Le billet du Gal. Henri ROURE

A propos de la corrida et d'autres choses

Une violente attaque a été lancée contre la corrida. Nous pourrions dire que la situation interne et les dangers qui pèsent sur la paix en Europe et dans le monde devraient davantage intéresser nos parlementaires que cet usage ne concernant qu’une douzaine de départements du sud.

 

Nous aurions tort car l’action est réfléchie, de portée sournoise et inscrite dans une perspective globale. Nous pourrions aussi regarder cette affaire à l’aune de notre affection pour les animaux domestiques, mais nous nous tromperions. Je suis persuadé que de nombreux députés et sénateurs d’opposition de droite ou même quelques patriotes égarés au sein du parti au pouvoir ou à gauche, qui suivent ingénument l’initiateur de cette proposition d’interdiction, ne se sont pas interrogés sur sa véritable finalité. Il y a de leur part une sensiblerie maladive que l’humanoïsme ambiant ne rejettera pas. Elle occulte leur sagacité.


Cette hostilité à une tradition est bien autre chose qu’une contribution à la défense des animaux. Je note d’ailleurs qu’elle ne concerne que les taureaux de combat et un spectacle particulier de communion et de solidarité humaines autour d’un torero mandaté pour faire face à une bête sauvage. Le symbole, si vous voulez bien le regarder avec un peu d’attention, est particulièrement lumineux.

Cette censure d’un art au prétexte qu’il fait souffrir et couler le sang aurait très bien pu être élargie, si elle avait été honnête, aux fêtes musulmanes de la commémoration du sacrifice d’Abraham. Les moutons égorgés dans les baignoires méritent sans doute moins d’attention que les fauves combattus dans l’arène…Courage, détournons le regard n!

Pourquoi, ne pas avoir élargi, non plus, le texte aux bêtes d’élevage que l’on mène à l’abattoir ? Nous aurions pu ainsi voir une tentative de rendre obligatoire le végétarisme au travers du respect de la vie de tous les animaux…Incidemment je constate que ruiner quelques pans de notre économie, dans cette phase de crise que nous connaissons, n’est pas considéré comme un fait d’importance.


En réalité, la volonté d’interdire la corrida n’est qu’une des nombreuses tentatives d’effacer du paysage français ce qui est viril, haut, fort et noble, en conséquence contraire à ces idéologies autant absurdes et vicieuses que dangereuses de destruction de l’homme-citoyen.

Le but poursuivi est identique au rejet de la chasse, à la volonté de détruire les témoignages de notre passé, nos habitudes et nos traditions. Refouler les statues votives ou de grands personnages hors des places publiques au prétexte qu’elles choquent d’infimes minorités et briser l’histoire de la France en la tronquant ou l’interprétant parce qu’elle ne correspond pas à l’idéologie du moment, participent de cette démarche profondément malhonnête.

 

De même la négation de la nature intimement chrétienne de notre pays, sans réaction de la part de ceux qui voudraient nous gouverner, me semble participer à cette manoeuvre hybride de destruction de la nation française. Interdire les crèches dans les espaces publics devrait logiquement suivre l’interdiction de la fête de la nativité et de ses atours urbains, autrement dit de Noël, qui, rappelons-le avec insistance, est la commémoration de la naissance du Sauveur et non pas la fête des enfants et du commerce.

Bannissons donc, en toute logique, les illuminations, le calendrier de l’avent, les marchés dédiés et les chants religieux. J’ose rappeler que cette incarnation de Dieu s’acheva dans le sang de la Croix. Il est cependant vrai que le sang de l’Homme-Dieu, versé pour le salut de l’humanité n’est pas celui d’un animal, tout comme celui des innocents dont on arrête la vie par confort personnel.

Interdisez, mesdames et messieurs les députés et sénateurs, en toute logique, la commémoration admirative et pieuse de ce sacrifice. Le sang divin vaut bien celui d’un taureau de combat !

Vos prédécesseurs ont bien interdit la mise à mort des violeurs, des terroristes et des tortionnaires…


Je pourrais ajouter bien d’autres manifestations de cette guerre qui est menée contre notre patrie par des personnages inféodés aux idéologies obscurantistes d’origine anglo-saxonnes, cependant issus majoritairement du peuple français. Je me contenterai de citer les deux obsessions destructurantes de notre classe dirigeante, l’européenne et l’otanienne, avec leurs conséquences aveuglantes s’agissant du lien entre perte de souveraineté, immigration, insécurité et crise économique.


La tradition représente un lien puissant avec les siècles écoulés. Elle monte du passé, s’affirme au présent avec la certitude de son avenir. Elle est préservation et continuité. Elle relie les générations et témoigne de cette histoire que les déconstructeurs cherchent à anéantir. Les usages sont la trame de notre culture et de notre peuple. Ils sont divers et se reconnaissent les uns les autres pour bâtir cette spécificité nationale paradoxalement faite de diversité et d’unité. Ils sont un des ferments de notre patriotisme. Chaque région conserve les siens, ce qui fait la superbe et inégalable richesse de notre pays.

En mépriser certains sous des prétextes détournés, c’est porter atteinte à l’âme de la France. Aussi longtemps que nous parviendrons à les respecter et à les faire vivre la France vivra.

Pour cette raison je suis pour le maintien de la corrida, quand bien même je ne sois pas un aficionado.

 

Henri ROURE

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Qui est l'Ennemi ?

Objet : "Qui est l'ennemi ?" Nouvel article de science politique de Henri Roure

 

Bonjour,

Vous trouverez ci-dessous un lien pour un nouvel article de science politique au titre évocateur "Qui est l'ennemi ?" du Général (2S) Henri Roure, Secrétaire National à la Défense du CNIP. Une bonne lecture.

 Cordialement.

Éditions ED2A

 

LE LIEN : https://fr.calameo.com/read/0062030048cdab1919a4e

 

Ce patriotisme qui nous est interdit.

Impérialisme américain : Les trahison de la caste - Le 11/10/2022.

Lettre ouverte à Mme MENARD

Lettre ouverte à madame Ménard, députée de la Nation.

Par le général (2S) Henri ROURE le 6 octobre 2022

 

Madame Ménard vous vous vantez du discours prononcé à l’Assemblée Nationale où vous affichez, sans modération aucune, un soutien à la politique de M. Macron dans l’affaire ukrainienne. Votre propos, dans sa forme, est voisin de ceux des imams intégristes. Vous insultez les citoyens qui ne pensent pas comme vous et traitez de dictateur le dirigeant d’un État avec lequel, que je sache, tous les pays occidentaux, dont la France, maintiennent des relations diplomatiques et avec lequel il faudra un jour négocier. Vous ne tenez absolument pas compte, ni de l’histoire, ni de la nature du peuple russe, ni évidemment des responsabilités américano-otaniennes dans ce conflit.

Vous oubliez que plus de la moitié de la planète refuse de condamner la Russie.

 

Je souligne que la Russie est gouvernée comme elle l’a toujours été. Elle n’a jamais connu de régime démocratique tel que nous l’imaginons et ne veut surtout pas connaître cette démocratie d’aujourd’hui, théâtre de toutes les corruptions mentales qui n’est, en fait, que la dictature de minorités dévoyées hostiles au bonheur et à l’unité du peuple. Non madame, Poutine n’est pas un dictateur, il est profondément russe et il n’a pas tout à fait tort dans ses jugements sur l’Occident.

 

Ce ne sont pas des façons pour quelqu’un qui se veut une femme politique responsable. Cette attitude, niant la réalité, est le propre de la servilité. Que cherchez-vous ? Votre idéologie est aujourd’hui évidente. Elle est bien éloignée du patriotisme.

Elle s’aligne sur les États-Unis qui sont certes, encore, les alliés de la France mais, dans les faits, ne sont pas particulièrement ses amis. Dois-je vous rappeler les récents coups bas portés par ce pays contre le nôtre et sa volonté d’imposer sa loi à l’Europe et au monde ?

 

Cet alignement sur la politique impérialiste états-unienne, relayée par le système macronien et européen, est à la fois la preuve d’une carence dans la réflexion et l’aveu de votre adhésion à une politique hostile à la grandeur et à l’indépendance de la France. Au travers de vos injures et de votre soutien au pantin états-unien de Kiev, que vous osez, sans peur du ridicule, comparer à Churchill, vous refusez d’admettre la responsabilité de Washington dans le déclenchement de cette guerre qui est avant tout une guerre civile.

 

Je me permets de vous rafraîchir la mémoire. Dès 2014 les États-Unis ont engagé une action anti-russe oubliant la promesse faite à Gorbatchev, en 1990, par le secrétaire d’État James Baker, de ne pas intégrer les anciens membres du Pacte de Varsovie à l’Otan. La Russie se voyait ainsi cernée par des pays inclus dans l’OTAN et dans l’UE. Faites appel à vos notions de géographie !

 

Ne restait que l’Ukraine dont le pouvoir, manipulé par la CIA et les conseillers états-uniens, demanda l’adhésion à cette organisation dont la constitution lui conférait une nature exclusivement défensive face au bloc de l’Est. Elle aurait ainsi dû être dissoute avec la disparition de l’URSS et du Pacte de Varsovie. Avec cette adhésion l’encerclement de la Russie aurait ainsi été parachevé et des populations russes et pro-russes se seraient trouvées définitivement séparées de la mère patrie, incluses dans un système militaire anti-russe.

 

L’article 5 du traité de l’Alliance stipulant que l’agression contre un de ses membres devait être considérée comme une agression contre l’ensemble, il se serait appliqué à l’Ukraine. Qu’auriez-vous fait, madame la députée, à la place du gouvernement russe, face à cette manigance états-unienne ? Le mensonge est une constante de la politique anglo-saxonne... Les États-Unis ont avoué, dès cette époque, rechercher l’éclatement de la Russie en trois États, une Russie d’Europe facile à absorber dans une UE succursale des États-Unis, un État sibérien et un État extrême-

oriental, tous deux soumis à Washington.

 

Je pense madame Ménard que vous considérez que les 14 000 morts en moins de 10 ans du fait des bombardements et des massacres ukrainiens dans le Donbas perpétrés sur les populations russophones et russes, n’ont pas autant de valeur que les pertes humaines de Kiev et les destructions sur le sol ukrainien dont nous abreuvent les chaînes grand-public. « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà », cette pensée de Pascal se vérifie une fois encore.

 

Les bombardements américano-otaniens de la Bosnie, de la Serbie, de l’Irak, de la Syrie et de la Libye, étaient sans doute, selon vous, parfaitement légitimes et vous abondez dans le sens de Madeleine Albright, ancienne secrétaire d’État, qui assumait pleinement la mort de 500 000 enfants irakiens, en affirmant que « ça en valait la peine »...

 

Madame Ménard vous niez l’histoire. L’Ukraine n’a pratiquement jamais été indépendante et Moscou qui lui a concédé cette indépendance, continue à la reconnaître, mais cherche à protéger les populations strictement russophones de la maltraitance du gouvernement ukrainien. Je note au passage, madame la députée, que l’ukrainien est un dialecte russe, que l’on nomme « le petit russe ». J’ajoute le témoignage d’un grand écrivain dont vous ne pouvez récuser l’engagement pour la liberté, Alexandre Soljenitsyne : C’est une imposture de fabrication récente qui fait

remonter presque jusqu’au IXème siècle l’existence d’un peuple ukrainien distinct

parlant une langue différente du russe. Nous sommes tous issus de la précieuse ville de

Kiev « d’où la terre russe tire son origine ».

 

Dans le même ordre d’idée, rappelez vous que la Crimée, peuplée exclusivement de Russes a toujours appartenu à la Russie. Faites l’effort de vous souvenir de vos cours d’histoire. En 1854-1855, les forces franco-britanniques se sont confrontées à l’armée tsariste dans cette région. Je pense que le siège de Sébastopol et la prise de la redoute de Malakoff évoquent chez vous quelques souvenirs scolaires. Le tsar avait montré alors des ambitions sur la Méditerranée et voulait profiter de l’affaiblissement de l’empire ottoman pour ouvrir son pays sur le large. La Crimée est donc bien russe. Elle n’a été rattachée administrativement à l’Ukraine soviétique que

dans les années cinquante par Khrouthchev, lui même ukrainien.

 

Un autre non-russe, le géorgien Staline, a effectivement affamé les paysans ukrainiens, mais simultanément il déportait en Sibérie et exécutait par milliers les Russes qu’il soupçonnait de ne pas lui être fidèles. Un tel parti pris rendra difficile, pour vous, une reconnaissance future des faits et de la réalité. Vous adhérez à ce clan qui n’aime pas la France, nie son destin, sa nature particulière et s’aligne sur ceux qui voudraient la faire dévier de sa voie historique et fondre notre nation dans un magma humain abêti et soumis aux oligarques occidentaux, disciples de George Sorros, fidèles de Davos, de Bilderberg et de l’internationalisme financier piloté par Washington.

 

Je vous rappelle aussi les accords de Minsk 2 dits au « format Normandie », co-signés par la Russie, l’Allemagne, la France et l’Ukraine, cependant... en l’absence des États-Unis. Ces accords rendaient officiellement la Crimée à la Russie, octroyaient l’indépendance aux deux régions du Donbas et prévoyaient la neutralité de l’Ukraine. Mais vos amis états-uniens n’y ont pas trouvé leur compte...Leurs objectifs n’auraient pas été atteints ! Ayez l’honnêteté, madame, de reconnaître que la Russie ne fait que rechercher l’application des accords de Minsk2.

 

Cette politique à laquelle vous vous êtes ralliée, pèse non seulement sur notre économie, sur notre vie quotidienne, mais aussi sur nos intérêts géopolitiques. La Russie a maintenant beau jeu de s’investir militairement et politiquement en Afrique francophone et à monter des populations contre nous. Bravo ! Nous sommes en train de perdre un des atouts de notre puissance résiduelle.

 

Je terminerai ce court propos qui évidemment ne sera pas présenté devant l’Assemblée de la Nation, en vous disant que parler de liberté, s’agissant de l’Ukraine et de ses dirigeants, est mal venu. Il vous aurait suffi de suivre l’évolution de ce pays au cours des dernières années, comme je viens de le faire brièvement, pour constater qu’il se trouve sous la tutelle des États-Unis et que sa classe dirigeante, oligarchique, est une des plus corrompues au monde.

 

Se battre pour la liberté ? Je veux bien ; je m’y suis engagé, mais uniquement pour celle du peuple français. L’Ukraine n’est rien pour la France. Nous n’y avons aucun intérêt réel. En revanche l’amitié revenue de la Russie pourra, un jour, nous être utile.

 

À l’avenir, madame, évitez ces formulations hystériques. Elles vous discréditent aux yeux de ceux qui ont pu apprécier vos engagements antérieurs.

 

Henri ROURE

Mon dernier papier avant les vacances...

Tout sauf "M" ?

Tout sauf M ???

 

Ces élections législatives ont montré au delà de la défaite très majoritairement espérée du clan Macron, un éclatement et une versatilité de l’électorat où nous avons pu voir des électeurs de gauche voter pour des candidats de droite et réciproquement. Le but ayant été chaque fois de faire chuter le candidat macronien. D’une certaine manière je suis rassuré, le peuple français demeure un peuple politique qui refuse, après expérience, de continuer à être daubé. Mais…
Le panorama de la nouvelle assemblée se révèle cependant étrange où à côté de vieux politicards nous avons de jeunes députés totalement ignorants des choses de la vraie vie politique et parfois des usages de la démocratie parlementaire. En faisant fi des étiquettes, les qualifications professionnelles vont de la femme de ménage au professeur agrégé de médecine, de l’ouvrier et du professeur de collège à l’inévitable énarque et aux affairistes, habituels dans ce genre de cénacle; d’un sage de 79 ans à un trou du’c de 21 ans parfaitement inculte et endoctriné.

Nous pourrions dire que cette diversité conduit à l’optimisme car, pour une fois, assez représentative de la répartition politique de notre nation, mais, en vérité, elle exprime, sous différentes formes, davantage une commune et profonde colère d’une grande partie de notre peuple. Les électeurs, les citoyens, ont souvent préféré élire, dans cette votation, quand ils le pouvaient, des personnages hâbleurs, hostiles au pouvoir en place et sans bagage politique plutôt que des candidats dont ils soupçonnaient la fragilité de leurs promesses et l’absence d’engagement réel en faveur de leur pays. Ils étaient, selon moi, parfaitement conscients de la nature de leur vote.

N’oublions pas, non plus, cette autre expression de la colère des Français, au travers d’un abstentionnisme atteignant 51% du corps électoral. Parmi ces non-votants nous trouvons certes les habituels contestataires du système et les indifférents, mais dans cette masse nous devons surtout voir les mêmes révoltés que ceux qui ont élu ces députés atypiques.


La grande question est bien évidemment la suivante : Que va t-il se passer ?

 

Je crois donc que les réformes souhaitées par le président de la République pourraient être sérieusement plombées d’autant plus que les pouvoirs en propre du chef de l’État ne valent, pour l’essentiel, que s’il dispose d’une majorité à sa dévotion. Il va conserver, bien sûr, les pouvoirs traditionnels comme le droit de grâce, héritage de l’Ancien régime et devenu presqu’obsolète, mais surtout, parmi les principaux, la nomination du premier ministre, la désignation de 3 membres du Conseil Constitutionnel sur 9, ou la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale. Il pourra recourir au référendum.

Dans la plupart des autres domaines ses pouvoirs sont partagés.

En réalité l’échec magistral qu’il vient de subir et dont il n’a pas encore pris conscience, le prive de la possibilité de dissoudre l’Assemblée et de faire usage du référendum.; actions qui ne pourraient qu’aggraver sa situation.

Quant à la désignation du Premier ministre elle aurait du être pour lui un périlleux exercice. Ce fut loin d’être le cas !


Mais ce qui devrait me ravir surtout serait, si tout se passait comme la composition de l’Assemblée pourrait le laisser présager, une incidence sur la politique étrangère. Bien que l’on ait coutume de parler du domaine réservé du Président s’agissant de la Défense nationale et des Relations internationales, hormis dans le domaine très précis de la dissuasion nucléaire, il lui faudrait, en principe, composer avec le parlement pour tout engagement ou évolution de la politique extérieure. Il ne pourrait plus, toujours en principe, faire n’importe quoi…

Mais le président se moque comme d’une guigne de l’opinion d’une opposition majoritaire au Parlement tout simplement parce qu’elle est radicalement divisée et que les haines de la gauche phagocytée par les islamo-gauchistes pour la droite patriotique apparaissent rédhibitoires. Nous n’aurons donc pas l’amusement de revoir le spectacle que nous avait offert jacques Chirac, alors premier ministre de cohabitation, suivant François Mitterand, dans tous ses déplacements importants à l’étranger.


L’espoir des Français de contourner les diktats d’un Président aussi modestement réélu est en train de fuir vers un horizon incertain. Le manipulateur a maintenu un gouvernement entièrement à sa main avec un premier ministre féminin aussi obéissant que le précédent.

Le rôle du premier ministre étant de « conduire la politique du gouvernement », il eut été dangereux pour M. Macron de faire appel à une personnalité plus en phase avec le mécontentement des Français. La personne choisie aurait gagné en autonomie puisque le Premier ministre est « responsable devant le parlement » et le Prince aurait vu sa couronne bien ternie. C’est précisément contre le risque encouru, pour sa politique, par cette responsabilité devant la représentation populaire que le président va manoeuvrer.

 

Il va tout faire pour s’affranchir de la voix du peuple.


La Président, si aucun événement majeur ne survient, pourra donc continuer à s’agiter, à se ridiculiser en bras de chemise, à bavasser à tort et à travers, parfois en trahissant l’article 2 de la Constitution faisant du français la langue de la République, à vendre les fleurons du pays, à laisser filer l’insécurité migratoire et islamique, à américaniser la France via les injonctions et les machinations de l’UE et de l’OTAN, donc à la dénaturer, à la vassaliser judiciairement, à laisser inexploité notre empire maritime et tous nos atouts, dons et richesses, à saboter notre culture, à ruiner davantage l’Éducation nationale, à ravager le pays en persistant dans une soumission monétaire, à intoxiquer le peuple via la propagande des médias grand public aux ordres de la finance étatsunienne, bref à imposer la loi commune de Washington, de Bilderberg, de la Trilatérale et de Davos.


Adresse ou maladresse ? Parvenir à se jouer ainsi de la représentation populaire dans les circonstances présentes peut paraître comme de la haute politique.

Jouer sur les dissensions entre des partis dont le nombre de députés d’opposition additionnés constitue la véritable majorité de l’Assemblée est toutefois risqué.

C’est faire fi de la rage, jusqu’à maintenant contenue, de certains, tous bords confondus, poussés par un électorat au bord de la révolte, et de la crainte, pour d’autres, de se voir entraînés dans le naufrage qui s’annonce. Il suffirait, sur un sujet majeur de la prise de conscience d’une action gouvernementale, trop évidemment aux ordres du seul chef de l’État, regardée comme nuisant fortement à l’intérêt collectif pour que tout puisse basculer.

À moins que le rue ne prenne le relais d’une assemblée incapable de contrôler les agissements d’un pouvoir minoritaire parce que mettant en avant des haines archaïques et de stupides réminiscences d’idéologies périmées, oubliant que les députés NUPES et les députés RN et même certains députés des Républicains, ont surtout été élus sur un commun mot d’ordre populaire « tout sauf Macron ».


Les Français ne sont pas les seuls à s’inquiéter de l’image ternie de la France et de son affaiblissement diplomatique. Les résultats de ces dernières élections inquiètent bon nombre de fidèles étrangers. Il y a peu, un ami africain, ancien ministre de son pays, me faisait part des craintes de l’immense majorité de ses relations sur la partie francophone du Continent. Il me disait que « la France préférait servir les intérêts de ses prédateurs anglo-saxons et européens, plutôt que continuer à renforcer des fidélités africaines qui, de toute évidence, lui sont pourtant indispensables ».

Ensuite, s’énervant un peu, il fit allusion au « syndrome de Stockholm » chez nos dirigeants, incapables de s’affranchir des obsessions européennes et atlantiques soumettant la France aux intentions washingtoniennes, et surtout il fit, lui dont le pays n’est pourtant pas un exemple de démocratie, le constat d’une démocratie malade en France.

« Comment voulez-vous que nous progressions si vous ne nous donnez pas l’exemple ? 

En fait certains responsables africains imaginent qu’il n’y a plus rien à attendre de vous et se tournent vers d’autres puissances, probablement moins amicales, mais sûrement plus constantes et efficaces.

Vous ne vous êtes même pas insurgés lors de l’adhésion du Gabon et du Togo, après le Cameroun, au Commonwealth, ni pour votre remplacement en Centrafrique et au Mali par les Russes, ni pour la décision du président algérien de souhaiter imposer l’enseignement de l’Anglais aux élèves du primaire à la place du Français…Ni quand l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Rabat a suggéré au Roi de remplacer le Français par l’Anglais. Vous aviez déjà laissé envahir le Ruanda par les serviteurs des Américains. Vos gouvernants se désintéressent de l’Afrique, ce qui est déjà difficile à comprendre, mais surtout ils sont indifférents à la France et là c’est choquant».

 

Je n’ai rien pu répondre car il s’agissait de faits. Cependant si le peuple de France est autant en colère et si à l’étranger nous constatons des réactions de dépit amoureux, il est fort probable que grandisse le risque d’une puissante révolte. La politique internationale est le déterminant de la politique intérieure. Elle est la publicité d’un peuple, de sa culture, de ses ambitions et de ses compétences.

Quand elle est bien conduite elle permet de conférer de l’influence et stimuler les échanges. Mais comment garder l’amour de la France à l’étranger et en conserver le respect, si nos gouvernants ne la respectent ni ne l’aiment ?

Comment peut-on prétendre défendre le pouvoir d’achat des Français et leur sécurité alimentaire, énergétique et sanitaire, si ce gouvernement minoritaire mène une invraisemblable politique de suivisme américano-otanien en Ukraine et accepte les lourdes conséquences commerciales et financières pour la France, alors qu’elle n’a, dans ce pays du nord, strictement aucun intérêt ni économique, ni géopolitique ?

 

Comment restaurer la sécurité générale des Français si le Parlement ne s’élève pas contre le laisser-faire migratoire et les accords de Schengen que ce gouvernement non-représentatif perpétue ? et ne désigne pas les responsables…

 

Comment protéger nos entreprises et réindustrialiser si nos parlementaires se chamaillent alors que le président et son équipe poursuivent, indifférents à la voix du peuple, leur feuille de route davosienne et ultra-libérale et concèdent des privilèges exorbitants à des entreprises anglo-saxonnes ?

 

Notre Éducation nationale, notre système de santé et nos services publics ? Comment affirmer nos racines d’où monte la sève de notre avenir, si elles sont rejetées par ce pouvoir vassalisé à Bruxelles et Washington et que l’Assemblée nationale persiste dans des inimitiés partisanes, alors que la mission qui lui a été confiée par le peuple est bien « tout sauf Macron » ?

 

Comment le pouvoir potentiel de l’Assemblée Nationale ne cherche t-il pas à souligner l’odieux problème de la censure et de la désinformation sur internet et dans les médias grand public ?

Je pourrais continuer sur mes interrogations qui sont, j’en suis sûr, celles de nombreux Français, mais c’est inutile car en réalité, toutes les actions ou inactions du gouvernement posent problème.

Mais toutes les actions et inactions du Parlement risquent, elles aussi, de poser problème.

 

Je sais que les vacances incitent au farniente, mais la rentrée sera bientôt là, alors j’espère de vous, avec vos électeurs, mesdames et messieurs les députés de « l’opposition majoritaire » que vous preniez rapidement la mesure des responsabilités que nous vous avons confiées. Osez trouver un terrain d’entente sur les choix fondamentaux. Il sera bien temps ensuite de reconsidérer vos programmes de détail.

 

Sinon il se pourrait que le peuple souverain prenne les choses en main…

 

Henri ROURE

À propos du sommet de l'OTAN de la fin juin

Ci-joint et ci-dessous l'article en objet. Il est sous le timbre du CRI. Vous l'avez peut-être reçu par ailleurs, mais cette version que je vous propose a une conclusion "renforcée". Vous pouvez diffuser ce document s'il vous convient.

Bien à vous 

HR

 

« Le cercle de réflexion interarmées (CRI), composé d'anciens militaires et de civils, est une entité indépendante réfléchissant sur tous les problèmes liés à la Défense de la France. »

 

À propos du sommet « OTAN 2030 » de juin 2022

 

L'Espagne accueillera le prochain sommet de l'OTAN, à Madrid, les 28, 29 et 30 juin 2022. Cette réunion s’avère d’une importance cruciale, tant elle peut déboucher sur une confirmation du contournement du rôle des Nations Unies et sur un pouvoir grandement accru indirectement donné aux États-Unis.

 

L’ONU regroupe actuellement 193 pays et constitue ainsi une tribune universelle et un lieu où peut progresser la résolution des différends. Cependant son autorité dans le maintien et surtout le rétablissement de la paix s’avère largement défaillante car les membres permanents du Conseil de sécurité, disposant d’un droit de veto, sont rarement d’accord sur les modalités de résolution d’un conflit ou sur une proposition politique. Qui plus est, ces puissances ne tiennent pas à concéder trop de pouvoir à une assemblée aussi diverse. Depuis ses échecs dans la conduite d’opérations de maintien de la paix en Somalie, en Bosnie, ou au Rwanda, l’ONU ne bénéficie plus de la considération souhaitable. Cette carence a largement favorisé le développement du rôle de l’OTAN qui tend de plus en plus à s’ériger en un outil d’intervention dans les crises, selon bien évidemment les choix des États-Unis, maîtres incontestés de cette organisation. Dans la crise du Kosovo (6 mars 1998 au 10 juin 1999) l’OTAN s’est ainsi substituée à l’ONU. Elle a bombardé la Serbie sans aucun mandat. Cette substitution, totalement illégitime, a cependant dévoilé une faiblesse dans la solidarité interne de l’alliance. Toujours statutairement défensive, l’OTAN, s’est révélée, dans les faits, un instrument au service de l’ambition des États-Unis. En l’occurrence, il s’agissait d’établir, par la force, une ré- organisation territoriale et politique dans un pays proche de la Russie. Déjà Washington cherchait à ériger la Russie post-soviétique en un ennemi potentiel qu’il fallait provoquer ce qui allait lui permettre de justifier l’idée de l’utilité renouvelée de l’Alliance.

 

Il est évident qu’un tel rôle militaire, fruit d’une décision non consensuelle, confère aux États-Unis un pouvoir formidablement accru dans l’orientation de la résolution des crises et de la direction des affaires de ce monde.

 

Poursuivant leur ambition dominatrice les États-Unis, naturellement, ne peuvent que rechercher un renforcement d’une alliance aussi utile pour la réalisation de leurs seuls objectifs internationaux. Après l’extension de l’OTAN aux pays bordant la Russie en violation avec les promesses faites à ce pays au moment de la dislocation de l’URSS, la voie désormais privilégiée consiste en une plus grande intégration des forces alliées et, par voie de conséquence, en une subordination des politiques militaires et étrangères des pays constitutifs. Pour parvenir à cette fin les États-Unis doivent obtenir une simplification de la mise en œuvre des mécanismes de prise de décision concernant les négociations diplomatiques et l’intervention armée. Jusqu’à présent chaque État membre pouvait exprimer ses réticences, des points de vue différents et freiner ou modifier l’action. Même si les États-Unis disposaient de forts moyens d’influence ou de pression, des oppositions pouvaient s’élever. Le principe du consensus évitait des dérives. En réalité ce fut lors de la crise du Kosovo que les ambiguïtés de l’Alliance atlantique se révélèrent et que les différences d’approche américaines et européennes en matière de résolution des conflits furent mises en évidence. Les États-Unis ne pouvaient le tolérer.

 

Cette domination des États-Unis se trouve déjà affirmée par la nature même du commandement militaire de l’Alliance. Il est intégré et son chef est obligatoirement américain. Il est le commandant suprême des forces alliées en Europe. Actuellement la fonction est tenue par le général d'armée aérienne Tod D. Wolters auquel succédera à l’été le général Cavoli. Le SACEUR fixe les stratégies militaires et en assure la conduite opérationnelle. Il est évident que le renforcement envisagé dans le projet OTAN 2030 de l’autorité du SACEUR, tout comme celle du secrétaire général, se traduira, de fait par une extension du pouvoir des États-Unis. Le sommet de l’OTAN de Madrid présente en effet comme objectif de renforcer l'unité et la cohésion des différents alliés. En conséquence le concept stratégique de l'Alliance, adopté en 2010, devrait être modifié afin de la « préparer aux nouveaux défis en matière de sécurité ». Russie et Chine dans le texte proposé deviennent des adversaires potentiels, ou se confirment comme tels. Cette hypothèse est accolée au constat, lui vérifié, de l’instabilité du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et du Sahel. Notons que nombre de pays africains sont hostiles à l'entrisme états-unien par le biais de la présence européenne dans le conflit du Sahel. Ces constats et orientations sont pour le moins source de discussion. D’emblée, il apparaît ainsi que toute l’orientation de l’OTAN repose sur le paradigme d’une double menace, l’une russe, présentée comme à l’œuvre aujourd’hui, dont nous savons pourtant qu’elle est suscitée par les États-Unis, l’autre chinoise, potentielle et à venir.

 

Deux lignes de force se dégagent en conséquence du document préparatoire.

 

- La première est l’embrigadement des Européens contre une entreprise de « domination planétaire » de la Chine, en échange de la protection américaine de l’Europe contre la menace russe supposée peser sur elle.

 

- La deuxième est le contournement de la règle du consensus, de plusieurs manières: opérations en coalitions de volontaires; mise en œuvre des décisions ne requérant plus de consensus; et surtout la délégation d’autorité au SACEUR au motif de l’efficacité et de l’accélération de la prise de décision.

 

Relevons que l’attitude provocatrice de l’OTAN et des États-Unis dans le conflit russo-ukrainien est patente et que les méthodes utilisées sont sujettes à caution. Dans les intentions poursuivies, l’aspect défensif, à l'origine de l'Alliance toujours présent dans ses statuts, a été occulté et une confirmation de sa dérive offensive, au profit des seuls intérêts états-uniens, transparaît. L’idée que l’OTAN doive étendre son rôle à l’ensemble de la planète est particulièrement dangereuse. Les interventions en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, en Syrie et en Libye, impliquant l’OTAN ou des coalitions dérivées de l'OTAN, ne servaient que les ambitions des États-Unis et ne s’inscrivaient absolument pas dans un impératif défensif.

 

Les conséquences de ces opérations furent, en fait, désastreuses. De plus la France et les pays européens ne sont pas directement concernés par les ambitions américaines en Asie-Pacifique face à la Chine ou d'autres puissances montantes. Il est donc indispensable de se prémunir contre une inclusion de la France dans ces conflits potentiels au travers d'une nouvelle dimension de l'OTAN supplantant voire remplaçant l’ONU. Elle vise à conférer aux États-Unis la mission, totalement infondée, de garantir la sécurité d’une grande partie de la planète et de leur octroyer le droit d’intervention à leur seule initiative.

 

Lors du sommet de Madrid il s’agirait, aussi, de mettre en cohérence la démarche de l’OTAN et la « boussole stratégique » européenne; ce qui pourrait signifier soit une orientation vers la création d’un pilier européen de l’OTAN – ce qui est peu probable compte tenu du rapport de forces au sein des 30 membres- soit, plus vraisemblablement, la dissolution des idées européennes dans une intention américano-otanienne. Le but affiché de renforcement de la cohésion des membres de l’OTAN irait plutôt dans ce sens. Les souhaits présentés par la France et l’UE n’auront aucun poids face à la réalité d’aujourd’hui. En effet, les demandes d’admission de la Suède et de la Finlande et les craintes des pays jouxtant la Russie intégrés à l’OTAN malgré les promesses faites à la Russie, excluent tout ralliement à un partage de responsabilités entre Amérique du Nord et Europe, d’autant plus que certains pays, membres anciens, ne sont pas vraiment favorables à ce qui serait une sorte de découplage avec les États-Unis, prélude à une défense européenne.

Par ailleurs les pays européens nouvellement membres de l’UE, y ont adhéré avec comme objectif principal d’être admis dans l’OTAN et de bénéficier ainsi de la protection états-unienne. Ils ne font aucune confiance dans une sécurité qui reposerait sur l’UE. Enfin l’armement des pays membres est massivement américain ce qui offre aux États-Unis un considérable moyen de contrôle et de pression. Quand bien même les Européens, par la bouche de Josep Borell, affirment qu’un "pilier européen au sein de l'Otan n'affaiblit pas l'Otan et la relation transatlantique. Elle renforce les deux choses », il est fort peu probable que les États-Unis, assurés d’un soutien majoritaire, aillent dans cette direction. Soulignons que cette « boussole stratégique » fait déjà peu de cas de la souveraineté des nations.

Dès lors la situation sera inconfortable pour la France qui devra admettre une plus grande intégration et les nouveaux protocoles opérationnels des États-Unis inspirant l’OTAN. Elle mettra en péril sa souveraineté au plan militaire, souveraineté déjà hypothéquée au plan économique et financier et ternira gravement l’image de son industrie d’armement.

En conséquence, il est essentiel que la France exprime nettement son opposition à l’accroissement des pouvoirs du SACEUR et du secrétaire général. Elle se doit également de refuser le passage à la majorité qualifiée et l’extension du rôle de l’OTAN hors de la zone prévue par le traité, modifications qui, de fait, laisseraient à Washington, une absolue direction de l’Organisation. Dans le même ordre d’idée elle doit marquer son désaccord avec une désignation d’ennemis, satisfaisant les seuls États-Unis, qui appuierait cette dérive planétaire de l’Alliance atlantique.

Henri ROURE

Entre légalité et légitimité - Le 18/04/2022.

Entre légalité et légitimité.

 

 

La propagande actuelle, sans scrupule, en faveur du président sortant, ou plus précisément ouvertement hostile à son adversaire, dans la presque totalité des médias, me laisse entrevoir, sans grand risque de me tromper, sa réélection. Cette réélection ne se fera pas sans quelques conséquences vraisemblablement préjudiciables à la vie politique, à la démocratie et, au bout du compte, à notre pays.

 

Je ne me focalise pas sur les programmes dont nous savons qu’ils sont, en grande partie, des ambitions présentées cherchant à flatter ou à tenter le maximum de citoyens et excluant les débats fondamentaux. Pour cela ils sont grandement modifiables au gré des circonstances et de la réalité rencontrée. De plus l’élection ne résultera pas de leur lecture et de leur comparaison mais d’a priori et de caricatures obscurcissant l’intelligence et l’objectivité.

 

Je regarderai plutôt les suites possibles de ce qu’il faut bien appeler une manipulation. Si le président actuel est reconduit il le sera, vraisemblablement, avec entre 50 et 55% des suffrages exprimés. En face de lui la candidate, Mme Le Pen, aura attiré à elle un peu moins de la moitié des votes. Nous pourrions dire, dans un constat élémentaire, que la démocratie aura joué son rôle et que la règle de la majorité s’est appliquée.

 

Si mon hypothèse se réalise je pense que la situation sera en fait bien plus complexe.

Madame Le Pen aura reçu des voix très largement d’adhésion et très accessoirement d’hostilité seule à M. Macron. Quant à celui-ci il aura été élu avec les 27% d’électeurs qui se sont déterminés pour lui au premier tour, quelques électeurs de madame Pécresse et sans doute entre 15 ou 20% d’apports de votants de gauche et d’extrême gauche qui lui auront apporté leurs voix par répulsion du RN mais sûrement pas par ralliement à sa vision libérale, otanienne et européenne, ni pour le regard qu’il porte sur le peuple. Ils l’auront fait au nom d’une animosité artificiellement entretenue, d’une haine viscérale incompatible avec la sérénité nécessaire à ce type d’élection.


Au résultat vrai, monsieur Macron sera un président légal mais totalement illégitime, car il aura une opposition, certes hétéroclite, mais bien réelle et rageuse, qui se révélera vite. Elle représentera 65 à 75% des Français, couvrant un éventail allant des deux extrêmes et passant aussi par des modérés réfutant sa politique et sa façon de faire. Paradoxalement, madame Le Pen, battue, serait plus légitime que lui avec un électorat bien plus homogène. Je me demande donc quel équilibre politique va trouver monsieur Macron. Il sera bien évidemment obligé de faire des concessions à monsieur Melenchon, arrivé troisième au premier tour, qui aura, en fait, permis sa réélection. Or nous savons que la communauté musulmane votante a fait le score des Insoumis… Ces compromis s’ajouteront à une politique qui jusqu’à ce jour est bien loin d’avoir satisfait la population.

Pourra t-il agir sans provoquer la colère de ceux qui n’auront pas voté pour lui ou voté pour lui par haine de son adversaire ?

Ceux de monsieur Mélenchon accepteront-ils longtemps de voir mener une politique qui, dans les faits, ne sera pas conforme à leurs intérêts et souhaits ?

En face, chez les partisans de madame Le Pen, il est certain que la défaite va exacerber des sentiments de duperie dont les suites sont difficilement prévisibles.

Quant aux abstentionnistes représentant près de 25% du corps électoral, dont nombreux auraient voté blanc si ce type de vote était reconnu, ils rallieront inévitablement le camp des déçus.


Au total, monsieur Macron sera réélu avec une base d’adhésion que j’estime entre 18 à 20% du corps électoral…


Une minorité risque encore de gouverner la France.


Cependant n’oublions pas que les élections de nos députés vont suivre l’élection présidentielle. Il est probable que le parti LREM ne puisse obtenir la majorité, tant cette fois monsieur Macron a perdu l’image fabriquée qui lui avait permis, après avoir radié monsieur Fillon, de paraître, en 2017, pour un jeune président d’avenir et, ainsi, de recevoir la confiance des électeurs lors des législatives.

Son bilan est aujourd’hui très contesté et les municipales ont valu une défaite cinglante à son parti.

Nous risquons ainsi d’élire une assemblée nationale à la composition bariolée qui traduira les fractures du pays avec des majorités de circonstance qui ne seront pas du bord du président réélu.
L’avenir est incertain et inquiétant, mais nous ne sommes pas à l’abri d’un miracle !


Henri ROURE

 

Les présidentielles et l'Islam

...par le Gal. Henri Roure - Le 15/04/2022.

 

Ce premier tour des élections présidentielles m’amène à un constat indépendant de tout engagement partisan.

Je ne suis pas politologue, je n’ai aucune compétence en matière de sondages, aussi mes commentaires s’appuieront-ils sur les chiffres présentés par les experts, présentés comme tels par les médias grand public.

Les lire suscite en moi une inquiétude, née non pas d’une déception relative au score d’un candidat que j’aurais pu soutenir, mais du résultat obtenu par Jean-Luc Mélenchon ténor de l’extrême gauche, et surtout, selon les experts pré-cités, candidat appuyé par l’islam. En effet près de 70% des musulmans titulaires d’une carte d’identité française et ayant voté, lui ont apporté leur soutien. Ils ont constitué l’essentiel de son électorat. Nous sommes confrontés à une situation, réelle et grave, qui montre très concrètement qu’une partie de la population refuse de s’intégrer. Elle ne se reconnaît pas dans les usages de la majorité des votants. L’option politique n’ayant aucun sens en terre d’islam, il est logique que les musulmans installés en France votent pour celui qui leur promet de prendre en compte la prééminence d’une vision théocratique sur une laïcité acceptée, quant à elle, par la quasi totalité de l’électorat culturellement chrétien. C’est bien de cela dont il s’agit, car pour draguer les voix musulmanes il n’y a guère d’autre chemin que de consentir aux particularismes de ces électeurs.

Or, avec les musulmans c’est l’approche du divin qui est en cause dans une conception globalisante de la vie. L’État, pour eux, doit s’inscrire dans l’ordre religieux. Nous savons ainsi que dans les 57 pays de l’Organisation de la Coopération Islamique seule la charia est reconnue comme loi et que les seuls droits de l’homme admis, ne sont pas ceux de l’ONU, mais ceux inspirés des textes islamiques où le collectif prime sur l’individu et le musulman sur le chrétien ou le juif. Dans les objectifs de l’OCI nous trouvons la protection des musulmans, partout dans le monde, et l’exigence – ou la recherche-, dans les pays non-musulmans, de l’application, pour eux, du droit islamique.

Dans ce totalitarisme religieux l’individu est soumis à sa communauté et ne peut que difficilement s’en échapper. Pour cette raison le rôle des imams et prédicateurs s’avère déterminant. Ils ont ainsi appelé « les citoyens français de confession musulmane à voter dès le premier tour pour le moins pire des candidats à cette élection présidentielle : Jean-Luc Mélenchon. ».

Il faut en effet savoir que l’islam admet des compromis provisoires tant qu’il est en infériorité. Il s’agit du principe du « moindre mal » qui doit lui permettre de se renforcer. Il est voisin de la taqiya qui est le mensonge légal, une pratique de précaution consistant, face à une menace vraie ou supposée, à dissimuler ou à nier sa foi ou une action pourtant commise.


Le résultat de monsieur Mélenchon, qui a frôlé les 25% de voix, signifie clairement qu’il aurait pu accéder au second tour de l’élection présidentielle grâce au vote des musulmans. Inévitablement il aurait été de plus en plus dépendant de ses soutiens. Le reste de l’électorat de tradition démocratique, s’étant réparti sur les autres candidats en fonction, non pas de l’appartenance religieuse, mais selon une option politique personnelle plus ou moins réfléchie, je suis obligé de constater que la France se partage vraiment en deux communautés.

L’une, la communauté nationale historique, attachée à la démocratie et l’autre, islamique, fidèle à une idéologie religieuse étrangère à la France, qui refuse l’intégration.

Elle agit solidairement comme elle y est obligée par la mosquée. Son poids est de moins en moins négligeable; nous venons d’en avoir la preuve. Nous risquons de rejoindre à moyen terme, le système africain où l’appartenance ethnique détermine la majorité et biaise les principes démocratiques. C’est ce que Bernard Lugan nomme « l’ethno- mathématique ».

Si dans des élections futures cette communauté, avec ses alliés, parvient à obtenir une majorité, il est vraisemblable que l’âme de la France en sera changée. Monsieur Mélenchon a joué avec le feu, mais il aura eu le mérite de nous apporter, malgré lui, une confirmation concrète et incontestable de la dangerosité de cette idéologie religieuse portée par une population dont le nombre ne cesse de grandir. Il est grand temps de réagir.

 


Henri ROURE

Fautes ou trahisons ? L’obsession otanienne.

Le 22/02/2022.

L’OTAN, si nous voulons bien considérer sa substance, n’a plus aucune raison d’être depuis la

disparition du Pacte de Varsovie et l’effondrement de l’URSS. Son maintien exprime donc

désormais une perspective différente de sa légitime vocation originelle qui reposait sur la

défense de l’Occident face à la réelle menace marxiste. Elle n’est donc plus défensive, mais s’est érigée en un instrument entièrement conduit par les États-Unis pour servir leurs intérêts.

Elle est un faux-nez, ou plus exactement une caution obligée apportée par une trentaine de pays

à la politique impérialiste des États-Unis, sans désormais plus aucune limitation géographique.

Seule l’ONU pourrait y voir une concurrence, mais elle est paralysée par le conseil de sécurité où trois pays de l’OTAN, membres permanents, disposent d’un droit de véto. Nous pouvons déceler, dans cette impossibilité de contestation, les limites de cette organisation. La France pendant 44 ans est demeurée à l’extérieur de l’OTAN et a pu, durant toute cette période, assurer sa dimension géopolitique sans encombre, trouvant dans chacune de ses interventions, là où l’offre se présentait, les soutiens et appuis qu’elle souhaitait, surtout pour des raisons davantage de confort opérationnel que de nécessité. Elle a bizarrement rejoint cette nouvelle forme

d’organisation alors que le mur de Berlin était tombé et que l’URSS s’était écroulée.

 

Cette démarche se traduit, en conséquence, par une adhésion délibérée à cette orientation nouvelle de l’Organisation atlantique. La France se soumet donc à ce qui est, de manière éclatante, une politique agressive des États-Unis à l’égard de tout pays qui pourrait seulement contester leurs choix géopolitiques et leur volonté de domination. Vouloir jouer au gaullisme et afficher ou tenter d’afficher une position différente de celle des États-Unis et de leurs alliés, dans les conflits généralement suscités par Washington, s’avère donc en incompatibilité absolue avec les entraves que la France s’est imposées. Ce n’est pas tenable.

La France, dans cette situation ne peut faire autrement qu’avaliser les concepts imaginés outre-atlantique comme, par exemple, l’emploi d’armes nucléaires tactiques sur le sol européen, d’autant plus que plusieurs centaines d’officiers français sont insérés et impliqués dans les états-majors de l’organisation et qu’elle y exerce des responsabilités. Ce simple constat se pose en contradiction flagrante avec notre doctrine de dissuasion nucléaire, c’est à dire d’emploi en ultime recours de ce type d’armement.

 

La responsabilité de ce ralliement est partagée. Plusieurs hauts responsables français ont

participé à cette trahison de la voie historique et essentielle de la France. Jacques Chirac,

pourtant, apparemment, le plus patriote des derniers présidents et le plus proche d’une vision

indépendante de la défense nationale, a entamé dès 1995, des négociations pour le retour de la

France dans le commandement intégré de l’Alliance, soit dès son arrivée à la présidence de la

République. Cette orientation du président de l’époque résonne de manière d’autant plus

paradoxale qu’il a, simultanément, lancé une campagne d’essais nucléaires destinés à parachever le perfectionnement de notre arsenal atomique. Nous pouvons nous interroger sur ses motivations. En fait il ne se trouvait pas isolé dans cette intention de réintégration.

D’autres politiques et quelques militaires ayant déjà coopéré avec les Américains sur le théâtre Centre-Europe soutenaient l’idée d’une Europe de la Défense qui aurait constitué le partenaire, à

égalité, des forces nord-américaines. Malheureusement, pour cette réalisation, il fallait que les

pays européens aient la même ambitieuse intention. Or, aucun d’entre eux ne souhaite, encore

présentement, s’éloigner des États-Unis auxquels ils ont quasiment délégué leur sécurité.

 

Aujourd’hui comme hier, ils révèlent une habitude de dépendance sécuritaire reposant sur une

confiance totale, dans les forces américaines, née durant la guerre froide. L’idée française

n’avait d’emblée aucune chance de réussir car, s’ajoutait à cette hasardeuse soumission

volontaire, le constat que chacun des États européens n’avait pas à investir les sommes qui

auraient été nécessaires dans la restructuration et le renforcement de leurs armées. Les autorités

françaises s’imaginaient faussement que la France pourrait prendre la tête d’une défense

européenne. Ils songeaient ingénument au possible levier de puissance que cette réorganisation

offrirait à la France. Cette idée s’avérait d’autant moins pertinente que la désintégration du bloc

de l’Est allait précipiter dans l’OTAN des pays, profondément marqués par la domination russe,

et voyant dans les États-Unis le vainqueur de cette non-guerre.

L’appel à leur protection devenait incontestable. Mais si nous pouvons admettre que Jacques Chirac avait agi avec une intention louable et restait dans une perspective de dimension nationale, il n’en est pas de même de son successeur. Nicolas Sarkozy, en 2007, rencontra George Busch pour ensuite annoncer devant le Congrès des États-Unis le retour de la France dans l’Alliance militaire intégrée. Preuve, si elle était nécessaire, de la souveraineté étatsunienne sur l’OTAN.

Il s’agissait d’une démarche symétrique à celle du général de Gaulle qui avait fait savoir, par une lettre au président américain Lyndon Johnson, le retrait de la France. La démarche sans panache du président Sarkozy faisait évidemment penser à un Canossa où l’empereur germanique Henri IV, en 1077, vint s’agenouiller devant le pape Grégoire VII afin de voir levée l’excommunication

qui le frappait.

Ce retour fut entériné par le Parlement. Or dès avant cette période il était devenu patent que l’idée d’une force européenne était vouée à l’échec. La constitution d’une brigade franco-allemande, puis d’un corps européen n’étaient à l’évidence qu’une tentative vaine de structurer une force commune. Le principal partenaire, l’Allemagne, n’avait aucune intention de s’éloigner du chaperon étatsunien. D’ailleurs le Corps Européen où il fallait initialement s’exprimer en allemand ou en français, s’orienta inévitablement vers une structure parfaitement otanienne où l’anglo-américain remplaça l’une et l’autre langue.

Quant au président Hollande il ne disposait sans doute pas de l’autorité suffisante pour mener une politique différente. Son successeur, Emmanuel Macron, bien qu’ayant affirmé que l’OTAN se trouvait « en état de mort cérébrale » ne chercha pas à s’en éloigner.

Il voulut relancer l’idée d’une armée européenne pour satisfaire quelques européistes de son bord politique, sachant parfaitement qu’il s’agissait d’une utopie.

Nous pourrions croire cependant qu’il le fit surtout pour dynamiser cette relation militaire avec les États-Unis, pays dont il se trouve intellectuellement très proche.

 

En réalité, ces présidents ont fait preuve, soit d’une absence d’analyse géopolitique, soit d’une

allégeance délibérée. Pour peser dans l’OTAN au travers d’un ensemble militaire cohérent il aurait fallu l’appui de l’Allemagne. Or, l’Allemagne n’a strictement aucun intérêt à s’éloigner de la puissance étatsunienne pour se rapprocher militairement de la France.

Ce serait un pari risqué. Il lui faudrait réarmer ce qui est hors de propos dans la psychologie d’un pays terriblement marqué par la seconde guerre mondiale. Pour cette seule raison nous voyons mal Berlin accepter de partager avec la France, comme certains mauvais analystes ou provocateurs l’ont imaginé, la dissuasion nucléaire qui, en tout état de cause, ne peut être que nationale et relever, pour l’engagement du feu, que d’un seul décideur.

À moins que dans cette tentative, l’intention sous-jacente serait d’intégrer la dissuasion française, par ce biais, à la conception étatsunienne d’emploi du nucléaire.

 

Il faut également admettre que la géopolitique allemande n’est pas la géopolitique française. La

France métropolitaine est un carrefour entre les pays du Nord et du Sud. Elle est, par vocation

également, tournée vers les mers et océans avec son vaste empire maritime. L’Allemagne, au

contraire, s’établit dans une position continentale. Pour cette raison l'Europe de l'Est demeurera

toujours, soit sous influence germanique, soit sous influence russe et l'intervention des États-

Unis, dans la crise ukrainienne, ne sera qu'n phénomène circonstanciel.

Ils servent, certes, leurs intérêts mais aussi indirectement ceux de l’Allemagne, dont le seul enjeu délicat se situe dans la mise en service du gazoduc Nord stream 2 passant par l’Ukraine.

Les gouvernants français de ces vingt dernières années ont voulu aller contre cette loi à la fois historique et géographique. C'était une absurdité... Les germanistes savent bien que l'Allemagne est tiraillée entre le "Drang nach Osten"  et la "Sehnsucht nach Süden"(1) . Entre le possible et le rêve. Avant la réunification l'Allemagne rhénane, catholique, davantage gallo-latine que teutone pouvait éventuellement s'entendre avec la France, mais la réunification lui a redonné une dimension confortable, un recentrage prussien et stimulé son penchant Est, inquiétant d’ailleurs, un moment, Washington, qui s'est empressé de prendre le contrôle de cette situation dès que

l’occasion s’est présentée. Le risque toutefois d’un éloignement des États-Unis, n’était pas

grand tant les liens sont solides entre Washington et Berlin. Les États-Unis, étrangers au

Continent, soutiennent de fait les intérêts germaniques à long terme.

Quant à la Russie, si elle a cherché jadis à s’étendre à l’Est vers l’Asie, c'était aussi pour compenser les difficultés qu'elle rencontrait, face à l'Allemagne, à rester pleinement européenne.

 

Aujourd’hui encore, confrontée à l’annexion politique de l’Est européen par l’UE et l’OTAN, résultant du reflux de l’influence russo-soviétique, la Russie n’a d’autre choix que de se tourner vers la Chine et l’Asie. Le glacis de l'Europe de l'Est est donc une zone de confrontation naturelle entre Allemagne et Russie où nous n'avons pas grand chose à faire. D’ailleurs l'histoire nous a toujours démontré que notre présence n'y avait été que passagère, d'autant plus que nous avons rarement respecté nos accords : Souvenons nous de nos relations avec la Pologne, avec la Serbie…

En revanche, nos relations avec la Russie d’avant la Révolution de 1917 étaient excellentes étayées par le souci identique de se défendre devant la commune menace allemande.

 

La seule inquiétude de l’Allemagne dans la crise ukrainienne aura donc bien été le risque de

coupure de l’alimentation en gaz qui provoquerait une crise économique. Cette inquiétude ne

les poussera pas, pour autant, à modifier leur attitude envers l’OTAN et les États-Unis où ils

jouissent d’une considération dont ne dispose pas la France.

N’oublions pas que les Allemands ont contribué, autant que les Britanniques, au peuplement d’origine de ce pays et qu’il s’en est fallu d’un rien pour que l’allemand n’y devienne la langue officielle. Les États-Unis n’ont, en fait, quant à eux, aucun intérêt à mettre en difficulté leur allié le plus fidèle sur le continent européen. Certes ils auraient bien aimé que cette alimentation en gaz, de l’Allemagne, principalement, se fasse d’une autre manière, mais une relation coût-avantage les amène à juger que ce n’est pas de cette façon qu’ils pourront vendre leur gaz de schiste au tarif élevé à la place du gaz russe. Ils préféreront toujours conserver le dévouement allemand que risquer de s’aliéner l’Allemagne.

Elle pourrait alors se rapprocher des idées françaises, malgré ses freins internes, d’une autonomisation européenne en matière de défense. Les États-Unis tiennent à maintenir les

Européens sous leur tutelle et la création, tout à fait artificielle, d’une menace russe contribue

d’une part à vassaliser l’Union Européenne, à pousser la Russie vers la Chine et ainsi justifier,

d’autre part, leur rôle de maîtres de la sécurité du monde avec une industrie d’armement

dominatrice et un dollar encore indispensable.

 

La position de la France est devenue inconfortable. Elle a lié sa politique étrangère à la

politique étrangère étatsunienne, via l’OTAN dont le champ d’action s’étend désormais au

monde entier. Cette situation est la conséquence de l’absence d’analyse géopolitique ou d’un

tropisme américain des derniers chefs d’État français. Elle est désormais intenable. Un choix

fort devient indispensable. Soit la France renonce totalement à sa politique d’indépendance

nationale et à une vision d’une Europe indépendante des États-Unis, soit elle quitte

l’Organisation militaire intégrée et prend ses distances à l’égard de l’Union Européenne.

Sans pour autant quitter à brève échéance l’Alliance, la seconde solution apparaît, non seulement en mesure de lever ambiguïté de la situation présente, mais surtout bien plus conforme à la

trajectoire historique du pays. Elle est également bien davantage favorable à sa sécurité, à la

promotion de son rôle mondial et à la protection de son industrie d’armement actuellement

menacée par l’évolution normative agressive du complexe militaro-industriel américain au sein

de l’OTAN.

Dans une perspective plus lointaine il semble qu’un rapprochement avec la Russie serait de nature à conforter les positions géopolitiques de la France.

 

Henri ROURE

 

1 « poussée vers l’est » et « nostalgie du sud »


Trop, c'est trop - Le 01/01/2022.

Abasourdi je viens de constater une profanation de nos grands monuments nationaux comme ils n’en ont pas connue depuis l’occupation allemande. Informé par message j’ai dû vérifier tant la chose me paraissait impossible. Un vaste tissu bleu pend désormais à la place du drapeau français sous l’Arc de triomphe, notre tour Eiffel se voit salie de couleurs internationalistes et nos trois couleurs remisées dans l’obscurité d’un entrepôt d’État. Du plus profond de mon âme je suis révolté.

Comment mon pays a t-il pu en arriver là ?

Comment ma patrie a t-elle pu se laisser souiller sans réagir ?

Nos ancêtres, nos soldats morts dans toutes les guerres sont ainsi humiliés et, au delà de ces serviteurs et de nos aïeux, tous ceux qui, étrangers, de par le monde, admirent et aiment la France. La mémoire de nos héros et les fidèles de la France sont honteusement bafoués. Le peuple de France est rejeté.

Hélas, aveugles que nous sommes ! Nous aurions dû voir les prémices de cette abomination lorsque le président actuel a fait empaqueter cet Arc de toutes les gloires par l’innommable Christo. Il affirmait, ainsi, de manière outrageusement symbolique, son souhait profond d’effacer l’histoire de France. Il l’avait déjà insultée en travestissant la vérité historique, notamment à propos de la colonisation. Tout comme il avait nié l’identité française, la culture et la civilisation de notre patrie.


Je crains cependant que par les petites touches mensongères de son début de mandat, puis par ajouts de trahisons plus importants et maintenant de manière exponentielle dans l’affichage de sa volonté de détruire la Nation, il ait obtenu une lassitude et une indifférence du peuple français face à ses méfaits.

Il est malheureusement établi que cette banalisation de son œuvre destructrice a été fomentée avec ses soutiens médiatiques et financiers. À moins qu’il ne soit allé trop loin…
Cela ne peut plus durer.


Si ce personnage au printemps 2022 est chassé du pouvoir, les nouvelles autorités devront conduire une modification constitutionnelle, pour se prémunir de l’arrivée au sommet de l’État de ce type d’aventurier.

Il faudra, par voie référendaire, faire inclure dans notre Loi fondamentale, un article prévoyant les causes et les modalités de la destitution du président de la République.


Espérons que 2022 verra la France retrouver sa dignité et sa vocation d’indépendance et de grandeur.


Henri Roure

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Emmerder...

Le 05/01/2022.

Le président actuel de la République française et son gouvernement ont refusé de rendre la vaccination contre la Covid19 obligatoire.

En substance ils admettaient que, certains, pourraient ne pas se faire vacciner.

Une fois encore ces gens là sombrent dans l’incohérence. En effet vouloir « emmerder » les citoyens non-vaccinés, alors qu’il n’y a strictement aucune obligation de le faire, est une tentation liberticide et, par nature, totalitaire.

Elle est en contradiction absolue avec cette liberté laissée à chacun, par ces mêmes autorités politiques, de regarder la protection face à cette maladie comme il l’entend et selon les règles reconnues de simple bon sens.

 

Il est cependant vraisemblable que l’équipe au pouvoir se moque éperdument des contradictions engendrées par la grossièreté du chef de l’État. Le but est tout autre. Il est évidemment électoraliste. Le président pense se mettre du côté de l’immense majorité des Français vaccinés, et, ainsi, tirer un bénéfice électoral en axant sa campagne, en vue des présidentielles, sur cette pandémie.

 

Outre le manque de respect pour nos concitoyens qui, sans nul doute, hormis les injections de produits venus de l’industrie pharmaceutique anglo-saxonne, prennent toutes les précautions nécessaires lorsqu’ils sont en contact avec la foule, ce président montre une absence totale de connaissance de la mentalité populaire et de sagacité dans ce que les Français attendent d’un chef de l’État.

 

En effet, au delà des marginaux extrémistes dont les incroyables pitreries occupent les médias grand-public et les commentateurs zélés, le peuple français est fondamentalement respectueux des libertés publiques et comprend que l’on puisse user d’une liberté.

En l’occurence c’est le cas. Certains peuvent regretter cette attitude anti-vaccinale, mais en aucune façon, dès lors qu’elle est légale, admettre que l’autorité cherche à contraindre.

C’est ça la démocratie !

 

Si ma supposition s’avère juste et que M. Macron veuille axer sa campagne sur l’efficacité dont il pense avoir fait preuve dans la lutte contre cette maladie, il risque bien des déconvenues.

Il sera aisé, alors, de lui rappeler les aberrantes hésitations gouvernementales sur le port du masque, les attaques contre les médecins qui pensaient soins autant que prévention, les paroles imbéciles de quelques ministres, la désertion d’une autre décorée, ensuite, de la Légion d’Honneur, le fonctionnement erratique du comité scientifique, la politique hospitalière régie par la seule rentabilité économique, l’abandon de la recherche française sur le sujet pour l’enrichissement invraisemblable de sociétés étrangères, etc…

 

Si ma supposition est juste, les autres candidats auront beau jeu de lui dire que la fonction de chef de l’État n’est pas de prendre les attributions du Premier ministre et du ministre de la Santé, mais de s’occuper de l’avenir géopolitique de la France, c’est-à-dire de lui proposer une route pour un avenir, à moyen et long terme, en conformité avec sa dimension mondiale et en envisager les moyens.

 

Si ma supposition est juste, ce président, dont nous connaissons les sentiments davantage européistes que français, cherchera, par ce biais, à se prémunir d’attaques sur son engagement capitaliste et internationaliste dont nous venons récemment d’avoir une preuve aussi étonnante que scandaleuse avec l’enlèvement de notre drapeau sous l’Arc de Triomphe au profit d’une bannière bleue et l’illumination de la tour Eiffel, comme de l’Élysée, aux couleurs de l’organisation européenne.

 

Si ma supposition est juste, l’emmerdeur se plantera.

 

Henri ROURE

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Commentaires: 1
  • #1

    JARRIGE Didier (dimanche, 09 janvier 2022 10:06)

    Mon Général,
    Face aux dérives de la magistrature suprême, c’est avec le plus grand intérêt que je lis les nombreuses réactions « effarouchées » dont les vôtres aujourd’hui !…
    Ayant beaucoup pratiqué le « milieux » militaire, dans le cadre de mes activités professionnelles, j’ai un grand respect pour celui ci.
    Face à ce que j’estimais être des dérives inadmissibles de cette classe « dirigeante » dénoncées avec courage par un autre général, ces dernières années, j’ai même cru bon de modestement adhérer à son mouvement « d’influence » jusqu’au moment ou en contradiction avec les fondements mêmes de ses « textes fondateurs » qui avaient motivé cet engagement, il a décidé de présenter sa candidature à la Présidence !
    Nous avons pourtant eu l’occasion d’exercer cette influence, me semble-t-il dans l’action !… Car il arrive un moment ou il faut passer à l’action !…
    C’est la que je vous rejoint, enfin presque …..
    Vous déclarez notamment ; « Cela ne peut plus durer. Si ce personnage au printemps 2022 est chassé du pouvoir, les nouvelles autorités devront conduire une modification constitutionnelle, pour se prémunir de l’arrivée au sommet de l’État de ce type d’aventurier. Il faudra, par voie référendaire, faire inclure dans notre Loi fondamentale, un article prévoyant les causes et les modalités de la destitution du président de la République. »
    Vous ne pouvez ignorer que ce type de disposition existe déjà, il s’agit de l’article 68 de notre actuelle Constitution.
    En 2019, le responsable d’un parti politique (bizarrement « discrédité », peu de temps après par des accusations – de harcèlement voir d’agressions sur des collaborateurs ?) , a même cherché des soutiens, chez les parlementaires, pour son application à l’encontre de celui, que vous n’hésitez pas, à juste titre, de nommer « le profanateur de nos grands monuments nationaux » et j’ajouterai, pas seulement ! Profanateur de notre Histoire en générale, par ses insultes répétées, ce de longues date, principalement depuis l’étranger ?
    Bien que n’ayant aucun lien avec ce parti (UPR), force est de constater que Monsieur Asselineau, appelle les Français à saisir leurs parlementaires pour que ces derniers lancent la procédure de destitution du président de la République prévue à l’article 68 de la Constitution. Rappelons à toutes fins utiles que seuls les parlementaires français (députés et sénateurs) sont juridiquement compétents pour lancer la procédure de destitution du président de la République.
    Mais voila !… Encore faudrait il que ces gens la se rappellent qu’ils sont dépositaires de la « volonté du Peuple » , le Peuple dont je fais partie, le Peuple qui lui en a marre du « Bla Bla » et attend des actes de la part de tous ceux qui, comme vous bénéficient de « l’aura » liée à la fonction, ce pour influer de toutes leurs forces sur ces « élus » que je n’hésite pas à qualifier de félons !… Comme leur Chef !
    Vous trouverez en PJ ce document de 2019, resté lettre morte ?
    Avec mes respects, général, veuillez accepter mes sincères salutations.
    Matelot « sans spécialité » - Didier JARRIGE

    PJ : https://www.upr.fr/france/proposition-de-resolution-pour-louverture-de-la-procedure-de-destitution-du-president-de-la-republique-en-application-de-larticle-68-de-la-constitution/