Ukraine : un conflit très provisoirement "gelé"

par Caroline Galactéros - le 31/03/2016.


Mise au banc de l’Occident pour son implication en Ukraine, la Russie a fait un retour tonitruant dans le nouveau “Grand jeu” moyen-oriental à l’occasion de la guerre en Syrie et en Irak. Si les médias ont réorienté leur focus sur cette partie du monde, la crise ukrainienne se prolonge pourtant et parait se rapprocher dangereusement d’une nouvelle zone de turbulences. Le point mort des Accords de Minsk II, signés le 11 février 2015 et toujours largement inappliqués, risque de modifier durablement la donne en Ukraine, estime Arnaud Dubien, directeur de l’Observatoire Franco-russe dans une excellente note intitulée « Les accords de Minsk sont-ils morts ? » publiée le 16 mars 2016 dans Le Courrier de Russie et que je vous invite à lire. Cette nouvelle donne risque de ne faire que des perdants. Vae victis pour tous !

 

Les points de blocage qui empêchent la mise en œuvre des Accords de Minsk II

 

Sur le plan militaire, le cessez-le-feu semble tenir bon gré mal gré, mais est toujours émaillé d’échanges de tirs, notamment à l’Ouest de Donetsk, l’une des deux grandes villes séparatistes de l’est ukrainien (avec Lougansk). Ces derniers ne peuvent plus être considérés comme seulement sporadiques d’autant que les observateurs de l’OSCE notent qu’« une partie des armes lourdes retirées de la ligne de front à l’automne a disparu des lieux de stockage ».

 

Mais c’est surtout le volet politique des Accords de Minsk qui est à l’arrêt. Or le cessez-le-feu ne peut tenir éternellement si ce volet politique ne porte pas ses fruits a minima. En réalité, l’Ukraine est revenue à ses vieux démons (les a-t-elle seulement quittés ?) : corruption endémique, Etat failli, système féodal reposant sur des oligarques cherchant entre eux un équilibre des pouvoirs de nuisance, perte complète de souveraineté, qui relativise pour le moins le label “révolution démocratique” ! et place de facto le gouvernement de Kiev sous tutelle étroite des hauts fonctionnaires américains et “FMIstes”; entretien d’un mythe nationaliste ancré dans la collaboration de certains Ukrainiens de l’Ouest du pays avec les Nazis sur fond de violent rejet de la culture soviétique. L’Ukraine post-Maïdan offre un paysage apocalyptique marqué des stigmates d’une situation économique désastreuse (baisse de 18% du PIB en 2014) et plongé dans une désagrégation aggravée par la rupture commerciale radicale avec la Russie.

 

Dans un tel contexte, Kiev n’est pas en mesure de mener les réformes politiques prévues par les Accord de Minsk II. La Rada – le parlement ukrainien – ne dispose d’aucune majorité qualifiée pour voter la réforme constitutionnelle qui permettrait d’accorder une autonomie spécifique à la région du Donbass. En réalité, tout porte à croire que l’Ukraine imploserait si elle menait une telle réforme. Le régime de Kiev pourrait alors être débordé par sa droite nationaliste, Porochenko renversé par les partis d’extrême droite tels Svoboda ou Pravy Sektor. De même, comme l’indique Arnaud Dubien, « ni l’amnistie, ni la loi électorale devant permettre la tenue de scrutins locaux dans les régions concernées (Donetsk et Lougansk, ndlr) n’ont été adoptées ». D’autant que Kiev connaît une crise gouvernementale depuis février au sein même de la coalition pro-occidentale : si le Premier ministre Arseni Iatseniouk, qui s’oppose de plus en plus fermement au président de la République Petro Porochenko, a échappé à une motion de censure le mois dernier, son sort est néanmoins jeté. Il devrait prochainement laisser sa place à Volodimir Groisman, actuel président de la Rada et proche de Porochenko. En échange de ce départ, le parti de l’actuel Premier ministre aurait passé un accord avec la coalition gouvernementale pour obtenir des maroquins ministériels et ne pas quitter la majorité. Ce jeu de chaises musicales cache mal l’état de déliquescence du pouvoir central de Kiev. L’esprit de Maïdan a fait long feu. Les derniers scrutins locaux le montrent d’ailleurs clairement : contrairement à ce que l’on a pu dire dans les médias en 2014, Maïdan n’a pas constitué une rupture historique pour l’unité de l’Ukraine. Au contraire, le pays est plus que jamais scindé en deux parties dont les héritages divergent. L’Ouest de l’Ukraine, qui a connu la tutelle de l’Empire austro-hongrois, se tourne vers l’Ouest. Elle est le foyer de la « révolution » du Maïdan. Quant à l’Est du pays et au Sud, ils forment un arc russophone et russophile qui s’étend d’Odessa, ville fondée à la fin du 18e siècle par l’impératrice Catherine II, jusqu’à Kharkov au Nord-Est du pays. Ainsi, se tenait le 27 mars une élection municipale à Krivoï Rog, ville de 650 000 habitants de la région de Dnipropetrovsk (Sud-Est de l’Ukraine) : le maire sortant, Iouri Vilkoul, un ancien du parti des Régions (parti de l’ex-président Ianoukovitch), l’a largement emporté, preuve que Maïdan n’a pas encore soufflé sur cet arc russophone ukrainien.

 

Le jeu de dupes des différents acteurs internationaux de la crise ukrainienne

 

Il faut distinguer plusieurs acteurs dans la crise ukrainienne. En interne, le gouvernement central de Kiev du couple Porochenko/Iatseniouk, dont on a expliqué l’étendue de la faiblesse, est en proie au séparatisme de deux « républiques populaires », celles de Donetsk et Lougansk, dirigées respectivement par les chefs séparatistes Alexandre Zakhartchenko et Igor Plotniski. Les parties extérieures qui s’engagent dans la crise ukrainienne sont la Russie, les Etats-Unis, la France et l’Allemagne. Le bloc de l’Est, formé par Moscou, s’oppose au bloc occidental, formé du “couple franco-allemand” et de Washington. Cependant, l’Ouest n’est pas uniforme : les vues de Washington sur la résolution de la crise (et le basculement stratégique ultime de l’Ukraine dans l’escarcelle atlantique) ne rejoignent que partiellement celles de Paris et de Berlin, relativement unis en la matière dans ce qu’on appelle le « Format Normandie » (Russie, Ukraine, France, Allemagne). C’est ce format qui a permis la signature en février 2015 des Accords de Minsk.

 

Quid de l’Ukraine ? Si Kiev traîne des pieds pour appliquer les Accords de Minsk, ce n’est pas seulement par impuissance ou par crainte d’un débordement du gouvernement par la droite nationaliste. C’est aussi que, malgré les grands discours de reconquête, l’Ukraine a tiré un trait sur la Crimée mais aussi sur le Donbass. Les régions séparatistes où le sentiment anti-ukrainien est nourri sont vues par Kiev comme un élément cancéreux, une gangraine, une sorte de “Cheval de Troie” russe. C’est aussi une région dévastée, dont l’industrie minière est moribonde et pour la reconstruction de laquelle Kiev devrait débourser des milliards de dollars. Ce qui se dessine est une « petite Ukraine » pro-occidentale et homogène où l’héritage austro-hongrois l’emporterait sur le russe, coupant le territoire ukrainien d’une partie de la Nouvelle Russie, cette province de l’Empire russe fondée au 18e siècle par la Grande Catherine à partir des territoires pris à l’Empire ottoman et qui engloba jusqu’en 1914 l’ensemble de l’arc russophone qui existe actuellement en Ukraine.

 

 

Quid de la Russie ? Il devient urgent de sortir des fantasmes propagés par les instances otaniennes, notamment par le Général Philip M. Breedlove, Commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR). Comment croire sérieusement en effet que la Russie, dans une posture agressive, souhaite reconquérir toute la Nouvelle-Russie et envoyer ses chars jusqu’à Nikolaïev voire Odessa pour faire la jonction terrestre entre la Crimée et la Transniestrie (simili Etat de fait indépendant et pro-russe depuis 1991, situé le long d’une fine bande de terre entre la Moldavie et l’Ouest ukrainien) ? La plupart des commentateurs font mine d’ignorer que le traitement de la Crimée est un cas bien particulier que le Kremlin ne peut et ne souhaite appliquer à toutes les terres qui furent un jour russes. N’en déplaise aux constructeurs inlassables d’un “ennemi essentiel russe” prêt à fondre sur les nouveaux alliés européens de l’Occident et au secours desquels il faudrait évidemment voler, la Russie demeure dans une posture défensive. Face à l’avancée inexorable de l’OTAN à ses frontières via le grignotage méthodique de son “étranger proche”, Moscou veille à conserver un équilibre géostratégique minimal en empêchant que les dernières républiques soviétiques non encore membres de l’Alliance atlantique y entrent jamais et gardent de bonnes relations avec le Kremlin. C’est toujours ce que Moscou a essayé de faire avec Kiev, berceau historique de l’Empire russe. Portant, l’analyse dominante, fin 2015, était de dire que, si Vladimir Poutine avait tactiquement excellé dans le Donbass et en Crimée, il avait en revanche stratégiquement définitivement perdu l’Ukraine. Sans doute faudrait-il avoir maintenant l’humilité de pondérer cette analyse à l’aune de l’enlisement des Accords de Minsk II. Car la principale menace pour le Kremlin a été levée. Kiev n’appartiendra pas à l’OTAN et à l’Union européenne avant très longtemps. Même Washington a compris que le franchissement de cette “ligne rouge” cardinale n’était ni possible ni même souhaitable. Le danger immédiat qui pesait sur Moscou en 2014 a donc été durablement écarté. Mais Moscou joue aussi la montre en pariant que l’effondrement économique de l’Ukraine contraindra tôt ou tard la Rus’ de Kiev, fidèle à son histoire, à se tourner de nouveau vers la Russie. L’interdépendance des économies russe et ukrainienne est si dense qu’une telle éventualité est loin d’être improbable. Mais pour que ce scénario se réalise à moyen terme, il faut que l’Ukraine conserve le Donbass en son sein afin que cette région russophone serve de levier stratégique à Moscou. La Russie a donc tout intérêt à négocier, mais pas trop vite, pour attendre que le gouvernement de Kiev s’enfonce dans une crise insoluble et que le rapport de force lui redevienne favorable.

 

 

Quid de Paris et Berlin ? Comme l’explique Arnaud Dubien, il s’agit d’abord pour les deux capitales européennes de ne pas risquer leur crédibilité diplomatique. Une mort définitive des Accords de Minsk serait une défaite considérable pour le couple franco-allemand, surtout pour François Hollande qui s’est beaucoup démené pour amener la chancelière allemande à négocier, elle qui, en 2014, préférait jouer “la dame de fer” avec le président russe. Au-delà, l’Europe n’a aucun intérêt à voir s’installer un “conflit gelé” à ses frontières, d’autant qu’un prolongement de la guerre crisperait durablement les relations entre l’Europe et la Russie. Une nouvelle qui ne déplairait pas à Washington, mais irriterait considérablement les Etats européens qui n’attendent qu’une embellie sur la crise ukrainienne pour commercer de nouveau avec Moscou. Paris et Berlin font donc pression sur le gouvernement de Kiev pour qu’il commence à mettre en oeuvre les réformes prévues avant l’été. L'été qui verra s”approcher une levée possible des sanctions économiques sectorielles contre la Russie. Voici la “carotte” tendue à Moscou. Mais le problème n’est pas Moscou. C’est Kiev, et l’on voit mal quel “bâton” peut brandir d’ici là le couple franco-allemand pour forcer Kiev à mener les réformes exigées par Minsk sans risquer une implosion du pays.

 

 

Quid des Etats-Unis ? Les dernières années d’un mandat présidentiel américain sont rarement propices à de grandes avancées diplomatiques. Pas plus en Ukraine qu’au Moyen-Orient, Barack Obama ne souhaite s’engager dans une “montée aux extrêmes” avec la Russie. Le président américain – c’est tout à son honneur – semble goûter modérément les vues néo-conservatrices de ses précédesseurs, et se démarquer sur ce point même de son ancien Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton ! Mais, comme dans de nombreux dossiers internationaux, Barack Obama demeure largement dépendant de l’establishment politique et militaire, où le néo-conservatisme prospère encore. La crise ukrainienne a révélé en 2014 que cette idéologie mortifère était en pleine expansion à Washington. Selon Arnaud Dubien, « l’essentiel pour l’administration Obama est plutôt d’éviter que l’Ukraine ne devienne un fiasco trop visible avant la passation de pouvoir à Washington début 2017 ». Mais l’establishment américain voit certainement plus loin et sait que le projet initial des Etats-Unis a échoué en Ukraine. Le soutien financier, politique et même militaire à la révolution du Maïdan et au gouvernement qui en est issu n’a pas permis de faire tomber la plus symbolique des anciennes républiques soviétiques dans l’escarcelle de l’OTAN et de l’UE. Si l’intervention russe ne s’apparentait pas à une invasion de l’Ukraine – comme l’avait révélé avec honnêteté, à rebours des déclarations apocalyptiques de l’OTAN, le général commandant la Direction du Renseignement militaire (DRM) – la réponse russe a néanmoins été rapide, véhémente et efficace. Le plan américain pour faire s’approcher encore plus l’OTAN des frontières russes a échoué massivement. Dès lors, une grande partie de l’avenir de l’Ukraine dépendra du prochain président des Etats-Unis qui succédera au relativement mesuré et pacifique Obama. Si Bernie Sanders et Donald Trump sont des isolationnistes en rupture avec le néoconservatisme consensuel de l’establishment américain, Hillary Clinton et plus encore Ted Cruz sont de purs produits de celui-ci. Pendant ce temps de latence, Washington ne souhaite pas saborder les Accords de Minsk, pour ne pas attirer l’attention sur le fiasco ukrainien, mais ne souhaite pas non plus encourager Paris et Berlin dans la voie d’un rapprochement avec Moscou. N’oublions pas que le préambule des Accords de Minsk dit que « les dirigeants (du Format Normandie, ndlr) restent attachés à la perspective d'un espace humanitaire et économique commun de l'Atlantique au Pacifique fondé sur le plein respect du droit international et des principes de l'OSCE ». Du de Gaulle dans le texte ! Il ne faut pas oublier non plus que durant toute la crise ayant abouti à Minsk II, la France fut très dignement représentée à Moscou, non par le ministre Laurent Fabius, trop proche des vues de Washington, mais par Jean-Pierre Chevènement, dont la vision européenne demeure proprement gaullienne. Cette perspective d’un espace humanitaire et économique commun est un cauchemar pour Washington. Faute de véritable volonté des Etats européens, en premier lieu de la France, les Faucons savent que la probabilité d’un tel avènement est proche de zéro. Néanmoins, il est certain que Washington fera tout pour paralyser ces pâles relents gaullistes. Cette divergence entre Washington d’un côté, Paris et Berlin de l’autre, n’a pas échappé aux Russes. Mais Moscou sait où se trouve encore le centre du pouvoir occidental. Aussi, s’ils acceptent le Format Normandie et le principe selon lequel la crise ukrainienne sera réglée entre Européens, les Russes ne sont pas dupes et savent qu’en dernier ressort, la décision sera prise à Washington. C’est donc avec l’Amérique et dans le cadre d’un marchandage touchant les positionnements stratégiques respectifs américain et russe à l’échelle globale (Moyen-Orient compris donc) qu’il lui faut négocier le nouveau statut de l’Ukraine. Une fois encore, l’Europe paie très cher son aboulie stratégique et son inféodation naïve aux volontés et aux conceptions sécuritaires de Washington.

 

Quels scénarios pour l’Ukraine de demain ?

 

Deux scénarios semblent se détacher.

 

Le premier, optimiste, repose sur l’hypothèse d’un déblocage des Accords de Minsk. Paris et Berlin obtiendraient que Kiev organise cet été des élections dans le Donbass. La nouvelle majorité gouvernementale, sous l’impulsion du nouveau Premier ministre Volodimir Groisman obtiendrait à la Rada une majorité qualifiée pour voter une réforme constitutionnelle accordant au Donbass une large autonomie régionale, y compris en matière sécuritaire. Au terme de ce processus, le gouvernement central pourrait retrouver le contrôle des frontières ukrainiennes (modulo la Crimée évidemment). Quels éléments permettent de croire en un tel scénario ? La marge de manœuvre de Porochenko est faible. La pression franco-allemande, si elle s’exerçait de conserve avec Washington, pourrait peser lourd sur le régime de Kiev. Du côté de Moscou, certaines sanctions commerciales et financières pourraient être levées, prélude à une normalisation des échanges commerciaux. Vladimir Poutine a lancé quelques signaux compatibles avec ce scénario. Il semble prêt à remplacer les leaders séparatistes de Donetsk et Lougansk, Alexandre Zakhartchenko et Igor Plotniski, par respectivement l’oligarque Rinat Akhmetov (l’homme le plus riche d’Ukraine, propriétaire de l’industrie minière du Donbass, dont il assure une bonne partie de l’aide humanitaire depuis le début de la crise) et par Youri Boïko, le chef du Bloc d’opposition qui est de facto le nouveau nom du Parti des régions, l’ancien mouvement russophile de l’ex-président Ianoukovitch. Cet équilibre semble avoir reçu l’accord de principe de Petro Porochenko.

 

Néanmoins, ce scénario n’est pas le plus probable, pour les multiples raisons – certaines contingentes, d’autres plus stratégiques – évoquées plus haut. Dans le cas d’un enlisement de la crise ukrainienne, sans espoir d’un règlement du volet politique de Minsk, le cessez-le-feu, déjà précaire et soumis à des ruptures de plus en plus fréquentes, pourrait s’abîmer définitivement dans une reprise des combats. Une nouvelle escalade est peu probable avant les élections législatives de Russie en septembre 2016, mais qui peut dire ce qui se passera après ? Même le général Hiver n’est pas un rempart. A l’automne 2014, la plupart des analystes occidentaux considéraient que la neige et le froid allaient interrompre les combats jusqu’au printemps 2015. Les combats ont pourtant repris massivement dès décembre. Les forces “novorusses”, réorganisées directement par des officiers russes, ont infligé de lourdes défaites à l’Armée ukrainienne jusqu’au siège de Debaltsevo qui s’est achevé, le 18 février 2015, par la débandade des Ukrainiens. Quelques jours plus tôt pourtant, les Accords de Minsk avaient été signés dans la capitale biélorusse.

 

En tout état de cause, la mise en œuvre des Accords de Minsk est aujourd’hui bloquée. Une nouvelle perspective pourrait s’ouvrir pendant quelques mois, à condition que Berlin, Paris et Moscou trouvent un terrain d’entente pour calmer les forces en présence en Ukraine. Mais l’intuition russe est probablement la bonne : c’est avant tout à Washington qu’une nouvelle donne pourra être durablement établie entre les deux rives du Dniepr. En attendant, la perspective d’une nouvelle escalade du conflit n’est pas à exclure si rien n’a évolué d’ici la fin de l’été. Vae victis ! pourront alors crier les Européens à l’adresse des Russes, des Ukrainiens, mais d’abord à la leur propre. A leur propre maladresse.

 

 

 

Source : http://galacteros.over-blog.com/2016/03/ukraine-un-conflit-tres-provisoirement-gele.html

 

 


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