Les Opérations (II)

Le 22/10/2022.

Guerre d’Ukraine – Point au jour 238

Source : Le Courirer des Statèges - Le 19/10/2022.

 

Les Kiéviens vont tenter de reprendre Kherson avant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis

 

Le front ukrainien s'est stabilisé depuis l'arrivée du Général Sourovikine à la tête de la force de combat russe en Ukraine. Il rreste deux points du front où l'armée kiévienne tente de réaliser une percée majeure avant les élections de mi-mandat américaines: la centrale d'Ergodar; et les territoires sous contrôle russe sur la rive droite du Dniepr dans la région de Kherson. Les vagues d'offensive ukrainienne vont continuer dans les prochains jours. Si l'armée russe réorganisée tenait la ligne de front, cela n'en soulignerait que plus vivement le fait que se déroule, en même temps que la bataille d'Ukraine, un affrontement géo-économique féroce, autour de l'offre énergétique mondiale. Et tandis que les Etats-Unis mesurent leur impuissance face à l'Arabie Saoudite, c'est en fait avec des pays musulmans que Poutine établir de bonnes relations pour accélérer le passage à un monde multipolaire.

La Bataille d’Ukraine 

Erwan Castel donnait en début de semaine une bonne vue synthétique du front:

Sur la partie nord et centrale de la ligne de front, la Russie a repris l’initiative

Sur le front Nord

Secteur Koupiansk

Les forces ukrainiennes sont stoppées dans leur progression vers  et sur leurs positions atteintes subissent des pertes importantes de la part de l’aviation tactique et de l’artillerie russes. De nombreux renforts russes arrivent pour renforcer les défenses et peut-être lancer une contre-offensive.

Secteur Krasni Liman

Au Nord de Slaviansk, non seulement les forces russes détruisent les attaques ennemies mais ont repris l’initiative et progressent à nouveau vers Krasni Liman.

Secteur Lisichansk

Les forces ukrainiennes, à l’Ouest de la ville, subissant trop de pertes ont commencé à reculer pour chercher une ligne défensive plus stable le long de la route vers Artemovsk.

Secteur Artemovsk

Les verrous de Soledar et Artemovsk commencent à céder sous les attaques des forces russes appuyées par les volontaires des unités Wagner et tchétchènes.

Les forces alliées progressent vers le centre d’Artemovsk malgré de fortes résistances
 
Sur le front de Donetsk,  

Le front de Donetsk reste très actif, entre les échanges de tirs des artilleries et les attaques et contre-attaques menées de chaque côté de la ligne de front.

Secteur Avdeevka

Les forces russes sont à la libération de Pervomaïske au Sud du Bastion et mènent des attaques vers le village de Krasnogorovka (à ne pas confondre avec celui qui est à l’Ouest de Donetsk), afin de poursuivre l’encerclement large d’Avdeevka.

Secteur Ugledar

Au Sud de Donetsk, des combats sont engagés contre le point d’appui d’Ugledar qui protège le flanc Sud du dispositif ukrainien devant Donetsk, et à partir duquel Kiev tente d’initier des attaques vers Volonovakha, sur la route menant à Marioupol.

Au sud, l’Ukraine prépare deux “actions d’éclat”. 

Sur le front de Zaporodje, 

Ce front reste stable, bien que soumis à de fréquents duels d’artillerie. Mais c’est peut-être “le calme avant la tempête” car il existe une concentration importante de troupes ukrainiennes située vers le Dniepr et qui pourrait engager une offensive soit en direction de Mélitopol (au Sud) soit en direction d’Energodar (à l’Ouest) où se trouve la principale centrale nucléaire de la région (qui fournissait 1/5 de la production électrique d’Ukraine). 

Plusieurs reconnaissances offensives ukrainiennes ont été détruites ou repoussées sur ce front où les forces russes ont renforcé leurs dispositif de défense. 

En réaction aux bombardements ukrainiens sur la centrale nucléaire de Zaporodje et la menace d’une attaque sur son site d’Energodar, les forces russes du génie renforcent les bâtiments sensibles comme par exemple en installant des protections au dessus des stockages des combustibles, et en intensifiant leurs frappes sur les points de tirs ennemis situés sur la rive opposée du Dniepr, dans le secteur de Nikopol.

Sur le front de Kherson

Selon certaines sources de renseignement, le corps de bataille ukrainien sur ce front Sud pourrait être encore de 50 à 60 000 hommes et en mesure de lancer une nouvelle offensive plus importante vers Kherson. C’est pour cette raison que les autorités russes ont conseillé à la population d’évacuer la ville pour prévenir les pertes civiles en cas de combats urbains.

De fait, hier 18 octobre 2020, le général Sourokivine a expliqué que la situation sur le front de Kherson était “très tendue” et confirmé le souci de protéger les civils “au besoin par des décisions difficiles”. Au matin du 19 octobre, les autorités russes procèdent à l’évacuation des populations de Kherson habitant sur la rive droite du Dniepr. 

Le mouvement des forces armées de l’Ukraine a commencé dans la direction de Kherson.

Des forces ukrainiennes – environ un millier d’hommes –  ont commencé à avancer dans la direction de Novaya Kamenka – Berislav avec des forces composées de deux bataillons. Elles sont soutenues par de l’artillerie à canon, des drones dans le ciel.

Trois remarques à ce stade: 

+ on ne peut pas s’empêcher de lire la déclaration de Sourokivine dans une optique de stratégie “Koutouzov”. On se rappelle que Koutouzov avait choisi d’incendier Moscou et d’évacuer la ville pour mieux y piéger Napoléon. 

+ Il est frappant de voir que plus on descend la ligne de front vers le sud, plus les Kiéviens semblent envisager une “contre-offensive”. Est-ce parce que communications et transmissions ont été sérieusement endommagées par les frappes russes. Et qu’au sud, les conseillers de l’OTAN qui commandent de fait la bataille, peuvent encore diriger une offensive ukrainienne depuis un poste de commandement situé en Moldavie ou en Roumanie. Alors qu’ils ne le pourraient plus au nord ? 

+ L’idée d’une grande offensive, jouant le tout pour le tout, sur Kherson, dans les prochains jours, coïncide avec l’idée d’obtenir une victoire spectaculaire avant les élections américaines de mi-mandat. 

Les effets des frappes russes

Selon Vladimir Zelenski lui-même, c’est environ 30% de l’infrastructure électrique ukrainienne qui a été détruite par les frappes russes. “La situation est critique dans toute l’Ukraine, il faut se préparer au fait qu’il n’y aura pas d’approvisionnement en électricité, en eau ou en chauffage, le pays «doit se préparer à passer un hiver vraiment difficile», a prévenu Zelensky.
10 jours après l’attaque du pont de Crimée, les forces russes continuent d’affaiblir méthodiquement les capacités de l’Ukraine, sans que les systèmes de défense aérienne otano-kiéviens n’y puissent grand chose.
Les infrastructures de plusieurs grandes villes ont été détruites, notamment à Dniepropetrovsk, Jitomir et Kharkov. A Kiev, la centrale thermique n°6 a été touchée, les médias ukrainiens ont fait état d’un violent incendie. Le maire d’Ivano-Frankovsk a appelé à stocker de l’eau et à charger les batteries de téléphones”.

+ “À Krivoy Rogaprès la frappe de Geranium-2 sur les installations d’infrastructure, l’électricité et l’eau ont été perdues. Les autorités locales ont déclaré que l’explosion s’est produite dans une installation qui produisait de l’électricité, et qu’elle a donc été détruite“.

+ L’utilisation des moyens de transmission modernes devient de plus en plus difficile pour l’armée ukrainienne.  “Dans la zone de la localité de Palievka, dans la région d’Odessa , la station de communications spatiales du Centre de communications du gouvernement ukrainien a été détruite , a annoncé Igor Konachenkov, porte-parole de la Défense russe.

Trois radars de contre-batterie, fabriqués par les Etats-Unis ont été détruits dans les environs d’Artemovsk (Bakhmout), Vyemka et Soledar en République populaire de Donetsk”.

Au même moment, il se confirme qu’Elon Musk ne veut plus payer pour la mise à disposition de Starlink à l’armée ukrainienne. 

La crise occidentale gagne en intensité

+ “Lors de «ces soirées les plus sombres de janvier et de février», les ménages britanniques doivent se préparer à des pannes de courant les jours «vraiment, vraiment froids», a prévenu John Pettigrew, directeur général de National Grid, le gestionnaire du réseau électrique, lors du «sommet sur la transition énergétique» du Financial Times.
En guise d’excuse, Pettigrew a évoqué les difficultés des grands exportateurs européens, dont la France, où une grande partie du parc nucléaire est hors d’usage.
Les centrales thermiques britanniques fonctionnent essentiellement au gaz…

L’Union Européenne s’apprête à acheter à la Chine des hydrocarbures que celle-ci s’est elle-même procurée en Russie. 

Réaction violente d'un membre de la famille royale saoudienne suite aux menaces de Joe Biden

 

On se rappelle que Joe Biden a récemment reproché à l’Arabie Saoudite de soutenir la Russie en réduisant sa propre production pétrolière. 

Toute personne qui remet en cause l’existence de ce pays et de ce royaume. Nous sommes tous des produits du djihad et du martyre“, a déclaré le prince saoudien Saoud al-Shaalan, qui est marié à l’une des petites-filles du défunt roi Abdulaziz Al Saoud, dans une vidéo publiée sur Twitter samedi. “C’est mon message à tous ceux qui pensent qu’ils peuvent nous menacer“.

La vidéo – où le message est répété en arabe, en anglais et en français, intervient dans un contexte de tensions sans précédent entre les États-Unis et l’Arabie saoudite, le royaume riche en pétrole ayant décidé la semaine dernière de réduire la production de pétrole dans le cadre de l’OPEP+, malgré les demandes américaines d’augmenter les exportations.

On aimerait que les “stratèges occidentaux” s’arrêtent un instant et prennent la mesure du tremblement de terre géopolitique en cours. Une grande partie de l’ordre mondial sous hégémonie américaine était fondé sur une entente étroite avec l’Arabie Saoudite. Même s’il ne s’agit pas d’un message officiel du gouvernement saoudien, il révèle l’ampleur du rejet dont font l’objet les Etats-Unis de Joe Biden.   

Pepe Escobar commente la rencontre de la CICA

[Les interttitres sont de nous]

Tout ce qui compte dans le processus complexe d’intégration de l’Eurasie était une fois de plus en jeu à Astana, puisque la capitale kazakhe (…) a accueilli la  6ème Conférence sur l’interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA).

(…) [Se sont réunis]  les dirigeants de la Russie et de la Biélorussie (UEE), de l’Asie occidentale (Azerbaïdjan, Turquie, Irak, Iran, Qatar, Palestine) et de l’Asie centrale (Tadjikistan, Ouzbékistan, Kirghizstan).

La Chine et le Vietnam (Asie de l’Est et du Sud-Est) ont participé au niveau des vice-présidents.

La CICA

La CICA [Conference on Interaction and Confidence Building in Asia] est un forum multinational axé sur la coopération en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans toute l’Asie. Le président kazakh Tokaïev a révélé que la CICA venait d’adopter une déclaration visant à faire de ce forum une organisation internationale.

La CICA a déjà établi un partenariat avec l’Union économique eurasiatique (UEE). En pratique, elle travaillera donc bientôt côte à côte avec l’OCS (Organisation de la Coopération de Shanghai), l’UEE et certainement les BRICS+.

 

L’Iran reprend sa place dans le concert des nations

Le partenariat stratégique entre la Russie et l’Iran a été mis en avant lors de la CICA, notamment après l’accueil de l’Iran au sein de l’OCS en tant que membre à part entière.

Le président Raïssi, s’adressant au forum, a souligné la notion cruciale d’une « nouvelle Asie » émergente, où « la convergence et la sécurité » ne sont « pas compatibles avec les intérêts des pays hégémoniques et où toute tentative de déstabilisation de nations indépendantes a des objectifs et des conséquences qui dépassent les géographies nationales, et vise en fait la stabilité et la prospérité des pays de la région ».

Pour Téhéran, être un partenaire dans l’intégration de la CICA, au sein d’un dédale d’institutions panasiatiques, est essentiel après toutes ces décennies de « pression maximale » déclenchée par l’Hégémon [américain].

En outre, cela ouvre une occasion, comme l’a noté Raïssi, pour l’Iran de profiter de « l’infrastructure économique de l’Asie ».

 

Tous les membres de la CICA soutiennent la Russie

Le président russe Vladimir Poutine, comme on pouvait s’y attendre, a été la vedette du spectacle à Astana. Il est essentiel de noter que Poutine est soutenu par « tous » les pays représentés à la CICA. (C’est nous qui soulignons CdS)

Parmi les interlocuteurs de haut niveau de Poutine figurait l’émir du Qatar : tous ceux qui comptent en Asie occidentale veulent parler à la Russie « isolée ».

Poutine a demandé une « compensation pour les dommages causés aux Afghans pendant les années d’occupation » (…), et a souligné le rôle clé de l’OCS pour développer l’Afghanistan.

Il a déclaré que l’Asie, « où de nouveaux centres de pouvoir se renforcent, joue un rôle important dans la transition vers un ordre mondial multipolaire ».

Il a averti qu’« il existe une réelle menace de famine et de chocs à grande échelle sur fond de volatilité des prix de l’énergie et des denrées alimentaires dans le monde ».

Il a en outre appelé à la fin d’un système financier qui profite au « milliard doré » [N.B. il s’agit d’une expression fréquente chez Vladimir Poutine, pour parler de l’Occident, comme on dit “la jeunesse dorée” en français] – qui « vit aux dépens des autres » (…) 

Et il a souligné que la Russie fait tout pour « former un système de sécurité égal et indivisible ». (…) 

 

Le maillage progressif du “heartland” de la théorie géopolitique

La juxtaposition imminente entre la CICA et l’OCS et l’UEE est un autre exemple de la façon dont les pièces du puzzle complexe de l’Eurasie s’assemblent.

La Turquie et l’Arabie saoudite – en théorie, de fidèles alliés militaires impériaux – sont impatients de rejoindre l’OCS, qui a récemment accueilli l’Iran en tant que membre à part entière.

Cela signifie qu’Ankara et Riyad ont fait le choix géopolitique d’éviter avec force l’offensive impériale russophobe et sinophobe.

Erdogan, en tant qu’observateur au récent sommet de l’OCS à Samarcande, a envoyé exactement ce message. L’OCS atteint rapidement le point où nous pourrions avoir, assis à la même table, et prenant des décisions consensuelles importantes, non seulement les « RIC » (Russie, Inde, Chine) dans les BRICS (bientôt étendus aux BRICS+), mais sans doute les principaux acteurs des pays musulmans : l’Iran, le Pakistan, la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Égypte et le Qatar.

Ce processus évolutif, qui n’est pas sans poser de sérieux défis, témoigne de la volonté concertée de la Russie et de la Chine d’intégrer les pays de l’Islam en tant que partenaires stratégiques essentiels pour forger le monde multipolaire post-occidental. (…) 

Pas étonnant que l’axe anglo-américain soit absolument pétrifié.

 

Les conséquences pour les marchés de l’énergie

Passons maintenant à une illustration graphique de tout ce qui précède – la façon dont cela se joue sur les marchés de l’énergie : la déjà légendaire réunion de l’OPEP+ à Vienne il y a une semaine.

La décision – collective – de réduire la production de pétrole de 2 millions de barils par jour a entraîné un changement géopolitique tectonique.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a publié une note très diplomatique contenant une information étonnante pour ceux qui savent lire entre les lignes.

À toutes fins utiles, le combo derrière le lecteur de téléprompteur à Washington avait émis une menace mafieuse caractéristique de cesser la « protection » de Riyad si la décision sur les réductions de pétrole était prise avant les élections américaines de mi-mandat.

Seulement, cette fois, « l’offre que vous ne pouvez pas refuser » n’a pas été acceptée. L’OPEP+ a pris une décision collective, menée par la Russie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Poutine et MBS étant réputés pour s’entendre, c’est à lui qu’est revenu le soin d’accueillir le président des Émirats arabes unis, le cheikh Zayed – ou MBZ, le mentor de MBS – dans le superbe palais Konstantinovsky de Saint-Pétersbourg, qui date de Pierre le Grand.

Il s’agissait d’une sorte de célébration informelle de la manière dont l’OPEP+ avait provoqué, d’un seul geste, la débâcle stratégique d’une superpuissance en matière de géopolitique du pétrole, que l’Empire contrôlait depuis un siècle.

Tout le monde se souvient, après le bombardement, l’invasion et l’occupation de l’Irak en 2003, comment les néo-conservateurs américains se sont vantés : « nous sommes la nouvelle OPEP ».

Eh bien, plus maintenant. Et le mouvement devait venir des Russes et des « alliés » américains du golfe Persique, alors que tout le monde s’attendait à ce que cela se produise le jour où une délégation chinoise atterrirait à Riyad et demanderait le paiement en yuan de toute l’énergie dont elle a besoin.

L’OPEP+ a appelé le bluff américain et a laissé la superpuissance en plan. Alors que vont-ils faire pour « punir » Riyad et Abu Dhabi ? Appeler le CENTCOM au Qatar et au Bahreïn pour mobiliser leurs porte-avions et déclencher un changement de régime ? (…) 

 

Suivez a fin de l’hégémonie américaine – et même anglo-saxonne – en direct ! 

À Saint-Pétersbourg, alors qu’il s’adressait à MBZ, Poutine a clairement indiqué que c’est l’OPEP+ – dirigée par la Russie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis – qui donne le ton pour « stabiliser les marchés mondiaux de l’énergie » afin que les consommateurs et les fournisseurs « se sentent calmes, stables et confiants » et que l’offre et la demande « soient équilibrées ».

Sur le front du gaz, lors de la semaine russe de l’énergie, le PDG de Gazprom, Alexey Miller, a clairement indiqué que la Russie pouvait encore « sauver » l’Europe d’un trou noir énergétique.

Nord Stream (NS) et Nord Stream 2 (NS2) peuvent devenir opérationnels : mais tous les obstacles politiques doivent être levés avant le début des travaux de réparation des gazoducs.

En ce qui concerne l’Asie occidentale, Miller a déclaré que des ajouts au Turk Stream ont déjà été prévus, pour le plus grand plaisir d’Ankara, qui souhaite devenir un centre énergétique clé.

Parallèlement, il est tout à fait clair que le pari désespéré du G7 d’imposer un plafonnement des prix du pétrole – qui se traduit par l’armement de sanctions étendues au marché mondial de l’énergie – est une proposition perdante.

 

Nous sommes à un mois du G20 de Bali

Un peu plus d’un mois avant d’accueillir le G20 à Bali, le ministre indonésien des Finances, Sri Mulyani Indrawati, ne pouvait être plus clair : « Lorsque les États-Unis imposent des sanctions en utilisant des instruments économiques, cela crée un précédent pour tout », propageant l’instabilité « non seulement pour l’Indonésie mais pour tous les autres pays ».

Pendant ce temps, tous les pays à majorité musulmane accordent une attention toute particulière à la Russie. Le partenariat stratégique Russie-Iran progresse désormais parallèlement à l’entente Russie-Saoud-Émirats arabes unis en tant que vecteurs cruciaux de la multipolarité. (…)

Ukraine. Des attaques de drones ont coupé l’électricité.

Source : The Saker Francophone.


Par Moon of Alabama – Le 18 octobre 2022

Début septembre, Gallup a réalisé un sondage en Ukraine :

Plus de six mois après le début d’une guerre que beaucoup dans le monde (y compris en Russie) pensaient que l’Ukraine perdrait rapidement, la plupart des Ukrainiens sont résolus à continuer à se battre.

Une nette majorité, 70 % de tous les Ukrainiens interrogés début septembre, disent que leur pays doit continuer à se battre jusqu’à ce qu’il gagne la guerre contre la Russie. Un peu plus d’un Ukrainien sur quatre (26 %) est favorable à des négociations pour mettre fin à la guerre le plus rapidement possible.

Ce chiffre de 70 % marque probablement un point culminant, car il a été réalisé à un moment où l’on promettait des succès aux Ukrainiens.

Depuis, la situation de l’Ukraine a empiré. Bien empiré.

 

Depuis la mi-septembre, la contre-offensive ukrainienne à l’est de Kharkov s’est arrêtée. Malgré de sérieuses pertes ukrainiennes, la contre-offensive dans la direction du sud de Kherson n’a pas beaucoup bougé non plus. Ces deux lignes de front sont désormais stables. Sur le front du Donbass, la position centrale ukrainienne à Bakhmut (Artyomovsk en russe) risque d’être prise.

La Russie a mobilisé quelque 220 000 réservistes et environ 70 000 volontaires. Ceux-ci sont actuellement en formation et d’ici le mois prochain, la plupart d’entre eux seront en mesure de rejoindre le combat. Ces dernières semaines, le temps est devenu pluvieux. Les chars et les camions ne peuvent plus se déplacer sur des champs ouverts sans risquer de s’embourber. Fin novembre/décembre, le gel s’installera. Le sol gèlera et la Russie pourra lancer de grandes attaques.

La Russie a également modifié le rythme de la guerre. Alors qu’elle s’était jusqu’à présent abstenue de frapper les infrastructures civiles, à l’exception des stations de transformation électrique desservant le réseau ferroviaire, elle a maintenant lancé des attaques contre les centrales thermiques et le réseau de distribution électrique longue distance de 330 kilovolts de l’Ukraine.

En Ukraine, comme en Russie, les centrales thermiques sont également utilisées comme sources de chauffage urbain. L’eau chaude est distribuée aux maisons par de grands réseaux de canalisations. Lorsque les centrales électriques sont hors service, les maisons des gens gèlent. Il n’y aura plus d’eau potable car les conduites congelées subiront de graves dommages.

Les attaques russes sont efficaces :

Des villes situées près des champs de bataille de la ligne de front aux gratte-ciels de la capitale, les Ukrainiens tentent d’économiser l’énergie, le président Volodymyr Zelensky ayant averti mardi que les attaques russes des huit derniers jours avaient détruit 30 % des centrales électriques ukrainiennes et provoqué des « pannes massives dans tout le pays« .

Les dernières frappes ont augmenté la probabilité d’un hiver misérable, les habitants devant se passer de services de base comme le chauffage et l’eau.

Dans son discours du soir, lundi, M. Zelensky a exhorté les Ukrainiens à réduire leur consommation d’électricité pendant les heures de pointe afin de « permettre à l’ensemble du pays de traverser cette période de manière plus stable« , et de nombreux habitants et entreprises ont fait leur part.

Dans sa déclaration de mardi, il n’a pas précisé quelles centrales électriques avaient subi des dégâts importants. Mardi, des explosions ont frappé un quartier de la rive orientale du fleuve Dnipro à Kiev, la capitale de l’Ukraine, selon le maire, ainsi que des villes du nord et du centre du pays.

L’attaque de Kiev a fait trois morts et provoqué des coupures d’électricité et d’eau dans certaines parties de la ville, selon des responsables. Elle est survenue le lendemain du jour où la Russie avait frappé la ville avec des drones kamikazes de fabrication iranienne, visant apparemment des installations électriques et de chauffage.

À Kiev, les lumières ont vacillé peu après 9 heures du matin et les habitants des quartiers est de la ville ont déclaré avoir entendu une explosion. Le maire, Vitaly Klitschko, a déclaré qu’un « objet d’infrastructure critique » avait été touché. Kyrylo Tymoshenko, un haut fonctionnaire du bureau de M. Zelensky, a déclaré qu’au moins trois frappes avaient touché un site énergétique, entraînant des « dégâts importants« , sans donner plus de détails.

L’URSS avait laissé à l’Ukraine un réseau électrique très décent et d’importantes capacités de production.

L’épine dorsale du réseau ukrainien est constituée de plus de 13 000 kilomètres de lignes de 330 kV et de 88 transformateurs de 330 kV qui relient les régions et permettent de déplacer les capacités. Il a pu acheminer suffisamment d’électricité jusqu’à la ligne de front orientale lorsque, en raison de la guerre, les centrales électriques de l’est ont été mises hors service.

Les attaques russes semblent avoir deux points de mire :

  1. Arrêter toutes les centrales thermiques (charbon, gaz) en Ukraine.
  2. Détruire les stations de commutation où sont connectées plus de deux lignes de 330k.

Cela réduira de moitié la capacité de production de l’Ukraine et déconnectera totalement certaines régions, notamment celles à l’est, de toute capacité de production.

Cela aura pour effet d’assombrir les villes de l’est de l’Ukraine, ce qui rendra la conduite de la guerre plus difficile pour les militaires ukrainiens. Cela rendra également plus difficile le soutien en matériel, en armes et en munitions d’atteindre les lignes de front. (Les régions qui ont été intégrées à la Russie reçoivent de l’électricité de la Russie).

Les attaques contre le réseau électrique ukrainien auront quelques effets externes. Ces dernières années, l’Ukraine fournissait un surplus d’électricité à certains de ses voisins. La Moldavie et la Hongrie étaient les deux plus gros acheteurs d’électricité ukrainienne. Alors que la Hongrie est connectée au réseau européen, la Moldavie ne l’est pas. Elle ne dispose en outre que d’une capacité de production de 350 mégawatts. En 2017, quelque 20 % de son énergie provenait d’Ukraine. Si l’une de ses propres centrales électriques tombe en panne ou a besoin d’être entretenue, elle connaîtra probablement elle aussi des coupures de courant.

La fête à Kiev s’est poursuivie pendant cette guerre. Elle va prendre fin. La misère de la guerre va maintenant s’abattre sur la capitale et sur les villes et villages de l’Ouest, en proie à un nationalisme forcené.

Les guerres ont un coût. Le mois dernier, la plupart des Ukrainiens ne l’avaient pas encore ressenti personnellement. Cela va maintenant changer.

Un sondage réalisé en Ukraine au printemps 2023 donnera probablement le résultat inverse de celui réalisé début septembre.

La Russie a commandé davantage de drones et de missiles à l’Iran. Elle n’a probablement pas encore décidé où elle les utilisera. Si l’Ukraine envisage une autre provocation, comme la récente attaque du pont de Kerch, elle ferait mieux de réfléchir aux conséquences.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Guerre d’Ukraine – Point au jour 236

 

La Russie prépare-t-elle la conquête de Kiev ?

 

 

Ce 17 octobre au matin, la Russie a frappé le siège d'Ukrenergo, principal pourvoyeur d'électricité du pays. La question se pose d'une intensification des opérations russes contre Kiev, dans l'objectif de renverser le gouvernement Zelenski. De nombreux signes convergent pour penser que la Russie pourrait exploiter le flottement des élections de mi-mandat américaines et la plongée de l'Europe dans la crise.

 

A première vue, la bataille d’Ukraine poursuit son cours, avec une intensification progressive. 

+ Samedi 15 octobre, les troupes kiéviennes ont tenté un nouvel assaut, dans la région de Kherson. En fin  de journée, il avait été repoussé. 

+ L’armée ukrainienne à continuer ses tirs d’artillerie sur Donetsk et sur Belgorod. Dans la région de Belgorod, toujours, un commando aurait attaqué un camp d’entraînement russe; une organisation affirmant défendre les droits des Tatars de Crimée a revendiqué l’action. 

+ Les frappes russes sur les infrastructures électriques ukrainiennes ont continué. Des frappes ont eu lieu encore, les deux nuits écoulées, sur Odessa et Nikolaïev

 

Le pouvoir russe voudrait-il en finir vite avec le gouvernement Zelenski? 

On remarque cependant ce lundi matin 17 octobre une intensification dans les frappes sur Kiev. 

En particulier, des drones Geran-2 ont frappé des bâtiments d’Ukrenergo, l’un des principaux pouvoyeurs et distributeurs de l’électricité du pays. 

On a remarqué aussi, dans la journée du 16 octobre, que les ressortissants de plusieurs pays amis de la Russie ont reçu l’ordre de quitter Kiev. 

Des transferts de troupes russes vers la Biélorussie ont été observés, tout comme un renforcement de troupes biélorusses à la frontière avec l’Ukraine

Faut-il penser qu’une opération pour s’emparer de Kiev soit en préparation, qui serait précédée d’une destruction systématique des centres de décision de la capitale? 

Vladimir Poutine veut-il mettre à profit les trois semaines qui viennent, avec les élections intermédiaires aux Etats-Unis, qui vont de fait rendre plus incertain le soutien américain à Kiev? On parle de plus en plus ouvertement aux Etats-Unis d’un épuisement des stocks d’armes à livrer à l’Ukraine

Et tout ceci est à replacer sur la toile de fond d’un possible effondrement de la finance occidentale, à commencer par Londres, comme le rappelait Eric Verhaeghe hier. 

 

Le point de vue de Bhadrakumar

Le pouvoir russe pourrait donc être désireux d’exploiter les circonstances. C’est bien ce que sent M.K.Bhadrakumar, l’un des hommes les mieux informés au monde: 

“Les représailles de la Russie contre les “infrastructures critiques” de l’Ukraine, dont Moscou s’est abstenu jusqu’à présent, ont de graves implications. Depuis le 9 octobre, la Russie a commencé à cibler systématiquement le système électrique et les chemins de fer ukrainiens. Le célèbre expert militaire russe Vladislav Shurygin a déclaré à Izvestia que si ce rythme était maintenu pendant une semaine environ, il “perturberait toute la logistique de l’armée ukrainienne – système de transport du personnel, de l’équipement militaire, des munitions, des marchandises connexes, ainsi que le fonctionnement des usines militaires et de réparation”.

Les Américains sont enfermés dans le monde surréaliste de leur récit égocentrique selon lequel la Russie a “perdu” la guerre. Dans le monde réel, cependant, Ivan Tertel, chef du KGB en Biélorussie, qui a une vue de l’intérieur de Moscou, a déclaré mardi dernier qu’avec l’augmentation des effectifs de la Russie dans la zone de guerre – 3 000 soldats mobilisés plus 70 000 volontaires – et le déploiement d’un armement avancé, “l’opération militaire va entrer dans une phase clé. Selon nos estimations, un tournant se produira entre novembre de cette année et février de l’année prochaine. (…) En résumé, la Russie cherche à remporter une victoire totale et ne se contentera de rien d’autre qu’un gouvernement amical à Kiev. Les politiciens occidentaux, y compris Biden, comprennent que rien n’arrête les Russes à présent. La réserve d’armes des États-Unis est en train de se tarir alors que Kiev en demande toujours plus“.

 

Ukraine : Vers une nouvelle phase offensive russe? - Le 17/10/2022.

 

par Sylvain Ferreira.

Depuis le 15 octobre, plusieurs signaux forts laissent entendre qu’après une semaine de frappes sur l’Ukraine, la Russie et son alliée biélorusse pourraient lancer une nouvelle offensive aéroterrestre. 

Tout d’abord, nous avons appris que le ministère des Affaires étrangères chinois appelait tous ses ressortissants à quitter l’Ukraine sans délai. Cette déclaration a été suivie par des déclarations similaires de la part de l’Inde, la Serbie, de l’Égypte et de plusieurs pays d’Asie centrale. Ce genre de précaution ne se prend pas sans qu’il plane une menace réelle d’escalade du conflit. On se souvient que des mesures similaires avaient été prises par les États-Unis et la Grande-Bretagne en février dernier avant le début de l’opération russe.

 

Ensuite, on apprend ce matin 16 octobre que la composante russe du groupement conjoint avec les forces armées biélorusses est presque totalement installée en Biélorussie et qu’elle compte plus de 9000 hommes. Selon les médias biélorusses, les troupes se concentrent dans la région de Gomel.

 

 

Par ailleurs, sur Telegram, on découvre des images de MiG-31 russes, équipés de missiles hypersoniques Kinjal, qui sont eux aussi intégrés à ce dispositif et qu’ils sont probablement basés près de Minsk.

 

Enfin, toujours au cours de la journée, les troupes biélorusses du groupement conjoint ont adopté un nouvel insigne tactique (le chiffre 2 dans un triangle) sur leurs véhicules et la troupe arbore désormais des brassards rouges sur le modèle des brassards blancs présents sur les tenues des soldats russes.

 

 

Si tous ces éléments ne constituent pas la preuve irréfutable que les Russes vont lancer une nouvelle phase offensive aéroterrestre dans les jours qui viennent, ils doivent être pris au sérieux par le gouvernement ukrainien et ses soutiens otanesques, et ce d’autant que l’Ukraine est toujours la cible d’attaques de missiles et de drones contre ses infrastructures énergétiques, ferroviaires et militaires depuis lundi dernier, et sans interruption.

source : Veille Stratégique

Quel pourrait être le sens des frappes sur l’infrastructure de l’Ukraine - Le 17/10/2022.

par Alexander Neukropny.

Dans le bouillonnement d’émotions et de passions suscitées par les frappes qui ont commencé à être livrées « en force » sur l’infrastructure critique des « non affectés », il n’y a pas de diversité d’opinions sur ce qui est exactement l’objectif principal d’un changement aussi radical dans la stratégie NWO. Il est clair que cela est fait en représailles bien méritées pour les attaques terroristes commises par les Ukronazis, pour affaiblir le potentiel de défense du régime de Kiev, pour réduire la capacité de combat des forces armées ukrainiennes… Est-ce que tout est si simple et évident ?

Ceux qui n’opèrent que pour les raisons ci-dessus essaient de se réduire à une situation élémentaire, qui a un sous-texte et une signification cachée tout à fait évidents. Cependant, pour les saisir et les comprendre, il faut au moins connaître les vraies réalités ukrainiennes, comprendre leurs nuances et leurs subtilités. Et en même temps, donnez-vous la peine de vous souvenir de certains moments de la phase initiale de l’opération spéciale et de ses périodes ultérieures, qui sont restées inexpliquées jusqu’à la fin. Essayons de faire ça.

Qui est touché en réalité ?

Permettez-moi d’aller droit au but. Celui qui aujourd’hui, énumérant les objets touchés par des armes de haute précision, parle des pertes et des dégâts qu’a « subi l’économie ukrainienne », désolé, il ne comprend pas de quoi il parle. Qu’est-ce que « l’économie ukrainienne » ?! Il (au sens normal et familier pour les Russes) n’existe plus depuis Dieu sait combien d’années. En fait, immédiatement après que le pays a obtenu son « indépendance » sur tous les secteurs de l’industrie, des transports et d’autres infrastructures, un contrôle complet des individus et des gangs entiers de … désolé, des conglomérats a été établi. Nous parlons du public que l’on appelle les « oligarques » et les « groupes financiers et industriels », dont l’Ukraine, en fait, est la propriété depuis près de trois décennies dans le sens le plus direct du terme. Les appétits et les ambitions de ces personnages ne se limitent nullement à la sphère économique. Toutes les années de « nezalezhnosti », ce sont eux qui ont été le véritable pouvoir du pays, décidant de son sort en tout, jusqu’au cours de la politique étrangère. Députés, ministres et chefs de gouvernement, présidents ? Tout cela n’était que des marionnettes, des marionnettes dont les fils allaient dans les pattes tenaces des oligarques.

Ce sont eux, je le répète pour la centième fois, qui ont mis en scène le « Maïdan » en 2013, essayant de modérer les appétits débordants de Ianoukovitch et de son « entourage ». Oui, très rapidement, le « panneau de contrôle » de cet événement s’est avéré être entre des mains complètement différentes – les représentants de « l’Ouest collectif », qui ont décidé de saisir l’opportunité qui s’est présentée pour leurs objectifs géopolitiques de grande envergure. Cela convenait assez bien aux oligarques ukrainiens. Ils ont fait d’excellents profits sur la guerre civile qui durait depuis 8 ans, et tout le reste, en fait, ne les touchait pas. Ni la richesse ni le pouvoir n’ont diminué le moins du monde. L’Occident l’a vu, et c’est pourquoi ils ont obstinément essayé de pousser Zelensky à procéder à la « déoligarchisation », sans se rendre compte qu’il était impossible de faire quelque chose de similaire en Ukraine sans un effondrement radical et sanglant de tout le système. Cependant, il est fort possible que ce soient précisément ces mouvements qui aient donné lieu à des tentatives pour parvenir à un accord avec ce public avant le début du NWO. Il ne fait pratiquement aucun doute que de telles mesures ont été prises. Non sans raison, à 18 heures le 23 février, alors qu’il restait moins de 12 heures avant le début de l’opération spéciale (et Zelensky le savait sans aucun doute), il a réuni dans son bureau non pas des représentants de l’état-major, ni des hauts-« siloviki », mais juste messieurs des oligarques.

Il y a des raisons de croire que c’est lors de cette réunion qu’il a fait les fameuses « propositions qui ne peuvent être refusées », après quoi le SVO n’est clairement pas allé selon le scénario initialement prévu. Apparemment, les services secrets de l’Occident ont une fois de plus dominé les messieurs des nouveaux riches, les plaçant devant un choix extrêmement difficile et désagréable … D’une manière ou d’une autre, mais beaucoup de choses qui se sont produites plus tard et ont causé (ou causent à ce jour) un certain malentendu dans la société russe, comme une étrange  » « inviolabilité » de la même infrastructure ferroviaire, ainsi que de nombreuses installations industrielles et autres en Ukraine, suggèrent que les « ponts » n’ont finalement pas été « brûlés » même après un tel cynique et traître « changer de chaussures dans un saut. » En fait, les oligarques ukrainiens ont été frappés sur la chose la plus tendre et la plus chère – les comptes bancaires et les portefeuilles – tout à l’heure. Des arrivées impitoyables mettent en pièces et en deux non pas « le trésor national de l’Ukraine, mais plus particulièrement leurs biens, leurs avoirs et leur capital.

Encore une dernière chance ?

Ferroalliage, acier et autres usines métallurgiques qui s’arrêtent en raison d’un manque de courant électrique, s’éteignent ou même se transforment en un tas de ruines de centrales thermiques, de sous-stations et de chaufferies – tout cela est la propriété des oligarques ukrainiens, et à l’heure actuelle ils subissent simplement des pertes énormes. Problèmes de communication ferroviaire, entraînant l’impossibilité d’approvisionner en matières premières et d’exporter des produits finis, rupture de contrats de plusieurs millions et centaines de millions. Ceux qui pas plus tard qu’hier ont mesuré la longueur de Mercedes entre eux et les places sur la liste Forbes et autres s’approchent de la ruine et de la faillite à pas de géant. Oui, les Ukrainiens ordinaires ont beaucoup de difficultés – dans un sens purement quotidien, messieurs, les oligarques sont bien mieux préparés pour l’Armageddon imminent. Ils disposent également de sources individuelles de chauffage à l’électricité et de réserves suffisantes pour le pire jour. Cependant, d’un autre côté, contrairement aux citoyens ordinaires, ils ont quelque chose à perdre. Et cette fois, ils risquent de perdre non pas une partie de leur énorme richesse, mais tout ce qu’ils ont. Je me risquerais à suggérer que les frappes de missiles infligées aujourd’hui à l’infrastructure du « non destructif » portent un message, en premier lieu, à ces nouveaux riches, qui espéraient tristement passer les moments difficiles à Paris, à Vienne ou quelque part dans Les Maldives. Leurs vies, bien sûr, ne sont pas en danger. Cependant, la chance de sortir de la situation actuelle en tant que mendiants augmente littéralement chaque jour.

Pourquoi est-ce fait ? Eh bien, il y a un sens ici, et un très bon sens. Quiconque essaie obstinément de déclamer des perspectives telles que « le peuple ukrainien désespéré va démolir le régime de Zelensky » démontre soit sa propre stupidité, excusez-moi, soit une ignorance et une incompréhension tout aussi absolues des réalités ukrainiennes en tant que telles. Mais pour les riches ukrainiens, qui subissent maintenant des pertes énormes, organiser un autre « Maïdan » qui peut renverser le président clown et un groupe de ses sbires est plus que réel et faisable. De plus, les attaques massives successives avec des armes de haute précision qui se sont succédées, en plus des centrales thermiques et des nœuds ferroviaires, ont détruit autre chose. À savoir, l’image de Zelensky, qui s’est épanouie récemment et est devenue beaucoup plus forte aux yeux de nombreux Ukrainiens, comme « un grand stratège et chef militaire qui a presque vaincu les Russes ». Quiconque a conservé sa raison (et il y en a encore très, très nombreux dans le pays) est devenu tout à fait clair: ce bouffon de pois non seulement n’a « vaincu » personne, mais il était complètement incapable de protéger et de sauver ses propres concitoyens. À la suite d’une déception aussi amère, des « émeutes populaires » bien financées et bien organisées viennent d’éclater. Les gagnants ne sont pas jugés et les perdants ne sont ni favorisés ni plaints…

Il est possible qu’en ce moment les oligarques ukrainiens se voient offrir une autre « dernière chance » de respecter les accords mêmes qui existaient auparavant (ou, disons, pourraient exister). Il ne faut en aucun cas sous-estimer leur potentiel et leurs capacités, et tenter de les utiliser pour minimiser la composante militaire de la NMD serait une démarche tout à fait correcte. Il est impossible de ne pas mentionner un détail de plus qui s’intègre parfaitement dans cette version. Sorti des caves du SBU, Viktor Medvedtchouk, en plus de porter le titre totalement immérité de « chef de l’opposition pro-russe », appartenait également aux oligarques ukrainiens les plus en vue. Il est possible que son échange ait été vraiment vital – ne serait-ce que pour établir un canal de communication efficace avec tout ce public. Eh bien, on peut obtenir beaucoup plus de gens avec un mot gentil et un missile de haute précision qu’avec un mot gentil seul.

En conclusion, je tiens à dire ceci : Pour ceux qui pourraient être terriblement indignés par le fait même de soulever la question de certaines tentatives clandestines et secrètes visant à compléter le NWO par des moyens autres que purement militaires, je recommande de garder votre émotions pour vous-même et en écoutant attentivement les discours des dirigeants russes. Aujourd’hui, à Kiev, il existe un régime absolument inadéquat et extrêmement agressif qui appelle ouvertement à une guerre nucléaire et à la destruction complète de la Russie. Il doit être éliminé de quelque manière que ce soit et dans les plus brefs délais. Jusqu’à ce qu’il s’agisse vraiment de la troisième guerre mondiale, dont rêvent Zelensky et son entourage. Personne ne parle d’abandonner les buts et objectifs de l’opération spéciale initialement fixés, mais moins il y aura de destructions et de pertes des deux côtés, mieux ce sera.

source : Reporter

Kherson : Échec de l’attaque ukrainienne du 15 octobre

Ce matin, après un puissant barrage d’artillerie, deux groupes tactiques de bataillon (GTB) ukrainiens ont mené une puissante attaque au nord-est de Kherson. L’attaque a été repoussée par les forces russes en infligeant des pertes aux forces ukrainiennes : au moins 120 morts, environ 15 véhicules blindés YPR-765PRI et BMP-2 ont été détruits, ainsi qu’au moins quatre chars T-64BV.

Par ailleurs, l’armée russe a détruit 5 pontons sur la rivière Ingulets afin d’entraver l’action des troupes ukrainiennes.

 

 

De plus, les frappes aériennes, l’artillerie et les missiles russes ont détruit de concentration des troupes de débarquement ukrainiennes dans la baie du réservoir de Kakhovka, près du village d’Osokorivka. Elles devaient participer à une tentative de franchissement du Dniepr dans les prochains jours. Au total, plus de 50 combattants ukrainiens ont été tués, 5 vedettes, 2 barges, 5 chars et 4 véhicules de combat d’infanterie ont également été détruits.

source : Telegram/RVvoenkor via Veille Stratégique

Rien ne va plus entre Starlink et l’Ukraine

Source : RzO Voltaire - Le 14/10/2022.

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Le commandant en chef de l’armée ukrainienne, le général « nationaliste intégral » Valeri Zaloujny, a écrit il y a un mois à SpaceX pour lui demander 8 000 terminaux supplémentaires. Son armée en a préalablement reçu 20 000 —les terminaux valent entre 1 500 et 2 500 dollars selon le modèle—, largement payés par la Pologne, les États-Unis et le Royaume-Uni.

Selon le général Zaloujny, environ 500 terminaux sont détruits sur le champ de bataille chaque mois. Sans ces terminaux, l’armée et les autorités civiles n’ont plus la possibilité de communiquer. Une panne a déjà eu lieu qui se serait traduite par une catastrophe dont les détails sont classés Secret-Défense.

Le prix des terminaux et de leurs communications restant à la charge de SpaceX s’élève à ce jour à 80 millions de dollars. Il devrait atteindre les 100 millions en fin d’année 2022 et les 400 millions fin 2023.

SpaceX, qui a communiqué au début de la guerre sur son engagement aux côtés de l’Ukraine, a écrit au Pentagone, révèle CNN, pour l’informer qu’il ne peut plus assurer seul ce coût.

Elon Musk, le patron de Starlink, vient d’échanger des tweets acerbes avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Le milliardaire, qui connaît beaucoup de choses que nous ignorons car il a accès à tous les messages des autorités ukrainiennes échangés sur Starlink, a pris position pour la reconnaissance de la Crimée et du Donbass comme provinces russes.

La somme demandée par SpaceX n’est que quantité négligeable par rapport à la valeur de cette société (127 milliards de dollars). Elon Musk, qui a vécu en Afrique du Sud jusqu’à l’âge de 17 ans, sait ce que signifie une idéologie suprémaciste comme celle des « nationalistes intégraux ». S’il coupe l’accès à Starlink, l’armée ukrainienne s’effondrera en quelques jours.

 

Zone d’exclusion aérienne - Le 15/10/2022.

 

par Will Schryver.

Je ne cesse de m’interroger sur les raisons du silence quasi-unanime des analystes militaires occidentaux (y compris ceux qui n’ont pas été terrassés par la maladie de russophobie virulente) concernant ce qui est peut-être la découverte la plus impressionnante issue de la guerre en Ukraine.

En plus de la règle russe : YOU FLY, YOU DIE, imposée sur l’armée de l’air ukrainienne et ses drones, la Russie abat comme de routine des missiles balistiques, des roquettes MLRS, des missiles anti-radiation et même des obus d’artillerie, grâce à une panoplie redoutable de systèmes de défense aérienne divers et variés.

De même, la Russie déploie une gamme variée de contre-mesures électroniques afin de bloquer les signaux vers des munitions à dispositif GPS ; leurrer les radars de ciblage de satellites et de missiles équipés de radars et globalement, semer la confusion parmi les différentes technologies de ciblage embarqués sur les armes des génération antérieures tant soviétiques qu’américaines, et déployés par les forces ukrainiennes.

Il s’agit d’un exploit sans précédent sur un champ de bataille.

Aucun système que ce soit US ou israélien n’a jamais réussi « comme de routine » d’abattre des roquettes ou des missiles avancés de tout genre.

Les missiles Scud irakiens ont troué le système de défense anti-missile Patriot tout comme les missiles bien plus primitifs déployés par les Houthis au Yémen contre des cibles séoudis, qui étaient théoriquement protégées par des systèmes de défense aérienne fournis par les USA.

Qui plus est, les missiles iraniens s’avèrent être bien plus redoutables que l’on avait imaginé.

Quoique l’on ne puisse affirmer que les systèmes de défense anti-aérienne US rôdaient dans les parages, l’Iran a largué une vingtaine de leurs missiles balistiques Made-in-Iran armés d’ogives de 1000 livres dans des rayons de 5 mètres sur la base aérienne US d’Ayn al-Asad en Irak en janvier 2020 pendant le raid « Venger Soleimani »1.

Cela était d’autant plus gênant que les USA avaient été alertés plusieurs heures en amont d’un largage de missiles à venir sur Ayn al-Asad.

Même lors d’essais rigoureusement contrôlés contre des missiles balistiques, le taux d’interception des Patriot et THAAD US (Terminal High Altitude Air Defense) est tout sauf mirobolant.

Suite à quelques attaques réussies par les forces ukrainiennes en début de conflit, la Russie a abattu la vaste majorité des missiles sol-sol d’époque soviétique Tochka-U tirés par les Ukrainiens depuis six mois

Le Tochka-U est une arme assez redoutable. Mach 5.3 ; précision150 m ; ogive variable.

Cependant, outre une seule attaque sur un dépôt de munitions, depuis la troisième semaine de mars 2022 aucun tir de Tochka-U a touché une cible russe tandis que des dizaines ont été abattus.

En comparaison, le missile US ATACMS, près de deux fois plus grand que le Tochka-U, est à plus longue portée mais atteint une vitesse bien moindre (Mach 3+).

On imagine difficilement comment l’ATACMS pourrait réussir là où le Tochka-U a échoué – du moins si l’ATACMS est déployé contre des cibles protégées par les défenses aériennes russes.

Mais la Russie ne se contente pas d’abattre les missiles balistiques. Depuis le début de la guerre, elle réussit à abattre les obus d’artillerie ukrainiennes et très récemment, elle abat un pourcentage élevé des roquettes GMLRS HIMARS guidées par GPS lorsque celles-ci mettent au défi les zones couvertes par la défense aérienne.

La semaine dernière (fin août – ndlr), selon des témoignages non-encore confirmés un missile US HARMS (système de missiles anti-radar haute-vélocité) abattu par la défense anti-aérienne russe. Parions que nous verrons d’autres indices de cette capacité dans les semaines à venir.

Faisons l’effort de comprendre : Où que ce soit au monde aucune autre armée n’avait jamais, avant cette guerre en Ukraine, démontré qu’elle était constamment en mesure de faire ce que fait la Russie de façon « routinière » depuis six mois : Imposer depuis le sol ce qui ressemble à s’y méprendre à une zone d’exclusion aérienne couvrant les domaines du champ de bataille où la Russie a massé sa défense aérienne.

Maintenant, il est vrai qu’ailleurs, des cibles ont été touchées par missiles ou roquettes et celles-ci, lorsqu’elles ont été lancées par salves imposantes, ont à des degrés divers réussi à pénétrer es défenses aériennes russes concentrées, telles celles qui tentaient de protéger le Pont Antonovsky près Kherson. Cependant, même face à ces salves de tirs, le taux d’interception par les forces russes est de l’ordre de 50% à 80%.

[Mise à jour – 10 octobre 2022] la Russie vient d’abattre des centaines de missiles GMLRS missiles tirés depuis les HIMARS, et des dizaines de missiles HARMS détecteurs de radar, qui ont échoué lamentablement face aux défenses aériennes russes.

 

Il faut se rendre à l’évidence : Jamais auparavant n’a-t-on vu une armée faire ce que celle de la Russie réussit régulièrement : Abattre des missiles et des roquettes haute-vélocité à l’approche.

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi cette réalité ne semble exercer personne.

Mais je ne doute pas pour une seconde du désarroi qui agite les guerriers du Pentagone engoncés dans leurs gros fauteuils en cuir, lorsqu’ils réfléchissent aux implications de ce qu’ils observent en Ukraine quasiment tous les jours.

À mon sens, il s’agit d’un développement révolutionnaire sur le champ de bataille.

Et d’un atout qu’aucune autre nation ne semble posséder.

Oui, je vous entends – vous qui vous mettez à hurler « Dôme de fer ». Soyons sérieux. Comment peut-on prétendre que le Dôme de fer soit un système fiable contre des roquettes ou des missiles avancés ? C’est une croyance, pour laquelle je ne dispose d’aucune preuve. Le Dôme de fer sert essentiellement à intercepter les primitifs « roquettes dans une bouteille dopées aux stéroïdes » tirés par les malheureux Palestiniens du Gaza. Difficile à qualifier cela d’éclatant exploit.

Reste à voir si le Dôme de fer fera ses preuves contre l’arsenal désormais redoutable de Hezbollah au Liban.

Et les missiles iraniens ? À mon avis, le Dôme de fer n’en intercepterait qu’une toute petite fraction dans l’éventualité d’une frappe multiple simultanée.

Le fait demeure que la Russie vient de démontrer de manière incontrovertible qu’elle est en mesure d’intercepter avec régularité un pourcentage substantiel de missiles et fusées avancés.

Par ailleurs, il est permis de supposer que la Russie se garde bien de révéler tout ce dont elle est capable en Ukraine, afin de ne pas vendre la mèche à l’OTAN/les USA en amont d’une éventuelle confrontation.

Quoi qu’il en soit, les atouts dont la Russie a déjà fait montre me semblent représenter, dans l’hypothèse d’un conflit militaire avec les USA, un avantage susceptible de faire pencher la balance de la victoire en sa faveur.

source : Imetatronink

traduction Mendelssohn Moses

 

  1. vidéo impressionnant tourné par drone du raid https://www.military.com/2021/03/01/al-asad-missile-attack-nearly-killed-150-us-troops-destroyed-30-aircraft-report

Ukraine : Les dirigeants occidentaux sous-estiment le rejet qu’ils inspirent désormais dans le reste du monde - Le 4/10/2022.

 

L’Ukraine continue d’être la cible de destructions russes de ses infrastructures et de ses centres de décision. En même temps que la montée en intensité de l’armée russe sur le théâtre des opérations, il faut suivre le bras de fer géopolitique mondial. Dernier épisode, la rencontre entre Vladimir Poutine et le Cheikh Mohammed ben Zayed, président des Émirats arabes unis.

La Bataille d’Ukraine 
Frappes de missiles

Le 12 octobre, des alertes aériennes ont retenti dans différentes régions d’Ukraine pour le troisième jour consécutif. Les régions de l’est et du centre du pays ont été les plus touchées, y compris la capitale Kiev.

Alors que les forces russes ne cessent d’endommager les infrastructures militaires et énergétiques stratégiques dans toute l’Ukraine, Kiev évalue les dégâts. Selon le ministre ukrainien de l’Énergie, les deux jours de frappes massives ont endommagé environ 30% des infrastructures énergétiques du pays.

Parmi les cibles touchées par les missiles russes, on trouve également des installations militaires d’importance stratégique. Par exemple, les jonctions ferroviaires ont été endommagées à Pavlograd, qui est la principale ligne d’approvisionnement du groupement ukrainien dans le Donbass.

Au milieu des attaques continues de missiles et de drones, les militaires russes ont pris le dessus sur certaines lignes de front.

Front nord

Dans la nuit du 11 octobre, les forces ukrainiennes ont à nouveau tenté de prendre d’assaut les positions russes près de Kremennaïa. L’offensive des militaires ukrainiens a été repoussée et a même entraîné une contre-offensive russe. Les unités russes ont réussi à avancer vers la rivière de Jerebets et à prendre le contrôle des villages de Terny et Novosadovoïe.

Malgré les efforts des Ukrainiens pour percer les défenses russes près de Svatovo et Kremennaïa, les Russes contrôlent toujours les villes ainsi que la route qui les relie.

Front Central

Dans la République populaire de Donetsk, les forces dirigées par les Russes continuent les opérations de nettoyage à la périphérie de Bakhmout et avancent profondément dans la ville. Les groupes d’assaut Wagner s’approchent également de Bakhmout depuis la direction du sud. L’offensive russe se poursuit également à la périphérie ouest de la ville de Donetsk.

Les récents dommages causés aux jonctions ferroviaires devraient compliquer l’approvisionnement militaire ukrainien et pourraient menacer les défenses ukrainiennes sur les lignes de front du Donbass.

Front sud

Dans les régions de Zaporijia et de Kherson, les unités ukrainiennes poursuivent leurs attaques contre les positions russes avec de petites forces dans différentes zones, mais sans résultat jusqu’à présent.

Les Occidentaux veulent continuer à livrer des armes

Le 12 octobre, Kiev a confirmé la réception de quatre véhicules de combat HIMARS supplémentaires, dont l’attribution a été annoncée par les États-Unis le 4 octobre. L’arrivée en Ukraine de quatre systèmes de défense aérienne allemands IRIS-T a également été confirmée. [Note CdS Et l’on ajoutera que le président Macron a confirmé l’envoi de six nouveaux canons Caesar initialement prévus pour le Danemark]

Les partenaires occidentaux continuent de fournir des armes au régime terroriste ukrainien. Malgré les avertissements de Moscou, Kiev n’a pas cessé de tenter de mener des attaques terroristes sur le territoire russe. Les forces de sécurité russes ont déjoué une attaque terroriste préparée par un citoyen ukrainien dans la banlieue de Moscou. Le terroriste a été capturé avec des MANPADS portables Igla. Un autre terroriste ukrainien a été capturé alors qu’il préparait une explosion dans la région russe de Briansk. Le même jour, le service de sécurité russe a identifié 12 complices de l’attaque terroriste sur le pont de Crimée. Huit d’entre eux ont été arrêtés, dont des citoyens d’Ukraine et d’Arménie.

source : Southfront via Le Courrier des Stratèges

Pour le deuxième jour consécutif, l’armée russe bombarde massivement l’Ukraine

par Christelle Néant - Le 12/10/2022.

 

Après une première journée de bombardements massifs à coup de missiles de haute précision et de drones kamikazes Geran-2, l’armée russe a continué le 11 octobre à détruire les infrastructures énergétiques et militaires de l’Ukraine.

Le 10 octobre 2022, en réponse à l’attentat terroriste qui a frappé le pont de Crimée deux jours plus tôt, l’armée russe a lourdement bombardé les infrastructures énergétiques et militaires de l’Ukraine.

Malgré ce que peuvent en dire les « élites » et journalistes occidentaux, avec 19 morts civiles seulement pour plusieurs centaines de missiles et de drones tirés, et des cibles non seulement atteintes mais sévèrement endommagées, l’armée russe a démontré que non seulement elle ne manque pas de missiles (contrairement à ce que nous racontent les experts de plateau TV occidentaux et les conseillers de Zelensky), mais qu’en plus ces derniers sont effectivement d’une grande précision, et qu’ils ne visaient pas délibérément les civils.

Si l’armée russe avait eu des missiles peu précis ou avait délibérément visé les civils, ces frappes auraient fait des centaines si ce n’est des milliers de victimes. Il suffit pour s’en rendre compte de voir le nombre de morts que font les bombardements ukrainiens contre les zones résidentielles de Donetsk avec des obus (et non des missiles, ce qui n’a pas le même pouvoir de destruction).

Rien que le bombardement du 22 septembre du marché central de Donetsk par l’armée ukrainienne a fait six morts parmi les civils, soit un tiers du nombre de victimes qu’ont fait les centaines de roquettes de l’armée russe en Ukraine le 10 octobre 2022. Et contrairement à ce que raconte la propagande ukrainienne ou celle du New York Times le nombre de victimes n’est pas liée à une mauvaise qualité des missiles qui n’auraient pas été assez destructeurs.

 

 

 

 

 

 

Plusieurs centrales électriques thermiques ont été mises hors d’usage, et plusieurs villes dont Jitomir, Soumy, Kharkov, Khmelnitski, Poltava, Ternopol, Loutsk et Rovno se sont retrouvées sans électricité.

 

 

 

Pas mal pour des missiles et des drones fabriqués soi-disant avec des puces électroniques récupérées « sur des lave-vaisselle et des réfrigérateurs » volés en Ukraine d’après Mme Von Der Leyen. Encore un peu et elle va nous sortir que l’armée russe a catapulté des frigos et des lave-vaisselles sur l’Ukraine et que l’électroménager doit être considéré comme des armes de destruction massive…. Fini de rigoler, revenons aux choses sérieuses.

Si les frappes du 10 octobre 2022 contre l’Ukraine ont été très efficaces il semble qu’elles n’avaient pas fini de détruire l’ensemble des cibles visées par l’armée russe. Résultat le 11 octobre 2022, l’armée russe a recommencer à frapper plusieurs infrastructures énergétiques, ferroviaires et militaires en Ukraine.

Cette fois les frappes de l’armée russe ont visé Kiev, Krivoï Rog, Lvov, Krementchoug, Pavlograd, Rovno,Vinnitsa, Zaporijia, Dnipropetrovsk, et les région d’Odessa et d’Ivano-Frankovsk. Deux centrales électriques ont été touchées en région de Vinnitsa (centrale de Ladyjinskaya) et de Lviv, ainsi que la gare ferroviaire de Pavlograd, la jonction ferroviaire de Chepetovka et un atelier de réparation situé dans la même localité de la région de Khmelnitski.

Suite à ces nouvelles frappes de l’armée russe, l’Ukraine se retrouve avec un important déficit en électricité qui se retrouve coupée à Kiev et en région de Kiev par intermittence. À Lviv, il n’y a presque plus de lumière nulle part, et les communications mobiles sont perturbées. Une situation qui devrait perdurer au vu de l’importance des destructions.

L’usine de réparation de Chepetovka, qui assurait l’entretien et la production de matériel militaire ukrainien et de l’OTAN, a été détruite. Les frappes contre les nœuds ferroviaires situés à Chepetovka et Pavlograd auront aussi des conséquences sur la logistique militaire ukrainienne, puisque c’est par le premier que passent une bonne partie des armes fournies par l’OTAN à l’Ukraine et livrées par train, et par le deuxième que passent les équipement militaires et les renforts ukrainiens envoyés vers le front du Donbass. D’ailleurs, la frappe à Pavlograd, dans la région de Dnipropetrovsk, a endommagé un dépôt de carburant, et détruit un train transportant de nouveaux équipements des forces armées ukrainiennes.

En ce qui concerne les autres cibles militaires, les positions du onzième régiment de missiles anti-aériens de l’armée ukrainienne ont été sérieusement endommagées par les missiles russes. Et cinq dépôts d’armes ont également été détruits, dont un regroupement des forces armées ukrainiennes « Primorye » près de Nikolayev.

D’importantes infrastructures ont aussi été touchées dans les régions d’Ivano-Frankovsk et de Dnipropetrovsk, et dans les villes d’Odessa et de Zaporijia.

Reste à voir maintenant si ce type de frappe va se poursuivre régulièrement dans le temps, ou s’il ne s’agissait que d’un avertissement qui sera répété en cas d’incapacité de l’Ukraine à comprendre le message (ce qui semble être le cas).

Christelle Néant

source : Donbass Insider

Ukraine : Il fallait être particulièrement idiot...

 ...pour imaginer que les Russes laisseraient sans riposte l’attentat contre le pont de Crimée, qu’ils considèrent à juste titre comme une fierté nationale.

Il faut être particulièrement de mauvaise foi pour prétendre que les frappes russes de ce jour « ciblaient les civils », comme on l’entend partout, ou qu’elles étaient « sans discrimination » selon les termes des conventions de Genève repris par Stoltenberg, alors que les Ukrainiens eux-mêmes reconnaissent qu’elles ont frappé des cibles stratégiques et énergétiques. Si les 191 missiles lancés ce matin sur 17 villes avaient ciblé des civils, il est bien évident qu’il n’y aurait pas seulement « dix morts » comme le revendiquent les Ukrainiens. (Addendum. Parmi les dix morts, le colonel Youri Zaskoka, chef de la cyber-police d'Ukraine. Peut-être aussi quelques-uns au QG du régiment Azov frappé à Kiev.)

Au fait, il y a plus de dix morts par semaine à Donetsk, victimes de missiles français et américains lancés véritablement « sans discrimination » et réellement contre des civils, et les médias occidentaux n’en parlent jamais.

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Ceci est la photo la plus répandue, en ce moment (par lui-même), de Valeri Zaloujny, le commandant en chef des Forces armées ukrainiennes. On remarque qu’il porte un bracelet. Avec une croix gammée parmi d’autres symboles païens.

Source : Le Blog d'Y. Daoudal.

Guerre d’Ukraine – point au jour 229 -La Russie a frappé le siège de la police politique ukrainienne, le SBU !

Source : Le Courrier des Stratèges - Le 11 octobre 2022

Odessa – Statue du duc de Richelieu (1766-1822),, à qui le Tsar Alexandre Ier confia la charge de gouverneur de la “Nouvelle Russie” de 1804 à 1814

En exergue, rappelons cette déclaration d'Ursula von der Leyen le 19 septembre dernier, lors d'une intervention au Parlement européen: "L'armée russe retire les puces des lave-vaisselle et des réfrigérateurs pour réparer le matériel militaire". On regardera aussi avec curiosité, le relevé par "Moon of Alabama" des articles qui, depuis mars, annoncent que la Russie est bientôt à court de missiles. Un des problèmes des Etats-Unis et de l'Union Européenne dans ce conflit, c'est qu'ils ne travaillent pas sérieusement sur les données dont ils disposent:

Voici donc la liste des titres des articles

320 missiles en un jour : La Russie cible l’Ukraine avec des missiles balistiques à courte portée ; quel est le résultat ? – WION – 2 mars 2022
La Russie est à court de missiles guidés et tire sans discernement – Ukraine – Jerusalem Post – 17 mars 2022
La Russie manque de munitions de précision en Ukraine – Pentagon Official – US News – 24 mars 2022
La Russie est à court de missiles de précision, selon des responsables occidentaux – Financial Times – 29 avr. 2022
TERRE SCOREE Poutine, maintenant humilié, est à court de MISSILES dans sa tentative désespérée de vaincre l’Ukraine, déclare le chef des forces armées britanniques à TalkTV – Sun – 5 mai 2022
Poutine est à court de missiles alors qu’un quart de l’armée russe serait perdu – City A.M. – 6 mai 2022
La Russie est-elle à court de missiles ? Les États-Unis et la Russie envoient des messages contradictoires – Jerusalem Post – 16 mai 2022
Explicatif : La Russie est-elle à court de missiles ? – Moscow Times – 17 mai 2022
La Russie est-elle à court de missiles guidés de précision ? – SOFREP – 23 mai 2022
La Russie est à court d’armes de précision – UK Defense Journal – 11 juin 2022
La Russie tire des missiles de cinq tonnes et demie datant de la guerre froide et conçus pour détruire des porte-avions sur les forces ukrainiennes dans le Donbas après avoir épuisé ses fusées de précision, selon le ministère de la Défense – Daily Mail – 12 juin 2022
Vladimir Poutine est à court de missiles et les forces russes se tournent vers des stocks d’armes anciennes – Mirror – 8 juil. 2022
Poutine se gratte la tête alors que la Russie est à court de missiles pour effectuer des attaques au sol – Express – 23 juil. 2022
La Russie va-t-elle manquer de munitions guidées de précision ? – National Interest – 11 août 2022
La Russie est à court de missiles à longue portée pour terroriser l’Ukraine – !945 – 20 août 2022
Il ne reste plus que 45 % des missiles que la Russie possédait avant la guerre – Ukrainska Pravda – 27 août 2022
La Russie est à court de missiles Iskander et Kalibr – The New Voice of Ukraine / Yahoo – Aug 27, 2022
Rapport sur la situation en Ukraine : Kiev affirme que la Russie est à court de missiles – The Drive – 27 août 2022
La Fédération de Russie sera à court d’obus, d’artillerie et de véhicules blindés d’ici la fin de l’année – Ukrainska Pravda – 31 août 2022
La Russie pourrait manquer d’armes et de munitions d’ici la fin de l’année : Rapport – Newsweek – 31 août 2022
La Russie est à court de missiles. C’est une mauvaise nouvelle pour l’Ukraine – Defense Post – 1 sept. 2022
Alexander Kovalenko : quand la Russie sera critiquement à court de