Trahison !

par l'Amiral François Jourdier - le 03/06/2016.



Ecole navale (1949)

Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)

Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)

Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)

Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)

Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)

Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)

Divers embarquements

Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)

Ouvrages

La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)

De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)

 

Distinctions 

Officier de la Légion d'Honneur

Officier de l'Ordre National du Mérite

Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)

Chevalier des palmes académiques


 

Je ne sais ce qu’il faut penser de la loi "Travail" mais là n’est pas le problème. Ce que je sais c’est qu’en démocratie, c’est au Parlement de voter les lois et que, en l’occurrence, en ne renversant pas le gouvernement quand Vals a employé le 49-3, il a ratifié la loi "Travail" et que la seule façon d’y revenir est d’attendre les prochaines élections et de voter en conséquence.

 

Au cours de 37 années de carrière militaire au service de la France, jamais l’idée ne me serait venue de ne pas obéir au gouvernement légitime du pays et les militaires qui s’y sont risqués en 1961 ont été sévèrement condamnés.

 

Or que voit-on ? Un meneur, répondant au nom de Philippe Martinez, à la tête d’une organisation syndicale représentant 2,7% des salariés, a décidé de mettre à genoux l’économie française, se constituant en contre-pouvoir avec l’idée de faire plier le gouvernement quels que soient les coûts et les moyens. Il ne s’agit d’ailleurs pas tellement de combattre une loi qui, vraisemblablement, avec les navettes entre les Assemblées, ne sera jamais votée, mais de montrer que la CGT existe encore par son pouvoir de nuisance.

 

Utilisant des méthodes staliniennes – la grève dans les raffineries décidée par la CGT, n’est jamais soumise au vote – Martinez pourrit la vie de ses concitoyens en les privant d’essence, de transports en commun voire d’électricité.

Le plus curieux dans cette affaire est que la CGT, comme les autres syndicats, vit de subventions de l’Etat qu’on serait bien inspiré de supprimer.

La SNCF, l’EDF et la RATP que la CGT appelle à la grève ne sont en rien concernées par cette loi, protégées qu’elles sont par des statuts d’un autre âge.

 

Ayant atteint moi-même un âge avancé, je peux dire que Philippe Martinez qui fut communiste s’il ne l’est pas encore, me rappelle Maurice Thorez qui déserta en 1939, Henri Martin qui sabota son bateau partant pour l’Indochine, Georges Boudarel, commissaire politique dans un camp d’officiers français prisonniers du Vietminh et Maurice Audin qui participa à la bataille d’Alger aux côtés du FLN, une longue lignée de traîtres que ne dépare pas Martinez.

Autrement dit, il est lui-même un traître d’autant que la France est en état d’urgence sous menace terroriste.

Puis-je suggérer que la CGT soit dissoute et interdite et que Philippe Martinez soit embastillé et jugé pour trahison.

 


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