ISLAM

...proposé par le Col. Jean-Pierre Mugg - le 19/02/2021

 

Deux textes remarquables, qui disent avec talent ce que je tente d'expliquer depuis longtemps !

 

JPM


Trappes : «Les élèves de Didier Lemaire vivent dans un monde séparé de la France»,

... par Coline Renault, Le Fig, 18/02/21

ENTRETIEN - L'écrivain Omar Youssef Souleimane a rencontré en décembre les élèves de Didier Lemaire, professeur de philosophie qui s'est dit menacé pour avoir dénoncé l'islamisme. Il raconte des échanges qui l'ont «choqué». (Source : Le Figaro)

 

À Trappes, l'écrivain s'est dit «choqué» de la teneur de ses échanges avec les élèves.

À l'automne, l'écrivain et poète syrien Omar Youssef Souleimane a animé dans plusieurs collèges et lycées de banlieue parisienne des ateliers d'écriture, organisés en collaboration avec le théâtre Montansier de Versailles et la préfecture des Yvelines. C'est dans ce cadre qu'il a rencontré une classe de terminale du professeur de philosophie Didier Lemaire au lycée La-Plaine-de-Neauphle, à Trappes. Lui qui a grandi en Arabie Saoudite dans la gloire d'al-Qaida s'est étonné d'y retrouver, en France, «le radicalisme islamique» de son adolescence. Pour Le Figaro, il raconte ses échanges houleux avec les élèves de l'enseignant, qui s'est dit menacé pour avoir critiqué l'islamisme.

 

LE FIGARO. - Comment se sont déroulés ces ateliers d’écriture avec Didier Lemaire ?

 

Omar Youssef SOULEIMANE. Pendant six semaines, j’ai animé des sessions de deux heures avec une classe de terminale de Didier Lemaire. Le projet était de faire écrire les élèves sur le thème «Vos rêves après le bac». Et j’ai été très surpris du résultat: un adolescent voulait devenir professeur de sciences islamiques à Alger, plusieurs autres ne parlaient que d’aller à la Mecque ou de s’installer en Arabie Saoudite… Ceux dont les rêves ressemblaient le plus à ceux d’un adolescent «normal» parlaient de conduire des Ferrari à Dubaï. En tout cas, presque aucun ne comptait rester en France. À la question: «Pourquoi ?», une élève a levé la main et a dit: «Parce que c’est un pays raciste.» En fait, je crois que la plupart d’entre eux ne se sentent pas vraiment Français.

 

 LE FIGARO. - Qu’est-ce qui vous a frappé chez ces élèves ?

 J’ai été choqué de retrouver une radicalité islamique qui m’a fait penser à ma propre adolescence en Arabie Saoudite. J’avais à peu près leur âge lors des attentats du 11 septembre 2001, et j’ai grandi dans ce discours de glorification de Ben Laden et d’al-Qaida. Je ne m’attendais pas à retrouver cela en France. Bien sûr, ce sont des adolescents, pas des djihadistes.

 Mais beaucoup avaient une sympathie dérangeante pour eux. Un jour, je leur ai posé la question: «Si un terroriste est caché chez vous, appelez-vous la police ?» Beaucoup ont répondu: «Non, sûrement pas !». Car ils considéraient les terroristes comme des héros, des victimes, ou les deux à la fois. D’autres étaient très fiers d’avoir la photo de Samuel Paty décapité sur leur téléphone. J’ai été très surpris de voir une prière en calligraphie arabe accrochée au mur, dans la classe où j’enseignais. Dans un lycée public !

 

 LE FIGARO. - Quelle a été la teneur de vos échanges avec les adolescents ?

 Au départ, les élèves étaient très fermés. Pour créer du lien, je leur ai raconté sans tabou ma propre histoire. Ils m’ont alors considéré comme un «arabe» - donc un des leurs, et la parole s’est déliée. Nous avons commencé à échanger. Puis lorsque j’ai expliqué mon parcours non pas vers l’athéisme, mais vers la liberté de penser, l’ambiance a totalement changé. Une adolescente m’a demandé: «Mais c’est quoi votre religion maintenant ?». Et j’ai répondu: «Je n’en ai pas». Ils étaient choqués. Très choqués. Pour eux, c’est inconcevable d’être Arabe et laïc. Ils mélangent totalement culture, religion, histoire et identité.

 Aucun élève ne comptait fêter Noël, ils trouvaient ça « mal »

 

LE FIGARO. -: En quoi mélangent-ils culture, religion, histoire et identité ?

Par exemple, nous avons évoqué les fêtes de fin d’année, car c’était quelques jours avant Noël. Aucun élève de la classe n’allait le fêter, pour eux, c’était «mal» car cela déchirait leur identité. Ils y voyaient un truc de «chrétien, de Blanc, de Français» - les trois étant pour eux synonymes. Ces élèves veulent sans cesse se positionner vis-à-vis de leur identité.

 Nous avons abordé la question de la fête nationale: le 14 juillet, ils ne savaient pas à quoi cela correspondait. N'avaient aucune idée dans quelle République nous étions, ce qu'il s'était passé en 1905… Ils rejettent en fait tout ce qui n’est pas «l’islam», qu’ils mélangent avec leur identité. Ils résument la religion au voile, aux vêtements et aux fêtes. Ils vivent, cela se voit, à la maison dans une ambiance islamiste et au lycée dans un monde qui leur est totalement étranger. Certaines filles gardaient le foulard en classe, les autres se hâtaient de le remettre à la sortie. J’étais frappée car elles étaient jeunes ! Même en Syrie, ce n’était pas à ce point.

 

LE FIGARO. - Comment s’est passée votre collaboration avec Didier Lemaire ?

Nous avons beaucoup discuté de ces thématiques, lors des déjeuners qui suivaient les ateliers d’écriture. Didier était malheureux. Il vivait mal cette ambiance au lycée et avait surtout l’impression que personne ne le comprenait. Moi, si: je viens de cette ambiance de radicalisation. Comme tous ses collègues, il observait tous les jours ces problématiques au lycée. Mais pour la plupart, évoquer ces sujets reste tabou. Beaucoup estiment que le lycée n’était pas l’endroit pour en discuter. Didier était assez isolé: c’était le seul à en parler.

 

 

Écrivain, poète et journaliste, Omar Youssef Souleimane est l'auteur du roman autobiographique Le Petit Terroriste (Flammarion, 2018).

 


Séparatisme, une loi pour rien

Par Marie-Thérèse Urvor - Le 11/02/2021.

La loi censée lutter contre le "séparatisme islamiste" arrive trop tard et sera inutile, en raison de la méconnaissance de l'islam qui la caractérise. 

 

 La loi sur le séparatisme ainsi que le discours présidentiel "historique" d'octobre, et à sa suite la charte du Conseil Français du culte musulman (CFCM), commande diligentée par le président, ont en commun leur appareil lexical. Fustiger le binôme "séparatisme islamiste" est inadéquat. Les musulmans conglomérés en communauté des croyants (umma), lorsqu'ils, sont hors du domaine de l'islam, ne cherchent pas à se séparer mais à se substituer au pouvoir. Les musulmans sont "islamistes" lorsqu'ils obéissent à l'intégralité de leurs fondamentaux, lesquels sont les mêmes pour tous.

En 1970, les musulmans ont produit, en imitation de la Déclaration universelle des droits de l'homme, les Droits de l'homme en islam, qui récusent tout fondement non islamique pour ces droits. Le Coran déclare que la pire des choses est d'éprouver un musulman dans sa foi pour l'en écarter ou pour limiter son exercice. Toute action nécessaire pour lever cette épreuve est légitimée, et toute critique est considérée comme agression à l'encontre de l'islam. Bien sûr, tous les musulmans ne sont ni fondamentalistes ni terroristes, mais demeurera toujours le sentiment d'appartenance à cette élite sacralisée par Allah lui-même et cette obligation pour tout musulman d'obéissance à l'intégralité du Coran. Chaque musulman en cache un autre, plus musulman encore, disait Yadh Ben Achour. On peut ajouter que ce qu'il n'accomplit pas pour la religion, il le fera pour le groupe. Des mots comme laïcité, république, intégration, modernité, etc. n'ont pas de statut dans son corpus doctrinal et n'ont donc aucune résonance dans la conscience religieuse du musulman, fût-il modéré: il cherchera toujours à soumettre la laïcité à l'islam, à adapter la République à sa croyance, à-intégrer à ses fondamentaux la modernité, bref, il cherchera à islamiser tout ce qui lui est offert d'exogène. La loi en cours d'examen, bien qu'atténuée et édulcorée, arrive trop tard, car la revendication de la minorité islamique croît dans un pays gravement ébranlé dans ses racines.

 

DES MOTS COMME LAÏCITÉ, RÉPUBLIQUE, INTÉGRATION N'ONRT PAS DE STATUT DANS LE CORPUS DOCTRINAL DE L'ISLAM ET N'ONT DONC AUCUNE RÉSONANCE DANS LA CONSCIENCE RELIGIEUSE DU MUSULMAN, FUT-IL MODÉRÉ. 

 

Elle sera également inutile, car la charte du CFCM a révélé la capacité inouïe des musulmans à pratiquer les recommandations chariatiques que sont la ruse juridique (hîla) et la dissimulation légale (taqîy a), dès lors qu'elles sont employées pour la défense de l'islam et du croyant musulman dans sa personne et dans ses biens. De même, le recours à un prétendu islam des Lumières est un leurre, car il revient à confondre  l'islam civilisation du passé avec l'islam religion d'aujourd'hui.

Dénoncer l'islam politique est un pur déni du texte coranique et des traditions prophétiques. L'islam politique, c'est principalement l'islam des textes. Or à aucun instant, il n'a été dit au CFCM, dans la charte des principes, qu'une révision de ces textes est à l'ordre du jour. Le judaïsme de la lettre vit à côté du judaïsme émancipé de la lettre de la Torah; alors que l'islam persécute toute  

tentative pour suspendre, dans le Coran, ce qui alimente son projet politique, autrement dit pour séparer le spirituel du temporel.

Le président devrait exhorter les musulmans en France à une telle réforme qui serait, elle, "historique". Et non pas se féliciter de choses comme la renonciation à l'exécution de l'apostat, qui ne devrait qu'en être la suite logique.

 

 Marie-Thérèse Urvoy est professeur émérite des universités. 

 


AMIENS : Envahie par les déchets jetés depuis les fenêtres d'un immeuble, une école va fermer...

P
ar Laura Mousset -
 Mis à jour le Publié le tager

 

Source : CNews

 

Bouteilles en verre, mégots, poubelles et parfois même de l'électroménager... Depuis sa fenêtre, Christiane voit régulièrement des ordures tombées dans la cour de l'école primaire Monseigneur Cuminal, située en bas de chez elle à Amiens.

Ces déchets jetés depuis les fenêtres de l'immeuble par des habitants sont devenus un véritable fléau dans ce quartier prioritaire.

Une situation dangereuse qui dure depuis des années et qui a amené l'école catholique à prendre une décision radicale. En juillet prochain, elle fermera ses portes après 25 ans d'activité. 

 


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