Un procès en place publique non fondé

...par le Gal. Pierre Zammit - le 17/07/2017.

Le Président de la République reproche au chef d’état-major des Armées d’avoir porté sur la place publique des éléments qui n’auraient pas dû l’être. Il tente de prendre à témoin l’opinion publique sur cette fausse assertion habilement répétée sur les ondes et plateaux de télévision par certaines personnes plus ou moins proches de lui. L’accusation n’est pas fondée. Chacun sait désormais que le général de Villiers s’est exprimé devant la représentation nationale en huis clos et que les fuites ne sont pas de son fait.

 

Encore une fois - le cas s’est déjà produit avec le général Soubelet - faut-il mentir aux parlementaires quand la défense de la France est en jeu, quand la vie de nos soldats dépend de décisions qui conditionnent leurs moyens de combat ? Cela ne se rencontre dans aucune autre démocratie au monde. Cela fait plusieurs années que le taux d'engagement des armées est de 30 % supérieur à ce que prévoient le contrat fixé par le livre Blanc sur la Défense et la loi de programmation militaire. A-t-on vu pour autant les armées faillir sur le terrain, dire "non", lever la crosse en l'air ? Non. Et heureusement ! Les Français, eux, peuvent en témoigner.

 

Monsieur le Président, entendez vos soldats. Entendez ceux qui ont la lourde charge de les conduire au combat, de leur fermer les yeux quand survient la mort. Leur devoir est de parler. Le chef d’état-major des Armées parle pour chacun d’entre eux. Entendez-les aujourd’hui. Pas demain. Ce sera trop tard. Ils sont fils de France. Respecter nos soldats, c’est d’abord leur donner les moyens de se battre. Les oraisons funèbres et mots ne suffisent plus. Les soldats n'y croient plus.

 

Général (2s) Pierre ZAMMIT

Délégué ASAF 31

 

Source : http://www.asafrance.fr/item/libre-opinion-de-pierre-zamit-un-proces-en-place-publique-non-fonde.html

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