"ORION" : Retour à la haute intensité

Y a-t-il des menaces nouvelles, ou est-ce le retour de menaces anciennes ?

 

Si rien ne laissait supposer, lors de la parution de l’initiative stratégique – forme accélérée de livre blanc -, qu’une manœuvre soit utile, voire nécessaire pour montrer ses muscles, force est de constater cette volonté soudaine de la France, d’engager à la fois les différentes composantes de son armée (« ses armées ») dans une démonstration d’envergure. La France prépare son armée à un exercice majeur, pour quelques mois à venir, afin de tester ses capacités, au sein des trois grands camps de Champagne. Les réponses que l’on peut apporter à cette annonce ne sont sans doute pas anodines, sur fond d’interrogations endogènes, et avec des formes renouvelées de possibles impérialismes ou de visées conquérantes. Donc « à suivre avec intérêt », comme savent si bien le formuler les militaires eux-mêmes.

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Opération Orion : L’armée française s’entraîne, à grande échelle, à un conflit d’ampleur (Ouest France)

Les forces armées françaises se préparent à un changement de stratégie, s’exerçant à un conflit État contre État, qui pourrait se passer dans un futur relativement proche. Pour cela une opération comprenant 10 000 soldats a été mise en place pour 2023.

L’armée française se préparerait à un conflit d’envergure dans les années à venir, et pour ce, a prévu un exercice militaire d’ampleur en 2023, mettant à contribution les trois branches de l’armée – l’armée de Terre, de l’Air et de l’Espace, et la Marine nationale – pour un total de 10 000 soldats, rapporte The Economist.

OPÉRATION ORION

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Cet exercice militaire, baptisé Orion est prévu pour 2023. Il se déroulera en région Champagne-Ardenne, sur trois camps de l’armée, ceux de Suippes, Mailly et Mourmelon. Des forces belges, britanniques et américaines pourraient également y être conviées, rapporte Courrier International.

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Ouest France – le lien vers l’article :

https://www.ouest-france.fr/politique/defense/operation-orion-l-armee-francaise-s-entraine-a-grande-echelle-a-un-conflit-d-ampleur-8a36d0c4-d59b-11eb-abca-96c43e4327b4

 

Selon le site d’information Business AM, « l’état-major a discrètement nommé dix groupes de travail » qui «doivent déterminer dans quelle mesure le pays est préparé à une guerre intensive».

La même source évoque « non seulement la Russie, mais aussi la Turquie ou un pays d’Afrique du Nord (la Libye par exemple) » comme ennemi potentiel.

Pendant les entraînements de l’opération Orion, The Economist indique que le ministère des Armées prévoit « des exercices de poste de commandement, des scénarios hybrides, des simulations et des exercices de tir réel ».

 

Autres liens :

– 6 signes qui montrent que la France se prépare à de nouvelles guerres :

https://fr.businessam.be/6-signes-qui-montrent-que-la-france-se-prepare-aux-nouvelles-guerres/

– Les dernières déclarations du général François Lecointre concernant les grandes manoeuvres militaires indispensables pour notre pays pour faire face à des états, ennemis potentiels.

http://www.opex360.com/2021/06/26/haute-intensite-la-france-va-renouer-avec-les-grandes-manoeuvres-militaires/

– Une vidéo où le chef d’état-major de l’armée de Terre, futur CEMA le général Thierry Burkhard explique le besoin de se préparer à des conflits de haute intensité.

Supériorité opérationnelle 2030 : Vision stratégique du chef d’état-major de l’armée de Terre – YouTube

 

Pour compléter cette présentation :

–  Les moyens mis en œuvre et en particulier le programme SCORPION. Il vise à créer un système de combat tactique évolutif et flexible, à même de remplir toutes les missions opérationnelles présentes et futures de l’armée de Terre.

https://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/vehicules/scorpion/scorpion2/presentation2

 

– A la page 27 de la Vision stratégique du CEMAT « Supériorité opérationnelle 2030 », vous trouverez un document illustratif très pertinent pour comprendre les enjeux et les moyens : « la carte stratégique interactive »

Vision Stratégique 2020 (defense.gouv.fr)

 

Source : Esprit Surcouf

 


Les faiblesses de l’armée française en cas de conflit entre l’OTAN et la Russie inquiètent aux USA

D’après le rapport d’un think tank américain, l’armée française ne pourrait supporter un conflit de longue haleine entre l’OTAN et la Russie en raison de ses capacités limitées. Les analystes n’ont toutefois pas tenu compte de sa récente hausse budgétaire.

« Un allié puissant aux capacités limitées », titre un rapport sur l’armée française du think tank américain Rand Corporation publié en juin. Ses trois auteurs ont analysé les capacités militaires de la France en tant que force d’appui des États-Unis en cas de guerre conventionnelle de haute intensité avec la Russie sur le sol européen.

Louant ses compétences étendues lui permettant de s’engager dans des missions de tous types, les chercheurs émettent des réserves quant aux capacités de l’armée française à soutenir un conflit de longue durée. Ils pointent des faiblesses dans son transport aérien stratégique, son manque de munitions, et ses systèmes de neutralisation des défenses antiaériennes ennemies.

Les forces françaises présenteraient également des problèmes de préparation opérationnelle, en particulier au niveau de leurs hélicoptères. Enfin, les analystes craignent que la diminution de son budget et de ses autres missions à l’étranger, notamment au Sahel, se fasse ressentir en cas de conflit majeur en Europe, notamment dans les pays baltes.

Loi de programmation militaire

Il convient cependant de noter que ce rapport de 100 pages, commandé par la Défense américaine, se base en partie sur des informations de 2018, avant que le Ministère des Armées n’annonce son projet de loi de programmation militaire 2019-2025, lequel augmente considérablement son budget (+1,7 milliard d’euros par an, puis +3 milliards dès 2023).

Il prévoit notamment une hausse des effectifs, un renouvellement et une modernisation des équipements et des véhicules. Le document ne tient pas non plus compte de l’annonce récente de la fin de l’opération Barkhane en tant qu’opération extérieure, tandis que l’armée se prépare à un futur conflit majeur.

Exercice militaire

En 2023 se tiendra en Champagne-Ardenne un vaste exercice, Orion, qui pourrait inclure des manœuvres conjointes des armées française, américaine, belge et britannique. D’après une déclaration du général Vincent Desportes à Atlantico, il s’agit de « redonner à l’armée française l’habitude à engager et commander des moyens sur de vastes espaces et des durées longues », un point précisément abordé dans le rapport de Rand Corporation.

L’exercice s’inscrit également dans l’hypothèse d’un conflit armé de grande intensité dans un futur proche. En octobre 2020, dans un entretien aux Échos, le chef d’État-Major des armées François Lecointre (qui quittera son poste en juillet) avait révélé l’objectif d’être « capable, après six mois de montée en puissance, de soutenir un tel engagement pendant six mois ».

La Russie, la Chine ou encore l’Iran avaient été cités par M. Desportes comme des «candidats» à ce conflit potentiellement « dévastateur ». Moscou, accusé à de multiples reprises depuis 2014 de vouloir envahir une partie de l’Ukraine, a toujours nié toute intention militaire dans ce pays. En juin, elle a également déploré que l’idée d’un sommet UE-Russie ait été abandonnée, malgré la récente rencontre à Genève entre Biden et Poutine, marquée par une volonté de normaliser les relations entre les deux pays.


source : https://fr.sputniknews.com

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