Deux articles du Gal. Jean Salvan.

Officier, général de corps d'armée

Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr

Ecole d’Etat-Major 

Ecole supérieure de guerre (ESG)

Commandant la IVème Région militaire

Général de corps d’armée (1988)

Représentant français auprès du Commandement Centre-Europe de l’OTAN (1986-1988) 

Commandant de la 1ère Division blindée (1983-1985)

Commandant du 3ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine

Professeur à l’Ecole supérieure de guerre

Membre correspondant du Muséum d’Histoire Naturelle en 1964

Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées de droit public

Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux (1989-1994) ("Société et Défense") 

Président de l’Union des blessés de la face (les Gueules cassées) (1995-2002)

Ouvrages 

Liban 1978, les Casques bleus de la France (1979) - L’avifaune du Gard et du Vaucluse (1983) -

La paix et la guerre (1992) - Soldat de la guerre, soldat de la paix (2005)

Distinctions

Grand Officier de la Légion d’Honneur

Croix de la Valeur Militaire

Commandeur de l’Ordre du Cèdre du Liban

Croix d’Honneur en or de la Bundeswehr


Rebelote en Centre-Afrique

Le 07/07/2017.

Les campagnes électorales ont permis aux Français d’oublier ce qui se passe au Proche-Orient ou en Afrique. Soyons clair: la République Centrafricaine (RCA) est à nouveau dans l’état où les militaires français l’avaient trouvée en 2012. Un Etat failli, ravagé par les luttes entre milices musulmanes (ex-Seleka) et chrétiennes (ex-antibalaka). Les unes seraient manipulées par l’ancien président François Bozizé, les autres  par Michel Djotodia, tous deux prudemment exilés loin de la RCA. Un gouvernement ectoplasmique ne dirige rien hors de Bangui, et encore… La mission des Nations-Unies (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République centrafricaine, Minusca) n’a aucune efficacité policière ou militaire. Un habitant sur cinq a cherché refuge au Cameroun ou au Tchad.

Que faut-il faire ? En 2016, le gouvernement français a décidé le départ des militaires de l’opération Sangaris, à la façon dont le Président Bush avait clamé "mission accomplie" en Irak. Dans le contexte financier actuel et compte tenu de l’épuisement de nos forces, il serait dangereux de lancer une nouvelle opération Sangaris. On ne pourra stabiliser la RCA sans accepter d’y rester au moins une dizaine d’années. Apparemment, il n’y a pas de solution évidente.

Faut-il mettre la RCA sous tutelle jusqu’au rétablissement de la paix ? A qui confier ce mandat ? Faut-il accepter un démembrement de la RCA entre ses voisins, Tchad, Cameroun, Congo-Brazzaville, et donc donner le signal de la remise en cause des frontières héritées de la colonisation ?

 

Source : http://www.magistro.fr/index.php/template/lorem-ipsum/en-france/item/3188-rebelote-en-centre-afrique

 


Alep et Mossoul : la guerre de l’information

le 10/07/2017.

Dans "Le Monde idées" du 8 juillet 2007, page 3, Christophe Ayad se livre à un  bel exercice de désinformation. Pour lui, la stratégie militaire ne peut expliquer la défaite, voire la débâcle des opposants au régime de Bachar el Assad à Alep le 26 décembre 2016, à l’issue de six mois de siège. Rappelons que les adversaires du gouvernement légal syrien, c’était un conglomérat regroupant des icones de la démocratie : des groupes liés à Daech et subventionnés par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Propagande et guerre de l’information auraient joué le rôle essentiel dans l’effondrement des opposants à Bachar el Assad. L’effort de la guerre hybride, théorisée par les stratèges russes, aurait particulièrement visé la France du Président Hollande, pays occidental le plus disposé à intervenir en Syrie.

 

Est-il possible de se moquer plus effrontément de ses lecteurs ? Car enfin, jamais la télévision comme la presse française ne nous avaient accablés de tant de bombardements aveugles, d’usage d’armes chimiques, d’enfants ensanglantés, de civils massacrés par les forces gouvernementales syriennes. En dépit de ce parti  pris des média, l’opinion publique a fini par comprendre que Bachar el Assad était moins isolé que le prétendait la presse bien pensante, qui n’a jamais fait son deuil du soi-disant printemps arabe.

Trente et un mille civils auraient été tués à Alep selon l’article du Monde. Il sera intéressant de comparer avec les chiffres des civils victimes collatérales des bombardements de la coalition dirigée par les Etats-Unis, destinée à libérer Mossoul : nous y participons. D’après les chiffres des média arabes, on serait déjà à plus de cinquante mille civils tués à Mossoul. Il y a eu des femmes et des enfants tués par nos avions et notre artillerie : aucune image d’un d’entre eux n’a été exhibée dans notre presse. Serait-elle aux ordres des Etats-Unis ?

 

Source : http://www.magistro.fr/index.php/template/lorem-ipsum/du-cote-des-elites/item/3193-alep-et-mossoul-la-guerre-de

 

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