Les mesures gouvernementales sont-elles sanitaires ou vaccinales ?

Le 01/01/2022

Avec la loi actuellement en discussion, qui vise à instaurer le pass vaccinal, on peut de plus en plus se demander si la politique sanitaire du gouvernement à pour priorité d’améliorer la santé de la population (mesures sanitaires) face au SARS-CoV-2, ou si son but est simplement de multiplier les injections vaccinales. Quelques indices sont rapportés ici.

Si le gouvernement se souciait de notre santé, n’aurait-il pas mené depuis mai 2020 des campagnes d’information sur la nécessité de renforcer notre système immunitaire par un ajustement du niveau de vitamine D, relayant fortement les recommandations de l’Académie de Médecine ?

N’aurait-il pas permis à la Sécurité Sociale de rembourser les analyses du niveau de vitamine D, jusqu’ici non remboursables ?

Aujourd’hui des dizaines de publications scientifiques, dont une méta-analyse, montrent qu’un niveau correct de vitamine D réduit fortement les hospitalisations et les décès en cas de Covid.

Si le gouvernement se souciait de la santé, pourquoi le projet de loi actuellement en débat exclut-il les personnes guéries de la vie sociale si elles ne sont pas vaccinées, qu’elles aient été infectées depuis plus ou moins de six mois ? L’immunité naturelle acquise après une infection est de meilleure qualité et de plus longue durée que celle développée après une vaccination. Même si on accepte le principe du pass, rien ne peut justifier cette exclusion. De plus la vaccination de personnes déjà touchées n’est pas sans risque sur leur système immunitaire. Contraindre une personne à se faire vacciner sitôt guérie du Covid est irresponsable.

Si le gouvernement se souciait de la santé de la population, inciterait-il les personnels soignants vaccinés à venir travailler y compris lorsqu’ils sont infectés et contaminants, tout en suspendant — en les privant de leurs revenus — les personnels non vaccinés testés négatifs ?

Si les autorités se souciaient de la santé, n’auraient-elles pas mené à bien ne serait-ce qu’un essai clinique sur les traitements précoces (dont elle juge “insuffisants” les nombreux essais qui indiquent leur efficacité ? N’aurait-il pas ré-autorisé l’essai Covidoc, suspendu précipitamment en mai 2020 pour des motifs infondés ? N’aurait-il pas encouragé les recherches de l’Institut Pasteur de Lille sur le Clofoctol, plutôt que de les entraver sans cesse ?

Si le gouvernement se souciait de la santé — et de la saturation des services de réanimation —, aurait-il découragé les patients de faire suivre leur Covid-19 par un médecin de ville, et dissuadé les médecins de ville de prendre en charge leurs patients atteints de Covid ? N’aurait-il pas encouragé un suivi médical ? Sans même parler de traitements précoces, ne serait-ce, par exemple, que pour permettre aux médecins de repérer une éventuelle hypoxie chez leurs malades du Covid, et de réagir immédiatement par une oxygénation simple et non invasive, à domicile ou en les envoyant à l’hôpital, plutôt que de les laisser attendre seuls que leur état se dégrade au point de nécessiter une admission en réanimation (“Si vous ne pouvez plus respirer, appelez le 15…”)

Si le gouvernement se souciait de la santé, depuis que des effets secondaires des vaccins sont signalés (thromboses, myocardites…), n’aurait-il pas encouragé les médecins à prescrire aux personnes se faisant vacciner les quelques médicaments simples pouvant réduire le risque que de tels effets surviennent ?

En résumé, ce que cherchent les autorités et leur “Conseil de Défense Sanitaire” dont les délibérations sont secrètes et les conflits d’intérêts patents, est-ce de multiplier les injections vaccinales, ou de protéger la santé de la population ?

Il n’existe à peu près aucune raison scientifique de croire que les deux soient synonymes.

Certes, en réduisant au silence les scientifiques et les médecins qui critiquent la politique sanitaire, on peut faire croire à un “consensus”, mais ce consensus n’est en réalité que médiatique, et aucunement scientifique.

Omicron, une chance dont on ne profitera pas ?

Le 20/12/2021

Nous vous avons déjà montré que toutes les grandes épidémies virales de ces derniers siècles se sont arrêtées en 2-3 ans (avec quelques petites traînées ici et là). Par quel mécanisme ? Sans doute par l’acquisition d’une immunité collective acquise avec des variants de moins en moins virulents. L’épidémie actuelle devrait, ou plutôt va suivre le même chemin.

Dès les premiers cas signalés du variant omicron, au vu des constatations du premier médecin qui a alerté sur ces cas, je vous avais dit que ce variant était peut-être une chance pour obtenir ce résultat, et qu’il fallait 15 jours de plus pour le confirmer. C’est fait, c’est confirmé.

Plus le virus est contagieux, plus l’ascension du pic épidémique est forte, plus l’immunité collective est obtenue rapidement, et par conséquent plus la vague est courte. Cela semble se confirmer en Afrique du Sud, la vague ayant peut-être atteint son apogée avec une amorce de décrue. Ceci dit on a aussi eu un petit palier il y a 8 jours, qui ne s’est pas confirmé, l’ascension ayant repris. Nous serons fixés en quelques jours.

Si la contagiosité s’accompagne d’un pouvoir pathogène, nous avons alors un scénario type Grippe Espagnole de 1918 (type H1N1). Ce n’est pas le cas ici, nous avons affaire à un variant peu létal, ce que montre l’Afrique du Sud et ce que vont montrer les autres pays. Nous nous orientons plutôt vers une reproduction de l’épidémie de 1889-91, qui était aussi due à un coronavirus.

En effet, si on compare la semaine avant l’apparition d’omicron (sans doute apparition du premier cas, diagnostiqué une semaine plus tard et séquencé après quelques jours de plus), avec la situation au 18 décembre, les chiffres sont les suivants :

Entre le 5 novembre et le 18 décembre, le nombre de cas est passé de 4 à 388 par million d’habitants, soit 90 fois plus, alors que le nombre de décès, lui, a été multiplié par 1,5. En admettant même que ce chiffre puisse tripler, compte tenu du décalage moyen de 15 jours entre nouveaux cas et décès, cela fait une létalité divisée par 30 avec omicron !

Maintenant soyons pessimistes, en ne retenant que 10 fois moins létal. En 2020, en France, nous avons eu 68 000 décès. Avec un variant 10 fois moins virulent, nous aurions eu 6 800 décès. Cela veut dire qu’omicron ne semble pas plus méchant que la grippe saisonnière, peut-être moins si on est plus optimiste car je suis parti sur des chiffres pessimistes (mortalité x 9 dans 15 jours).

Signalons que l’Afrique du Sud est le seul pays 100 % omicron depuis 15 jours, (80% il y a 3 semaines), et que c’est un des pays les moins vaccinés, 25% de complètement vaccinés, donc selon les critères de nos dirigeants il devrait y avoir plus de formes graves, ce n’est pas le cas.

Omicron est une chance qu’il faut saisir pour sortir de ces deux ans de cauchemars, pour cela il faut le laisser circuler, comme il l’a fait en Afrique du Sud. Il faut tomber les masquesouvrir les frontières, et faire la fête, alors que nous faisons l’inverse (en cherchant à retarder au maximum sa diffusion, par des mesures dérisoires comme commencer par fermer les frontières avec l’Angleterre, comme si cela allait empêcher omicron de se développer chez nous ! Il paraît que nous en serions déjà à 25%). Il faut supprimer le pass et toutes ces contraintes, car plus on freinera, plus cela mettra de temps pour obtenir cette immunité collective, plus la crise durera, plus il y aura de risque de créer un nouveau variant.

Autre pays intéressant avec omicron, le Danemark. Si en France il est difficile d’obtenir des chiffres fiables et surtout utiles, ce n’est pas le cas du Danemark, qui a déjà plus d’omicron que nous, et qui le trace bien et en fait un bilan précis. Ainsi le dernier bilan gouvernemental, disponible ici, est très intéressant.

Tout d’abord, ce pays fait face à une vague plus importante que la nôtre (relativement par habitant), voici la courbe de cas comparée à la France et à la Grande Bretagne. Exactement 2 fois plus que notre plus grosse vague.

Par contre, pour les décès, le pays est bien plus bas, et surtout, alors que la vague monte, les décès baissent, depuis l’arrivée d’omicron !

Le rapport du gouvernement danois, daté du 17 décembre, recense 6,3% d’omicron, en réalité sans doute plus vu la croissance très rapide (triplement depuis le rapport précédent), avec une discordance comme en France (voir plus haut).

En ce qui concerne les âges, la population touchée se rajeunit.

Le Danemark (5,8 millions d’habitants) n’a par ailleurs que 25 hospitalisés omicron, dont 5 en réanimation (en fait il est écrit <5 et non 5, est-ce 3 ou 4 ?).

Enfin et surtout, le Danemark donne le statut vaccinal précis, les chiffres se passent presque de commentaires. 23% de non-vaccinés dans le pays, 22% de non-vaccinés chez les touchés par omicron. Vaccin ou pas, aucun changement. Dans ces conditions, le pass vaccinal sert-il à quelque chose ?

20 décembre 10H : Billet fait hier, et avec 24 heures de plus, les chiffres d’Afrique du Sud confirment : baisse plus nette des cas (vers la fin de vague ?), et pas d’augmentation des décès, même baisse.

21 décembre : Grande Bretagne face à la vague omicron qui inquiète tout le monde. La réalité des chiffres : plus omicron envahit, plus la mortalité baisse !

 

Source : COVID factuel

Covid : “Vaccins”, pass et omicron : Actualisation

Le 05/12/2021.

La tendance exprimée ici depuis 8 jours se confirme : vaccins : bof. Pass : zéro pointé. Omicron : sympa.

Il y a trois jours, « les chiffres qui ne se discutent pas », semblaient montrer l’échec de la vaccination, 2 fois plus de vaccinés semblant avoir un effet plus négatif que positif. En ce qui concerne la baisse des cas graves, j’avais dit qu’il fallait attendre quelques jours, mais que cela ne semblait pas si évident que ce qu’on nous disait. Il y a une semaine, je pensais que l’omicron ne semblait pas méchant, et était peut-être une aubaine.

Qu’en est-il après quelques jours de plus, la tendance se confirme-t-elle ? Il semble que oui. Pour ce qui est de l’envolée de la cinquième vague, j’avais montré que nous avions 2 fois plus de vaccinés deux doses que pour la quatrième vague. Nous avons maintenant clairement dépassé cette quatrième vague, du moins dans sa zone ascensionnelle. Pire, nous sommes en train de rejoindre celle de la fin 2020, où il n’y avait pas de vaccin du tout. Peut-on alors conclure que plus on vaccine, plus on a de cas ? C’est du moins ce que l’on peut penser devant ces chiffres, avant de rechercher quels pourraient être les biais.

CAS

Comparer fin 2021 avec fin 2020 est difficile, ce n’est pas le même virus, delta est plus contagieux, ceci peut expliquer cela, mais en tous cas, les vaccins ne l’auront pas atténué, confirmant le peu ou pas d’efficacité sur le delta. On s’en doutait, c’était avoué à demi-mots, c’est confirmé. Mais alors à quoi bon vacciner contre un variant sur lequel le vaccin a si peu de prise ? On le pensait il y a un an efficace au moins un an, après 6 mois on parlait de 6 mois, il semble que cela soit moins, on commence à parler de 5 mois. Si efficacité il y a, ce n’est que très temporaire. Demain on nous dira 3 mois ?

Comparer les quatrième et cinquième vagues, est là très intéressant : nous sommes à conditions égales. C’est le même variant, la seule différence étant qu’il y a deux fois plus de vaccinés, et là on voit que cela n’a rien amélioré, puisque c’est pire. Quant au pass, qui a été ajouté à la vaccination, le résultat est nul, négatif, il n’a rien empêché du tout. Nous l’avions dit au départ, ce n’était qu’un permis de contaminer pour les vaccinés, porteurs et dispensés de contrôles et de mesures d’évitement. Il a bien permis d’aggraver les choses, 78 % de la population étant libre de contaminer 100% de celle-ci.

Pire, on nous avait dit : “on impose le pass, sinon c’est un confinement”. Les chiffres vont droit vers les critères qui ont motivé les précédents confinements. En pastichant une célèbre citation de Winston Churchill, il aurait dit aujourd’hui : « vous avez choisi le pass pour éviter le confinement, vous aurez le pass ET le confinement ».

Restent les formes graves. Il paraît que maintenant, la seule action du vaccin, qui n’empêche pas, malgré 3 doses, ni d’être contaminé, ni l’explosion d’une vague épidémique, serait de diminuer les formes graves. Si on pouvait le penser il y a quelques mois devant les chiffres, cela semble de moins en moins évident. Voici la courbe des nouvelles hospitalisations, quatrième et cinquième vague (non terminée). Vous voyez une différence ?

HOSPITALISATIONS

Voici maintenant la courbe des personnes en soins critiques. Une différence ? 2066 patients contre un pic à 2294 pour la quatrième vague. 10 % de moins, mais il y a toujours un petit décalage. Encore 200, sans doute dans 3-4 jours, et nous serons à égalité avec la quatrième vague. Et même si on restait à 90%, le compte n’y est pas : autant d’hospitalisations (et même 300 de plus ce jour), 10% de réas en moins pour deux fois plus de vaccinés.

SOINS CRITIQUES

On nous dit que 80% des hospitalisés sont non vaccinés, tous ces mauvais chiffres, c’est de leur faute. Livrons-nous à un petit calcul simple. Soit 100 cas positifs, aucun vacciné, 10% vont en réanimation, soit 10 patients. Ensuite 80 % de vaccinés, vaccin efficace à 100%, reste 0 + 2 malades hospitalisés (10% des non vaccinés). Vous me suivez ?

Maintenant supposons le vaccin efficace à 50%. Avec 80% de vaccinés, vaccins à 50%, cela fait 4 (vaccinés) + 2 (non vaccinés), soit 6, au lieu de 10 sans vaccin. Or nous restons à 10 ! Pour que les non vaccinés remplissent 80% des lits, le même mode de calcul mais un peu plus complexe, donnerait donc 8 malades hospitalisés non vaccinés pour 20% de la population, ce qui fait que le delta serait responsable de 4 fois plus d’hospitalisations, or on sait qu’il est un peu moins nocif. Conclusion : sornettes.

Vous m’objecterez que j’ai fait ces calculs avec 80% de vaccinés, nous n’y sommes pas, c’est vrai. C’est pour arrondir et rendre la démonstration plus claire, mais je vous invite à le refaire avec 76 ou 78% de vaccinés (deux doses), vous tomberez dans les mêmes proportions. Je vous objecterai aussi que je suis en dessous de la réalité, car la population majoritairement sujette aux hospitalisations et cas graves est vaccinée à plus de 90%. Si les 10% restants occupent 80% des lits, cela veut dire qu’ils sont 5 fois plus malades qu’avant !

Restent les décès. Il y a moins de décès (20% de moins pour le moment, la croissance des 8 derniers jours a été de 35%), mais il y a toujours un décalage, on ne meurt pas le jour de l’hospitalisation, le schéma du décès le plus courant étant : hospitalisation en soins normaux, aggravation, hospitalisation en soins critiques, aggravation, décès. On ne peut juger correctement que dans 10-15 jours.

DECES

OMICRON

Je vous avais écrit il y a une semaine, qu’omicron, sorti quelques jours plus tôt, était sans doute moins virulent. Depuis je suis tous les jours l’Afrique du Sud sur OWD. Cette impression se confirme sur ces courbes : courbe de cas, explosion ; courbe de décès, calme plat, voire baisse.

CAS AFRIQUE DU SUD
DECES AFRIQUE DU SUD

Maintenant une petite réserve : le décalage entre la détection des cas et les décès, il faut attendre 15 jours pour confirmer s’il y a moins de décès, ce que l’on ne peut affirmer aujourd’hui. Par contre qu’en est-il des hospitalisations, plus ou moins concomitantes des cas, et précédant les décès ? Moins d’hospitalisations, c’est clair, mais là encore prudence, en valeur absolue ces hospitalisations ont doublé en 15 jours. Alors j’ai regardé les deux vagues précédentes, avec le même niveau de cas que la vague actuelle au 4 décembre, soit 150 par million d’habitants, chiffre actuel. Ces 150 étaient atteint les 20 décembre 2020 et 17 juin 2021. Il y a aujourd’hui 17 hospitalisation/million, pour 130 les 20 décembre et 17 juin, soit 8 fois moins. Si on regarde les décès, les chiffres étaient respectivement de 3,37/million le 20 décembre, 2,17 le 17 juin, pour 0,4 aujourd’hui, soit 5 à 8 fois moins. À suivre.

HOSPITALISATIONS AFRIQUE DU SUD

Afrique du Sud, pays 3 fois moins vacciné que la France, pas de 3e dose en cours : ce jour, 3,5 fois moins de cas, alors qu’ils en étaient au même point pour la vague précédente. Depuis nous avons doublé les vaccinés :

VACCINÉS Afr du Sud versus France CAS

Enfin petite note optimiste : chez nous le R plafonne depuis 10 jours. Espérons que c’est le signe d’une future descente, à moins qu’omicron vienne jouer les trouble-fête. Ceci dit, s’il confirme qu’il est peu virulent, et nous le saurons de manière plus précise dans 15 jours, il faudra supprimer le pass, mettre tous les enfants à l’école et tous faire la fête pour profiter d’une contamination avec un virus plus gentil, et ainsi obtenir une immunité plus solide et plus durable. Cela tombe bien, c’est Noël. J’ai toutefois bien peur qu’on nous réserve l’inverse : un petit confinement pour changer. A suivre.

R effectif France
Source : COVID Factuel

Pfizer va-t-il nous vendre (cher) un traitement précoce moins efficace que l’ivermectine ?

Le 03/12/2021.

Le Ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé il y a quelques semaines que la France a déjà acheté au laboratoire Merck 50 000 doses de Molnupiravir (aussi vendu sous le nom de Lagevrio), un nouveau traitement précoce contre le Covid-19, sur lequel les études sont en cours et qui soulève des inquiétudes sur les risques d’effets secondaires. Le prix aux USA est d’environ 850$ la dose, mais M. Véran a gardé secret le prix français de cet adorable cadeau.

Ce n’est pas la première fois que nos dirigeants dépensent généreusement notre argent, sous prétexte de Covid-19, en faisant des courses inutiles chez BigPharma : le Remdesivir (acheté par l’Union Européenne) et le Bamlanivimab (acheté par la France) sont des précédents.

Et comme on a un peu l’habitude, on ne s’étonnera presque plus lorsqu’on achètera du PaxlovidTM, le nouvel antiviral de Pfizer (aussi appelé “PF-07321332”), spécialement conçu comme un traitement précoce contre le Covid-19.

Un traitement précoce ?

C’est un traitement par voie orale, conçu pour être prescrit dès les premiers signes d’infection, ou dès qu’on a conscience d’avoir été exposé au virus (“specifically designed to be administered orally so that it can be prescribed at the first sign of infection or at first awareness of an exposure“). Il a d’ailleurs été testé sur des patients dans les trois jours suivant l’apparition de symptômes (“in patients treated within three days of symptom onset“), dit le communiqué de presse de Pfizer. C’est donc bien un traitement précoce — voire une PEP (une prophylaxie post-exposition), d’autant qu’il est aussi envisagé de le prescrire à l’entourage des personnes testées positives.

Spécialement conçu contre le SARS-CoV-2 ?
C’est ainsi qu’il est présenté par Pfizer : “PF-07321332 is designed to block the activity of the SARS-CoV-2-3CL protease“, c’est-à-dire “le PF-07321332 est conçu pour inhiber l’activité de la protéase 3CL du SARS-CoV-2“. C’est en effet une propriété importante, car elle empêche la réplication du virus dans nos cellules, comme l’explique fort didactiquement le Dr John Campbell dans cette vidéo mise en ligne le 9 novembre 2021.

Mais là où le Dr Campbell étonne davantage, c’est quand il détaille plusieurs publications scientifiques, déjà assez anciennes, qui montrent que l’inhibition de l’activité de la protéase 3CL du SARS-CoV-2 est une des propriétés de l’ivermectine.

Ainsi, Pfizer a cherché à reproduire dans un nouvel antiviral (qui sera sous brevet pour 20 ans) l’une des importantes propriétés d’une molécule pas chère et bien connue — que de nombreux scientifiques, chercheurs et médecins présentent depuis plus d’un an comme efficace en traitement précoce contre le Covid-19.

Par exemple, l’étude in vitro de Mody et al., soumise à Nature – Communications Biology en août 2020, montrait déjà que parmi les dizaines de molécules testées pour leurs capacités d’inhibition de la protéase 3CL, l’ivermectine est l’une des plus efficaces : elle a “opéré une inhibition complète de l’activité enzymatique de la protéase 3CL du SARS-CoV-2“, titre la Figure 4 de l’article.Figure 4 d'un article de Nature - Communications Biology © Mody et al.

(Figure 4 d’un article de Nature – Communications Biology © Mody et al.)

Comme le “Conseil Scientifique”, déjà attendri par la prochaine arrivée du Molnupiravir et du PaxlovidTM, comme de nombreux médias qui relaient la bonne nouvelle de l’efficacité du PaxlovidTM (TopSantéRTLSud OuestActu.frLe ParisienFutura SantéLe Point…) on pourrait se réjouir — au moins à moitié : certes on nous le fera payer cher, mais du moins on va enfin soigner les gens avec un traitement précoce qui fonctionne comme l’ivermectine…
Sauf que non ! Contrairement à l’ivermectine, le PaxlovidTM n’a qu’un seul mode d’action contre le SARS-CoV-2, ce qui, d’après le Dr Campbell, ouvre la voie à l’adaptation du virus, par l’émergence d’un variant résistant. Avoir plusieurs modes d’action simultanés rendrait nettement plus improbable l’apparition d’un variant capable de déjouer simultanément les obstacles multiformes qui lui sont tendus.

Une molécule dotée de plusieurs modes d’action serait donc probablement plus efficace et plus sure. Mais ça existe, ça ? Il ne faut peut-être pas trop en demander… Eh bien il se trouve que c’est précisément le cas de l’ivermectine :

– Parmi les publications scientifiques citées par le Dr Campbell, il y a cette étude in silico de Francés-Monerris et al., menée par une équipe du CNRS en association avec des chercheurs espagnols, et publiée dans Physical Chemistry Chemical Physics, qui observe que l’ivermectine se fixe préférentiellement sur le domaine de jonction de la protéine Spike du SARS-CoV-2 et sur le le récepteur ACE2 de nos cellules (donc à la fois sur la “clé” et sur la “serrure”) ce qui les empêche de se lier et fait ainsi obstacle au processus d’entrée du virus dans les cellules.Article de Physical Chemistry Chemical Physics © Francés-Monerris et al.
Article de Physical Chemistry Chemical Physics © Francés-Monerris et al.

– Un autre mécanisme a été mis en évidence par Choudhury et al. dans Future Virology : l’inhibition de la protéase transmembranaire à sérine 2 (“Ivermectin was found as a blocker of viral replicase, protease and human TMPRSS2, which could be the biophysical basis behind its antiviral efficiency.“)

– Dans Frontiers in Microbiology, Eweas et al. confirment la multiplicité des mécanismes d’action : inhibition de l’entrée du virus dans les cellules, inhibition de la réplication virale, et inhibition de l’assemblage viral (“Ivermectin efficiently binds to the viral S protein as well as the human cell surface receptors ACE-2 and TMPRSS2; therefore, it might be involved in inhibiting the entry of the virus into the host cell. It also binds to Mpro and PLpro of SARS-CoV-2; therefore, it might play a role in preventing the post-translational processing of viral polyproteins. The highly efficient binding of ivermectin to the viral N phosphoprotein and nsp14 is suggestive of its role in inhibiting viral replication and assembly.“)

Ainsi, l’ivermectine, anti-helminthique bien connu et d’un prix fort abordable puisqu’il n’est plus soumis à brevet, combine plusieurs modes d’action différents efficaces contre le Covid-19, dont celui du PaxlovidTM consistant à inhiber l’activité de la protéase 3CL du SARS-CoV-2

On remarquera que, fidèles à leur rôle, des fact-checkers ont déjà commencé à faire diversion : Associated Press a ainsi expliqué que les réseaux sociaux avaient bien tort de rebaptiser le PaxlovidTM en “Pfizermectine”. Parce que si on est sérieux et qu’on regarde leurs structures, on voit bien que les molécules de l’ivermectine et du PaxlovidTM ne se ressemblent pas du tout ; donc le PaxlovidTM n’est pas de l’ivermectine déguisée ! Ce n’est pas ce qu’on lui reproche, mais cette entourloupe permet à Associated Press d’écrire “C’est faux“, et il se trouvera bien des lecteurs, voire des journalistes, pour en conclure que le Dr John Campbell et les chercheurs qu’il cite racontent n’importe quoi, et que le PaxlovidTM est bien plus efficace que tout ce qu’on connaît jusqu’ici…

Laissera-t-on nos autorités creuser encore davantage notre dette en achetant à Pfizer du PaxlovidTM potentiellement faillible et au profil de sécurité inconnu ? Ou les contraindra-t-on à enfin reconnaître l’existence de nombreuses études scientifiques qui indiquent que l’ivermectine, comme plusieurs autres traitements précoces, a un effet bénéfique contre le Covid-19 ?

Au passage, une devinette : Gilead (Remdesivir), Pfizer (PaxlovidTM) ou Merck (Molnupiravir) avaient-ils intérêt à ce que des traitements précoces à base de molécules du domaine public soient reconnus comme efficaces ?

Dans sa vidéo, la dernière phrase du Dr Campbell parodie la campagne des autorités américaines contre l’ivermectine (“Vous n’êtes pas des chevaux, vous n’êtes pas des vaches ; sérieusement, les gens, arrêtez ça.”). Il s’adresse aux leaders du monde : “Vous n’êtes pas des chevaux, vous n’êtes pas des vaches, vous avez une intelligence humaine. Il faut l’utiliser pour suivre les preuves scientifiques, et réduire les souffrances, les malheurs et les décès parmi les humains.”

Covid : L’échec cuisant de la combinaison vaccin + pass.

Le 02/12/2021.

« On peut discuter de tout, sauf des chiffres ». Alors discutons des mesures discutables prises ces derniers mois, et des chiffres indiscutables qui vont avec.

Pour la première fois depuis le début de l’épidémie, nous avons deux vagues avec le même variant, le delta. Ce qui permet de comparer parfaitement ces deux vagues, sans biais pouvant venir de la contagiosité ou de la virulence du virus. Cela permet de juger de l’efficacité des mesures en cours, plus spécialement du pass : a-t-il servi à quelque chose ? Même chose pour les vaccins, car nous sommes beaucoup plus vaccinés pour la dernière vague que pour la précédente.

Au départ de la quatrième vague, nous avions au premier juillet 51,3% de vaccinés une dose, 32% de vaccinés deux doses, et 0,1% de vaccinés trois doses.

Avec ces taux de vaccination, nous avons eu une vague qui à son apogée atteignait 23 000 cas par jour (moyenne 7 derniers jours). Au départ de la cinquième vague, au premier novembre nous avions 76,2% de vaccinés une dose (soit 50% de plus), nous avions 68,2% vaccinés deux doses (soit 2 fois plus), et 5% de vaccinés 3 doses.

Pour renforcer tout cela, nous avons en plus le pass. Résultat : avec deux fois plus de pleinement vaccinés + le pass, cela donne à ce jour 30 000 cas, soit 25% de cas en plus, à variant égal. On peut discuter de tout, sauf des chiffres, et ce sont les chiffres officiels. Au lieu de baisser, le nombre de cas a augmenté.

Il n’y a pas que nous qui doutons de ce pass totalement inutile : la Cnil, à qui l’on a demandé de déroger à certaines règles éthiques, demande qu’on lui apporte les preuves d’une quelconque efficacité de ce pass. Il n’y en a pas, les chiffres ne se discutent pas. Ce pass aura bafoué des valeurs fondamentales de la République et des Droits de l’Homme, pour un résultat pas nul mais négatif.

Ce pass était une mesure sans justification épidémiologique, appliqué en dépit du bon sens. On a interdit aux soignants testés de travailler, alors qu’ils ne peuvent pas contaminer, tout en autorisant les vaccinés, tout autant porteurs et contaminants , non testés, à travailler. Comment voulez-vous freiner le développement d’une vague avec cette application stupide ? Dans un couple de vaccinés, le mari qui a la covid reste à la maison, mais la femme vaccinée, peut aller travailler sans tests, avec les virus de son mari, et donc contaminer. Comment voulez-vous freiner le développement d’une vague avec cette application stupide ? Des exemples comme cela, il y en a des centaines. Avec ce pass, tout est fait pour développer l’épidémie, rien n’est fait pour la freiner.

Depuis le début, les autorités ont dit que c’était pour éviter la contamination (et un confinement), alors que ce pass est un permis de contaminer pour les vaccinés, et qu’il ne peut dans ces conditions empêcher quoi que ce soit. Les preuves, les chiffres sont là, indiscutables. Une vague plus grosse, malgré deux fois plus de vaccinés plein pot.

Quant aux vaccins, on le constate, comme cela a été le cas dans nombre de pays : plus on vaccine, plus on a de cas, en tous cas cela ne baisse pas, au contraire, malgré plus de vaccinés. Omicron ne devrait pas arranger les choses, c’est lui qu’on accusera, alors qu’avant son arrivée, les faits sont là, indiscutables.

Même le Président du Conseil scientifique a dit aujourd’hui devant les parlementaires, que l’on vaccinait avec n’importe quoi. Pas en ces termes, certes, mais cela revient au même : « on vaccine avec ce qu’on a », veut dire on n’a pas le vaccin qu’il faut, mais on n’en a pas d’autre. Il a expliqué qu’on allait vacciner avec un vaccin inadapté jusqu’à la fin du printemps. Avec un vaccin encore moins adapté pour l’omicron que pour le delta, on n’est plus dans le domaine de la médecine.

Reste la protection des formes graves. Dans un billet récent, j’avais dit peut-être qu’il y a diminution, mais avec d’autres facteurs pouvant diminuer ces formes graves, comme la virulence du virus. Ceci, c’était en comparant avec les vagues précédentes, plus meurtrières et encombrant les réanimations. 

Cette fois, nous sommes à variant équivalent, et il est encore un peu tôt pour affirmer qu’il y a moins de cas graves (encore 2-3 semaines), car si on voit les courbes d’hospitalisations, on n’est pas tant que cela en dessous : pour les hospitalisés, on dépasse les 80% de la vague précédente, et on est bientôt à ce chiffre pour les soins critiques. Pour les décès, on est à 60%, mais cela suit 15 jours plus tard. La croissance des décès a été de 28% la dernière semaine, de 20% pour les hospitalisés.

Il n’y a pas que ces chiffres qui confirment ces échecs : même Le Lancet commence à comploter : 

« Cette proportion (vaccinés positifs) augmente de semaine en semaine, ce qui prouve clairement la pertinence croissante des personnes entièrement vaccinées comme source possible de transmission. Une situation similaire a été décrite pour le Royaume-Uni…. 

De nombreux décideurs partent du principe que les personnes vaccinées peuvent être exclues en tant que source de transmission. Il semble que ce soit faire preuve d’une grave négligence que d’ignorer la population vaccinée en tant que source possible et pertinente de transmission lorsqu’on décide de mesures de contrôle de santé publique. »

 

 

PS : chiffres du jour (1/12) reçus quelques heures après la rédaction du billet : 34 547 cas pour la moyenne des 7 derniers jours. Ce n’est plus 25% en plus, mais 50%. Va-t-on arriver avec 2 fois plus de cas avec 2 fois plus de vaccinés, pour le même virus ? Les boosters, ça marche ?! (cf billet sur Israel). Je réactualise chiffres et courbes dans 3 jours.

 

Source : Covid factuel

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