Islam politique et langue arabe

...par le Col Jean-Pierre Mugg - le 03/10/2020.

L'slam politique

Ces derniers temps il est apparu chez nos chroniqueurs le concept d’ «Islam politique ».

L’Islam est il politique ? La réponse est oui ; L’Islam est même d’abord politique avant même d’être une religion ;

Dés son origine, c’est ce qui le caractérise. Dés le début de la révélation, l’islam entre en conflit avec la Mekke pour des raisons politiques.

Le Prophète émigre à Médine et devient le chef temporel de cette Cité-Etat ; C’est l’homme de Dieu qui gouverne temporellement un Etat.

Les révélations des sourates médinoises sont des sourates adaptées au gouvernement et à la vie sociale de la communauté. Ce sont les plus nombreuses et les plus longues.

 

A partir de cette époque l’extension de l’islam va s’accompagner de la domination de l’islam de façon politique sur le territoire conquis.

On peut opposer que le christianisme a fait la même chose. C’est tout à fait vrai mais ce n’était pas « inscrit » dans sa doctrine, les évangiles ; « Mon royaume n’est pas de ce monde ».

L’évangélisation visait surtout et d’abord les âmes.

 

Il est intéressant de noter qu’à notre époque quatre Etats sont reconnus internationalement comme islamiques :

République Islamique du Pakistan 1973 ; République Islamique d’Iran 1979, République Islamique de Mauritanie 1991 ; République Islamique d’Afghanistan 2004.

Elles affirment l’application intégrale de la charia car supérieure aux lois humaines. La sharia c’est la mise en application des injonctions coraniques.

On y condamne à mort pour blasphème, on y lapide, on y ampute, on y flagelle, on y tue les homosexuels et tout cela sans pour autant être condamnés par les instances internationales ni être traités de «terroristes déséquilibrés et  incultes ignorants de leur religion  » par nos beaux esprits adeptes des droits de l’homme…..Qui se réjouissent de voir condamner pour « incitation à la haine » ceux qui dénoncent ces horreurs.

On y ajoutera les monarchies du Golf et La Gambie en 2015.

Le Maroc est une monarchie dont le souverain tient sa légitimité du fait qu’il descend du prophète.

 

Il convient de noter que l’Islam est la seule religion au monde qui légitimise, de façon officielle et reconnue, des Etats (exception faite, dans une certaine mesure d’Israël qualifié d’ « Etat Juif »)

 

Ce serait intéressant de voir les réactions si on établissait une « République Française Catholique » ou une « République Allemande Protestante ».

Il faut remonter au moyen âge pour avoir un « Saint Empire Romain Germanique » ou des « Etats Chrétiens d’Orient »……

Même le Vatican n’a pas juxtaposé l’adjectif catholique à sa dénomination.

Nous sommes donc actuellement sous le coup d’une offensive jamais égalée de l’Islam, donc d’une offensive à but politique. Il s’agit de prendre le pouvoir temporel pour assurer la domination spirituelle et pas l’inverse. Et cela sur le monde entier !!!

Si on voulait bien « voir ce que l’on voit » comme disait Péguy on verrait la réalité de cette offensive :

Mises en place de listes électorales « communautaires » ;

Entrisme dans tous les rouages de la république (Ecole, université, police, armée, administrations…..)

Achat des hommes politiques par le clientélisme ;

Opposition à la médecine dans les hôpitaux ; (refus de soins des médecins hommes pour les femmes)

Repas Hallal dans les écoles ;

Harcèlement des femmes dans la rue ;

Problèmes récurrents dans les piscines ;

Port ostensible de tenues à connotation religieuse ;

Enseignement de la langue arabe dés le primaire. La langue arabe n’est pas une langue « comme les autres » car c’est une langue LITURGIQUE et presque toujours la porte d’entrée des conversions ;

En Arabie dans les années 90 il était fait interdiction à l’ambassade de France d’organiser des cours d’arabe….

Mise en place de théories comme l’ « islamophobie » pour museler les esprits clairvoyants ;

Politique de conquête de pans entiers du territoire national ou s’installe de fait la sharia ;

Application de la sharia dans l’abattage rituel en totale contravention avec les lois françaises et européennes ;

Organisation de « carrés musulmans » dans les cimetières en contravention avec la loi La loi du 14 novembre 1881, qui interdit tout regroupement par confession sous la forme d'une séparation matérielle du reste du cimetière ;

Instrumentalisation de la délinquance et de la criminalité pour affaiblir la cohésion sociale.

Explosion du nombre de lieux de cultes ;

Prolifération des « associations islamiques » en particulier en Alsace où les turcs contrôlent ces mouvements relais de la politique de Mr Erdogan ;

Utilisation des courants migratoires comme Cheval de Troie ;

Multiplication des « attaques au couteau » ;

Etc., etc. …..

Et bien sur les actes terroristes « officiels et labélisés » (Plus de 300 morts et des milliers de blessés sur le territoire nartional.

On peut dire sans exagérer que l’ « ennemi » escalade les murailles pendant que nos « politiques » s’interrogent sur le bien fondé de maintenir ou pas les Sapins de Noël ou le « Tour de France »

Ca rappelle étrangement le siège de Constantinople en 1453. Alors que les forces turques s'apprêtaient à entrer dans la ville, les religieux byzantins étaient occupés à discuter de la question théologique du sexe des anges, facilitant la prise de Constantinople.

 

Pourquoi cette « religion de paix, d’amour, de tolérance » pose t elle un pareil problème ?

La raison est simple et se résume à un mot : le CORAN qui est sa doctrine.

 

On veut voir dans l’Islam une religion semblable au christianisme et dans le Coran une sorte d’évangile.

C’est ce que croient les occidentaux mal informés (voire désinformés) et de bonne foi mais aussi ce proclame les « camarades de route » vendus par opportunisme cette doctrine.

La réalité est toute autre. Le Coran n’est pas l’Evangile. Les concepts d’Amour de tolérance d’accueil de l’étranger etc.… y sont totalement absents, on peut constater que les pays musulmans riches n’accueillent aucun migrant, que dans ces pays les tenants d’une autre religion ont un statut de sous citoyens (chiffonniers du Caire) .Les non musulmans ne peuvent occuper aucun poste de fonctionnaire, militaires ou de responsabilité.

Tout simplement parce que le principe est qu’en Terre d’Islam un musulman NE PEUT PAS être sous l’autorité d’un non musulman !

Certaines sourates sont de véritables appels au meurtre des incroyants et particulièrement des juifs et des chrétiens. Et pas pour ce qu’ils font mais pour ce qu’ils sont.

Toutes les atrocités commises par les djihadistes trouvent leurs justifications dans les sourates coraniques :

Deux exemples parmi tant d’autres :

    -Sourate 5 verset 82: " Tu trouveras certainement que juifs et chrétiens (associateurs-trinité) sont les ennemis les plus acharnés des croyants"

_ Sourate 3 Al Imran verset 151 : Nous allons jeter l'effroi dans le cœur des mécréants. Car ils ont associé à Allah des idoles (Trinité) sans aucune preuve descendue de sa part. Le feu sera leur refuge. Quel mauvais séjour celui des injustes.

On entend souvent que le CORAN doit être lu le replaçant dans son époque et son contexte. C’est raisonnable et vrai pour des européens cartésiens et rationnels, sauf que ce texte est par DEFINITION : Intemporel et incréé ! C’est inaudible pour un musulman oriental.

Pour comprendre ce concept il faut se pencher sur la grammaire arabe. En conjugaison Arabe, il n’y a pas de présent. Ce qui se comprend. Il n’y a pas de passé ni de futur tels que nous l’entendons mais iI y a l’ « accompli » et l’ « inaccompli ». Ce qui est différent. Ca signifie en fait que ce qui est en puissance dans l’ « inaccompli » devient réalité par l’ « accomplissement », (si Dieu le veut).

Cela montre si c’était nécessaire l’aspect profondément « religieux » de cette langue. Et ca démonte toutes nos constructions rationnelles sur le cadre « espace temps » dans lequel on veut enfermer le fait coranique.

Pour sortir de cette situation il faudrait « revoir » le Coran et réformer l’Islam.

La réforme de l'Islam telle que nous l'appelons de nos vœux est impossible car tout s'appuie sur :

"Le Coran, parole éternelle et incréée de Dieu qui est le seul signe qui soit à la fois présent à Dieu et à la totalité de l'histoire".

 

Faute d’une autorité supérieure (Pape) et d’un clergé, l’Islam sunnite est dans la main de ce que l’on nomme les « salafistes »qui mène le jeu en prônant le retour à la pureté initiale des premiers temps.

Ce concept est la pierre angulaire de l'Islam en son entier depuis le début c'est pourquoi on ne voit aucune manifestation de rejet massif de la communauté contre les "terroristes"  A Molenbeek les flics ont effectué les arrestations sous protection policière et on été l'objet de jets de pierres et d'insultes.

Le Coran est le bouquin le plus anti sémite (juifs) et anti chrétien qu'on puisse trouver et il imprègne depuis leur naissance par les enfants musulmans, c'est là le terreau du terrorisme que l’on voudrait voir dans les problèmes sociaux. Les sunnites le lisent comme les Témoins de Jéhovah lisent la Bible: au pied de la lettre.

N’importe quel autre ouvrage qui contiendrait de tels appels au meurtre serait interdit, mais par peur on ne le fait pas et on cherche milles excuses et artifices pour dire que ce qui est écrit ne l’est pas !

On nous répète sans cesse « ce n’est pas l’Islam » alors qu’on nous dise ce qu’est l’Islam !

L’Islam c’est appliquer les recommandations coraniques à la lettre. C’est, pour notre grand malheur, ce qu’ils font.

 

Il faut donc changer le texte. Personne ne le fera jamais ! C’est dire que Dieu s’est trompé !

Napoléon a su faire ce travail avec les juifs. Il leur a demandé de se soumettre aux règles nationales sans concessions. Accepter ou partir.

 

Qui osera faire la même chose aujourd’hui ? Personne. Nos politiques sont terrorisés et déjà pour la grande majorité soumis à cette idéologie de combat.

 

Si par malheur nous sommes vaincus, il faut qu’ils se disent qu’ils devront laisser la place ou se convertir. Mr PUPONI maire de Sarcelles expliquait sur un plateau TV que des musulmans de sa bonne ville de SARCELLES sont venus lui signifier que désormais il devait laisser la place, que c’étaient eux qui dirigeaient dorénavant ».

Fini le concept de citoyens d’origines et de religions différentes !!!

 

Quant aux féministes si « compréhensives » avec cette religion et la place qu’elle fait aux femmes, qu’elles méditent cette injonction divine :

 

Sourate N°4: Verset 34

Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !

 

On nous bourre le mou en nous disant que le Coran et l'évangile véhiculent le même message d'amour et de tolérance,  on se fout de notre gueule également en traduisant systématiquement  Islam par Paix alors que ca signifie soumission. Paix c'est Salam!

En fait personne ne veut s'emparer du problème, même le Pape, gardien du troupeau.

 

 

La conclusion appartient à Jacques Chirac :

« Ce qui manque le plus aux hommes politiques ce sont les couilles…faute de donneurs » 

 

 


Langue arabe en primaire

Commentaire sur le discours de Mr Macron (séparatisme)

 

Dans le discours du président un point a attiré mon attention. Enseigner l’Arabe dans les quartiers. Cela démontre une ignorance incroyable au plus haut niveau de l’Etat !

Les beaux esprits nous expliquent que ca formera des « ambassadeurs de la France au Moyen Orient » !!!!

 

Première question à se poser : « Pourquoi cette langue est elle enseignée dans les Mosquées et pas ailleurs ? »

La réponse est :

-d’une part parce qu’elle permet d’accéder à la lecture du Coran dans le texte et si possible de le mémoriser entièrement par cœur. Celui qui est capable de le réciter porte le titre honorifique de Hâfiz (gardien-conservateur) il a le statut de savant.

- d’autre part c’est un marqueur de rupture culturel et le meilleur et le plus efficace outil de conversion.

 

Une autre raison qui pour nous athées laïcs européens semble surréaliste c’est parce que la tradition coranique affirme que : « Dieu s’adressera en ARABE aux croyants le jour de la résurrection » Ce qui est normal puisque c’est lui qui a donné cette langue à ISMAËL.

 

"La langue qu’Allah a choisie est la langue arabe. Il a fait descendre son précieux livre (le Coran) en arabe, et en a fait la langue du dernier des prophètes. Et pour cela, on dit qu’il est du devoir de chacun capable d’apprendre l’arabe de l’apprendre, car elle est la première langue". Achafi’i (772-826).

 

Il faut être soit ignare soit hypocrite soit …..Pire pour prétendre que c’est « une langue comme les autres ». Ceux qui font cela le savent très bien! hélas !

 

C'est justement parce que je la connais moi même très bien que je sais que c'est fou furieux de l'enseigner en primaire surtout à des jeunes issus de l'immigration arabo islamique.

 

Cette langue n'est pas comme les autres c'est une langue liturgique et surtout c'est TOUJOURS la première étape dans le prosélytisme. Elle te fait entrer de fait dans la communauté musulmane qui est le "territoire de l'islam radical".

Cette langue est par essence dénationalisante.

 

L'éducation nationale va contre sa mission d'intégration des enfants fragiles en les poussant chez ceux d'en face. En plus les "profs" viennent du Maroc et sont de fait totalement incontrôlé (par qui de compétent?) et incontrôlables.

 

Si on demande à un arabe naturalisé français si il est arabe, la réponse sera oui : Français mais arabe (il ne dira pas d'origine arabe). Pourquoi arabe? Parce que le prophète a dit: "Celui qui parle arabe est arabe" C'est le point commun des ressortissants des 22 pays dits arabes.

 

C'est la langue qui fait l'arabité et rien d'autre.  Le fils d'un ami, colonel, s'est converti à travers des cours d'arabe en seconde. Son père m'avait appelé au secours !!

J’entendais qu’un proviseur de « quartier » avait voulu ouvrir un cours d’arabe dans son établissement. Seuls 5 candidats se sont inscrits !!! Après enquête il a découvert que les parents estimait que ce n’était pas le « bon arabe, celui du Coran » Dans leur logique ils avaient raison. On n’associera jamais (espérons le) l’étude de l’arabe au texte coranique dans les écoles de la République (du moins tant qu’elle ne sera pas islamique).

C'est aussi ingénu que de dire que l'Islam est une religion comme les autres. On voit de temps à autre des familles dévastées qui disent: "Il s'est converti, c'était son choix, on ne voyait pas de mal à ca, etc..."

Toute la phraséologie politiquement correcte et non stigmatisante et finalement, le gamin part en Syrie.

 

L'enseigner en primaire à des gamins qui n'ont pas 500 mots de français on croit rêver, c'est criminel.

 

On a eu des refus d'obéissance dans nos armées avec des "jeunes français- arabes" pour cette raison, car "arabes de langue" ils ont refusé de combattre d'autre "arabes de langue".

 

L'appartenance linguistique supplantant, comme le préconise l'Islam, l'appartenance à une nation. (La Oumma est au dessus de tout)

 

Moi je suis français et pas Autrichien bien que l'allemand soit la langue de mes pères. Ce sont, ma naissance, mes papiers, la langue française et l’histoire de France qui m’a été « donnée » et que j’ai acceptée et ma volonté qui me font français. Voila la différence.

 

Une grosse connerie de plus que nous payerons forcément un jour.

 

L'ignorance et le politiquement correct sont les pires des calamités.

 

L’Islam parle « du temps de l’Ignorance » la Jahalyya, on est en plein dedans. !!!!!

 

J.P.M

 

Lire aussi : 

« Pardon de vous dire que dans les familles d’origine immigrée, on a plutôt besoin de mieux apprendre le français à l’école ! »

Fragments de réflexion sur un discours


A méditer ...

Egypte : Trois musulmans acquittés après des sévices contre une copte qui avait été dévêtue et exhibée nue dans un village

Cette chrétienne copte âgée de 74 ans, Soad Thabet, avait été exposée nue par une foule de miliciens autoproclamés à la suite de rumeurs selon lesquelles son fils aurait eu une liaison avec une musulmane. L’incident avait eu lieu dans le village d’al-Karm, situé dans le gouvernorat de Minya, à environ 300 kilomètres au sud du Caire.

Des maisons de familles chrétiennes avaient été incendiées et des habitants avaient appelé à l’expulsion des Coptes. Ces chrétiens égyptiens sont la plus grande minorité religieuse dans la région. Ils constituent selon les estimations entre 10% et 15% des quelque 100 millions d’habitants que compte l’Egypte, un pays très majoritairement musulman.

Les trois accusés, un père et ses deux fils, ont été acquittés alors que lors d’un premier procès ils avaient été condamnés à dix ans de prison. Le verdict de jeudi peut encore faire l’objet d’un appel, a déclaré la source judiciaire. La victime des sévices a déploré le verdict d’acquittement dans des déclarations au quotidien copte local Watani.”Après toutes ces années, comment peuvent-ils être laissés libres après qu’ils m’ont déshabillé et exposée aux regards de tous ? Dieu me rendra mes droits“, a dit Soad Thabet. […]

Source : Africa Radio

 

Commentaire du Col. Jean-Pirre MUGG - le 20/12/2020

L'islam s'est imposé aux coptes d'Egypte en 641 lors de la conquête arabe. Les coptes sont devenus minoritaires dans leur pays islamisé.   

 

Au départ les envahisseurs musulmans sont quelques milliers et les coptes chrétiens plusieurs millions.

 

Le musulman bénéficie d’une supériorité des droits civils, fort peu atténuée par une « tolérance » de façade qui masque l’intolérance.

 

Il est imposé aux chrétiens un lion tatoué sur la main, puis au VIII siècle de porter un turban jaune et une ceinture de même couleur. 

 

A partir du IX siècle : Interdiction de monter à cheval. 

 

La minorité  copte est « tolérée » au XIII siècle. (Interdiction de réparer les sanctuaires, impossibilité à un chrétien de témoigner contre un musulman.)

 

A méditer......


Céline Pina : «La tentative de créer unconseil national des imams était vouée à l’échec»

...proposé par le Col Jean-Pierre Mugg - Le 02/01/2021

Source : FIGAROVOX/ENTRETIEN

L’essayiste décrypte les motifs qui ont poussé la Grande Mosquée de Paris à se retirer de ce projet, initié par Emmanuel Macron, et dénonce l’emprise de l’islamisme sur la plupart des organisations musulmanes (dont le CFCM). L’État doit se concentrer sur la lutte contre l’islamisme et ne pas se préoccuper de l’organisation du culte musulman, argumente-t-elle.

Wikimedia Commons - CC

Ancienne élue locale, Céline Pina est essayiste et militante. Elle est la fondatrice de «Viv(r)e la République», elle a également publié Silence coupable (Kero, 2016).


FIGAROVOX.- Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, a annoncé se retirer définitivement du projet de Conseil national des imams confié au CFCM par l’Élysée. A-t-il raison de dénoncer l’existence d’une «composante islamiste» au CFCM?

Céline PINA.- En dénonçant l’existence d’une composante islamiste au sein du CFCM, le recteur de la Grande mosquée de Paris ne fait que dévoiler un secret de polichinelle que seule l’absence d’enquête de trop de journalistes, la volonté de s’aveugler du gouvernement et les intérêts financiers de certains lobbys, individus et think tank proches du pouvoir expliquent. À ce propos lire l’un des grands connaisseurs de l’islam politique, Mohamed Louizi, aiderait beaucoup de monde à dessiller les yeux.

Autour de la création d’un islam de France, il y a beaucoup d’intérêts en jeu: un pouvoir politique à conquérir, de l’influence à monnayer, beaucoup d’argent à se faire grâce à la taxe halal, la main mise sur une population peu sécularisée pour sa partie la moins éduquée… Si certains appétits lorgnent sur la création d’un islam de France et l’établissement d’une taxe halal pour le marché que cela peut créer et la richesse que cela peut apporter, d’autres poursuivent une entreprise de déstabilisation plus politique. Les pressions d’Hakim El Karoui pour mettre la main sur la création d’une taxe halal et le marché afférent sont probablement plus liées à des considérations financières que politiques, mais par ses alliances et la création de l’AMIF, il sert indirectement des projets, eux, bien plus inquiétants.

Celui qui contrôlera la création de l’islam de France peut rêver de disposer d’un État dans l’État.

En effet, la création d’un islam de France excite d’autant plus les appétits que la France est considérée comme faible, que ses représentants sont souvent vus comme peu attachés à leur pays et peu attachés à défendre la lettre comme l’esprit de nos lois et de nos principes. Du coup, celui qui mettra la main sur l’islam de France disposera d’un réseau de propagande sur tout le territoire grâce au contrôle des mosquées et des centres cultuels/culturels, d’institutions reconnues par l’État permettant de diffuser son idéologie, de cadres et de petits soldats, d’école de formation des imams et d’école destinées à former des cadres politiques (voir le lycée Averroès). Celui qui contrôlera la création de l’islam de France peut rêver de disposer d’un État dans l’État, de piloter une contre-société puissante, un système de casemates avec lequel la République française ne pourra que s’opposer, au risque de la guerre civile ou plus probablement avec laquelle elle négociera, au risque d’y perdre son identité et son âme. Ce rêve de contre-société régie par la charia devient une possibilité effective pour des radicaux politico-religieux si notre gouvernement va au bout de son projet d’islam de France.

Cela explique la violence des luttes au sein du CFCM concernant la charte des imams. Il y a derrière ces tensions la volonté de voir si la République est en train de se redresser ou si elle fait semblant de montrer les dents mais reste de fait à genoux. Il faut dire qu’il y a un précédent, en 2000 une charte avait déjà été signée qui devait marquer l’adhésion de l’islam à la République. Celle-ci est morte à peine née puisqu’une liberté fondamentale avait été refusée: celle de changer de religion ou de la quitter. Cela mettait de facto cette charte hors de la République puisqu’elle ne reconnaissait pas la liberté de conscience. À l’époque personne n’avait dénoncé la dimension de contrôle social et la violence religieuse inhérente à ce refus. En effet un tel refus équivaut à empêcher toute liberté individuelle, car par naissance, l’individu est censé adopter un mode de pensée et une façon d’être au monde, imposée par son appartenance à un clan. Il n’est pas un «je» mais le membre d’un «nous» dont il doit porter toutes les caractéristiques. En reculant sur ce point, nos dirigeants ont montré une forme d’incapacité et d’absence de courage qui a encouragée toutes les revendications.

Voilà pourquoi tout ce petit monde d’entrepreneurs politico-religieux se moque éperdument du cadre fixé par l’État. Ils savent que celui-ci n’aura ni le courage ni les moyens de le faire respecter puisqu’il a déjà abandonné l’idée de se faire respecter et de faire respecter nos idéaux, lois et coutumes en faisant déjà simplement appliquer la loi. Il est donc évident que ceux qui mettront la main sur l’islam de France disposeront d’emblée d’un grand pouvoir de nuisance.

Il ne faut pas oublier non plus que les frères musulmans sont à la manœuvre tant au sein de l’AMIF, que de «Musulmans de France», les ex-UOIF. Musulmans de France, bien qu’en dehors du CFCM joue aussi sa partition dans ce concert. L’échec du CFCM la remet d’autant plus dans le jeu que ces proches de la secte violente et totalitaire qu’est la confrérie des Frères musulmans détiennent la majorité du réseau des mosquées et les centres les plus importants de formation des imams (St Denis et Château-Chinon).

Ainsi si Chems-Eddine Hafiz pose un acte fort en dénonçant la composante islamiste au sein du CFCM, on espère que c’est bien par adhésion aux principes républicains et non par proximité avec Amar Lasfar et «Musulmans de France», qui récupèrerait bien le projet pour augmenter encore son pouvoir et son influence. Il n’en reste pas moins que sa déclaration a le mérite d’exposer au grand jour ce que tout le monde sait et que nos politiques nient: aujourd’hui l’influence de l’islamisme est telle en islam que rien ne peut se faire sans eux. Or les islamistes refusent l’égalité entre les hommes et les femmes, haïssent nos libertés, justifient la haine et le meurtre de ceux qui ne partagent pas leur vision de la religion… Il n’y a rien à négocier avec eux.

Comment travailler sereinement avec des personnes dont la communication est souvent basée sur le double langage, le déni et même le mensonge ?

Ceci étant dit, même si le recteur a eu le courage de dire la vérité, la machine à prendre les gens pour des imbéciles a été immédiatement relancée grâce au président du Conseil, Mohammed Moussaoui. Lui demande tout bonnement des preuves de l’entrisme islamiste alors qu’il sait pertinemment quelles sont les forces en présence qui justifient ces accusations, il a même appartenu à l’une d’elles, le RMF, qu’il a quitté pour fonder l’Union des mosquées de France. Citons donc comme mouvance ayant des liens avec les islamistes qu’ils soient Frères musulmans ou salafistes: la confédération turque Milli Görüs (pro Erdogan), le rassemblement des Musulmans de France, proche des islamistes marocains auquel appartient M. Moussaoui, Foi et pratiques… Comment travailler sereinement avec des personnes dont la communication est souvent basée sur le double langage, le déni et même le mensonge?

Cela fait plusieurs fois que le Conseil français du culte musulman fait l’objet de polémiques sur ses accointances avec l’islamisme politique. Déjà en janvier dernier, son délégué général Abdallah Zekri avait déclaré à la radio que Mila «avait cherché» les ennuis qu’elle a subis. Cette structure ne représente selon vous plus qu’une frange radicale de l’islam français?

Cette structure est diverse, mais elle semble avoir élevé le double langage au rang de discipline olympique. Ainsi tandis que M. Zekri en appelait à la haine contre Mila, M. Moussaoui de son côté commençait à expliquer que la critique des religions était de droit pour ensuite rétropédaler en demandant à ce que l’on respecte les croyances de l’islam. Le CFCM ne paraît pas avoir de ligne. En cela il ressemble au président Macron: il dit à ses interlocuteurs ce qu’ils ont envie d’entendre quitte, à force de semer l’incohérence, à décourager toute confiance. L’organisme réussit ainsi l’exploit de dire par la voie de M. Zekri aux islamistes ce qu’ils ont envie d’entendre, puis par celle de Moussaoui à dire à l’État et à la société ce qui la rassure, pour dans un dernier acte donner des gages et envoyer un message aux fondamentalistes en mode «je fais le boulot pour la galerie mais moi aussi je vomis le blasphème». Compliqué de fonder quoi que ce soit sur autant d’ambiguïtés ou de manipulations.

Le CFCM est surtout la chambre d’écho des intérêts nationaux des pays du Maghreb et de la Turquie.

Ce qui est sûr, c’est que si le CFCM est divers, c’est avec les principes et idéaux de la République française que le conseil a le moins de liens. Aujourd’hui il est surtout la chambre d’écho des intérêts nationaux des pays du Maghreb et de la Turquie notamment et des intérêts idéologiques des islamistes, chacun ayant pour objectif le contrôle de population dont ils ne veulent pas l’intégration.

Les discussions en vue de la création d’un conseil national des imams ont buté sur la rédaction d’une «charte des valeurs républicaines». Celle-ci a été dénoncée par plusieurs représentants religieux musulmans, dénonçant une atteinte à la dignité des musulmans. Que vous inspirent ces blocages?

Dès le départ, ce projet de charte des valeurs républicaines était juste aberrant et montre à quel point nos dirigeants actuels ne sont ni des hommes d’État ni des hommes politiques ni même des hommes de pouvoir. Ils ne paraissent pas avoir conscience des défis auxquels ils devraient faire face. Ils ne comprennent rien à la souveraineté et à leur rôle, encore moins à leurs devoirs. Certaines choses ne se négocient pas, elles s’imposent et c’est même le rôle du politique que de les faire vivre donc de les imposer. La laïcité n’est pas une négociation. Elle a été imposée aux chrétiens comme aux juifs, elle doit l’être aux musulmans comme elle l’a été pour les autres. En effet notre laïcité implique que l’on ne fasse pas passer les dogmes religieux avant la loi. Le croyant peut penser ce qu’il veut des lois mais il ne peut arguer de son appartenance religieuse pour s’y soustraire. Ce n’est donc pas à lui de mettre en place une charte des valeurs républicaines mais à l’État. Cette charte impose le respect des lois et pose le cadre de l’exercice du culte. Elle ne se mêle pas de théologie, elle se borne à dire ce qui est acceptable chez nous et à définir un régime de sanction, de fermeture et d’expulsion pour qui y contreviendrait.

Cet échec aura eu le mérite de révéler la réalité qui se cache derrière les revendications d’un islam de France.

D’ailleurs quand on regarde ce qui a bloqué, tout devient clair. Les fédérations islamistes ont refusé la mise à l’index de l’islam politique et refusé que soient écartées de la formation des imams les organisations dont les textes fondateurs et les orientations refusent la démocratie, la laïcité, l’égalité femmes/hommes et promeuvent le sexisme, l’antisémitisme, la haine de l’homosexualité… elles ont refusé la laïcité et le fait que la religion n’avait pas pour vocation de semer la discorde civile et la haine communautaire.

Cet échec aura eu le mérite de révéler la réalité qui se cache derrière les revendications d’un islam de France et de rappeler à nos gouvernants ce qu’est le rôle des hommes d’État. Mais je crains que cela ne serve à rien: il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut rien entendre et notre gouvernement est paumé face aux crises, qu’elles soient sanitaires, politiques ou culturelles. Il ne comprend rien à la notion d’autorité et au régalien. Alors que se lève un nouveau totalitarisme, le totalitarisme islamique, il croit être encore au temps de la Marche des beurs. Il a en face de lui une idéologie politico-religieuse qui hait la démocratie et tout ce qu’est la France et il croit qu’il négocie une problématique de demande d’intégration.

Malheureusement ce n’est pas le cas. Les islamistes ont un projet totalitaire et impérialiste, ils sont dans la conquête et la domination et c’est ce projet violent qui séduit et provoque l’adhésion, absolument pas une démarche spirituelle. Aujourd’hui ils sont les plus influents dans l’islam et cela se constate par le retour à une pratique ou à un discours fondamentaliste notamment dans la jeunesse.

Il est temps d’arrêter avec les discours des différents gouvernements qui sous couvert d’équilibre ne cultivent que l’impuissance.

Vouloir donner des gages aux islamistes en croyant envoyer des messages de «respect» aux musulmans est une double erreur: d’abord parce que personne n’est dupe, ce n’est pas ici la tolérance qui parle mais l’impuissance et la lâcheté. En effet nous n’avons pas à être tolérant envers le sexisme, l’antisémitisme, l’intolérance religieuse, la violence familiale au nom de l’honneur et la violence sociale au nom du refus des libertés individuelles. C’est pourtant ce que porte l’islamisme et ce qui est devenue la réalité de la vie dans certains quartiers. Ensuite parce que cela expose particulièrement les Français de confession musulmane. Ils sont en effet les premières cibles des islamistes qui veulent réislamiser leurs coreligionnaires pour en faire les pions de leur logique de déstabilisation et de prise du pouvoir. Et malheur à ceux qui leur résistent et essaient de défendre les valeurs universelles.

Il est temps d’arrêter avec les discours des différents gouvernements qui sous couvert d’équilibre ne cultivent que l’impuissance. On ne peut pas à la fois taper sur les islamistes et s’excuser de le faire en accordant des passe-droits à l’islam. Il faut donc être clair et se positionner de façon à pouvoir agir. Ce qui signifie balayer d’un revers de main les représentations des islamistes: non les musulmans ne sont pas persécutés et l’État n’a pas à subventionner la construction de mosquées. En revanche nous devons nommer précisément le projet politique qui veut abattre ce qui fait notre culture et notre identité comme notre aspiration à l’universel et nous donner les moyens de le chasser de nos frontières. Nous n’avons pas à accepter que se recrée une forme de fascisme ou de nazisme vert sur notre sol, car là est l’enjeu.

Il est donc temps d’assumer le fait que l’islamisme n’est compatible ni avec la République ni avec la démocratie et que son emprise tentaculaire nous oblige à être très prudents sur tout ce qui concerne les revendications portées au nom de l’islam. Il n’y a donc pas de gages à donner mais un combat à mener. Il passe par l’inscription des Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes, par l’interdiction de toute aide ou subventions publiques aux associations liées à cette mouvance. Que le CCIF ait été dissous est bien, mais il avait déjà plus ou moins déplacé ses actifs vers la plateforme L.E.S. Musulmans, qu’il faut dissoudre aussi. Mais il faut surtout supprimer la maison mère: Musulmans de France (ex-UOIF), fermer le lycée Averroès (déjà condamné par la justice) et les écoles que l’association a pu créer, fermer les instituts de formation des imams qui en dépendent, surveiller de près et ne pas hésiter à mettre sous tutelle les maires clientélistes ou islamistes, et surtout demander des comptes à tous les agents de l’État qui cautionnent des organisations liées à l’extrême-droite islamiste. Par exemple la plateforme L.E.S. Musulmans a un comité de pilotage où trônent nombre de chercheurs au CNRS, à l’INED… Si ceux-ci étaient membres du comité de pilotage du RN, ils verraient leur carrière ralentie et subiraient l’ostracisation de leurs collègues. Soutenir les islamistes c’est monter d’une marche supplémentaire dans l’abjection mais vu que c’est considéré comme inattaquable, personne ne se gêne. Là aussi il y a du ménage à faire.

Ce n’est pas à un gouvernement de fixer le contenu d’une religion.

Bref que ce gouvernement fasse son travail, sinon à force de penser que les gesticulations et les effets d’annonce peuvent remplacer l’action, il va laisser face à face des militants islamistes radicalisés et violents et une France qui risque de se réfugier dans les bras du RN pour échapper à la tentative de créer sur son sol une société islamique que personne ne désire et qui fait le malheur de tous les peuples qui vivent sous sa loi. La vraie question est: le comprend-t-il, et en a-t-il les moyens?

Le CFCM avait été créé par Nicolas Sarkozy en 2003. Toute volonté publique de créer des instances représentatives d’un islam modéré en France sont-elles donc vouées à l’échec?

Il n’y a pas qu’en France que l’islam sombre dans la violence. L’islamisme fait des ravages partout dans le monde et les seules sociétés qu’il a créées sont monstrueuses: État islamique, Iran… Emmanuel Macron croit vraiment qu’il va accoucher d’un islam modéré et sécularisé? C’est soit de la prétention soit de la bêtise mais elle est au moins bien partagée par la droite et la gauche qui nous servent depuis des années ce conte pour enfants.

Bien sûr que toutes ces tentatives sont vouées à l’échec, ce n’est pas à un gouvernement de fixer le contenu d’une religion.

En revanche c’est à un gouvernement d’apprécier si une pratique religieuse crée un trouble à l’ordre public et d’être impitoyable dans ce cas. Et il n’y a pas à se faire des nœuds. Il n’y a pas assez d’imams en France? Tant pis. Ce n’est pas une raison pour faire venir des imams fondamentalistes de Turquie ou du Maroc. Il faut stopper cette logique d’échange et se laver les mains des conséquences. Un État laïque n’est pas là pour assurer à une religion la gestion de ses adeptes et si les infrastructures religieuses sont entre les mains d’une idéologie violente et radicale, il doit d’abord la combattre quitte à ce que les locaux soient fermés durant un temps assez long. L’islam aujourd’hui est malade du totalitarisme et sa logique métastase, si cette religion doit en rabattre le temps que les islamistes passent de dominants à marginaux, et bien il faut accepter que ce ne soit pas le problème de la république laïque.

Comment résoudre l’épineux problème de la formation des imams si le projet d’Emmanuel Macron échoue lui aussi?

Comment résoudre le problème de la faim dans le monde? Comment faire en sorte qu’il n’y ait plus de guerre et que tout le monde s’aime? Il y en a plein de problèmes pourtant cruciaux que nous ne savons pas résoudre. Et bien il y a aussi des problèmes que nous n’avons pas à résoudre. Emmanuel Macron veut-il aussi s’intéresser à la crise des vocations au sein de l’Église catholique?

Le problème de l’État n’est pas d’assurer la formation des imams mais de reprendre en main l’école et d’assumer le fait qu’elle est là pour former aussi des citoyens donc des personnes qui partagent une vision commune, c’est de construire des hôpitaux, des routes, des universités, c’est d’assurer la sécurité individuelle et collective, d’inscrire un cadre sûr, clair et pérenne dans lequel les gens peuvent poursuivre leurs buts privés. Si les seuls à pouvoir proposer une formation pour les imams dépendent de puissances étrangères ou sont des islamistes, alors tant pis, il n’y aura pas de formation d’imams sur notre sol tant qu’un projet porté par des personnes fiables n’aura pas vu le jour. Aujourd’hui les conditions ne sont réunies. Quant à l’AMIF ce n’est pas une solution, Mohamed Bajrafil comme Tarek Oubrou sont très ambigus et c’est une façon polie de s’exprimer quant à leurs liens avec les frères musulmans.

À l’heure actuelle, il n’y a pas de structure fiable à laquelle adosser un projet d’islam de France ou de formation d’imams. Mieux vaut en faire le constat et arrêter de courir après une chimère. Le pire serait, pour des questions d’image, de faire semblant de ne pas le savoir et de confier à terme le bébé soit au CFCM, soit à l’AMIF, soit à l’ex-UOIF rebaptisée Musulmans de France. Cela aboutirait à faire tomber l’islam de France dans l’escarcelle des frères musulmans. Or ceux-ci sont avant tout des politiques pour lesquels ce que représente la France est une hérésie à combattre et à abattre. Un tel projet équivaut à abriter une vipère dans son sein. Alors que le sang ne cesse de couler dans nos rues, un tel choix équivaudrait à une trahison.

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