Les Opérations (II)

Le chantage nucléaire de Kiev

Le 11 août 2022, l’artillerie ukrainienne a de nouveau tiré sur la centrale nucléaire de Zaporodje, située à Energodar sur la rive gauche du Dniepr, tout comme la propagande ukro-atlantiste, dans un débilisme paroxysmique, accuse la Russie de ces bombardements. Dans un article précédent j’avais déjà rendu compte des bombardements de Kiev sur cette centrale nucléaire qui est la plus grande d’Europe.

Ces nouveaux bombardements ukrainiens dont la majorité des munitions tirées ont été interceptées par la défense antiaérienne russe, ont quand même réussi a endommager une centrale thermique et le système d’alimentation des piscines chargées du refroidissement des réacteurs du site nucléaire. Ce sont surtout des obus, beaucoup plus difficiles à intercepter que des roquettes ou missiles qui ont frappé la centrale, tirés par des obusiers de 152mm appartenant à la 44e brigade d’artillerie ukrainienne déployée à Nikopol, sur l’autre rive du Dniepr.

Comme d’habitude, l’appareil politico-médiatique ukro-atlantiste accuse la Russie d’avoir bombardé la centrale (où sont ses propres unités de défense !) et le seul fait que le régime de Kiev n’utilise pour ces attaques terroristes que des systèmes d’armes d’origine soviétique communs aux 2 armées prouve que cette inversion accusatoire est un des objectifs principaux de son opération contre la centrale d’Energodar.

Les observations ainsi que les indices laissés par les bombardements confirment l’évidence de leur origine ukrainienne jusqu’à la localisation des points de tirs utilisés par la 44ème brigade

Quels sont les objectifs des bombardements ukrainiens ?

Même si leur degré de leur folie suicidaire est historique, ces bombardements ukrainiens sur le site nucléaire répondent à des objectifs facilement identifiables :

• Diaboliser la Russie pour relancer les soutiens pro-ukrainiens médiatiques, économiques et militaires occidentaux qui commencent à s’essouffler,

• Menacer la sécurité de la Crimée russe (à moins de 200 km) et des régions de la Novorossiya qui ont été déjà libérées (Kherson, Zaporodje et Donetsk),

• Éloigner de Kherson et de la Crimée pour les envoyer à Ernegodar le maximum de moyens de la défense antiaérienne russe,

• Provoquer une évacuation de la population vivant autour de la centrale nucléaire ce qui est prévu dans les plans des services de sécurité si la menace augmente,

• Compromettre la tenue des référendums irrédentistes des populations de Kherson et Zaporodje par une insécurité et des évacuations massives.

D’autres objectifs utopiques qui sont une conséquence de la menace organisée par Kiev peuvent être avancés :

• Provoquer une sanctuarisation internationale de la région de la centrale nucléaire avec déploiement de casques bleus, ce qui ferait reculer les forces russes.

• Cette sanctuarisation pourrait s’étendre au barrage de Novaïa Kharkova près de Kherson qui permet la retenue d’eau alimentant le refroidissement de la centrale.

• Reprendre le contrôle total des activités scientifiques qui étaient menées dans l’enceinte de la centrale et notamment la création d’armes nucléaires.

Quelles sont les conséquences des bombardements ukrainiens ?

Les frappes ukrainiennes ont été réalisées par des obusiers lourds de 152mm et des Lance-Roquettes multiples de 220mm de la 44e brigade d’artillerie ukrainienne, positionnés à Nikopol, Marganets et Tomakovka sur la rive droite du Dniepr, en face d’Energodar.

Lors des derniers bombardements sur la centrale, plusieurs objectifs ont été visés par les forces ukrainiennes et atteints par les quelques munitions qui ont réussi à traverser le dôme de fer de la défense antiaérienne russe, au total 13 munitions (10 obus et 3 roquettes) :

• 5 arrivées sur la zone du site de soudage et du stockage des barres de combustibles radioactifs, 1 obus est arrivé à seulement 10 mètres d’un container,

• 5 arrivées sur la zone des services d’urgence chargés de la sécurité du site dont la caserne des pompiers a été gravement endommagée,

• 3 arrivées sur la zone du stockage des isotopes radioactifs et des barres de combustibles usagées (déjà bombardée le 7 août dernier).

Si les réacteurs en eux mêmes peuvent résister dans leur conception à des bombardements, des tremblements de terre ou même des crashs d’avions, en revanche les stations électriques, les stockages des combustibles usagés et les services de maintenance et de sécurité sont plus vulnérables ce qui permet de menacer indirectement la sécurité nucléaire du site… et c’est justement vers eux que les tirs ont été dirigés.

Ainsi par exemple la ligne à haute tension de la sous-station « Kakhovskaya » a été endommagée, déclenchant un incendie qui a été maitrisé de justesse avant qu’il n’atteigne les unités motrices et le stockage des combustibles radioactifs.

Pour le moment, aucune fuite radioactive n’a été détectée, mais les bombardements ukrainiens continuent et pas seulement sur le site mais aussi sur le barrage de Novaïa Kharkova dont il dépend et qui est situé à 130 km en aval. Ici aussi, malgré les nombreuses interceptions de la Défense antiaérienne russe protégeant le barrage (qui sert aussi de pot sur le Dniepr), ce dernier a encore été touché par des HIMARS étasuniens le 12 août suite à quoi les forces armées ukrainiennes revendiquent, en plus des pertes russes occasionnées, avoir rendu sa traversée impraticable. (à confirmer)

Bombardements ukrainiens sur Novaïa Kharkova avec des HIMARS le 12 août

Il faut noter ici que cette centrale nucléaire, en plus de voir gravement menacés ses systèmes de refroidissement qui évitent la fusion des réacteurs, renferme des milliers de tonnes de déchets radioactifs dans des zones de stockages vulnérables aux bombardements. Si le scénario d’un nouveau Tchernobyl est peu probable (mais pas impossible) en revanche un arrêt d’urgence des réacteurs, une dépressurisation de leurs systèmes ou une destruction de stockages de matières radioactives entraineraient , en plus de l’arrêt de la production d’électricité, une contamination de l’air, des sols et de l’eau donc une évacuation des populations : c’est l’équivalent d’une « bombe sale » qui menace toute la région. Concernant le pire scénario, il n’est possible que si le système de refroidissement des réacteurs (qui doit être maintenu plusieurs années après leur arrêt) est mis hors service malgré toutes les sécurités installées (et renforcées depuis l’accident de Tchernobyl) et qu’aucune réparation ne peut être faite à cause de la situation militaire locale.

Quelles sont les réactions russes ?

Autour de la centrale les forces russes renforcent leur bouclier antiaérien et leur artillerie de contre batterie qui a déjà opéré des ripostes sur les points de tirs ukrainiens repérés, notamment à Marganets.

Le ministère russe de la Défense a annoncé que les bombardements ukrainiens avaient causé des dommages aux systèmes de refroidissement de 3 réacteurs nucléaires.

Au niveau industriel, les autorités russes ont réduit la production à sa charge minimale, à cause des réparations en cours et pour mieux prévenir de nouveaux dégâts éventuels sur les installations. La première conséquence sera que les territoires contrôlés par l’Ukraine ne seront plus fournis en électricité !

Depuis le début des bombardements ukrainiens sur le site nucléaire d’Energodar (20 juillet) mais aussi sur le barrage de Novaïa Kharkova qui lui est lié, les autorités russes ont à plusieurs reprises averti le régime de Kiev et alerté les instances internationales (Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) et ONU) qu’elles invitent à venir inspecter la centrale nucléaire « dans les plus brefs délais ».

Vasily Nebenzya.

Le représentant permanent de la Russie à l’ONU, Vasily Nebenzya a déclaré : « Si les attaques des forces armées ukrainiennes continuent, cela (la catastrophe nucléaire) peut arriver à tout moment. Ensuite, les territoires des régions de Kyiv, Kharkov, Zaporodje, Poltava, Kherson, Odessa, Nikolaîev, Kirovograd, Vinnitsa seront sous la menace d’une contamination radioactive ainsi que  les Républiques populaires de Donetsk et Lougansk, les régions Régions frontalières de la Russie et de la Biélorussie, de la Moldavie, de la Bulgarie et de la Roumanie. Et ce sont les prévisions d’experts les plus optimistes. L’ampleur réelle de la catastrophe nucléaire à la centrale nucléaire de Zaporodje est même impossible à imaginer. Dans ce cas, toute la responsabilité en incombera aux sponsors occidentaux de Kyiv. »

Quelles sont les réactions occidentales ?

Je n’évoquerai pas ici les mantras débiles et haineux des médias-systèmes qui n’ayant peur ni du ridicule, ni de la honte désignent évidement Moscou comme coupable des bombardements sur la centrale tenue par ses forces armées. De ce côté là rien à signaler qui ne relève pas d’un examen psychiatrique…

António Guterres.

Du côté de l’ONU nous avons droit à une démonstration remarquable de l’hypocrisie occidentale par la voix de son secrétaire général António Guterres qui s’est fendu de déclarations de circonstance sans conséquence ni menace concrètes à l’encontre des responsables des bombardements sur la centrale nucléaire. Ainsi Guterres demande aux russes et ukrainiens de « faire preuve de bon sens et ne prendre aucune mesure qui pourrait compromettre l’intégrité physique et la sécurité de la centrale nucléaire – la plus grande du genre en Europe », leur demandant d’établir une zone de sécurité autour du site d’Ernegodar.

Quelle est réellement l’influence du « grand machin » comme le nommait le général de Gaulle dans les conflits ? : Quasiment nulle surtout lorsque le « bon sens » invoqué ici par son secrétaire Général interfère avec les intérêts de la ploutocratie occidentale (il suffit de voir combien les résolutions contraignantes de l’ONU concernant les territoires palestiniens occupées sont méprisées par l’État sioniste par exemple). Et concernant l’Ukraine rappelons que Guterres a agité le spectre d’une famine en Afrique pour forcer le traité d’exportation céréalières depuis le port d’Odessa. Macron le maître du moment de la Francafrique avait même envoyé Macky Sall son laquais de l’Union africaine pleurer auprès de Vladimir Poutine pour lever le blocus russe

Or, les 8 premiers vraquiers chargés du blé ukrainiens qui ont quitté les ports ukrainiens sont allés les livrer en France, en Grande Bretagne, au Liban, en Irlande, en Corée du Sud, en Turquie et non pas en Afrique qui est une fois de plus le dindon de la farce ploutocratique occidentale qui lui fait jouer le rôle de mendiant, pour mieux s’en mettre plein les poches et finalement la laisser dans sa misère organisée.

Devant la menace pesant sur Ernegodar, Guterres a déclaré « J’appelle au retrait de tout le personnel militaire et de l’équipement militaire de la station et à l’évitement de tout autre déploiement de forces militaires ou d’équipement militaire sur ce territoire », sauf que cette appel ne concerne de facto que les forces russes et non les forces ukrainiennes qui sont de l’autre côté du Dniepr.

Concernant la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporodje, il n’y a donc rien à attendre de ce menteur de l’ONU qui n’est qu’un lobbyiste du complexe militaro-industriel capitaliste.

Rafael Grossi.

Concernant l’AIEA, son positionnement ici relève plutôt du cynisme quand Rafael Grossi son directeur, après avoir annoncé d’abord qu’« il n’y a actuellement aucune « menace immédiate » pour la sûreté nucléaire de la centrale nucléaire de Zaporodje », admet au lendemain de ces nouveaux tirs ukrainiens être préoccupé par le bombardement de la centrale et a souligné qu’il était prêt à diriger la mission d’experts de l’AIEA pour protéger et garantir la sécurité des centrales nucléaires de la région mais sans montrer un quelconque empressement et encore moins d’autorité vis à vis de Kiev.

Conclusion

Ce à quoi nous assistons ici, c’est à un chantage nucléaire mené par un régime ukrainien à l’agonie et qui est prêt à mettre au dessus des populations européennes dont sa propre population une épée de Damoclès atomique pour tenter de retarder son inéluctable défaite militaire.

Même si une catastrophe nucléaire à grande échelle, brutale et irrémédiable est peu probable le risque dune contamination radioactive régionale est bien réel, la menace gravissime et son instrumentalisation politique inadmissible.

Le 12 août 2022, le ministère étasunien des Affaires étrangères en déclarant que « la Russie assumerait l’entière responsabilité de la situation de la centrale nucléaire d’Energodar » a donné ainsi son absolution à son vassal ukrainien pour qu’l continue ses bombardements du site nucléaire. De facto ce comportement paroxysmique irresponsable et criminel de la clique ukro-atlantiste donne surtout une carte blanche à Moscou pour écarter radicalement et par tous les moyens disponibles la menace nucléaire qui pèse sur la région.

Quant à savoir si Kiev est prêt à aller jusqu’au bout de sa folie et contaminer une partie de sa propre population, la réponse est déjà donnée par les 8 dernières années où son armée n’a eu de cesse que de bombarder les populations du Donbass, dans une intention ouvertement génocidaire.

Dans la série des opérations mensongères occidentales destinées à diaboliser la Russie dans l’opinion publique, les bombardements de la centrale de Zaporodje viennent nous offrir un nouveau record mondial de stupidité criminelle car leurs conséquences pourraient devenir rapidement incontrôlables et catastrophiques.

 

Quelques réponses à vos questions sur l’Ukraine

Par The Saker – Le 10 août 2022 – Source The Saker’s Blog et The Saker francophone

Un lecteur m’a récemment demandé pourquoi je n’ai pas posté de cartes de la situation militaire en Ukraine, et c’est une question juste à laquelle je vais répondre ci-dessous.

Il y a plusieurs raisons à cela, mais la principale et la plus évidente est la suivante : contrairement au premier ou au deuxième mois de l’OMS [Opération Militaire Spéciale, NDT], il y a très peu de changements qui méritent d’être montrés sur une carte. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de changements sur les lignes de front, il y en a beaucoup, mais ils ne se traduisent pas par de belles cartes.

 

Un article récent de Moon of Alabama citait ce qui semble être une fuite du commandement ukrainien et je vais le reprendre ici :

Les chaînes ukrainiennes discutent de ce qui pourrait être une fuite de données de l’état-major des FAU :

– Les FAU n’ont plus que 43-48% de leurs effectifs.

– les travailleurs médicaux sont à leur limite.

– les armes légères et les blindés ne sont pas en nombre suffisant.

– 191 000 soldats ont été tués et blessés (uniquement les forces armées ukrainiennes, sans compter les autres).

– il n’y a pas assez de liquide hydraulique et d’azote liquide pour les obusiers M777.

– personne ne se soucie des disparus – il n’y a pas de statistiques.

– les équipements transférés par l’Occident s’épuisent.

– les armes occidentales sont utilisées par des amateurs, car il n’y a pas de spécialistes qualifiés.

– il n’est pas possible de réparer les armes sur place en raison du manque de pièces de rechange et de spécialistes. Tout est envoyé en Pologne.

Même avec ce rapport désastreux, je me garderais de prédire une rupture décisive du moral. Comme à Peski, les blessés de guerre sont renvoyés directement dans les tranchées.

Je voudrais juste ajouter ici que Peski a été prise.

Mais les faits essentiels sont les suivants : « Les FAU n’ont que 43-48 % d’effectifs » et « 191 000 soldats ont été tués et blessés (uniquement les FAU, sans les autres)« .

Les chiffres peuvent varier d’un pays à l’autre, et tout dépend du type de guerre qui est menée, mais la règle générale que l’on m’a enseignée est que toute unité qui perd plus de 30% de ses effectifs n’est pas en mesure de remplir ses missions de combat théoriques. Dans l’histoire, il existe de nombreux exemples d’unités ayant subi des pertes de 30 % ou plus, mais ces unités ne peuvent que tenir le terrain, et non opérer un retrait ordonné, sans parler d’une contre-attaque. Le résultat final est toujours le même, ces unités finissent par s’effondrer et disparaître (mortes, prisonnières ou en fuite).

En d’autres termes, à ce stade actuel de la guerre, les statistiques telles que celle ci-dessus nous racontent l’histoire, pas les cartes.

Ceci étant dit, la vérité est que les forces ukrainiennes dans le Donbass se trouvent de facto dans un chaudron opérationnel depuis la première semaine de l’OMS. Ce n’est pas le résultat d’une quelconque manœuvre militaire russe spéciale, mais un facteur géographique. Pour faire simple, l’Ukraine orientale est un gigantesque chaudron. Il est vrai qu’il ne s’agit pas d’un chaudron verrouillé, ce qui signifie que les Ukrainiens peuvent encore y faire entrer et en sortir des forces, mais il était déjà « verrouillé par le feu« , ce qui signifie que les forces russes pouvaient attaquer, et ont attaqué, les forces qui y entraient et en sortaient avec une efficacité dévastatrice.

Petit rappel : les Ukrainiens, soutenus par des milliards de dollars de l’Occident combiné, ont eu huit ans pour préparer de très solides fortifications le long des villes qu’ils contrôlaient avant l’OMS. Peut-être quelqu’un s’attendait-il à ce que les Russes avancent de front, bombardent le Donbass contrôlé par les Ukrainiens (comme le feraient les États-Unis), puis attaquent de front en subissant d’énormes pertes. Les Russes, sagement, n’ont pas fait cela. Au lieu, ils ont choisi d’éroder lentement les défenses ukrainiennes.

Ces tactiques ont, soit dit en passant, permis à la Russie de libérer un certain nombre de villes et de villages (Izum, Peski et d’autres), ainsi qu’un certain nombre de « chaudrons » tactiques qui ont finalement été absorbés. Mais, là encore, les cartes ne reflétaient pas la nature de ce qui se passait.

Une question que l’on me pose souvent est la suivante : comment se fait-il que les Russes ne puissent même pas arrêter le bombardement de Donetsk depuis, disons, Avdeevka ? Ils disposent d’une force d’artillerie beaucoup plus puissante et plus grande et ils ont de très bonnes capacités de contre-batterie, alors quel est le problème ici ?

C’est simple, les Ukrainiens positionnent leur artillerie juste à côté de bâtiments occupés par des civils. Ainsi, lorsqu’un mortier, un obusier ou un MLRS ukrainien tire sur Donetsk ou Makeevka, les Russes voient bien d’où il a été tiré, mais ils ne peuvent pas simplement répondre par une volée de leurs propres tirs, car cela reviendrait à tuer des dizaines, voire des centaines de civils innocents. Cela donnerait également à l’Occident le « massacre russe » qu’il voulait tant à Bucha. Donc, au lieu de riposter, les Russes affinent leurs données de tir, ce qui non seulement prend du temps, mais permet aussi aux Ukrainiens de se déplacer, pas nécessairement de beaucoup, juste de quelques dizaines ou centaines de mètres, parfois juste de l’autre côté d’un bâtiment.

Les Russes ont donc décidé qu’il était beaucoup plus logique de se déplacer lentement que de prendre frontalement d’assaut les fortifications ukrainiennes. C’est mieux pour la LDNR et les forces russes et c’est bien mieux pour les civils.

Écoutez, pourquoi pensez-vous que toute l’infrastructure civile de, disons, Kiev ou Kharkov est entièrement fonctionnelle ? Si vous croyez vraiment sincèrement que les Russes n’ont pas pu la détruire au premier jour de l’OMS, vous pouvez aussi bien arrêter de lire et ne plus jamais revenir sur ce blog. Pour le reste, voici le truisme qui explique vraiment tout

==>>Les Russes ne font pas la guerre comme les États-Unis.

Qu’est-ce que je veux dire par là ?

Voici le plan de guerre américain de base :

  1. Attaquer un pays fondamentalement sans défense
  2. Obtenir la suprématie aérienne (en l’absence de toute défense aérienne moderne)
  3. Tirer un grand nombre de missiles de croisière, suivi de frappes aériennes massives.
  4. Si cela ne suffit pas, cibler et détruire délibérément toute l’infrastructure civile.
  5. Envoyez ensuite des forces terrestres dont la tactique de base est la suivante : avancez et tirez sur des personnes sans défense, et en cas de résistance, lancez une attaque aérienne. Puis continuer.
  6. Déclarer la victoire et partir (idéalement en laissant un régime fantoche compradore au pouvoir).

Le résultat est bien plus d’un million de morts en Irak, la dévastation totale de la Libye, le bombardement massif de civils serbes en Bosnie, Croatie, Serbie, Monténégro et Kosovo, etc. etc. etc.

Les Russes rejettent tout simplement cette « logique » pour des raisons morales et pragmatiques. Rappelez-vous le point 6 ci-dessus ! Ce n’est pas une option viable pour les Russes.

Historiquement, le génocide a TOUJOURS été le mode de guerre occidental, ceci étant particulièrement vrai pour les Britanniques et les Américains. Vous n’avez pas besoin de me croire, lisez simplement ce livre : The First Way of War : American War Making on the Frontier, 1607-1814 par John Grenier, qui a pris sa retraite de l’armée de l’air américaine en 2009 après une carrière de vingt ans au cours de laquelle il a atteint le rang de lieutenant-colonel et a servi deux fois comme professeur à l’Académie de l’armée de l’air. Il est actuellement professeur principal d’histoire militaire américaine pour le programme en ligne de maîtrise en histoire militaire (MMH) de l’université Norwich. Vraiment, je le pense, procurez-vous son livre, lisez-le et perdez toutes les illusions naïves que vous pourriez avoir sur la « démocratie occidentale » et la façon dont les « libéraux » font la guerre aux autres.

Une autre question que l’on me pose est la suivante : pourquoi les Russes ne contournent-ils pas les villes et villages ukrainiens du Donbass pour s’enfoncer plus profondément dans l’Ukraine ? La réponse est simple : parce que cela placerait les forces russes entre les positions ukrainiennes encore existantes, que les Russes sont en train d’écraser lentement, et les forces ukrainiennes en Ukraine centrale. Il n’est guère surprenant que les Russes ne veuillent pas que leurs forces se battent sur deux fronts, l’un à l’ouest et l’autre à l’est. Alors qu’en est-il des fameuses « opérations blindées en profondeur » ou de l’utilisation du groupe tactique du bataillon comme groupe de manœuvre tactique-opérationnel ? Tous ces éléments font partie d’une opération d’armes combinées régulière et à grande échelle, oui, mais l’OMS n’est PAS, je répète, PAS une opération d’armes combinées régulière. Par exemple, lorsque les Russes ont lancé leur OMS, les Ukrainiens avaient une supériorité numérique assez importante sur les Russes, combinée à des éléments technologiques militaires spécifiques (tels que des communications sécurisées avancées) que les forces de la LDNR n’avaient pas du tout, et que l’armée russe avait, mais pas au même niveau de sous-unités que les Ukrainiens. Que voyons-nous aujourd’hui ? La supériorité numérique a disparu, et les technologies avancées fournies aux Ukrainiens par l’Occident n’ont fait que rendre les choses plus difficiles pour les Russes, sans toutefois affecter le résultat.

Et, bien sûr, la question « préférée » : vous (et d’autres) avez dit à de nombreuses reprises que la Russie pouvait et allait vaincre l’Ukraine en quelques jours, quelques semaines maximum. Admettez-vous maintenant que vous aviez totalement tort ?

Tout d’abord, commençons par l’hypothèse de cette question, c’est-à-dire que la Russie n’a pas vaincu l’Ukraine en quelques jours ou semaines. Est-ce vrai ?

Je dirais que non. Les Russes ont réussi à mettre hors d’état de nuire les forces armées ukrainiennes au cours des premiers jours et des premières semaines de la guerre : la quasi-totalité de l’armée de l’air ukrainienne a été détruite, ainsi qu’une grande partie des défenses aériennes ukrainiennes. Quant aux forces terrestres, elles n’ont pas réussi à exécuter une seule contre-attaque efficace, tout au plus ont-elles affirmé que chaque retraite russe était le résultat de leurs contre-attaques, mais permettez-moi de poser une question simple : si ces contre-attaques ont été couronnées de succès, où est le résultat ? Rien, enfin, à part les contes de fées totalement fictifs qui sortent de Kiev, bien sûr. Et puisque Kiev a menti sur toute la ligne depuis le premier jour de l’OMS, comment peut-on prendre au sérieux leurs grandioses déclarations?

Que s’est-il alors réellement passé ?

Nombre de mercenaires étrangers en Ukraine

Ce qui s’est passé, c’est que l’Occident a décidé de jeter toute sa puissance militaire derrière le régime nazi de Kiev. Non seulement des MILLIARDS de dollars d’équipement ont été mis à la disposition des forces ukrainiennes, mais des MILLIERS de « volontaires » ont également été envoyés en Ukraine pour soutenir les forces ukronazies (voir le graphique de droite, cliquez ici pour une plus haute résolution. Traduction rapide des principaux termes : Страна : pays ; Прибыло : arrivé ; Уничтожено : détruit ; Убыло : parti ; Всего : total).

Enfin, et ce n’est certainement pas le moins important, les États-Unis et l’OTAN font appel à toutes leurs capacités C4ISR pour soutenir les forces ukrainiennes. En fait, il serait exact de dire que les États-Unis et l’OTAN ont maintenant pris le contrôle total de toutes les opérations militaires en Ukraine (ils ont également présidé à la répression totale de toutes les formes d’opposition interne ukrainienne !)

Une fois ceci compris, laissez-moi vous poser trois questions simples :

  • Ai-je, ou quelqu’un d’autre, déclaré que la Russie vaincrait militairement les forces combinées des États-Unis et de l’OTAN en quelques jours ou semaines ?
  • Combien de temps estimez-vous qu’il faudrait aux Russes pour atteindre un tel objectif ?
  • Ne voyez-vous vraiment pas que malgré ce soutien massif et total de l’Occident, la Russie est en bonne voie pour y parvenir, pour vaincre non seulement la meilleure et la plus grande force mandataire de l’histoire des États-Unis, mais aussi tous les efforts de l’Occident combiné pour vaincre la Russie militairement et économiquement ?

Si vous n’avez pas vu cela, disons, même il y a un mois ou deux, je pourrais comprendre. Mais si vous ne sentez toujours pas l’odeur du café, alors je vous déclare désespéré, je vous encourage à arrêter de lire cet article et à rester loin de ce blog 🙂

Sérieusement, si l’Occident combiné avait laissé le régime ukrainien de Kiev à ses propres moyens, « Ze » aurait dû capituler environ 10 jours après le début de l’OMS, ne serait-ce que pour épargner la vie des soldats et des civils ukrainiens.

Les Russes s’attendaient-ils à une réaction aussi massive de l’Occident ? Le terme « s’attendre » est très trompeur. Ce n’est pas ainsi que ces choses fonctionnent. Les plans opérationnels et stratégiques ne sont pas fondés sur un seul scénario dont vous « espérez » la concrétisation. Il y a également deux choses dont nous devons toujours nous souvenir :

  • C’est le travail des agences de renseignement et des départements de planification des opérations de préparer et de modéliser autant de scénarios (ou scenarii ?) qu’il est raisonnablement possible d’imaginer.
  • Les plans opérationnels et stratégiques ne traitent pas des questions tactiques et ils changent CONSTAMMENT en fonction d’une boucle de rétroaction et de prise de décision.

Un exemple : Poutine a admis lors d’une interview télévisée que lorsque les Russes sont entrés en Crimée, il avait placé les forces nucléaires russes en état d’alerte maximale. Cela signifie-t-il que quelqu’un au Kremlin ou à l’état-major « s’attendait » à ce que les États-Unis bombardent la Russie ? Bien sûr que non ! Mais ils ont envisagé cette possibilité et ont pris les mesures nécessaires pour tenter de l’empêcher.

Même chose ici. Je suis convaincu que les Russes étaient parfaitement préparés à la réaction insensée et franchement suicidaire de l’Occident à l’OMS. En fait, cette réaction « maximale » était l’une des très nombreuses éventualités auxquelles les Russes ont dû se préparer. En tant qu’ancien analyste du renseignement, je peux vous dire que l’analyse militaire examine le plus grand nombre possible d’options, puis les responsables de la planification opérationnelle se préparent à toute éventualité.

Il est désormais tout à fait clair que l’Occident est déterminé à combattre la Russie jusqu’au dernier Ukrainien. D’où l’ordre vraiment stupide donné aux forces ukrainiennes les meilleures et les plus compétentes de ne pas s’engager dans une défense mobile mais de tenir leur terrain dans le Donbass jusqu’à ce qu’elles soient totalement détruites.

En outre, il est tout à fait clair que les pays occidentaux sont prêts à détruire non seulement leurs propres économies, mais aussi l’ensemble du système financier international pour essayer de faire le plus de mal possible à la Russie (et à la Chine).

En d’autres termes, la Russie n’est pas engagée dans une guerre contre l’Ukraine, mais contre l’ensemble de l’Occident uni et consolidé.

==>N’ai-je pas dit exactement cela depuis au moins 2013 ?

Combien de temps cette guerre va-t-elle durer ?

Je ne peux pas répondre à cette question car la réponse dépend entièrement de : la stupidité suicidaire des dirigeants de l’Empire anglo-sioniste.

Les forces ukrainiennes dans l’est de l’Ukraine n’ont plus aucun espoir de retraite ordonnée, elles seront donc détruites. Dans combien de temps ? Je ne sais pas, cela dépend des gens dans les tranchées et de la force de l’emprise des nazis sur ces forces.

Y aura-t-il une contre-attaque ukrainienne vers Kherson ? J’espère bien que non.

Pourquoi ? Parce qu’actuellement, les forces ukrainiennes sont retranchées à l’intérieur de la ville de Nikolaev, et si elles décident d’attaquer, elles devront non seulement se mettre en ordre de bataille en dehors des limites protectrices de la ville, mais elles devront aussi traverser une plaine pratiquement vide. En d’autres termes, ce sera un massacre.

Peuvent-ils encore essayer ? Bien sûr ! TOUS les ordres donnés aux forces ukrainiennes par les USA+OTAN sont de facto suicidaires et n’ont aucun sens militaire. Aucun néocon ne se souciera de voir plus d’Ukrainiens massacrés.

Que peuvent faire d’autre les Ukrainiens ?

Principalement, ce qu’ils ont fait jusqu’à présent, notamment :

  • Massacrer autant de civils que possible dans les zones libérées, y compris en utilisant des armes interdites (mines anti-personnel et armes à sous-munitions).
  • Organiser des attaques terroristes efficaces non seulement dans les zones libérées du Donbass, mais aussi à l’intérieur de la Russie (ce pour quoi les Ukrainiens se sont montrés plutôt doués).
  • Ils pourraient mener d’autres attaques contre la Russie, la Crimée et le pont de Crimée. Aucune d’entre elles ne fera de différence sur le plan militaire ni n’aura d’impact, mais elles constitueront de bonnes relations publiques, surtout avec le soutien total de la machine de propagande anglo-sioniste, alias « la presse libre« .
  • Ils s’efforcent de bombarder la centrale nucléaire de Zaporozhie. La centrale de Tchernobyl pourrait redevenir une cible. Enfin, les Ukronazis ont encore accès à de nombreux déchets nucléaires usés qu’ils pourraient utiliser comme « bombe sale » contre leur propre population et accuser la Russie (pensez-y comme une « Bucha nucléaire »).
  • Le flux régulier d’avions et d’hélicoptères en provenance de Pologne, de Roumanie et d’autres pays se poursuivra, donnant à la propagande ukrainienne l’illusion que la Russie n’a pas la supériorité aérienne sur toute l’Ukraine.

Il existe également une possibilité très réelle que la Pologne et la Hongrie débarquent en Ukraine occidentale pour « protéger » leurs ressortissants. Jusqu’à présent, elles se sont abstenues de le faire, du moins ouvertement, probablement parce que les commandants des États-Unis et de l’OTAN ne veulent pas risquer une frappe russe sur les forces de l’OTAN (même ces idiots de Biden et de Stoltenberg l’ont dit publiquement !) Cependant, si elles agissent intelligemment, la Pologne et la Hongrie pourraient bien obtenir, par des canaux entièrement non officiels, une promesse russe de « regarder ailleurs » et de ne pas agir. Pourquoi ? Parce que la Russie n’a absolument aucun besoin de ces territoires et qu’elle sera plus qu’heureuse de laisser les Polonais et les Hongrois s’occuper des cinglés Ukronazis de l’Ukraine occidentale.

J’espère que ce qui précède répond au moins à certaines des questions que vous vous posiez.

Je mentionnerai une dernière chose : alors que l’effondrement du système financier international est déjà bien entamé, ses effets n’ont, jusqu’à présent, pas été pleinement ressentis, certainement pas aux États-Unis et même pas dans l’UE. Une fois que l’ampleur de ce désastre auto-infligé deviendra absolument indéniable, même par la « presse libre » dirigée par les néoconservateurs, les choses commenceront à changer politiquement en Occident. Il est donc temps d’attendre et de voir, et non de spéculer.

Andrei

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Ukraine Sitrep. L’Ukraine admet la percée russe. Paralysie du front sud


Par Moon of Alabama – le 5 août 2022

Source : The Saker Francophone

Il y a un rapport sur l’Ukraine qui fait le tour du monde, qui aurait été écrit par le commandement supérieur de l’armée ukrainienne et qui aurait fuité.

 

Dr.Snekotron @snekotron – 12:50 UTC – 5 aout 2022

Les chaînes ukrainiennes discutent de ce qui pourrait être une fuite provenant de données de l’état-major des FAU :

– Les FAU n’ont plus qu’une force à 43-48% de sa capacité.

– le personnel médical est à la limite de ses capacités

– les armes légères et les blindés ne sont pas suffisants

– 191 000 soldats ont été tués ou blessés (uniquement les forces armées ukrainiennes, sans compter les autres).

– il n’y a pas assez d’hydraulique et d’azote liquide pour les obusiers M777

– personne ne se soucie des disparus – il n’y a pas de statistiques

– les équipements transférés par l’Occident s’épuisent

– les armes occidentales sont utilisées par des amateurs, car il n’y a pas de spécialistes qualifiés

– il n’est pas possible de réparer les armes sur place en raison du manque de pièces de rechange et de spécialistes – tout est envoyé en Pologne.

Soit dit en passant, même avec ce rapport désastreux, je me garderais de prédire une rupture décisive du moral. Comme pour Peski, les blessés de guerre sont renvoyés directement dans les tranchées.

Des photos de documents écrits en caractères cyrilliques sont jointes au tweet ci-dessus.

Les documents semblent légitimes. Les chiffres globaux et les problèmes mentionnés me semblent plausibles. Le nombre élevé de victimes (plus les disparus) n’est pas étonnant. Il serait étonnant que l’armée russe et ses alliés en comptent plus d’un dixième. Il s’agit principalement d’une guerre d’artillerie et le camp russe a eu une grande supériorité en canons et en missiles.

Je m’interroge sur les besoins du M-777 en huile hydraulique et en azote. Les deux sont utilisés dans le mécanisme de recul hydraulique de ces armes. Lorsque j’étais dans l’armée, nous avions des mécanismes similaires dans nos chars. Mais ils ne consommaient pas d’huile ou d’azote en fonctionnement normal. Seule une maintenance plus importante, comme le changement du canon, nécessitait un réajustement de ce mécanisme. L’obusier « léger » M-777 est-il si mal construit que ces fluides et ces gaz peuvent s’échapper et devenir ainsi des consommables ?

L’Ukraine a reconnu que sa principale ligne de défense renforcée, à l’ouest de la ville de Donetsk, a été brisée :

Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy a qualifié cette semaine d' »infernale » la pression subie par ses forces armées dans la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine. Il a parlé de combats acharnés autour de la ville d’Avdiivka et du village fortifié de Pisky, où Kiev a reconnu le « succès partiel » de son ennemi russe, ces derniers jours.

L’armée ukrainienne a déclaré jeudi que les forces russes avaient lancé au moins deux assauts sur Pisky, mais que ses troupes avaient réussi à les repousser.

L’Ukraine a passé les huit dernières années à fortifier des positions défensives à Pisky, qu’elle considère comme une zone tampon contre les forces soutenues par la Russie qui contrôlent la ville de Donetsk à environ 10 km au sud-est.

Le général Oleksiy Hromov a déclaré, lors d’une conférence de presse, que les forces ukrainiennes avaient repris deux villages autour de la ville de Sloviansk, dans l’est du pays, mais qu’elles avaient été repoussées à la périphérie de la ville d’Avdiivka après avoir été contraintes d’abandonner une mine de charbon considérée comme une position défensive clé.

Le ministère russe de la Défense a confirmé cette offensive.

Source : LiveUAmap – Agrandir

Tout ce qui se trouve à gauche de la ligne rouge marque les progrès récents. Cela semble peu mais a été réalisé contre les positions les plus fortifiées dont disposait la partie ukrainienne.

Voici une vue aérienne d’une partie de Pisky.

Il y a des fossés (lignes noires) partout et après huit ans de guerre d’artillerie, toutes les maisons ont été plus ou moins détruites. Leurs sous-sols constituent néanmoins de bonnes positions de combat, difficiles à conquérir.

La percée s’est produite après que l’Ukraine a déplacé de nombreuses unités d’artillerie, de Donetsk vers le front sud. Cela explique également l’absence de tirs de contre-batterie dans l’est, comme l’a récemment déploré un témoin oculaire.

L’Ukraine rêve toujours d’une contre-offensive dans le sud :

L’Ukraine a déclaré que l’offensive russe dans l’est ressemblait à une tentative de la forcer à détourner des troupes du sud où les forces de Kiev tentent de reprendre des territoires et de détruire les lignes d’approvisionnement russes, en prélude à une plus grande contre-offensive.

« L’idée est d’exercer une pression militaire sur nous à Kharkiv, Donetsk et Louhansk au cours des prochaines semaines […]. Ce qui se passe à l’est n’est pas ce qui déterminera l’issue de la guerre« , a déclaré le conseiller présidentiel ukrainien Oleksiy Arestovych, dans une interview sur YouTube.

Arestovych a bien sûr tort. La guerre a été décidée à l’est lorsque l’armée ukrainienne a suivi les ordres de ses chefs et a déplacé tout ce qu’elle avait sur ce front. Cela a donné à l’artillerie russe la possibilité de tout démolir. La tactique ukrainienne, ordonnée d’en haut, était de tenir chaque position jusqu’à ce qu’elle soit complètement détruite. Une défense plus mobile aurait probablement été plus efficace et aurait coûté moins de pertes.

Les unités que l’Ukraine a retirées du Donbass et envoyées à Kherson pour son offensive « d’un million d’hommes » avaient déjà été fortement malmenées. Cela fait maintenant des semaines qu’elles attendent le lancement de l’offensive. Entre-temps, les missiles russes ont frappé plusieurs de ces unités repositionnées et ont causé un grand nombre de nouvelles victimes. Parallèlement, le retrait de l’artillerie ukrainienne de la région de Donetsk a permis d’y percer la ligne front.

Le temps qu’il a fallu pour que ce repositionnement se produise a également permis aux forces russes de renforcer leurs troupes autour de Kherson. Les effectifs sont désormais suffisants pour qu’ils puissent lancer leur propre offensive.

Le général Hromov a déclaré que la Russie pourrait lancer sa propre offensive dans la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, pour tenter de regagner du terrain dans la guerre après y avoir renforcé ses forces.

Le général a raison. L’offensive russe dans le sud pourrait être lancée dès la semaine prochaine.

Il semble qu’il y ait à nouveau un désaccord entre le régime Zelensky et l’état-major des forces armées ukrainiennes.

L’état-major sait qu’une contre-offensive contre Kherson n’a aucun sens, car elle ferait beaucoup plus de victimes et serait probablement battue.

Source : Military Land – Agrandir

(Selon la symbologie de l’OTAN, l’artillerie amie est représentée par un rectangle avec un gros point au milieu. Un X au-dessus indique que l’unité est une brigade. Trois lignes verticales marquent un régiment (plus petit) et deux un bataillon (plus petit)).

Je compte 4 brigades d’artillerie ukrainiennes et trois régiments d’artillerie sur le front sud. Il n’y a actuellement qu’une seule brigade d’artillerie sur le front est. Bien que les brigades mécanisées de l’est disposent de leurs propres unités d’artillerie organiques, elles n’ont pas les gros canons qui peuvent effectuer les tirs de contre-batterie.

L’état-major ne veut pas attaquer au sud. Il veut déplacer au moins certaines des brigades d’artillerie vers la ligne de Donetsk.

Mais Zelenski et son équipe veulent empêcher les référendums qui se tiendront le mois prochain à Kherson et dans d’autres régions sous contrôle russe. C’est pourquoi ils font pression pour une contre-attaque là-bas.

Ce désaccord paralyse l’armée ukrainienne. Les unités attendent les ordres dans le sud, tandis qu’elles sont décimées par les tirs de missiles russes quotidiens. Ceci alors qu’on a besoin d’elles de toute urgence à l’est.

Zelensky et Arestovych sont peut-être bons pour faire des films. Mais ils ne sont certainement pas des génies militaires.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

La lâcheté contre la bravoure

par Erwan Castel - Le 05/08/2022.

Une nouvelle journée noire pour Donetsk…

Revenant de mon service, un nouveau massacre perpétré au cœur de Donetsk par les forces ukrainiennes m’empêche provisoirement de terminer un point de situation sur les combats de libération du village de Peski qui se déroulent depuis le 1er août sur les lisières Ouest de l’aéroport (Nord de Donetsk), et si j’écris cela en introduction c’est bien parce que les deux évènements sont liés, les soudards de Kiev ne pouvant opposer à la bravoure des forces alliées libérant le Donbass que leur lâcheté criminelle exacerbée par la rage de l’agonisant. Depuis 2014, sur ce modeste blog je cite régulièrement ce dicton « c’est quand un monstre se noie qu’il fait les plus grosses vagues ».

Il est plus que jamais d’actualité !

Pendant cette matinée du 4 août, les systèmes antiaériens de notre secteur n’ont pas arrêté de tirer leurs missiles contre des roquettes ukrainiennes volant vers Donetsk et qui, par leur saturation atteinte, ont réussi pour certaines à s’abattre au cœur de la cité au milieu des obus de 155 et 152mm qui se joignaient à leur pluie d’acier. Très rapidement les réseaux militaires et civiles ont à leur tour été saturé par cette nouvelle attaque ukrainienne repoussant une nouvelle fois les limites de l’ignominie criminelle.

« Korsa »

Car ces bombardements terroriste ukrainiens ont non seulement frappé à nouveau le cœur de la cité républicaine pourtant vide de tout objectif militaire, mais à l’endroit et au moment précis où se déroulait les funérailles nationales du colonel Olya Kachura indicatif « Korsa » commandant de la division des Lances Roquettes Multiples de 122mm « Grad » de la milice républicaine. « Korsa » que j’ai eu l’honneur de rencontrer près de Yasinovataya était une femme exceptionnelle et loyale engagée sur le front depuis 8 ans, fonçant en permanence de secteur en secteur avec ses « Grad » pour renforcer et souvent sauver des situations critiques.

Elle a été tuée par un bombardement ukrainien sur le front de Gorlovka ce 3 août 2022 et ce matin avaient lieu les funérailles de cette héroïne décorée à titre posthume des plus hautes distinctions de héros de la République et héros de la Russie.

Peu avant 11h00 du matin, l’artillerie ukro-atlantiste a violemment bombardé le périmètre où se déroulaient les funérailles de « Korsa » :

La carte miliaire du centre-ville de Donetsk au 4 aout à 12h00.

Les tirs ukrainiens frappent le théâtre au moment précis où se déroule la cérémonie des
adieux funéraires au colonel Olya Kachura et à laquelle assistaient plusieurs personnalités civiles

Les personnes se précipitent dans les bâtiments et passages souterrains du quartier mais d’autres sont
surpris avant, et fauchés, tués ou blessés par les tirs ukro-atlantistes qui vont se répéter plusieurs fois

À 200 mètres du théâtre, le « Donbass Palace » l’hôtel du centre de Donetsk où séjournent de nombreux reporters
a été lui aussi touché par les bombardements qui ont tué 1 femme devant l’hôtel se précipitant vers le souterrain

Ailleurs d’autres quartiers de Donetsk ont été également la cible de bombardements meurtriers, comme celui de Vorochilovsky ou de minage à distance par des roquettes semant des centaines de mines antipersonnelles « Tulip »…

À 14h00, le bilan provisoire de ces nouveaux bombardement terroriste est de 8 tués dont 1 enfant et 6 blessés.

Une nouvelle journée noire pour la ville martyre de Donetsk doublement endeuillée par la tristesse et le crime abject.

Les services d’urgence déjà en alerte et déployés en ville à cause des précédents bombardements et du minage des quartiers résidentiels par les forces ukrainiennes interviennent très rapidement, assistés et les militaires présents sur place, et malgré les obus qui continuent de s’abattre sue le centre-ville. Plusieurs vies seront ainsi sauvées mais 2 ambulanciers seront également blessés.

Ici encore l’héroïsme des secouristes de la république qui défient jour et nuit, la mort et la peur est exemplaire.

Alors que les couards de l’OSCE ont quitté le front depuis février, les observateurs su STKK eux, continuent leur inlassable collecte d’informations et de matériels concernant les bombardements subis par les population civiles du Donbass. Arrivés sur les lieux quelques minutes après les tirs, ils relèvent les trajectoires et angles d’arrivées des obus, grâce aux impacts et gerbes des explosions, identifient les calibres utilisés grâce aux éclats, leur nombre etc… Un travail minutieux qui sera certainement versé au tribunal qui condamnera après la guerre ces ukropithèques criminels de guerre.

Devant et dans le Donbass Palace les enquêteurs collectent des éclats d’obus de 155mm qui, au vu
de la précision du bombardement TERRORISTE ont certainement été tirés par des canons français CAESAR

Ce bombardement ignominieux frappant la population civile de Donetsk n’est pas le premier ni malheureusement le dernier, et il faut même s’attendre à une augmentation de ces crimes de guerre ukro-atlantistes dans le Donbass au fur et à mesure que le corps de bataille bandériste se fera détruire par les forces alliées libérant leur territoire russe.

En bombardant depuis 8 ans et de façon exponentielle les populations du Donbass, le régime de Kiev, mieux que n’importe quel référendum local, confirme bien par sa haine russophobe et criminelle que cette terre n’est pas sienne et appartient bien à la grande Russie.

Donetsk méritera sans rougir du titre de « ville héros » de la Russie car depuis 8 ans elle est restée debout sous les orages d’acier, malgré la peur, le sang et les larmes et je préfère ici conclure avec le souvenir de Korsa, cette femme héroïque qui incarne aujourd’hui ce peuple d’Europe en marche pour sa Liberté invincible car ici les hommes et les femmes ne se battent pas pour une idéologie politique ou, un communautarisme particulier, ils ne se battent même pas avec la haine des autres…

Les gens libres du Donbass se battent avec leurs peuples frères de Russie pour l’Amour de leur terre, le leurs traditions, de leurs familles et de leurs enfants. Voilà pourquoi nous serons victorieux !

 

Un triple crime de guerre ukrainien

par Erwan Castel Le 04/08/2022

Tandis que les forces terrestres alliées, autour d’Avdeevka, continuent d’avancer mètre après mètre dans les rues de Peski au Sud ou de contourner au Nord ce bastion ukrainien où se trouvent de nombreux points de tir de l’artillerie ukrainienne, cette dernière poursuit ses bombardements terroristes sur Donetsk et ses environs, tuant, blessant des civils et détruisant et minant des zones résidentielles pourtant dépourvue d’objectifs militaires ou logistiques.

Il convient de distinguer ici 3 types de bombardements ukrainiens :

1. Les bombardements militaires 

En tant de guerre il est logique que des sites représentent des objectifs pour la conduite des opérations militaires, et même s’ils se situent dans des zones urbaines : dépôts de munitions et carburant, états-Majors, centres de communication, ponts, casernes, sites militaro-industriels etc… Et parfois malheureusement leurs bombardements provoquent des pertes et destructions collatérales au sein de la population civile.

Bombardement ukro-atlantiste d’un dépôt pétrolier à Makeevka le 02 août 2022

Environ 13% seulement des tirs ukrainiens sur les zones urbaines de Donetsk, Makeevka, Yasinovataya… visent des objectifs à intérêt militaire. Les erreurs de tir et les incidents techniques (par exemple une ailette de roquette qui ne se déploie pas, la déviant de sa trajectoire) sont inférieurs à 5% surtout dans le contexte d’une guerre de positions sur des objectifs connus et repérés depuis 8 ans avec l’utilisation augmentée de systèmes d’artillerie modernes et très prédis, voire assistés comme le 155mm français CAESAR, ou le 227mm étasunien HIMARS.

2. Les bombardements terroristes

Le 80% restant des bombardements qui frappent des quartiers résidentiels où il n’y a que des populations et ressources civiles, peuvent donc sans l’ombre d’un doute être qualifiés de terroristes et, au vu de la nature et du leur volume des munitions tirées, d’intention génocidaire.

Les armes utilisées par les ukrainiens contre les populations civiles sont principalement les obusiers lourds de 122, 152 et 155 mm (OTAN, les lance-roquettes Multiples de 122mm (« Grad »), 220mm (« Uragan »), parfois 300mm (« Smerch »).

Bombardement ukro-atlantiste le 3 août matin à Donetsk district de Kuybishevsky

Les munitions utilisées sont de 3 types, explosives, à fragmentation, à sous munitions, ces dernières délivrant en altitude des petites munitions antipersonnelles pour augmenter le rayon de frappe, des munitions spéciales de type incendiaire par exemple ou plus récemment depuis le 20 juillet des mines antipersonnelles de type PFM 1 « Tulip » qui sont des engins explosifs à pression très discrets et destinés à mutiler ceux qui exercent sur eux une simple pression.

12 cm de long, 2 cm d’épaisseur, 70 grammes (dont 37 d’explosif liquide très puissant), la PFM 1 dispose d’un retardateur l’activant 3 minutes après son largage. Elle est emportée par des roquettes de 220mm « Uragan » à sous munitions et se disperse grâce à sa forme ailée.

À la fin du mois de juillet les minages terroristes ukrainiens sont devenus quotidiens et le nombre de PFM1 « Tulip » neutralisées par les sapeurs du service de déminage qui sont maintenant déployés en permanence dans les rues des cités républicaines, dépasse plusieurs milliers. Depuis fin juillet, plus de 8000 mines « Tulip » ont été dispersées par l’artillerie ukrainienne sur les quartiers résidentiels civils entre Donetsk et Yasinovataya, et même si la majorité d’entre elles ont été neutralisées par les sapeurs le reste à trouver constitue une menace réelle et importante qui augmente à chaque nouveau bombardement de ce type.

Ici, un habitant de Donetsk nous montre les mines « Tulip » tombées autour de sa maison le 2 août 2022 et qu’il a marqué en attendant l’arrivée des sapeurs des services d’urgence. 

6 repérées dans la cour, 15 autres dans la rue.

Chaque jour, les bilans provisoires des bombardements « classiques » ukrainiens sur Donetsk et ses environs est meurtrier. Ainsi par exemple le 2 août dans la seule ville de Donetsk ou plus de 300 obus et roquettes ont été tirées par les forces ukro-atlantistes, 2 civils ont été tués et 25 autres blessés dont un nombre très important avec le calibre de 155mm de l’OTAN.

Femme tuée par un bombardement ukro-atlantiste, le 2 août 2022 à Donetsk

À ces victimes immédiates des bombardements il faut maintenant rajouté celles des mines disséminées partout dans les rues, les cours, les jardins et les parcs résidentiels et dont la dimension psychologique est exacerbée du fait de la persistance de cette menace omniprésente, silencieuse et discrète.

Civils mutilés par les mines PFM 1

  • 29 juillet : 2 blessés
  • 30 juillet : 3 blessés
  • 31 juillet : 3 blessés
  • 2 août : 5 blessés dont un gars et une fille de 20 ans et 1 adolescent de 17 ans)
  • 3 août matin : 3 blessés (1 homme à Makeevka et 2 à Donetsk, Kirovsky & Kuybishevsky)

Des secteurs urbains entiers sont paralysés animés seulement par des dizaines d’équipes de sapeurs qui cherchent et neutralisent par centaines les mines antipersonnelles ainsi que par des passants avançant prudemment écoutant le ciel d’où la mort peut s’abattre et scrutant maintenant le sol d’où la mutilation peut surgir.

La défense sol-air de Donetsk est bien sûr elle aussi en alerte maximale réagissant à chaque volée de roquettes se dirigeant vers les populations. Si beaucoup de ces roquettes à sous munitions (9М27К3) du BM27 « Uragan » utilisées pour ce minage, sont interceptées avant de délivrer leur terreur, malheureusement quelques-unes réussissent à traverser le bouclier antiaérien qui est parfois saturé par le nombres de tirs simultanés.

Je rappelle ici qu’une roquette de 220 mm « Uragan » utilisée pour ce type de minage de zone contient 300 mines PFM1, et que leur surface de dispersion est en moyenne de 2 km2 (et augmentée par les gros orages des derniers jours). Le 30 juillet par exemple ce sont 10 roquettes qui ont réussi à passer la défense antiaérienne et donc à disperser pour cette seule journée plus de 3000 mines dans 5 districts urbains de Donetsk et Makeevka.

Sous les chaleurs étouffantes d’août et de leurs tenues blindées, les sapeurs depuis près d’une semaine ne se sont pas arrêtés un seul instant pour rendre aux habitants leurs quartiers sécurisés

Ces minages de zones résidentielles par bombardement à sous munitions constituent 3 violations d’accords internationaux et qualifiées de « crime de guerre » :

  • Bombardement intentionnel d’une population civile (Convention de Genève, 1949),
  • Utilisation de mines antipersonnelles (Convention d’Ottawa 1997),
  • Utilisation d’armes à sous-munitions (Convention d’Oslo, 2007).

Moscou a adressé à l’ONU une notification concernant ce minage des zones résidentielles de Donetsk par des bombardements successifs ukrainiens et qui constituent une violation criminelle grave e traités internationaux…

Il est peu probable que le « grand machin » réagisse pour s’élever contre ces nouvelles actions génocidaires, ou puisse faire pression contre Kiev, mais au moins il confirmera son inutilité voire sa complicité des criminels pro-atlantistes ukrainiens.

Car ce que nous pouvons observer ici c’est l’expression d’une haine folle et génocidaire et qui est, comme toujours depuis 8 ans, la seule réponse des assassins face à leurs défaites multiples sur le front du Donbass. Une lâcheté criminelle qui n’a d’égale que le silence complice des occidentaux qui sont tellement aveuglés par leur hystérie russophobe qu’ils détruisent définitivement les derniers espoirs de les voir retrouver un jour le chemin vers la montagne du bon sens et de l’humanisme.

Et à celles et ceux qui s’interrogent sur le fait que plus de 5 mois après le début des offensives russes Donetsk soit toujours sous le feu génocidaire ukro-atlantiste, je réponds : « Patience, c’est une guerre très difficile car l’ennemi y a solidement fortifié ses positions depuis 8 ans. Mais la libération avance chaque jour et rien ne peut l’arrêter ni sauver la vie de ces assassins ! »

Artillerie républicaine opérant contre les positions ukrainiennes entourant Avdeevka début août 2022

 

Ukraine SitRep. La ligne de front ukrainienne s’effondre - Le 04/08/2022.


Source : The Saker francophone.

Par Moon of Alabama – Le 3 août 2022

Vous trouverez ci-dessous une traduction automatique légèrement modifiée d’un article paru hier sur le site ukrainien censor.net. Cet article a été publié par Yuri Butusov, un correspondant militaire ukrainien bien connu. Il s’agit à l’origine de la publication sur les médias sociaux de quelqu’un qui se trouvait sur la ligne de front à Pisky, juste au nord-ouest de la ville de Donetsk.

Contexte :

Au cours des deux ou trois derniers mois, la partie ukrainienne a utilisé ses positions dans les environs de la ville de Donetsk pour bombarder plus ou moins aléatoirement la population civile du côté pro-russe. A la suite de sérieuses protestations, le commandement militaire russe a accepté de lancer une opération de contre-artillerie pour mettre fin au harcèlement meurtrier des Ukrainiens.

Ses rapports quotidiens, dont voici celui d’hier, contiennent depuis lors des lignes comme celles-ci presque tous les jours :

Dans le cadre de la guerre de contre-batterie, 2 batteries d’artillerie d’obusiers Giatsint près de Dzerzhinsk et Novhorodskoye, République populaire de Donetsk, ont été touchées.

 Plus 4 sections de Grad MLRS et 9 sections d’artillerie en position de tir près de Seversk, Kirovo, Artemovsk, Avdeevka, Peski, Orlovka, Shakhterskoye, Velikaya Novoselka en République populaire de Donetsk, Dobropolie dans la région de Zaporozhye, Shirokoye, Bereznevatoye dans la région de Nikolaev, Russkaya Lozovaya et Nortsovka dans la région de Kharkov.

La campagne systématique de contre-artillerie a sérieusement détérioré la puissance de feu ukrainienne, déjà faible.

La partie russe a également modifié la direction principale de sa poussée, passant du front nord, dans la direction Sievierdonetsk-Lysichansk-Siversk, à une poussée plus au sud. L’opération offensive actuelle est concentrée au nord-ouest et à l’ouest de la ville de Donetsk, en direction d’Avdivka. Une opération d’enveloppement est en cours au nord et au sud pour entourer cette ville extrêmement bien fortifiée.

Le territoire rouge à gauche de la ligne rouge marque les progrès récents.

Source : Live UA map – Agrandir

Pisky est au sud de cette opération d’enveloppement.

Après d’intenses préparations d’artillerie, les forces russes sont actuellement en train, lentement, lentement, de dégager les lignes de bunkers et de fossés en béton armé qui ont été construits du côté ukrainien au cours des 8 dernières années. Voici maintenant le point vue, pour cette bataille, du côté ukrainien (traduction automatique éditée, pour une traduction alternative voir ceci.) (Note : 300 est l’indicatif militaire des blessés, 200 celui des soldats morts) :

Pisky. Un hachoir à viande

Auteur : Serhiy Gnezdilov

 Qu’y a-t-il à perdre, que peut-on encore me prendre au sixième jour de mon enfer personnel, à Pisky, à un kilomètre de la première rue de Donetsk, en Ukraine ? Les corps de ceux qui m’étaient plus chers que ma famille gisent sous la chaleur des tranchées, brisés par un calibre 152. Comme je l’ai écrit précédemment, 6 500 obus par satané village en moins d’une journée.

 Cela fait déjà six jours, et je n’arrive pas à imaginer comment même un petit nombre de nos fantassins a pu survivre à ce barrage de tirs ennemis. Non, je ne me plains pas. Deux mortiers, un de 82 et un de 120, travaillent de notre côté. Parfois, ils se réveillent et « éternuent » deux barils d’artillerie en direction de Donetsk.

 Nous répondons à peine. Il n’y a pas de tir de contre-batterie, dès le départ, l’ennemi tire des obus d’artillerie dans nos tranchées sans aucun problème, démantèle des positions très fortes et bétonnées en quelques dizaines de minutes, repoussant notre ligne de défense sans pause ni repos minimal.

 Avant-hier, la ligne s’est rompue, et une rivière de 200 ou 300 [tués/blessés] a été déversée. Je ne publierai pas de statistiques, c’est interdit dans notre pays, mais vous n’avez aucune idée du nombre et du pourcentage de pertes. C’est un sacré hachoir à viande, où le bataillon ne fait que retenir l’assaut avec ses corps.

 Depuis près d’une semaine, nous attendons au moins une sorte d’aide pour toucher l’artillerie de l’ennemi. Nous, je le répète, sommes frappés en toute impunité avec tout ce dont le système militaire russe est riche. Leur aviation fonctionnait aujourd’hui.

 Je suis fier du commandement du bataillon qui est resté ici avec nous. Le combattant est avec nous, tout le monde est avec nous, contusionné, le blessé léger est bandé et retourne, après quelques heures, à la position, si vous pouvez appeler ces ravins sans fond ainsi. Il y a une guerre en cours.

 Mais sans moyen de contre-batterie, elle se transforme en un broyeur à viande insensé, où une quantité folle de notre infanterie est broyée en un jour. Vous voulez vraiment la vérité ? La voici, la vérité toute nue.

 La réserve se rend sur la position, ferme la brèche, et après cinq minutes, seule une des 15 personnes est encore intacte.

Les corps gisent sur le sol. Si c’est un 300 léger, peut-être que tu auras de la chance, tu t’évanouiras, et tu sortiras à pied, tu atteindras les médecins.

 Ils viennent de ramener un 300 [blessé]. Il a crié tout le long du chemin : – « Où est le soutien ? Où est l’artillerie ? Pourquoi on nous a abandonnés ? Pourquoi personne ne nous a couverts ? »

 Je ne sais pas, mon ami, pourquoi personne ne nous a couverts… Il hurle, et j’ai honte d’être encore sain et sauf, seulement bien assourdi. J’ai vomi, je me suis pissé dessus, je suis désolé, et je suis de retour à l’action.

 Toutes les réserves sont détruites, le matériel militaire est en feu, l’ennemi s’approche et occupe sans problème nos positions après un nouveau barrage d’artillerie. En ce moment, nous perdons Pisky, toutes nos ressources humaines et matérielles sont presque épuisées.

 Denys, un habitant de Marioupol, qui m’a dit « bien, je fais confiance à l’arrêté [conseiller Zelenski Arestovich], nous rentrerons tous très bientôt« , est mort. Il a été blessé deux fois, ils l’ont pansé directement dans la tranchée, ils lui ont dit, Denchyk, fais-toi évacué, mais il a répondu « les gars, je ne vous abandonnerai pas. » Blessé deux fois, et après la deuxième blessure, il a continué à tirer en retour.

 On n’a toujours pas pris son corps. Sur les ruines de Pisky, il gît les bras tendus et le regard figé. Il demande à être vengé. Comment puis-je refuser sa dernière requête ? Comment pouvons-nous tous abandonner Dan ? Je crois que Dimka a survécu après tout. Parce qu’il ne pouvait pas mourir, il revenait de l’hôpital et venait de demander sa petite amie en mariage. On dit qu’après la charge, il a simplement disparu. Il s’est endormi avec la terre. Mais, je crois que c’est une erreur, et qu’il est vivant. Un espoir et une attente insensés.

 Je sais, mon pays n’aime pas penser à voix haute. Mais je n’avais pas le choix entre la victoire et l’arrestation. La vérité doit être entendue, pas les chuchotements dans la cuisine. Bien sûr, ce texte va aller de sa propre vie, car comment ? Oui, l’État ment-il à ses propres citoyens ?

 Je ne serai pas surpris si quelqu’un dit aujourd’hui : « L’agent du Kremlin Sirozh a parlé du plan brillant des vainqueurs sur le front de Donetsk, pendons-le pour la paix« .

Je m’amuse à dire que tout est sous contrôle. Maintenant, à Pisky, rien n’est sous le contrôle de personne, mais pour une raison quelconque, la situation est étouffée.

 Sonnez les cloches cassées pendant que nous couvrons Pisky de corps. Il nous faut de l’artillerie. Donnez-nous quelque chose à quoi nous accrocher.

Mettez-vous à la place de Serhiy Gnezdilov, Denys ou Dimka. Ensuite, pensez aux politiciens qui parlent de la résistance ukrainienne héroïque et qui envoient ces hommes se faire massacrer sans aucun profit possible.

Désolé Serhiy, plus d’artillerie ne suffira pas. Les Russes ne feraient que les broyer en quelques jours. Combien des 120 obusiers américains M-777 qui ont été donnés à l’Ukraine existent encore ? Peut-être une dizaine, la plupart endommagés ?

D’autres opérations sont en cours. Au nord du front de Donetsk, il y a une poussée vers Bakhmut (également connu sous le nom d’Artomovsk). Hier, Soledar, au nord de Bakhmut, aurait été en grande partie capturé. Vershyna et Zaiseve, au sud, sont également tombé ou vont bientôt l’être.

La partie ukrainienne a annoncé haut et fort une contre-offensive prochaine sur le front sud, vers la ville de Kherson. Mais le nombre d’unités russes dans cette zone a depuis été augmenté à un niveau qui rend une nouvelle offensive russe vers Mykolaiv (Nikolaev), Kryvyv Rih (Krivoy Rog) ou Zaporitzhia plus probable, contre laquelle le côté ukrainien ne pourra rien faire.

La partie russe mène également une campagne de frappe continue contre les réserves ukrainiennes, les quartiers généraux de brigade et les installations militaires ou les zones de stockage temporaire loin derrière la ligne de front immédiate. Ces attaques moins visibles tuent aussi un grand nombre de soldats ukrainiens. Extrait du rapport militaire d’hier (également ici) :

Suite à une frappe des forces aérospatiales russes sur les positions de combat de la 54e brigade mécanisée des FAU, près de Mar’inka en République populaire de Donetsk, plus de 50 nationalistes du 2e bataillon de cette unité ont été détruits.

 Des armes de haute précision des forces aérospatiales russes ont frappé sur un point de déploiement temporaire de la Légion étrangère ukrainienne près de la ville de Nikolaev. Ces attaques ont permis d’éliminer jusqu’à 250 nationalistes et 20 unités d’équipement militaire.

Les frappes de haute précision des forces aérospatiales russes ont éliminé jusqu’à 500 nationalistes de la 92e brigade mécanisée des FAU et une grande quantité d’équipements militaires à Merefa et Chuguyiv dans la région de Kharkov.

 Le bombardement des positions de combat du 16e bataillon de la 58e brigade d’infanterie motorisée des FAU, près d’Artemovsk, a permis d’éliminer plus de 130 nationalistes. Les militaires restants du bataillon, au nombre de 70, ont quitté précipitamment leurs positions et sont partis pour Konotop, région de Sumy, où ils ont été désarmés et déclarés déserteurs.

 Le 21e bataillon de la 56e brigade d’infanterie motorisée, qui avait subi des pertes importantes près de Peski, a subi le feu de l’artillerie des FAU pendant sa retraite vers Vodyanoye et a été presque entièrement éliminé.

Notez le dernier paragraphe. L’unité de Pisky (Peski), d’où Serhiy Gnezdilov a fait son rapport, battait en retraite vers Vodiane (Vodyanoye), au nord de Pisky (voir la deuxième carte ci-dessus). Sur leur chemin, les Forces armées ukrainiennes (FAU) ont ouvert le feu sur eux, leurs propres militaires, tuant presque tous ceux qui avaient survécu aux attaques russes contre Pisky.

S’agissait-il d’une punition pour leur retraite déjà tardive ? Ou était-ce une erreur d’identification de la part d’un observateur de l’artillerie avancée qui pensait que ces forces ukrainiennes en retraite attaquaient des unités russes ? Je ne sais pas, mais…

A propos – le nombre de victimes de l’adversaire donné par le ministère russe de la défense est probablement surestimé (comme tous ces chiffres). Mais même si seulement la moitié des 900 victimes annoncées hier ont réellement été blessées ou tuées la veille, les pertes restent dévastatrices. En 1967, au plus fort de la guerre du Vietnam, les pertes américaines, morts et blessés, étaient au maximum d’environ 200 par jour. Nous en voyons un multiple du côté ukrainien, chaque jour.

Cette situation n’est pas viable. Le gouvernement ukrainien aurait dû abandonner ce combat totalement inégal depuis des mois. C’est un crime immense de le continuer encore plus longtemps.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Mines, missiles, crimes de guerre et avertissement à Zelenski.

Par Moon of Alabama – Le 2 août 2022

La Russie poursuit son opération militaire spéciale en Ukraine de manière relativement lente.

Ses militaires sont chargés de la « démilitarisation » et de la « dénazification » de l’Ukraine. Cette tâche ne nécessite pas de grands mouvements de la ligne de front car le gouvernement ukrainien continue d’envoyer des troupes fraîches et des unités nazies vers les lignes russes. Là, les Russes les massacrent immanquablement, sans avoir trop de victimes dans leur propre camp.

 Le gouvernement ukrainien et son armée continuent de commettre des crimes de guerre.

Depuis quelques jours, l’Ukraine tire des missiles contenant des milliers de mines anti-personnelles sur la ville de Donetsk et d’autres centres de population, à l’est du pays. Ces mines ne sont pas assez puissantes pour tuer mais sont conçues pour mutiler toute personne qui marche dessus ou tente de les ramasser.

Elles sont de couleur verte et brune, de sorte qu’on les voit à peine lorsqu’elles sont posées dans l’herbe ou sur un terrain accidenté. Les Russes avaient autrefois des mines similaires, mais elles se désactivaient après 24 heures. Ce n’est pas le cas des mines ukrainiennes. Elles seront encore dangereuses dans plusieurs mois. La Russie a envoyé des centaines de soldats pour aider au déminage.

Le 29 juillet, deux missiles HIMARS ont été tirés sur un camp de prisonniers à Olenivka (également écrit Elenovka), à quelque 30 kilomètres au sud de la ville de Donetsk. Ils ont frappé des baraquements qui abritaient les combattants nazis d’Azov, ceux qui avaient été capturés à Marioupol. Cinquante d’entre eux sont morts et quelque 70 ont été blessés dans cette attaque de missiles. L’Ukraine a nié avoir lancé les missiles et a accusé les Russes de tuer délibérément les prisonniers.

Cependant, la Russie n’aurait pas besoin de tirer des missiles ou de bombarder des casernes pour tuer les prisonniers qu’elle détient déjà. Elle peut simplement les faire sortir de leurs baraquements et les pendre ou les abattre. Elle ne blesserait pas non plus 70 personnes dont elle doit en plus désormais s’occuper .

Via le magazine Politico, les officiels américains couvrent l’Ukraine :

Les États-Unis estiment que les lance-roquettes de fabrication américaine n’ont pas été utilisés lors de la frappe sur des prisons en Ukraine

 Les États-Unis ont estimé que l’Ukraine n’a pas attaqué une prison dans la région de Donetsk, dans l’est du pays occupé par la Russie, avec des lance-roquettes de fabrication américaine la semaine dernière, contredisant ainsi directement les affirmations de la Russie, selon deux responsables américains. …

 Cependant, aucune trace des armes fournies par les États-Unis n’a été trouvée sur le site, selon deux responsables américains ayant connaissance de l’évaluation, qui ont parlé sous couvert d’anonymat pour discuter d’un sujet sensible.

 « Nous savons que l’Ukraine n’a pas attaqué le site avec des HIMARS parce que le site ne présente pas d’indices montrant qu’il aurait été frappé avec des HIMARS« , a déclaré l’un des responsables.

 L’un des responsables n’a pas voulu dire que l’Ukraine n’était pas responsable de l’attaque, mais l’autre a déclaré que les preuves montraient que l’attaque n’avait pas été menée par Kiev. Les photos satellite du site publiées par Maxar Technologies, le 30 juillet, semblent montrer que seuls la section du centre de détention abritant les prisonniers ukrainiens a été endommagée, sans dommages collatéraux aux bâtiments environnants.

Les têtes des missiles HIMARS de plus courte portée ont des ogives de 91 kilogrammes (200 livres). Il s’agit d’une quantité relativement faible d’explosifs. Les frappes des HIMARS sont précises et ne créent pas de dommages collatéraux à grande échelle. C’est là tout l’intérêt.

L’affirmation selon laquelle « aucune trace des armes fournies par les États-Unis n’a été trouvée sur le site » est également fausse. Plusieurs équipes de télévision ont visité le site et filmé les débris collectés le jour même de l’incident, aux premières heures du matin. Le diamètre des pièces de moteur de fusée correspond à celui des missiles HIMARS. D’autres débris filmés montrent des fragments typiques de l’extrémité des missiles HIMARS.

C’est l’Ukraine, c’est à dire ses douteux dirigeants, qui avaient intérêt à tuer les prisonniers d’Azov. Ces derniers avaient commencé à parler avec les enquêteurs russes et révélaient des crimes de guerre dont les dirigeants ukrainiens sont directement responsables.

Le 28 juillet, les Russes ont publié la vidéo d’une interview d’un soldat nazi du bataillon Azov, Dmytro Kozatsky, surnommé Orest, qui accusait directement le conseiller de Zelenski, Arestovich, d’avoir ordonné le meurtre de soldats russes qui avaient été faits prisonniers.

Kozatsky s’occupait des relations publiques de son unité dans le bataillon Azov. Selon Kozatsky, avant même le début de la guerre, Arestovich préparait une campagne d’information avec des vidéos chocs censées montrer la torture et le meurtre de soldats russes faits prisonniers. Kozatsky a reçu un tel ordre et l’a transmis. Il a par la suite constaté que de telles vidéos chocs avaient effectivement été réalisées et publiées sur les médias sociaux.

Cette déclaration de témoin est suffisante pour mettre Arestovich en prison pour une très longue période. Il a répondu à cela en envoyant des missiles HIMARS pour tuer les prisonniers qui parlaient aux Russes et l’accusaient.

La publication de vidéos montrant la torture et le meurtre de prisonniers russes était censée dissuader les soldats russes de continuer à se battre pendant la guerre. Cette tactique a également été utilisée dans les années 1940 par les collaborateurs nazis ukrainiens de l’OUN. Elle a eu l’effet inverse de ce qu’elle était censée faire. Les Russes furent enragés par ces films et ces photographies et se sont battus encore plus durement.

Aujourd’hui, le ministère russe de la défense a accusé Washington d’être derrière ces attaques de missiles :

Le ministère russe de la défense a enregistré et prend en compte pour l’avenir un aveu officiel du général Skibitsky, chef adjoint de la direction principale du renseignement du ministère de la défense de l’Ukraine, selon lequel Washington coordonne directement chaque cible pour Kiev avant les tirs de MLRS HIMARS de fabrication américaine.

S’adressant aux journalistes britanniques du Telegraph, Skibitsky a admis qu' »avant les lancements de roquettes, il y a des consultations entre les responsables du renseignement des deux pays, qui permettent à Washington d’arrêter toute attaque potentielle s’ils ne sont pas satisfaits de la cible visée« .

 Tout cela prouve indéniablement que Washington, contrairement aux affirmations de la Maison Blanche et du Pentagone, est directement impliqué dans le conflit en Ukraine.

 C’est l’administration Biden qui est directement responsable de toutes les attaques à la roquette approuvées par Kiev contre des zones résidentielles et des infrastructures civiles dans les zones peuplées du Donbass et d’autres régions, qui ont entraîné la mort massive de civils.

 Personne d’autre en Ukraine ou dans le monde ne devrait douter que les tirs de roquettes HIMARS sur Novaya Kakhovka, le 12 juillet, sur Stakhanov, le 17 juillet, sur Krasniy Luch, le 24 juillet, des dizaines de frappes sur Donetsk et, bien sûr, la frappe du 29 juillet sur le centre de détention d’Elenovka, qui a tué 50 et blessé 73 prisonniers de guerre ukrainiens, ont été planifiées par le régime de Zelensky et approuvées par Washington.

 La responsabilité politique, criminelle et morale du massacre d’Elenovka et d’autres crimes de guerre en Ukraine, incombe directement à l’administration Biden autant qu’à Zelensky.

Cet article du Telegraph a été publié hier :

La Grande-Bretagne aide l’Ukraine à traquer les espions russes qui cherchent à obtenir une aide militaire occidentale

 Interrogé sur la façon dont les systèmes de roquettes à lancement multiple Himars fournis par les États-Unis ont ciblé avec une telle précision les dépôts de carburant et de munitions russes, ainsi que les quartiers généraux des champs de bataille dans l’est de l’Ukraine, le général Skibitsky a répondu que « dans ce cas précis, nous utilisons des informations en temps réel« .

 Les responsables américains ne fournissent pas d’informations directes sur les cibles, ce qui pourrait nuire à leur argument selon lequel ils ne participent pas directement à la guerre, a déclaré le général Skibitsky.

 Il a toutefois laissé entendre qu’il existait un niveau de consultation entre les responsables du renseignement des deux pays avant le lancement des missiles, ce qui permettrait à Washington d’arrêter toute attaque potentielle si la cible visée ne lui convenait pas.

Quelqu’un dans l’administration Biden a dit au chroniqueur du New York Time, Thomas Friedman, de tirer un coup de semonce contre le président ukrainien Zelenski.

Il le fait aujourd’hui dans une colonne qui met aussi en garde contre le voyage de Pelosi à Taïwan.

Pourquoi la visite de Pelosi à Taïwan est tout à fait imprudente

 Cher lecteur : La guerre en Ukraine n’est pas terminée. Et en privé, les responsables américains sont beaucoup plus préoccupés par le leadership de l’Ukraine qu’ils ne le laissent entendre. Il existe une profonde méfiance entre la Maison Blanche et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, bien plus que ce qui est rapporté.

 Et il y a de drôles d’affaires en cours à Kiev. Le 17 juillet, M. Zelensky a licencié le procureur général de son pays et le chef de son agence de renseignement intérieur. Il s’agit là du plus important remaniement de son gouvernement depuis l’invasion russe en février. Ce serait l’équivalent du renvoi par Biden de Merrick Garland et de Bill Burns le même jour. Mais je n’ai toujours pas vu de reportage expliquant de manière convaincante de quoi il s’agissait. C’est comme si nous ne voulions pas regarder de trop près sous le capot de Kiev par crainte de la corruption ou des frasques que nous pourrions voir, alors que nous avons tant investi là-bas. (Plus sur les dangers de cela un autre jour).

 En bref, cette guerre en Ukraine n’est pas terminée, n’est pas stable, n’est pas sans surprises dangereuses qui peuvent surgir à tout moment. Pourtant, au milieu de tout cela, allons-nous risquer un conflit avec la Chine au sujet de Taïwan, provoqué par la visite arbitraire et inutile du président de la Chambre ?

 C’est le b.a.-ba de la géopolitique : on ne risque pas une guerre sur deux fronts avec deux autres superpuissances en même temps.

Tant que les États-Unis continueront à financer Zelenski, il continuera à gouverner comme bon lui semble tout en augmentant son pécule, pourtant déjà considérable.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Jolies petites fleurs ukrainiennes… pour saigner les enfants du Donbass!

...Par Philippe Arnon - Le 02/08/2022.

Source : Riposte laïque.

 

Non seulement les enfants, toujours en quête de jouets pour s’amuser, mais les gens simples, les braves gens, innocents et curieux qui s’empressent de les saisir pour mieux comprendre cette petite chose bizarre. On les appelle « pétales de mines anti-personnelles ». Charles Beaudelaire, s’il vivait aujourd’hui, pourrait leur consacrer un poème vibrant dans son recueil « Les Fleurs du mal ». Comme dans son « Hymne à la beauté », il aurait pu commencer par ces mots : « Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l’abîme, Ô beauté ! ton regard, infernal et divin, Verse confusément le bienfait et le crime … ».
 
Mais en ce qui concerne les jolies petites fleurs ukrainiennes, ce n’est pas de beauté dont il s’agit mais de la mort ou plus exactement de blessure grave : jambes et bras arrachées ! Elles sont de fabrication soviétique mais copiées sur une arme de destruction similaire américaine. Les grands génies se rencontrent comme on dit, et les Ukrainiens en sont les héritiers par leur utilisation. Elles ont été balancées sur le Donbass tout récemment par des sortes de Katiouchas à travers 16 boîtes en contenant chacune 300 exemplaires. Elles se confondent avec la végétation et sont souvent difficiles à détecter. Il y en a qui se retrouvent dans les arbres et il faut utiliser une lance d’incendie pour les neutraliser. Il est certain que dans 10 ans on en retrouvera encore et qui répandront le mal.
Ces moyens de destruction insidieux sont interdits par 3 conventions internationales sur la guerre. Et c’est là précisément où l’on découvre (encore une fois !!!) la fourberie nazie propre à la mentalité des Ukrainiens. On sait que quand ils exterminaient les Juifs, les nazis et leurs séides, -séides qui, dans la mentalité de leurs descendants, existent bien encore de Tallinn à Kiev en passant par Riga et Vilnius- ils les déshabillaient et vendaient leurs vêtements aux habitants vivant dans les alentours des lieux d’exécution. Ces saloperies de pétales de mines anti-personnelles relèvent du même état d’esprit fait de haine, de ce goût de réduire l’autre, de l’éliminer à tout prix … que ce commerce horrible de vêtements juifs ! C’est le discours de Porochenko, le prédécesseur de Zelinski qui gueulait, en bavant sa haine colérique, dans un discours rapporté par la journaliste indépendante Anne-Laure Bonnel, qu’il allait couper les retraites des vieux du Donbass, ne plus payer les jardins d’enfants de cette région et obliger tous ses habitants à vivre dans des caves les réduisant à n’être plus que des cloportes humains. Et après leur dégueulis sans limites pour cette partie de l’Ukraine, ils osent affirmer sans complexe qu’ils veulent la reconquérir ? Mais vouloir reconquérir une région (je pense à l’Alsace-Lorraine pour la France) c’est tout simplement aimer ses habitants que vous considérer comme membres de votre famille ! Imaginons ce que les Ukrainiens feraient du Donbass si par grand malheur ils réussissaient ? Tout simplement ce qu’on fait leurs frères nazis avec les Juifs et les tziganes ! Ils installeraient des gauleiters chargés de l’épuration ethnique russe conduisant à l’ukrainisation radicale, bref à la colonisation du Donbass par des Ukrainiens, des vrais, des nazis venant de l’Ouest du pays.
On comprend l’acharnement à se battre des soldats russes et surtout des soldats des deux républiques indépendantes du Donbass. Car ils savent très bien ce qui les attend, eux et leurs familles, si par malheur ils se laissaient un tant soit peu aller et n’avaient plus la volonté de triompher. Car évidemment, cette volonté de triompher est le seul moyen d’éviter leur extermination totale. Il ne faut pas s’étonner qu’elle soit chez elle, inébranlable ! En fait, ils sont des résistants, des résistants pour la vie contre le crime !

Philippe Arnon

Du côté de Donetsk - Le 02/08/2022.

Plusieurs événements sont intervenus sur le front de Donetsk qui, sans changer radicalement la situation militaire sont symptomatiques d’une exacerbation des opérations menées de chaque côté du front et de l’avancée des forces alliées autour d’Avdeevka notamment.

Des pluies de mines antipersonnelles ukrainiennes continuent de s’abattre sur Donetsk.
1. Les bombardements terroristes sur Donetsk continuent

Développée dans le précédent article, la dissémination par l’artillerie ukrainienne de mines antipersonnelles « Tulip » sur les quartiers résidentiels de Donetsk continue, mobilisant la peur de la population et les réactions permanentes et intensives des services de  déminage russes et républicains.

Mines PFM1 « Tulip » dans le quartier de Lozovoye le 31 juillet.

Alors que de nombreuses rues, parcs et jardins du centre ville sont toujours bloquées et soumises au travail de libération des sapeurs neutralisant les mines PFM1 disséminées le 30 juillet soir, l’artillerie ukrainienne a récidivé, cette fois sur le district de Kievsky, à l’Ouest du centre ville. La Russie a déployé en urgence des unités de sapeurs en renfort ainsi que des robots blindés de déminage.

La mine « Tulip » ne possédant qu’une charge limitée et ne dispersant pas d’éclats, sa neutralisation peut se réaliser sur place, dans un périmètre de sécurité. Ici, destruction d’une mine au centre ville le 31 juillet

Hier lors d’une liaison en ville j’ai vu 8 mines neutralisées par les sapeurs sur 200 mètres de rue à proximité du marché central de Donetsk, d’autres étaient même tombées sur des balcons et des toits. Mais les zones les plus dangereuses sont les jardins, massifs de fleurs, parcs, qui sont très nombreux entre chaque paire d’immeubles, le long des boulevards et des plans d’eau etc. et dans lesquels ce type de mine devient invisible et impose un ratissage lent et dangereux.

On compte déjà des premières victimes comme cet homme de Petrovsky qui ce matin a eu le pied arraché par une de ces merdes terroristes que les ukrainiens envoient chaque jour au milieu des familles de Donetsk dans l’indifférence complice des occidentaux pourtant thuriféraires autoproclamés de ces « Droits de l’Homme » qu’ils n’invoquent finalement que pour tenter de légitimer leurs massacres de par le Monde.

Voilà à quoi ressemblent les rues de Donetsk aujourd’hui parsemées de mines pouvant vous arracher un pied ou une jambe juste par un simple contact. Ici dans la rue Izumrouda dans le centre ville de Donetsk,  le 31 juillet

À coté de ces bombardements spéciaux minant la ville de, les forces ukro-atlantistes poursuivent leurs bombardements classiques sur les populations, à coup d’obusiers de 122, et 152 et 155mm (OTAN) et de lance roquettes multiples de 122 et 220 mm notamment.

2. Le massacre des prisonniers ukrainiens d’Elenovka

Dans la nuit du 28 au 29 juillet 2022, le centre de détention militaire d’Elenovka (25 km au Sud de Donetsk) a été touché par des tirs ukro-atlantistes réalisés avec le système d’armes de précision HIMARS. Le bilan est très lourd : sur les 160 prisonniers ukrainiens, 53 ont été tués et 71 autres blessés.

La partie centrale et isolée du camp d’Elenovka où dormaient les prisonniers ukrainiens a été entièrement détruite par un tir précis de roquettes HIMARS.

J’ai d’abord pensé, en apprenant la nouvelle, à une confusion du renseignement de l’OTAN confondant le camp de prisonniers avec une base militaire mais, apprenant que la plupart des victimes de ce bombardement appartenaient au régiment néo-nazi Azov défait à Marioupol, l’acte intentionnel a percé sous la bavure ainsi que la réponse à la question « À qui profite le crime ? »

Alors que les propagandistes occidentaux, fidèles à leur russophobie hystérique et à leur débilité pathétique annoncent en chœur que ce sont les forces alliées qui ont exécuté les prisonniers ukrainiens avec leur artillerie, je veux juste rappeler ici quelques faits à l’aune du bon sens :

• Ce bombardement intervient alors que la justice commence à recueillir les premiers aveux concernant des crimes de guerre commis depuis 8 ans par l’unité spéciale « Azov ».

– Qui a intérêt à ce que cessent ces aveux dénonçant toute une chaîne de commandement militaro-politique ukro-atlantiste ?

• Les médias occidentaux, comme d’habitude, accusent les russes d’être les auteurs de ce crime de guerre, destiné à tuer des prisonniers ukrainiens.

– Pourquoi bombarder leur camp quand ces prisonniers pouvaient être précisément éliminés dans le brouhaha des combats de Marioupol ?

–  Comment les russes pourraient-ils bombarder avec un système d’artillerie étasunien qu’ils ne possèdent pas ?

• Les services d’urgence se sont immédiatement rendus sur place pour secourir et sauver les gardiens et prisonniers grièvement blessés.

– Pourquoi vouloir  tuer des hommes et ensuite tout faire pour les sauver jusqu’à sacrifier des réserves de sang précieuses.

Etc…

Les nationalistes ukrainiens servant avec zèle, les desseins de l’OTAN en échange de l’onanisme immature de quelques statues bandéristes et cérémoniels néo-nazis ridicules, finiront ils par comprendre qu’ils ne sont, à l’instar des djihadistes de Syrie, que les idiots utiles et vermines jetables de ce régime ukro-atlantiste qui les a abandonné à Marioupol, sacrifié à Severodonetsk et qui aujourd’hui les assassinent dès qu’ils commencent à trop parler ? Personnellement, vu le profil psychologique de la plupart de ces soudards et leur fanatisme russophobe, j’en doute !

Le nouveau foutage de gueule des occidentaux 

Face à la nouvelle vague russophobe hystérique l’accusant d’être à l’origine de ce bombardement meurtrier, et tandis que Kiev prétend que la Russie interdit qu’un enquête puisse être menée sur place, Moscou a invité l’ONU et le Comité International de la Croix-Rouge a dépêcher une commission d’enquête sur les lieux.

Or, des responsables de la Croix-Rouge ont répondu qu’ils n’avaient pas le mandat pour mener ce genre d’enquête, alors que ce même CICR était venu précisément enquêter sur les conditions de rétention des prisonniers du camp de rétention de Elenovka quelques jours avant son bombardement (tiens tiens !).

Donc résumons : le CICR a le droit d’enquêter sur ceux qui gardent leurs chers prisonniers mais pas sur ceux qui les ont tué ? Cette absurdité apparente désigne par défaut les ukro-atlantistes comme responsables du bombardement et la cohérence des occidentaux de voulour faire disparaître les exécuteurs de leur stratégie criminelle dans le Donbass autant que de ne pas médiatiser les débris des roquettes de l’OTAN qui ont voulu les faire taire.

À suivre….

3. Les forces alliées progressent sur le front d’Avdeevka 

En parallèle à une importante intensification des bombardements sur les positions défensives ukrainiennes et les points de tir de leur artillerie, les forces terrestres alliées ont engagé plusieurs assauts pour détruire l’étau des avants postes qui enserrent Donetsk et protègent les batteries qui bombardent sa population.

Ces opérations offensives sont parmi les plus difficiles du conflit car les bastions ukrainiens devant Donetsk sont puissamment organisés depuis 8 ans et défendus par des garnisons importantes (environ 15 à 20 000 hommes du Nord au Sud de ce secteur du front). Je rappelle ici que dans l’art opératif il est recommandé d’avoir pour l’assaillant un rapport de force de 5 contre 1 pour espérer vaincre des positions urbaines fortement défendue car ces combats urbains sont dans toutes les guerres. parmi les plus meurtriers.

Malgré l’omniprésence de l’artillerie de combat, l’appui des technologies modernes comme les drones, la bataille autour de Donetsk, comme celles de Volnovakha, Marioupol, Izioum, Popasnaya Severodonetsk… sera celle d’une infanterie héroïque allant conquérir « à la petite cuillère » et au prix de lourdes pertes  les quartiers, rue par rue, maison par maison, étage par étage…

4 assauts principaux dans 4 secteurs différents sont à noter, du Nord au Sud :

3.1 / Avdeevka

Dans le secteur d’Avdeevka les troupes alliées poursuivent leur progression de contournement au Nord du bastion ukrainien telle que décrite dans le précédent SITREP le concernant. Après avoir franchi la route H 20 reliant au Nord la base arrière de Konstantinovka à partir de laquelle transitent de nombreux approvisionnements vers Avdeevka, les forces alliées ont atteint la voie ferrée qui lui est parallèle, continuant ainsi l’encerclement par le Nord de la ville.

Destruction au mortier d’une position ukrainienne au Nord d’Avdeevka

Les différents succès tactiques obtenus au Nord d’Avdeevka par les forces alliées (traversée de la route H20 et percée jusqu’à la voie ferrée) ont même été reconnus par l’ISW, l’institut d’analyse stratégique étasunien majeur et l’état-major des forces ukrainiennes. L’encerclement opératif d’Avdeevka par les feux de l’artillerie russe et républicaine devrait intervenir d’ici à l’automne.

3.2 / Peski

Peski est un village situé à l’Ouest des ruines de l’aéroport de Donetsk, formant un point d’appui important du dispositif éloigné de la défense du bastion ukrainien d’Avdeevka situé à 10 km au Nord de la capitale républicaine. Depuis 8 ans les échanges de tirs et bombardements n’ont jamais cessé dans ce secteur qui est un des boucliers principaux de l’artillerie ukrainienne augmentant exponentiellement ses tirs sur Donetsk et qui ont fait de sa libération par les forces alliées une priorité urgente.

Depuis le 30 juillet un nouvel assaut républicain a été engagé contre les positions ukrainiennes de Peski sous l’appui de puissants appuis feu fournis par l’artillerie et l’aviation de combat russes. Au 31 juillet 2 rues ont été conquises dans ce village en ruine vidé de sa population mais très fortement « bunkérisé » et protégé par des réseaux importants de tranchées et de mines,

Précédant l’assaut terrestre, le « hachoir » de l’artillerie assomme les forces ukrainiennes défendant à Peski le flanc Sud d’Avdeevka

Les assauts russo-républicains, menés depuis 2 directions sur la défense ukrainienne de Peski, s’ils sont parvenus à atteindre les premières rues du village ont rencontré une forte résistance et il semblerait que l’un deux ait même été repoussé. Reste à savoir si la zone conquise pourra être maintenue.

3.3 / Krasnogorovka

À l’Ouest de Donets, la ligne de front qui sépare Staromikhaïlovka (côté républicain) de Krasnogorovka (côté ukrainien) a été également bousculée par des assauts terrestres alliés qui se sont rapprochés des lisières de la ville occupés par les forces kiéviennes. À noter que sur le secteur Nord du dispositif ukrainien de Krasnogorovka se trouvent plusieurs points de tir important de l’artillerie ukrainienne, qui va devoir battre en retraite si la progression des forces alliées se prolonge durant les prochains jours.

3.4 / Marinka

Dans le Sud Ouest de Donetsk (district de Petrovsky et village d’Aleksandrovka), des assauts terrestres alliés ont également repris contre les positions ukrainiennes  ici aussi fortement retranchées et organisées . Après avoir subi un demi échec en avril dernier dans un quartier pavillonnaire de Marinka à l’Ouest d’Aleksandrovka (une partie rues libérées dans des combats meurtriers ont été ensuite reprises par les ukrainiens). l’infanterie républicaine avance désormais très lentement dans ce terrain chaotique, fortement miné et battu par les feux ukrainiens positionnés à Marinka.

En conclusion

Dans tous ces assauts terrestres russo-républicains, l’artillerie joue un rôle majeur car son barrage de feu permet de rééquilibrer le rapport de forces qui est logiquement en faveur de celui qui est en défensive.

Pour le moment, sur ce front de Donetsk, à part dans le secteur d’Avdeevka où les progressions sont plus importantes, on ne peut pas encore parler de « succès tactiques » car aucune position ukrainienne importante n’a pas encore été prise et les acquis russo-républicains ont besoin d’être maintenant consolidés pour durer. Cependant mais sans crier victoire prématurément, on peut dire avec assurance que « les choses avancent dans le bon sens » et qu’à force d’exercer une telle pression tactique et d’artillerie sur la digue ukrainienne celle-ci finira bien par céder prochainement, et probablement brutalement. Malheureusement il est également probable que les agglomérations libérées sortent des combats en cours quasiment complétement détruites.

Il reste que le plus important pour les forces alliées engagées sur la défense de Donetsk est de neutraliser ces systèmes d’artillerie qui bombardent la ville et sèment la terreur parmi la populations.

Affiche diffusée partout auprès de la population de Donetsk et environs pour  prévenir du danger des mines « Tulip ».

Sylvain Ferreira & Régis de Castelnau : Guerre en Ukraine (vidéo n°3)

par Régis de Castelnau - Le 02/08/2022.

50 ans d’expérience professionnelle (au mois de décembre prochain) m’ont permis de mesurer l’importance du débat contradictoire. Celui-ci permet l’élaboration des vérités. Je mets vérités au pluriel car il y en a de plusieurs sortes. Et chacune obéit à un mode d’élaboration qui lui est propre.

La guerre en Ukraine a malheureusement provoqué chez nous une catastrophe informative. De toute la sphère occidentale, qui a cédé à la propagande, la France a été le plus mauvais élève. Le système médiatique se contentant de reproduire servilement la propagande de Zelensky élaborée par ses spin Doctors. Sans aucune distance critique, et en général à l’aide de mensonges explicites ou par omission. Une foule de petits télégraphistes du président ukrainien a pris les plateaux d’assaut en espérant l’application du proverbe : « qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son ». Nous avons essayé de produire quelques autres sons. Nouvelle vidéo pour faire le point sachant que nous essaierons de leur donner un caractère hebdomadaire.

Cette fois-ci avec Sylvain Ferreira nous allons :

• Faire le point sur les polémiques récentes et les experts menteurs.

• Présenter un point militaire prospectif sur ce qui peut se passer dans les semaines qui viennent.

• Regarder l’actualité à la lumière de l’évolution du rapport de force dans l’affrontement Occident contre le reste du monde : situation de l’UE, voyage en Afrique, évolution des BRICS.

Le terrorisme à l'état pur - Le 01/08/2022.

Même après 8 années de bombardements ukrainiens ininterrompus sur ses familles, le Donbass n’avait pas vu de la part des ukro-atlantistes une telle haine et lâcheté criminelles, et je laisse à chacun le soin de trouver dans les bas-fonds du vocabulaire les pires qualificatifs injurieux pour tenter d’approcher la nature de ces rebus de l’humanité qui viennent un fois encore de répandre par bombardement terroriste des centaines de mines antipersonnelles au cœur de Donetsk.

Lors des combats pour Lisichansk, les forces ukrainiennes avaient disséminé devant les progressions des forces alliée contournant la ville d’où ils tentaient de s’échapper. Cette pollution de zone, réalisée par l’artillerie et les drones afin de freiner une progression adverse est une technique militaire acceptable lorsqu’elle reste dans le domaine du combat. Mais ce que nous observons depuis quelques jours à Donetsk où il n’y a aucun combat urbain ni objectif militaire en ville, relève juste d’un terrorisme à caractère génocidaire.

• Le 20 juillet, les « ukrops » dispersent avec des roquettes de 220mm « Uragan » à sous munitions sur les quartiers Ouest de Yasinovataya (secteur de la gare ferroviaire) plus de 200 mines antipersonnelles Pf1 .

• Le 29 juillet, nouveau nouveau bombardement ukro-atlantiste dispersant des mines antipersonnelles, cette fois sur le quartier « Textile » à l’Ouest du centre ville de Donetsk. 8 morts et des dizaines de blessés pour cette seule journée.

Ce 30 juillet 2022, au milieu de la nuit, des lance roquettes multiples ukrainiens de 220mm « Uragan » bombardent le centre ville de Donetsk avec des roquettes à sous munitions qui larguent des centaines de mines « Tulipe », espérant surprendre la population dimanche matin, quand les enfants vont jouer dans les jardins, les mères vont au marché, les familles vont à l’église ou les amoureux se balader dans les parcs ensoleillés…

Aux environs de 21h00, le 30 juillet 2022, le cœur du centre ville de Donetsk a été bombardé avec des roquettes de 220mm à sous munitions dispersant des mines PFM1. Plusieurs roquettes ont été interceptées par la défense antiaérienne mais d’autres sont parvenues à répandre des centaines de mines au milieu des quartiers résidentiels.

Comme à leur habitude, plutôt que de combattre avec audace les forces russes et les milices républicaines sur le champ de bataille, les soudards ukro-atlantistes préfèrent bombarder et terroriser les familles au coeur des cités. C’est le mariage du sadisme avec la lâcheté !

Séquences d’une nuit de terreur : 

Vidéo prise par un habitant au moment du bombardement ukrainien
ayant dispersé des 
mines antipersonnelles au cœur de Donetsk

Très rapidement les mines sont repérées et l’alerte est donnée, les gens restent chez eux
tandis que les plus courageux protègent les zones minées en attendant les démineurs

Malgré les bombardements qui continuent et le danger des mines, des dizaines d’habitants viennent immédiatement aider les services d’urgences, signalant aux passants et démineurs les mines repérées ou restant sur place jusqu’à l’arrivée des sapeurs. Une fois encore la solidarité et le courage de la population du Donbass se dressent devant la peur et la haine.

Arrivés immédiatement sur place, les sapeurs du ministère des Situations d’Urgence fouillent
méticuleusement les rues, les parcs, les jardins neutralisent une par une des centaines de mines.