il affirmait à Poutine par téléphone, il vient d'adopter de nouvelles sanctions, visant les capacités financières de la Russie et sa dette souveraine - puisque Poutine n'a toujours pas répondu à sa "proposition", manifestement impérative, d'une rencontre cet été. Appelons les choses par leur nom, c'est du chantage. La Russie est sommée de se soumettre ... ou elle devra sortir de sa posture défensive.

 

Lors de son entretien téléphonique du 13 avril avec le Président russe, Biden affirmait vouloir trouver une sortie de crise, qui ne remettrait pas en cause les intérêts américains. Et une rencontre avec Poutine avait été proposée, dans les mêmes conditions que Reagan proposait une conciliation à Gorbatchev (voir notre texte ici). 

 

D'ailleurs Gorbatchev, confirmant ainsi son rôle actif dans la destruction de l'Union soviétique, trouve la proposition excellente. Des pays nordiques se proposent pour recevoir les deux Chefs d'Etats. Des scénarios politico-médiatiques se mettent en place. Bref, la pression est à son maximum. Et pour cause, la tentation est grande de remporter une victoire sans se battre ...

 

Mais le Kremlin garde ses distances. Peskov déclare que rien n'est prévu pour les prochaines semaines, que la question de la date n'est pas encore à l'ordre du jour, que l'on en est toujours à analyser, en soi, l'intérêt de cette proposition.

 

Bref, Poutine n'a pas voulu endosser les oripeaux de Gorbi, la Russie n'est plus celle de la fin des années 80, l'Occident avec ses cultes minoritaires, ses populations enfermées, son libéralisme écrasé n'a plus de modèle attrayant à proposer - le miroir aux alouettes s'est brisé. Reste la force.

 

La force militaire est trop dangereuse - pour l'instant. Des conflits localisés, qui utilisent des forces tierces, comme en Ukraine ou en Syrie, soit, mais un affrontement direct risquerait d'entraîner un changement trop radical et trop imprévisible des rapports de force. Et ... pour quelle cause envoyer des armées étrangères se battre pour l'Atlantisme ... D'ailleurs, les deux bâtiments de guerre américains, le Roosevelt et le Donald Cook, ont fait machine arrière et ne se dirigent plus vers la mer Noire.

 

Les sanctions sont de bonne augures dans cette configuration. Mais elles durent depuis longtemps et la Russie a eu le temps de les intégrer comme une donnée. Les Etats-Unis sont donc obligés d'aller de plus en plus loin, avec un effet direct limité contre la Russie, tout en provoquant, des effets politiques secondaires, dont ils se passeraient bien, mais qui sont inévitables.

 

Ainsi, Biden a adopté un ordre exécutif (publié ici en anglais) voulant toucher la Russie sur le plan financier. Ce n'est pas une surprise pour les autorités russes, qui attendent même (et s'y préparent) qu'à terme les Etats-Unis les bloquent des plateformes de paiement internationales. Ici, il s'agit principalement de bloquer le refinancement de la dette souveraine sur les marchés d'obligation :

 

"Treasury issued a directive that prohibits U.S. financial institutions from participation in the primary market for ruble or non-ruble denominated bonds issued after June 14, 2021 by the Central Bank of the Russian Federation, the National Wealth Fund of the Russian Federation, or the Ministry of Finance of the Russian Federation; and lending ruble or non-ruble denominated funds to the Central Bank of the Russian Federation, the National Wealth Fund of the Russian Federation, or the Ministry of Finance of the Russian Federation. This directive provides authority for the U.S. government to expand sovereign debt sanctions on Russia as appropriate."

 

En plus de cela, des sanctions individuelles ont été adoptées contre 6 compagnies de hautes technologies russes, sur le fondement des fameuses cyberattaques, contre 32 entités morales et physiques pour ingérence dans les élections de 2020. Et d'autres sanctions sont annoncées pour l'affaire "SolarWinds". Les Etats-Unis incitent également les Européens à adopter des sanctions individuelles sur le fondement de l'Ukraine et de la Crimée. Et n'oublions pas l'Afghanistan, etc. L'avantage des sanctions, c'est qu'il n'est pas nécessaire de prouver en justice la culpabilité pour entrainer la responsabilité et que l'on peut punir plusieurs fois pour la même accusation.

 

L'explication de Biden publiée dans le New York Times mérite de s'y arrêter : il a choisi de ne pas aller trop loin, d'être proportionnel, car il veut améliorer les relations avec la Russie (en adoptant des sanctions) ... et propose encore une rencontre à Poutine pour cet été. Qui a eu l'outrecuidance de ne pas accourir à plat ventre lors de la première invitation ...

 

I chose to be proportionate,” Mr. Biden said in comments at the White House, describing how he had warned President Vladimir V. Putin of Russia of what was coming in a phone conversation on Tuesday. “The United States is not looking to kick off a cycle of escalation and conflict with Russia. We want a stable, predictable relationship,” he said, offering again to meet Mr. Putin in person this summer in Europe. So far, the Russians have not responded to that offer.

 

C'est bien la technique primitive du bâton et de la carotte, qui est mise en jeu par l'Administration américaine, cherchant ainsi à tester la résistance de la Russie, à la fois dans sa politique extérieure et en ce qui concerne la stabilité intérieure du pays.

 

Mais ce jeu durant depuis longtemps, la Russie, que ce soit le Gouvernement ou la population, sont habitués. L'effet psychologique des premières sanctions est depuis longtemps passé, peu pensent sérieusement qu'elles pourraient être levées par l'obéissance et le renoncement à soi. Si des effets négatifs sur l'économie sont inévitables, cette stratégie des sanctions américaines produit beaucoup d'effets politiques positifs collatéraux. Tout d'abord, les sanctions décrédibilisent les groupes néolibéraux pro-atlantistes, qui ont infiltré le pouvoir, et diminuent leur influence objective - comment peut-on suivre l'avis de ceux qui soutiennent une puissance ouvertement hostile ? Ensuite, elles obligent la Russie à se concentrer sur ses propres forces de production, ce qui va à l'encontre de la politique de désindustrialisation lancée sur le mode du "nouveau monde post-industriel", où l'on n'a plus besoin de produire - car nous sommes tous devenus virtuels et l'on achète tout ce qui est produit en Chine. 

 

Nouvelles sanctions américaines contre la Russie

...par Andrei Martyanov - Le 17/04/2021.

Dans un monde normal (rationnel), cela aurait été… eh bien… louche dès le départ. Pas aux États-Unis où la vérité n’existe pas dans et autour de Washington et dans les studios des principaux organes de propagande tels que MSNBCCBSCNN – vous les connaissez tous.

« La Maison Blanche a déclaré jeudi que la communauté du renseignement ne dispose pas de preuves concluantes que des agents du renseignement russe ont encouragé les Talibans à attaquer les troupes américaines en Afghanistan. Cette évaluation, révélée jeudi alors que les États-Unis annonçaient une série de nouvelles sanctions contre le gouvernement russe, met à mal l’une des attaques les plus vives que Joe Biden et d’autres démocrates ont lancées contre l’ancien président Donald Trump pendant la course à la Maison-Blanche de 2020. Joe Biden a attaqué Trump à plusieurs reprises pendant la campagne pour ne pas avoir tenu tête au président russe Vladimir Poutine alors que son administration était au courant de renseignements suggérant que des agents russes offraient des primes aux Talibans. Mais jeudi, Jen Psaki, porte-parole de la Maison Blanche, a déclaré qu’après avoir examiné ces rapports classifiés, la communauté du renseignement a déterminé qu’elle n’avait qu’une « confiance de faible à modérée » dans leur authenticité. Elle a déclaré que cela était dû en partie à la façon dont les renseignements ont été obtenus, notamment par des interrogatoires de détenus afghans ».

Ahhh, non. Ce n’est pas « une confiance de faible à modérée », ces rapports promus par le Parti démocrate et Biden sont des foutaises complètes car :

1. Si la Russie voulait vraiment provoquer une effusion de sang en Afghanistan, elle dispose d’un certain nombre d’outils pour le faire, depuis les opérations clandestines contre les troupes américaines jusqu’à l’approvisionnement direct des Talibans (officiellement désignés comme une organisation terroriste en Russie) ou d’autres groupes avec toute une série de jouets qui augmenteraient les pertes américaines sur place. Après tout, toutes sortes de groupes font le commerce d’armes en Afghanistan aujourd’hui, et beaucoup de ces armes proviennent d’anciennes bases de stockage de l’ancienne Asie centrale soviétique. Vous voyez où je veux en venir. En d’autres termes, si la Russie veut infliger la douleur, les États-Unis la ressentiront. La question principale est : pour quoi faire ? Quelqu’un a-t-il des raisons rationnelles pour que la Russie le fasse ? Pas moi.

2. La Russie a, en fait, intérêt à ce que les États-Unis restent en Afghanistan, en partie pour les raisons suivantes : compte tenu du contexte actuel des relations désastreuses entre la Russie et les États-Unis, la guerre américaine dans ce pays peut servir d’exemple de la manière dont il ne faut pas poursuivre la guerre, mais aussi parce que la Russie a sincèrement intérêt à ce que les États-Unis lient pour l’instant, même si c’est de manière très inefficace, toutes les forces islamiques fondamentalistes qui, sinon, commenceraient à se déplacer vers le nord de l’Afghanistan vers les anciennes Républiques soviétiques d’Asie centrale, aujourd’hui des États indépendants. En ce sens, les États-Unis et la Russie sont des alliés improbables, compte tenu de la propension des États-Unis à soutenir toutes sortes de terroristes.

Aujourd’hui, même la propre communauté du « renseignement » de Biden affirme que toute cette histoire a la même véracité que celle du programme d’ADM de l’Irak ou que les films de Michael Bay sont des documentaires. Une telle déclaration de Psaki place toutefois les choses sous un drôle d’angle :

« Psaki a ajouté que les services de renseignement américains ont des preuves que le renseignement militaire russe, connu sous le nom de GRU, interagit avec des individus dans les réseaux criminels afghans ».

Ahh, et si les États-Unis étaient de mèche avec les gens qui ont massacré près de 3 000 Américains le 11 septembre ? Je dis ça comme ça.

Mais, de toute évidence, pour la justice américaine, c’est l’Iran qui a commis le 11 septembre, non ?

« L’Iran a été condamné à payer des milliards aux proches des victimes du 11 septembre ».

Alors, comprenez-vous maintenant pourquoi Vladimir Poutine n’a pas accepté « l’invitation » de Joe Biden ?

« Le Kremlin … a déclaré que le sommet proposé « dans un pays tiers au cours des prochains mois » ne pourrait pas être organisé dans un délai aussi court, et a refusé de dire si la Russie accepterait l’invitation de Joe Biden au sommet virtuel sur le climat prévu la semaine prochaine ».

À quoi bon ? Pour parler de quoi ? On omet de dire de qui il s’agit. Les États-Unis se sont mis eux-mêmes dans le pétrin militaro-diplomatique de leur propre chef en essayant de jouer au plus malin autour de l’Ukraine avec de très mauvaises personnes, puis ils se sont rappelés que la Russie avait des forces armées plutôt compétentes, et tout à coup il s’agit de sauver la face, celle des États-Unis. Eh bien, la diplomatie de la Russie est bien plus ancienne que celle des États-Unis en tant que pays et les Russes ont combattu des ennemis bien plus durs que les États-Unis. Je pense que la décision du Kremlin d’éviter de parler à Biden ou, plutôt, à ceux qui le contrôlent, est une décision solide et le spectacle politique de mauvais goût qui s’ensuit à Washington et à Bruxelles est amusant à observer.

En ce qui concerne les nouvelles sanctions imposées à la Russie, comme j’ai fait référence au célèbre élément de terre rare russe appelé boltium il y a quelques années, vous pouvez tous retrouver la description de cet élément vraiment rare dans le tableau périodique ici, comment l’élément russe boltium interagit avec un autre élément, connu en Occident – le sanctionium, clin d’œil. C’était il y a trois ans, depuis lors, le boltium, pour une raison quelconque, a augmenté son action corrosive sur le sanctionium et beaucoup ne comprennent toujours pas pourquoi.

Laissons donc l’administration de Biden travailler dur sur la « désescalade et le processus diplomatique » avec la Russie. Je suis sûr qu’ils sont à pied d’œuvre en ce moment et qu’ils essaient désespérément de compter les jours avant que la Russie ne termine son exercice militaire à sa frontière occidentale et permette aux États-Unis de revendiquer un succès diplomatique en « dissolvant » la situation. Bien sûr. En attendant, reste-t-il une seule personne compétente à l’intérieur du Beltway, qui ne soit pas empoisonnée par un dangereux élément de terre rare qui n’existe qu’à l’intérieur du Beltway : le sanctimonium ? Simple question.

source : https://smoothiex12.blogspot.com

traduit par Réseau International

 

Commentaires: 0