"Nous sommes à genoux..."

par Yves de Kerdrel - 10/04/2016.


 

 

Yves de Kerdrel est directeur général et directeur des publications du groupe Valmonde.



C’est parce que l’Europe est une civilisation à terre que les terroristes islamistes ont décidé de nous amener à la soumission par la terreur, après nous avoir colonisés.

 

La terreur islamiste a de nouveau frappé. À Bruxelles, c’est-à-dire à une heure et demie de Paris.

À Bruxelles, centre politique et administratif de l’Union européenne.

À Bruxelles, qui représente pour ces fous d’Allah le ventre mou d’une Europe qui ne sait plus quelles sont ses racines, quelles sont ses frontières et quelle est sa culture. Si la même filière terroriste qui a ensanglanté Paris à deux reprises en 2015 a frappé tout près de chez nous la semaine passée, c’est tout simplement parce que cette cinquième colonne installée à Molenbeek-Saint-Jean, à Saint-Denis, à Sevran, à Argenteuil, au Mirail nous considère comme un peuple à genoux. C’était d’ailleurs le titre retenu par Dae’ch pour la couverture du numéro 7 de sa revue de propagande, mis en ligne à la fin du mois de novembre dernier : « La France à genoux ».

 

Nous sommes à genoux, car nous avons laissé prospérer ces foyers de radicalisation, ces territoires perdus, ces Molenbeek-Saint-Jean belges ou français, où la seule loi qui compte est celle d’Allah. Cela s’est fait petit à petit, d’abord par une absurde politique de la ville. Ensuite, par un clientélisme qui a donné les clés des cités à des “grands frères” placés sous la coupe d’imams. Enfin, par un abandon complet de ces territoires où la police, les pompiers, les ambulances n’ont plus le droit de pénétrer. C’est une colonisation à l’envers qui s’est produite, dont les prières de rue sont la face émergée et dont les planques d’artificiers et les réseaux terroristes sont la face immergée.

 

Nous sommes à genoux, car non seulement tous ceux qui ont tiré la sonnette d’alarme sur cette situation absurde, comme Alain Finkielfraut, Malika Sorel ou Éric Zemmour n’ont jamais été écoutés. Mais, en plus, au nom du “pas d’amalgame” ils se sont fait traiter d’islamophobes. Deux jours avant ces derniers attentats, Manuel Valls se félicitait publiquement de la campagne de publicité composée de spots aussi stupides que caricaturaux faisant de chaque Français un raciste en puissance !

 

Nous sommes à genoux, car nous savions que ces attentats allaient survenir. La CIA était alertée. Les services belges et Interpol également. Mais les trois terroristes sont entrés sans la moindre difficulté dans l’aéroport de Zaventem avec trois sacs de voyage remplis d’explosifs ravageurs. De la même manière, leurs complices ont semé la mort dans l’une des stations de métro les plus fréquentées de Bruxelles à l’heure où le trafic était le plus dense. Tout cela en toute impunité. Comme si tous ceux, de Gilles Kepel à Olivier Roy, d’Alain Bauer à Xavier Raufer, qui ont mis en lumière qu’il existait bien une cinquième colonne, avec des planques, de l’argent, des explosifs et des réseaux de communication, n’avaient jamais été écoutés.

 

Nous sommes à genoux, car, même si ces attentats à répétition devraient faire sortir quelques experts auto-proclamés d’un certain déni de réalité, il se passe exactement le contraire. Le discours que véhicule la bien-pensance est que ces terroristes sont le produit du chômage dans lequel notre économie capitaliste les laisse, d’une marginalisation sociale, voire d’une stigmatisation. Au début de l’été dernier, un de ces terroristes avait voulu faire sauter une usine de gaz industriels au sud de Lyon après avoir décapité son patron. Un geste qu’il avait expliqué par un simple désaccord qu’il avait avec ce dernier. Parce que, naturellement, les victimes ce sont eux et qu’ils ont réussi à susciter un climat de compassion malgré leur volonté de détruire notre civilisation.

 

Nous sommes à genoux, car même si les polices belge et française ont fait un travail formidable en démantelant toute cette filière meurtrière en une poignée de jours, le premier réflexe des Bruxellois a été d’allumer des bougies et de brandir des pancartes “Je suis Bruxelles”. Il y a bien sûr un temps pour le respect de la douleur éprouvée par les familles des victimes. Mais il faudrait que nous arrêtions de répondre à ces actes infâmes par des pleurnicheries, des marches blanches, voire des poèmes. Lorsque l’Amérique a été attaquée, le 11 septembre 2001, elle a immédiatement riposté en créant une police antiterroriste et un centre de détention ad hoc pour ces terroristes ou apprentis djihadistes à Guantánamo.

 

Surtout, nous sommes à genoux car nous refusons toujours de voir que ces islamistes ont engagé une guerre de civilisation. Ils imposent leur charia dans certains de nos quartiers au mépris de nos lois. Ils chassent notre mode de vie. Et puisque nous sommes faibles face à eux, ils ont décidé de nous amener à la soumission par la terreur.

Sauf si nous nous décidons enfin à vivre debout. Et à défendre notre culture, nos lois, notre mode de vie.

Faute de quoi, nous risquons de tout perdre.


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