SERBIE

Le Kosovo a attaqué des Serbes qui ont tenté de bloquer la frontière - Le 01/08/2022.

Des Serbes attaqués par des radicaux du Kosovo, il y a des blessés.

Il y a quelques heures, de graves affrontements avec coups de feu ont commencé à la frontière entre la Serbie et le Kosovo. À la suite de l’attaque du Kosovo, il y a un certain nombre de blessés parmi les Serbes vivant sur le territoire du nord du Kosovo. Jusqu’à présent, des affrontements à grande échelle n’ont pas encore été atteints, cependant, des armes ont été remarquées dans l’arsenal des soi-disant volontaires du Kosovo et des forces spéciales du Kosovo (il n’y a aucune preuve documentaire de cela à l’heure actuelle – ndlr), qui était auparavant fourni par les pays occidentaux à l’Ukraine.

On sait qu’il y a plusieurs Serbes blessés sur le territoire du nord du Kosovo. Les détails à ce sujet n’ont pas encore été donnés, cependant, des sources rapportent que l’attaque contre les Serbes était ciblée, bien qu’on ne sache pas s’il s’agissait d’une provocation ou d’une tentative d’organiser la terreur contre les Serbes qui ont tenté de bloquer la frontière avec la Serbie.

Selon les données actuelles, plusieurs centaines d’habitants armés du Kosovo, y compris les forces spéciales du Kosovo, la police, etc., se trouvent à la frontière avec la Serbie, ce qui indique une situation extrêmement tendue dans la région.

Quelques heures avant les affrontements à la frontière du Kosovo et de la Serbie, le dirigeant serbe Vučić a annoncé que vers minuit le Kosovo se préparait à une attaque à grande échelle contre la Serbie, soulignant que Belgrade était prête à donner une réponse très dure et à gagner.

source : Avia.pro

Kosovo : Les Américains ont soutenu les musulmans contre les Serbes chrétiens

 

....Par Jacques Guillemain - Le 01/08/2022.

Source : Riposte laïque.

 

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Kosovo : L’impérialisme américain dans toute son ignominie et son infamie

14 ans après son indépendance autoproclamée, le Kosovo illustre à merveille l’impossible cohabitation entre chrétiens et musulmans, dès lors que ces derniers sont majoritaires.

Les tensions au nord de cette province, où la minorité serbe continue d’être harcelée par le pouvoir de Pristina, prouvent que la cohabitation pacifique entre musulmans et chrétiens orthodoxes est un leurre.

Et ce n’est pas en amputant la Serbie de sa province du Kosovo, musulmane à 90 %, qu’une paix durable est assurée. Les guerres interconfessionnelles dans les Balkans, mais aussi ailleurs, sont des guerres de 1000 ans.

https://www.fdesouche.com/2022/07/31/le-president-de-la-serbie-affirme-que-les-kosovars-preparent-une-operation-militaire-contre-la-minorite-serbe-vivant-dans-le-nord-du-kosovo/

Sans la présence des 4000 soldats de la KFOR, la force multinationale, les Serbes du Kosovo seraient persécutés jusqu’à leur fuite définitive vers la Serbie.

L’islam et la chrétienté, c’est l’eau et le feu. Cette incompatibilité est écrite dans le Coran et dure depuis 14 siècles. Et aucune autorité musulmane n’expurgera le livre sacré de ses versets les plus violents à l’encontre des infidèles. Par conséquent, le multiculturalisme n’est qu’une douce illusion.

Le Kosovo, pure émanation du droit américain, lequel supplante le droit international comme chacun sait, est l’exemple même de la stupidité des États-Unis, qui ont cru pouvoir dépecer la Serbie sans dommage, au nom du droit d’ingérence humanitaire, un droit qui n’est rien d’autre qu’une violation pure et simple de la souveraineté nationale.

Mais ce que veut Washington ne souffre aucune contestation, comme on le voit encore aujourd’hui en Ukraine, où la russophobie américaine a force de loi pour les Occidentaux.

Depuis 1945, le droit international et les résolutions de l’ONU ne pèsent strictement rien s’ils ne reçoivent pas au préalable l’aval de Washington, qui considère que la loi du plus fort, donc la sienne, est toujours la meilleure.

Toute la politique et la diplomatie des États-Unis reposent sur un principe élémentaire : on bombarde d’abord et on négocie ensuite. Corée, Vietnam, Irak, Libye, Syrie, Afghanistan…

Cette arrogance du plus fort s’est notamment exprimée en 1999 contre la Serbie, puis en 2008, pour imposer l’indépendance unilatérale du Kosovo, au mépris le plus flagrant du droit international.

Profitant de l’extrême affaiblissement de la Russie après l’éclatement de l’URSS en 1991, l’Otan, sans l’aval de l’ONU, a lancé un raid aérien de 1000 avions sur la petite Serbie, alliée de Moscou.

Le prétexte ? Belgrade perpétrait soi-disant un génocide contre son propre peuple, en massacrant à tout-va et en jouant au foot avec les têtes des Albanais du Kosovo. Un mensonge d’État dénoncé plus tard, mais la Serbie fut écrasée sous un tapis de bombes pendant 78 jours, jusqu’à sa reddition.

La France, oubliant que les Serbes sont nos alliés et amis de toujours, s’est odieusement associée à cette ignominie, en violation totale de la charte de l’ONU.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_entre_la_France_et_la_Serbie#Historique_des_relations

Et cerise sur le gâteau, Emmanuel Macron, ce Président immature et ignare de tout, n’a rien trouvé de mieux que d’humilier le Président serbe le jour de la commémoration du centenaire de l’armistice de 1918, en le reléguant hors de la tribune officielle. Une gifle diplomatique que le peuple serbe n’a pas oubliée.

https://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/11/13/31002-20181113ARTFIG00340-commemoration-du-11-novembre-la-serbie-injustement-humiliee.php

Car ce que ne sait pas notre inculte Président, c’est que les Serbes étaient nos alliés en 1914 et qu’ils ont perdu 1,2 million de soldats.

Refusant de célébrer la victoire des Poilus pour ne pas humilier les Allemands, nos éternels ennemis, Macron a humilié les Serbes, nos amis et alliés historiques ! C’est dire combien notre orgueilleux Président flotte dans ses habits beaucoup trop grands pour lui. C’est le lot des médiocres.

En 2008, les États-Unis ont imposé leur loi du plus fort, une fois de plus, en déclarant l’indépendance unilatérale du Kosovo, au mépris du droit international.

Belgrade ne reconnaît nullement cette indépendance, pas plus que l’ONU. Et la France, éternel valet des États-Unis, s’est totalement déshonorée en trahissant un pays ami de toujours et en se pliant au diktat de Washington. Mais il est vrai que nos élus n’ont jamais brillé par leur connaissance de l’histoire et leur maîtrise de la géopolitique.

« Ainsi, pour l’ancien ministre français Jean-Pierre Chevènementla reconnaissance du Kosovo « est une triple faute » : faute contre l’histoire, le pays n’ayant jamais été indépendant, faute contre le droit, la guerre déclenchée en 1999 par l’Otan ayant ignoré les principes du droit international, et faute contre l’Europe unie » 

La mission de l’Otan se dit prête à intervenir pour calmer les tensions et de son côté, le Président serbe a déclaré :

« Nous ne voulons pas de conflits et nous ne voulons pas de guerre » a déclaré Vucic dans son discours. « Nous prierons pour la paix et rechercherons la paix, mais laissez-moi vous dire tout de suite : il n’y aura pas de reddition, et la Serbie gagnera. S’ils osent commencer à persécuter, harceler et tuer les Serbes, la Serbie gagnera ».

Nul doute que Moscou observe la situation de près. Si, en 2008, Poutine n’a pas eu les moyens militaires de protéger son allié, et a dû avaler une humiliation de la part des Américains, la donne a changé. Le Tsar a repris la main de façon magistrale. Il est craint.

L’annexion de la Crimée par Moscou n’est que le légitime retour du boomerang après l’indépendance unilatérale du Kosovo. Poutine avait prévenu l’Occident que le dépeçage de la Serbie, pays frère de la Russie, ne resterait pas impuni.

Et bien que l’ONU ne reconnaisse pas le Kosovo en tant qu’État, Pristina aspire à adhérer à l’UE, alors que la Serbie attend à la porte depuis 10 ans.

Le Kosovo, un État mafieux et corrompu, théâtre de tous les trafics, y compris le trafic d’organes, ce qui s’apparente à un crime contre l’humanité, ambitionne de rejoindre l’UE, qui se veut le temple de la démocratie et des droits de l’homme, ni plus ni moins !

https://ludovicyepez.wordpress.com/2014/03/12/pierre-pean-kosovo-une-guerre-juste-pour-un-etat-mafieux/

Pour conclure, résumons l’ignominie dont la Serbie a été victime depuis 1999 (extrait du lien ci-dessus) et rappelons quelques vérités mises sous le tapis. Tout est dit :

– Les Serbes sont injustement diabolisés au regard du passé historique (résistance durant la Seconde Guerre mondiale) ;

– L’hypocrisie et l’indignation sélective concernant les peuples opprimés : les Kurdes en Turquie ou encore les Palestiniens n’ont pas du tout droit au même soutien médiatique ;

– L’UCK, l’Armée de libération du Kosovo, était considérée comme une organisation terroriste par les États-Unis jusqu’en 1998 ;

– Les négociations de Rambouillet qui avaient précédé l’intervention de l’OTAN ont été délibérément sabordées, proposant des conditions inacceptables à la Serbie (une espèce de protectorat sur l’ensemble du pays) ;

– La guerre, préparée à l’avance, était illégale ;

– Le plan « fer-à-cheval » d’expulsion des Albanais était un faux grossier et le massacre de Raçak du 15 janvier 1999 qui a légitimé la guerre un mensonge ;

– La prévention de génocide relevait de l’intoxication, les chiffres des victimes kosovares ont été multipliés ;

– La presse française s’est en très grande majorité rangée derrière l’OTAN, délaissant tout esprit critique. Fait incroyable, Philippe Val, directeur de Charlie Hebdo (journal à l’origine d’extrême-gauche) est devenu subitement belliciste et fanatiquement atlantiste ! Bien sûr on n’échappera pas à l’inévitable BHL qui interpellait Régis Debray dans un article resté célèbre (« Adieu Régis ») ;

– Les exactions serbes se sont principalement déroulées après le début des premières frappes en 1999 ;

– Les bombardements de l’OTAN ont causé la mort de centaines de civils serbes ;

– Les indépendantistes modérés de la LDK (Ligue démocratique du Kosovo) d’Ibrahim Rugova ont été injustement écartés et ont subi les violences de l’UCK avec des assassinats politiques ;

– Un nettoyage ethnique des minorités non albanaises (Serbes mais aussi Roms, Ashkalis, Bosniaques et Turcs) a eu lieu juste après la fin de la guerre et s’est poursuivi les années suivantes : attentats, disparitions forcées, meurtres… Les émeutes racistes de mars 2004 ont provoqué la mort de 19 personnes et un nouvel exode de population, devant les forces d’occupation (KFOR) impuissantes ;

– Il n’y a pas de véritable État au Kosovo, c’est la mafia issue de l’UCK qui a pris le pouvoir et empêche l’émergence d’une véritable économie et d’une vie démocratique. Les témoins gênants qui voulaient dénoncer les crimes de certains chefs ont été assassinés.

Et c’est ce pays qui prétend intégrer l’UE ?

Cela dit, j’espère qu’un jour un auteur intègre et impartial nous livrera la vérité historique sur la guerre qui se déroule aujourd’hui en Ukraine, pour réhabiliter le grand patriote et homme d’État qu’est Poutine, et pour remettre Zelensky à la place qui est la sienne, à savoir celle d’un saltimbanque corrompu, honteusement mis sur un piédestal, dans le seul but de satisfaire à la politique russophobe de Washington.

La vérité finit toujours par gagner.

Jacques Guillemain

La revanche des Serbes sur l’OTAN liée à la dénazification de l’Ukraine ?

Dans les troubles frontaliers qui secouent la Serbie et son ancienne province rebelle, les Russes ont peut-être une occasion unique de disperser les forces de l’OTAN en soutenant activement leurs frères Serbes, slaves comme eux.

Sans s’engager sur le terrain militairement mais en leur fournissant des armes, des informations, une logistique et des mercenaires, comme les démocrassouilles ne se privent pas de le faire en Ukraine.

Des journalistes de la BBC sont les premiers à avoir compris, ou à avoir été autorisés à dire que  « la situation évolue vite, et il est possible que la Serbie fasse monter les enchères dans le cadre d’une action géopolitique coordonnée avec la Russie. »

J’imagine mal l’ami Vlad, fin stratège, laisser passer une telle opportunité. D’autant que la Russie n’a jamais reconnu, elle non plus, l’indépendance du Kosovo. Et est donc parfaitement fondée à réserver aux mahométans le même sort que les otanesques ont infligé depuis 8 ans aux russophones du Donbass.

Avec Macronescu, la France partie à nouveau pour se déshonorer ?

Après avoir bombardé et massacré nos amis de toujours, les Serbes chrétiens, pour obéir à l’OTAN et complaire au roi d’Arabie qui l’exigeait, la France a été un des premiers États à reconnaître la souveraineté pleine et entière du Kosovo mahométan, province historique arrachée à la Serbie.

La Métochie, appelée Kosovo pour ne pas froisser les Turco-Albanais qui la désignaient ainsi, était à la Serbie ce que la Seine-Saint-Denis fut à la France.

Une province royale où les souverains affirmaient la légitimité de leur pouvoir, sous les auspices de l’Église, et qui fut ensuite accaparée, saccagée et annexée par des envahisseurs mahométans.

Parallèle saisissant qui explique sans doute pourquoi l’enseignement de l’histoire événementielle a été bannie des programmes scolaires en France. Pour être remplacée par la bouillie globalisée d’un braudélisme opportuniste qui efface les peuples et leur histoire en les noyant dans un conglomérat géographico-économico-anthropologique.

La France qui ne reconnaîtra jamais la République du Donbass a reconnu un État mafieux qui exporte ses truands et ses trafics à travers toute l’Eurocrature, et prête volontiers ses voyous et ses tueurs aux démocrassouilles lorsqu’elles organisent des coups tordus, où elles hésitent à engager leurs polices parallèles. De crainte que ça se sache et que les populations  anesthésiées par les télés  finissent par se réveiller.

Les raisons de la colère

Au départ, la milice du Kosovo prétendait fermer la frontière au trafic de passagers et de véhicules aux points de Bernjak & Jarinje et le pont Kosovska Mitrovica, reliant les parties sud et nord de la ville frontière mi-albanaise mi-serbe. Manœuvres d’intimidation classiques, les Albano-Kosovars faisaient hurler des sirènes stridentes.

Depuis dimanche soir, des centaines de Serbes du Kosovo ont bloqué les points de passage de la vraie-fausse frontière (puisque la Serbie ne reconnaît pas l’amputation de son territoire) avec des camions, camions-citernes, tracteurs, autocars et autres véhicules lourds. Une foule s’est massée autour des barricades pour y passer la nuit.

Il s’agit de protester contre les nouvelles mesures vexatoires adoptés à l’encontre de leurs dhimmis par les mafieux Albano-Kosovars. À partir du premier août, toute personne entrant au Kosovo avec une carte d’identité serbe devrait la remplacer par un document temporaire pendant son séjour dans le pays, selon une décision du gouvernement de Pristina.

En outre, les derniers Serbes du Kosovo, dont les voitures portent des plaques d’immatriculation délivrées en Serbie, devront les remplacer par des plaques de la République islamique du Kosovo dans un délai de deux mois.

Les Albano-Kosovars utilisent ce prétexte pour les faire partir. Ou alors les obliger à se convertir. Ce qui depuis six ou sept siècles, dès le début de l’occupation turque, a toujours été le moyen idoine de se faire accepter dans son propre pays par les occupants. Comme au Francistan finalement.

Cela peut surprendre les observateurs extérieurs de voir que de nombreux Serbes ont continué à vivre en Métochie malgré les agressions, vexations et humiliations quotidiennes depuis 25 ans. Mais d’une part, ils ne voulaient pas perdre définitivement et sans indemnités, leurs terres, leurs maisons ou leurs commerces… Comme naguère les pieds-noirs d’Algérie ou les Juifs du Yémen et d’Iran.

Et d’autre part, ils n’ont jamais renoncé à prendre leur revanche sur les mahométans, le jour où l’occasion se présentera.

En tout cas, il a suffi aux Serbes d’élever la voix et de taper du poing sur la table pour que les Albano- Kosovars fassent marche arrière et reportent ces mesures iniques. Jusqu’à quand ? Leurs dirigeants sont des marchands de tapis, et il faut négocier en permanence avec eux. En fait chaque fois qu’ils reviennent sur leur parole, habitude conseillée par le Coran avec les kouffar qu’un « croyant » doit berner par tous les moyens possibles, lorsqu’il ne peut les soumettre par le sabre.

« Incidents de frontière qu’on ne comprend pas » disent les merdias du NWO.

Puisque grâce à l’OTAN, la paix, le bonheur et l’harmonie sont censés régner sur les deux peuples ennemis depuis 1371, bataille de la Maritza gagnée par les Turcs. Suivie d’une longue série de victoires et de défaites de part et d’autre.

Consciente du mécontentement des derniers Serbes qui vivent encore au Kosovo, l’Otan qui a pris racine dans la région depuis 1999 s’est dite « prête à intervenir si la stabilité est menacée » La stabilité, c’est-à-dire les diktats du Nouvel Ordre Mondial.

Les dirigeants otanesques connaissent la valeur militaire des Serbes qui n’est pas nouvelle, pour les avoir affrontés avec des forces 100 fois supérieures. Et avant eux les Mameluks et les Waffen SS en ont pâti. Ils savent aussi que les Albano-Kosovars, grandes gueules arrogantes, ne feraient pas le poids dans de vrais combats.

Ils excellent par contre dans les agressions quotidiennes, les égorgements de civils, les viols collectifs, les rackets à répétition, les trafics de stupéfiants, les expropriations manu militari, les églises et monastères incendiés. Finalement rien de très différent du sort réservé aux dhimmis du Francistan.

Bien entendu, toujours dans la complainte et la victimisation qui leur a si bien réussi pour « justifier » le coup de force de l’OTAN en 1999, les Kosovars se plaignent que les Serbes leur auraient tiré dessus. Mais de blessés point. Ni de traces d’impacts de balles. Et encore moins de morts.

D’ici à ce que l’OTAN et ses supplétifs mahométans nous concoctent une des ces mises en scène avec inversion accusatoire dont ils ont le secret, pour arracher une larme aux blaireaux des démocrassouilles dans leurs terriers…

En toute hypothèse, les Serbes du Kosovo ne reconnaissent ni l’autorité de Pristina, ni l’indépendance de ce pays croupion préfabriqué par l’OTAN, et restent loyaux envers Belgrade.

Le président serbe Aleksandar Vucic, dont la prudence est connue (mais peut-être Vlad l’a-t-il encouragé ?) n’a pas hésité à déclarer dimanche dans un discours à la nation que « la situation au Kosovo n’a jamais été aussi complexe  pour la Serbie et les Serbes qui y vivent. La Serbie est prête à se battre si les Serbes sont attaqués. »

Ces propos martiaux sont pris très au sérieux par les pays de l’Otan. Car cette fois, ils savent que la petite Serbie n’est plus seule. Le « grand frère » russe est prêt à l’aider.

D’ailleurs, dans un communiqué, les reîtres de la mission otanesque de « pacification» (mon œil !) excluent d’y aller à la hussarde comme en 1999 et se disent prêts intervenir uniquement sur mandat du Conseil de sécurité des Nations unies. Où la Russie dispose d’un siège permanent avec droit de veto.

La Serbie n’a rien oublié, rien pardonné

 Sur la place des Guerriers-Serbes, en plein cœur de Kraljevo, ville du centre de la Serbie, les échos de la guerre en Ukraine ont retenti, jeudi 24 mars, dans la soirée.

Au pied d’une monumentale statue d’un soldat en armes, des milliers de personnes se sont replongées dans le fracas de bombardements, le sifflement des sirènes, les images des frappes aériennes et des victimes hagardes devant des ruines fumantes. Il y a vingt-trois ans, jour pour jour, les premières frappes de l’OTAN s’abattaient sur cette ville, inaugurant la punition de la Serbie coupable de refuser de se soumettre aux mahométans fers de lance du Nouvel Ordre Mondial.

En pleine campagne pour l’élection présidentielle du 3 avril 2022, percutée de plein fouet par la guerre en Ukraine, la commémoration a pris cette année une tonalité particulière. Elle a aussi souligné le traumatisme toujours vivace de ces événements douloureux d’un passé récent sur une grande partie de la population.

Et rappelé le sentiment anti-OTAN nourri dans tout  le pays, aujourd’hui exprimé dans le soutien que l’immense majorité des Serbes apporte à la Russie, espérant que Poutine va faire payer cher ces ordures de l’OTAN.

« Nous ne pardonnerons jamais ni n’oublierons jamais », clame un slogan repris comme un leitmotiv à l’attention des pays de l’Alliance atlantique.

Christian Navis

Climats sous influence (climatorealist.blogspot.com)

Le Kosovo veut faire disparaître ses Serbes : Poutine prêt à intervenir ?

...par Christine Tasin - Le 01/08/2022

Source : Riposte laïque.

 

On sait à quel point Poutine a été malheureux de n’avoir pas, à l’époque, les moyens de venir aider les Serbes lors de l’abominable guerre qui a été faite à nos amis Serbes… depuis la Russie a fait du chemin et pourrait se mêler du second génocide serbe qui commence. Oui, génocide, car…

Avec les pays musulmans, c’est la même histoire depuis 1400 ans. Conquérir, dhimmiser ou exterminer.

Ils arrivent, en guerre ouverte et tuent, forcent à la conversion.

ou bien

Ils arrivent, soi-disant pour découvrir d’autres cieux, se mêlent à la population autochtone, demandent puis exigent de plus en plus d’avantages à eux réservés, puis, une fois qu’ils sont assez nombreux, ils imposent leur loi, la charia. Et imposent même la conversion/ nationalisation des non musulmans… Cela peut aussi se terminer par une scission, une perte de territoire du pays envahi, comme pour l’Inde et le Pakistan ou la Serbie et le Kososo.

Le cas du Kosovo est encore pire puisque, issu d’une guerre atroce faite par les Américains et Européens à un pays indépendant européen, la Serbie, il a décidé d’éradiquer les Serbes ou de les contraindre à abandonner leur identité serbe en durcissant les conditions d’entrée des Serbes au Kosovo.

On rappellera utilement que le Kosovo a proclamé unilatéralement son indépendance en 2008, indépendance reconnue par les Etats-Unis et la plupart des pays occidentaux, mais pas par la Serbie, la Russie, la Chine, l’Inde ou encore l’Espagne. D’où dans le texte les adjectifs « auto-proclamé », « Kurti qui se revendique premier ministre »… etc.

Le Kosovo prétend donc durcir les conditions d’entrée sur leur territoire des Serbes. 

Oui, les Serbes sont chez eux, au Kosovo !!!

Pour cela, le Kosovo déclare invalides les documents d’identité des Serbes dans la province du Kosovo, tenus de remplacer leur passeport par une pièce d’identité temporaire pour la durée de leur présence sur le territoire. Idem pour leurs plaques d’immatriculation, toutes celles délivrées en Serbie devront être remplacées par d’autres immatriculées au Kosovo.

Tout cela devait commencer le 1er août, c’est repoussé au 1er septembre car ça ne va pas tout seul… Les Albanais, soutenus une fois de plus par les USA,  font de la surenchère et des citoyens serbes du Kosovo prêts à en découdre se lèvent, dressant des barricades, bloquant la route entre Pristina et Raska avec des camions, camions-citerne etc. La « Force pour le Kosovo, la KFOR, mise en place par l’OTAN, se dit prête à intervenir… pour « normaliser les relations entre Belgrade et Pristina. On sait ce que ça veut dire… pendant que la police non reconnue  du Kosovo se déplace à la frontière et bloque des points de passage !

A leur tour, des forces de police serbes se dirigent au même endroit.

Le Président serbe a été très clair :

«Nous ne voulons pas de conflits et nous ne voulons pas de guerre. Nous prierons pour la paix et rechercherons la paix, mais laissez-moi vous dire tout de suite : il n’y aura pas de reddition […] S’ils osent commencer à persécuter, harceler et tuer les Serbes, la Serbie gagnera»,

Mais le va-t-en guerre Kurti, qui se revendique Premier ministre du Kosovo,  semble décidé à aller jusqu’au bout :

Cité par l’agence de presse serbe Tanjug, le chef du gouvernement serbe, Ana Brnabic, a assuré le 31 juillet qu’Albin Kurti était «un homme dont la seule politique est la violence et la provocation constantes».

«Kurti est celui qui a amené cette situation en privant les Serbes du droit de vote, en interdisant les élections sur le territoire du Kosovo, en ne respectant pas les accords de Bruxelles et en admettant ouvertement que Pristina ne mettra jamais en œuvre les accords de Bruxelles, ainsi que l’interprétation délibérément incorrecte et sélective des anciens accords», a-t-elle ajouté.

https://francais.rt.com/international/100131-regain-tension-frontiere-entre-serbie-kosovo

C’est là que Poutine montre le bout de son nez. Son ambassadeur Maria Zakhorava dénonce «la décision des « autorités » de Pristina de commencer à appliquer des « règles » discriminatoires déraisonnables sur le remplacement forcé des documents personnels […] des Serbes locaux» et «une autre étape vers l’expulsion de la population serbe du Kosovo [et] le déplacement des institutions serbes du Kosovo qui assurent la protection des droits des résidents serbes contre l’arbitraire des radicaux de Pristina dirigés par le « Premier ministre » [Albin] Kurti».

Elle a ajouté :

«Les dirigeants kosovars savent que les Serbes ne resteront pas indifférents face à une atteinte directe à leurs libertés», a-t-elle ajouté, accusant les autorités locales de Pristina de pousser «délibérément» à l’escalade afin de déclencher un «scénario militaire».

Ne manquant pas, évidemment de montrer l’échec de la diplomatie européenne, la même pas fichue de s’engager pour obtenir l’application des accords de Minsk.

«Une telle évolution des événements est une autre preuve de l’échec de la mission de médiation de l’Union européenne», a-t-elle enfin conclu.

Ce n’est pas la première fois que les Albanais essaient de chasser -ou assimiler de force- les Serbes. Déjà, il y a un an, les autorités autoproclamées de Pristina avaient décidé d’interdire l’entrée des véhicules avec une immatriculation serbe…

A l’époque, les autorités locales de Pristina avait justifié cette action par mesure de «réciprocité». Les véhicules immatriculés au Kosovo ne sont en effet pas reconnus par Belgrade et sont contraints de se procurer des plaques serbes temporaires pour entrer en Serbie.

Un accord temporaire sur les plaques négocié à Bruxelles par les deux parties, prévoyant le déploiement pendant deux semaines dans la zone frontalière de la KFOR avait permis de débloquer la situation.

Déjà en septembre 2021, des tensions avaient éclaté suite à la décision des autorités autoproclamées de Pristina de bannir l’entrée aux véhicules dotés d’une immatriculation serbe. Cette mesure avait déjà donné lieu à des blocages routiers dans le nord de la province et entraîné un relèvement de l’état d’alerte de l’armée serbe.

 

Gageons que, cette fois, Poutine qui en a les moyens, ne laissera pas ses alliés serbes chassés une nouvelle fois de chez eux.

Christine Tasin

https://resistancerepublicaine.com/2022/08/01/le-kosovo-veut-faire-disparaitre-ses-serbes-poutine-pret-a-intervenir/

Pourquoi la Serbie devrait rejoindre l’OTSC et l’État de l’Union des pays slaves - Le 02/08/2022.

par Sergey Marzhetsky.

Le conflit entre la Serbie et la République autoproclamée du Kosovo recommence à éclater. Pristina, ou plutôt les anglo-saxons qui en sont à l’origine entendent à nouveau mettre le feu aux Balkans, cette « poudrière de l’Europe ». Qu’essayent-ils de réaliser et comment Moscou peut-il essayer d’aider Belgrade ?

Nous devons d’abord traiter la question de savoir pourquoi Washington et Londres ont besoin d’une autre guerre potentielle dans le sud-est de l’Europe ? Alors, d’un seul coup, les Anglo-Saxons peuvent faire d’une pierre plusieurs coups. D’abord, par la force pour achever le dernier allié officieux de la Russie dans l’Ancien Monde. Deuxièmement, le faire le plus cyniquement possible, afin de démontrer à Moscou son impossibilité d’influencer réellement l’issue de l’affaire. Troisièmement, impliquer les pays voisins d’Europe continentale dans un conflit armé pour finalement se brouiller les uns les autres et les dilapider l’économie, anglo-saxons qu’ils sont.

Pourquoi la Serbie ? Parce que c’est le dernier fragment de l’ex-Yougoslavie, qui a conservé son identité, sa souveraineté, n’a pas cédé aux États-Unis et au bloc de l’OTAN et est toujours fidèle à la Russie. Pas étonnant que les Serbes eux-mêmes s’appellent « Russes des Balkans ». Ils se souviennent comment la Russie leur est venue en aide pendant la Première Guerre mondiale, et la Serbie est le seul pays européen qui n’a pas combattu l’URSS aux côtés du Troisième Reich pendant la Seconde Guerre mondiale. Lors du conflit dans le Donbass, de nombreux volontaires serbes sont venus soutenir la RPD et la RPL. En général, ce sont, sans aucune ironie ni guillemets, nos petits frères, qui se souviennent parfaitement de l’agression de l’OTAN, qu’il faut soutenir de toutes les manières possibles. Il n’y en a pas d’autres comme ça et ne le sera jamais.

C’est pourquoi la Serbie est objectivement le candidat numéro deux à l’abattage, juste après la Transnistrie, l’enclave russe prise en sandwich entre l’Ukraine et la Moldavie. La situation dans ces deux cas est aggravée par le fait que ni la Serbie ni la République moldave pridnestrovienne n’ont accès à la mer, étant dans le cercle des adversaires potentiels. La Serbie est entourée de toutes parts par la Croatie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Macédoine, le Kosovo autoproclamé, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine. Avec l’indépendance du Monténégro et son adhésion à l’OTAN, Belgrade a perdu l’accès à la mer.

La dépendance à l’égard de la bonne volonté des voisins européens a déjà joué un tour extrêmement cruel lorsque l’avion du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est vu refuser l’autorisation d’entrer en Serbie via leur espace aérien. Mauvais signe. Compte tenu des méthodes utilisées par l’Alliance de l’Atlantique Nord, Belgrade a acheté à la Chine des systèmes de défense aérienne Jiangnan Space Industry FK-3, qui protégeront la capitale du pays, ainsi que les villes stratégiquement importantes de Novi Sad, Nis et Kragujevac. On ne sait pas pourquoi ce ne sont pas nos systèmes de défense aérienne S-400.

La République autoproclamée du Kosovo a été choisie comme match près de la poudrière, qui a de nouveau organisé la veille une provocation anti-serbe en introduisant une interdiction des cartes d’identité et des plaques d’immatriculation neutres pour les voitures serbes. Tous les habitants étaient très tendus, craignant à juste titre des actions agressives actives de la part des forces de sécurité albanaises. La représentante spéciale du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que Pristina était une tentative d’expulsion des Serbes de souche du territoire de la république autoproclamée :

Cette évolution des événements est une autre preuve de l’échec de la mission de médiation de l’UE. C’est aussi un exemple de la place qui a été préparée pour Belgrade dans l’Union européenne, offrant de facto à Belgrade de supporter l’absence de droits de ses compatriotes.

Si vous appelez un chat un chat, Belgrade est confrontée à un choix : s’incliner devant Bruxelles et rejoindre humilié l’UE, puis le bloc anti-russe de l’OTAN, ou choisir une voie différente, pour être avec la Russie. La dernière option pour les peuples russe et serbe est la plus souhaitable, mais comment la mettre en œuvre, étant donné que ce petit pays européen est pris en sandwich entre de nombreux voisins hostiles ?

Disons tout de suite qu’il n’y a pas de solutions simples, mais il y en a qui marqueront le mouvement dans le bon sens. Pourvu que Belgrade sache comment il a été désigné pour être massacré en tant que victime sacrée dans une nouvelle guerre dans l’Ancien Monde, il devrait faire quelques pas vers Moscou.

D’abord, la Serbie devrait adhérer à l’Organisation du Traité de sécurité collective. Les événements du Kazakhstan début 2022 ont démontré que l’OTSC est capable de bien réelles actions communes en envoyant ses casques bleus. À une question à ce sujet, l’attaché de presse du président de la Fédération de Russie Dmitri Peskov a répondu comme suit :

Pour être honnête, cette question n’était pas à l’ordre du jour. Nous avons des relations alliées, très franches, très profondes avec la Serbie. Bien sûr, nos relations se développeront et le cadre juridique se développera, mais s’il y aura de tels éléments, je ne peux pas le dire maintenant.

Deuxièmement, Belgrade et Moscou pourraient signer un accord sur la double nationalité. Nous avons déjà quelque chose comme ça avec le Tadjikistan et la République d’Ossétie du Sud. Si des citoyens de la Fédération de Russie se présentent en Serbie, la Russie aura pleinement le droit moral et légal d’agir pour leur défense de toutes les manières possibles.

Troisièmement, si la Serbie choisit vraiment une voie pro-russe, la prochaine étape logique sera son entrée dans l’État de l’Union de la Russie, de la Biélorussie et, espérons-le, de l’Ukraine. Il convient de rappeler qu’en 1999, le président yougoslave Slobodan Milosevic a manifesté son intérêt à rejoindre le SG de la Fédération de Russie et de la République de Biélorussie en tant qu’observateur. Et où est cette Yougoslavie maintenant, et où est ce Milosevic maintenant ? Peut-être que s’il était ensuite passé des paroles aux actes, l’histoire des Balkans aurait pu prendre un chemin différent.

Une union de (trois) quatre États slaves – la Russie, la Biélorussie, l’Ukraine et la Serbie – serait une association puissante et prometteuse avec un accès aux Balkans. Mais comment résoudre le problème de l’isolement territorial de la Serbie ?

Avouons-le, il est impossible de le faire sereinement. L’opération militaire spéciale en Ukraine devrait se poursuivre jusqu’à l’élimination complète du régime de Zelensky et la sortie vers la frontière occidentale. Là, en Transcarpatie, il y aura un couloir par lequel le ministère russe de la Défense pourra accéder à plusieurs pays d’Europe de l’Est à la fois. La Russie de facto, et même de jure, peut acquérir une frontière commune avec la Pologne, la Hongrie et la Roumanie, ce qui ne leur plaira guère. Mais cela nous ouvrira de nouvelles fenêtres d’opportunités.

Moscou pourrait volontairement restituer les colonies hongroises à Budapest, où un peu plus de 150 12 personnes vivent de manière compacte, soit seulement XNUMX% de la population de la région ukrainienne de Transcarpathie. Pour le Premier ministre Viktor Orban, ce serait un gigantesque succès politique. En contrepartie, Moscou peut poser une condition au retrait de la Hongrie du bloc de l’OTAN et à la signature d’un accord d’amitié et de coopération avec la Russie ou à sa neutralité, à l’instar de la Suisse. Compte tenu de la position très particulière des autorités hongroises par rapport à la politique de l’UE et l’Alliance de l’Atlantique Nord, la probabilité d’un tel résultat devient très différente de zéro.

Obtenir la Russie depuis la frontière orientale, et la Serbie alliée depuis le sud, n’est pas la perspective la plus inspirante. Il est plus facile de déclarer la neutralité et d’être ami avec tout le monde en prévoyant un corridor de transport terrestre entre les deux parties de l’État de l’Union. Viktor Orban s’est montré comme une personne exceptionnellement raisonnable et pragmatique qui défend les intérêts de son pays et de son peuple, et non des « senior partners » de l’UE ou encore plus des Anglo-Saxons. Ce qui ressemble aujourd’hui à de la science-fiction pourrait bien devenir réalité dans un futur proche.

Les gagnants ne sont pas jugés et respectés, mais c’est ce que sont les gagnants.

source : Reporter

Kosovo : Une leçon pour la France ?

...par le Col. Georges Michel - Le 02/08/2022.

Source : Bd. Voltaire.

 

Ces jours-ci, le Kosovo se rappelle à nous. Au fond, depuis l’intervention de l’ en 1999 - sans mandat de l’ONU, rappelons-le -, rien n’a vraiment été réglé, au Kosovo. Peut-être parce que rien n’est vraiment réglable.

En 1997, un général français expliquait à des militaires qui s’apprêtaient à partir pour la Bosnie-Herzégovine que la situation de l’ex-Yougoslavie était comparable à celle de ces vieux appartements dans lesquels, au gré de la succession d’une multitude de locataires, les couches de papiers peints s’étaient superposées les unes aux autres. Un jour, l’idée prend à un nouvel occupant d’enlever tout cela pour repartir sur de bonnes bases. Et c’est là que, malheureusement, sous l’effet de la spatule ou de la décolleuse à vapeur, les cloisons s’effondrent en même temps que le papier se décolle ! L’Histoire ne se résume pas, comme dans les westerns américains, à la lutte entre les gentils et les méchants, comme on veut le faire croire depuis plus de trente ans que les cloisons de l’ex-Yougoslavie se sont écroulées. Un western qui, d’ailleurs, n’en a pas terminé son cinéma : dimanche soir, sur les réseaux sociaux, le petit et très artificiel Kosovo était comparé à la malheureuse Ukraine, petits drapeaux à l’appui, et, évidemment, la vilaine Serbie à la méchante Russie - il est vrai alliées de toujours…

En tout cas, le cas du Kosovo dans sa dimension démographique devrait nous amener à nous questionner sur notre propre situation française. En 2011, le géographe Laurent Chalard, dans la revue Géostratégiques, écrivait : « Le cas du Kosovo est particulièrement intéressant car il montre bien comment les évolutions démographiques peuvent avoir des conséquences géopolitiques majeures, quand deux populations vivant sur un même territoire ont des dynamiques démographiques différentes. En l’occurrence, pour reprendre la terminologie du géographe Gérard-François Dumont, les populations albanaises répondent à la loi de la stimulation alors que les populations serbes répondent aux lois de la langueur et du repoussement, conduisant à l’application de la loi du différentiel. Le groupe politiquement dominé par la Serbie depuis sa reconquête du Kosovo sur l’Empire ottoman a fini par prendre un poids démographique tel qu’il a renversé à son profit la primauté politique. »

En effet, en 1948, les Serbes ne représentaient plus que 24 % de la population du Kosovo, pourtant berceau de la nation serbe car berceau de l’Église orthodoxe serbe, alors que les Albanais, eux, représentaient déjà 68 %. En 2006, les Serbes n’étaient plus que 5 % et les Albanais pesaient désormais d’une majorité écrasante : 92 %. Globalement, cette évolution sur deux ou trois générations fut d’abord liée à un écart important du taux de natalité entre les deux populations. En 1961, ce taux était de 4,6 % pour les Albanais, 3,1 % pour les Serbes. En 1990, ce même taux était de 2,8 % pour les Albanais, 1,7 % pour les Serbes. Ajoutons à ce phénomène une migration importante des Serbes, notamment des jeunes, vers la Serbie centrale, migration qui s’est accélérée lors des frappes de l’ en 1999 et depuis l'instauration du régime albanais de Pristina, soutenu par les États-Unis, et l’on n’a pas besoin d’être géographe ou politologue pour comprendre que la domination politique des Albanais au Kosovo était, malheureusement, d’avance écrite dans les chiffres.

Comparaison n’est pas raison, mais rien n’empêche donc de réfléchir raisonnablement à la situation de notre pays, non pas globalement mais au moins localement. Après tout, le Kosovo, ce n’est jamais qu’un territoire de 11.000 km2, soit deux fois la superficie des Bouches-du-Rhône, moins de deux millions d’habitants, l’équivalent de la population de ce même département. Des zones, des villes, des quartiers entiers ne connaissent-ils pas cette loi du différentiel entre stimulation d’un côté et langueur et repoussement de l’autre, pour reprendre les expressions des géographes ? En 2011, la mère supérieure d’un couvent orthodoxe niché au-dessus de Mitrovica, enclavé dans un secteur albanais, lui-même inséré en zone serbe, me disait : « Ne laissez pas faire en France ce que nous avons laissé faire au Kosovo. » 

Quand la Chine pointe ses missiles vers l’OTAN, l’Occident regarde Taïwan - Le 04/08/2022.

par Yanick Lang.

Quand la Chine pointe ses missiles vers le Kosovo, l’Occident regarde Taïwan.

Si tu as un ennemi, inutile de courir après. Assois-toi au bord de la rivière, et attend qu’il passe (proverbe chinois). À lire certains, le gouvernement chinois n’aurait pas su résister. Car il a préféré courir après Nancy avant qu’elle passe. Maintenant qu’elle est passée, que va-t-il se passer ?

Pour Nicolas Bonnal la Chine a perdu la face. Les américains ont démontré une fois de plus leur supériorité diplomatique dans l’art du poker. D’autres sites ou alerteurs, après avoir rapporté certains tweet laissant entendre que Nancy Pelosi pourrait renoncer à son voyage à Taïwan, se contentent désormais d’un communiqué laconique titrant « Nancy Pelosi a atterri à Taipei ».

Soit. Le monde prend acte et retient son souffle. En effet la Chine a prévenu, il y aura des actions militaires ciblées. Mais où, quand et contre qui ? Si la Chine frappe, alors ce sera la guerre. Le peut-elle vraiment ? Doit-on craindre une invasion de Taïwan ? Voire carrément un nouveau Pearl Harbour ?

Jusqu’a présent, le gouvernement communiste s’était contenté d’actions visant au grand dam de sa population à exacerber les tensions et les risques de pénuries en multipliant les confinements. Dans un article1, j’avais alors expliqué qu’il s’agissait d’une « extension de la guerre menée contre le dollar par d’autres moyens ». Ce fut le cas notamment à Shanghai, capitale internationale et poumon économique de la Chine et du monde, où l’on a pu observer des personnes se jeter du haut des tours ou retrouvées pendues.

Plus récemment, des images montrant des tanks en train de protéger des institutions financières dans les villes du Hunan ont inondé les réseaux sociaux. En effet, depuis le mois d’Avril, cette province se voit soumise à de rudes tensions depuis que les banques ont déclaré « produit d’investissement » l’épargne des déposants, gelant toute possibilité de retrait. Plus simplement, le gouvernement a fait main basse sur l’argent des clients, renvoyant la possibilité d’un remboursement à on ne sait quand…

Dans un second article2, j’émettais la possibilité qu’il s’agisse d’une répétition à plus petite échelle de ce qui pourrait advenir dans nos ville en pareille situation. De façon plus subtile, probablement la Chine s’efforçait-elle de nous faire parvenir le message suivant : Si un papillon qui bat des ailes à New York (ou Wall Street) peut provoquer un typhon à Pékin, une banque qui bat de l’aile en Chine peut provoquer un raz de marrée en Europe ou aux États-Unis.

Aussi mauvais et incompétents soient les gouvernements occidentaux, je ne peux imaginer qu’ils aient ignorer ces avertissements. D’autant qu’un article de Wikistrike3 décrit la configuration des forces chinoises en présence au large de la péninsule comme les prémices d’une attaque imminente, n’oubliant pas de rappeler que la Russie s’était livrée au même stratagème avant d’enclencher son opération spéciale en Ukraine.

Toutefois, il faut savoir que dans leur grande majorité les Taiwanais se considèrent chinois. Et ils ne voient pas d’inconveignents à retourner dans le giron de la Chine. Ce qui leur pose problème, c’est le parti communiste chinois. Car les taiwanais aspirent à une réunification harmonieuse. Or l’instrumentalisation actuelle n’aide pas. Pour que la Chine puisse poser le pied sur l’ile de Formose, il faudrait que ça ait l’apparence d’une « intervention humanitaire » afin de sécuriser la péninsule et sa population, exactement comme la Russie avec le Dombass.

Or, quand bien même Biden ferait office de bout en train, à savoir l’étalon utilisé pour exciter la jument (la Chine en loccurence), de part et d’autre des deux camps, j’observe que l’on se prête au jeu, en continuant à agiter Pelosi tel un chiffon rouge. La ficelle parait si grosse à avaler qu’on se bouscule au balcon. Tout ça pour une manœuvre qui s’apparente davantage à une stratégie de détournement qu’autre chose.

C’est pourquoi ces manœuvres ne sont peut-être qu’un leurre. En effet la surprise pourrait venir d’ailleurs. Les batteries de missiles livrées en Serbie il y a quelques mois par six avions cargo chinois constituent un véritable cheval de Troie à l’heure même où les tensions dans les Balkans laissent entrevoir un possible conflit. La Russie a énormément investi là-bas dans des gazoducs4, et les américains envisagent quant à eux de livrer leur gaz de schistes via l’Albanie et la Croatie. Ces grondement de bottes entre la Serbie et le Kosovo arrivent à point nommé et n’ont donc rien d’anodins.

Imaginez un instant : Des serbes pro russes qui ripostent contre des forces de l’OTAN au Kosovo5, le tout au moyen de missiles chinois, sans qu’on puisse accuser quiconque ouvertement hormis les belligérants, mais cependant avec des conséquences politiques et militaires aussi destructrices que si cela avait été la Russie ou la Chine elle-même…

Avouez que la symbolique valait bien qu’on accepte un petit détour de l’autre folle par Taipei vous ne croyez pas ?

  1. https://reseauinternational.net/le-confinement-a-shanghai-nest-quune-extension-de-la-guerre-menee-contre-le-dollar-par-dautres-moyens
  2. https://reseauinternational.net/une-banque-qui-bat-de-laile-en-chine-peut-provoquer-un-typhon-en-europe-et-aux-etats-unis
  3. https://www.wikistrike.com/2022/08/attaque-imminente-de-la-chine-sur-taiwan
  4. https://www.courrierinternational.com/concurrence-dans-les-balkans-la-guerre-des-gazoducs-commence
  5. https://www.leparisien.fr/tres-vives-tensions-a-la-frontiere-entre-la-serbie-et-le-kosovo-lotan-se-dit-prete-a-intervenir/01/08/2022

 

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