Association Nationale Maréchal Lyautey

Note à Monsieur le Président du Comité National d’Entente Président de la Saint-Cyrienne.

...par le Col. Pierre Geoffroy.

Conseil d'entreprise en retraite

Officier d'Infanterie, Colonel (er)

 

Faculté des sciences de Nancy.

 

Sous-lieutenant, se porte volontaire pour l’Indochine (1953-54)

Chef de section, puis commandant de compagnie en Algérie (1955-57)

Chef de Brigade à l'Ecole militaire de Strasbourg (1957-59)

Officier des Affaires algériennes (1959-62)

Capitaine commandant de compagnie commando au 26e Régiment d'infanterie (1964-66)

Chef de bataillon à l'EM e la 61e Division militaire territoriale à Nancy (1970-74)

Directeur de l'instruction au 26e R.I. (1974-76)

Chef de bureau à l'EM de la 4e Division blindée en 1976

Colonel, fait valoir ses droits à la retraite (1981)

 

Brevet militaire de langue arabe

Cours des officiers des Affaires algériennes de neuf mois à Alger,

Auditeur de l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN). 

 


 

Vous avez soumis à notre association un projet de communiqué commun dont je vous remercie.

 

Si j’approuve l’initiative, je n’y souscris pas à en l’état de sa formulation pour les raisons suivantes :

- le sujet d’actualité qui motive ce communiqué est le jugement sacrilège porté par le candidat Macron

sur la colonisation en tous temps et en tous lieux. Or, le communiqué dans son titre ramène le sujet au

périmètre France-Algérie. Aux pourquoi et pourquoi des questions posées, il est aisé de répondre que nous

sommes en période électorale et que tout est permis pour recueillir des voix, ce qui n’exclut pas les calculs

criminels. Mais le mal est plus profond et n’est pas évoqué. Il révèle pourtant le gauchisme d’un gourou sans

scrupule :

. - les propos de Mr Macron qualifiant la colonisation de « crime contre l’humanité » ne sont pas

condamnés avec la fermeté qui s’impose. Il ne s’agit pas de maladresses. Emettre un texte qui pose des

questions au lieu de donner des réponses est un procédé connu pour « noyer le poisson » ce qui évite de

s’engager sans ambiguité. Il ne s’agit pas de maladresse du candidat, mais d’un crime contre l’Histoire et ses

acteurs. Qui a lu Boileau sait qu’il faut appeler un chat, un chat ...........

- de ce fait, le Maréchal Lyautey, comme les Gallieni, Bugeaud, Savorgnan de Brazza, Laperrine,

Faidherbe et tant d’autres sont trahis et livrés comme des criminels à la justice de l’anti-France. C’est une

insulte non seulement à leur mémoire, mais encore une condamnation de tous ceux qui ont choisi pour leur

promotion le nom de ces héros de la grandeur de la France, sans compter tous les autres à quelque titre

que ce soit.

- en outre, les propos tenus qui auraient du, en premier lieu, être condamnés par le Chef de l’Etat - qui

ne dit rien consent ! - s’attaquent aussi aux Nations qui ne les partagent pas. Ainsi, quand, en juin 1999, SE

Monsieur l’Ambassadeur du Maroc en France déclare dans un discours à Nancy que « Lyautey appartient

autant à l’Histoire du Maroc qu’à l’Histoire de France », il ne lui vient pas à l’esprit de parler de crime contre

l’humanité.

 

En conclusion, le texte proposé ne peut que disqualifier ceux qui se satisferaient des habituelles réactions politiquement correctes sans ferme condamnation et, de fait, donneraient un certain crédit aux propos du candidat Macron. En cela, ils deviendraient ses complices.

 

Pour toutes ces raisons, l’Association Nationale Maréchal Lyautey que je préside ne peut souscrire à

un tel communiqué. Le Maréchal Lyautey disait : « Il faut savoir ce que l’on veut et où l’on va ».

 

En l’occurrence, il faut éviter de donner des verges pour se faire battre. Il vaut mieux se joindre, comme l’a fait,

par exemple, l’ASAF (asafrance.fr), à celles et à ceux qui ont contre-attaqué vite et bien pour renforcer leurs

prises de position au lieu d’en affaiblir la portée par des propos passe-partout qui minimisent le forfait exprimé au nom de la bien-pensance auto-proclamée.

 

Pour ma part, j’ai rendu publique ma réaction (en PJ) publiée sur magistro.fr. (voir ci-dessous)

Le 22 février 2017

 

Colonel (er) P. GEOFFROY

Président

Signé : GEOFFROY

 

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Note à Monsieur le Président du Comité National d’Entente Président de la Saint-Cyrienne
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L'allégeance en marche...

...dans le déshonneur.



 

Je suis régulièrement destinataire de messages de sources diverses, mais jamais de la gauche. Ses relais d’opinion ont trop à faire pour retenir ceux qui quittent le navire en perdition. N’ayant reçu aucun commentaire depuis trois jours au sujet de la visite d’Emanuel Macron en Algérie, je me demande si tous ceux qui refusent la pratique de la repentance, à commencer par les Pieds-noirs chassés d’Algérie en 1962, ont perçu le sens du message délivré par ce "gourou" qui va en croissant dans le déshonneur.

 

Sous prétexte d’être "progressiste ", il se déclare antisystème. Pour cela, il faut tout effacer pour recommencer, soit-disant en "mieux". Avec le silence approbateur et admirateur de ses adeptes sous influence - adeptes élevés en majorité dans la culture de l’anticolonialisme primaire et idéologique - il se devait de faire mieux que de la repentance devenue pratiquement institutionnelle.

 

De fait, mieux que la repentance, le gourou a affiché son choix : c'est l’allégeance qui procède de la soumission et, à terme, mène à la désintégration. Et pour mieux vendre cette trahison érigée en dogme, le message est habillé de la nostalgie d’un Navarro ni de droite ni de gauche mais tout de même incarné par un homme de gauche ! Pire encore, pour être mieux adulé par ses adeptes, le gourou vient, sur place à l’étranger, en s’attaquant à la colonisation, d’insulter l’Histoire et de condamner ceux qui l’ont écrite.

 

A la veille du 19 mars, c’est aussi un soutien à ceux qui ont obtenu du pouvoir socialiste d’en faire une date anniversaire célébrant en creux une victoire du FLN sur la France avec un hommage aux porteurs de valises ; et ceci au mépris des nombreuses victimes du FLN après cette date du cessez-le-feu non respecté.

Cette prise de position qui ne va pas manquer, à juste raison, de provoquer des réactions d’indignation s’inscrit aussi dans les pratiques de gouvernement auquel le gourou Macron a participé, à savoir : diviser pour régner.

 

On est loin de la recherche du "dénominateur commun qui unit les hommes" cher à Lyautey qui, malgré la gauche, reste à la base des relations d’amitié et de respect entre la France et le Maroc qu’il avait initiées.

On est loin de la grandeur de la France, une grandeur dont on ne parlera bientôt plus, si on ne réagit pas, tant les programmes d’Histoire de France ont déjà laminé tout ce qui pouvait en garder la mémoire.

 


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