Notre Dame de Paris en feu !

1) LES FAITS :

Notre-Dame : les échafaudeurs livrent leur version des faits

(FILES) In this file photo taken on June 26, 2018 a worker stands on scaffolds as the restoration works start on an ancient and damaged part of the Notre Dame de Paris cathedral (cathedrale Notre-Dame de Paris) in Paris. - A huge fire swept through the roof of the famed Notre-Dame Cathedral in central Paris on April 15, 2019, sending flames and huge clouds of grey smoke billowing into the sky. The flames and smoke plumed from the spire and roof of the gothic cathedral, visited by millions of people a year. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)
Echafaudages à Notre-Dame de Paris, juin 2018. (LUDOVIC MARIN/AFP)

Selon Europe Echafaudage, l’alerte incendie a été déclenchée par les alarmes de la cathédrale et aucune soudure n’était en cours.

Par L'Obs

L’entreprise engagée dans le chantier autour de la flèche de Notre-Dame a déclaré à l’agence Reuters que l’alerte incendie avait été déclenchée non par son dispositif de sécurité mais par les alarmes de la cathédrale. Un élément qui pourrait réorienter l’enquête pour « destruction involontaire par incendie ».

L’échafaudage autour de la flèche érigée au XIXe siècle par Viollet-le-Duc était équipé de détecteurs de mouvement, non de détecteurs de fumée, a rectifié jeudi Marc Eskenazi, chargé par la compagnie d’assurances AXA de la communication de l’entreprise Europe Echafaudage, l’une des entreprises travaillant sur le chantier.

L’entreprise engagée dans le chantier autour de la flèche de Notre-Dame a déclaré à l’agence Reuters que l’alerte incendie avait été déclenchée non par son dispositif de sécurité mais par les alarmes de la cathédrale. Un élément qui pourrait réorienter l’enquête pour « destruction involontaire par incendie ».

L’échafaudage autour de la flèche érigée au XIXe siècle par Viollet-le-Duc était équipé de détecteurs de mouvement, non de détecteurs de fumée, a rectifié jeudi Marc Eskenazi, chargé par la compagnie d’assurances AXA de la communication de l’entreprise Europe Echafaudage, l’une des entreprises travaillant sur le chantier.

Une première alerte incendie a été donnée à 18 h 20 lundi 15 avril, mais n’a pas permis de détecter un départ de feu, a expliqué le procureur de Paris. Puis il y en a eu une seconde à 18 h 43, lors de laquelle un feu a été constaté au niveau de la charpente. La cathédrale avait entre-temps été évacuée.

Premières flammes au pied de la flèche

Les premières flammes ont été aperçues au pied de la flèche ajoutée à cet édifice gothique du Moyen-Âge, ce qui ne signifie pas que l’incendie ait débuté à cet endroit.

La seule équipe qui travaillait lundi sur la cathédrale était celle d’Europe Echafaudage, filiale du groupe Le Bras Frères qui a remporté les trois marchés du chantier de restauration des parties hautes de la flèche. Selon le procureur Rémy Heitz, cinq entreprises au total participent au chantier.

Le montage de l’échafaudage, amorcé en décembre 2017, était sur le point de s’achever. Il était électrifié, pour alimenter deux ascenseurs et un éclairage, a précisé mercredi Marc Eskenazi.

« La procédure prévoit qu’en fin de chantier, en fin de journée, on coupe l’électricité générale du chantier, donc on coupe les ascenseurs et l’éclairage de l’échafaudage, et on remet la clé à la conciergerie de la sacristie. Lundi soir en partant, c’est exactement ce que les ouvriers ont fait. La procédure a été respectée, elle a été bien sûr dûment enregistrée dans les registres, le cahier à cet effet, à la sacristie. »

Pas de soudures en cours

De source policière, on estime que « si c’est un accident, c’est à 90 % un départ électrique, car c’est la seule source d’énergie dans le bâtiment ». On confirme de même source qu’il n’y avait pas de soudure en cours.

Aucun outil de soudage, aucun chalumeau, aucun « point chaud »n’était présent sur le chantier, assure Marc Eskenazi. La descente des ouvriers a commencé à 17 h 20 et à 17 h 50, ils étaient tous partis, a-t-il précisé. Soit trente minutes avant la première alerte.

Du point de vue de la sécurité, l’échafaudage extérieur ne comportait pas d’extincteur automatique à eau (« sprinkler ») mais il était doté de détecteurs de mouvement. Marc Eskenazi a indiqué :

« Aucune alarme de Europe Echafaudage ne s’est déclenchéeLes alarmes qui se sont déclenchées, ce sont des alarmes de la cathédrale, ce ne sont pas les nôtres. »

Des photos prises toutes les dix minutes

Par ailleurs, une caméra pointée sur la flèche avait été installée pour suivre l’avancée du chantier, a-t-il révélé, ajoutant que l’enregistrement « timelapse » [avec un effet d’accéléré, NDLR], potentiellement précieux, a été remis aux enquêteurs.

« Des photos ont été prises toutes les dix minutes à partir de lundi 14 heures et l’appareil photo a été confié à la brigade criminelle par monsieur Le Bras », a-t-il dit, faisant état d’un véritable « reportage photo ».

« Ils peuvent bien voir d’où vient la première fumée par exemple, d’où elle sort, je pense que le film a un certain intérêt pour l’enquête. »

De source policière, on confirme que les auditions des différents protagonistes – ouvriers, gardes de sécurité – se recoupent : le feu a d’abord été aperçu au pied de la flèche. Cela ne veut pas dire nécessairement que c’est là que le feu a commencé, souligne-t-on.

Pour une source proche du chantier, il n’y a à ce stade qu’une certitude, « le départ de l’incendie est côté Sud ».

Les enquêteurs n’ont pour le moment pas pu entrer dans l’édifice en raison des travaux de sécurisation en cours.

 

Source : https://www.nouvelobs.com/societe/20190418.OBS11772/notre-dame-les-echafaudeurs-livrent-leur-version-des-faits.html#xtor=EPR-2-[ObsActu17h]-20190418 


Les terribles doutes de Benjamin Mouton L’ancien architecte en chef de Notre Dame de Paris  remet en question les certitudes…


Incendie de Notre-Dame : le feu serait parti de la base de la flèche.


Incendie de Notre-Dame : début d'une enquête qui s'annonce complexe

- Avec AFP

Incendie de Notre-Dame : début d'une enquête qui s'annonce complexe© Christophe Petit Tesson/Pool Source: Reuters
L'intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 16 avril, après l'incendie.

Les 50 enquêteurs mobilisés ne peuvent pas pénétrer dans la cathédrale calcinée, pour des raisons de sécurité. Ils concentrent pour l'heure leurs efforts sur les auditions des ouvriers qui travaillaient sur le chantier.

Après le choc provoqué par l'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame, la question de savoir ce qui est à l'origine du sinistre demeure. C'est à l'enquête ouverte pour «destruction involontaire par incendie» de le déterminer.

Si tous les scénarios restent envisageables à ce stade, le procureur de la République de Paris Rémy Heitz a tenu à faire savoir, dès le 16 avril, que la piste accidentelle était «privilégiée», assurant que «rien [n'allait] dans le sens d'un acte volontaire».

Pourtant, l'enquête avance doucement. Et pour cause, aucune constatation sur place n'a pu avoir lieu en raison des restrictions d'accès à la cathédrale décidées pour des raisons de sécurité, selon des sources proches du dossier citées par l'AFP.

Selon l'une de ces sources, une première alerte informatique a surgi vers 18h20 grâce à un détecteur de fumée. Ce qui a entraîné l'évacuation de l'édifice où quelques fidèles assistaient à la messe tandis que les derniers visiteurs arpentaient la cathédrale. Une personne de la sécurité s'est alors rendue dans les combles, mais n'a rien constaté à l'endroit indiqué par son collègue chargé du contrôle. Environ un quart d'heure plus tard, l'employé a finalement découvert les flammes après s'être rendu à un autre endroit.

Saisie par le parquet de Paris, la Direction de la police judiciaire de Paris (DCPJ) a mobilisé cinquante enquêteurs et confié à la brigade criminelle le soin de mener de délicates investigations. Pour l'heure, cette dernière a entendu une trentaine de personnes. Il s'agit notamment des ouvriers des quatre entreprises impliquées dans la restauration de l'édifice, et présents sur le chantier le 15 avril avant que l'incendie ne démarre en début de soirée. La police a aussi entendu le personnel de sécurité de Notre-Dame intervenus ce soir-là.

 

«Pas de point chaud sur l’échafaudage» et «aucun travail de soudure»

L'une d'elle, l'entreprise Le Bras Frères, qui montait l'échafaudage autour de la flèche de la cathédrale, a «exclu de fait toute responsabilité», assurant avoir respecté les procédures, selon un porte-parole de l'entreprise cité par l'AFP le 17 avril.

Selon lui, les douze salariés présents sur le site le 15 avril, jour de l'incendie, ont été entendus par la police judiciaire à Paris et «collaborent parfaitement» avec les enquêteurs. «Ils ont confirmé qu’il n’y avait pas de point chaud sur l’échafaudage» et qu'ils n'avaient effectué «aucun travail de soudure».

«Quand on quitte un chantier on doit couper toute l’électricité, le disjoncteur du chantier, fermer la porte à clef et remettre les clefs à la sacristie de la cathédrale, ce qui a été fait et dûment noté dans les cahiers», a encore assuré ce porte-parole.

«Le dernier a quitté les lieux à 17h50 [soit une heure avant le déclenchement de l'incendie] et le premier à 17H20», descendant «par les deux ascenseurs qui desservaient l’échafaudage», a-t-il détaillé. L'échafaudage, a-t-il précisé, était en cours de construction, devant être livré «à la mi-juillet», et aucun travail sur la charpente n’avait encore commencé.

 

Source : https://francais.rt.com/france/61136-incendie-dame-enquete-annonce-complexe


Enquête :

Je remercie mon camarade Maurice B. pour avoir enrichi cet article de commentaires et de questions pertinentes.

JMR

ND de Paris : un nouveau mystère tenace ?

 

Bonjour,

 

    On ne peut que saluer le professionnalisme des sapeurs-pompiers de la BSPP dont la préparation physique, mentale et technique est, à juste titre, soulignée dans l'article du 23 avril du quotidien Les Échos, intitulé "Comment les pompiers ont gagné la guerre du feu" et que j'ai déjà commenté, à chaud.

    Toutefois, la relecture attentive de cet article, suscite toujours de nombreuses interrogations, non imputables à un quelconque complotisme comme certains l'insinuent pourtant, autour du déclenchement fortuit (voire spontané ?...) et du développement fulgurant de cet incendie, aussi gigantesque qu'imprévisible.

 

    Quelques-unes de ces questions persistantes sont insérées en rouge dans le texte-même de l'article, reproduit en pièce jointe.

 

    À mon sens une fois encore, il ne faut pas confondre défaire, neutraliser, vaincre, détruire un ennemi avec contenir, limiter, réduire, faire cesser et réparer les dégâts, les offenses, les atteintes aux personnes et aux biens, les crimes commis par lui lors de ses actes hostiles. Ne pas inverser les causes et les conséquences !

 

    À travers cet article comme bien d'autres, par delà le "secret" de la «victoire», et faute de réponses solidement argumentées, les lecteurs par trop crédules (sans être, d'ailleurs, nécessairement croyants) sont conduits à croire en l'existence d'un nouveau "mystère" qui entourerait Notre-Dame, dicté par le pouvoir en place et relayé par les médias dominants pour que les sujets s'accommodent d'une agression perçue comme une fatalité...

 

    Dans ces conditions, si "Les voies du Seigneur sont impénétrables", elles le seraient davantage encore depuis le 15 avril 2019, date de l'embrasement, au sens propre, de la cathédrale de Paris !!!

Cordialement.

 

MB 

Notre-Dame : le secret de la victoire des pompiers contre le feu

 

Pour venir à bout de l'incendie de Notre-Dame de Paris, dans la nuit du 15 avril 2019, il a fallu bien

plus que le courage et la ténacité des pompiers. Leur victoire contre le feu qui menaçait de détruire la cathédrale est le fruit d'une organisation millimétrée, d'une formation d'élite et d'une chaîne de commandement où la responsabilité et la confiance sont des maîtres mots.

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Credit : Thierry MALLET/SIPA/1904161901 MALLET THIERRY/SIPA

Par Elsa Freyssenet

Publié le 23/04 à 17h35 Mis à jour le 23/04 à 22h34

« Qui est cet homme ? » La question a trituré les méninges des complotistes sur les réseaux sociaux.

Cet homme était une silhouette sombre vêtue, pensaient-ils, d'une chasuble claire et filmée sur une coursive de Notre-Dame, la nuit de l'incendie . Un djihadiste ? Un « gilet jaune » ? La rumeur

courait et les pompiers de Paris ont dû lui faire un sort : cet homme était l'un des leurs. Et pas

n'importe lequel : il s'agissait du général Jean-Marie Gontier, qui commandait les opérations de

secours.

Le deuxième plus haut gradé présent sur site cette nuit-là effectuait alors son « tour du feu ». C'est-à-dire qu'il allait, à proximité des flammes, vérifier l'état de l'incendie, l'efficacité de ses décisions et le risque pris par ses hommes. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître - il y a bien des professions où les grands chefs ne vont pas sur le terrain - ce « tour du feu » est une routine. Une règle à laquelle s'astreint, à chaque incendie, la personne qui commande les opérations de secours. « C'est dans notre culture, il faut se rendre compte par soi-même et c'est important pour les hommes de voir le chef », explique Gabriel Plus, le porte-parole de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Le général Gontier est monté au front « au moins cinq ou six fois dans la soirée ». Une semaine après l'incendie géant à Notre-Dame , il y a encore des choses à apprendre et à comprendre de la bataille victorieuse menée par les soldats du feu dans la nuit du 15 au 16 avril.

 

Ne faites pas de nous des héros.

 

Le pays entier les a acclamés, tout ce que la France compte d'autorités leur a rendu hommage et

même leurs homologues de New York ont salué leur « bravoure ». Ils le méritent. La clairvoyance

des gradés et la ténacité de leurs troupes, le miracle de la volonté... Tout cela est vrai mais ne suffit pas à leur rendre justice. Les pompiers eux-mêmes se méfient du « sentiment de toute-puissance » qui peut altérer leur jugement. « Ne faites pas de nous des héros », a-t-on entendu au cours de cette enquête.

 

Pour venir à bout de l'incendie de Notre-Dame, il a fallu d'abord une organisation millimétrée, des

gestes si souvent répétés qu'ils sont devenus des réflexes, une capacité à anticiper, une chaîne de

commandement fluide et la confiance absolue des pompiers en leurs chefs qui les fait accepter de mettre leur vie en danger. Tout cela se prépare et s'entretient. La victoire de Notre-Dame n'est pas seulement le fruit d'un combat hors norme, c'est un aboutissement. Celui d'une formation et d'une expérience, un métier dans ce qu'il a de plus noble.

 

 Dix minutes de sidération

Un métier où même les « dix minutes de sidération » qui frappent les premiers pompiers arrivés sur les lieux (À quelle heure ?...) ont été anticipées et théorisées. « Au départ (Combien de temps après le déclenchement du feu proprement dit, survenu à quelle heure ?...), on est (À juste titre) un peu incrédules car on ne peut pas imaginer que la cathédrale puisse brûler, a raconté, lors d'une

conférence de presse, l'adjudant-chef Jérôme Demay, patron de la caserne la plus proche (à quelle distance ?...) de la cathédrale. Et après on revient dans un système professionnel (= Mise en œuvre de moyens humains et techniques, auxquels la BSPP doit être rompue). » Il s'assure alors que le bâtiment a été évacué, il positionne les premières lances à incendie et envoie des troupes - hommes et femmes - en haut des tours pour arroser la toiture en feu, puis il demande des renforts.

 

« La phase de sidération sert à constater que la situation est anormale (Cette anormalité mériterait d’être explicitée ... C’est bien là, le questionnement resté mystérieusement sans réponse !), qu'il faut mobiliser toute la cavalerie et que cela va durer longtemps (Forcément, après le constat tardif d’un brasier gigantesque.). C'est aussi la phase des actes réflexes », explique Gabriel Plus. Le porte-parole de la BSPP va nous aider à décrypter les décisions prises, les choix techniques et humains faits cette nuit-là.

 

La machine est lancée autour de 19 heures, lorsque la demande de renforts (De quels primo-

intervenants, intervenus à quelle heure ?...) arrive au QG des sapeurs-pompiers de Paris, porte de

Champerret. L'heure est grave car la charpente de la cathédrale, en flammes (Depuis combien de

temps et sous quel effet ?), est vieille de huit cents ans et construite d'un seul tenant, sans séparation coupe-feu pour contenir la propagation. Et la fin du message laisse augurer du pire : « Poursuivons reconnaissance. » C'est un code pour dire que la situation est (déjà !!!) à ce moment-là hors de contrôle.

REUTERS/Gonzalo Fuentes - RC1F535EA560

REUTERS/Gonzalo Fuentes - RC1F535EA560 REUTERS

 

Comme les bouches à incendie ne sont pas si nombreuses sur l'île de la Cité, décision est prise au QG de faire venir deux bateaux-pompes qui puiseront l'eau de la Seine. Les rues sont étroites autour de Notre-Dame et seuls 18 bras élévateurs pourront être positionnés : ils viennent des casernes parisiennes mais aussi de la grande couronne (dont une vingtaine de pompiers se joindront aux forces de la BSPP). La jonction est faite avec la police pour acheminer le matériel au plus vite, puis organiser un périmètre de sécurité autour de l'église. Les employés du gaz et de l'électricité sont mobilisés (pour veiller à la résistance des réseaux).

 

Plan d'évacuation de l'Hôtel-Dieu

 

Une formidable opération multidimensionnelle, à laquelle se joignent la Croix-Rouge et la

protection civile. Cela n'a pas été dit jusqu'à présent mais la BSPP avait préparé, s'il y avait eu

propagation du sinistre aux bâtiments alentour, un plan d'évacuation partielle de l'Hôtel-Dieu

concernant les 50 lits situés dans l'aile la plus exposée. « La première demi-heure (Entre quels

moments ?...) est cruciale car il faut demander tout de suite tout ce dont on peut avoir besoin »,

souligne Gabriel Plus.

 

Les sapeurs-pompiers de Paris ne sont pas des militaires pour rien. La première brigade a été créée par Napoléon en 1811 à partir d'une troupe de fantassins. Depuis, ils envisagent un incendie comme un champ de bataille où il faut anticiper les mouvements de l'ennemi, le feu, (Feu qui n’est que l’effet produit par un ennemi incendiaire – acteurs et éventuels commanditaires-, à ce jour toujours inconnus) dont ils parlent comme d'un corps vivant.

 

Tradition militaire

A Notre-Dame, le poste de commandement est d'apparence sommaire : une tente adossée à un

camion équipé de liaisons radio. Mais il est organisé comme un état-major de campagne : on y voit un plan de Notre-Dame divisé en quatre secteurs, des colonels expérimentés sont en lien avec chaque responsable de secteur et notent l'évolution de la situation et des besoins en temps réel, un capitaine synthétise les informations et les communique au commandant des opérations de secours.

 

S'y ajoutent un expert du bâtiment, le lieutenant-colonel José Vaz de Matos (pompier détaché au

ministère de la Culture), un « dessinateur opérationnel » (un pompier qui parcourt le site et ramène des croquis des points névralgiques) et le porte-parole, Gabriel Plus. Tous doivent aider le

commandant des opérations à visualiser au mieux le champ de bataille (Un champ bataille dont le fauteur de guerre, non identifié, s’est mystérieusement fondu dans la nature !...), à enrichir (voire à les suppléer, en cas de panne) les images fournies par le drone de la police qui survole la cathédrale.

Notre Dame de Paris, CSTC POIS

Notre Dame de Paris, CSTC POIS

B. Moser/BSPP

 

Tandem de commandement

 

Cette douzaine de personnes est placée, cette nuit-là, sous la direction d'un tandem : le général Jean-Claude Gallet, commandant de la BSPP, et son adjoint, le général Jean-Marie Gontier. Compte tenu de l'enjeu, les deux hommes se sont partagé le travail : Jean-Marie Gontier dirige les opérations, indique les endroits à attaquer en priorité et analyse les mouvements du feu. Il établit un plan pour les contrer qu'il propose à Jean-Claude Gallet, seul responsable et décisionnaire en dernier ressort. Ce dernier fait aussi le lien avec les autorités, préfet de police, maire de Paris, Premier ministre et président de la République.

 

Les deux hommes se connaissent depuis longtemps. Ils se disent les choses clairement et se

comprennent d'une phrase, ils sont en confiance. Mais durant la première heure (de leur intervention proprement dite, bien tardive. Combien d’heures après l’embrasement de la voûte de Notre-Dame ?... Il s’agit d’une intervention effectuée alors que les dégâts, causés par l’insaisissable ennemi incendiaire, sont déjà considérables et menacent gravement le sauvetage de la cathédrale),ils sont en proie au doute, graves et économes de leurs mots, les traits marqués par l'amertume : les lances crachent de l'eau à plein régime mais le feu ne cesse de s'intensifier, poussé vers les tours par un fort vent d'est. « Il faut sauver Notre-Dame », (Il ne s’agit, à ce stade, plus que de limiter physiquement la propagation du feu aux matériaux combustibles et les effets de la chaleur, notamment sur les parties métalliques [fusion du plomb, dilatation de l’acier et autres métaux] au reste de l’édifice pour en préserver au maximum la structure.) répète Jean-Marie Gontier, comme pour se convaincre que c'est possible.

 

Les attentats du 13 novembre en mémoire

Le moment est suffisamment traumatisant pour que plusieurs gradés fassent la comparaison avec les attentats du 13 novembre 2015 (même s'il n'y a finalement pas eu de victimes à Notre-Dame). Les pompiers en première ligne ne cessent de reculer. Ils sont environ 150 à attaquer les flammes à l'intérieur de la nef et depuis les tours.

« On a entendu un gros bruit, on ne voyait pas ce qui se passait à l'extérieur et apparemment c'était la flèche qui était tombée », a raconté à Brut la caporale-chef Myriam Chudzinski, présente dans les tours à ce moment-là (Quelle heure était-il, alors). La flèche, haute de 93 mètres, constituée de 500 tonnes de bois et 250 tonnes de plomb, vient effectivement de s'abattre, perçant la toiture dans sa chute. Tous ceux qui combattent le feu à l'intérieur de l'édifice ont ordre de sortir et tous le font, sauf les dix pompiers partis en éclaireurs à la recherche des reliques. Ils sont dans la salle du trésor.

Le temps se suspend quelques minutes... jusqu'à ce qu'ils réapparaissent, sains et saufs.

En tombant, la flèche a déplacé le feu de la toiture à l'intérieur de la nef. Du métal en fusion tombe

du toit. Le robot Colossus prend le relais pour asperger l'intérieur de la cathédrale, tandis qu'une

centaine d'hommes vont chercher les œuvres d'art.

 

Deux exercices à Notre-Dame en 2018

Beaucoup a été écrit sur ce sauvetage. Et l'histoire est belle de ces pompiers qui extraient la

couronne d'épines du coffre et récupèrent la tunique de Saint-Louis, de cette incroyable chaîne

humaine composée de soldats du feu, de religieux, de fonctionnaires de la Ville de Paris et du

ministère de la Culture qui, toute la nuit, transportent les trésors vers une salle de l'Hôtel de Ville,

de l'aumônier catholique des pompiers enfin qui tient à emmener les hosties hors du brasier. Et

pourtant, là n'est pas l'action la plus mise en valeur par les pompiers eux-mêmes : il y avait du

danger, certes, mais les pompiers des casernes alentour avaient exécuté deux exercices dans la

cathédrale en 2018, ils connaissaient les passages.

 

La décision la plus grave a consisté à tout faire pour arrêter l'incendie au niveau des tours. A ce

moment-là (Quelle heure était-il, alors ?), le feu se propage dans tous les sens, nourri par les

courants d'air, les gaz chauds et les fumées inflammables. Quand la charpente du beffroi nord

commence à être touchée, vers 21 heures, la voix de José Vaz de Matos résonne sous la tente de

l'état-major : « Si les 8 cloches tombent, elles emporteront toute la voûte et la cathédrale

s'effondrera comme un château de cartes ! » Jean-Claude Gallet et Jean-Marie Gontier pensent à la même chose : il faut renoncer à sauver la toiture pour positionner un maximum d'engins au niveau des tours et tenter de les sauver. Il s'agit de « faire la part du feu ». Gontier : « Le risque, c'est que le feu gagne en intensité, il faut l'arrêter rapidement. » Gallet : « Oui, on l'arrête au niveau des tours et on engage des gens. »

 

Peu de possibilités de repli

Sur le papier, c'est logique ; dans la vraie vie, cela suppose de mettre des hommes en danger. Car

les bras élévateurs situés à l'extérieur de la cathédrale ne suffiront pas à créer un rideau d'eau

suffisamment important. Il faut envoyer à nouveau des pompiers en haut des tours, pour renforcer le rideau d'eau et pour éteindre le feu dans le beffroi nord. Un « commando de choc » d'une vingtaine de personnes devra gravir en courant, sur 60 mètres de hauteur, des escaliers en colimaçon larges d'à peine 60 centimètres avec plus de 20 kilos d'équipement sur le dos. Et ce, sans possibilité de repli facile.

 

J'ai déjà perdu deux hommes sur opération au début de l'année et notre devise c'est « Sauver ou

périr ».

 

La brigade parisienne a déjà perdu deux des siens, en janvier dernier, dans l'explosion de gaz de la

rue de Trévise. Vers 21 h 30, Jean-Claude Gallet présente ainsi sa décision à Emmanuel Macron

qu'il a rejoint dans les bureaux de la préfecture de police, toute proche : « J'ai déjà perdu deux

hommes sur opération au début de l'année, et notre devise c'est 'Sauver ou périr'. Je vais en

réengager à l'intérieur, cela présente un risque pour eux mais il faut que je le fasse. » Selon un

témoin de la scène, quelques questions sont posées - « Le risque est-il mesuré ? » - puis le président de la République acquiesce (Il eut été difficile de ne pas acquiescer, à moins de s’avouer vaincu par l’auteur de la mise à feu et de renoncer, à ce moment-là, à sauver ce qui pouvait encore l’être, au risque de voir Notre-Dame de Paris s’effondrer totalement comme les tours jumelles du WTC le 11 septembre 2001). D'autant que Jean-Claude Gallet a précisé : « Cela se joue dans la demi-heure. »

 

Son adjoint, Jean-Marie Gontier, a déjà réuni les chefs de secteur. Il leur a fait mesurer l'enjeu -

sauver la cathédrale - et le risque : ceux qui iront dans la tour nord marcheront sur un plancher

instable posé sur une charpente en flammes et ils n'auront pas le temps de s'amarrer pour amortir une chute éventuelle. Puis il a demandé : « On y va ou pas ? » Question purement rhétorique ? Oui et non. « Je n'ai jamais vu un pompier dire non mais il est important que les chefs de secteur adhèrent à la décision du commandant », explique Gabriel Plus. Afin qu'eux-mêmes évaluent sans cesse le risque pris par leurs subordonnés.

 

Et puis, « si le risque n'est pas consenti, il y a perte de confiance dans la hiérarchie, la peur

s'installe et fait faire des erreurs techniques graves », poursuit Gabriel Plus. A Notre-Dame, le

consentement est facilité par le parcours du tandem décisionnaire : « Le risque que le général

demande, il l'a pris quand c'était son tour de le prendre, donc il sait de quoi il parle. » Le mérite de

la promotion par le rang.

 

Au-delà de l'excellente condition physique des soldats du feu, les entraînements quotidiens dans les casernes servent à créer des réflexes de travail en commun, des gestes partagés qui accélèrent l'attaque. « Comme pour une équipe de foot », note un gradé. Tous les pompiers fonctionnent en binôme : le plus jeune, qui dirige la lance au plus près du feu et peut être aveuglé par la fumée, est guidé par un aîné qui règle le débit de la pompe. Et ce dernier reçoit les consignes de son chef de secteur qui a une vue d'ensemble. Une organisation certes pyramidale, mais où chaque niveau hiérarchique est juge de la meilleure manière d'accomplir sa mission.

 

Le commando rendu en haut des tours, tout s'enchaîne très vite. Au bout d'un quart d'heure, les

flammes faiblissent. Jean-Marie Gontier repart faire son « tour du feu » et revient à 22 heures : « Elle est sauvée. » Elle, c'est Notre-Dame.

 

La relève toutes les quarante minutes

Le travail n'est pas terminé pour autant : il faut éteindre le feu de la toiture. De l'extérieur, des

pompiers perchés sur des nacelles arrosent le toit. Ils sont à un mètre des murs, exposés à une

chaleur de « 100 à 200 degrés ». Il faut les relever toutes les quarante minutes, le temps de vie de

leur bouteille d'air (ce qui explique la mobilisation de 600 pompiers cette nuit-là).

 

L'usage de la lance est très technique. Un jet à haut débit a un effet mécanique d'écrasement du feu mais peut faire des dommages. Ordre est donc donné de passer au-dessus des rosaces pour les préserver. Ceux qui sont postés plus loin du centre du brasier utilisent, eux, un jet diffus destiné à inonder les parties de l'édifice encore intactes afin qu'elles résistent au feu. Mais là encore, l'eau peut faire des dégâts. Alors, une fois l'incendie circonscrit, l'arrosage est modéré afin de protéger les tableaux pas encore décrochés.

Notre Dame de Paris, CSTC POIS

Notre Dame de Paris, CSTC POIS B. Moser/BSPP

 

Technique de précision et facteur chance

Technique de précision, maîtrise d'un savoir-faire... Au milieu de tout cela, il a fallu aussi compter

sur le facteur chance : l'échafaudage qui entourait la flèche et les deux ogives croisées qui tenaient la voûte entre la flèche et les tours ont résisté. S'ils avaient flanché, tout s'écroulait.

 

Alors que le feu est maîtrisé mais pas éteint, les officiels, dont Emmanuel Macron, demandent à

entrer dans la cathédrale. Tous se tournent vers l'expert du ministère de la Culture, José Vaz de

Matos, qui ne s'y oppose pas : il n'y a plus de risque d'effondrement.

 

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a loué « l'intelligence des situations et le courage »

du général Jean-Claude Gallet. Sait-il que pour acquérir cette « intelligence des situations »,

l'équipe de commandement de la BSPP s'entraîne chaque samedi matin à la prise de décision au

cours d'un jeu de rôle sur un scénario de risque majeur ? Le samedi 20 avril, la simulation a

exceptionnellement été annulée.

 

Elsa Freyssenet

 

 

 Source : https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/notre-dame-comment-les-pompiers-ont-gagne-la-guerre-du-feu-1013461


Notre Dame, un incendie providentiel ou un scandale d'Etat ?

...par le Col. Yves Logette - le 16/05/2019.

L’incendie de la toiture de Notre-Dame survient fort à propos.

 

Tiens, tiens !

 

Et si le gigantesque brasier cachait un énorme scandale d’Etat ?

 

L’incendie de la toiture de la cathédrale Notre Dame, le 15 avril 2019, a surpris et choqué le monde entier par sa brutalité, son ampleur et, surtout, par la rapidité de sa propagation au sein d’un ensemble de poutres dures comme de la pierre. Dès le lendemain, dans un premier billet, j’émettais des doutes sur le caractère « accidentel » immédiatement asséné par le pouvoir et relayé servilement par des médias complaisants.

 

J’envisageais alors, soit un acte anti-chrétien survenant après l’incendie volontaire de l’église Saint-Sulpice dans le VIème arrondissement le 17 mars, donc un mois avant (notons que 10 églises ou cathédrales ont brûlé en France (1) depuis juin 2018 et qu’il y a eu 878 profanations en 2017 puis 1063 en 2018, environ 3 par jour), soit un acte terroriste d’un groupe, affilié à Daesch ou Al-Qaïda par exemple, voulant venger la perte de leur territoire en Syrie et Irak.

Puis, à la lecture de l’abondante « littérature » sur l’évènement, une troisième cause, donc un nouveau responsable, me semble émerger derrière l’écran de fumée « officielle » de l’accident et de la responsabilité, vite trouvée, de la société de montage Le Bras. Cette nouvelle cause, si elle vraie, mettra en lumière un immense scandale d’Etat.

 

Je m’explique :

L’insistance des autorités, leur précipitation même, à ne retenir que l’unique piste « privilégiée », celle de « l’accident », le fut avant même que les flammes gigantesques ne soient éteintes et avant même que de quelconques experts puissent s’engouffrer dans la cathédrale, dans les pas des pompiers encore à l’œuvre. Curieux, cette précipitation à étouffer d’autres causes potentielles ! Suspect même. Comme il est curieux d’ailleurs que la Police scientifique ne commence son travail que 10 jours après l’incendie (2).

Aussitôt, sans réelle possibilité d’investigation ni discernement aucun, la servilité des MSM (médias main stream) se range docilement derrière la voix officielle. Regardez avec quelle virulence et agressivité, Jean-Marc Morandini affronte un élu de Neuilly qui a osé dire (3) que

« nous n’en savons rien si c’est accidentel ».

 

Le feu est parti d’un lieu distant des échafaudages, donc loin du lieu des travaux incriminés. Lesquels « travaux » n’avaient pas encore commencé car on en était seulement à la phase montage de l’échafaudage métallique (qui ne nécessite aucun chalumeau). Pourtant, toute l’imagination journalistique s’est concentrée, non pas sur la possibilité d’un acte volontaire, mais sur une faute des ouvriers ou de l’entreprise, comme si la cause était entendue (mégots, feu qui couve sournoisement et depuis longtemps, fils électriques dénudés, courts circuits, ouvriers soudeurs négligents, ascenseur en activité créant un arc électrique, alarmes incendie défectueuses, etc4 ...). Je tiens le pari que l’entreprise de montage et de réparation sera rendue seule responsable et paiera. Point barre.

 

Pourtant, l’échafaudage autour de la flèche de Violet le Duc a résisté au brasier, lui, preuve qu’il était bien monté.

Les poutres de « la forêt » de ND, vieilles de plus de 800 ans, ne peuvent pas brûler aussi facilement.

Voyez cette vidéo (5) à titre de démonstration. Des experts des monuments historiques et des architectes (notamment l’architecte en chef des monuments historiques –ACMH- le disent et ne comprennent pas cet embrasement soudain et monstrueux. Voir cet extrait ici (6).

Les pompiers eux-mêmes ont expliqué qu’en arrivant sur place, ils étaient dans une phase de

sidération tant cet incendie s’est développé étrangement vite. Ensuite, ils ne comprennent pas

pourquoi l’eau qu’ils déversaient augmentait au contraire l’embrasement du foyer.

Les poutres ne peuvent pas brûler aussi facilement sans un additif ou accélérateur  pyrotechnique.

L’étrange fumée jaune dégagée par le sinistre est le signe incontestable de la présence d’un oxyde

métallique que les pompiers appellent « accélérateur d’incendie ».

On peut donc penser que les poutres étaient enduites d’un produit de type « thermite 7 » qui est un composé d’oxyde de fer et d’oxyde d’aluminium (utilisé pour souder les rails de chemins de fer, par exemple), ce qui provoque, en brûlant, la couleur jaune orangée (que montrent toutes les vidéos) des énormes volutes de fumée, sans doute entretenue par le plomb fondu (8).

D’où venait ce produit ?

En Février dernier, la charpente aurait été traitée (voir le reportage sur A2) contre les insectes avec un gel. Elle ne l’avait jamais été depuis plus de 800 ans. L’entreprise qui a « désinsectisé » a dû faire preuve de talent car pulvériser du gel à 15 m de haut n’est pas à la portée de tout le monde. Suite à ce traitement, le bois change de couleur et devient un peu couleur acajou. Le 15 avril la charpente prend feu et, assez significativement, le feu augmente au moment où les pompiers interviennent comme si l’eau activait les flammes. La charpente est en chêne, or le chêne sec ne fait pas de flamme, il rougeoie.

L’entreprise, qui a désinsectisé aurait été bernée en répandant non pas un produit désinsectiseur mais un produit pyrotechnique qu’on lui a obligatoirement fourni car elle n’est pas en mesure de le produire sur le plan chimique.

Le produit de type « thermite », composé d’oxyde de fer et d’oxyde d’aluminium, donne cette couleur acajou obtenue après la pulvérisation et donne cette couleur jaune-orangée des flammes de l’incendie.

Depuis Février, le produit sans doute associé à une colle a séché et s’est solidifié sur les poutres comme une pâte devenue très fine, une sorte de vernis....

 

 

 

Le 15 avril (on pourrait aussi discuter le « choix » de la date), il ne suffisait plus que de mettre à feu un vrai « pot thermique » (au magnésium par exemple), générant une chaleur intense de 2200 degrés pour allumer ainsi toute la charpente pré-imbibée (et non pas désinsectisée).

Qui aurait allumé ce brasier ? Des vidéos ont montré une personne sur le toit, une heure et demie

avant le drame, activant un dispositif provoquant des éclairs ou des flammes orangées-jaunes.

Étrange également que l’on ait restreint l’accès aux tours, ce soir-là, une heure plus tôt que d’habitude (18 h 30) et fait sortir tout le monde de la cathédrale sans bousculade, juste à temps (9). C’est par les tours que l’on accède à la charpente.

 

C’est là qu’il faut évoquer le grand projet de rénovation de toute l’île de la Cité que les élites

parisiennes poussent depuis le début des années 2000. Car Notre Dame serait incluse dans un grand plan (10) de réaménagement des bâtiments majeurs de cet îlot central, au cœur de Paris (Palais de justice, Préfecture de Paris, Hôtel-Dieu) gérés par l’Etat, ça tombe bien. François Hollande lance une mission d’étude sur le sujet en décembre 2015 (11)

.

 

On pourrait envisager, par exemple, une grande plateforme de déambulation, en lieu et place de la

toiture de la cathédrale, sorte de parterre planté d’arbres et transparent pour visualiser la nef d’en

haut. Tous les bâtiments de l’île seraient reliés par des passerelles en verre et métal pour maintenir les millions de visiteurs sur un ensemble architectural jusqu’alors méconnu car enclavé.

Écoutons Philippe Bélaval, Président du Centre des Monuments nationaux et Dominique Perrault,

architecte et membre de l’Institut qui ont remis un rapport en ... décembre 2016 ... à François

Hollande, intitulé « Mission île de la Cité. Le cœur du cœur » :

« L’occasion s’offre aujourd’hui d’ouvrir une nouvelle époque dans l’histoire de l’île de la Cité. Alors

que les grandes administrations de l’île préparent leur avenir, que le centre de Paris connait une

série d’évolutions majeures, depuis la Samaritaine jusqu’à la conquête des berges de Seine et que la perspective de la tenue des Jeux Olympiques de 2024 et de l’Exposition universelle de

2025 invite le monde à redécouvrir la ville des Lumières, l’île de la Cité apparaît comme le territoire le plus propice au déploiement d’une grande ambition urbaine, culturelle, architecturale et économique qui contribue au rayonnement de la France.»

 

Malheureusement pour les partisans de cette rénovation, la machinerie administrative et les

autorisations de lancement traînent et l’échéance de 2024 risque, si on ne la brusque pas, d’être

dépassée !

Pour être bien sûr de respecter son échéance de 5 ans et donc livrer une cathédrale attractive

touristiquement pour les Jeux Olympiques de 2024, le président Macron va mettre en œuvre une

procédure qui fait fi des contraintes habituelles obligatoires en pareil cas de rénovation :

La volonté présidentielle est de s’affranchir des règles existantes (et suffisantes) en faisant voter en urgence, avec cynisme, une loi d’exception afin d’accélérer les travaux et éviter d’être soumis aux exigences des Monuments Historiques. Une loi d’exception autorise le gouvernement à déroger aux règles d’urbanisme, de protection de l’environnement, de commande publique ou de préservation du patrimoine. Une loi d’exception permet d’éliminer les architectes et artisans spécialisés dans la reproduction des œuvres anciennes à l’identique, trop lents, trop méticuleux, trop consciencieux, en leur imposant des délais qu’ils ne pourront pas tenir.

Place aux modernes : béton, acier, verre, plastique, titane !

De plus, il faut « un geste architectural contemporain » a demandé le président, avouant ainsi son

intention de ne pas retenir l’option « à l’identique ». Il faut dès lors s’attendre à des horreurs (12) :

On pense à la pyramide du Louvre, à la grande Bibliothèque, aux colonnes de Buren dans la cour du Palais royal, à l’arche de la Défense avec son hamac de bédouin, à la verrue qu’est la tour

Montparnasse au milieu d’une architecture harmonieuse, à l’opéra Bastille.

On sursaute aussi en pensant aux œuvres « contemporaines » d’Anish Kapoor, comme le très beau « vagin de la Reine » devant le château de Versailles, ou le « plug anal vert » de Paul McCarthy sur la place Vendôme.

Que c’est beau l’art contemporain ! et si, en plus, cela peut aider les amis en mal de commandes ...

Conclusion :

Autant de précipitation (le feu n’est pas encore éteint) pour affirmer que la cause ne peut être

qu’accidentelle. Autant d’empressement pour annoncer, sans l’avis et surtout contre l’avis des experts architectes que la reconstruction se fera en 5 ans. Autant de certitude pour clamer qu’on la reconstruira plus belle qu’avant '13) (Ah bon, elle n’était pas belle ?). Ce qui, par parenthèse, prouve qu’on sait déjà qu’on ne la reconstruira pas à l’identique, comme le dit aussi le Premier ministre « doter ND de Paris d’une nouvelle flèche adaptée aux techniques et aux enjeux de notre époque (14) ».

 

Autant de vélocité pour écrire une Loi d’exception qui permettra de s’affranchir des règles d’urbanisme légales jusqu’alors. Autant de retard pour commencer les investigations et l’enquête de police dans les lieux. Autant de zèle pour mettre en avant les prétendues erreurs des techniciens de l’entreprise de montage. Aussi peu de médias qui font leur métier d’investigation mais qui prennent pour argent comptant une version officielle sans preuve.

Autant de coïncidences avec des projets de rénovation de l’île de la Cité qui n’auraient pas été prêts pour 2024 (dans 5 ans justement).

Comment voulez-vous qu’on ne trouve pas cette affaire suspecte ?

Comment voulez-vous qu’on ne se pose pas de questions ?

Qu’on ne VOUS pose pas de questions ?

 

Bien sûr, vous n’avez pas attendu d’en être à ce point de la lecture pour me traiter d’immonde

complotiste. Comment peut-on imaginer que des politiques français aient pu commanditer un

incendie d’un monument historique pour promouvoir un projet immobilier et touristique, c’est

complètement fou et irresponsable !

C’est comme si on disait que des services américains avaient commandité les attentats du 11 septembre 2001 pour retourner l’opinion concernant la guerre en Irak.

Quoique, justement sur ce point, des questions se posent aussi. Par exemple, comment se fait-il que deux avions aient pu faire s’écrouler trois tours dans le même quartier ? Impossible(15), sauf si les destructions avaient été préparées à l’avance, puis déclenchées de manière pyrotechnique à l’arrivée des avions (le troisième qui devait frapper le Capitole ou la tour n° 7 écroulée, s’étant crashé en Pennsylvanie).

 

 

L’incendie de ND vient donc très opportunément à point pour faire aboutir, à l’arrache et dans les

temps pour la grand-messe des Jeux Olympiques, un dossier de rénovation architecturale, type Disney Land, qui traînait dans les cartons parisiens (16).

Des zones boisées « inconstructibles » sur le littoral français le deviennent pas miracle après un

incendie. Des immeubles vétustes peuvent être reconstruits, avec l’aide des assurances, après un

malheureux incendie.

 

Je n’accuse personne mais quand un président de la République (FH) explique froidement à des

journalistes qu’il a donné l’ordre à nos services secrets « d’éliminer des cibles » à l’étranger (17), on peut s’attendre à tout, surtout à l’improbable !

 

Yves Logette

Mai 2019

 

1) Notre Dame de Grâce d'Eyguières le 21 avril 2019

Notre Dame de Paris le 15 avril 2019

Saint Sulpice à Paris le 17 mars 2019

Cathédrale Saint Alain de Lavaur en février 2019

Saint Jacques à Grenoble en janvier 2019

Eglise du Sacré Coeur à Angoulême en Janvier 2019

Saint Jean du Bruel en octobre 2018

Eglise de Villeneuve d'Amont en août 2018

Sainte Thérèse à Rennes en juillet 2018

Notre Dame de Grace à Revel en juin 2018

 

2 La police scientifique ne commence ses investigations que 10 jours après l’incendie : 

https://www.ndf.fr/nos-breves/02-05-2019/notre-dame-le-temps-de-laisser-les-preuves-disparaitre-la-police-

scientifique-vient-seulement-de-sy-mettre/,

 

3 Morandini apostrophe un élu qui doute de l’accident :

https://www.youtube.com/watch?v=,

 

4 Une défaillance électrique ? : 

https://www.lci.fr/police/incendie-de-notre-dame-l-hypothese-d-un-acte-volontaire-serait-ecartee-2119027.html

  

5 Expérience tentant de brûler une vieille poutre de chêne : 

https://www.youtube.com/watch?v=Fb9vp3qa1pg&feature=youtu.be, 

 

6 L’architecte en chef, expert de la cathédrale, ne comprend pas :  

https://www.ndf.fr/histoire-de-comprendre/18-04-2019/nore-dame-ce-qui-est-arrive-etait-impossible-et- 

pourtant-cest-arrive-lincomprehension-dun-expert-sur-le-plateau-de-lci-video/, 

 

7 La thermite fait même fondre l’acier : 

https://profidecatholica.com/2019/04/18/quest-ce-que-la-thermite/ 

 

8 Voyez la vidéo du brasier : 

https://www.youtube.com/watch?v=De3diDVonzo

 

(9) L’accès aux tours de ND interdit une heure plus tôt que d’habitude pour une pseudo réunion :

https://www.facebook.com/panhamza/photos/a.259863080821062/1277377879069572/?type=1&theater

 

10 Le projet de rénovation de toute l’île de la Cité :

http://www.missioniledelacite.paris/

 

11 Repenser l’île de la Cité dans son ensemble :

https://www.lepoint.fr/societe/notre-dame-de-paris-dominique-perrault-il-faut-repenser-la-cathedrale-avec- 

son-ile-23-04-2019-2308973_23.php?M_BT=29124066793#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20190423

 

12 Les 10 projets fous de reconstruction :

https://www.youtube.com/watch?v=A7doMraDq4I

 

13 Voyez la conférence de Macron : 

https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/incendie-de-notre-dame-de-paris/video-nous-rebatirons-la-

cathedrale-plus-belle-encore-declare-emmanuel-macron_3401417.html

 

14 Reconstruire en matériaux modernes : 

https://www.bfmtv.com/societe/notre-dame-a-quoi-ressemblera-la-cathedrale-apres-sa-reconstruction-

1674990.html

 

15 La théorie du complot sur le 9/11 : 

http://www.lefigaro.fr/international/2016/09/11/01003-20160911ARTFIG00123-les-theories-du-complot-les-

plus-celebres-sur-le-11-septembre-2001.php

 

16 Le projet dans les cartons :

https://reseauinternational.net/lenjeu-cache-de-la-restauration-de-notre-dame/

 

17 Hollande  a décidé  l’élimination  de  40  cibles  à  l’étranger : 

https://www.lejdd.fr/Politique/dans-son-livre-hollande-revient-encore-sur-la-pratique-par-la-france-des-assassinats-cibles-3624902

 

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Pour certains francs-maçons, Notre-Dame de Paris “n’est pas un lieu de culte”

 

DR

Jean-Philippe Hubsch, grand maître du Grand Orient de France (GODF) a présenté récemment le bilan de « l’année maçonnique ». Les francs-maçons ne cachent pas leur satisfaction après la décision du président Macron de renoncer à modifier la loi de 1905.

« On a été entendu par le président de la République et je m’en réjouis ».« Nous avons été très actifs, comme lorsqu’on touche aux fondamentaux ». « Toutes les obédiences et la famille laïque se sont rejointes ».

Si le Grand Orient se réjouit de constater qu’il n’y aura « pas de modification substantielle de loi de 1905 », « cela ne nous satisfait pas pleinement. Le combat n’est pas terminé ». Il porte sur deux mesures :

  • l’inscription dans la Constitution des deux premiers articles de la loi de 1905 
  • l’abrogation du concordat qui régit les cultes en Alsace-Moselle et celle des régimes particuliers de Guyane et de Mayotte.

Mythomanes se revendiquant « des bâtisseurs de cathédrales », les francs-maçons déclarent à propos de l’incendie de Notre-Dame, en prenant leurs rêves pour des réalités :

« Ce monument historique national est un lieu de culture. Nous n’y voyons pas un lieu de culte ».

C’est à eux que Mgr Aupetit répondait :

La cathédrale est née de la foi de nos aïeux. […] Cette cathédrale est née de l’espérance chrétienne qui perçoit bien au-delà d’une petite vie personnelle centrée sur soi pour entrer dans un projet magnifique au service de tous, en se projetant bien au-delà d’une seule génération. […] Oui, cette cathédrale est un lieu de culte, c’est sa finalité propre et unique.


2) LE CONTEXTE

La France : Un pays où l'on décapite les maréchaux et où on brûle les églises...

Après la suppression de la bataille de Verdun des programmes de l'Histoire de France, à quand l'incendie de la prochaine cathédrale ?

 

Prière (sic) de croire, chaque fois, la version officielle: ACCIDENT et RIEN D'AUTRE !!!

En 10 mois, ce sont 11 édifices chrétiens qui ont brûlé en France:

 

Notre Dame de Grâce d'Eyguières le 21 avril 2019
> Notre Dame de Paris le 15 avril 2019
> Saint Sulpice à Paris en mars 2019
Cathédrale Saint Alain de Lavaur en février 2019
Saint Jacques à Grenoble en janvier 2019
Eglise du Sacré Coeur à Angoulême en Janvier 2019
Saint Jean du Bruel en octobre 2018
Eglise de Villeneuve d'Amont en août 2018
Sainte Thérèse à Rennes en juillet 2018
Eglise Saint Paul du Bas Caraquet en juin 2018
Notre Dame de Grace à Revel en juin 2018

 

Actes commis en France contre des églises, des lieux de culte, de dévotion, de mémoire, des personnes, des écoles, des locaux chrétiens du 1er au 31 mars 2019

 

Vendredi 1er mars – Landes. Sainte-Eulalie-en-Born. Vandalisme et vol dans l’église

Sainte-Eulalie.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/vandalisme-et-vol-dans-une-autre-eglise-des-landes

Vendredi 1er mars – Vienne. Saint-Julien-l’Ars. Profanation et vol dans l’église Saint-

Julien.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/profanation-et-vol-dans-une-quatrieme-eglise-de-la-vienne

Samedi 2-dimanche 3 mars – Seine-Saint-Denis. Saint-Denis. Actes de vandalisme dans Saint-Denis.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/orgue-vandalise-vitraux-brises-en-la-basilique-de-saint-denis

Vendredi 3-mercredi 13 mars (entre ces dates) – Vienne. L’Isle-Jourdain. Profanation et vol dans l’église Saint-Gervais-et-Saint-Protais.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/profanation-et-vol-dans-une-eglise-de-lisle-jourdain-vienne

Mardi 5 mars (date du signalement) – Maine-et-Loire. L’Hôtellerie-de-Flée (ancienne commune rattachée à la nouvelle commune de Segré-en-Anjou-Bleu). Statue de la Vierge décapitée dans une réplique de la Grotte de Lourdes.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/une-statue-de-la-vierge-decapitee-en-maine-et-loire

Mardi 5-mercredi 6 mars (nuit du) – Bas-Rhin. Reichstett. Vandalisme et tags sur l’église Saint-Michel.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/tags-et-vandalisme-sur-une-eglise-du-bas-rhin

Mercredi 6 mars (date du signalement) – Ille-et-Vilaine. Corps-Nuds. Croix arrachée et renversée au lieudit « La Croix au chêne ».

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/croix-arrachee-et-renversee-en-ille-et-vilaine

Mardi 6 mars – Gers. Auch. Tombes chrétiennes vandalisées dans le cimetière municipal.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/tombes-vandalisees-a-auch-dans-le-gers

Jeudi 7 mars – Indre-et-Loire. Sorigny. Profanation et vol dans l’église Saint-Pierre-ès-Liens.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/profanation-et-vol-dans-leglise-de-sorigny-en-indre-et-loire

Vendredi 8 mars – Charente. Confolens. Profanation et vol dans l’église Saint-Barthélémy.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/profanation-et-vol-dans-leglise-de-confolens-dans-la-vienne

Vendredi 8-samedi 9 mars (nuit du) – Charente. Angoulême. Vandalisme et vol dans l’église protestante Espoir & Vie (Assemblées de Dieu).

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/eglise-evangelique-vandalisee-a-angouleme-en-charente-video

Samedi 9 mars (date du signalement) – Hérault. Sète. Environ 90 tombes vandalisées dans

le cimetière Marin et le cimetière du Py.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/deux-cimetieres-profanes-a-sete-en-herault

Samedi 9 mars – Vienne. Charroux. Vols dans l’église Saint-Sulpice.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/vol-dans-une-eglise-de-charroux-dans-la-vienne

Samedi 9 mars (date du constat) – Charente. Confolens. Profanation et vol dans l’église Saint-Maxime.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/une-deuxieme-eglise-profanee-et-volee-a-confolens-en-charente

Dimanche 10 mars (date du signalement) – Aude. Narbonne. Tombe vandalisée dans le cimetière de Bourg.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/tombe-familiale-vandalisee-dans-un-cimetiere-de-narbonne-

dans-laude

Lundi 11 mars – Bas-Rhin. Strasbourg. Profanation et vandalisme dans l’église Saint-

Louis-de-la-Robertsau.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/eglise-profanee-et-vandalisee-a-strasbourg-dans-le-bas-rhin

Lundi 11 mars – Vosges. Vittel. Remise en place d’une effigie en métal du Christ sur une

croix de chemin, préalablement vandalisée.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/une-croix-de-chemin-vandalisee-a-vittel-dans-les-vosges

Mardi 12 mars – Bouches-du-Rhône. Marseille. Un prêtre dominicain agressé à cause de son habit religieux.

Sourde : https://www.christianophobie.fr/carte/un-dominicain-agresse-a-marseille

Mardi 12 mars (date du signalement) – Calvados. Caen. La presse régionale signale l’arrestation d’un pilleur de troncs qui écumait des églises du département depuis 2017.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/calvados-un-pilleur-de-troncs-deglises-arrete

Mardi 12 mars (date du signalement) – Haute-Corse. Bastia. Vandalisme dans un local de l’église Notre-Dame-de-Lourdes.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/vandalisme-a-la-paroisse-notre-dame-de-lourdes-de-bastia-

haute-corse

Samedi 16 mars – Charente-Maritime. Saintes. Vol et profanation dans la basilique Saint-Eutrope.

 

Sources : https://www.christianophobie.fr/carte/profanation-dans-la-basilique-saint-eutrope-a-saintes-en-

charente-maritime et https://www.christianophobie.fr/carte/saintes-precisions-sur-la-profanation-de-la-

basilique-saint-eutrope

Samedi 16-dimanche 31 mars (entre ces deux dates) – Haute-Savoie. Annecy. Profanation dans la chapelle du Centre Hospitalier Annecy Genevois

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/profanation-dans-la-chapelle-de-lhopital-dannecy-en-haute-

savoie

Dimanche 17 mars – Paris. Incendie criminel dans l’église Saint-Sulpice (VIe arrondissement).

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/incendie-dans-leglise-saint-sulpice-a-paris

Lundi 18 mars – Loire. Saint-Chamond. Vol dans l’église Saint-Pierre.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/un-pilleur-deglises-interpelle-a-saint-chamond-dans-la-loire

Lundi 18-mardi 19 mars (entre ces dates) – Moselle. Berig-Vintrage. Profanation d’un ossuaire sous l’église Saint-Hippolyte.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/troublant-pillage-de-lossuaire-dune-eglise-en-moselle

Mardi 19 mars – Seine-Maritime. Le Tréport. Vol dans l’église Saint-Jacques.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/vol-dans-une-eglise-du-treport-en-seine-maritime

Mardi 19-mercredi 20 mars (entre ces deux dates) – Vosges. Vittel. Une croix de chemin vandalisée pour la deuxième fois.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/une-croix-de-chemin-vandalisee-a-vittel-dans-les-vosges

Mercredi 20 mars (date du signalement) – Vosges. Vittel. Effigie du Christ de nouveau vandalisée sur une croix de chemin.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/une-croix-de-chemin-vandalisee-a-vittel-dans-les-vosges

Jeudi 21 mars (date du signalement) – Var. Cuers. Tags sur la chapelle Notre-Dame-de-Santé.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/une-chapelle-taguee-a-cuers-dans-le-var

Jeudi 21-vendredi 22 mars (nuit du) – Pyrénées-Orientales. Vernet-les-Bains. Tags sur l’église anglicane St George.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/une-eglise-taguee-a-vernet-les-bains-dans-les-pyrenees-

orientales

Vendredi 22 mars (date du signalement) – Ardèche. Villeneuve-de-Berg. Vandalismes et

profanation dans l’église Saint-Louis.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/profanation-de-lautel-et-benitier-souille-dans-leglise-de-

villeneuve-de-berg-en-ardeche

Samedi 23 mars (date du signalement) – Averyon. Veyreau. Vandalisme au prieuré Saint-Jean-des-Balmes.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/le-prieure-de-saint-jean-des-balmes-vandalise-en-aveyron

Samedi 23-vendredi 29 mars (entre ces deux dates) – Haute-Vienne. Limoges. Vols dans la chapelle Saint-Aurélien.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/vols-dans-une-chapelle-de-limoges-en-haute-vienne

Dimanche 24 mars (date du signalement) – Vosges. Betrimoutier. Tombes vandalisées dans le cimetières municipal.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/cimetieres-vandalises-dans-les-vosges

Dimanche 24 mars (date du signalement) – Vosges. Provenchères. Tombes vandalisées dans le cimetières municipal.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/cimetieres-vandalises-dans-les-vosges

Dimanche 24 mars (date du signalement) – Vosges. Colroy. Tombes vandalisées dans le cimetière municipal.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/cimetieres-vandalises-dans-les-vosges

Dimanche 24–dimanche 31 mars (entre ces deux dates) – Deux-Sèvres. Parthenay. Vols dans le cimetière municipal.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/vols-a-repetition-dans-le-cimetiere-de-parthenay-dans-les-deux-sevres

Mardi 26 mars (date du signalement) – Somme. Péronne. Vols à répétition dans l’église Saint-Jean-Baptiste.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/vols-a-repetition-dans-une-eglise-de-peronne-dans-la-somme

Samedi 30 mars – Haut-Rhin. Uffholtz. Crucifix vandalisé.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/crucifix-abattu-a-uffholtz-dans-le-bas-rhin

Dimanche 31 mars – Pyrénées-Atlantiques. Hendaye. École catholique vandalisée.

Source : https://www.christianophobie.fr/carte/une-ecole-catholique-vandalisee-a-hendaye-dans-les-pyrenees-atlantiques

 

Synthèse pour le mois de mars 2019

 

51 actes ont été signalés et documentés sur l’Observatoire de la Christianophobie en mars

2019.

 

Synthèse typologique

 

- Églises, chapelles et lieux de culte vandalisés (intérieur ou extérieur) : 11 

- Eglises, chapelles et lieux de culte profanés : 9

- Vols dans des églises chapelles et lieux de culte : 14

- Incendies criminels d’églises, de chapelles et de lieux de culte : 1

- Agressions physiques ou verbales contre des prêtres, des religieux ou des fidèles : 1

- Lieux de dévotion et symboles chrétiens vandalisés (hors lieux de culte) : 6

- Ecoles chrétiennes vandalisées ; 1

- Cimetières vandalisés : 8.

 

Synthèse géographique (actes différents par département)

Haute-Corse (2B) : 1 ; Ardèche (07) : 1 ; Aude (11) : 1 ; Bouches-du-Rhône (13) : 1 ; Calvados (14) : 1 ; Charente (16) : 3 ; Charente-Maritime (17) : 1 ; Gers (32) : 1 ; Hérault (34) 2 ; Ille-et-Vilaine (35) : 1 ; Indre-et-Loire (37) : 1 ; Landes (40) : 1 ; Loire (42) : 1 ; Maine-et-Loire (49) : 1 ; Moselle (57) : 1 ; Pyrénées-Atlantiques (64) : 1 ; Pyrénées-Orientales (66) : 1 ; Bas-Rhin (67) : 2 ; Haut-Rhin (68) : 1 ; Haute-Savoie (74) : 1 ; Paris (75) : 1 ; Seine-Maritime (76) 1 ; Deux-Sèvres (79 ) : 1 ; Somme (80) : 1 ; Var (83) : 1 ; Vienne (86) : 3 ; Haute-Vienne (87) : 1 ;

Vosges (88) : 6 ; Seine-Saint-Denis (93) : 1.

29 départements différents ont été touchés par des actes de christianophobie en mars 2019.

 

Synthèse typologique cumulée de janvier à mars 2019

Églises, chapelles et lieux de culte vandalisés (intérieur ou extérieur) : 33 ; églises, chapelles et lieux de culte profanés : 20 ; vols dans des églises chapelles et lieux de culte : 36 ; incendies criminels d’églises, de chapelles et de lieux de culte : 4 ; lieux de dévotion et symboles chrétiens vandalisés (hors lieux de culte) : 10 ; agressions physiques ou verbales contre des prêtres, des religieux ou des fidèles : 1 ; écoles chrétiennes vandalisées ; 2 ; attaques ou vols de locaux chrétiens (hors lieux de culte) : 2 ; cimetières vandalisés : 11.

118 actes ont été signalés et documentés sur L’Observatoire de la Christianophobie de janvier à mars 2019.

 

Synthèse géographique cumulée de janvier à février 2019

Haute-Corse (2B) : 1 ; Alpes-Maritimes (06) : 1 ; Ardèche (07) : 2 ; Ariège (09) : 1 ; Aude (11) : 1 ; Bouches-du-Rhône (13) : 2 ; Calvados (14) : 1 ; Charente (16) : 3 ; Charente-Maritime (17) : 2 ; Côte-d’Or (21) : 2 ; Côtes-d’Armor (22) : 5 ; Doubs (25) : 1 ; Eure (27) : 1 ; Finistère (29) : 4 ; Gard (30) : 1 ; Gers (32) : 1 ; Hérault (34) : 3 ; Ille-et-Vilaine (35) : 1 ; Indre-et-Loire (37) 1 ; Isère (38) : 4 ; Landes (40) : 2 ; Loire (42) : 1 ; Lot-et-Garonne (47) : 1 ; Maine-et-Loire (49) : 2 ; Manche (50) : 1 ; Marne (51) : 1 ; Moselle (57) : 1 ; Pyrénées-Atlantiques (64) : 1 ; Hautes-Pyrénées (65) : 1 ; Pyrénées-Orientales (66) : 2 ; Bas-Rhin (67) : 4 ; Haut-Rhin (68) : 1 ; Rhône (69) : 1 ; Haute-Savoie (74) : 1 ; Paris (75) : 1 ; Seine-Maritime (76) : 1 ; Yvelines (78) : 4 ; Deux-Sèvres (79) : 1 ; Somme (80) : 1 ; Tarn (81) : 1 ; Var (83) : 1 ; Vendée (85) : 5 ; Vienne (86) : 9 ; Haute-Vienne (87) : 1 ; Vosges (88) : 6 ; Yonne (89) : 1 ; Seine-Saint-Denis (93) : 1.

47 départements différents ont été touchés par des actes de christianophobie de janvier à mars 2019.

 

Comparaison 1er trimestre 2018/1er trimestre 2019

1er trimestre 2018 : 77 actes. 1er trimestre 2019 : 118 actes (+ 41 soit + 53,2 %).

Synthèse réalisée le 13 avril 2019.

Lisez chaque jour nos articles sur www.christianophobie.fr

© L’Observatoire de la Christianophobie, 2019. Reproduction autorisée (et même

encouragée...) avec mention de la source.

 

Source : www.christianophobie.fr

 

...certaines personnes rigolent :

La cathédrale de Notre-Dame de Paris en proie aux flammes

 

Source : https://fr.sputniknews.com/france/201904191040809188-notre-dame-photo-virale-sputnik/

 

  Image de Macron et Philippe amusés aux abords de Notre Dame : les explications surréalistes des médias 

 

Source : https://www.bvoltaire.fr/image-de-macron-et-philippe-amuses-aux-abords-de-notre-dame-les-explications-surrealistes-des-medias/?mc_cid=cec0f552d1&mc_eid=c2875309d7

 

 

...des gauchistes qui jubilent : 

Résultat de recherche d'images pour "une eglise qui illumine c'est une église qui brule"

 


“Nique la France”, “Allah est grand” : Ces réactions de joie scandaleuses à l’incendie de Notre-Dame



Rire des flammes de Notre-Dame : France Inter l’a fait

Les chrétiens souffrent. Leurs frères dans la foi sont persécutés de par le monde. Ils ne sont, certes, pas les seuls à souffrir de persécutions, mais avec 4.300 chrétiens tués en raison de leur foi dans le monde en 2018, surtout au Nigeria, il est difficile de ne pas trouver que ce bilan est très lourd. Faut-il préciser que, parmi les bourreaux de ces récents attentats, il n’en est pas qui se réclament d’une idéologie catholique ou d’une autre confession chrétienne qui justifierait de telles violences. La foi chrétienne est, certes, prosélyte, mais toute conversion y respecte la liberté de conscience du converti. Il est une autre religion prosélyte qui n’a pas toujours de telles délicatesses.

Il n’est pas question de mettre sur le même plan le martyre de ces milliers de personnes victimes de la violence islamiste et le désastre de Notre-Dame de Paris. Quel que soit notre attachement pour ces pierres, ce qui meurtrit la chair des victimes du terrorisme, toutes revendications et toutes confessions confondues, c’est bien plus grave. Le sujet Notre-Dame de Paris est-il pour autant un sujet anodin ? Non, l’émotion est comme l’attachement : légitime.

Le « charlisme » qui est tombé sur le pays, en 2015, avait bien des aspects odieux. Il captait au seul profit d’une prétendue liberté de la presse l’émotion, l’indignation et la tristesse d’une nation, et les « collatéraux » de la police et de l’Hyper Cacher étaient réduits à la portion congrue. L’exclusion a priori d’un parti politique lors d’une manifestation censée refonder l’unité de la nation était du dernier sectaire. Permettre de défiler au pseudo-calife ottoman ou à l’émir d’une pétromonarchie, alliés objectifs de Daech, choque encore tous ceux qui ont une once de bon sens. Enfin, le refus de nommer l’adversaire évoque l’autruche qui enfonce sa tête dans le sable plutôt que de faire face à une menace. Mais la liberté de caricaturer était sauve, Alléluia !

Bien sûr, chez les prétendus humoristes de France Inter, pas question d’aller titiller l’islam. C’est trop risqué, il vaut mieux se moquer des chrétiens, pas de risques de représailles : ils tendent l’autre joue. Par exemple en se riant des flammes qui ont embrasé Notre-Dame et en y appelant ouvertement à « la fin des curés », en réduisant les catholiques à des pédophiles qui spolieraient les pauvres. Frédéric Fromet est l’auteur de cette chanson « Elle a cramé la cathédrale », diffusée le vendredi 19 avril (Vendredi saint).

Il n’est pas question, ici, de demander un retour à l’ordre moral ou à la censure, mais si, comme moi, vous pensez que la clique de l’audiovisuel public va trop loin, que son manque de pluralisme l’entraîne à des dérives regrettables, si vous n’avez guère d’appétence pour vous faire insulter par des quasi-fonctionnaires payés par vos impôts, vous pouvez faire part de votre opinion au CSA. Et si, d’aventure, journalistes et médias se plaignent auprès de vous de ne pas être aimés, suggérez-leur d’être honnêtes, courageux et aimables.

 

Source : https://www.bvoltaire.fr/rire-des-flammes-de-notre-dame-france-inter-la-fait/

Vidéo : France Inter toujours dans l’ignoble

Il paraît que France Inter est une radio de “service public”. À certains égards, elle l’est puisque c’est une radio d’État financée avec nos impôts. Elle l’est aussi puisqu’elle applique avec diligence et méthode cette “exception française” qu’on appelle officiellement “laïcité” mais qui est, en vérité, un laïcisme militant à front bas. Comme vous n’êtes pas obligés de me croire sur parole, en voici un nouvel et tout récent exemple que m’a signalé une lectrice (merci C. R.). Voyez et écoutez cette séquence diffusée sur France Inter le 19 avril dernier, quelques jours après le tragique incendie de la cathédrale Notre-Dame…

 

Source : https://www.christianophobie.fr/la-une/video-france-inter-toujours-dans-lignoble?fbclid=IwAR3umLMuPs-FE-xRdtbPKxMDweNjV4ggTrUH1F8Y0L3TSXc_2A2haF_j7As

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3) LES RÉACTIONS

Le pire peut être évité...

Pourvu que... Pourvu que... tout le reste tienne, et fasse témoignage vibrant du savoir-faire des compagnons d'il y a 800 ans.

 

Source : https://pgibertie.com/2019/04/16/le-pire-peut-etre-evite/

Et si l’incendie de la toiture de Notre-Dame était volontaire ?

...par le Col.(er) Yves Logette - le 16/04/2019.

 

Le gigantesque et subit incendie de la partie supérieure de la cathédrale Notre-Dame à Paris, ce lundi 15 avril 2019, est un drame national de grande ampleur qui affecte toute la nation, la communauté chrétienne bien sûr mais bien au-delà. La preuve en est le véritable consensus pour déplorer  cet évènement de la part de tous les politiques, les responsables religieux, les médias, les historiens et intellectuels.

Le président Macron a bien trouvé les mots pour décrire notre désarroi mais aussi notre volonté de reconstruire ce symbole fort de notre patrimoine et de notre histoire.

Tout porte à croire que les travaux de rénovation engagés sur la superstructure, avec ces gigantesques échafaudages, seraient à l’origine du drame : une erreur humaine d’une équipe de techniciens, comme un jet de chalumeau mal dirigé, serait à l’origine de l’incendie qui a peut-être couvé à l’abri de la perception des ouvriers.

C’est, en tout cas, la version officielle de l’accident qui nous est répétée à l’envi, en nuançant quelque peu par le terme de « piste privilégiée » comme si on voulait que tout le monde sache que l’on allait, bien sûr, étudier toutes les autres versions possibles (criminelle ou terroriste).

Et si, justement, l’origine de ce gigantesque incendie n’était pas accidentel mais volontaire, c'est-à-dire prémédité ?

Plusieurs interrogations ou coïncidences ne doivent pas être balayées d’un revers de main, me semble-t-il :

- Le déclenchement du feu se produit au moment même où le président doit s’adresser aux Français pour leur dire comment il interprète la crise des Gilets Jaunes.

- Cela se passe « après » le départ des ouvriers sur le chantier.

- Le lieu même des travaux est interdit à tout public.

- Les pompiers ne peuvent pas accéder aux flammes avec leurs moyens ordinaires.

- Le feu est intense dès le début et se propage très rapidement.

 

Comment se fait-il qu’une équipe d’ouvriers spécialisés et au fait de la fragilité des matériaux manipulés ne se rende pas compte qu’un élément à base de bois est en train de se consumer et comment se fait-il que tout le monde quitte les lieux, le soir, sans une inspection approfondie ?

S’agit-il d’entreprises sous-traitantes ayant employé des personnes non qualifiées ?

Un brasier de fortune ayant servi à réchauffer le repas des employés a-t-il été maintenu insuffisamment refroidi ?

 

J’ai franchement du mal à accepter la thèse, commode pour l’esprit, d’un accident involontaire.

Alors, il faut bien envisager la piste d’un acte de malveillance volontaire :

- Le fait que la date coïncide avec la fin de la crise des Gilets Jaunes (GJ) pourrait laisser penser que c’est l’un d’entre eux qui aurait eu cette idée funeste de faire un coup d’éclat. Bien qu’il soit prouvé qu’il y ait des fanatiques jusqu’auboutistes parmi eux, je n’imagine pas qu’un GJ soit allé à cette extrémité.

Encore que nous savons, depuis le 9 septembre 2001, que tout est possible, surtout l’improbable.

- Une tête brûlée, fascinée par le saccage de l’Arc de Triomphe, pourrait avoir eu l’idée de faire mieux sur un autre monument emblématique. La Tour Eiffel, essentiellement métallique, ne s’y prêtant pas bien.

Je penche plutôt pour une attaque anti-chrétienne comme nous en vivons, bien qu’elles soient

largement tues par les médias, depuis plusieurs semaines sur notre territoire comme au Moyen-Orient.

Sait-on que des messages circulent, de la part de Musulmans blessés par les remarques irresponsables d’un certain Hugo qui a « tweeté » cette phrase imbécile mais qui fait des ravages : « PTDR (pété de rire dans le langage des jeunes), y a du monde InZeBoite » en appui d’une photo montrant la foule autour de la Kaaba à La Mecque. Le jeune Hugo n’avait pas compris que tweeter n’est pas jouer. Sa blague n’est pas bien méchante mais, relayée sur le net, elle devient virale.

Ces messages de sympathisants musulmans, en gros, se réjouissent de l’incendie à Paris sur le mode « Bien fait pour vous, vous n’aviez pas à injurier l’Islam. Allah s’est vengé ».

 

Une autre piste, à ne pas négliger non plus, est celle d’un acte terroriste et, pourquoi pas, d’un baroud d’honneur des combattants de Daesch qui se vengeraient de l’implication de la France dans leur défaite militaire en Irak et Syrie.

Rien de plus simple pour un de ces fanatiques de se faire embaucher, il y a plusieurs semaines voire plusieurs mois, par une société partie prenante à la restauration de l’édifice. Une fois intégré dans une équipe de ravalement, il lui suffirait d’observer les lieux et les habitudes, de préparer la partie technique de « l’attentat », puis d’attendre le moment propice pour que son action soit relayée au maximum sur les chaines de télévision. Le discours du président Macron fournissant une occasion rêvée de passage à l’acte. Un ouvrier quittant les lieux le dernier peut effectivement allumer une mèche sans que ses collègues, déjà partis, ne s’en rendent compte. La rapidité de l’embrasement prêche pour cette version.

 

A l’heure où j’écris, soit le lendemain du sinistre, l’enquête commence seulement pour établir les

causes de l’incendie. Je parie qu’on s’en tiendra, même avec des preuves inverses que l’on cachera, à la version accidentelle. Il ne faut pas affoler inutilement une population déjà bien traumatisée.

Je termine en saluant, bien évidemment, le travail extraordinaire des pompiers qui ont lutté toute la nuit pour sauver, au péril de leur vie, l’essentiel de cette cathédrale qui va rester, hélas, plusieurs

années fermée au public mais qui reste dressée, quoique blessée, au cœur de notre capitale et de notre beau pays.

 

Réel coup de chance de vidéaste ou "montage intentionnel"...?

Troublant, mais il reste à prouver l’authenticité de cette vidéo.

En revanche, la vidéo ci-dessous n'est pas un montage...et prouve que le site était accessible à n'importe qui quelque peu agile et déterminé !

 

Une vidéo montre que deux jeunes ont pu grimper sur les toits de Notre Dame pour y dormir Il y a quelques mois le site n’était donc pas sécurisé !

par pgibertie

 

https://gloria.tv/video/8d3fhWR94BHaCbW6cYF2ikZb3

 

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Ces jeunes sont inoffensifs mais... d'autres?

Comment écarter la thèse de l'intrus malveillant ???

 

Source : https://pgibertie.com/2019/04/18/une-video-montre-que-deux-jeunes-ont-pu-grimper-sur-les-toits-de-notre-dame-pour-y-dormir-il-y-a-quelques-mois-le-site-netait-donc-pas-securise/

 


Boulevard Voltaire : Les flammes de notre Nation


«Les ruines de Notre Dame sont à l’image de notre pays en ruine »

...l'édito de Charles Sannat - le 17/04/2019.

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Les voies du Seigneur sont impénétrables.

Je sais ce que va me dire ma tendre épouse… « ha non, pas tes symboles !!! ». Pourtant l’histoire, pardon, l’Histoire, c’est une fiction imaginaire. Une histoire, ou les petites histoires font les grandes et où les grands hommes (et les petits aussi) manipulent les symboles pour construire leurs épopées, leurs histoires.

L’économie n’est rien dans l’Histoire. Elle n’est que de l’intendance et du « matériel ».

L’Histoire, elle, est transcendante et les symboles, transportent, mobilisent, ou divisent et parfois tuent.

Saviez-vous qu’il existait à l’emplacement de Notre-Dame un temple païen gallo-romain dédié à Jupiter (comme en atteste la découverte du pilier des Nautes, découvert en 1711), ensuite remplacé par une grande basilique paléochrétienne similaire aux basiliques civiles antiques ?

Le jour même de l’allocution prévue de Jupiter…

Notre-Drame de Paris, comme a titré hier le journal Libération, nous renvoie évidemment à tout ce que nous avons raté collectivement.

Les générations actuelles qui peuplent notre pays, en dehors de nos enfants encore bien innocents, portent une bien lourde responsabilité sur l’état de ruine fumante dans lequel se trouve notre nation toute entière.

Notre orgueil.
Notre arrogance.
Notre « science ».
Notre « modernisme ».
Sans même parler de tous ces « progressismes » nous ont mené là où nous sommes aujourd’hui.

Un pays dont il ne reste plus que les murs porteurs mais qui est tout en ruine, tout fumant.

Un pays détruit et ravagé de l’intérieur.

Cette cathédrale vieille de plusieurs siècles a pu survivre à des guerres, des épidémies, des famines, des grandes inondations, et même aux nazis !!

Cette cathédrale a survécu à tout, sauf à notre génération.

Cette génération de nihilistes, d’individualistes, de consommateurs, de « technophiles».

Pas un i-pad, un i-phone ou une console de jeux pour sauver la cathédrale, mais des millions pour immortaliser impuissants le moment.

Nous avons toutes les technologies, nous n’en avons jamais eu autant, mais nous sommes, au mieux, infichu de ne pas mettre le feu à nos bâtiments quand on y fait des travaux.

A tous les niveaux, parce que tout se vaut, qu’il ne faut plus ni punir, ni noter, parce qu’il faut être égalitariste en tout et pour chacun, il n’y a plus d’exigence, de recherche d’ambition et d’excellence.

Les générations actuelles cachent leur médiocrité dans l’orgueil et l’arrogance du politiquement correct étouffant.

Les pertes de savoir-faire sont multiples et généralisées. Nous ne savons plus construire de centrales nucléaires. Nous saurons encore moins les démanteler.
Vous découvrirez effaré, que nous n’avons évidemment presque plus de tailleurs de pierres.
Vous découvrirez effaré, que nous n’avons plus assez de chênes pour refaire une seule grande charpente, ce qui est logique, vu que c’est les Chinois qui achètent tous nos chênes (comme nos terres agricoles). Il faut dire que nous sommes gouvernés par des glands.

Nous sommes en réalité incapables de faire aujourd’hui ce qu’ont fait ceux qui construisaient les cathédrales il y a plus de 850 ans…

Nous sommes incapables de prendre soin de ce que nous avons reçu en héritage.

Ils étaient des bâtisseurs, nous sommes des pilleurs, les fossoyeurs.

Nous détruisons tout.

De l’environnement à notre patrimoine, de notre culture à notre langue, de nos institutions à nos écoles, tout.

Nous détruisons consciencieusement tout ce qui architecturait notre pays et le faisait tenir debout.

Nous pillons tout et laissons tout le monde piller.

C’est un grand saccage.

Ceux qui ont sauvé Notre-Dame sont 400 gueux appelés sapeur-pompier et gagnants moins de 2000 euros par mois et qui subissent les restrictions budgétaires parce que nous avons « trop » de fonctionnaires, et que partout en France les pompiers coûtent trop chers.

Les nations sont vendues par les riches, et sauvées par les gueux.

Ce n’est pas uniquement Notre-Dame qu’il faut reconstruire, c’est l’ensemble de notre pays et de notre nation.

Comme toute œuvre d’ampleur, une telle reconstruction ne peut être que collective.

Comme toute œuvre collective elle n’a comme objectif que le bien commun.

L’incendie de Notre-Dame, est un symbole. Une allégorie, presque un message.

Réparons notre pays tant que nous le pouvons encore.

Après il sera trop tard.

Pourquoi ?

Parce que pour réparer, pour construire, il faut des savoir-faire, des connaissances, des compétences. En dessous d’une certaine perte de savoir, il est trop tard. La perte est irrémédiable et il est impossible de pouvoir former en nombre suffisant faute de professeurs, d’enseignants, de maîtres.

Nous sommes exactement à ce point de bascule.

C’est à nous de savoir quel chemin nous prenons.

Celui de l’ambition collective, du travail, et de la reconstruction de la nation, ou alors celui de la déliquescence totale pour être fusionner dans ce grand ensemble européen et mondialiste sans aucun sens où l’on ne veut pas de gens brillants mais des crétins décérébrés pour en faire des consommateurs sans cervelle.

Dieu ne nous demande pas tant de construire de somptueux édifices que de bâtir notre temple intérieur.

Tout le reste n’est que vanité, et la vanité termine toujours en drames et en cendres.

Puisse la reconstruction de notre cathédrale servir de symbole pour une reconstruction bien plus importante qui est celle de notre nation.

Il est venu le temps des cathédrales.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
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« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

 

 

Source : https://insolentiae.com/les-ruines-de-notre-dame-sont-a-limage-de-notre-pays-en-ruine-ledito-de-charles-sannat/

 


L’incendie de Notre-Dame révèle la profondeur abyssale de l’inculture journalistique.

...par Julien Michel - le 17/04/2019

 

DR

Ils ne savent rien. Ils ne comprennent rien. Ils n’ont plus aucune culture. Tout ce qui est éminemment français leur échappe, ne les intéresse pas. Alors pensez, une cathédrale qui brûle, et qui n’a même pas la politesse de s’écrouler pour faire de l’audience…

La prime revient à Bénédicte Le Chatelier, une présentatrice de LCI (ici en illustration), qui a enchaîné les perles. Juste après minuit et demi, pour lancer l’historien Franck Ferrand au téléphone, elle expliquait doctement que “Notre Dame n’est pas un lieu religieux, mais [que] les catholiques continuent de se l’approprier” ! Salauds de Cathos ! S’approprier une cathédrale, c’est-y-pas honteux ?

Ensuite, durant la nuit, la même journaliste est allée de surprise en surprise. Ah bon, il y a cinq messes par jour ? Ah bon, on y fait des ordinations ? Ah bon, il y a des baptêmes ????? Que d’étonnement ! C’était une instant avant qu’elle ne rebaptise Mgr Aupetit “Mgr Auprêtre” et s’interroge à haute voix “mais le bourdon, en fait, il est accroché à une poutre en bois ?” Non, il lévite, c’est magique.

Mais la pauvrette n’est pas la seule. Tous les invités, tous les journalistes, un par un, y sont allés de leur boulette, de leur bourde, de leur approximation.

Ça pourrait être drôle, amusant même, si ce n’était le révélateur de l’incroyable déracinement de ces générations d’incultes.

 

Source : https://lalettrepatriote.com/lincendie-de-notre-dame-revele-la-profondeur-abyssale-de-linculture-journalistique/

 


Périls.

...par le Col.(er) Jean-Jacque Noirot - le 17/04/2019.

 

 

En novembre dernier, une horde jaune de fous furieux voulait s’emparer du palais de l’Élysée, siège du pouvoir. En décembre, les mêmes inscrivaient en lettres de haine sur l’Arc de Triomphe, siège de notre Gloire passée et de l’Honneur de la Patrie, leur envie de mettre à bas ce pouvoir détesté chargé de tous les maux du monde, pendant que d’autres saccageaient,

mutilaient, cassaient dans les entrailles de ce monument ce que la sagesse d’un peuple perclus de drames et de douleurs y avait entreposé pour perpétuer la mémoire de notre grandeur. Ils ont révisé sur les Champs Élysées le manuel de l’incendiaire impuni. Maintenant, Notre Dame,

cathédrale multi séculaire dédiée à la vierge Marie, a brûlé. Elle avait survécu aux guerres, révoltes, révolutions, manifestations, qui ont jalonné notre grande Histoire. L’occupant nazi n’avait pas osé la toucher. Les révolutionnaires, après avoir lorgné sur ce tas de pierres, s’en étaient accommodés. Les guerres de religion ont eu cours à ses pieds sans lui porter atteinte. Elle a consacré roi et empereur, on y a célébré les Te Deum de nos victoires. Son glas a accompagné nos plus illustres présidents. Son bourdon fait frémir.

Un accident ? J’ai des doutes….

Notre Dame, c’est la France en résumé, c’est la substance de nos idéaux, c’est l’image de notre identité. L’incendier, c’est nous tuer. 

Trois lieux, trois symboles, qui, aujourd'hui, sont victimes de nos erreurs, de nos errements, de nos faiblesses. Bien sûr, Notre Dame n’est pas une petite église de village. Le désastre qui

l’accable aujourd'hui retentit dans le monde entier. Ici, on prie, là on s’agenouille, là bas on glose, ailleurs on maudit, plus loin on se lamente.

Les « Grands » font leur marché publicitaire et se précipitent au chevet de cette immense Dame que les flammes torturent. Les déclarations vont bon train. « on va la reconstruire », « on va ouvrir une souscription », « je suis triste », « c’est la France qui est meurtrie...»

Mais qu’ont dit les mêmes quand chaque jour une église de la France lointaine et solitaire est pillée, souillée, vandalisée, les sacrements jetés parterre, les hosties répandues, les autels brisés ? Rien. Mais Notre Dame, ce n'est pas pareil, s’empressent-ils de nous seriner.

Si, c’est pareil !

C’est même pire, puisque loin des yeux de l’inquisition médiatique racoleuse, il n’est point de salut pour les plus petits d’entre nous. Quand ces prélats de la laïcité se lamentent sur Notre Dame, ils pensent au monument, au patrimoine et à ses richesses. Tout cela existe, il faut le protéger. Ils ne pensent pas à la maison de Dieu. Les flammes qui ont écroulé la flèche pointée vers le ciel comme pour diriger nos regards, demander pitié ou  implorer pardon sont celles du bûcher de

Jeanne, enivrées par le festin que leur offrait l'inestimable charpente vestige du Moyen Âge. Ce sont celles qui refusent l’ardeur de la foi, travestissent en sorcellerie et frappent d’idolâtrie le dialogue avec la transcendance divine. Elles nous disent que notre monde de commerce et

de chiffres, de désirs impérieux et d'immédiateté n’a rien compris à ce qui se joue dans les tréfonds des âmes inquiètent et tourmentées des peuples européens victimes d’une déchristianisation à marche forcée. Soudain pétrifiés par l’échoeurant rougeoiement du crépuscule d’un Dieu, les tartufes dé-constructeurs reprennent du service pour ne pas manquer

l’acte de contrition collectif qu’on s’apprête à célébrer partout. 

Ce n’est pas maintenant qu’il faut plaindre une cathédrale incendiée, et invoquer ce drame pour pacifier une nation en miettes. Les larmes factices de ces convertis de la dernière heure à la tristesse des grands moments ne parviendront pas à éteindre le feu de Notre Dame.

- Il fallait bien plus tôt affirmer la haute et impérieuse symbolique de nos églises et de nos cathédrales face à ceux qui ne veulent pas entendre que c’est de leurs seins que nous sommes issus.

- Il fallait promettre le pire à ceux qui oseraient toucher les lieux sacrés de notre Histoire et de nos institutions. 

- Il fallait assumer notre ascendance, avant que d’autres se chargent de la dénaturer en vue de la détruire. Il fallait dire qui nous sommes, d’où nous venons, et vers quoi nous allons.

- Il fallait dire que la France est née là où, dans un paradoxe effrayant, on a voulu l’éteindre en la livrant aux flammes.

 

Il n’y a pas que Notre Dame qu’il faudra reconstruire. Pour elle, avec beaucoup d’argent et de patience, ce sera fait dans les prochaines années.

L’Église catholique, en proie au doute et à la désagrégation devra aussi trouver de bons maçons, qui croient en elle et en elle seule.

Mais nous ?

Que faudra-t-il, en plus de ce désastre sans nom, pour que nous décidions de nous reconstruire ? Les attentats, les manifestations, les déprédations, les incendies, les profanations, les violations de tous ordres n’ont pas secoué la veulerie de la pensée dominante qui ne croit en rien for elle-

même. 

Renaîtrons-nous des cendres de Notre Dame ?

 


Notre Dame, Communiqué des VPF

 

L’incendie de Notre Dame de Paris nous est présenté comme un drame national et peut-être un signe pour ceux qui pensent que rien n’arrive jamais par hasard. Les flammes ravagent le plus bel édifice du patrimoine parisien. Paris brûle-t-il? Notre Dame assurément! Une église et quelle église!, le lundi de la semaine sainte, qui nous annonce Pâques, part en flammes. Et la civilisation des cathédrales avec…

 

La société et les médias veulent croire aux causes accidentelles, à la faute à pas de chance. Mais souhaiteraient, submergé par l’émotion, que reviennent le temps de la concorde nationale et républicaine.

Toutes autres causes qui ne seraient pas accidentelles feraient basculer le pays dans la tragédie, peut-être dans le pire. Nous avons eu les signes avant-coureurs du départ de feu à Saint Sulpice, qui n’est toujours pas élucidé, mais dont les causes avérées sont criminelles. 

C’est le cœur battant de la France qui brûle maintenant  au moment où ces lignes sont écrites. C’est notre cœur brûlant qui pleure Notre Dame de Paris et sa flèche surmontée du coq contenant des reliques de la Sainte couronne d’épines, de Sainte Geneviève et de Saint Denis.

Notre patrie, fille aînée de l’église, fut de tout temps promise à la forge, c’est à dire aux tragédies les plus funestes et se relevant, aux succès les plus retentissants. Notre Dame, aujourd’hui, mère aimante, nous précède dans le brasier. Elle nous montre la voie de l’héroïsme et de la renaissance. Que brûle aujourd’hui nos vanités et nos illusions et se forge dès à présent l’épée de la reconquête spirituelle et de la victoire nationale. 

 

Source : https://volontaires-france.fr/notre-dame-communique-des-vpf/


Notre-Dame : Pourquoi le parquet a-t-il délibérément exclu toute piste criminelle ?

...par Jacques Guillemain - le 16/04/2019.

C’est avec le cœur lourd que le peuple français s’est réveillé ce matin.
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Hier soir, pendant des heures, nous avons assisté, impuissants, à la lente agonie de Notre-Dame, pendant que 400 pompiers tentaient désespérément de la sauver.
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Tristesse infinie, incrédulité, colère et désarroi, tous ces sentiments se bousculaient dans la tête des citoyens médusés, qu’ils soient français ou étrangers, croyants ou athées. Pour des millions de Français, les terribles images qui défilaient sous nos yeux avaient un goût insupportable de fin du monde.
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Car c’est en plein cœur que Paris, la Ville Lumière, a été frappée avec l’incendie qui a dévasté Notre-Dame. Les larmes ont coulé quand la flèche de la cathédrale, culminant à 93 mètres de hauteur, s’est effondrée sur elle-même, enveloppée dans les flammes. Image aussi terrifiante qu’inoubliable.
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On a déjà tout dit sur ce chef-d’œuvre de l’architecture médiévale que nous ont légué nos ancêtres et qui fait partie de notre Histoire, de notre identité, de notre culture, comme aucun autre monument.
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Notre-Dame, c’est 900 ans d’Histoire de France, c’est l’image du savoir-faire inégalé de nos architectes et tailleurs de pierre du Moyen Âge.
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Visité chaque année par 14 millions de touristes du monde entier, cet édifice prestigieux est devenu le symbole de la France, un joyau de la chrétienté.
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Qui, à travers le monde, ne connaît pas Notre-Dame, cette merveille de l’humanité classée au patrimoine de l’Unesco ?
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Dieu merci, grâce au courage et à la ténacité de nos soldats du feu, dont l’un a malheureusement été blessé, ainsi que deux policiers, le monument le plus visité d’Europe a été sauvé et pourra être reconstruit. Hier soir, les pompiers ont fait le maximum et Dieu a fait le reste.
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Le trésor de Notre-Dame, la couronne d’épines du Christ, la tunique de Saint Louis, l’orgue principal et l’essentiel des œuvres d’art ont été mis à l’abri.
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Et si les dégâts sont immenses et que le spectacle de ces ruines fumantes est effrayant, la France avec ses innombrables talents dans tous les corps de métiers, va s’atteler à la tâche et reconstruire cette prestigieuse cathédrale chargée d’histoire.
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Ce sera long, cela va durer des décennies. Seules les jeunes générations reverront Notre-Dame comme elle était avant cette tragédie. Mais ce monument revivra et traversera les siècles futurs comme notre France éternelle.
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Les dons affluent de France et du monde entier. Ce matin, ce sont déjà plus de 300 millions qui ont été annoncés par les généreux donateurs.
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Mais maintenant se pose la question essentielle : Quelle est l’origine de cet incendie ?
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Dès hier soir, le parquet ouvrait une enquête pour « destruction involontaire par incendie », écartant d’emblée la piste criminelle, alors que le feu n’était pas encore maîtrisé et qu’aucun élément ne permettait de privilégier la piste accidentelle.
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Le parquet sait très bien qu’il faudra plusieurs jours d’enquête pour déterminer les causes réelles de cet incendie. Comment peut-il délivrer les conclusions d’une longue enquête qui n’a pas commencée ? C’est hallucinant.
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Mardi 16 avril à 19 h, les 50 enquêteurs désignés n’ont pas encore pénétré dans l’enceinte de la cathédrale, où le feu a pu détruire des preuves. Mais le procureur a déjà rendu son verdict : Seule la piste accidentelle est retenue !
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C’est dire combien la peur de découvrir un acte criminel, un nouvel attentat d’origine islamique, tétanise nos dirigeants. Cette peur est pitoyable.
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Mais cette précipitation du parquet à évacuer la piste criminelle fait craindre que la vérité nous soit cachée si d’aventure l’enquête révélait un acte terroriste.
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Bien des questions se posent et le peuple français, mais aussi le monde entier, doivent connaître la vérité, aussi tragique et dérangeante puisse-t-elle être.
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Politiquement correct oblige, les médias ont aussitôt condamné tous ceux qui penchent pour la piste criminelle et s’interrogent à juste titre.
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Comment un feu a-t-il pu se déclarer à 18 h 50 alors que les ouvriers avaient quitté le chantier à 17 h 30 ?
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Comment un feu peut-il se déclarer alors que tout ce qui est susceptible de provoquer un incendie est interdit sur le chantier ? (câbles électriques, soudures)
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Comment un feu peut-il se propager aussi vite s’il n’y a pas plusieurs foyers simultanés ?
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Comment ne pas avoir de soupçons quand chaque jour deux églises sont profanées, saccagées ou brûlées dans notre pays ?
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« Selon PI-News, un site d’information allemand, 1 063 attaques d’églises ou de symboles chrétiens (crucifix, icônes, statues) ont été déclarées en France en 2018. Soit une hausse de 17 % par rapport à 2017 (878). Le rythme des attaques va croissant. » ( Gatestone Institute )
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« Un article de janvier 2017 a révélé que les « attaques extrémistes islamistes contre des chrétiens » avaient augmenté de 38 %, passant de 273 attaques en 2015 à 376 en 2016”. Continuer l’article.
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Et comment ne pas être intrigué par cet incendie qui se déclenche comme par hasard en pleine Semaine sainte ?
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Il est consternant de voir tous les médias, qui s’empressent d’accabler la sphère identitaire qui s’interroge, passer sous silence les torrents de haine et de joie que déversent de nombreux musulmans sur les réseaux sociaux.
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Ce ne sont pas un ou deux tweets isolés qui ont été évacués, mais des milliers de messages haineux qui ont été ignorés par la presse. C’est gravissime.
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Pour ces fanatiques, l’incendie de Notre-Dame est la vengeance d’Allah.
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La presse servile, qui se garde bien de dénoncer ces tweets barbares, ne se grandit pas. Elle est même complice en taisant l’indéfendable.
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Face à un tel déferlement de haine, qui illustre une fois de plus la grande illusion du « vivre- ensemble », comment ne pas envisager la piste criminelle d’origine islamique ?
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D’ailleurs, la polémique commence à enfler. Désaccord total entre la parole officielle et certains experts, sur le lieu de départ du feu et sur sa vitesse de propagation totalement anormale, sauf présence de liquide inflammable.
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De son côté Nicolas Dupont-Aignan souhaite une commission d’enquête pour faire toute la vérité. Preuve que le gouvernement évacue un peu vite la piste criminelle…
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Mais on nous dit déjà qu’il est possible que nous ne connaissions JAMAIS la vérité à 100%. Autant dire que s’il s’agit d’un acte criminel d’origine islamique, il y a peu de chance pour le gouvernement joue cartes sur table.
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Pour conclure, piste criminelle ou pas, les diverses réactions à cette catastrophe prouvent une fois de plus qu’il est grand temps de fermer les frontières, si on ne veut pas connaître des lendemains tragiques et un embrasement de la société.
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Tous les partis en appellent à l’unité nationale pour affronter cette lourde épreuve. Mais soyons lucides, il n’y a plus d’unité nationale depuis longtemps. La France est déjà éclatée, sous les coups d’une immigration de masse qui refuse de s’intégrer. Il est temps de se réveiller.
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Et ne comptons pas sur Macron pour nous protéger. La France, il n’a cessé de la salir et de l’insulter à l’étranger. Seuls les partis patriotes pourront nous éviter le pire.
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Jacques Guillemain

Source : https://ripostelaique.com/notre-dame-pourquoi-le-parquet-a-t-il-deliberement-exclu-toute-piste-criminelle.html



Le calvaire de Notre-Dame : le deuil et l’espoir français

...par Caroline Galactéros - le 18/04/2019.

 

Ce drame rappelle la fragilité du sacré, de l’Etat mais aussi de la France. Un beau triptyque à reconstruire.

 

 

L’Arc de triomphe de l’Etoile défiguré, les Champs Elysées sauvagement pillés et maintenant Notre-Dame ravagée par les flammes. Cette triade tragique exprime comme une décadence des temps et des hommes, comme un ensauvagement culturel, social et politique fatidique, comme un signe, non de la fin des temps, mais de la fin de notre temps. Par notre faute.
 
A force d’indifférence, à force de désinvolture régalienne (comment un chantier d’une telle importance nationale a-t-il pu ne pas être proprement sécurisé et surveillé pour parer à tout début d’incendie ?), à force de repentance éruptive et stupide, à force d’ignorance et de littéralisme, à force d’inhibition, d’auto-flagellation et de relativisme, ce sont les plus grands symboles de la permanence d’une nation qui semblent renoncer, se détourner de nous et se laisser outrager devant notre ingratitude et notre impéritie ahurissantes.
 
Notre renoncement satisfait à ce qu’est encore la France aux yeux de ses citoyens et du monde entier, notre manque d’empathie pour cette beauté qui se donne depuis des siècles, mais que l’on ne voit plus et laisse abimer sans coup férir « pour que les Français s’expriment » nous ont fait oublier l’essentiel. La France, nation millénaire, par-delà ses régimes multiples, ses grands hommes, ses princes guerriers et bâtisseurs d’empires, par-delà ses gloires et ses tragédies, est restée « la fille ainée de l’Eglise ». N’en déplaise aux ignorants ou aux conquérants en embuscade qui boivent notre haine de nous-mêmes comme du petit lait, nous nous sommes construits comme nation, comme Etat, sur un terreau chrétien. Celui-là même dont on nous fait désormais à tout instant grief comme si c’était une tare, un gros mot, tant nous sommes perçus comme faibles et prompts à la « repentance ». Nos molles consciences politiques esquivent depuis des décennies cette évidence avec entrain pour gagner leur brevet en modernisme, en progressisme. Nous ne sommes pas les seuls dira-t-on. On voit pourtant où la négation des racines chrétiennes de l’Europe nous a menés. Et combien le salut de notre Union, s’il advient, passera notamment par une « détabouisation » culturelle et par l’affirmation de ce que nous sommes et d’où nous venons, un « aveu » enfin porté comme un étendard, non comme une flétrissure.
 
Oui, les pierres, mêmes incandescentes et torturées par les flammes, restent vivantes. L’appartenance, concrète ou symbolique, mais toujours affective à une nation telle que la nôtre, s’incarne dans ses symboles culturels, que ce soient ses cathédrales, ses châteaux, ses musiciens, ses écrivains. C’est quelque chose de bien plus grand que nous, auquel nous nous sentons appartenir et qui, chacun, nous élève, que l’on soit ou non croyant, pratiquant, catholique, athée ou même d’une autre confession. La question n’est vraiment pas là. Elle n’est pas plus dans une quelconque attaque de la laïcité, pierre angulaire incontestée de notre République. La Chrétienté est simplement notre substrat culturel et spirituel, comme les fameuses « racines chrétiennes de l’Europe », que nos gouvernants, à de rares exceptions près, voudraient bien couper raz et mettre dans le formol comme des os de dinosaure.
 
En ces temps de sécheresse de cœur et d’esprit, d’hubris transhumaniste, de mirages matérialistes, d’agression ouverte par ceux qui misent sur notre pusillanimité pour s’imposer et traitent de rétrogrades et de passéistes les derniers porteurs d’une transcendance nationale vivante, il faut se souvenir de ce que nous sommes. C’est le déracinement qui nous perd et nous désoriente. Il n’y a pas que la transcendance religieuse. Il y a plus encore une transcendance nationale couplée à une immanence de la Vie en chacun de nous. Ce double trésor qui permet le dialogue, le partage, doit nous rassembler et nous aider à combattre les démons mondains qui nous saisissent et nous égarent.
 
Aujourd’hui, dans un terrible paradoxe, le brasier de la Flèche de notre cathédrale signe la renaissance possible. C’est même le « kairos » parfait. Et les mots du général de Gaulle lors de la libération de Paris nous viennent au cœur : « ... Non, nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes, nous le sentons tous, qui dépassent chacune de nos pauvres vies. Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré ! »
 
Nous devons nous libérer enfin de cette infâme pelure de fatalisme qui entrave nos forces et paralyse notre génie national. Puisse ce drame se révéler cathartique. L’immense émotion qui s’exprime ne doit pas être recouverte dans quelques jours par d’autres « actualités ». Le « business as usual » est inaudible et se paiera très cher politiquement. Exactement comme lorsque nos concitoyens périssent sous les balles terroristes, les bougies et les chants sacrificiels ne suffiront plus. Il faut refuser ce qui n’a rien d’inéluctable et se battre. Pour reconstruire notre cathédrale mais aussi notre nation tout entière.

Source : http://galacteros.over-blog.com/2019/04/le-calvaire-de-notre-dame-le-deuil-et-l-espoir-francais.html


Notre-Dame en flammes : Un appel au sursaut national !

...par Christian Vanneste - le 16/04/2019.

 

L’incendie dévastateur de la cathédrale Notre-Dame de Paris a suscité une émotion légitime chez beaucoup de Français. Marc Bloch, dans « L’Etrange défaite, écrivait :  » il y a deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims, et ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération. » Or c’est l’histoire, et la conscience qu’en elle s’inscrit le destin de nos vies, qui font de nous des Français plus qu’une carte d’identité parmi deux ou trois autres au besoin. Etre français, c’est s’approprier l’histoire de France, la ressentir comme le fleuve qui nous porte depuis sa source, même lorsque l’on est issu d’un affluent récent. On pourrait donc ajouter, depuis hier, une troisième catégorie à celles que citait Marc Bloch, celle des Français qui, en voyant brûler Notre-Dame ont ressenti une déchirure, comme si ce désastre les touchait personnellement, les privait d’une partie d’eux-mêmes, d’un bien familial inestimable auquel ils s’identifiaient. La persistance de l’image, sa valeur symbolique incomparable lui font figurer la capitale du pays, rappeler les heures les plus glorieuses de notre histoire, et éveiller les émotions collectives les plus profondes du pays. Elles lui confèrent le rôle de trésor national. Sa situation sur l’île de la Cité, au coeur du royaume, son équilibre et sa beauté, posés entre les deux bras de la Seine, là où se marient la ville et la nature, dans un mélange harmonieux de sérénité et de puissance, attirent vers Notre-Dame l’affection que l’on voue à une personne.

 

Une des personnes interrogées par une chaîne d’information disait son émotion, invoquait le patrimoine ainsi menacé de manière peut-être irréparable, mais elle croyait bon d’ajouter qu' »elle se foutait de son caractère religieux ». Des journalistes citaient la communauté catholique, comme une communauté parmi d’autres de notre pays. Or, ce superbe édifice, connu du monde entier, n’a de sens que parce qu’il est un lieu de culte chrétien, couvert de signes qui ne peuvent être compris que grâce à une connaissance de la culture et de la religion chrétiennes. Sa présence au coeur de la capitale royale en fait le foyer d’une longue histoire, celle de dynasties catholiques qui ont rassemblé et agrandi le pays jusqu’à ce qu’il se proclame une nation, déjà réelle depuis Bouvines. Le message de Vladimir Poutine souligne le caractère de sanctuaire chrétien de Notre-Dame, au-delà de son appartenance au patrimoine culturel mondial. Il ne faudrait pas en effet qu’il y ait entre la cathédrale de Paris et les Français, le même rapport qu’entre les Egyptiens et leurs pyramides, celui d’une carte postale qui identifie un pays dont l’âme a changé, et qui n’en attend plus qu’un afflux de touristes.

 

Le sentiment puissant qui doit animer les Français à l’égard de Notre-Dame de Paris est celui d’une fierté identitaire, celle d’un peuple fier d’avoir construit, embelli et préservé une pareille merveille architecturale. Le fait qu’elle ait été ravagée par un incendie est un terrible avertissement : les Français méritent-ils leur héritage ? Certains s’interrogent sur les causes du sinistre  dont on a dit bien rapidement qu’il était d’origine accidentelle. Aucune soudure n’avait été effectuée, la surveillance des échafaudages, une fois les ouvriers partis, était bien légère, or un incendie a été provoqué récemment à Saint-Sulpice, des déprédations ont été commises à la basilique de Saint-Denis, de nombreux monuments chrétiens sont profanés. De plus, hier, débutait la Semaine Sainte, la plus importante du calendrier catholique. L’hypothèse d’un acte délibéré doit-elle être exclue ?

 

Qu’il s’agisse d’un accident ou d’un attentat, la catastrophe qui a ruiné Notre-Dame de Paris est un appel au sursaut pour les Français en face du monde entier. Si c’est un accident, la désinvolture, le laisser-aller, l’amateurisme dans le travail et la sécurité autour d’un joyau du patrimoine national sont un bien mauvais signal, celui d’un pays qui a, petit à petit, abandonné sa réputation de rigueur et de technicité dans un domaine où il paraissait exceller. Si l’on a cherché à cacher une action hostile à la France et à son identité, c’est évidemment beaucoup plus grave : ce serait l’aveu d’un pays qui n’ose plus désigner ses ennemis et les affronter. Dans les deux cas, Notre-Dame en flammes appelle à la résistance, contre nous-mêmes ou contre nos ennemis, pour mettre un terme à cette longue décadence, dont les images d’hier offraient la version métaphorique, et à laquelle la France ne doit pas, ne peut pas se résoudre. En luttant avec courage contre le feu qui courait dans la « forêt » des charpentes, les 400 pompiers offrent un exemple à tous les Français.

 

 

Source : http://www.christianvanneste.fr/2019/04/16/notre-dame-en-flammes-un-appel-au-sursaut-national/


Notre-Dame : tous les experts qui doutent de « l’accident » sont virés des plateaux TV !

...par Jacques Guillemain - le 25/04/2019.

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Retour sur un désastre.
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Le mystère Notre-Dame n’est pas près de s’éclaircir  tant les interrogations s’accumulent et restent sans réponse.
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Alors que le sujet anime toute l’actualité de ces derniers jours, chacun aura remarqué que les questions qui dérangent sont systématiquement écartées du débat par les animateurs. Les experts qui doutent sont absents des plateaux TV.
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Seuls les adeptes de la version officielle ont le droit de s’exprimer et c’est donc sur les réseaux sociaux qu’il faut s’informer en essayant de faire le tri.
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Polémique sur les dons, polémique sur la reconstruction à l’identique ou pas, polémique sur le délai de cinq ans, polémique sur les normes de sécurité.
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Mais pas un mot sur l’origine de l’incendie. Un seul postulat : la piste criminelle est écartée. Pourtant les questions sont légion :
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Pourquoi le procureur s’est-il empressé de balayer la piste criminelle dès 20h, alors que les flammes atteignaient 30 mètres de hauteur et que personne n’avait la moindre idée des causes du sinistre ?
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Pourquoi personne ne s’est expliqué sur la hauteur des flammes, sur leur couleur jaune, sur la rapidité de propagation du feu ?
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Pourquoi de multiples professionnels du bâtiment et des pompiers affirment que des poutres en chêne vieilles de 800 ans ne peuvent pas brûler ?
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Pourquoi y a-t-il eu deux départs de feu ?
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Pourquoi peut-on  voir une explosion sur certaines vidéos ?
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Pourquoi Macron a-t-il  fixé à cinq ans le délai de reconstruction avant tout débat ? Que cache cette précipitation ?
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Pourquoi un projet de loi pour contourner les règles sur les marchés publics et les textes qui régissent la  protection du patrimoine ?? C’est la porte ouverte à tous les abus, toutes les fraudes.
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« Ce projet de loi, qui vise à reconstruire la cathédrale en cinq ans, devrait permettre au gouvernement de passer outre des obligations en matière de marchés publics et de lois de protection du patrimoine ».
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Et que dire de cette vidéo, devant Notre-Dame en flammes,  où Édouard Philippe rit sous cape, en glissant une blague à l’oreille de Macron qui a bien du mal à maîtriser un fou rire. Tout cela n’est pas clair.
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Étincelle, court-circuit, chiffon imbibé d’essence, gel chimique de barbecue, white spirit et même chalumeau, rien ne parvient à enflammer une poutre de 35 ans d’âge. Alors, comment cet incendie dévastateur a-t-il pu enflammer la « forêt » vieille de 800 ans en quelques minutes ?
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Certains professionnels affirment que seule la thermite a pu permettre un tel embrasement aussi fulgurant. Ce mélange détonnant produit une chaleur de 2 200°.
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D’ailleurs, une vidéo montre un individu qui circule sur le toit à 17 h 05.
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Ce n’est pas la vidéo du pompier dans une tour, ce n’est pas non plus la vidéo montrant un homme immobile qui est en fait une statue.
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Non, c’est une troisième vidéo qui, comme par hasard, n’a pas été démontée par les médias, contrairement aux deux autres qui étaient des fake news.
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Que faisait cet individu qui déambule seul sur le toit ? Depuis quand est-il là ? Que manipule-t-il puisqu’on voit deux éclats lumineux ? Je n’ai pas la réponse.
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Par ailleurs, regardez cette autre vidéo ci-dessous  jusqu’au bout (elle est en deux parties ) et lisez la chronique de Charles Sannat.
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Et vous serez convaincu que la piste accidentelle, c’est le bobard d’or du moment.
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Jacques Guillemain

Source : https://ripostelaique.com/notre-dame-tous-les-experts-qui-doutent-de-laccident-sont-vires-des-plateaux-tv.html


«Ile de la Cité. Vers la plus grosse promotion immobilière grâce à l’étincelle qui a mis le feu aux poutres ! ! »

...par Charles Sannat - Le 25 Avr 2019

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Parfois, la vie est bien faite et les heureux hasards s’enchaînent de manière à rendre possible ce qui était difficile…

Tenez, prenez au hasard, cette histoire d’étincelle qui a mis le feu aux poutres de Notre-Dame.

Saviez-vous quel beau projet nous attend ?

Saviez-vous quelles belles œuvres immobilières sont dans les cartons ?

Non…

Allez, voilà de quoi rassasier votre curiosité… Nous avons là tous les ingrédients pour créer l’un des plus gros scandales économiques et politiques de notre histoire récente

L’île de la Cité appartient en grande partie à l’Etat !

Par exemple sur l’île de la Cité vous trouvez l’ancien Palais de Justice, classé évidemment aux monuments historiques, et… qui ne sert plus à grand-chose depuis l’entrée en service du nouveau Palais de Justice dans le nord de Paris…

Je me demande ce que l’on va bien pouvoir faire de cet immense et superbe bâtiment…

Par exemple sur l’île de la Cité il y a le célèbre 36 quai des orfèvres… mais vous savez qu’il est presque vide lui aussi ? Ainsi, « en septembre 2017 — après le départ, en juin, de la Brigade criminelle et de la Brigade des stupéfiants (BS) —, les derniers services de la police judiciaire ont déménagé au Bastion dans la cité judiciaire de Paris près du nouveau tribunal de Paris, porte de Clichy. Seule la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), nommée aussi l’« antigang », reste dans les locaux pour « intervenir plus vite en cas d’attaque terroriste ». Mais la BRI ne sera pas un problème, et nous lui trouverons bien une petite place aux Invalides par exemple, ou ce n’est pas les m² qui manquent !!

Je me demande ce que l’on va bien pouvoir faire de cet immense et superbe bâtiment…

Par exemple, l’Etat est propriétaire de la Conciergerie… vous savez l’ancienne prison où Louis XVI fut retenu avant de se faire raccourcir la tête. C’est beau la conciergerie et c’est grand.

Je me demande ce que l’on va bien pouvoir faire de cet immense et superbe bâtiment…

Encore un autre exemple, il y a un immense hôpital sur l’île de la Cité… c’est l’Hôtel Dieu… et cela coûte tellement cher la médecine et les hôpitaux, et puis il y a le fameux trou de la sécu… Et puis, une telle surface mes amis, en plein cœur du cœur de la capitale… plus de 20000m²…. à 20 000 euros le m²… miam…

Je me demande ce que l’on va bien pouvoir faire de cet immense et superbe bâtiment…

Comme je ne suis pas avare, il y a encore un autre exemple et comme dans la pub « c’est pas fini », il y a aussi le Marché aux fleurs et le Marché aux oiseaux … Ils sont grands, très grands ces deux marchés…

Je me demande ce que l’on va bien pouvoir faire de ces immenses et superbes espaces…

Mais je vous avais dit que ce n’était pas fini ! Il y a aussi l’imposant Tribunal de Commerce… qui occupe une grande partie de l’île. De sublimes mètres carrés que l’on pourrait également sans doute occuper à des choses tellement plus rentables qu’à rendre des jugements ou des arbitrages sur des affaires commerciales triviales… Cela peut se faire de manière identique dans bien d’autres endroits moins luxueux. Franchement moi j’y ferais bien un grand palace à 5 000 euros la nuit la suite!

Enfin et pour terminer cette liste non exhaustive… Notre-Dame, appartient… à l’Etat et pas à l’église catholique…

Non exhaustive car il y a aussi le bureau des naturalisations de la préfecture de Paris, ou la compagnie motocycliste sans oublier une partie de l’école nationale de la magistrature… qui occupent quelques surfaces également… J’ai donc pris le plan de l’île et je vous ai mis en rouge toutes les zones appartenant à l’Etat ou au « para-public »… 90% de l’île de la Cité appartient à l’Etat, un Etat qui a besoin d’argent, de beaucoup d’argent et qui a là une occasion en « or » de transformer discrètement ses propriétés en poules aux œufs d’or…

Et bien si moi je me demande avec cette immense naïveté qui est la mienne ce que l’on pourrait bien faire de tous ces beaux bâtiments vidés progressivement de leur substance depuis 10 ans, les mamamouchis, eux, savent évidemment déjà ce qu’ils veulent en faire…

Transformer l’île de la Cité en un beau Disneyland à touristes

Oui parce qu’en réalité, la bataille autour d’une des plus grandes promotions immobilières de notre pays a déjà commencé et cela fait d’ailleurs quelques années.

Ainsi, la réhabilitation du parvis de l’hôpital Hôtel Dieu doit être confiée fin mai à un opérateur privé en vue de développer des activités commerciales… Et la Mairie de Paris « chercherait à pousser la candidature du groupe Quartus auprès de l’AP-HP, un choix qui ne fait pas l’unanimité ». Source ici

Au même moment, comme le rapporte cet article du Figaro, Martin Hirsch actuel Directeur Général de l’AP-HP «a proposé qu’une partie de l’Hôtel Dieu puisse être mobilisée pour permettre, le plus rapidement possible, le rayonnement du site», indique l’AP-HP dans un communiqué.

L’idée est de «pouvoir accueillir tout ce qui est muséal» afin que chacun puisse «accéder aux œuvres de Notre-Dame», a expliqué la direction à l’AFP. Cette offre de service pourrait «éventuellement» s’étendre aux besoins du futur chantier de rénovation du monument historique et des nombreux «compagnons qui devront venir y travailler». Source ici

On passe de l’hôpital au « muséal »… c’est joliment dit!

Quant au futur de l’île de la Cité, vous l’avez en image ici et sur le site Missioniledelacité.paris ici

Ce futur architectural et fondamentalement très commercial a déjà été pensé et imaginé. Tous les détails sont connus et les choses progressivement se mettent en place pour permettre la réalisation de la plus colossale opération immobilière au centre de Paris, dans « le cœur du cœur », un endroit où le prix du mètre carré peut se négocier 20 000 euros au moment où vous lisez ces lignes, mais quel sera le prix futur de ces m2  là où les 14 millions de touristes qui passent chaque année, sont une ressource extraordinaire de profits potentiels? Ce mètre carré se négociera peut-être 40, 50 ou même 60 000 euros…

Imaginez 14 millions de touristes délestés légalement par le commerce d’une centaine d’euro par tête de pipe !! Cela commence à faire une sacrée rente annuelle.

Pour s’assurer que les sous rentrent bien, on a même prévu le renforcement du trafic fluvial et un débarcadère à K€ sur pattes, pardon à touristes.

Alors, cette histoire d’étincelle qui a mis le feu aux poutres arrive donc à point nommé pour accélérer la mutation de l’île de la Cité, le cœur du cœur de Paris.

Non pas que cet incendie soit volontaire, l’enquête le dira ou pas. Disons, plus prosaïquement que c’est comme les incendies de forêts dans le sud-est… il faut toujours savoir faire contre mauvaise fortune bon cœur, et bonnes affaires. Quand la forêt brûle, les immeubles poussent sur les ruines fumantes.

L’île de la Cité est un immense défi et enjeu, également pour les grandes entreprises du BTP et autres groupes immobiliers, des contrats aussi mirobolants permettent également de se rémunérer confortablement entre amis. Enfin, les JO de 2024 sont pour bientôt, et cela serait bien que tout soit prêt ou presque pour cette date là car si en plus Notre-Dame réouvre à l’occasion des JO ce sera l’occasion rêvée de faire la promotion mondiale de cette promotion immobilière où l’on vendra à 40 000 euros le m² faisant de l’île de la Cité l’un des endroit les plus chers de la planète.

Une île musée appelée officiellement « L’île Monument ».

La question qui se pose, au-delà des aspects religieux consistant à savoir si des messes continueront ou pas à être célébrées à Notre-Dame, c’est bien le sujet des sous. Des très gros sous!

Parce qu’en filigrane, ce que j’évoque ici, c’est une possibilité de « privatiser » ce patrimoine et de dépecer des propriétés d’Etat de très grandes valeurs. Comme la Grèce a vendu ses îles, nous pourrions assister prochainement à une forme de mise en vente de l’île de la Cité.

Si le projet peut évidemment se discuter, et je n’y suis pas en soi opposé, au contraire, exploiter la mâne touristique est une bonne idée, j’aimerais savoir où vont aller les sous… Parce que rien n’empêche l’Etat, propriétaire, de réaliser les travaux nécessaires et de louer à des exploitants privés en restant propriétaire et en percevant des loyers plantureux qui alimenteraient les caisses de l’Etat et profiteraient ainsi à tous.

J’ai comme dans l’idée que l’on va plutôt vendre à vil prix, et c’est là qu’il va falloir regarder attentivement ce qu’il se passera… mais pas que!!

Projet de loi pour contourner les règles sur les marchés publics!!

Comme nos mamamouchis sont assez prévisibles, il était assez évident qu’ils allaient essayer de tripatouiller un tantinet, mais comme les mamamouchis des générations précédentes s’étaient fait prendre tous les doigts dans le pot de confiture nous avions passé des lois et nous avons désormais tout un code et des règlements pour passer les marchés publics.

C’est très pénible la loi.

Pas pour nous les gueux, surtout le gueux en gilet jaune, ou le pauvre bougre qui roule à 53 au lieu de 50. Là la loi est dure et intraitable.

Pour ceux d’en haut, impossible de tripatouiller en toute sérénité juridique.

Du coup, vous savez quoi?

On va tout simplement légiférer par ordonnance (sans vote des députés) pour pouvoir se passer des règles des marchés publics. On est donc en train de nous préparer une impunité juridique pour masquer des fraudes potentiellement monstrueuses.

Voici ce que dit cet article de France Info « Ce projet de loi, qui vise à reconstruire la cathédrale en cinq ans, devrait permettre au gouvernement de passer outre des obligations en matière de marchés publics et de lois de protection du patrimoine ». Source ici

Peut-être que Macron est très pressé, les groupe du BTP aussi, et les copains des grosses entreprises qui auront les concessions également, mais moi, je vois une cathédrale de 850 ans… et je ne suis pas du tout pressé de la reconstruire et je ne vois pas pourquoi cela devrait forcément être fait en 5 ans…

Ha, si je vois, comme il faut reconstruire en 5 ans, et que l’on est pressé il faut se donner les moyens de le faire et donc retirer tous les gardes fou qui permettent globalement d’éviter que les abus ne soient vraiment trop importants.

Le délai de 5 ans fixé par le Président devient l’alibi justifiant toutes les lois d’exceptions.

Je suis évidemment ahuri par ce que je vois et par ce qui se dessine. Il n’y a qu’en faisant circuler cette information et ce type d’analyse que l’on peut forcer le gouvernement à reculer. Il faut dire « nous vous voyons ». « Nous comprenons ». Et je compte sur chacun de vous pour informer le plus grand nombre.

La seule manière pour que le poison du soupçon (ou du complotisme) ne s’insinue pas est de faire en sorte qu’il ne puisse pas y avoir de soupçon, par une véritable transparence, par une séparation des pouvoirs et par des systèmes de contrôles. Mais là ce n’est visiblement pas le cas!

Ce n’est plus une république, sinon bananière.

La république n’est plus, mais Vive la France.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

 

 

Source : https://insolentiae.com/ile-de-la-cite-vers-la-plus-grosse-promotion-immobiliere-grace-a-letincelle-qui-a-mis-le-feu-aux-poutres-ledito-de-charles-sannat/

 


Notre-Dame de Paris : Machiavélisme... et "Disneyland" ?

...par Chantal Dupille - Le 24/04/2019.

 

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"En feu, la cathédrale Notre-Dame de Paris. Détruite, comme jamais au cours de ses huit siècles d’histoire. Guerres, occupation, rien n’est venu à bout de ce symbole national rayonnant dans le monde entier. Même les bombardements sur Paris, même les forces d’occupation allemandes ont épargné ce joyau. Notre misère politique aura fait le reste : négligence patrimoniale, restriction budgétaire sous pressions de Bruxelles, abandon intellectuel de ce qui a fait la France…L’incendie de NOTRE-DAME de PARIS est un symbole : celui de notre faillite, politique et spirituelle. Qui dira l’essentiel ? Dans le tumulte politique actuel, où la France a perdu définitivement la tête comme la raison, la voilà qui maintenant perd son âme comme son cœur devant le monde entier sidéré. Toutes les déclarations éplorées de notre classe politique indigente n’effaceront pas notre triste réalité. Nous n’avons – Français –  aucune excuse. A l’incompétence de nos dirigeants, répond  le renoncement personnel, individuel de chacun. Nous ne sommes plus à la hauteur de la France. Fasses que cet effondrement sonne l’heure de notre réveil collectif et ravive le sentiment de l’amour de la France, le désir comme la nécessité d’en préserver l’esprit." Communiqué National de Penser la France, 16 avril 2019.  (1)

 

Notre-Dame : Machiavélisme... et "Disneyland" ?

par chantal dupille dite eva R-sistons

 


Notre-Dame brûle... Paris "brûle"... La France toute entière "brûle" ! Avant l'élection présidentielle, j'avais mis en garde : Macron sera le fossoyeur de la France !  (2)

A la UNE de l'actualité, on a régulièrement une parole ou un acte antisémite, souvent pendant plusieurs jours, entraînant parfois des manifestations de soutien aux citoyens Juifs. Mais si des églises sont profanées et même prises pour cibles d'incendies criminels, comme c'est souvent le cas, personne n'en parle, ne s'en émeut, et pourtant il s'agit là des racines chrétiennes de la France, de son âme ! A l'époque du Nouvel Ordre Mondial qui dégénère tout, et avec des Sarkozy, des Hollande, des Macron et Co, Francs-Maçons et Juifs, la déchristianisation est en marche, et comme un peu partout désormais, le passé est gommé, même dès l'école, l'Histoire est piétinée, ou encore les traditions même les plus belles, sont peu à peu effacées. L'Occident impose la globalisation qui tue les identités, les particularismes, les genres, et bien sûr, l'âme des peuples.

Pourtant lorsque Notre-Dame est en feu, malgré les chapes de plomb chères aux dictateurs, des témoignages gênants se faufilent, comme sur les travaux évoqués par le régime Macron qui n'auraient pas commencé, ou des protections de très haut niveau (les combles étaient d'ailleurs surveillées 24 h/24 par caméra), ou encore l'incendie qui avait débuté à un endroit sans échafaudage, le chêne qui ne brûle pas de cette façon, etc.
La thèse de l'accident a été immédiatement imposée par le Régime comme par ses laquais - les merdias subventionnés. Une vérité officielle qui ne peut satisfaire, d'autant qu'elle est répandue avant toute enquête, un peu, par exemple, comme à New-York le 11 septembre... et que le soir même, plusieurs évoquent l'existence de deux foyers d'incendie ! 

Comme tout le monde, je me suis interrogée. Et aussitôt, voici ce qui m'est venu à l'esprit, tweeté en partie : 

- Rien ne marche pour Macron, avant même de plaider pour ses nouvelles mesures à la suite de son (faux) grand débat, il est critiqué. Il faut faire diversion.

- Avec ce Président, tout est communication, mise en scène, hypocrisie, mensonges, fake news, impostures... Est-ce un crime d'Etat pour rester au pouvoir, machiavéliquement unir autour de lui les Français ? Voici un de mes tweets, par exemple : "Un dirigeant haï ou un dictateur a besoin d'un événement exceptionnel pour créer artificiellement autour de lui l'UNION SACREE, attentat, destruction, guerre... ou incendie". Même un pion du Système comme le journaleux Barbier, s'est moqué du Président "qui appelle à changer de comportement, à devenir MEILLEURS tous ENSEMBLE" !!! De la vraie récupération, commente-t-il... Macron se serait arrangé pour qu'on change de sujet, qu'on cesse de le critiquer, que Gilets Jaunes comme policiers l'entourent, hé hé, et qu'ensuite, il puisse tranquillement poursuivre son oeuvre de destruction de la France. Et lorsque j'entends un autre pion des mondialistes, Roselyne Febvre, sur Sion24, pardon France24, appeler à l'union des Français, "Notre-Dame, c'est une manière de rebondir, c'est l'unité nationale, et éteindre la contestation. Les complotistes vont en profiter", j'ai rigolé et compris qu'on était en pleine arnaque. Oui, une opération de récupération, pour ensuite mettre en place des projets pires que ceux depuis l'élection de Macron !

- Et de surcroît, celui qui n'aime ni la France, ni les Français, et surtout pas les Chrétiens, s'est déguisé en Chrétien zélé, pour les flatter au moment des élections européennes, voler des voix de croyants au RN et à LR, et arriver premier ! Si le Président malgré les colères des citoyens, parvient à obtenir que sa liste obtienne plus de voix que celle du RN, il s'attribuera la victoire et continuera sans le moindre scrupule, à mettre en place toutes les réformes dont les Français ne veulent pas, à détruire tous les acquis sociaux, à consolider ses projets malfaisants pour le pays chaque jour plus paupérisé.

- Comble du grotesque, les gredins qui travaillent pour Macron appellent à ne plus manifester car "ce serait contre-productif après le drame que la France a vécu" !!! Merlin l'enchanteur conduisant ses ouailles vers l'abîme !

- J'ai également pensé que l'incendie de Notre-Dame tombait à pic pour une France qui masquait ses crimes au Yemen, participant au pire génocide du siècle. Suite à des révélations de journalistes honnêtes, même France24 a dû annoncer le 15 au matin, que Mme Parly n'avait pas dit la vérité. Le scandale allait faire la UNE de la Presse ! Mais quelques heures plus tard, le rideau est tombé... Tout était consacré à Notre-Dame !

- Macron veut reconstruire en 5 ans ? Une absurdité de plus ! Il a en vue les J.O. ?

- L'enquête n'a pas commencé, et comme pour le 11 septembre, on a déjà les coupables !!

- Des dons faramineux sont tombés, avant même de réunir un conseil d'administration, tout était donc prévu avant ? Même les réductions d'impôts et les coups de pubs pour les amis milliardaires de Macron ? 

En pleine braderie du patrimoine français et surtout des racines chrétiennes de la France que le cosmopolitalisme ne supporte pas, voici donc Emmanuel Macron à nouveau gonflé d'importance, la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf, "en mission, pour le chantier du siècle" !! Opérations de communication, récupérations, manipulations... mais promis, juré, pas d'attentat politique !

Et quid des Francs-Maçons au sommet de l'Etat ? Quid de la Loi 1905 ? Quid, dans la foulée, de la privatisation du patrimoine français, architectural, religieux, culturel ? Aujourd'hui, dans notre pays, le mot "catholique" devient un gros mot. Les dirigeants ne prononcent même pas les mots de "cathédrale", de "Catholique", à propos de Notre-Dame, ainsi pour M. Castaner, il ne s'agit pas d'une cathédrale, mais de "NOTRE COMMUN", le temple du commun, de la République ! Ils préparent une religion universaliste, "new age", un syncrétisme triomphant avec à la place d'une Cathédrale, un temple de la raison,  un temple maçonnique, c'est ça ? Et la mafia qui dirige la France se rend à Notre-Dame incendié comme à une fête cabaliste, en rigolant devant la Cathédrale du coup qu'elle a fait ? On est en plein complot ?

J'en étais là de mes interrogations, quand soudain, soudain... une Lectrice, Maria (merci à elle), me propose un texte étonnant !
 
 


 
Crime avec préméditation ?
En marche pour "Disneyland" ?
 

L'incendie de Notre-Dame tombe en plein projet futuriste de transformation de l'Ile de la Cité ? A pic ! Quel hasard, hé hé... "Hollande et Hidalgo ont demandé à deux architectes fin 2016 d'établir un projet pour la rénovation spectaculaire de l'île de la cité pour la transformer en zone futuriste, projet repris par macron... Hidalgo a vendu le parvis de Notre Dame à Auchan et Unibail. Des réunions ont été organisées, des maquettes construites, les travaux devant être exécutés à échéance 2024, date des jeux olympiques. En substance, ils ne supportent pas que les 14 millions de touristes ne se déplacent que pour visiter Notre Dame, sans qu'il n'y ait les retombées commerciales. Donc ils veulent remplacer le parvis de notre dame en se contrefichant de l'aspect religieux par une plaque en verre avec des commerces en sous sol (style forum des halles) et des débarcadères depuis la seine. C'est un projet immonde combattu par les riverains et les religieux. L'incendie de notre dame va permettre de déclencher par nécessité les travaux de l'ensemble qui avaient initialement été prévus d'une durée de 5 ans (priorité pour les jeux !)" (3)

Les citoyens Juifs et Francs-Maçons Hollande, Hidalgo et Macron rendent leur culte non à Dieu, mais à Mammon, à l'Argent. Ce n'est pas leur modèle Jacques Attali qui contredira, lui qui a publié "Les Juifs, le Monde et l'Argent", expliquant les rapports du peuple juif avec le monde et l'argent. Or si les touristes affluaient  du monde entier pour visiter la Cathédrale Notre-Dame, rien n'était fait pour transformer les visites en chiffres d'affaires. De quoi déplaire à ceux qui aujourd'hui, dirigent la France : "L’incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris devrait être considéré comme un acte de guerre de la part de l’État contre l’Église. Nous n’avons pas besoin de preuve. 200 ans d’une guerre maçonnique contre l’Église est suffisant pour justifier notre suspicion (..) Le grand théologien catholique Urs Von Balthasar a dit jadis que les hommes qui oublieraient le sens de la beauté, oublieraient comment prier et finalement oublieraient comment aimer. Notre-Dame était un témoignage à la vérité de l’église. Sa majesté ridiculisait le scepticisme de l’homme (..) Nous vivons dans une époque de laideur et de mensonges. C’est une époque de toits plats et de grandes fenêtres ; de flous appelés art et de tapage appelé musique – une époque lâche et sans foi. Il n y a plus d’art car l’homme ne cherche plus la vérité désormais. Il n y a plus de bonté car l’homme est heureux dans son iniquité.. " (4).

La beauté, le spirituel, le don de soi, le sens de l'accueil et de la gratuité.. tout disparaît. Au profit des intérêts financiers. La mafia qui gouverne le monde (et particulièrement la France qui irrite les mondialistes car elle est dotée des plus belles églises de la planète souvent là depuis plus de mille ans), a donc déclaré la guerre aux Chrétiens, à leurs oeuvres, à leur doctrine sociale. Et avant les Jeux Olympiques de 2024, il faut faire place nette pour les commerces, les boutiques de souvenirs made-in-China, les Jeux, les parcs d'attraction... et une sorte de Disneyland pour touristes bourrés de fric ! 

Des architectes avaient un projet pour l'Ile de la Cité, l'Ile-Monument, on peut le voir ici : https://www.missioniledelacite.paris/ : L'objectif avoué est de créer 100.000 Mètres carrés nouveaux sur l’ile d’une valeur foncière de 1 milliard d’Euros, sans parler de la revalorisation globale de tous les mètres carrés existants, qui coûtaient à l’état au lieu de rapporter. L'Etat est propriétaire de Notre-Dame, du très grand Parvis devant, des jardins autour, de la Sainte-Chapelle... mais aussi du Palais de Justice, du 36 Quai des Orfèvres, de la Conciergerie, de l'Hôtel-Dieu, du Marché aux Fleurs et du Marché aux Oiseaux... Déjà en 2013, le journal l'Humanité du P.C., dénonçait de voir l'Hôtel-Dieu mué en vaste opération immobilière, le patrimoine défiguré ! " Compte tenu de CE qu'est Hidalgo, et de CE qu'est micron (des machines sans âme), c'est parfaitement logique. Les marchands du temple sont désormais les maîtres. Cela avait été dit depuis longtemps : avec ses conditions idéales de climat, de situation, d'attraits divers, la France devient un simple parc d'attraction géant pour les rares qui auront encore le droit et les moyens de s'amuser ", commente un de mes Lecteurs, Bab.

Et que deviendra Notre-Dame, au milieu d'une gigantesque galerie marchande ?  Le lieu de culte disparaitra-t-il un jour ? En attendant, l'Eglise a été chassée de la Cathédrale pour au moins cinq ans ! Mais heureusement, grâce aux formidables pompiers de Paris, une grande part de notre Histoire a été sauvée !
 
 



Le régime macron est machiavélique ! Et comme il a saboté l'Elysée somptueux, avec la nounou Brigitte, il va aussi "moderniser" la Cathédrale, très vite, avec des matériaux "actuels", et en remplaçant la superbe toiture en bois par du fer et du verre ! 

Dans l'ombre, le Nouvel Ordre Mondial, avec ses suppôts Attali, Macron, Hidalgo (qui par exemple a éteint la Tour Eiffel pour dénoncer la libération d'Alep par le Gouvernement Assad !), se dresse sur les ruines programmées des civilisations. Adieu les Nations, le Passé, l'Histoire, les traditions, les patrimoines... et bien sûr les monuments religieux ! Mais Paris résistera, avec ses Gilets Jaunes, et le drame de Notre-Dame (symbole de la Nation) ouvrira les yeux de beaucoup de Français qui se souviendront de leurs racines chrétiennes, qu'un monde sans Cathédrale perdrait de son âme. Et qui sait, certains d'entre eux se tourneront enfin vers le Divin ! Mais pour ceux qui ne sont pas croyants, ou interpellés, une telle catastrophe doit redonner le goût du patrimoine de la Nation, de son Histoire, de son passé, de son identité, conduire à vouloir retrouver ses racines. Ensemble, rebâtissons une foi nationale, ne laissons pas la France périr sous le feu des mondialistes sataniques ! Les consciences, les coeurs, les esprits doivent se réveiller, pour modeler notre futur !

Et l'union nationale doit se faire... CONTRE Macron et sa clique machiavélique et malfaisante !
 
Chantal Dupille dite eva R-sistons


(1) Les Clubs « Penser la France », travaillent au soutien de plusieurs initiatives politiques de refondation autour d’un  « nouveau Conseil National de la Résistance » réunissant communistes authentiques et gaullistes authentiques et au-delà tous citoyens militants pour l’indépendance de la France. Ils militent pour les trois sorties immédiates : Sortie de l’OTAN – Sortie de l’UE – Sortie de l’EURO. Source: www.penserlafrance.fr 

(2) https://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou-unis-pour-le-pire-la-destruction-de-la-france-dossier-a130009426
https://actualiteevarsistons.eklablog.com/la-menace-macron-par-chantal-dupille-dite-eva-r-sistons-a130126832

(3) httpss://changera.blogspot.com/2019/04/notre-dame-crime-avec-premeditation.html

(4) httpss://reseauinternational.net/lincendie-de-notre-dame-de-paris-et-la-guerre-contre-la-beaute/
 
 



Pour aller plus loin, voici quelques liens d'actualité :
 
 
 
Le Major Patrick Nicolle accuse Macron de l'incendie de Notre-Dame et le menace d'un Putsch contre lui ! "En 2 heures vous n'existez plus."
 
L'ancien ingénieur en chef de Notre-Dame stupéfait (vidéo). Selon lui, du chêne de huit siècle ne flambe pas facilement et aussi vite… Benjamin Mouton est retraité depuis 2010, ce qui probablement lui permet de parler librement. Il précise la rénovation électrique et le “travail colossal” effectué quant à la détection et protection du risque d’incendie et la présence constante de deux hommes pour surveiller ce risque… Venant conforter ces doutes, voici ce que rapporte Le Monde: (…) «Les points chauds sont la principale hantise dans un chantier de restauration de cette ampleur», souligne à propos de Notre-Dame l’architecte en chef des monuments historiques, François Chatillon. Une simple soudure sur du plomb peut réchauffer le bois qui se trouve en dessous. Pour l’architecte en chef des monuments historiques responsable de la restauration de la flèche de Notre-Dame, Philippe Villeneuve, «les travaux n’avaient pas encore débuté, seuls les échafaudages étaient en cours de montage». De son point de vue, «l’hypothèse du point chaud n’est donc pas la bonne».httpss://www.delitdimages.org/lancien-ingenieur-en-chef-de-notre-dame-stupefait-video/
"
Notre-Dame. Piste criminelle privilégiée. Outre que les combles étaient surveillées 24/24 par camera, l'incendie a débuté à un endroit sans échafaudage ! Or, on ne soude que de l'extérieur! C'est ce que confirme MR Mouton architecte des bâtiments de France
httpss://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=nHgWVTcjQIs


Les architectes ne sont pas libres de s'exprimer sur Notre-Dame
«Le ministère exige que les demandes d’interview et éléments de langage envisagés dans la réponse aux questions doivent être annoncées et autorisés préalablement par le cabinet du ministre.»
httpss://changera.blogspot.com/2019/04/incendie-notre-dame-les-architectes.html 

L'énergie dirigée utilisée contre Notre-Dame ?
httpss://changera.blogspot.com/2019/04/les-armes-energie-dirigee.html
 
Un journaliste américain du « Time » évoque un « incendie volontaire » citant une source intérieure à la cathédrale.
https://www.wikistrike.com/2019/04/notre-dame-un-journaliste-americain-du-time-evoque-un-incendie-volontaire-citant-une-source-interieure-a-la-cathedrale.html

Notre-Dame, un événement sous faux drapeau. Interview de Robert David Steele, ancien officier d'infanterie du Corps des Marines et espion de la CIA : "Le sataniste Macron a-t-il brûlé le cœur de l'humanité pour se sauver et sauver l'état profond?
Robert David Steele, ancien officier d'infanterie du Corps des Marines et espion de la CIA, ainsi qu'activiste pour Open Source Everything Engineering (OSEE), répond régulièrement aux questions du Téhéran Times (..) le toit avait été brûlé simultanément, de manière à montrer cette «croix en feu» dans les Cieux. C’était une profanation rituelle satanique du «cœur» du christianisme, une profanation équivalente à ce que les sionistes prévoient d’atteindre Jérusalem par d’autres moyens (..) Nous avons appris que Notre Dame n'est assurée par aucune organisation commerciale - l'État de France «s'auto-assure». (..) Nous avons un jésuite en France, qui, citant le personnel de l'Église à Notre-Dame, affirme clairement que l'incendie avait été intentionnellement allumé (..) Ma source française a déjà établi qu'il n'y avait pas d'électricité dans la zone où l'incendie aurait pris naissance. En regardant la façon dont le toit a brûlé si rapidement, je vois un toit en bois du XIIIe siècle qui a été légèrement aspergé de liquide ou de poudre incendiaire (..) l’architecte en chef de Notre-Dame a déclaré publiquement que ce n’était pas un accident; qu'il n'y avait aucune soudure ou autre cause possible; et ce bois vieux de 800 ans est comme une roche pétrifiée, impossible à brûler sans un accélérant. D'autres ont évoqué la possibilité d'utiliser une arme à énergie dirigée (DEW), en plus des accélérants appliqués au préalable, pour garantir que le toit tout entier soit complètement brûlé sous la forme d'une croix visible de l'espace. C’était un feu rituel satanique sous faux drapeau brûlant un site saint (..) Toute enquête sérieuse prendrait en compte chaque minute des quatre-vingt-dix derniers jours de Macron, chaque appel téléphonique, chaque SMS, chaque e-mail et montrerait rapidement le réseau de collaboration... Ce ne sera pas une enquête correcte menée par l'État (..)"
httpss://numidia-liberum.blogspot.com/2019/04/notre-dame-un-evenement-sous-faux.html

Macron, Agent de la CIA ? Organisation du printemps coloré et révolte du peuple
httpss://www.youtube.com/watch?time_continue=5&v=-ADkMLboALo

NOTRE-DAME : UN INCENDIE ET DES INSTRUMENTALISATIONS
Notre-Dame: un instrument d'union nationale au service du pouvoir
La cathédrale Notre-Dame de Paris s’est embrasée. Julien Théry, historien spécialiste du Moyen-Age et animateur de "La Grande H.", l'émission d'histoire du Média TV, revient sur l’histoire de ce monument et sur les enjeux de l'émotion actuelle.
httpss://www.youtube.com/watch?v=A3Kj7aOPKqg

JOURNEE INTERNATIONALE CONTRE LA CONNERIE - RAZ LE BOL
Utilisation très probable de Thermite..
httpss://www.youtube.com/watch?time_continue=362&v=1r6ZYaBaFRg

Notre-Dame, des interrogations quant à la piste accidentelle discrètement soulevées
https://russiepolitics.blogspot.com/2019/04/notre-

Architecte des bâtiments de France : la piste criminelle devient évidente !  L'incendie n'a pas débuté à l'endroit des travaux ! Impossible qu'un incendie prenne et se propage à une telle vitesse avec des poutres en vieux chêne. Il y avait un système de sécurité très performant qui surveillait les combles, avec une personne en permanence dans un PC de surveillance (24/24h !). Le gouvernement, relayé par les médias, a imposé sa version de "l'accident", alors que l'incendie était en cours ! Il veut absolument écarter la version criminelle qui devient évidente suite aux propos de l'architecte, expert sûr de lui qui connait Notre Dame sur le bout des doigts !
https://echelledejacob.blogspot.com/2019/04/notre-dame-architecte-des-batiment-de.html

Avec Notre-Dame, c’est la France qui part en fumée
httpss://reseauinternational.net/avec-notre-dame-cest-la-france-qui-part-en-fumee/

Incendie de Notre-Dame : Un test vidéo montre que la thèse officielle de l’accident est dure à digérer

Pourquoi les pompiers ont mis tant de temps à arriver ?  "Les mots d'un pompier : Il est impossible d'avoir un tel feu en moins de 2 h sans accélérateur ! Le bois n'émet pas de fumée jaune, la pétrochimie oui. (..) Ainsi l'incendie va bénéficier de plus d'une demie heure de plus pour progresser dans toute la charpente, qui aura été traité avec un produit accélérateur de flamme et équipée de moyens pyrotechniques pour déclencher l'incendie, le week-end précédent les 13 et 14 avril, par une équipe qui a profité des échafaudages pour s'introduire dans les combles pendant deux nuits ! Les pompiers en service sur le site ayant disparu, c'est le voisinage de la cathédrale qui va donner l'alerte, alors que les flammes embrasent déjà largement une grande partie des toits ! Mais c'est trop tard pour maitriser l'incendie ! (..) Cette tragédie devait être une grande cause nationale pour rassembler toute la nation autour de ses dirigeants alors que c'est un crime et une haute trahison !  Et comme dit Robert David Steele, ce crime a pour but de sauver Macron, mais aussi l'Union Européenne ! Nous comprenons pourquoi ils insistent pour dire que c'est un accident et accuser une petite entreprise artisanale de leur forfait, pourquoi ils recadrent les architectes qui ont des doutes sur ce qui s'est passé.. ! Nous espérons que les responsables seront destitués et arrêtés rapidement et jugés pour haute trahison !"
httpss://changera.blogspot.com/2019/04/notre-dame-pourquoi-les-pompiers-ont-eu.html

Ordo Ab Chao - Incendie Illuministe de Notre Dame de Paris :
httpss://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=lD5ptuC65Cs

Pâques. Les ténèbres s'abattent sur la France - Cathédrales hauts lieux telluriques - Sri Lanka
httpss://www.youtube.com/watch?v=PzGabAbXg3k

Incendie de Notre-Dame-de-Paris : l’incendie de trop par manque d’investissement envers les monuments
httpss://www.medias-presse.info/incendie-de-notre-dame-de-paris-lincendie-de-trop-par-manque-dinvestissement-envers-les-monuments/107599/
(Incendies, dégradations... par ex il y a quelques jours, Saint-Denis: des vitraux et l'orgue de la basilique dégradés)

Notre Dame de Paris : l’hypothèse d’un bug informatique ayant rendu inopérante la 1ère alarme incendie à 18H20 est confirmée

Un budget très insuffisant pour la restauration des monuments historiques. Et pourtant, des solutions très accessibles existent
 
Le recteur de Notre Dame va déposer plainte avec l'État pour  «destruction involontaire» afin de savoir «exactement ce qu'il s'est  passé».
httpss://fr.sputniknews.com/france/201904221040843034-france-notre-dame-incendie-recteur-plainte/

Infiltration israélienne ? La couronne de Jésus recueillie par une financière de Tsahal, épouse d'un extrémiste sioniste (lié à LDJ) le lobby juif du 4ème arrondissement incluant le quartier Notre-Dame
httpss://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/22/594051/2-NotreDame--la-couronne-de-Jsus-en-main-propre-
 
Incendie de Notre Dame. Les observateurs auront relevé l’existence d’une vidéo réalisée par la plateforme surview, qui offre des vues de points répertoriés de la ville de Paris au rythme d’une minute par caméra. Ainsi, à cinq minutes suivant l’heure c’est au tour de la Cathédrale Notre-Dame d’être filmée et c’est ainsi qu’à 17h05, la caméra a pu filmer l’évolution d’un individu vêtu de couleur sombre sur l’échafaudage recouvrant la toiture de la Cathédrale, faisant des allers et retours sans but apparent. Lors de deux instants précis de la minute filmée par la caméra de surfview, deux éclairs de lumières de durée différente sont nettement visibles, à la dixième et à la vingt-huitième seconde de la vidéo. (..) Voici donc le postulat suivant : l’individu tenait à bout de bras un appareil capable de dégager de vastes quantités d’énergie électromagnétiques, en action tout le temps de sa déambulation sur l’échafaudage couvrant le toit de Notre-Dame de Paris. A deux reprises, à la dixième et à la vingt-huitième seconde de la vidéo de surfview, il a changé l’orientation de cet appareil de façon à ce que la gueule dégageant de l’énergie soit précisément dans l’axe de la prise de vue de la caméra, ce qui explique l’apparition d’une empreinte sur la vidéo correspondant à une saturation due à une forte énergie électromagnétique. 
httpss://reseauinternational.net/incendie-de-notre-dame/

Le brasier de la haine
Des rabbins ne regrettent nullement le désastre parisien
httpss://reseauinternational.net/le-brasier-de-la-haine/

Pour Notre-Dame, Emmanuel Macron “envisage un geste architectural contemporain”. 
httpss://www.fdesouche.com/1193697-pour-notre-dame-emmanuel-macron-envisage-un-geste-architectural-contemporain
 
Incendie de Notre-Dame-de-Paris : l’incendie de trop par manque d’investissement envers les monuments
httpss://www.medias-presse.info/incendie-de-notre-dame-de-paris-lincendie-de-trop-par-manque-dinvestissement-envers-les-monuments/107599/

Tribune Juive et Chevènement voient dans l’incendie de Notre-Dame une occasion de rebâtir la République…
httpss://www.medias-presse.info/tribune-juive-et-chevenement-voient-dans-lincendie-de-notre-dame-une-occasion-de-rebatir-la-republique/107573/

Notre-Dame – “L’incendie n’a pas pu partir d’un court-circuit, d’un simple incident ponctuel. Il faut une vraie charge calorifique au départ pour lancer un tel sinistre.”
httpss://www.medias-presse.info/notre-dame-lincendie-na-pas-pu-partir-dun-court-circuit-dun-simple-incident-ponctuel-il-faut-une-vraie-charge-calorifique-au-depart-pour-lancer-un-tel-sinistr/107469/

“Reconstruction” de Notre-Dame : Macron souhaite “un geste architectural contemporain”…
httpss://www.medias-presse.info/reconstruction-de-notre-dame-macron-souhaite-un-geste-architectural-contemporain/107527/

Le patron de Sud Radio rappelle que les Français ont droit de se poser des questions sur l’incendie de Notre-Dame de Paris
httpss://www.medias-presse.info/le-patron-de-sud-radio-rappelle-que-les-francais-ont-droit-de-se-poser-des-questions-sur-lincendie-de-notre-dame-de-paris/107565/

L’antichristianisme d’un rabbin à propos de l’incendie de Notre-Dame de Paris
httpss://www.medias-presse.info/lantichristianisme-dun-rabbin-a-propos-de-lincendie-de-notre-dame-de-paris/107431/

VOUS AVEZ 105 SACCAGES D'EGLISES PAR MOIS DANS LE MONDE, UN PUR HASARD 
httpss://jovanovic.com/blog.htm#vous-avez-105-s

LES REACTIONS PARFAITEMENT CENSEES ET LOGIQUES DE NOS LECTEURS A L'INCENDIE DE NOTRE-DAME 
httpss://jovanovic.com/blog.htm#vous-avez-105-s

Pourquoi ils parlent de “reconstruction” de Notre-Dame de Paris : le plan maçonnique
httpss://www.medias-presse.info/pourquoi-ils-parlent-de-reconstruction-de-notre-dame-de-paris-le-plan-maconnique/107500/
 
 

Une statue de la vierge décapitée à Marlhes 17 avril 2019
httpss://www.leprogres.fr/loire-42/2019/04/17/une-statue-de-la-vierge-decapitee-a-marlhes
 
Si l’incendie est criminel, gare au retour de flamme contre les Musulmans
httpss://reseauinternational.net/si-lincendie-est-criminel-gare-au-retour-de-flamme-contre-les-musulmans/ 

Déjà, des proches du sionisme en France comme le Député Meyer-Habib, font allusion sur i24NEWS à une origine musulmane possible de "l'attentat" (ISIS..) - ou que des Gilets Jaunes en soient les auteurs ! "Mais les Musulmans sont-ils derrière cet incendie ? Ou en d'autres termes, à qui profite la tragédie ? Tout au long de la guerre en Syrie ou en Irak, les terroristes à la solde de la CIA et du Mossad ont fait de la destruction des lieux de culte chrétien syrien ou irakien, un objectif privilégié, quitte à provoquer l'exode des chrétiens d'Orient". (httpss://www.presstv.com/Detail/2019/04/18/593638/NotreDame-et-Saint-Simon-Alpin--une-histoire-damour)

 

 

 

 

.Source : https://chantal-dupille.eklablog.com/notre-dame-de-paris-machiavelisme-et-disneyland-par-chantal-dupille-di-a161919754



L’incendie de Notre-Dame et la crise de la République (partie I)

...par Youssef Hindi et Pierre-Antoine Plaquevent - Le 24/04/2019.

Première partie du dossier :

– éléments de doute sur la version officielle

– diversion politique et unité nationale

– quelques parallèles historiques avec la situation actuelle

 

« En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi. »

Franklin Delano Roosevelt (1882-1945), 32e président des Etats-Unis

 

Depuis l’incendie tragique de la Cathédrale de Notre-Dame au début de la semaine sainte, de nombreux doutes ont émergé quant à la version officielle d’un départ de feu accidentel. Comme toujours en la matière, douter c’est déjà blasphémer pour la médiacratie et ses laquais et on a ainsi pu voir les candidats aux élections européennes Jordan Bardella du RN ou Nicolas Dupont-Aignan de Debout la France être suspectés de « complotisme » pour avoir seulement demandé d’attendre la fin de l’enquête avant de conclure hâtivement à un simple accident. Mais selon la doxa orwellienne habituelle et désormais quotidienne, réfléchir en la matière est déjà suspect ; réfléchir c’est déjà comploter contre le politiquement correct en quelque sorte … Il est pourtant des pays comme la Russie où le doute sur la version officielle a été rapidement l’objet de nombreux sujets télévisés et débats comme celui-ci auquel participait Xavier Moreau. Chez nous il n’a pas fallu 24 heures au procureur de la République, Rémy Heitz (qui a été nominé à la suite de l’intervention du président Emmanuel Macron[1]), pour affirmer que l’incendie qui a ravagé Notre-Dame était un accident.

« Rien ne va dans le sens d’un acte volontaire … Une enquête a été ouverte pour destruction involontaire par incendie. La thèse accidentelle est privilégiée. »[2]

Incohérences techniques et projet de remodelage de l’île de la Cité

Pourtant douter semble légitime au regard des interrogations d’ordre technique qui existent quant à la version qui nous est présentée dès le départ. Par exemple l’intervention de Benjamin Mouton, ancien architecte en chef des Monuments historiques en charge de Notre-Dame jusqu’en 2013, qui a ainsi expliqué :

« La protection incendie mise en place dans la cathédrale était à son plus haut niveau (…) En 40 ans d’expérience, je n’ai jamais connu un incendie de la sorte. (…) Lorsque je me suis occupé de la détection incendie, qui a été un dispositif très onéreux, il fallait très peu de minutes pour qu’un agent aille faire la levée de doute, nous avons fait remplacer de nombreuses portes en bois par des portes coupe-feu, nous avons limité tous les appareils électriques, qui étaient interdits dans les combles. (…) L’incendie n’a pas pu partir d’un court-circuit, d’un simple incident ponctuel. Il faut une vraie charge calorifique au départ pour lancer un tel sinistre. Le chêne est un bois particulièrement résistant. (…) En 2010, on a remis à plat toutes les installations électriques de Notre-Dame, donc il n’y a pas de possibilité de court-circuit. On a remis à plat, et aux normes contemporaines, même en allant très loin, toute la détection et protection incendie de la cathédrale : avec des éléments de témoins de mesure, d’aspiration etc etc, qui permettaient de détecter un départ de feu. Et en bas de la cathédrale, il y a deux hommes en permanence, qui sont là jour et nuit pour aller voir dès qu’il y a une alerte et appeler les pompiers (…) Dans ce genre de chantier, et en particulier à Notre-Dame, il y a un encadrement technique, normatif, de contrôle etc etc, qui est considérable, qu’on ne voit nulle part ailleurs. Donc là, je dois dire que je suis assez stupéfait.»[3]

D’aucuns diront qu’en tant qu’ancien responsable il cherche à se couvrir, toujours est-il que son expertise qualifiée ne peut pas être mise de côté par les autorités dans leur enquête si elle se veut honnête. Suite à ces remarques, le journal Marianne interrogera à son tour un autre ingénieur, le professeur d’ingénierie mécanique à l’université de Versailles Paolo Vannucci, auteur d’un rapport classé « confidentiel défense » : « qui a effectué une recherche sur les risques d’attentat et la sécurité de la cathédrale Notre-Dame de Paris dans laquelle il évoquait aussi les risques d’incendie en raison du manque de dispositifs de sécurité. ». Le Professeur Vannucci avance au contraire l’idée que le système anti-incendie aurait été quasiment absent de la toiture de Notre-Dame : « En vérité, il n’y avait pratiquement aucun système anti-incendie, notamment dans les combles où il n’y avait aucun système électrique pour éviter les risques de court-circuit et d’étincelle. J’imagine qu’on avait installé quelque chose de provisoire dans le cadre des travaux de réfection, mais je n’en suis pas sûr. Au niveau de la charpente, lorsque nous avons fait notre recherche, il n’y avait aucune protection. »

Un débat technique qu’il conviendrait de trancher avec le droit d’évoquer toutes les possibilités. Ce qui est désormais systématiquement évacué du débat public.

On notera aussi l’étrange première alerte incendie de 18h20 qui n’a pas été prise en compte avant celle de 18h43 qui signalera réellement l’incendie. Entre les deux alertes, 23 précieuses minutes s’écouleront.

Mais surtout ce sont les vastes projets de restructuration de l’île de la Cité et des alentours de Notre-Dame années qui sont de nature à semer le doute dans les esprits. Parmi ceux-ci un projet foncier de plusieurs milliards entoure Notre-Dame de Paris et l’île de la cité depuis 2016. Un dossier récent publié sur le site Katehon[4] résume les grandes lignes de ce projet :

« L’incendie de Notre-Dame est une véritable aubaine pour ses partisans (…) Avez-vous entendu parler du rapport PERRAULT et Bélaval ? Ce rapport a été commandé par François Hollande et Anne Hidalgo en décembre 2015.

En Décembre 2016, un projet de refonte globale de l’ile de la Cité a été présenté au président François Hollande. Ce rapport prévoit :

  • 100.000 m² créés – (ayant une valeur foncière dépassant le milliard d’euros),
  • La privatisation du patrimoine publique (47% de foncier est détenu par le public) –  (plusieurs centaines de millions d’euros),
  • Monétisation du flux du premier site touristique de France – (plusieurs centaines de millions d’euros pour 15 millions de visiteurs annuels),

Comme le souligne le rapport dont vous allez lire quelques extraits, un tel projet « n’a aucune chance de voir le jour »…

Cependant, depuis le drame du 15 avril au soir, où le monde entier a vu en quelques heures des poutres de 800 ans brûler comme de la paille, nous assistons à un véritable bal de coïncidences. »

On découvre ainsi les projets grandioses prévus depuis plusieurs années par l’architecte Dominique Perrault qui proposait dès 2016 une refonte complète de l’île de la Cité d’ici à 2040. Citons ici la vision du bâtisseur-démolisseur que résumait le Journal du Dimanche en 2016 puis en 2017 :

« Le parvis de Notre-Dame recouvert d’une immense dalle de verre au-dessus de la crypte archéologique ; aux pieds de la cathédrale, un débarcadère et des plates-formes flottantes accueillant piscine, cafés, restaurants, salles de concert ; le long de la Seine, une longue promenade végétalisée, débarrassée des voitures, reliant les pointes aval et amont de l’île ; deux nouvelles passerelles qui franchissent le fleuve ; un peu partout, des verrières, des passages couverts, des galeries souterraines, des atriums en sous-sols … Voilà quelques-unes des 35 propositions – spectaculaires – contenues dans le rapport remis vendredi soir au président de la République et à la maire de Paris dans les salons de l’Élysée. (…) Ce document de 56 pages a été rédigé par l’architecte Dominique Perrault (le concepteur de la BNF, à Paris) et le président du Centre des monuments nationaux, Philippe Bélaval. »[5]

Et la vision d’avenir de se préciser :

« Après plus d’un millénaire de présence humaine, le centre névralgique de la capitale se trouve face à une « opportunité unique » d’écrire une nouvelle page de son histoire. Le Palais de justice déménagera en 2018 aux Batignolles (17e) – sauf la cour d’appel et la Cour de cassation ; de même, la PJ quittera le 36 quai des Orfèvres en 2017 ; les prérogatives de la préfecture de police doivent changer avec la réforme du statut de Paris ; et l’Hôtel-Dieu est en pleine restructuration. La piétonnisation des berges rive droite aura un « impact considérable » sur l' »île monument » en vis-à-vis. Sans oublier la possible organisation des JO en 2024 et de l’Exposition universelle en 2025. »[6]

Un rapport qui rappelle que « la dernière intervention d’ensemble des pouvoirs publics sur l’île est celle du baron Haussmann ». Rappelons ici que pour certains auteurs – souvent marxistes –  l’haussmannisation de Paris de par sa « destruction créatrice » architecturale accélérée modernisera un Paris souvent insalubre mais génèrera aussi une forme de « ségrégation spatiale » des classes pauvres qui préparera le terrain pour le déclenchement de la Commune de Paris en 1871. Une situation qui évoque la situation insurrectionnelle actuelle des Gilets Jaunes face à la relégation en périphérie des classes populaires contemporaines. En restructuration permanente, déjà lourdement abimée par les manies égyptiennes archéo-futuristes de l’époque Mitterrand, Paris doit muter sans cesse et devenir aujourd’hui le « Grand Paris » avec ses projets démesurés tels la tour Triangle  soutenue par l’association « Vision Grand Paris », une tour qui projettera son ombre glacée sur l’avenir de notre capitale à nouveau mutilée.

Un autre article du JDD du 10 janvier 2016 commençait d’habituer l’opinion publique à ces changements architecturaux. L’article au titre évocateur « L’île de la Cité va-t-elle se réveiller ? » (enfin !) expliquait ainsi :

« Une mission d’étude et d’orientation sur l’avenir de cette « île-monument » vient d’être commandée par François Hollande, à l’architecte Dominique Perrault et au président du Centre des monuments nationaux, Philippe Bélaval. Le duo qu’il a missionné doit « penser l’île dans sa globalité, comme un quartier vivant et ouvert (…). L’objectif : « transformer » ce site d’ici à 2040 « en un réel lieu de vie, plus intégré encore au reste de la capitale » [7]

Et le JDD d’expliquer :

« L’île est en effet en train de se figer en un joli décor de vieilles pierres quadrillé par les touristes : plus de 14 millions de visiteurs par an pour la cathédrale et ses gargouilles – ce qui en fait le premier monument français en termes de fréquentation – et plus d’un million pour les merveilleux vitraux de la Sainte-Chapelle. Sans parler de la Conciergerie et son demi-million de visiteurs annuels, des tours de Notre-Dame (600.000) ou de la crypte archéologique (170.000)…Bref, un flot de touristes sur un confetti de dix sept hectares, par ailleurs très peu habité. En 2007, l’Insee y recensait encore mille habitants. Selon une étude de l’Association pour un hébergement et un tourisme professionnel (AhTop), rendue publique en décembre, seuls 650 des 1.800 logements de l’île sont occupés par leurs propriétaires. Et au moins 300 biens (17 % des appartements) ont été repérés par cette association de professionnels du tourisme comme mis en location temporaire, sur des sites comme Airbnb.». [8]

Il faut donc ouvrir l’île de la Cité encore trop inadaptée à la manne du tourisme universel ; il faut briser son architecture classique et la reconfigurer aux normes et aux flux de la globalisation. Le changement c’est maintenant, le changement c’est tout le temps, société ouverte oblige !

Cet article de 2016 expliquait aussi que c’est tout un ensemble touristique qui est ainsi prévu dans cette restructuration : « Pour réfléchir à l’avenir de ce site en mutation, le Centre des monuments nationaux est sans doute le mieux placé : l’institution est en effet chargée, sur l’île de la Cité, des tours de Notre-Dame, de la Conciergerie et de la Sainte-Chapelle. Ces deux monuments royaux sont séparés justement par… le palais de Justice et pourraient gagner en cohérence en récupérant peut-être un passage direct (via la cité judiciaire). » [9]

L’enquête publiée sur le site Katehon résume ce plan d’ensemble :

 « Le rapport est remis en décembre 2016 et fait les constats suivants :

  • « centre névralgique au cœur de Paris – dans toutes les acceptions du terme : géographique, historique, administrative, patrimoniale, touristique, spirituelle – l’Île de la Cité ne parvient pourtant pas à incarner cette fonction de cœur battant de la ville, et encore moins de la métropole ». « L’île de la Cité n’est plus qu’un labyrinthe de citadelles administratives ».
  • ce territoire insulaire de 22 hectares est le moins dense de Paris si on considère son nombre d’habitants. « Sur un millier d’habitants, à peine 300 sont des résidents permanents. Les autres sont des occupants de passage car l’effet Airbnb ici joue à plein», souligne Philippe Bélaval.
  • « Notre-Dame de Paris reçoit aux alentours de 13 à 14 millions de visiteurs par an, ce qui fait par conséquent d’elle le monument le plus visité de Paris. Les tours de Notre-Dame et la Conciergerie avoisinent ou dépassent les 500 000 visiteurs annuels tandis que la Sainte Chapelle est découverte par plus d’un million de personnes chaque année.  » L’architecte déplore surtout que les 14 millions de touristes qui visitent chaque année la cathédrale (non sans avoir fait la queue sur le parvis, mesures de sécurité obligent) ne soient pas véritablement accueillis.

Comprenez, ce flot humain échappe complètement à toute logique marchande… C’est moche !

  • l’État est propriétaire de 57 % des espaces tandis que la Ville de Paris possède quant à elle 43 % du site.
  • « l’emplacement stratégique et la rareté des fonciers de l’île permettent d’envisager des projets uniques et ambitieux, capables de contenter si bien le privé que la personne publique. »

Aussi, les deux architectes proposent de « créer environ 100.000 m² nouveaux ayant une valeur foncière dépassant le milliard d’euros, sans transformation radicale ». Comment ? En construisant une dizaine de couvertures de verre et d’acier au-dessus des nombreuses cours intérieures.

Parmi les 35 propositions du rapport, ils avancent notamment un projet révolutionnaire. Une gigantesque dalle transparente à la place du parvis de Notre-Dame ! » »

Mais de l’aveu même des auteurs du rapport, sans un coup de pouce du destin, ce projet mirobolant aurait peu de chance d’aboutir. Un coup de pouce du destin qui prendra rapidement la forme d’une loi d’exception :

« (…) Seulement voilà, l’Île de la Cité renferme une trentaine de biens protégés au titre des monuments historiques. De plus, ce site de 22 ha est classé au patrimoine mondial de l’Unesco…

(…) Par conséquent, il faudrait vraiment un événement impromptu et très « volontariste » ou « inattendu et improbable »[10]pour que des travaux d’une telle ampleur puissent être autorisés dans un des sites architecturaux les plus protégés de France …

 Mais le hasard fait parfois bien les choses ! Depuis le drame du 15 avril, le gouvernement a préparé une loi d’exception pour accélérer la reconstruction de Notre-Dame. Le texte permettrait notamment de déroger au code du patrimoine[11]. En effet, le texte, rédigé en quelques heures, proposerait de s’affranchir des procédures en vigueur en matière de monuments historiques sur un site qui n’en compte pas moins de 35 … Plus inquiétant, ce projet de loi autoriserait à déroger à un certain nombre de règles, comme le Code des marchés publics. »[12]

Tout suit donc son cours, ainsi après l’évacuation des institutions judiciaires dans de nouveaux locaux hors-sol à l’architecture très « Meilleur des mondes », c’est maintenant le cœur sacré de Paris et donc de la France qui doit être repensé suite à l’incendie de Notre-Dame. A l’image de ces ignobles églises en béton armé que l’on a vu fleurir à partir des années soixante et qui vieillissent très mal, on peut penser que ces restructurations post-modernes de l’architecture classique de l’île de la Cité vont être rapidement désuètes et démodées. L’architecture contemporaine ne tolère que l’instant présent et le « bougisme » permanent là où l’architecture traditionnelle vise quant à elle à refléter et à incarner sur terre les vérités et les idées intangibles qui sont aux cieux. Selon les principes immémoriaux des véritables bâtisseurs et de l’architecture sacrée comme l’évoque magnifiquement le documentaire de Paul Barba-Negra « Paris, arche du temps »Un film dans lequel l’île de la Cité y est justement présentée comme l’omphalos sacré de Paris, un centre spirituel consacré à la protectrice de la France, Notre-Dame, la vierge Marie, Mère de Dieu. Le genre de reportage difficile à revoir de nos jours sans avoir la gorge nouée quand on y entend la beauté de la langue française classique et que l’on songe à la vitesse et à l’étendue de la chute de notre pays et de notre civilisation en quelques décennies. L’animalisation c’est maintenant ! Vous avez aimé la Canopée des halles et autres « plug-in » géants ? Et bien ça n’est pas fini, ça ne fait que commencer même …

On comprend mieux dès lors les projets fous de doter Notre-Dame d’une flèche en carbone et autres délires post-modernes que l’on voit poindre depuis le drame, ainsi l’architecte Jean-Michel Wilmotte qui explique : « Elle peut être reconstruite avec des matériaux actuels (…) J’aime l’idée de stratification dans les bâtiments du patrimoine, les époques qui se superposent. Il serait intéressant que cette flèche ait une nouvelle histoire ; pourquoi ne pas la construire en carbone ? Cela serait un très beau signal. »[13]

Ce qui est sûr, c’est que l’incendie de Notre-Dame tombe à point nommé pour faire passer en force un projet dont les Français et les Parisiens n’ont pas vraiment idée quant à l’avenir de ce qui constitue le cœur de leur patrimoine et de leur identité. Macron rime déjà un peu avec Néron …

Une diversion politique en pleine révolte populaire ?

La précipitation avec laquelle les grandes fortunes oligarchiques vont se ruer sur l’événement et le concert des médias à vouloir faire de Macron le sauveteur de Notre-Dame qui peut reconstruire la Cathédrale en cinq ans sont aussi des éléments de nature à susciter le doute. Pour beaucoup de Français, l’impression d’assister à une opération de diversion et d’unité nationale de type Charlie se fait de plus en plus grande. La cathédrale a commencé de brûler juste avant l’allocution d’Emmanuel Macron, une intervention qui devait clore le débat national et apporter une réponse à la crise des Gilets jaunes. Une allocution annulée à la dernière minute par Macron. Le samedi 20 avril s’annonçait aussi depuis plusieurs semaines comme un acte important des Gilets jaunes. Eric Drouet et les autres porte-voix du mouvement appelaient à une action massive sur Paris suite à la fumisterie prévisible de l’issue du grand débat. Avant et après l’allocution annulée d’Emmanuel Macron, un certain nombre de journalistes ont eu accès au contenu du discours. L’Elysée affirme que la fuite provient de « sources audiovisuelles », car l’allocution a été filmée par TF1 et envoyée à France Télévisions, de même que le texte du discours de Macron a été envoyé aux principales rédactions du pays.

L’Elysée avait appelé les deux chaînes pour les prévenir de l’annulation du discours, et aussi leur a rappelé que le contenu de cette allocution était sous embargo « jusqu’à nouvel ordre »[14]. Mais cela n’a pas suffi à empêcher les fuites. L’Elysée a ainsi peut-être volontairement fait fuiter le discours de Macron pour sonder la population sur les réformes à venir du président et qui seront annoncées prochainement.

Quoi qu’il en soit, les principales mesures qui figuraient dans le projet d’allocution sont les suivantes : plan fiscal avec une baisse d’impôts en faveur des classes moyenne et suppression de certaines niches fiscale, mais en demandant aux Français de travailler davantage, sans préciser de quelle manière (moins de jours fériés ? revenir sur la durée de travail hebdomadaire ? retarder l’âge de départ à la retraite ?) ; la réindexation des retraites de moins de 2 000 euros sur l’inflation ; suspension de toutes les fermetures d’écoles et d’hôpitaux jusqu’à la fin du quinquennat ; instauration partielle du Référendum d’initiative citoyenne (qui concernera uniquement les sujets locaux) ; et la suppression de l’école de la haute administration (ENA)[15].

Ces réformes seront-elles retenues dans les propositions officielles d’Emmanuel Macron ?

Quoi qu’il en soit le pouvoir a par la suite opportunément interdit aux Gilets jaunes de manifester le samedi 20 avril autour de Notre-Dame (ce qui peut se comprendre), mais également sur les Champs-Élysées et aux abords du palais de l’Elysée comme chaque samedi depuis plusieurs semaines[16]. Profitant de l’incendie pour tenter de faire baisser la température de l’insurrection qui dure depuis novembre dernier, une crise politique inédite dans l’Histoire de France contemporaine.

Quelques parallèles historiques

Les attaques contre des édifices religieux, des bâtiments officiels et les attentats, pendant les périodes de crise politique sont courants et leur utilité bien identifiée.

En Iran par exemple, la Révolution (qui débute le 7 janvier 1978 et se termine le 11 février 1979) démarre dans un contexte qui a quelques similitudes avec celui de la France contemporaine. Dans l’Iran des années 1970, le mécontentement et la révolte partent, comme dans la France actuelle, de l’Iran « périphérique », c’est-à-dire de la population défavorisée, majoritairement rurale et qui habite dans les quartiers pauvres des grandes villes.

Une population qui a très mal réagi à une série de réformes (appelée « la Révolution blanche ») lancée par le Shah à partir de 1963. Cette réforme qui comportait un volet agraire à laquelle étaient hostiles le clergé chiite – qui voyait mis en cause ses biens fonciers (ce qui rappelle la loi de 1905 en France) – et les grands propriétaires.

En juin 1963 des émeutes sont déclenchées par le clergé à Qom – où l’agitation a débuté au mois de mars. Parmi les meneurs se trouve l’Ayatollah Khomeini, qui est arrêté le 3 juin sur ordre du Premier ministre Assadollah Alam. En 1964, l’Ayatollah Khomeini est expulsé vers la Turquie (ensuite Nadjaf, en Irak) après avoir pris la tête de la contestation d’une loi qui, voté par le Majlis (parlement iranien), met les soldats américains séjournant en Iran à l’abri de toute poursuite devant la justice locale.

Trois ans avant le début de la Révolution islamique, le 2 mai 1975, le Shah instaure un parti unique (le Rastâkhiz ou Parti de la Rénovation).

En 1976-1977, les réformes continuent et produisent leurs effets catastrophiques : l’inflation augmente et l’exode rural entraîne la formation de nombreux bidonvilles à la périphérie de grands centres urbains, ce qui engendre une situation sociale tendue dans un pays en pleine explosion démographique, alors que l’autoritarisme du régime est dénoncé par les intellectuels, les étudiants et des leaders religieux comme l’ayatollah Taleghani. Sans parler de la corruption répandue dans les cercles du pouvoir contre laquelle la population est critique.

Corruption, rigidification du pouvoir et appauvrissement de la population, sont trois des principales causes du déclenchement de la révolution iranienne, comme de la révolte des Gilets jaunes (dans le cas de la France, la rigidification du pouvoir[17] n’était pas perçue avant la répression violente contre les manifestants).

En novembre 1977, des manifestations hostiles au Shah éclatent lors de son voyage officiel à Washington.

En janvier 1978, des manifestations éclatent à Qom en faveur de l’Ayatollah Khomeini qui a été attaqué par la presse gouvernementale. Et dans les semaines qui suivent, des émeutes éclatent (à Tabriz et Yazd, puis de nouveau à Qom). La répression fait, à chaque fois, des dizaines de tués.

En juillet 1978, des affrontements font deux cent tués à Meched. Le Shah annonce alors, le 5 août, son intention d’organiser des élections générales ouvertes à plusieurs partis. Le 11 août, la loi martiale est décrétée à Ispahan.

Et le 19 août 1978, le cinéma d’Abadan est incendié et fait 377 morts. Le régime du Shah accuse alors les militants religieux d’avoir commis cet acte, alors que l’on soupçonne fortement la SAVAK, police politique du Shah créée en 1957 sous les auspices du Mossad[18]. Sous le Shah, l’Iran, à l’instar de la France contemporaine, entretenait de bonnes relations avec Israël depuis les années 1950 – Tel-Aviv et Téhéran, opposés au nationalisme arabe (tout particulièrement à l’Irak et à l’Égypte), avait un pacte stratégique qui se transforma en coopération militaire – le Shâh avait envoyé ses généraux en Israël pour s’inspirer de leurs méthodes d’instruction et discuter des modalités d’un soutien militaire israélien à l’Iran[19].

On peut faire le parallèle entre l’incendie du cinéma d’Abadan, qui a eu lieu en pleine période révolutionnaire, et celui de Notre-Dame, sans oublier l’attentat de Strasbourg, qui a eu lieu le 11 décembre 2018, trois semaines après le début du mouvement Gilets jaunes …

On peut aussi faire le parallèle entre la Macronie et le régime du Shah qui avait atteint un niveau d’impopularité record mais qui s’acharnait sur la voie de réformes improductives et impopulaires soutenues par l’étranger comme aujourd’hui Macron par l’U-E. Des régimes et des dirigeants aveuglés par leur péché d’hubris qui tenteront chacun à leur manière de faire passer en force un projet rejeté par la population, là où la logique politique la plus élémentaire conseillerait plus de souplesse et de tactique. Deux régimes et deux types de dirigeants que distinguent aussi un grand narcissisme et une volonté d’étaler aux yeux de tous leur projet de refonte de la société sans se soucier du scandale public et de ses conséquences sur l’opinion de la population. Là où le Shah Mohammed Reza Pahlavi se faisait appeler « Roi des Rois » ou encore « Lumière des Aryens », Macron se veut quant à lui « jupiterien » …

Là où le Shah organisait la célébration du 2 500e anniversaire de la fondation de l’empire perse dans un faste et une pompe obscène eu égard à la grande pauvreté d’une partie importante de sa population, Macron scandalisera quant à lui la décence commune française avec son quatorze juillet qui portera le festivisme homosexualiste métissophile en plein cœur de l’Elysée, souillant ainsi publiquement et aux yeux du monde ce qui reste symboliquement la fête de la nation pour nos contemporains.

(fin de la première partie)

[1] https://francais.rt.com/france/54274-macron-accuse-dintervenir-dans-choix-futur-procureur-paris-opposition-insurge

[2]   https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/incendie-de-notre-dame-la-piste-accidentelle-est-privilegiee_2073282.html

[3]http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve1704

https://www.batiactu.com/edito/notre-dame-apres-incendie-rien-n-est-fini-selon-ex-56147.php

[4] http://katehon.com/fr/article/un-projet-foncier-de-plusieurs-milliards-entoure-notre-dame-de-paris-depuis-2016

[5] https://www.lejdd.fr/JDD-Paris/A-Paris-un-projet-spectaculaire-pour-l-ile-de-la-Cite-833143?fbclid=IwAR3yX1ZUjTrg8o4wfzFvLbObzVNrDFvQDIcxrHIzLxJev0fUkjPlEyKUvpI

[6] https://www.lejdd.fr/JDD-Paris/A-Paris-un-projet-spectaculaire-pour-l-ile-de-la-Cite-833143?fbclid=IwAR3yX1ZUjTrg8o4wfzFvLbObzVNrDFvQDIcxrHIzLxJev0fUkjPlEyKUvpI

[7] https://www.lejdd.fr/JDD-Paris/L-ile-de-la-Cite-va-t-elle-se-reveiller-767799

[8] https://www.lejdd.fr/JDD-Paris/L-ile-de-la-Cite-va-t-elle-se-reveiller-767799

[9] https://www.lejdd.fr/JDD-Paris/L-ile-de-la-Cite-va-t-elle-se-reveiller-767799

[10] https://www.vanityfair.fr/culture/voir-lire/story/un-miroir-de-verre-pour-reflechir-notre-dame/5552#1

[11] http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/alexandre-gady-reconstruire-notre-dame-un-projet-de-loi-express-qui-pose-de-tres-graves-questions-20190422

[12] http://katehon.com/fr/article/un-projet-foncier-de-plusieurs-milliards-entoure-notre-dame-de-paris-depuis-2016#_ftn6

[13] https://www.batiactu.com/edito/notre-dame-architectes-prennent-position-fleche-et-56176.php

[14] https://www.liberation.fr/checknews/2019/04/17/comment-le-contenu-de-l-allocution-annulee-d-emmanuel-macron-s-est-il-retrouve-dans-les-medias_1721718

[15] https://www.rtl.fr/actu/politique/allocution-d-emmanuel-macron-ce-qu-aurait-du-annoncer-le-president-7797440820

[16] https://www.bfmtv.com/police-justice/gilets-jaunes-les-manifestations-interdites-sur-les-champs-elysees-et-autour-de-notre-dame-samedi-1676061.html?fbclid=IwAR1mRHwJ4jM0gYVTprB8T2D0bMKKCjg8urtqa4XAn3BWOMKiwLmBRULQAfU

[17] Une rigidification au pouvoir annoncée dès décembre 2015 par Youssef Hindi. Voir : Du Brexit aux Gilets jaunes, février 2019, Sigest.

[18] Télégramme diplomatique (290/291) du 23 juillet 1960, de Henri Roux, ambassadeur de France en Iran. Cf. Eurorient, L’Iran paradoxal, 2008, L’Harmattan,  p. 26.

[19] Eurorient, L’Iran paradoxal, p. 25.

 

Source : http://www.xn--les-non-aligns-nkb.fr/dossier-lincendie-de-notre-dame-et-la-crise-de-la-republique-youssef-hindi-et-pierre-antoine-plaquevent/

 


L’INCENDIE DE NOTRE-DAME ET LA CRISE DE LA RÉPUBLIQUE (PARTIE II)

...par Youssef Hindi et Pierre-Antoine Plaquevent - le 07/05/2019.

Seconde partie de notre dossier sur l’incendie de Notre-Dame et la crise de la République :

  • Persécution de la religion et manipulation du sacré : l’exemple soviétique
  • La destruction du catholicisme et des églises : une tradition républicaine
  • Subvertir l’Eglise pour mieux la faire haïr
  • Le sacrifice propitiatoire de Notre-Dame pour régénérer la République
  • Destruction de la cathédrale et construction d’un temple maçonnique
  • De la destruction de Notre-Dame à la reconstruction du Temple de Jérusalem

« Celui qui est un scandale, une occasion de chuter, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer » (Mc 9,42).

« Plus nous fusillerons de clercs, mieux ce sera » Lettre du 19 mars 1922 de Lénine (Vladimir Ilitch Oulianov) à Trotski (Lev Davidovitch Bronstein)

Persécution de la religion et manipulation du sacré : l’exemple soviétique

Dans la première partie de notre étude nous avons exposé les raisons objectives de douter de la version officielle de l’incendie de Notre-Dame. L’idée d’un incendie volontaire de Notre-Dame peut apparaître comme sidérante à première vue mais on verra ici que les persécutions religieuses et les manipulations autour de la perception du sacré sont choses courantes lorsqu’un pouvoir politique se sait menacé par sa propre population.

La période de l’histoire contemporaine où l’élément religieux fût persécuté et manipulé avec le plus de cynisme par un pouvoir politique, fût peut-être l’époque de la répression religieuse en Union Soviétique. Comme nous allons le voir, le parti communiste soviétique a tenté non seulement d’extirper la religion du peuple mais aussi de la reconfigurer d’une manière conforme à l’idéologie et au projet de société communiste. Élaborant ainsi une paradoxale « religiosité de l’athéisme ».

De 1917 à 1939 le pouvoir soviétique mènera une implacable politique de répression contre l’Église russe, percussion qui fera d’après certaines estimations entre cinq cent mille et un millions de morts chez les seuls orthodoxes[1]. Cette époque fût marquée par une intense politique de répression de l’État contre le christianisme orthodoxe mais aussi contre le catholicisme, l’islam et les religions animistes des peuples sibériens. Une politique qui visait à extirper la religion de la vie sociale et à la remplacer par un rationalisme et un athéisme d’État :

« Les structures ecclésiastiques furent presque totalement anéanties, les séminaires, les écoles théologiques et les monastères, liquidés. Dans l’ensemble de l’Union soviétique, il ne restait en 1939 qu’à peine mille églises consacrées : 97,6 % de celles actives en 1916 avaient été fermées. L’ensemble du corps de l’Église patriarcale ne comptait plus que quatre évêques libres d’exercer leur ministère. (…) Le projet bolchevik de liquidation totale des institutions ecclésiastiques, mais aussi de la dimension religieuse comme composante fondamentale de la société et de la personne, demeurait, même après 1939, l’objectif ultime auquel continuait de tendre le pouvoir soviétique en matière religieuse.» [2]

Comme régulièrement dans l’Histoire, lors des périodes de changements idéologique violents, cette persécution prit aussi la forme d’un iconoclasme d’État contre l’Église. On profana ainsi des reliques de saints pour les autopsier au nom de la science, on vendit les objets de cultes dérobés dans les églises et surtout, on détruisit purement et simplement les temples de Dieu :

« Les persécutions sanglantes, la liquidation systématique des règles qui avaient régi la vie de la société russe depuis des siècles, la destruction massive d’édifices et d’objets du culte, un discours public monopolisé par la propagande, le plus souvent agressive, de l’athéisme étaient autant de faits qui avaient bouleversé la vie religieuse des citoyens soviétiques. » [3]

Une campagne de destruction des édifices religieux qui culmina avec la destruction le 5 décembre 1931, de l’église du Christ Sauveur, construite entre 1837 et 1883 avec l’argent du peuple russe en souvenir de la victoire de 1812 contre Napoléon :

« À sa place on planifia de construire le palais des Soviets, mais les fondations ne cessaient de s’effondrer (alors que l’Eglise du Christ Sauveur n’avait pas eu ce problème). On décida d’y aménager une piscine, dans laquelle se noyèrent beaucoup de nageurs. » [4]

On assista aussi durant cette période à des tentatives de transfert du sacré et de la piété populaire vers certains aspects du communisme élevé au rang de culte. Ainsi le culte de la personnalité de Lénine puis de Staline prit souvent des aspects parareligieux alors même que la propagande athéiste faisait rage. L’exemple le plus connu de ce culte en était le fameux mausolée de Lénine qui attend toujours de nos jours la résurrection et l’immortalité par la science que promettait le cosmisme[5] soviétique comme aujourd’hui le transhumanisme[6]. Comme le peuple russe était encore tout imprégné de religiosité et de sens du sacré, le pouvoir devait réorienter cette dévotion vers des objets compatibles avec la foi nouvelle du communisme. Un processus dans lequel l’ancien séminariste Staline jouera un rôle essentiel comme le rappelle son biographe Robert C. Tucker :

« Il faudrait alors voir dans le culte de Lénine, ses symboles religieux et son cérémonial élaboré, le reflet de la tradition byzantine et orthodoxe grecque, et en Staline marxiste oriental et produit du séminaire théologique de Tiflis le principal agent de ce processus d’assimilation. » [7]

Staline jouera aussi un rôle décisif dans la décision d’embaumer Lénine et de préserver son corps des ravages inexorables du temps afin de créer une ambiance et une aura religieuse autour de la personne de Lénine[8].

Durant la période de la seconde guerre mondiale, menacée directement sur son propre territoire par son concurrent idéologique national-socialiste, l’URSS va officiellement mettre un terme à la politique de répression de l’Église orthodoxe. Une décision dictée par le réalisme politique et l’urgence de la situation car les nationaux-socialistes étaient de leur côté en train de favoriser la reprise du culte religieux sur les territoires qu’ils occupaient :

« En 1939, tous les monastères avaient été fermés (en 1917 ils étaient plus de mille) ainsi que plus de 60 000 églises. L’office n’était célébré que dans une centaine d’églises. En 1939-1940, la Baltique fut annexée à l’URSS, ainsi que les régions de l’ouest de l’Ukraine et de la Biélorussie, le nord de la Bukhovine et de la Bessarabie. L’URSS compta de nouveau une grande quantité d’églises et de monastères orthodoxes. Le 22 juin 1941, l’Allemagne déclara la guerre à l’URSS. Pourtant, ni le début de la guerre, ni la défaite des premiers mois, ni la perte de grands territoires au profit de l’ennemi ne changèrent l’attitude hostile du gouvernement envers l’Église Orthodoxe Russe et ne conduisirent les autorités à faire cesser les persécutions. Les autorités ne modifièrent leur position que lorsqu’elles apprirent que les Allemands avaient permis la réouverture de 3732 églises sur les territoires occupés, c’est-à-dire plus que dans toute l’URSS. » [9]

Face à l’urgence de la situation, le 4 septembre 1943, Staline rencontra les plus hautes autorités orthodoxes encore existantes après deux décennies de persécution :

« Dans la nuit du 4 au 5 septembre 1943, se tint au Kremlin une rencontre singulière et paradoxale entre les autorités suprêmes de l’État et les autorités de l’Église orthodoxe russe. Staline reçut dans son bureau le métropolite de Moscou et de Kolomna, Sergij (Stragorodskij), locum tenens du trône patriarcal, le métropolite de Leningrad et de Novgorod, Aleksij (Simanskij), et le métropolite de Kiev (…) en présence de Molotov, du chef du NKGB, Vsevolod N. Merkulov, et du colonel Georgij G. Karpov, responsable du cinquième département de la deuxième section du NKGB, chargé, entre autres missions, du contrôle et de la répression des organisations religieuses. C’est une entrevue cordiale, presque surréaliste, qui se déroule entre celui qui avait violemment poursuivi l’anéantissement total de l’Église et celui qui en avait subi les persécutions et avait vu mourir des centaines de milliers de fidèles sur ordre du premier. » [10]

Staline savait bien que les Russes ne combattraient pas avec la même résistance sans le recours à la religion, au patriotisme et à l’idée de Russie éternelle. La Russie se remettait difficilement des trois décennies les plus violentes de son histoire et le pouvoir soviétique reposait sur des bases fragiles, il ne fallait surtout pas que le peuple commence à percevoir l’envahisseur comme un libérateur religieux. L’idée d’utiliser la charge sacrée dont dispose le christianisme après l’avoir persécuté est une constante dans l’histoire des régimes révolutionnaires. L’URSS s’était construit contre la religion mais la foi athée du socialisme scientifique devenait insuffisante face à l’épreuve historique qui s’annonçait. Menacé par une invasion sans précédent mais surtout par un concurrent idéologique sur son propre territoire, le pouvoir soviétique risquait de perdre le soutien d’une partie importante de sa population persécutée. En réprimant la religion nationale qui fondait l’ancien régime tsariste, le pouvoir soviétique avait créé un vide qui menaçait maintenant d’emporter le régime avec l’ancienne religion. Ainsi Staline choisit de réintroduire juste assez de religion pour galvaniser la Russie dans son combat et sauver le régime communiste mais il ne renonçait pas pour autant aux persécutions et à l’idée d’éradiquer à terme le christianisme[11] de la vie nationale soviétique.

Une situation qui peut être rapprochée de celle de la République française : en détruisant le catholicisme, la République détruit les assises sur laquelle repose la société française pour les croyants comme pour les athées. La République et son projet cosmopolite universaliste radical n’existe qu’en négatif par rapport au catholicisme comme hier l’URSS face à l’orthodoxie. Pour se maintenir il lui faut donc réintroduire du sacré dans la société comme le fit Staline face à la menace d’une victoire mortelle de l’Allemagne national-socialiste.  Persécuter l’Eglise pour ensuite manipuler sa charge sacrée et revêtir sa puissance symbolique face à un danger mortel nous semble être la méthodologie qui est employé aussi contre l’Église catholique. Même déchristianisée la société française repose encore sur l’ancienne morale chrétienne.  Ainsi l’idée de régénérer la République par une sorte d’holocauste public (terme qui désigne un sacrifice à Dieu par le feu) en détruisant puis en reconstruisant le symbole le plus important du catholicisme en France nous apparait fidèle au rapport qu’entretient la République avec le christianisme depuis ses origines.

La destruction du catholicisme et des églises : une tradition républicaine

La guerre contre l’Église et le catholicisme est une tradition républicaine, démarrée par la Révolution française, notamment, avec le vote par l’Assemblée constituante le 12 juillet 1790 de la Constitution civile du clergé à laquelle les curés et les évêques étaient contraints de prêter serment[12].

Une guerre continue, ponctuée de moments clés, dont la loi de 1905 qui finit de mettre à genoux l’Église en France. Cette loi, qui a fait suite à l’action de Jules Ferry consistant à chasser l’Église de l’école, est une réaction à la consolidation du catholicisme tout au long du XIXe siècle dans certaines régions de France[13]. Sa puissance retrouvée a fait peur aux républicains qui ont décidé de réaliser, en 1905, la séparation des Églises et de l’État.

Cette loi avait pour objectif de réduire à néant l’influence de l’Église en France, par des mesures d’ordre financier (article 2) et particulièrement par la confiscation de ses biens.

Cet affaiblissement du catholicisme fut achevé par le concile Vatican II (1962-1965), qui a conduit à la crise terminale, au déclin du catholicisme en Occident. Le concile Vatican II aura été la soumission finale de l’Église à la Révolution, comme l’a été l’acceptation, par une partie des prélats de France, de la Constitution civile du clergé, mais cette fois à l’échelle internationale. Dans l’esprit mondialiste l’Eglise doit ainsi devenir un simple organe d’accompagnement spiritualiste de l’émergence d’une gouvernance global et à terme d’un État mondial.

Après la soumission de l’Église à la modernité et aux valeurs de la Révolution de 1789, l’étape suivante semble être aujourd’hui la destruction pure et simple de ses édifices ou bien leur transformation et leur intégration aux projets architecturaux délirants du festivisme athée, ce « totalitarisme du bien-être » comme le définissait le philosophe chrétien Augusto Del Noce. La sécularisation totale de la religion et sa dilution définitive dans le social devenu le lieu d’un sacré immanent et non plus transcendant constitue la fin d’un long processus historique entamé en Occident à la Renaissance et qui se radicalise d’âge en âge jusqu’à nos jours. Un processus qui a vu se succéder différentes phases de la subversion de l’ordre théopolitique classique de la Chrétienté : Réforme, lumières, socialisme utopique, marxisme théorique, communisme réel, marxisme culturel et freudo-marxisme après 1945, et enfin de nos jours libéralisme-libertaire et société ouverte intégrale. En attendant la révolution transhumaniste qui constituera la forme finale de cette rébellion pluriséculaire contre la loi et l’ordre naturels. Chaque étape de cette chute historique vertigineuse du corps social vers un matérialisme toujours plus radical est jalonnée par des persécutions anti-chrétiennes : Chouans français, Cristeros mexicains, paysans chrétiens de Russie et d’Ukraine, chrétiens japonais d’Hiroshima et de Nagasaki etc etc. Face à la montée de l’athéisme sous ses différentes formes dans l’Histoire, la liste du martyrologue chrétien s’égrène sans discontinuer.

De nos jours, dans une France que nos gouvernants veulent post-chrétienne, c’est sur les vestiges et la mémoire de ce qui fût que s’acharne encore la frénésie des déconstructeurs. Ainsi, depuis l’année 2000, une quarantaine d’églises ont été détruites par les pouvoirs publics, par le régime républicain[14]. Entre 2016 et 2019, quinze églises ont été réduites en poussière à coup de bulldozer.

À cela s’ajoutent les églises régulièrement vandalisées. Pour le seul mois de février, et en une semaine, quatre églises ont été profanées en France[15].

En mars dernier, un mois avant l’incendie de Notre-Dame, un feu a été allumé dans l’église Saint-Sulpice à Paris. Une enquête a été ouverte, et une source proche du dossier a indiqué que « l’origine accidentelle d’une défaillance électrique ou technique ou d’une négligence est écartée. Il s’agit maintenant de savoir si l’auteur de cet incident est ou non une personne qui a toute sa tête ou s’il s’agit d’un déséquilibré. ». Selon un témoignage, un événement du même ordre était survenu quelques jours avant l’incendie à Saint-Sulpice, rapporte la même source : « Il nous a été rapporté qu’un chiffon avec du produit inflammable qui avait été mis à feu avait été jeté contre un des murs de l’église, là encore rue Palatine. Le feu avait été facilement éteint. Il pourrait s’agir du même individu. » [16]

Mais toutes ces destructions d’églises ont produit peu d’émoi dans la population et dans la classe politique. Cette absence de réaction n’a au fond rien d’étonnant, la société française étant très largement déchristianisée.

Par conséquent, la vive émotion, à l’échelle nationale, qu’a entrainé l’incendie de Notre-Dame n’est pas à rechercher dans un attachement au christianisme et au sacré, mais s’explique plutôt par un mécanisme psychosociologique expliqué et théorisé par Gustave Le Bon (1841-1931) en 1895 :

« Tout ce qui frappe l’imagination des foules se présente sous forme d’une image saisissante et nette, dégagée d’interprétation accessoire, ou n’ayant d’autre accompagnement que quelques faits merveilleux : une grande victoire, un grand miracle, un grand crime un grand espoir. Il importe de présenter les choses en bloc, et sans jamais en indiquer la genèse. Cent petits crimes ou cent petits accidents ne frapperont aucunement l’imagination des foules ; tandis qu’un seul crime considérable, une seule catastrophe, les frapperont profondément, même avec des résultats infiniment moins meurtriers que les cent petits réunis. La grande épidémie d’influenza qui fit périr, à Paris, cinq mille personnes en quelques semaines, frappa peu l’imagination populaire. Cette véritable hécatombe ne se traduisait pas, en effet, par quelque image visible, mais uniquement par les indications hebdomadaires de la statistique. Un accident qui, au lieu de ces cinq mille personnes, en eût seulement fait périr cinq cents, le même jour, sur une place publique, par un événement bien visible, la chute de la tour Eiffel, par exemple, aurait produit sur l’imagination une impression immense. La perte probable d’un transatlantique qu’on supposait, faute de nouvelles, coulé en pleine mer, frappa profondément pendant huit jours l’imagination des foules. Or les statistiques officielles montrent que dans la même année un millier de grands bâtiments se sont perdus. Mais, de ces pertes successives, bien autrement importantes comme la destruction de vies et de marchandises qu’eût pu l’être celle du transatlantique en question, les foules ne se sont pas préoccupées un seul instant.

Ce ne sont donc pas les faits eux-mêmes qui frappent l’imagination populaire, mais bien la façon dont ils sont répartis et présentés. Il faut que par leur condensation, si je puis m’exprimer ainsi, ils produisent une image saisissante qui remplisse et obsède les esprits.

Connaître l’art d’impressionner l’imagination des foules c’est connaître l’art de les gouverner.  » [17]

Le parallèle avec la destruction continue des églises dans l’indifférence générale et l’incendie de Notre-Dame qui est immédiatement devenu un drame national – du fait de l’image saisissante et impressionnante véhiculée – et les exemples donnés par Gustave Le Bon est frappant.

Au-delà des aspects immobilier et financier que nous avons déjà évoqués, l’influence symbolique et psychologique de cet incendie sur les foules est tout aussi importante. Nous allons voir dans quel contexte politique la mise en scène d’un tel « spectacle » peut s’avérer utile afin d’orienter la population et de générer une catharsis sociale à même d’exorciser la crise politique que traverse la République.

Subvertir l’Eglise pour mieux la faire haïr

Comme nous l’avons déjà évoqué, l’incendie de Notre-Dame a été précédé d’une vague de vandalismes contre les églises ainsi que d’une destruction de nombreux édifices religieux dont l’État à la charge (conséquence des persécutions de 1905 justement !). Mais surtout, l’Église est l’objet d’une persécution publique constante au travers des accusations de pédophilie de certains de ses clercs. Pédophilie dont on découvre peu à peu qu’elle est un fléau qui touche une grande partie du monde politico-médiatique et de la culture mais qu’une propagande constante ne cesse d’attribuer à la seule Église catholique. Cela au travers de tous les vecteurs médiatiques et culturels possibles et sans discontinuer.

Par une inversion de sens typique, on inocule dans l’esprit public l’idée que la pédophile serait naturellement présente dans l’Église et qu’elle serait dû au fait que l’Église commande à l’homme de maîtriser ses pulsions et de soumettre le plaisir sexuel à la nécessité de la reproduction. Selon le raisonnement freudo-marxiste habituel, on accuse l’Église de réprimer l’eros et de favoriser ainsi des comportements sexuels déviants dissimulés. Dans la réalité c’est tout l’inverse, c’est justement la révolution freudo-marxiste dans l’Eglise à partir des années soixante, et même avant, qui a pourri de l’intérieur la formation d’un certain nombre de séminaires. Surtout, face à la chute des vocations consécutives à l’abandon du catholicisme traditionnel pour une forme moderniste édulcorée et hypocrite de religiosité, les séminaires se montrent toujours moins regardant  dans la sélection des aspirants prêtres et ne leur délivrent plus la formation classique toute emprunte de stoïcisme qui était celle de l’Eglise traditionnelle. Il arrive alors ce qui arrive dans toute structure humaine, la brebis galleuse amène d’autres brebis malades et finit par contaminer une partie importante du troupeau. Au final, la responsabilité des dérives sexuelles de certains clercs est plus à chercher dans son aile moderniste que dans son aile traditionnelle.  Une situation qu’a exposée récemment le Pape émérite Benoît XVI dans une étude sur les origines des abus sexuels dans l’Église. Il explique dans ce texte de quelle manière la révolution freudo-marxiste des années 60 a subverti les conceptions classiques de la morale chrétienne dans certains séminaires et chez certains théologiens modernistes et l’impact dévastateur de ces conceptions sur la vie de l’Église moderne :

« Comme j’ai essayé de le montrer, le processus de dissolution de la conception chrétienne de la morale, préparé depuis longtemps et en cours de réalisation, a connu une radicalité sans précédent dans les années 1960. Cette dissolution de l’autorité de l’Église en matière de morale devait nécessairement avoir des conséquences sur les différents domaines de l’Église. (…) Dans divers séminaires, des clubs homosexuels ont été mis en place, qui ont agi plus ou moins ouvertement et qui ont considérablement modifié le climat dans les séminaires. Dans un séminaire situé dans le sud de l’Allemagne, des candidats au sacerdoce et à la présidence du ministère laïc vivaient ensemble. Les séminaristes partageaient les repas communs avec des partenaires pastoraux mariés, eux-mêmes parfois accompagnés de leurs épouses et de leurs enfants, et dans certains cas, de leurs petites amies. Le climat dans le séminaire n’aidait pas à préparer les vocations sacerdotales. (…) Des évêques — et pas seulement aux États-Unis — ont rejeté la tradition catholique dans son ensemble et ont cherché à instaurer une sorte de nouvelle « catholicité » moderne dans leurs diocèses. Il convient peut-être de mentionner que, dans de nombreux séminaires, les étudiants surpris en train de lire mes livres étaient considérés comme inaptes au sacerdoce. Mes livres étaient cachés, comme de la mauvaise littérature, et on ne les lisait que sous la table. » [18]

Une position qui prend le contre-pied du Pape François en la matière et qui a bien-sûr été attaqué par l’aile la plus moderniste de l’Église et par ses relais médiatiques comme La Croix. Rappelons qu’avec le départ de Benoît XVI, l’Église a connu un pape qui a renoncé à sa charge pour la première fois de son histoire. Un départ que Mgr Luigi Negri expliquait par des pressions internes et externes au Vatican afin de faire renoncer Benoît XVI[19]. La révolution-conservatrice que le Pape Benoît XVI avait commencé de mener à l’intérieur de l’Église et ses positions marquées par une volonté de réorienter progressivement l’Église à la dérive vers des principes plus réellement catholiques ont été combattu avec acharnement par l’aile la plus moderniste de l’Église.

On comprend dès lors que l’Église a subi en interne la même révolution freudo-marxiste que la société civile depuis les années soixante. L’Église a connu en son sein des brebis galeuses qui ont joué un rôle trouble similaire à celui des Cohn-Bendit et autres soixante huitards marxistes-culturels. De nos jours le mal est fait et une grande partie de la population déchristianisée associe désormais l’Église catholique aux abus sexuels et à la pédophilie. Les chrétiens sont ainsi livrés quotidiennement en pâture à des campagnes médiatiques de haine organisée et autorisée. Une situation délétère qui ne fait qu’accélérer la déchristianisation de la société et éloigne la population d’une Église dont l’image est volontairement souillée. L’Église catholique est attaquée car elle est l’un des derniers remparts face à la culture de mort contemporaine (avortement, euthanasie, dictature écologique, new-âge para-religieux etc).

À terme, la convergence de la subversion interne de l’Église avec les accusations médiatiques finiront peut-être par faire plus de ravages que les persécutions directes de type staliniennes qui, d’une certaine manière, renforcent la foi des vrais croyants selon le mot bien connu de Tertulien : « Le sang des martyrs est la semence du christianisme ».

Le sacrifice propitiatoire de Notre-Dame pour régénérer la République

Comme durant la période soviétique mais de manière infiniment plus subtile, l’Église est présentée à la population comme un repère de pédophiles et de dépravés qui sont tels car ils refouleraient leurs pulsions sexuelles. C’est par exemple la thèse centrale du livre à charge récemment paru contre l’Eglise : « Sodoma »[20]. Une fois l’Église et les chrétiens ainsi présentés à la population, le christianisme devient de fait un bouc émissaire contemporain idéal. Un bouc émissaire que notre société à la dérive peut dès lors charger de toutes ses fautes avant que de le sacrifier pour purifier et régénérer le corps social républicain menacé d’éclatement. La crise des gilets jaunes, telle une jaunisse sociale, ne constitue que le symptôme le plus extérieur de la crise ontologique de la République française athée. La République pour se sauver de la conflictualité qui la mine de l’intérieur, pour se sauver des inimités internes et de l’archipellisation du corps social qu’elle a elle-même contribué à créer, se doit de trouver une victime expiatoire à livrer en holocauste pour conjurer forces de la stasis[21] et de la guerre civile qui la minent.

La logique du bouc émissaire tire sa nécessité des tréfonds de l’âme humaine. Toutes les sociétés humaines, tous les groupes humains, toutes les collectivités, lorsqu’elles rencontrent une crise majeure dans leur existence peuvent avoir recours au sacrifice d’un bouc émissaire.

Ici, un détour par la pensée de René Girard éclairera plus à fond notre propos. René Girard est le célèbre anthropologue, théoricien du « désir mimétique » et de la violence sacrificielle dans les sociétés humaines. La thèse de René Girard sur la violence sacrificielle peut être résumée très succinctement ainsi :

« Quand une société ne va pas, elle cherche un responsable, une victime, un bouc émissaire. Lorsqu’elle l’a trouvé, elle focalise l’attention du peuple sur ce bouc émissaire. Il est coupable, il doit être sacrifié. On sacrifie la victime. Sans même se demander si la culpabilité est là. (…) Cette violence a pour fonction de contenir la violence. Le christianisme vient mettre un terme à ce jeu. Il plaide pour le droit de parole. La victime peut et doit se défendre. La victime a des droits. Elle peut crier son innocence. » [22]

Après deux cent ans de déchristianisation ininterrompue, la logique du bouc émissaire que le sacrifice perpétuel du Christ avait en partie écarté de la vie sociale occidentale revient au-devant de la scène de l’Histoire comme une implacable nécessité. Enlevez le Christ et vous aurez le retour du sacrifice païen. Ecoutons ici ce que nous dit René Girard :

« Lorsque la crise paraît menacer de nouveau, on recourt aux grands moyens et on imite ce que la victime a fait, semble-t-il, pour sauver la communauté. Elle a accepté de se faire tuer. On va donc choisir une victime qui lui sera substituée et qui mourra à sa place, une victime sacrificielle : c’est l’invention du rite. Enfin, on va se souvenir de cette visitation sacrée : cela s’appelle le mythe. (…) Les ethnologues n’ont jamais compris pourquoi tant de communautés dans leurs rites déclenchent volontairement le type de crise qu’elles redoutent le plus. C’est pour arriver plus vite à l’immolation de la victime dont on pense qu’elle va ramener une fois de plus l’ordre et la paix. (…) Si cette réconciliation est assez forte, si le malheur qui a précédé, si la souffrance était assez grand, le saisissement doit être tel que la communauté va s’interroger sur sa bonne fortune. (…) L’expérience lui a montré qu’elle est incapable de surmonter ses divisions par ses propres moyens, incapable de rafistoler toute seule son contrat social si vous voulez. Elle va donc se tourner à nouveau vers un bouc émissaire. Elle va le rendre lui-même responsable de son efficacité en tant que bouc émissaire. À l’idée qu’il peut détruire la communauté s’ajoute désormais celle qu’il peut la reconstruire. C’est l’invention du sacré dont la vieille ethnologie avait compris qu’il existe dans toutes les cultures.

La sacralisation fait de la victime le modèle d’une imitation est une contre-imitation proprement religieuse. On demande à la victime d’aider la communauté à protéger sa réconciliation, à ne pas retomber dans la crise des rivalités. »[23]

Le concept même de bouc-émissaire trouve son origine dans la Torah : « …le bouc que le sort aura désigné pour Azazel devra être placé, vivant, devant Yahvé, pour servir à la propitiation, pour être envoyé à Azazel dans le désert. » (Lévitique 16, 5-10). Le bouc, alors chargé des péchés des fils d’Israël, est envoyé à Azazel, démon auquel a été imputé tout le péché[24].

Appliquée à la séquence historique en cours, la victime expiatoire c’est la chrétienté elle-même et son symbole le plus éclatant, Notre-Dame de Paris. Ainsi, après avoir chargé l’Eglise de tous les maux, de tous les vices et surtout après lui avoir fait porter la responsabilité collective de la pédophilie (le pire des crimes), la chrétienté devient alors la victime toute désignée pour épouser le rôle du bouc émissaire propitiatoire apte à apaiser les mânes de la République.

La République s’est construite contre la religion nationale de la France. Sous sa forme actuelle elle ne propose pas de contenu positif sauf une autonomie radicale de l’individu, qui, portée à ses conséquences les plus ultimes, contribue à accélérer le délitement de la société. La République est en guerre permanente contre la religion mais en détruisant son ennemi elle perd aussi ce contre quoi elle était arc-boutée et dont elle tirait sa légitimité en le combattant. Surtout en évacuant complètement le sacré de la société elle crée un vide spirituel et moral qui génère à terme de graves conséquences politiques et sociales car aucune société humaine ne peut durer dans le temps sans principe religieux qui la fonde, la soutient et la justifie. Il lui faut donc, comme l’avait fait Staline à l’heure fatidique, réintroduire assez de sacré pour mobiliser l’esprit public mais dans des proportions qui lui permettent de ne pas être débordé par un excès de catholicisme qui risquerait de mettre un terme au projet para-religieux qui sous-tend la République et dont nous reparlerons plus loin.

Des déclarations de personnalités politiques et médiatiques connues pour l’anticléricalisme semblent aller dans ce sens. Elles sont nombreuses à voir dans l’incendie l’occasion de relancer la République qui, tel le phénix, doit renaitre des cendres de Notre-Dame afin de clore l’insurrection des gilets jaunes et d’ouvrir peut-être la page d’une sixième République.

Destruction de la cathédrale et construction d’un temple maçonnique

Par exemple Jean-Luc Mélenchon, franc-maçon notoire (membre du Grand Orient[25]) et anticlérical virulent, a bizarrement été très « ému » par l’incendie à Notre-Dame. Il s’est fendu d’un tweet le 15 avril :

« Je suis comme, sans doute, la totalité de tous ceux qui vivent dans ce pays et dans le monde qui voient ce spectacle sidérant, abominable.

Tout va au grand corps qui est là et qui brûle sous nos yeux. #NotreDame »

Sans entrer ici dans des détails ésotériques, le grand corps auquel Mélenchon fait allusion trouve sa source dans une croyance gnostique (le gnosticisme a très largement irrigué les loges maçonniques) selon laquelle Dieu aurait créé l’Univers par des émanations, faisant de son « corps » le corps du Cosmos. Les gnostiques (notamment le gnostique helléniste Marc, au IIe siècle) parlaient de « corps de vérité » [26].

Sur son site internet, Jean-Luc Mélenchon a publié un texte qu’il a écrit et titré « Notre cathédrale commune », qui commence par cette phrase « Athées ou croyants, Notre-Dame est notre cathédrale commune » et se termine par celle-ci « Je me dis qu’elle ne brûlera jamais tout à fait. Il en restera toujours un morceau qu’un être humain voudra continuer vers le ciel. »

Deux jours plus tard, le représentant d’une autre loge maçonnique a déclaré qu’il voyait dans cet incendie une opportunité. Il s’agit de Jean Luc Tinland, Grand-Maître de la Grande Loge Européenne de la Fraternité Universelle, qui a tweeté le 17 avril 2019 :

« Pour nous, francs-maçons, comme tout humain mais aussi par notre lien avec les bâtisseurs européens de cathédrales, nous étions dans cette sidération de voir ainsi cette œuvre en proie aux flammes.

La franc-maçonnerie c’est aussi ce mythe fondateur de la construction, destruction, reconstruction, ‘‘du temple’’. Quel que soit notre tristesse de ce soir, voyons-y une opportunité de nous galvaniser dans cette fraternité qui symboliquement et pratiquement a fait construire ces cathédrales dans l’ensemble de l’Europe et les reconstruire malgré les assauts divers.

C’est ainsi que j’invite chaque loge à procéder à une cagnotte exceptionnelle pour participer à la reconstruction du Temple. » [27]

La « reconstruction du Temple » renvoie à la tradition juive qui a également été intégré à ces mythes fondateurs de la Franc-maçonnerie, mais nous y reviendrons plus bas.

Cet enthousiasme des francs-maçons qui veulent, non pas restaurer, mais reconstruire Notre-Dame, rebaptisée là « le Temple », doit être mis en relation avec les projets architecturaux pour Notre-Dame et l’île de la Cité que nous avons déjà évoqués ; projets remis au précédent Président de la République, François Hollande, en 2016[28].

Ce projet de transformation des églises et des cathédrales en temples maçonniques est aussi ancien que la République française. En effet, les Révolutionnaires français – qui étaient pour bon nombre d’entre eux francs-maçons [29] – ont transformés, durant l’automne 1793-printemps 1794, nombre d’églises et de cathédrales en temples de la Raison (conformément aux maçonneries athéistes), puis, au printemps 1794 – été 1794, en temples de l’Être suprême (conformément aux maçonneries déistes).

Parmi les nombreuses églises transformées en temples maçonniques, on peut compter l’église Saint-Sulpice qui a été récemment incendiée (en mars 2019) et la cathédrale Notre-Dame qui est devenu un temple de la Raison par décret le 10 novembre 1793[30].

Cela s’explique par le double projet révolutionnaire, à savoir la destruction du catholicisme et sa substitution par une religion de la République qui a été forgée dès la Révolution de 1789 (cf. Y. Hindi, La Mystique de la Laïcité : Généalogie de la religion républicaine, 2017).

Un des derniers artisans de la religion républicaine, Ferdinand Buisson (1841-1932) – qui fut, entre autres, président de la Ligue de l’Enseignement (1902-1906), directeur de l’Enseignement primaire (1879-1896) sous la présidence de Jules Ferry, et en 1905, président de la commission parlementaire chargée de la séparation des Églises et de l’État – avait confié à Victor Hugo dans une lettre du 10 juillet 1869 qu’il voulait :

« Créer une vaste franc-maçonnerie au grand jour »[31]

Pour comprendre ce que cache cette formule énigmatique, il faut revenir aux débuts de la Révolution, après l’arrestation du Rois Louis XVI. L’Abbé Barruel (1741-1820), témoin oculaire, raconte :

« Aussitôt le séjour du Roi au Temple (il s’agit de la Tour du Temple, une forteresse construite par les Templiers au XIIIesiècle et qui a servi de geôle à Louis XVI) décidé, un grand nombre de francs-maçons se répandent dans Paris, et crient partout, à la stupeur générale, en se livrant à des transports de joie : ‘‘Le Roi est arrêté, tous les hommes sont maintenant égaux et libres ! Nous n’avons plus de secret ! Nos mystères sont accomplis ! La France entière n’est plus qu’une grande Loge ! Les Français sont tous francs-maçons, et l’univers entier le sera bientôt ! »[32]

Le projet de Ferdinand Buisson est donc l’établissement d’un régime politique qui serait l’extension de la Franc-Maçonnerie. Et sur le chemin menant à cette accomplissement politico-religieux et messianique, Ferdinand Buisson avait fondé une Église ouverte à tous (croyants, athées, rationalistes, protestants…). Et il fut soutenu par Jules Michelet, Edgar Quinet (son maître) et Victor Hugo[33].

L’objectif des républicains, depuis la Révolution, est certes de détruire le catholicisme, mais également de combler le vide religieux provoqué par cette destruction, lui trouver une religion de substitution. C’est le fond de l’histoire de l’Humanité, et parce qu’il n’y a pas d’exception, c’est également le fond de l’histoire de la République française : tout l’enjeu historique et politique est en réalité religieux, c’est une guerre religieuse permanente qui a débuté en 1789. Et cette guerre n’est pas terminée. Raison pour laquelle les héritiers de Ferdinand Buisson, à commencer par Vincent Peillon, militent depuis bien des années pour une VIe République. Arnaud Montebourg, soutenu par Vincent Peillon, avait créé en 2001 La convention pour la VIe République. Cette idée de rénovation de la République a été reprise par le franc-maçon Jean-Luc Mélenchon[34].

Vincent Peillon, véritable continuateur de l’œuvre de Ferdinand Buisson – auteur des ouvrages « Une religion pour la République » et « La Révolution française n’est pas terminée » – ne s’en cache pas :

« Face à du positif, il faut du positif. La laïcité est du positif, pas du neutre ! La République laïque n’est pas neutre. Elle est offensive, conquérante. Elle l’est d’autant plus qu’elle se situe dans un champ historique et politique où elle sait qu’elle a des ennemis, qu’elle est contestée et fragile, que les retours en arrière sont toujours possibles, que la neutralité n’existe pas et est donc impossible. »[35]

Quant à la nature de la Révolution de 1789 et de la religion républicaine, Peillon affirme :

« Avec la Révolution, la Providence a fait sa part de l’œuvre, et c’est du côté humain qu’elle n’est pas encore accomplie. Ce thème du concours de l’homme à la création de Dieu fait jonction entre la Kabbale juivel’illuminisme et les philosophies de l’histoire républicaine qui vont conduire à la laïcisation de l’histoire. »[36]

L’incendie de Notre-Dame serait-il l’occasion pour ces fanatiques maçons et kabbalistes juifs de parachever leur multiséculaire projet politico-religieux et messianique ?

De la destruction de Notre-Dame à la reconstruction du Temple de Jérusalem

Plusieurs rabbins, notamment israéliens, ont vu dans cet incendie une punition infligée à la France et au Catholicisme … À l’instar du Rav Ilaï, rabbin du groupe Yavneh, responsable du collège religieux Rach Hasadeh, enseignant au cours préparatoire Tzahali et au Matan, qui a déclaré :

« Ce n’est pas le premier incendie au sein de la Cathédrale Notre Dame de Paris. En effet, il y a 777 ans, dans la cour de ce magnifique bâtiment, les chefs de l’Eglise catholique ont rassemblé environ 1 200 manuscrits du Talmud et les ont brûlés, ce qui est considéré comme l’un des événements antisémites les