Les guerres de l'eau auront-elles lieu...?

Deux auteurs....Deux approches différentes...! Pour quelles conclusions...?


Le Grand jeu 

Ou "chroniques géopolitiques de l'eau" par Frank Galland

De la Chine aux confins algéro-marocains, de l’Iran au Yémen en passant par le bassin du Nil, Franck Galland analyse les perspectives sécuritaires et géopolitiques que recèle ce bien essentiel à la vie : l’eau.

Usages urbains et agricoles, complexité du couple eau/énergie, approvisionnement des villes, rivalités entre puissances, savoir-faire et technologies mobilisés par les « hommes de l’eau » que sont les techniciens et ingénieurs : la question hydraulique est devenue l’un des grands enjeux du XXIe siècle.
Source de conflit, l’eau peut également constituer un facteur de paix et de stabilité internationale, pour peu que les responsables politiques mettent concrètement en oeuvre les principes d’« hydro-diplomatie ».
Ce livre explore également pour la première fois les conséquences du Printemps arabe sur les infrastructures en eau dans des pays qui manquent structurellement de ce bien précieux, comme la Libye, la Tunisie, la Syrie.


Pour en finir avec les histoires d'eau

ou "l'imposture hydrologique" par Jean de Kervasdoué et Henri Voron.

L'imposture, c'est, d'abord, de ne pas chiffrer la ressource en eau et d'affirmer, sans preuve et sans vergogne, le manque d'eau, les sécheresses à venir, les consommations irresponsables, la nécessité de ne pas gaspiller le " précieux liquide "
L'imposture, c'est de culpabiliser les " consommateurs " pour " économiser " quelques litres d'eau, alors que coulent sous leurs yeux, chaque seconde, des milliers de mètres cubes qui vont se perdre en mer.
L'imposture, c'est de laisser croire que l'eau domestique est " consommée " alors qu'elle est recyclée, notamment en France où elle retourne pour l'essentiel au milieu naturel après épuration.
L'imposture, c'est de feindre d'ignorer que les racines des végétaux ne descendent jamais jusqu'à la nappe phréatique.
L'imposture, c'est de s'opposer à la construction des barrages, alors qu'ils bloquent des crues ravageuses, valorisent leur énergie et protègent les populations de l'aval.
L'imposture, c'est d'annoncer des guerres de l'eau qui n'auront pas lieu.
Si le manque d'eau ne menace pas l'humanité, en revanche, des investissements considérables sont nécessaires pour produire plus et mieux d'eau potable, notamment dans les pays pauvres. Si des pénuries existent, et elles concernent le tiers de l'humanité, ce n'est pas un problème d'eau brute, toujours disponible pour peu qu'on la cherche, c'est un problème d'argent.

Mais force est de constater que la solidarité est moins abondante que l'eau.

 


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