BILANS

Le quinquennat de Macron est un échec !

...par Marcel Gauchet (historien et philosophe) - Le 13/01/2022.

La France est littéralement en train de s’effondrer

...par Jacques Guillemain - Le 20/12/2021.

La France est littéralement au bord de l’effondrement.

Alors que Macron ose affirmer que la France est en meilleur état qu’en 2017, voici la sinistre réalité des chiffres. Ils sont accablants.

 

On voit mal comment la France, déjà malmenée sous le quinquennat Hollande, aurait pu se redresser avec la crise des Gilets jaunes, la crise sanitaire et la gestion irresponsable de Macron.

La croissance 2021 est de 6,7%, mais c’est après un effondrement de 8,1% en 2020. Pas de quoi pavoiser.

La croissance moyenne sur le quinquennat reste limitée à 0,7% par an. Un plus bas historique.

Le chômage est stabilisé à 8%, ce qui nous maintient dans le peloton de queue de l’UE.

L’inflation de 2,8% en 2021 a laminé le pouvoir d’achat.

Les inégalités n’ont cessé de se creuser. Nous avons 10 millions de pauvres alors que le patrimoine des très riches a explosé.

La France compte 400 000 SDF. 600 sans abri meurent chaque année dans nos rues.

Le déficit extérieur est de 86 milliards en 2021, proche de 100 milliards en 2022, soit 4 points de PIB.

https://ripostelaique.com/balance-commerciale-2020-un-desastre-historique-nomme-macron.html

Notre part du marché mondial est passée de 3% à 2,5%.

La dette publique est passée de 98% à 117%, frisant les 3000 milliards d’euros.

Chaque citoyen, bébés compris, est endetté de 45 000 euros. Et comme les taux d’intérêt remontent, le fardeau de la dette va s’alourdir, nous appauvrissant encore plus.

Le déficit public atteint 8,2% pour 2021, et il tournera autour de 5% en 2022.

Le budget retraites atteint 350 milliards ( 14% du PIB ) faute de réforme courageuse.

Nos entreprises sont écrasées d’impôts avec un impôt de production qui s’élève à 4,9% du PIB contre 0,7% en Allemagne. Idem pour l’impôt sur les sociétés, un des plus élevés de l’OCDE.

La France s’est révélée incapable de mettre au point un vaccin contre le Covid, alors que l’ARN messager est une découverte de l’Institut Pasteur datant des années 1960.

Notre agriculture, notre fierté nationale, largement exportatrice depuis la guerre, s’effondre elle aussi. Nous importons 20% de notre consommation ! Et 30% de nos paysans vivent avec 350 euros par mois. 600 d’entre eux se suicident chaque année ! La mondialisation les tue.

Nos services publics de base, santé, école, sécurité, justice, armée, s’écroulent.

Nous continuons de fermer des lits d’hôpitaux faute de personnels.

Notre armée a encore des matériels deux fois plus vieux que les soldats qui les servent.

L’école recule à chaque classement Pisa, surtout dans les matières scientifiques.

La suicidaire réforme des lycées, a conduit à une chute de 18% des heures de mathématiques enseignées en 1ère et en terminale. Or, les maths sont le nerf de la guerre dans la course à l’innovation et au progrès scientifique qui s’accélère dans le monde.

En 2021, un poste sur deux est occupé par un salarié ne disposant pas des compétences suffisantes !

Et les 99% de notre immigration sont des personnes illettrées ou non qualifiées.

Nous avons perdu notre souveraineté dans tous les domaines. Nous dépendons de la Chine pour nos approvisionnements essentiels. Nous dépendons des Etats-Unis pour toutes les avancées technologiques. Nous dépendons de l’Allemagne pour réassurer notre dette colossale.

Sans l’euro, nous serions déjà sous la tutelle du FMI, comme cela faillit arriver en 1982 après la déplorable gestion socialiste.

La France est le pays le plus dangereux d’Europe, avec plus de 1000 agressions gratuites par jour et 120 attaques au couteau quotidiennes. Des centaines de quartiers sont tombées sous la coupe des barbus et des caïds. 

Notre pays à l’abandon, totalise 44% des attentats islamiques en Europe et 42% des victimes.

Plus de 50% des musulmans et même 74% chez les jeunes, placent la loi coranique au dessus de la loi républicaine.

Nos partenaires nous méprisent. L’Allemagne se moque de cette France cigale surendettée. Les Anglo-Saxons nous  trahissent car ils savent que Macron se couche devant l’UE et les Etats-Unis.

Le Liban, la Syrie, la Turquie, le Mali nous rient au nez. Nous échouons en tout. La France des Trente Glorieuses a totalement disparu, victime des trahisons et des lâchetés de ses dirigeants.

Voilà des décennies que la France se donne l’illusion de la croissance et du progrès, alors qu’elle ne vit que par l’emprunt perpétuel, qui nous appauvrit d’année en année.

Cela fait un demi-siècle qu’elle na pas affiché un budget équilibré !

Il faut tout renverser, stopper une immigration de basse qualité qui refuse de s’intégrer et nous coule, il faut restaurer la sécurité partout, en finir avec les subventions aux associations qui nuisent au pays, il faut réindustrialiser, baisser la fiscalité écrasante des entreprises, reconstruire l’école du savoir en la dépolitisant, il faut recouvrer notre souveraineté perdue et ne pas plier aux diktats de Bruxelles. Nos intérêts ne sont pas ceux de nos partenaires.

Tout est à reconstruire, mais tout est possible.

Un seul candidat est capable de relever le défi des 12 travaux d’Hercule. Eric Zemmour, car il est le seul à ne pas mentir, le seul à vouloir sauver la France pendant que les autres ne visent que leur carrière.

Mais surtout, seul contre tous, seul face à un système qui veut le broyer par peur de tout perdre, Zemmour fait preuve d’un courage absolument exceptionnel, qui mérite toute notre admiration et notre soutien.

Ce n’est pas avec un mollasson, un menteur, un calculateur ambitieux ou un incapable comme il y en a tant, qu’on sauvera notre pays en perdition. Il nous faut un chef à poigne courageux.

Zemmour doit gagner ou bien c’en est fini de nos 2000 ans d’Histoire. 

Marine n’a aucune chance, elle n’est pas compétente, et les autres ont tous participé à la destruction du pays.

( source : chiffres tirés pour la plupart d’une tribune de Nicolas Baverez pour le Figaro )

Jacques Guillemain

Macron étale son bilan de rêve sur TF1 :

une France Potemkine bien loin de la réalité

...par Marc Baudriller - Le 15/12/2021.

Source : Bd. Voltaire

Quatre-vingt-dix minutes tranquilles durant lesquelles Monsieur est servi. Ses succès, ses défis, ses états d’âme, ses bonnes décisions, ses opposants crasseux et butés, le tout sur la première chaîne de France, . Le Président présente une France Potemkine, comparable à ces villages russes qui n’étaient que des décors en carton. De Pécresse à Zemmour, on s’est ému de l’organisation de cet exercice d’autosatisfaction sans frein, en pleine campagne électorale, sans que la question du temps de parole du futur candidat ne soit soulevée. Le pays si prompt à donner des leçons de  à la Terre entière a ses petits côtés de république bananière. « Nous ferons le tri », assure en substance le Conseil supérieur de l’audiovisuel, le tri entre les propos du candidat Président et ceux du Président candidat. Bon courage ! L’émission « Où va la France ? », animée par Audrey Crespo-Mara et Darius Rochebin, est garantie sans spontanéité. Tournée plusieurs jours avant sa diffusion, elle a aussi été montée, donc coupée. On ne saura jamais quelles parties de l’entretien ont été ainsi évacuées, ni pourquoi, ni comment. Ce sont précisément ces parties coupées au montage qui auraient intéressé les Français.

Macron s’offre ainsi une vaste fresque peinte de sa main, le coup de pinceau masquant habilement et opportunément les détails dérangeants. Personne ne pose la question qui brûle les lèvres des Français. Qu’a-t-il fait du prestige de la France, de l’image de notre pays auprès des Français eux-mêmes (on les oublie si souvent) ? Une image terrible, marquée par les assauts du terrorisme islamiste, les égorgements et assassinats parmi lesquels celui d’un professeur de Conflans-Sainte-Honorine, la ville de Michel Rocard. Une image marquée par les voitures brûlées, les attaques incessantes et de plus en plus violentes de policiers et de gendarmes ou même de pompiers dans des zones de non-droit qui continuent tranquillement à vivre du trafic de drogue. Une image plombée par les attaques aux libertés,  de la presse comprise.

Qu’a-t-il fait du prestige de la France à l’extérieur ? La France de Macron présente le visage d’un pays en déclin, dont l’endettement a explosé (il atteint 120 % du PIB), dont le commerce extérieur s’effondre, dont les frontières sont devenues des passoires de plus en plus perméables à une immigration devenue folle. Un pays dont les quartiers brûlent, où des bandes pillent, amassent des fortunes sur la drogue et la prostitution et enflamment les villes au mortier sous les caméras du monde en toute impunité, tandis que l’automobiliste de province, assommé d’amendes, de taxes et de contraintes (le 80 km/h, entre autres) tente de survivre dans la légalité. L’image est moins abîmée que le pays lui-même. Au terme de cinq ans de macronisme, la France n’a pas réglé le problème des retraites, courageusement mis sous le tapis, ni son chômage endémique, ni son taux de prélèvement de 45 % – le plus fort de l’OCDE avec le Danemark.

À l’heure de présenter un tel bilan, il vaut mieux, en effet, ne pas avoir trop de contradicteurs. Et avoir affaire à des journalistes bien plus coulants qu’une Léa Salamé face à Zemmour. Ce mercredi soir, les Français comparent deux tons, deux révérences, deux questionnements, deux agressivités. Le spectacle d’une démocratie modèle, bien sûr…

Europe, Ukraine, Biélorussie, Caucase, Moyen-Orient :

La France hors-jeu !

...par Caroline Galactéros - Le 22/11/2021.

A quelques semaines de l’inauguration de la présidence française de l’Union européenne, force est de constater que notre politique étrangère est plus mal en point que jamais. C’est le résultat d’une posture entêtée de déni du réel, d’une persistance suicidaire dans une vision vassalisée et dogmatique des nouveaux équilibres du monde, et d’une réduction de l’activité diplomatique à de la gestion d’image. Nous pratiquons une diplomatie purement virtuelle, d’une insigne faiblesse, qui s’imagine que la parole vaut action, et se réduit en conséquence à des déclarations, discours et conversations téléphoniques dont le seul résultat est de nous rassurer -bien à tort- sans jamais modifier utilement les rapports de force. Aucune vision, aucune ambition, aucun projet, aucun plan d’action. Pas d’anticipation. Aucune intelligence du monde, encore moins des hommes qui le dirigent. On se contente de réagir, de manière purement verbale, aux évènements qui nous surprennent, nous contournent et nous dépassent invariablement. Pour masquer cette impuissance consentie, on exploite à fond le leurre européen, autour d’une sémantique ronflante sur la « souveraineté stratégique européenne », comme si celle-ci avait une quelconque chance d’advenir. La dernière trouvaille est celle d’une « boussole stratégique européenne » dont on se gargarise, faisant mine de croire que la mise en place d’une force de… 5000 hommes en 2025 manifesterait l’autonomie militaire des Européens ! L’éléphant accouche d’une souris : 5000 hommes pouvant être projetés contre… les « ennemis » russe, chinois et même turc ; les deux premiers étant – comme par hasard – les ennemis identifiés par Washington pour justifier les futurs déploiements de l’OTAN. Quant à la Turquie, on sait bien que l’Amérique lui laissera toujours les coudées franches, surtout contre les faibles Européens puisque l’armée turque – 2ème de l’OTAN – demeure indispensable sur « le flanc sud » pour contrer la Russie… Bref, on nage en pleine utopie. La « boussole », ce nouveau hochet, nous est autorisé pour complaire à la France qui prétend sérieusement retrouver son leadership sur l’Europe… un leadership dont personne ne veut. Mais Washington ne voit aucun risque à laisser les Français jouer un peu avec leur rêve de souveraineté même pas nationale, dans une cour d’école hostile remplie de leurs chevaux de Troie, du moment qu’ils n’ouvrent pas les yeux sur une carte du monde ni ne sont prêts à se souvenir de ce que signifie véritablement l’expression « intérêts nationaux ».

 

      La triste vérité est que nous avons renoncé à toute volonté de recouvrer notre indépendance, ne serait-ce que de jugement, et tout autant à être utiles au monde. Nous cherchons juste à faire semblant de compter, sans risquer un pas hors du parc d’enfants sages où nous barbotons pathétiquement. Il est certain que réfléchir par et pour soi-même et se faire respecter est beaucoup plus difficile que de gesticuler sans jamais sortir de l’alignement. Mais se mentir ne peut marcher éternellement. Ce sont les autres qui nous le rappellent cruellement. Qui n’avance pas recule. Nous sommes immobiles et nos rodomontades narcissiques et enfantines ne trompent plus personne. On ne nous craint pas le moins du monde et on ne nous respecte pas davantage. Pendant ce temps, les puissances assumées, que nous croyons gêner en les stigmatisant comme i-libérales ou populistes, avancent leurs pions.

 

      La Russie fait désormais reconnaitre sans équivoque ses lignes rouges en Ukraine en déployant des troupes à sa frontière. Elle regarde avec amusement la crise entre l’UE et la Biélorussie par Pologne interposée. Le chantage aux migrants du président Loukachenko n’est qu’une réponse du berger à la bergère après les ingérences politiques européennes et les tentatives de déstabilisation américaines lors du récent scrutin présidentiel. Dans le Caucase, Moscou a aussi clairement démontré son influence et son utilité. Seule la présence militaire russe en interposition a empêché l’Azerbaïdjan de poursuivre sa dernière incursion en territoire arménien et l’a contraint à geler ses positions dans le Haut Karabakh. La France, pourtant co-présidente du Groupe de Minsk, n’a une fois encore rien vu venir et ne sert pour l’heure à rien sur ce front-là non plus. Pourtant, le sud Caucase est une zone de déstabilisation importante, où se mesurent les ambitions américaine et russe mais aussi, turque, azérie, iranienne et israélienne. Chacun y a son agenda et les enjeux économiques, mais aussi énergétiques et sécuritaires, y sont considérables.  Les dossiers syrien et libyen sont aussi en train de bouger sensiblement, et là aussi ce sont la Turquie et la Russie qui mènent désormais la danse. La Syrie a survécu au dépècement programmé et la Libye, stupidement écartelée par nos soins, doit, elle aussi, résister à la fois aux ambitions d’Ankara – qui se conjuguent avec la promotion d’un islamisme violent – et à celles de Moscou, qui cherche à imposer une alternative. Dans ces deux Etats, nos postures prétendument démocratiques, qui visaient surtout à déboulonner des autocrates dérangeants pour les intérêts occidentaux, n’ont abouti qu’à nous compromettre gravement en soutien à des islamistes radicaux, et certainement jamais à favoriser la moindre évolution démocratique. Par charité, je ne parlerai pas de notre égarement au Yémen. Ni de l’Iran que nous sommes incapables d’aider à sortir de sa diabolisation de plus en plus contreproductive.

 

      Les faits sont têtus. Les peuples résilients, les cultures historiques aussi bien que les équilibres communautaires et confessionnels, ne cessent de nous rappeler leur irréductibilité à la seule logique démocratique telle que nous l’envisageons tantôt ingénument, tantôt cyniquement. Il est clair que l’ethnocentrisme occidental a, depuis plus de 25 ans, fait des ravages humains et qu’il ne suffit pas de pérorer sur le « devoir d’ingérence » et les dictateurs infréquentables pour se donner bonne conscience ni surtout pour contribuer à l’apaisement de la violence du monde.

 

      Plus personne ne supporte les leçons de morale ni l’interventionnisme éruptif (mais très sélectif) de l’Occident. Au lieu de confondre mouvement désordonné et progrès humain, il faudrait sans doute se souvenir que le multilatéralisme de la Guerre froide comme la Charte des Nations Unies, sur laquelle nous nous sommes assis depuis 30 ans, avaient quelques vertus. Et la non-ingérence politique ou militaire dans les affaires intérieures des Etats aussi. Il faut y revenir. Il faut que la France ouvre les yeux sur la décrépitude avancée de son influence mondiale, sur sa crédibilité enfouie, avant de reconstruire une doctrine internationale adaptée à ses intérêts comme à sa nature de puissance d’équilibre. Il faut qu’elle réapprenne à respecter les Etats par principe, au lieu de lancer des anathèmes stériles contre des régimes au nom des droits des individus. Ces derniers n’en sortent jamais gagnants. La ficelle est bien trop grosse. Le retour admis et négocié par les Etats-Unis du peuple afghan dans les ténèbres de l’ordre taliban démontre, si besoin était, combien les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Nous pouvons être bien plus utiles à nous-mêmes et meilleurs aux peuples par une approche pragmatique des rapports de force et des ressorts profonds de la conflictualité dynamique du monde qui n’est jamais que son état permanent.   

Source : Géopragma

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