Le billet du Gal. Henri ROURE

 

Officier général, Saint-Cyrien, breveté de l’enseignement militaire supérieur, docteur d’État en Sciences politiques, Henri Roure a fait sa carrière dans les Troupes de Marine.
Il a notamment servi en Afrique et en état-major dans les Relations internationales. 
Il est membre du Cercle de Réflexion Interarmées, conseiller pour les questions africaines et géopolitiques et conférencier. 
Il est auteur d’une douzaine d’ouvrages et de nombreux articles.

 

Échec et mat pour Washington ?

 

Depuis le début de la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran, à l’instigation d’Israël, une question occupe mon esprit et probablement l’esprit de quelques uns parmi vous :

Mais que veulent les États-Unis ?

Sont-ils à ce point dépendants de l’État hébreux pour s’être lancés dans cette très incertaine aventure ?

 

Pour Israël, en effet, tout est clair. L’Iran est son seul véritable concurrent pour une hégémonie régionale. Il lui faut éviter que ce puissant adversaire accède à l’arme nucléaire ce qui détruirait, de toute évidence, sa prééminence dans ce domaine et rendrait beaucoup plus difficile toute action militaire contre Téhéran. Symétriquement ce saut stratégique ferait peser une menace bien plus sensible qu’aujourd’hui.

La logique est établie. Une action décisive avant l’accession de l’Iran à la dimension nucléaire s’avérait indispensable au regard des dirigeants israéliens, encore que cette aventure repose sur la supposition que l’Iran ait cette volonté.

Il est bien plus vraisemblable que le véritable but de guerre d’Israël ait été la rupture du soutien de l’Iran avec ses intermédiaires ou protégés Hezbollah et Hamas.

Cependant, bien que redoutablement efficaces, les forces armées israéliennes n’étaient pas en mesure d’affronter les armées iraniennes, elles aussi extrêmement modernes et équipées. Il fallait donc une action conjuguée avec les États-Unis, l’allié intime.

 

Convaincre les États-Unis de s’engager aux côtés d’Israël était chose simple tant l’osmose politique et humaine entre ces deux pays est grande. Il suffit de rappeler la proximité affective entre les protestants « biblistes » étatsuniens, se considérant comme le « second peuple élu », et les Juifs, le« premier peuple élu ». On pourrait trouver dans cette expression une sorte de révérence, de celui se définissant comme le second, au premier. Il faut aussi être bien conscient que la communauté israélite aux États-Unis, d’environ 7 millions de personnes sur 330 millions d’habitants, soit à peine autour de 2%, représente toutefois 20% des fortunes les plus élevées du pays. Elles détiennent un pouvoir considérable par le biais de solides établissements financiers, actionnaires de la Réserve Fédérale, la Banque des États-Unis, de nature privée, émettrice du dollar. À cela s’ajoute la participation de la communauté juive, solidaire et très éduquée, au pouvoir politique au plus haut niveau.

 

Mais peut-on croire que cette seule relation entre un petit pays implanté jadis au Proche-Orient par la volonté anglo-saxonne, puisse avoir formé la seule incitation à l’engagement de Washington dans ce conflit risqué ?

Bien d’autres moyens existent pour protéger Israël. Ce pays n’a cessé de mener des guerres depuis sa création, tout comme les États-Unis d’ailleurs…Si le fait nucléaire était aussi important, il semblerait donc que la guerre de 12 jours et l’utilisation de bombes extrêmement performantes, n’aient pas suffi à annihiler l’ambition de Téhéran dans ce domaine.

Il aurait alors suffi de renouveler l’opération sur quelques sites sensibles dont l’emplacement, je n’en doute pas, est connu de la CIA et du Mossad.

Il aurait aussi été plus judicieux de demander au gouvernement islamique de ce pays de confirmer la fatwa publiée par le guide de la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, en 2005, interdisant la production, le stockage et l’usage d’armes nucléaires et précisant que l’Iran n’acquerrait jamais de telles armes.

Elle avait fait l’objet d’une déclaration officielle lors d’une réunion à Vienne, de l’Agence Internationale de l’énergie nucléaire en août 2005. Cette position a été pourtant répétée par l’ayatollah et son entourage. Sachant qu’une fatwa est une réponse à une question morale ou sociale non prévue dans les textes sacrés, et que la parole du guide suprême en Islam chiite demeure incontestable, il est fort peu probable que les Iraniens aient voulu enrichir de l’uranium à des fins militaires. Une fois encore les États-Unis, coutumiers du mensonge, ont ignoré les valeurs d’une civilisation autre en lui prêtant leurs propres travers. L’argument d’un Iran accédant à la bombe atomique me semble donc très incertain…

 

En réalité le président Trump et son entourage ont trouvé dans ce conflit un moyen de tenter d’arrêter le déclin géopolitique des États-Unis et de confirmer les principes de la National Security Strategy, (NSS), le corollaire Trump à la doctrine de Monroe. Cette nouvelle vision des États-Unis les porte à se replier sur le continent américain, tout en préservant les flux commerciaux et le rôle international du dollar. Ils n’ont plus la force, ni les moyens de mener des guerres de conquête suivies d’une occupation.

Il ne faut pas croire toutefois que les États-Unis veuillent renoncer à leur place privilégiée dans le monde. Ils demeurent un redoutable État prédateur et conservent la mémoire de leurs intentions anciennes, tout comme la Russie peut regretter l’URSS. Il est intéressant de rapporter une puissance à vocation mondiale aux impératifs de la géographie. Les réflexions des fondateurs de la géostratégie sont éclairants à l’égard de la volonté des États-Unis, dans leur situation nouvelle, de maîtriser les flux logistiques planétaires au travers du contrôle des passages maritimes obligés. Ils peuvent encore le faire. Ils sont une puissance maritime.

L’amiral étatsunien Alfred Thayer Mahan, à la fin du XIXème siècle, affirmait que la prospérité et la puissance dépendaient du contrôle des voies maritimes du monde . « Quiconque domine les vagues domine le monde », écrivait-il.

 

Halford John MacKinder, observait la planète comme une totalité sur laquelle se distinguait une «île mondiale », le Heartland, composé des continents eurasiatique et africain et des « îles périphériques », au sein d'un « océan mondial ». Il estimait que pour dominer le monde, il fallait tenir ce Heartland, principalement la plaine s'étendant de l’Europe centrale à la Sibérie occidentale qui rayonne sur la Méditerranée, le Moyen-Orient l’Asie du Sud et la Chine. De toute évidence la guerre en Ukraine, engagée par les États-Unis, a été la tentative de mise en application de cette perception.

Nicholas Spykman améliora cette théorie.

Selon lui la Terre est composée d'un coeur (Heartland) et d'un anneau de terre qui l'entoure qu'il appelle Rimland. Il affirma que le pays qui possède le Rimland peut contrôler le Heartland, et donc le monde.

 

Ces penseurs se référaient à un lointain prédécesseur, Sir Walter Raleigh (vers 1600), navigateur et favori de la reine Élisabeth 1ère, qui s’exprimait ainsi: « Celui qui commande la mer commande le commerce; celui qui commande le commerce commande la richesse du monde, et par conséquent le monde lui-même ». Cette formule pourrait symboliser l’aventure de la politique des États-Unis, depuis le début du XXème siècle et le corollaire Roosevelt à la doctrine de Monroe. Notons que le corollaire Trump, la National Security Strategy, ne réfute pas l’ambition impérialiste, tout en admettant des panoramas interne et externe moins favorables à l’exercice de la domination étatsunienne.

 

Pour ces géopolititens le contrôle de la mer s’avère essentiel pour préserver la dimension d’une puissance. Toute la politique extérieure britannique s’est fondée sur ces réflexions. Les Anglais ont ainsi conquis une large part de la planète…avec pour seule concurrence les Français.

Les États-Unis ont évidemment repris ces idées. D’ailleurs le roi Charles III lors de sa récente visite d’État a rappelé cette filiation. Il n’est donc pas étonnant que D. Trump cherche à maîtriser les passages maritimes, comme le canal de Panama, celui de Suez, le Groenland comme voie privilégiée pour une navigation arctique, le détroit de Bab-el-Mandeb ou celui d’Ormuz, ou encore à conserver Taïwan qui empêche la Chine d’incorporer la mer éponyme dans sa sphère.

 

Remarquons incidemment que cette vision maritime s’oppose aux routes de la soie chinoises essentiellement terrestres. Cette tentative de domination maritime ne se traduit pas obligatoirement par des réussites. Ce qui se déroule à Ormuz, où l’Iran bloquant le détroit handicape l’économie mondiale, sans que les États-Unis, isolés avec leur allié israélien, ne puisse véritablement agir, apporte une preuve des limites à l’ambition étatsunienne de gérer le « Rimland».

 

En réalité les États-Unis sont sur la défensive. Ils sont impliqués dans une guerre de préservation de leur puissance résiduelle contre les BRICS+. Elle coiffe les autres formes de guerres, notamment celle qui se déroule au Moyen-Orient, mais aussi celle qui s’achève en Ukraine. Cette guerre est celle des monnaies telle que l’analyste chinois Hongbing Song l’a parfaitement exposée.

Il s’agit d’arrêter le déclin financier des États-Unis et de sauver le rôle du dollar. Il est l’instrument majeur de leur puissance et les BRICS+ ne s’y sont pas trompés qui ont entamé un mouvement de dédollarisation en voie d’accélération. Constatons simplement que les réserves d’or cumulées des banques centrales dépassent désormais celles de leurs réserves en dollars. Cette évolution est grandement significative du bouleversement en cours.

 

L’occasion d’un affrontement avec l’Iran, membre des BRICS+, proposé par Tel Aviv, était trop belle pour ne pas la saisir. En effet, ce n’est plus un secret, le dollar, à la fois monnaie domestique et monnaie internationale, est fragilisé dans sa toute puissance acquise en 1971 lorsqu’il a été décorrélé de l’or par Nixon. Il conservait toutefois son image et indûment son statut.

 

L’effondrement, en 1991, de l’URSS, a fait croire aux Étatsuniens et aux banquiers mondialistes de l’État profond que désormais le monde serait sous leur obédience. Francis Fukuyama traduisit cette invraisemblable suffisance en parlant de la « fin de l’histoire ». Belle erreur ! La Russie s’est rétablie, la Chine s’est enrichie et la toute puissance étatsunienne a été contestée de plus en plus sévèrement, jusqu’à ce que les adversaires de l’hégémon étatsunien constituent précisément les BRICS+, le Sud global…

Les Nations se sont à nouveau exprimées, y compris dans une UE de plus en plus malade de son totalitarisme. Les États-Unis contestés essaient donc de maintenir ce qui reste de leur puissance, en se recentrant sur eux-mêmes comme l’évoque le corollaire Trump à la doctrine de Monroe. En conséquence l’opportunité d’un coup d’arrêt a cette action contestataire a été offerte par Israël.

 

Pour comprendre, comme toujours il faut remonter l’histoire.

Le Proche et le Moyen-Orient, de tout temps, ont été un carrefour ou les ethnies se chamaillaient. La région regorge de pétrole, aussi les États-Unis, depuis la seconde guerre mondiale, se sont installés dans cette zone comme protecteurs. L’époque leur était favorable. Ils l’ont été surtout de l’Arabie saoudite. Ce ne fut pas par sympathie pour la dictature musulmane archaïque de Riyad que Roosevelt, au retour de Yalta, signa la 14 février 1945, avec Ibn Séoul, le pacte de Quincy, du nom du croiseur positionné sur le Grand lac Amer, mais par intérêt géopolitique.

Dans cet accord les États-Unis bénéficiaient de la prérogative, pour 60 ans, de l’exploitation du pétrole. Ce fut la naissance de l’ ARAMCO. À son échéance en 2005, le contrat fut renouvelé pour une période similaire. Autant dire que les États-Unis disposent d’un extraordinaire privilège. Dans cette entente le pétrole extrait était obligatoirement vendu en dollars. Ce fut l’origine du pétro-dollar. En retour les États-Unis s’engageaient à assurer la protection de la famille royale et reconnaissaient que la stabilité de la péninsule arabique, incluant les États du Golfe, faisait partie de leurs intérêts vitaux.

 

Or le véritable maître de l’Arabie saoudite d’aujourd’hui, Mohammed Ben Salman, héritier du trône, a fait évoluer cet engagement interprétant sans nul doute la modification des rapports de forces mondiaux. Ainsi désormais l’Arabie séoudite est prête à accepter en paiement de son pétrole en yuan, unité de compte chinoise, de son nom officiel renminbi. Une belle encoche aux accords de Quincy… Cela signifie que le « pétroyuan » dispose du potentiel de saper le statut de monnaie de réserve du dollar. Cette évolution en cours accélère de manière significative la dédollarisation. Le yuan est de plus en plus utilisé dans le commerce international.

« L’opération militaire spéciale » de la Russie contre l'Ukraine en février 2022, a poussé Moscou hors du système du dollar américain. L'utilisation du yuan entre la Chine et la Russie a donc augmenté. Le Yuan et la dédollarisation en parallèle, menacent le seul véritable pilier de la puissance étatsunienne. Il n’y a donc rien de surprenant dans l’acceptation de Trump de soutenir Netanyahou dans sa guerre contre l’Iran, car derrière l’Iran il y a les BRICS+ et la puissance majeure des BRICS+ est bien la Chine.

Elle importe d’Iran, une grande partie de ses besoins en hydrocarbures, tout en cherchant à diversifier, dans la région, ses sources d’approvisionnement.

 

Souvenons-nous aussi que le canal de Panama intéresse vivement la Chine, qui en est avec les États-Unis, le principal utilisateur, ce qui inquiète Trump. Ajoutons que la Chine était jusqu’à l’enlèvement de Maduro, le principal client du Vénézuéla pour cette ressource énergétique…

 

Autant dire que l’opération au Moyen-Orient a pu sembler à l’administration Trump pouvoir offrir l’occasion d’un coup d’arrêt à la dédollarisation et de manière globale à la montée en puissance de la Chine et à l’attractivité des BRICS+.

 

Or les opérations n’ont pas eu le résultat escompté. Malgré les rodomontades de Trump et des actions supposées déstabilisatrices, l’Iran a tenu et a même porté des coups sévères à ses ennemis.Les États-Unis ont exposé leurs faiblesses à la face du monde. Les pays du Golfe ont ainsi constaté que leur protecteur n’avait plus la capacité de les défendre. Nous en verrons les conséquences dans un proche avenir où les E.A.U, déjà membres des BRICS+, pourraient être suivis par d’autres pétro-monarchies dans un rapprochement avec cette organisation ostensiblement anti-étatsinienne.

De plus les E.A.U, viennent d’annoncer qu’ils quittaient l’OPEP le 1er mai, fragilisant ainsi cette organisation déjà affaiblie par le départ de quelques membres. La conséquence serait que le mouvement vers l’acceptation d’autres monnaies que le dollar pourrait très vite s’accélérer dans la région et que la quantité de pétrole proposée sur le marché pourrait augmenter en fonction de l’intérêt de chaque État.

Ce changement entraînerait la baisse de son coût. Inévitablement le pétrole de schiste étatsunien deviendrait, à nouveau, trop cher à exploiter et le pays devrait se tourner vers des importations moyen-orientales.

L’impact économique et monétaire pour Washington risque d’être notable; s’y ajouteront, de toute évidence, les conséquences de la perte de crédibilité militaire.

 

Le dernier simulacre de blocus contre blocus ne trompe évidemment personne. Washington est dépendant de Téhéran pour la réouverture d’Ormuz. Une fois encore il est aisé d’imaginer la dialectique future où les États-Unis diront qu’ils ont réouvert le détroit, après avoir amené l’Iran à une sorte de résipiscence.

 

Au bilan l’affaiblissement des États-Unis, déjà constaté en Ukraine, est devenu manifeste. Les principaux pays européens ne les ont pas soutenus et ont même exprimé leur désaccord.

La Russie va certainement pouvoir exiger ce pourquoi elle a engagé son « opération militaire spéciale », sans que Washington, et par lien de subordination l’UE, puissent s’y opposer.

La Chine va poursuivre son avantage.

Israël aura perdu de l’énergie inutilement et verra perdurer voire s’aggraver le souhait de sa disparition dans les populations musulmanes.

Le monde entier retiendra que les États-Unis sont les responsables de la crise économique en cours. Ils auront étendu partout durablement la défiance à leur égard.

Les États-Unis sont désormais le vrai problème pour le monde multipolaire.

 

En résumé le joueur de Poker aura perdu face aux joueurs d’échecs et de Go.

 

 

Henri ROURE

 

Nouvelle tentative d’assassinat de la langue française

 

Une fois encore le Conseil d’État a agi, non pas comme une instance neutre et impartiale, mais comme un instrument juridique et politique au service des minorités les plus imbéciles, poursuivant avec volupté la volonté européiste de brûler l’âme de la France.

Sa décision d’accepter l’écriture, dite « inclusive », sur des plaques visibles à Paris, par tous, citoyens comme étrangers de passage, s’avère méprisable de la part d’une juridiction aussi haute.

La France n’est pas seulement une terre exceptionnelle portée par toutes les latitudes. Elle n’est pas non plus une magnifique et longue histoire. Elle est bien évidemment un peuple s’harmonisant en une très grande nation. Elle est aussi, fusionnant ces qualités, une civilisation. Autant dire qu’elle appuie son parcours historique sur sa religion de référence, le Christianisme, et sur sa langue fédératrice forgée par les siècles.

Cette langue a été utilisée et exposée par des scientifiques et des écrivains admirés par toutes les honnêtes personnes au delà de nos frontières. La France a offert sa civilisation et sa langue au monde. Cette offrande est permanente et sans cesse visible. Elle doit être entretenue. Elle nécessite attention et respect.

 

Il est donc indigne et de bassesse politicienne, malheureusement contemporaine, de vouloir modifier la structure grammaticale de cette langue universelle. Rappelons aux féministes extrémistes et à leurs serviteurs décérébrés, que la France n’est plus propriétaire de la langue française. Elle en est cependant à l’origine ce qui lui confère une nécessaire exemplarité et un profond respect envers elle. Il est d’ailleurs humiliant qu’elle soit mieux défendue en Afrique, au Québec et ailleurs qu’à l’intérieur des frontières nationales.

En se fondant essentiellement sur les statistiques démographiques détaillées publiées en juillet 2024 par l’ONU, la population du monde francophone peut être estimée à 583,7 millions, au 1er juillet 2024. C’est considérable. Il est donc d’une extrême prétention pour une extrême minorité d’agitateurs, appuyée par toutes sortes de médias vassalisés, de vouloir imposer, à cet énorme ensemble, des règles qui ne satisferaient qu’eux-mêmes.

C’est vaniteux autant qu’idiot! À moins de vouloir séparer la France du monde francophone et inévitablement de la marginaliser et de la préparer à son absorption dans le Léviathan européen anglo-saxonnisé…

 

Je reviens sur notre Constitution, certes sérieusement malmenée depuis quelques lustres, mais dont l’essentiel demeure. Son article 2, auquel je me réfère souvent, stipule «

« La langue de la République est le français. L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. L'hymne national est la Marseillaise. La devise de la République est Liberté, égalité, fraternité. Son principe est : Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. ».

 

L’essentiel, l’intangible, est écrit. Le Français est donc bien notre langue écrite et parlée et le peuple est souverain. Je n’ai pas entendu dire que le peuple ait été consulté sur cet aspect aussi intime que la modification de sa langue.

Je m’interroge sur les circonstances de cette attaque contre notre langue, relayée par une institution aussi notable dans le fonctionnement de l’État. Le français – c’est un truisme – se voit agressé par l’anglo-saxon que les euro-mondialistes, exprimant les souhaits de l’État profond, aimeraient imposer comme langue universelle. Langue rudimentaire, suffisante dans l’ambition de cet État profond réfugié sur le continent européen, pour les échanges réduits entre des individus massifiés et soumis. Journalistes des médias asservis, snobs, bobos, collabos et niais, s’ingénient à truffer leurs paroles de termes incompréhensibles empruntés à cet idiome étranger et hostile, en doublon du vocabulaire français.

La langue française menacée par cette perversion se voit mise en danger aujourd’hui, aussi, par les féministes exacerbés et des magistrats politisés, censés défendre le fonctionnement et la nature de l'État.

Je rappelle que le Conseil d’État « juge si une mesure de l'administration est légale ou illégale, et peut l'annuler de façon définitive, la modifier voire ordonner d'autres mesures ou une indemnisation ».

Il n’est, par ailleurs, qu’un conseil qui émet des avis. En la circonstance le Conseil d’État a commis un abus en s’ingérant dans la Constitution et en se substituant à l’Académie Française. La mission confiée à l’Académie, institution vieille de quatre siècles, est pourtant lumineuse. Dans l’article 24 de ses statuts il est écrit, sans aucune ambiguïté, que: « La principale fonction de l'Académie sera de travailler, avec tout le soin et toute la diligence possibles, à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences».

Ainsi l'Académie française est une institution chargée de perfectionner, fixer et régler la langue française. Sachant qu’en tant qu’institution elle a reçu la charge d’établir les aspects formels concernant la langue en créant un ordre destiné à réduire les incertitudes, ses décisions font loi.

 

Le Conseil d’État a commis, une ingérence, un véritable abus de pouvoir. Il en est de plus en plus coutumier.

 

Avant de conclure je voudrais ajouter un aspect qui semble échapper aux promoteurs de cette imbécilité. La langue peut être écrite ou parlée. Il existe une nécessaire continuité entre les deux quand bien même l’expression orale puisse apparaître souvent moins élaborée que l’expression écrite. L’écriture dite « inclusive » rompt cette continuité. Il est vain d’essayer de lire à haute voix un texte rédigé dans ce galimatias.

Cet incident contribue à me confirmer dans l’idée qu’il faut changer de mode de gouvernement, rappeler fermement les diverses instances et les grandes administrations à leur mission exclusive de service de la France et des Français et de tout ce qui a fait, fait et fera, la Grandeur de notre pays.

Henri ROURE

Le 15/01/2026.

 

 

Caracafouille

 

L’intervention étatsunienne au Vénézuela peut être regardée sous plusieurs angles.

Nous y trouvons une cascade de raisons possibles, dites ou tues.

En réalité de multiples intérêts extérieurs conjugués, ont conduit à l’agression de ce pays. Il est inutile de se référer au droit international qui en la circonstance aurait été violé. Il y a belle lurette qu’il est bafoué. Toutes sortes de faux prétextes sont avancés depuis bien longtemps à l’occasion de crises délibérément engagées, pour donner l’impression que ce Droit existe encore. Les États-Unis sont les maîtres du mensonge. Ils l’ont pratiqué souvent lorsqu’il leur fallait un motif pour agresser un pays. En général leur action se fait toujours du fort au très faible. C’est plus sûr ! L’histoire récente le prouve à l’envi. La force pour la gouvernance étatsunienne détermine le Droit. Cependant le monde évolue très vite et il est probable que cette tentative impérialiste de Washington, dans ce que les États-Unis considèrent comme leur pré-carré, entraîne des mesures de rétorsion de la part de pays qui ne supportent plus leur façon de vouloir imposer leur loi.

Outil militaire, monnaie colonisatrice sans contrepartie ou encore lois extraterritoriales, l’ensemble agité par le complexe de supériorité hérité des Pères pèlerins, font des États-Unis bien autre chose qu’une démocratie exemplaire.




J’évacue donc l’argument de lutte contre un État narcotrafiquant. Je n’y vois qu’une justification absurde. Aussi absurde que celle avancée, jadis, pour envahir l’Irak accusé de détenir de l’armements de destruction massive. Ou encore le montage médiatique de l’attaque de bâtiments de la Marine des États-Uni par le Vietnam qui permit à Washington de déclencher une fâcheuse guerre que les États-Unis perdirent. Le Vénézuela n’est pas producteur de drogue et moins de 1% de la drogue consommée sur le sol étatsunien arrive par le Vénézuéla. D’autres pays sont réellement impliqués. Quant à accuser Maduro d’avoir truqué des élections, cet argument n’est évidemment pas recevable lorsqu’on voit les manipulations des votes dans les pays occidentaux, toutefois, il est vrai, de manière plus adroite et discrète. Maduro de toute évidence est un dictateur, mais il est loin d’être le seul dans le monde et Washington soutient des régimes bien plus rigoureux et dangereux que celui établi à Caracas.

L’argument de combat pour la démocratie, d’ailleurs présenté de manière discrète, ne tient pas non plus.

La raison tient donc à la richesse pétrolière de ce pays et à son comportement dans les relations internationales. Il détiendrait 30 % des réserves mondiales prouvées. Les États-Unis furent les premiers à exploiter ce pétrole sur des concessions évidemment sous-payées. Les entreprises pétrolières furent par la suite nationalisées par le Vénézuéla et indemnisées.

Le prétexte d’extorsion est fallacieux.




Tout militaire peut apprécier la façon dont l’opération a été menée. En soi elle n’a pas été une surprise tant les préparatifs ont été longs et annonciateurs d’une action décisive. Le final de l’opération me conduit à penser qu’elle a nécessité la conjonction de plusieurs facteurs.

 

En premier lieu la certitude que l’action ne dériverait pas vers une manœuvre lourde et coûteuse en hommes. En clair que l’armée vénézuélienne ne réagirait pas. Ce qui a été le cas. J’en déduis que des chefs militaires vénézuéliens parmi les principaux, ont collaboré et que la CIA, et probablement d’autres services, pas nécessairement étasuniens, ont été impliqués. Ce n’était évidemment pas suffisant. Rares sont les pays capables de mener des opérations de ce type. Je pense aux Britanniques, aux Français et bien sûr, aux Israéliens. Qu’Israël ait été acteur, n’aurait rien d’étonnant quand on sait l’hostilité du régime Maduro à ce pays et son soutien sans équivoque à la cause palestinienne. D’ailleurs les deux pays n’ont aucune relation diplomatique.

 

Avant tout, apparaissent les raisons d’ordre géopolitique. Il faut avoir bien présent à l’esprit, le document publié par l’administration Trump, le 5 décembre dernier, intitulé National Security Strategy, autrement dit le corollaire Trump à la doctrine de Monroe. Il faut se souvenir que cette doctrine avait déjà fait l’objet du corollaire Roosevelt au début du XXème siècle. Ce document ouvrait la voie à l’interventionnisme étasunien ailleurs que sur le continent américain. Sa mise en œuvre ne cessa de se développer au cours du dernier siècle. Il trouva son apogée avec l’effondrement de l’URSS et la certitude pour quelques penseurs que désormais l’humanité était arrivée à la fin de l’histoire, ainsi que l’écrivit Francis Fukuyama.

L’analyse était fausse. Le monde au contraire tendait à rompre avec la toute puissance supposée des États-Unis.

Les BRICS s’organisaient, les nations se régénéraient.

Seule l’Union européenne, dirigée par une caste mondialiste, continuait à croire à la pertinence de la dislocation des nations. Cette analyse s’avérait surtout être celle de l’État profond, reposant sur la puissance financière émettant le dollar à flot et profitant de tous les désordres suscités pour installer son pouvoir. La gouvernance étatsunienne pendant longtemps a pu trouver intérêt à une association avec cet État profond. Il décuplait sa force dominatrice. Mais l’ambition de cette ploutocratie financiaro-bancaire a cherché, non plus à collaborer avec la gouvernance étatsunienne, mais à lui imposer ses principes. Pour les patriotes étatsuniens ce n’était évidemment pas acceptable. Revenus au pouvoir Trump et son équipe ont engagé le combat contre cette ploutocratie. Le mondialisme a été rejeté. La finance sans contrôle est aujourd’hui combattue. Réserve fédérale et City, ces outils anglo-saxons privés, nourriciers de la mondialisation, sont menacés. La ploutocratie mondialiste s’est alors réfugié en Europe.

Face à cette dislocation de l’unité supposée de la planète, le pragmatisme de l’équipe du président Trump a conduit à replier la puissance des États-Unis sur le continent américain. Le corollaire Trump est en fait un retour, après adaptation, à la doctrine Monroe. « L’Amérique aux Américains ». Le slogan exprimé de manière plus éclairante et juste pourrait être « l’Amérique sous la protection des États-Unis ». Cette vision régionalisée ne fait que suivre ce qui semble s’instaurer dans le monde où les nations revenues à la conception égalitaire du système westphalien, chercheront une coopération avec leurs voisins, bien évidemment toutes choses égales par ailleurs.




Soulignons aussi que les États-Unis ne disposent plus des moyens d’établissement d’une hégémonie. Ils sont contraints de s’adapter. C’est du réalisme. Je pourrais dire trivialement qu’il s’agit de « sauver les meubles », alors que le dollar, instrument jadis de domination, subit des attaques vraisemblablement mortelles pour son statut d’instrument de réserve mondial et que l’armée étatsunienne se voit concurrencée et même dépassée dans de nombreux domaines et catégories d’armement. Les États-Unis sont une puissance déclinante. Il sont affaiblis à l’intérieur et contestés à l’extérieur. Trump le sait, même si pour un patriote cette situation est difficile à admettre. Dans ces circonstances l’intervention au Vénézuéla peut trouver une explication. Prouver au monde, sans grand risque, que les États-Unis sont toujours capables d’agir. Personne n’est dupe.




En vérité il y a là une raison essentielle à cette intervention. Elle est beaucoup moins noble que celle avancée. Le Vénézuela se rapprochait de plus en plus des BRICS.

Maduro était soutenu par la Chine, par la Russie et par de nombreux États hostiles à la domination étatsunienne. Le Vénézuéla se trouvait sur le point d’accepter le paiement de son pétrole en yuans, en roubles et dans les principales monnaies des BRICS. Monnaies bien plus sûres que le dollar et ayant comme objectif de se rattacher à l’or. Il s’agissait donc d’une démarche portant une atteinte supplémentaire au dollar. Rappelons que la Chine est le principal soutien financier du Vénézuéla et qu’elle subit déjà les restrictions d’exportations pétrolières imposées par les États-Unis. Dans la situation de plus en plus délicate de cette monnaie, la politique de Maduro pourrait être considérée comme une provocation. L’Arabie saoudite se rapprochant des BRICS et ayant déjà trahi les accords de Quincy, passés avec les États-Unis, établissant le monopole du dollar dans ses transactions pétrolières, une évolution similaire vénézuélienne aurait très fortement aggravé le rejet en cours de cette monnaie. Punir l’Arabie saoudite se serait avéré autrement plus risqué que l’enlèvement d’un président vénézuélien. Les preuves de cette évolution s’additionnaient. Le Vénézuela s’était intégré au système d’échanges financier CIPS mis en place par la Chine et la Russie. Le système SWIFT contrôlé par les États-Unis se voyait une fois encore contourné.

Cette opération militaire peut donc être interprétée comme un signal donné aux BRICS. Je ne peux m’empêcher de faire un rapprochement avec la crise de Cuba du 14 au 27 octobre 1962. Les États-Unis ne pouvaient tolérer que l’URSS vienne installer des missiles, dans leur zone, à quelques centaines de kilomètres de leurs côtes. Les BRICS d’aujourd’hui ont succédé à l’URSS…L’action contre le Vénézuéla se justifierait d’autant plus, pour Washington, que le Brésil appartient déjà aux BRICS. De toute évidence la crainte de l’extension de cette association a sous-tendu cette opération.




Cette affaire ne restera pas sans conséquences.

Elles seront selon moi à l’opposé de ce que l’administration Trump a pu imaginer.

Cette intervention militaire va accroître la méfiance à l’égard de Washington et développer l’influence des BRICS et la lutte contre le dollar. Ce regroupement de nations promouvant l’image du respect des souverainetés va augmenter son attractivité. La part vénézuélienne dans le commerce pétrolier ne se développera pas dès lors qu’elle sera sous contrôle étatsunien, sauf au seul profit de ce dangereux voisin. Elle diminuera dans l’absolu, au profit d’autres gisements.

Je note que cette volonté affichée d’instaurer un protectorat étatsunien sur l’ensemble du continent peut apparaître comme une menace pour certains pays notamment extérieurs.

Le Canada puissance majeure, membre de l’OTAN, serait une proie difficile.

Le Groenland au statut bâtard, mais lié au Danemark donc à l’UE, s’il était annexé d’une manière ou d’une autre, serait à l’origine sans nul doute d’une crise autrement plus grave.

En relancer l’idée témoignera d’une grave carence d’analyse géopolitique.

 

Nous autres Français pouvons nous interroger sur le regard que porte l’équipe Trump sur nos départements d’Amérique et notamment sur la Guyane qui regorge de richesses…Notre statut de membre de l’Alliance Atlantique et de plus vieil allié des États-Unis nous protège t-il ?

 

Enfin dans le conflit ukrainien l’Occident vient de perdre magnifiquement l’argument présentant la Russie comme l’agresseur. Il est donc vraisemblable que le président Poutine pourra de manière bien plus appuyée qu’auparavant faire valoir ses exigences.

 

S’agissant de Taïwan, la Chine pourrait s’emparer de l’île. Qui pourrait le lui reprocher d’autant moins que statutairement il n’y a qu’une seule Chine ?

 

Quant à l’UE, soumise à l’État profond, que fera-t-elle dans un avenir proche alors que, de toute évidence, cette agression du Vénézuéla et ses conséquences, desservent les intérêts des mondialistes ?

 

Au bilan, au plan géopolitique monsieur Trump risque d’avoir perdu beaucoup. La suffisance rémanente des États-Unis contribue aujourd’hui à leur déclin.




Henri ROURE

 

 

Je deviens analphabète !

 

Pour les plus curieux, je joins au billet précédent l’article que je proposais en 2014, il y a plus de dix ans. Je m’appuie dans ce texte sur les mêmes exemples. Rien n’a changé, au contraire tout s’est aggravé. Je deviens analphabète !

 

Je sais que la langue française s’est précisée avec de multiples apports de langues étrangères. Sur une ossature latine, elle a ajouté des mots grecs, italiens, espagnols, germaniques ou encore perses ou arabes...Mais de ces mots elle en a fait des mots français, au point d’ailleurs, qu’à moins d’être philologue ou linguiste, il est aujourd’hui difficile d’en reconnaître l’origine. Ils sont intégrés, assimilés…

Aujourd’hui, en revanche, nous sommes confrontés à une véritable invasion de ce que je nomme, l’anglo-saxon, au point qu’il m’arrive de me sentir étranger, parfois, dans mon propre pays, ne comprenant pas instantanément ce qui est dit ou écrit.

Le phénomène est pervers. Il traduit une grande lâcheté de la part de ceux qui décident ou influent l’opinion, à moins qu’il ne s’agisse tout simplement d’un mépris de la France, de ses valeurs et de sa civilisation et, in fine, d’une trahison –une de plus-.

 

Les Bobos parisiens, les snobs de tous bords, les pseudo-intellectuels, les suiveurs systématiques et prétentieux de tout ce qui vient des États-Unis ou de Grande-Bretagne, les industriels et banquiers apatrides, tous ces gens, se placent sous une sorte de protectorat intellectuel anglo-saxon. Ils me font penser à ces vendus que la France, malheureusement, a produit tout au long de son histoire depuis l’évêque Cauchon qui a condamné Jeanne d’Arc pour les Anglais (!!!), jusqu’aux porteurs de valise du FLN et en passant par le connétable de Bourbon, Laval, Doriot et les collabos.

 

Et nous le vrai peuple de France, nous nous sentons spoliés. Sans faire une liste de ces aberrations – elle serait trop longue – nous pouvons en citer quelques unes particulièrement sensibles : Les titres de ces films envahissant nos écrans de leur médiocrité, venus de ces pays, ne sont même plus traduits, les émissions de radio ne répercutent que d’incompréhensibles braillements lorsqu’on souhaiterait entendre, tout simplement, de la musique, une mélodie et des paroles ; le concours de chant de TF1 impose aux candidats de chanter en anglo-saxon et l’émission se nomme « the Voice » (je souligne naïvement que ce mot vient du français « Voix »), cette même télévision nationale qui ose appeler son site « My TF1 News ». J’ajoute, au lot, les petits spécialistes de tel ou tel domaine qui essaient de pigmenter leur vocabulaire de termes anglo-saxons; les commentateurs qui parlent de « low cost » (je note, toujours naïvement, que cost vient du français « coût ») au lieu de « bon marché », à « prix réduit » ou à « bas prix », si on refuse le trop littéral « bas coût ». Les étiquettes des objets courants et les modes d’emploi mettent à mal le français et montrent une absolue indifférence à l’inévitable incompréhension du consommateur populaire. Et que dire des affiches du métro (il est vrai que tous les Français ne vont pas à Paris) ou de la pub entièrement en anglo-saxon de la marque Nespresso, ou des devises également en anglo-saxon des marques automobiles françaises quand ce n’est pas la quasi intégralité du message publicitaire, à peine sous titré, comme pour Citroën ?

A cet égard nos voisins allemands font preuve d’une étonnante ironie condescendante en diffusant chez nous la publicité Volkswagen dans leur propre langue !

 

Nous subissons, de fait, au quotidien, une agression linguistique méprisant et sapant notre culture. Il n’y a pourtant pas de nécessité à user de ces vocables extérieurs. Le Français est suffisamment riche pour se dispenser de ces ajouts. Très sincèrement je préfère entendre une émission en direct plutôt qu’en « live »…et je préfère parler d’aéro-planche plutôt que de kyte surf. J’accepte, bien sûr, foot et rugby, encore que le mot foot aurait pu voir son orthographe modifiée comme les Espagnols l’ont fait…Mais je suis toujours outré d’entendre quelques innocents torturer leurs cordes vocales pour prononcer, à l’anglo-saxon, des mots de vieux et authentique français comme « challenge » ou « bacon », mots que le très médiocre Larousse s’évertue à attribuer à l’angl !!! Les bons esprits, toujours prompts à argumenter en défaveur de la France, me diront : « oui, mais il faut aller dans le sens du vent. Les faits sont là, l’Anglais (ils ne diront pas l’A.S) est la langue internationale ».

Je leur rétorquerai que, personnellement, j’ai fait plusieurs fois le tour du monde dans le cadre de fonctions officielles, sans jamais avoir utilisé une autre langue que la mienne. Là où on aurait pu le moins s’y attendre, j’ai conversé en français : A la Banque Mondiale, à l’ONU, dans les hôtels de Washington et même dans les banques locales, tout comme dans les ministères londoniens. Mais il est sûr que si nos dirigeants nationaux ne se soucient pas de préserver le statut de notre langue, alors elle deviendra la langue des seuls Africains qui, demain, seront 700 millions de francophones. Il faudra alors que nos successeurs apprennent le Français, comme langue étrangère, pour participer à l’exploitation des formidables richesses de ce continent d’avenir.

 

Mais nos dirigeants ont-ils conscience de la dimension de la France, de sa mission universelle ? Connaissent-ils vraiment son histoire et se souviennent-ils que leur langue maternelle, naguère langue de l’Europe et donc du monde, est toujours reconnue pour sa netteté et sa précision et demeure langue officielle des principales organisations internationales ?

Ce qui n’est pas clair n’est pas français.

Je crois qu’il est urgent de redresser la barre, là comme dans bien d’autres domaines. Dans notre Éducation nationale, le constat est sans appel. Les jeunes, arrivant aux bacs traditionnels, s’expriment, par écrit ou par oral, de plus en plus mal. Les programmes de Français se portent sur toutes sortes de sujets et oublient la mission d’imprégnation de la langue et de la culture française.

Que dire des élèves des filières professionnelles dont le vocabulaire est limité à quelques centaines de mots ?

Pourtant, pour les uns comme pour les autres, l’enseignement d’une langue étrangère est obligatoire. Bien évidemment il s’agit de l’anglo-saxon ! Ne pourrait-on pas donner la priorité à un solide enseignement de notre langue, de telle manière qu’elle soit parfaitement maîtrisée, avant de dispenser une formation de langue étrangère qui ne sera utile, en tout état de cause, qu’à 1% de la population ! Ainsi avant d’intoxiquer des gamins du primaire avec une langue étrangère – naturellement majoritairement l’anglo-saxon— apprenons leur à communiquer en Français.

 

Incidemment je note que plus le vocabulaire est riche plus la réflexion est construite et moins la violence n’a de raison d’être utilisée pour pallier un déficit argumentaire.

Qui plus est, au plan des relations internationales, l’apprentissage de l’anglo-saxon de manière monopolistique, même s’il est rudimentaire, est une étonnante ineptie.

En effet, notre principal partenaire politique, économique et financier, est l’Allemagne, première puissance européenne, dont la langue est la plus parlée en Europe (350 millions de locuteurs soit comme langue maternelle, soit comme langue de communication). Les mêmes beaux esprits me diront : « oui, mais les Allemands parlent l’Anglais ! (ils ne diront toujours pas l’anglo-saxon. ».

 

Certes, ils le parlent aussi mal que nous, ce qui veut dire que nous réduisons nos chances d’approfondir nos relations avec ce pays et que nous allons, si nous ne faisons rien pour revenir à une vision plus saine des choses, nous éloigner d’un peuple industrieux qui, dois je le rappeler en cette année de commémoration du début de la guerre de 14/18, nous a posé quelques  problèmes !

 

Enfin cette position dominatrice de l’anglo-saxon est dangereuse pour l’économie. Elle nous soumet au Diktat (tiens, c’est de l’Allemand !) de la mode des pays anglo-saxons, à leur hypocrisie mercantile et à une manière d’être qui, si elle est contrôlée chez eux parce qu’elle est dans leur nature, devient chez nous une incitation à la perversion.

 

Le siècle n’est sans doute pas tourné vers l’élévation. Mais précisément, parce que le monde anglo saxon nous tire vers la fausse démocratie au travers d’une vision basique de l’humanité, véhiculée par sa langue, il devrait appartenir aux responsables français de rappeler que chaque génération doit se grandir intellectuellement et moralement.

Rivarol dans le discours sur l’universalité de la langue française avait parfaitement analysé ce qui faisait la supériorité de notre langue sur toutes les langues européennes et notamment sur l’anglo-saxon qu’il qualifiait de jargon. Ce qu’il écrivait est sans doute toujours vrai, mais qui se soucie aujourd’hui de clarté, d’élégance et de rigueur ?

Sous influence, nos pseudos-intellectuels citeront immédiatement, comme grand écrivain, Shakespeare, ils auront oublié Corneille, Racine, Voltaire, Rousseau et tous les autres…y compris Goethe, Schiller, Tolstoï, Dante, Camoens ou Cervantès !

Si nous n’y prenons garde nous allons nous perdre. Nous courons à l’anéantissement de notre culture et, au demeurant, à l’extinction du rôle moteur de la France dans la civilisation, à la banalisation de notre pays. Ce n’est pas ce que je souhaite et je sais que ce n’est pas ce que souhaitent les Français. J’ai cependant confiance. Les Français ont toujours su rentrer en Résistance quand il le fallait.

 

Henri ROURE

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Une phrase de trop ?

 

Je m’interroge sur l’indifférence du président à ce que ressent le peuple à son égard…malgré la situation générale du pays, un désaveu électoral, des événements parlementaires récents et le comportement qu’il affiche, je constate que 11% de Français lui font toujours confiance ! Sans nul doute s’agit-il de personnes encore fidèles aux médias présidentiels, ou alors nettement engagés dans une vision collaboratrice avec madame Ursula von der Leyen et ses sbires euro-fédéralistes. Certains, en haut lieu, souhaitent une telle collaboration. Arithmétiquement 89% des Français ne font donc pas confiance au chef de l’État…mais où est donc l’esprit des lois?


Mon inquiétude et mes interrogations sur la gouvernance de notre pays se sont accrues avec des paroles apparemment mal venues du nouveau CEMA. Elles pourraient me conduire à imaginer une dystopie. Dans ce scénario, ou ce mauvais rêve, je pourrais concevoir une situation politique dégradée à l’extrême, des dérives constitutionnelles appuyées et un engagement outrancier de l’actuel président au profit de l’Ukraine, ce pays incertain et lointain. S’ajouterait, de sa part, une hostilité aggravée à l’égard de la Russie. Je verrais alors monter le risque d’utilisation de l’arme nucléaire. Non pas du côté russe ou otanien, vous vous en doutez bien. Les responsables globalement y sont sensés. Mais qu’en serait-il du côté du pouvoir exécutif français ?


Il est dit en effet que seul le chef de l’État peut engager le feu nucléaire. Cette affirmation est un brin exagérée. Il existe évidemment des sécurités. Autant que nous puissions le savoir, un cercle réduit de personnes militaires et civiles, conseille le chef des Armées après avoir vérifié son aptitude mentale à prendre cette décision. Mais aujourd’hui comment pouvons nous être sûrs de l’objectivité de ces personnages quand nous constatons une docilité absolue des conseillers politiques et diplomatiques et surtout des responsables militaires ? Ils nous invitent déjà à envisager la mort de Français dans une guerre qui en aucun cas ne serait la leur. C’est périlleux; c’est inquiétant. Bien sûr tout cela est irréaliste. C’est une affabulation.


Il n’empêche… D’une certaine manière ce qui a été dit rappelle aux excités anti-russes que la guerre n’aboutirait pas seulement à un effondrement économique et financier, déjà entamé sans que la guerre soit déclarée, mais à la mort en masse de citoyens. Je ne suis cependant pas sûr que le but du propos visait à susciter un regard moins hargneux à l’égard de la Russie.


À mon avis de simple citoyen, de soldat et d’ancien chef, il serait temps de rétablir l’ordonnancement des choses dans la gouvernance de la France. En somme revenir à la pratique constitutionnelle des débuts de la Vème République. Tout comme l’autorité judiciaire doit rester neutre politiquement, demeurer la « bouche de la loi », et prononcer ses sentences au nom du peuple français; l’autorité militaire, responsable de la mise en oeuvre des armes du peuple français, doit conseiller le gouvernement pour l’emploi de la force et rester absolument neutre politiquement.

Seule en mesure de voir les conséquences de l’emploi des armes, elle se doit d’inciter le politique à la réflexion et à la prudence. Le devoir de réserve ne peut être interprété ou répondre à des modalités variables. Le général de Villiers, ancien CEMA a été tancé et démissionné pour avoir dit ce qu’il était de son devoir de dire sur le budget des Armées.

En revanche le nouveau CEMA, le général Mandon, a été soutenu par le chef de l’État pour avoir évoqué fortement un engagement majeur contre la Russie et la nécessité pour la France de restaurer sa « force d’âme ».

Elle devait être prête à « accepter de perdre ses enfants ».

 

De toute évidence il considérait la Russie comme notre ennemie. Or que je sache, la Russie ne menace pas la France, nous avons toujours des relations diplomatiques avec ce pays qui au cours de mille ans de relations a été plus souvent notre ami que notre ennemi. En toute objectivité la Russie ne fait que défendre ses intérêts en Ukraine dans une guerre suscitée par le pseudo-Occident. Brochant sur l’ensemble, malgré une armée puissante, la Russie n’est pas en mesure d’envahir les États européens. Elle n’a pas cette intention qui aurait pu être celle de la défunte URSS. Ce qu’a dit le CEMA s’apparente donc à un engagement politique. Il n’est cependant pas responsable de cette dérive.


Le président de la République désigne le chef d’état-major des armées et les chefs d’état-major; ce qui en soi est compréhensible juridiquement. Les textes le stipulent «Le Président de la République, sur le rapport du premier ministre et du ministre de la Défense, vu la Constitution, notamment son article 13 ; le conseil des ministres entendu, décrète « qu’un tel » est nommé chef d'état-major des armées à compter du…»

Théoriquement il est fourni au président une liste restreinte. Ce n’est plus vraiment ainsi que cette désignation se fait. Le nouveau CEMA, comme ses récents prédécesseurs d’ailleurs, était le chef d’état-major particulier du président de la République. Cette proximité créé inévitablement des liens. C’est d’autant plus vrai que pour exercer cette fonction, la sélection tient non seulement compte de la compétence, mais aussi de la compatibilité humaine. Il est utile aussi de rappeler que l’exécutif peut engager nos forces dans une opération extérieure et que le Parlement informé rapidement peut débattre, mais ne vote pas. Il ne peut décider que si l’intervention excède quatre mois. Bien que la déclaration de guerre relève du Parlement, en réalité cet article 35 de la Constitution laisse l’initiative à l’exécutif. Dans ce contexte il est certain que le nouveau CEMA, dans cette réunion des maires de France, s’est exprimé selon une trame imposée par le président. De toute évidence y a là une dérive institutionnelle.


Dans leur rôle les états-majors sont en charge de planifier les réponses à toutes les menaces et préparer nos armées à y faire face. C’est la sagesse même. Ces menaces sont de tous ordres. Nous pouvons penser que sont étudiées les réponses à des menaces intérieures et à toutes sortes d’agressions contre le sol et les intérêts français. Le CEMA pouvait donc rappeler cette nécessité et évoquer les moyens indispensables. Il demeurait dans sa mission.

Toutefois il n’appartient pas aux chefs militaires d’apporter des commentaires et a fortiori des approbations, sur les conséquences d’un choix politique surtout non approuvé par le peuple.


En résumé, pour le CEMA, il s’agit de conseiller le gouvernement, puis d’appliquer les décisions, et d’exécuter, mais en aucun cas de commenter ou d’exprimer publiquement, directement ou indirectement, son adhésion (ou son hostilité). Tout chef sait qu’il est intronisé par la formule suivante dite devant ses subordonnés: «Vous lui obéirez en tout ce qu’il vous commandera, pour le bien du service, l’exécution des règlements militaires, l’observation des lois et le succès des armes de la France. ». Un tel engagement ne prête pas à interprétation. Application de la loi et des règlements.


Une fois encore je constate les égarements, les contournements du Droit et des règles et la mise à l’écart de l’esprit des lois. Il est grand temps de réorganiser les relations au sein de notre État et sans doute d’envisager, pour éviter les dérives, un processus de désignation du chef d’état-major des Armées et des chefs d’état-major d’armées incluant, par exemple, les élus de la nation.

 

 

 

Général (2s) Henri ROURE

 

 

À tort ou à raison je me pose des questions

 

Abasourdi par le déversement d’informations monochromes des chaînes grand-public courant après une surenchère d’images et de commentaires destructeurs de la plus élémentaire objectivité, j’ai pris quelques distances avec eux sur le sujet ukrainien. Le larmoiement dans un flot commun des journalistes et leur adhésion sans réflexion aux thèses de Biden et de ses commis ont fini par me lasser et m’amener à m’interroger et faire quelques analyses personnelles.

Il m’apparaît ainsi que l’action conduite aujourd’hui par la Russie est davantage une guerre indirecte et défensive face à l’OTAN, que contre l’Ukraine. L’Ukraine n’étant qu’un théâtre très visible d’opérations et de prétextes. Il s’agit de ce que nous pouvons nommer un coup d’arrêt à l’expansionnisme américano-otanien. De ce seul point de vue elle est donc justifiée pour Moscou. J’y reviendrai.

Auparavant je voudrais faire une remarque à mon sens essentielle : La Russie appartient à l’Occident traditionnel. Il suffit de relire l’histoire de ces derniers siècles pour le vérifier. Nous autres Français sommes particulièrement bien placés pour le savoir. Elle a été pleinement impliquée dans tous les événements qui ont marqué l’Europe, toujours par le biais d’alliances avec les unes ou les autres nations du continent. Cette implication s’est arrêtée en 1917 avec la révolution bolchevique qui l’a séparée, principalement, de la France et du Royaume-Uni. Seule la période soviétique l’a isolée, ainsi que les pays de l’Europe de l’est, de l’Europe dite de l’ouest, sauf évidemment lors de la seconde guerre mondiale face à la puissance hitlérienne où la part russo-soviétique à la libération de l’Europe a été tout aussi déterminante que le débarquement en Normandie. Cette période de soixante-dix ans s’est heureusement terminée, mais a provoqué des bouleversements qui empêchent toujours la Russie de retrouver sa nature et redevenir pleinement une puissance européenne. Quand le général de Gaulle parlait d’une Europe de « l’Atlantique à l’Oural », il n’affirmait pas autre chose que l’appartenance de la Russie au monde européen. Or la période de l’utopie marxiste a permis aux États-Unis, pays extérieur au continent, d’asseoir leur domination militaire, politique et financière sur le monde dit libre. L’effondrement de l’URSS en 1991, regardé comme leur victoire dans la guerre froide, a développé chez les stratèges étatsuniens une ambition démesurée. Leur orgueil outrancier, leur excessive certitude de détenir la vérité, ou, pour utiliser un terme grec aujourd’hui à la mode, leur hubris, les a amenés à tout faire pour développer, une position hégémonique de plus en plus contestable et, d’ailleurs, contestée.

 

Ils ont cru pouvoir agir à leur gré dans le monde, imposer leurs principes politiques et économiques en entrainant avec eux, pour une sorte de légitimation de leurs actions, les pays d’une Alliance Atlantique maintenue. Ce furent toutes sortes d’interventions hors de la zone de l’Alliance, qui se soldèrent par des pertes humaines, militaires et civiles, en nombre considérable, des destructions et des échecs; Irak, Syrie, Libye, Afghanistan…avec, à l’appui de leurs opérations, des mensonges éhontés sur les risques que faisaient courir leurs victimes. Ils provoquèrent la dislocation de sociétés et de pays comme la Yougoslavie et contribuèrent à l’affirmation de la menace du totalitarisme islamique. Toutefois la propagande de Washington, sans véritable possibilité de contestation, réussit toujours à minimiser les faits, voire à les présenter comme des réussites. Dans chacune de ces guerres, contre ses règles constitutives, l’OTAN a été impliquée.

Cette alliance, rappelons-le, avait été créée le 4 avril 1949 pour assurer la Défense de ses membres nord-américains et ouest-européens face à la volonté expansionniste soviétique puis face au Pacte de Varsovie, lui même constitué 6 ans plus tard, le 14 mai 1955.

 

Cette menace et le Pacte de Varsovie disparus, l’OTAN n’avait strictement plus aucune raison d’exister.

Cependant il s’est avéré, aux yeux des gouvernements successifs étatsuniens, que l’OTAN représentait un instrument fort commode pour maintenir sous tutelle les pays européens et agir, si nécessaire, hors des contraintes onusiennes et du plus élémentaire respect du Droit international. Sa survie aidait, avant tout, à maintenir l’illusion d’une Russie dangereuse héritière de l’URSS, l’empêchant ainsi de se rapprocher des autres États du continent et de rendre à l’Europe sa force et son rôle. Cette puissante désinformation appuyait le déploiement d’un arsenal considérable hors de toute logique simplement sécuritaire. Il s’agissait de vendre de l’armement, d’imposer des normes communes liant dans la durée les États partenaires, de s’assurer d’une puissance dominatrice et de maintenir les subordinations.

 

Il est patent qu’une conjonction d’intérêts, une sorte de jumelage, existe désormais de manière étroite entre l’UE et l’OTAN. En conséquence nous découvrons, à l’occasion de la crise ukrainienne, un affichage ostentatoire de cette intimité de l’UE avec les États-Unis que nous pourrions retrouver aussi, plus subtilement, dans l’origine et le fonctionnement de cette organisation internationale. Il n’est donc pas étonnant que face à la Russie, une action unitaire décidée par Washington, relayée par ses protectorats européens, ait été pensée et mise en place.

 

Dans l’affaire ukrainienne, cette mauvaise foi et cette prétention démesurée à juger et à vouloir gérer le monde, est particulièrement évidente pour qui s’abstrait des images et commentaires médiatiques. Si nous revenons sur l’histoire récente nous découvrons que le président russo-soviétique Gorbatchev avait reçu, en 1990, l’assurance que les pays de l’Europe de l’est, libérés de la tutelle de l’URSS, ne rallieraient pas l’OTAN.

Nous savons ce qu’il est advenu de cette promesse…La Russie d’Europe est désormais presque totalement cernée par des pays incorporés à l’UE et à l’OTAN. La dernière pièce de cet encerclement, le territoire majeur offrant un contact immédiat avec elle, l’Ukraine, devenait donc un enjeu stratégique.

Elle apparaissait comme une émanation de la Russie historique et comme voisine immédiate de la nouvelle Russie. Elle en est une nation soeur et la guerre actuelle, malgré les affirmations nationalistes des dirigeants ukrainiens, peut être considérée davantage comme une guerre civile que comme un conflit inter-étatique, tant les imbrications culturelles, économiques et humaines sont grandes.

Les penseurs étatsuniens y voyaient un atout sérieux pour contenir la Russie en jouant sur cette proximité et cette interpénétration.

Si nous faisons un bref aperçu de l’Ukraine depuis la dislocation de l’URSS et son indépendance, nous sommes amenés à constater qu’elle n’a pas réussi à faire son unité et s’est très vite trouvée en proie à la corruption et à des violences internes, ce qui a inévitablement paralysé son développement.

 

Plusieurs fautes majeures ont été commises par ses différents gouvernements qui ont aggravé l’insécurité. La première a été de substituer, l’ukrainien à la langue russe, comme langue officielle du pays ce qui a intensifié la révolte du Donbas peuplé de Russes et mécontenté une part non négligeable du reste de la population. Cette politique a légitimé la récupération de la Crimée, en 2014, par la Russie. Cette province était évidemment russe et n’avait été rattachée administrativement à l’Ukraine qu’en 1956 par Nikita Khrouthchev. Français comme Britanniques savent parfaitement que cette terre est russe s’ils veulent bien se souvenir de la guerre de Crimée (1854-1855) et du siège de Sébastopol, port d’attache de la Marine impériale russe qui menaçait alors la Méditerranée, ou encore du fait d’arme de la prise de la redoute de Malakoff. Époque où le déclin de l’empire ottoman avait aiguisé les appétits du Tsar…

 

Face à une situation extrêmement délabrée, le gouvernement ukrainien a été obligé d’accepter de signer le 12 février 2015 les accords dits de Minsk II succédant à une première tentative. Ils consacraient la victoire de la Russie en actant la partition de l’Ukraine, la création d’un protectorat russe sur le Donbas partagé en deux « républiques » indépendantes, celle de Donetsk et celle de Lougansk et de fait la neutralisation du pays, ce que souhaitait la Russie.

 

Mais sous l’influence des États-Unis, en juin 2017, le parlement ukrainien adopta une loi stipulant que l’adhésion à l’OTAN était devenue un objectif stratégique de la politique étrangère et de sécurité du pays. L’amendement inscrivant cet objectif dans la constitution ukrainienne entra en vigueur en 2019. La mise en œuvre de l’accord Minsk II, qui était en sommeil durant la présidence ukrainienne de Petro Porochenko,fut relancée en décembre 2019, lors d’une rencontre dite au format Normandie1entre Volodymyr Zelensky, élu président de l’Ukraine en avril 2019, et les chefs d’États et de gouvernement allemand, français et russe.

 

Mais en septembre 2020, Volodymyr Zelensky approuva la nouvelle stratégie de sécurité nationale de l’Ukraine prévoyant le développement du partenariat spécifique OTAN-Ukraine en vue de l’adhésion du pays à l’Organisation. Cette adhésion entrainant, de facto, en perspective, l’adhésion à l’UE… Si cette décision avait été suivie d’effet, l’Ukraine devenue membre de l’OTAN aurait accueilli sur son sol des unités occidentales à la frontière même de la Russie. Ce qui pour Moscou s’avérait, évidemment, inacceptable, tant l’OTAN n’a cessé de prouver son évolution en alliance à vocation désormais offensive au service des intérêts étatsuniens. L’Ukraine aurait été protégée par l’article 5 du traité constitutif de l’Alliance qui affirme qu’une attaque contre un pays membre équivaut à une attaque contre l’Alliance dans son ensemble.

 

Dès lors la Russie et le président Poutine ne disposaient que d’un délai réduit pour agir afin d’éloigner cette menace, d’autant plus que la situation intérieure en Ukraine ne cessait de se dégrader.

 

La Russie avait donc plusieurs raisons d’agir. Elle avait pourtant envoyé des signes sur le retour de sa puissance et sur sa volonté de se protéger et de jouer à nouveau un rôle indépendant puisque « l’Occident » n’avait pas voulu d’elle. Elle avait montré son efficacité en Syrie en raffermissant le régime de Bachar el Assad; elle avait soutenu l’Iran. Et face à nous, Français, elle avait envoyé sa milice para-militaire Wagner, en RCA et au Mali. Ne pouvant se manifester contre les Anglo-saxons, trop solidaires et réactifs, hormis par le rapprochement avec la Chine, elle choisit donc de se montrer dans notre zone d’action traditionnelle. Il s’agissait, sans doute, d’un appel au gouvernement français à plus de circonspection dans ses relations avec elle.

Mais la suffisance ou l’incompétence ou encore le tropisme européo-otanien exacerbé des dirigeants actuels, les ont rendus sourds et aveugles à ce fort signal.

 

Que va t-il se passer? Je n’en sais rien, pas plus d’ailleurs que quiconque se penche sur la question…La guerre évidemment s’arrêtera un jour. Il y aura eu des morts et des destructions, c’est certain. Mais sans doute en bien moindre importance que sous les bombardements américains, français et britanniques au Moyen-Orient. Je ne peux faire que des suppositions, celles qui me paraissent les plus vraisemblables…ou les plus souhaitables !

 

Les sanctions économiques n’auront aucun impact sur la suite militaire et politique de l’opération en cours. D’une part la Russie a prouvé dans le passé la forte capacité de résilience de son peuple et, d’autre part, ces sanctions atteignent aussi, par ricochet, les économies de ceux qui les ont décidées notoirement celles de l’UE. Or nous savons combien la finance, dirigée par les Anglo-saxons, est sensible à tout ce qu’elle ne peut contrôler. Gaz, pétrole, matières premières, blé… venus de Russie sont nécessaires, directement ou indirectement, aux économies. Certes, avec le temps nous pourrions nous en passer, en revenant à un système plus protectionniste, mais le monde d’aujourd’hui fonctionne encore dans l’immédiateté et l’interdépendance.

À moins que cette crise soit vécue comme une véritable leçon des risques que cette approche mondialisée fait courir et qu’une véritable évolution ne s’ensuive.

Après l’expérience désastreuse de la Covid 19 qui mit en exergue les tares du système, il serait possible qu’un prudent changement des relations internationales se mette en place.

Le constat des défaites de l’OTAN, de ses provocations et de son inefficacité dans cette crise, pourraient mener à une prise de conscience après la très provisoire illusion d’une unité. Elle pourrait conduire à l’idée d’une alliance militaire européenne et, à terme, à un rapprochement voire une extension de cette future alliance avec la Russie aux ambitions stabilisées par la reconnaissance de la réintégration de la Crimée à son territoire et des républiques du Donbas.

 

Quant à l’Ukraine, elle pourrait, alors, avec la Russie, participer à cette nouvelle approche de la dimension européenne.

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. L’OTAN aura perdu, mais certains continueront à y croire et à l’encenser. Il faudra donc que la France et les principales nations européennes investissent dans leur défense, pour peser davantage dans la sécurité du monde, car, depuis la nuit des temps, à la paix succède toujours une guerre, souvent là où l’on ne s’y attend pas.

 

Henri ROURE

 

1 L’expression provient de la première réunion entre la France, l’Allemagne, l’Ukraine et la Russie qui eut lieu le 6 juin 2014. Elle est due à une journaliste américaine. 

 

 Le 20/10/2025.

A propos du Sénégal et de l’affaire de Thiaroye.

 

Le très macroniste et anti-français, président Faye du Sénégal, à l’instar de son maître à penser, et élu comme lui de manière douteuse, a réuni quelques historiens, aux ordres. Il s’agissait, à des fins clientélistes, de mettre en exergue les responsabilités de la France dans le règlement de la mutinerie de Thiaroye en 1944. De manière étrange et sans nul doute non désirée, la parenté du Sénégal avec la France s’exprime dans la production de ce document. Il a été rédigé dans l’esprit et la fausseté du rapport sur la guerre d’Algérie du trotskyste et pseudo historien Benjamin Stora. Il avait répondu, à l’instar du document sénégalais, à une demande du chef de l’État. Dans les deux cas il s’est agi, au travers d’insinuations, d’interprétations, d’allusions et d’éloignement du contexte, sous couvert de l’objectivité que l’on prête en général aux historiens, de trahir les faits et d’humilier la France à bon marché. Le but est commun à ces deux chefs d’État. Il faut s’élever en abaissant ceux qui n’ont pas, ou plus, l’autorité pour réagir et se défendre.

Je suis catastrophé de voir une fois encore le résultat d’une politique de mépris voire de haine, envers mon pays. Nous sommes loin de la Françafrique imaginée par le président Houphoët Boigny de Cote d’Ivoire et de la fraternité entretenue par le président sénégalais Léopold Senghor, académicien français ou de l’investissement du président Bongo dans la politique française. Je pense aussi au président Déby (le père évidemment) qui envoyait ses soldats à côté des soldats français et de leurs frères d’armes marocains, combattre pour la justice et la sécurité des peuples. Je me souviens aussi du président Gnassingbé Eyadéma, ancien sous-officiers des Troupes de Marine, qui chaque fois que je me rendais en mission au Togo, m’invitait à manger et terminait le repas par: « et au nom de Dieu, vive la Coloniale! ». Je pourrais ajouter bien d’autres témoignages de cette proximité entre la France et les pays africains qu’elle a forgés et émancipés. Je me demande aujourd’hui si l’intimité giscardienne, mitterrandienne ou chiraquienne, avec l’Afrique, n'a jamais existé. Il me semblait, dans mon rêve, qu’elle avait succédé à la période de décolonisation et à cette affection réelle qui s’était établie entre le général de Gaulle et les nouveaux chefs d’État. Certes le passé ne peut revenir, mais il ne faut pas lui cracher dessus et le défigurer. Il est comme une maison que l’on continue indéfiniment à construire, mais dont le projet ne peut avancer, si on en fragilise les bases et les murs. 

 

Je suis d’autant plus catastrophé que je connais bien le Sénégal pour y avoir servi au sein de l’armée sénégalaise comme conseiller infanterie et Troupes aéroportées, que j’ai des camarades de promotion sénégalais de Saint-Cyr et de l’École de guerre. Je les tiens en haute estime et j’ai dans ce pays de très nombreux amis. Je suis atterré de voir ce qu’est devenue cette formidable intimité réduite quasiment à néant par l’impéritie et au demeurant la dangerosité pour la France de son chef d’État actuel. C’est lui le seul responsable. Responsable veut dire coupable. J’ajoute, au risque de choquer certains d’entre-vous, que je me sens plus proche de mes homologues africains francophones ou libanais, que des Polonais, Scandinaves, Néerlandais et de toute évidence anglo-saxons. J’en suis d’autant plus peiné. 

Je joins ci-dessous, à ce billet, pour simple précision et rappel, celui que j’écrivais en décembre 2024; il y a donc moins d’un an, alors que le président français évoquait brutalement l’affaire de Thiaroye. Depuis les choses ne se sont pas améliorées; loin de là!

Henri ROURE

 

Gifles et humiliations Persiste et signe…le personnage qui nous gouverne ne me révolte plus. Je suis passé à un autre stade. Ce n’est pas de l’abattement, ce serait plus exactement une sourde volonté d’effacer un peu plus de sept ans de notre histoire, les sept dernières années et peut être quelques autres. Je sais bien que ce qui a été fait ne peut disparaître du grand livre dont nul ne peut arrêter l’écriture, pas plus Francis Fukuyama que quiconque. J’aimerais bien cependant en voir atténuées les conséquences, à défaut d’espérer les voir gommées. Je souhaite intensément que les paragraphes de demain décrivent une France, ma patrie, restaurée dans sa beauté, sa puissance et sa grandeur. Français de métropole, d’outre-mer et de l’étranger, mes très chers compatriotes, il va nous falloir rallumer notre fierté et notre courage pour rendre à la France son indépendance, son lustre et ses amitiés. Voulant humilier le personnage qui est présumé diriger le pays, certains étrangers, cependant très proches de nous affectivement, rabaissent aussi la France. Ma voix ne porte pas suffisamment, sinon je leur dirais: « mes amis, mes cousins, nous avons été intimes et vos populations nous connaissent; nous vous aimons toujours; alors sous le regard de notre Dieu commun et en mémoire de ce sang que nos ancêtres, ensemble, ont versé pour le même drapeau, ne divorcez pas d’avec la France. Ce n’est pas elle qui vous choque, ni se fâche avec vous ou vous méprise. C’est une clique, que pour notre malheur, alors que nous étions fatigués et en attente d’une évolution conforme à nos voeux, avons aidé à accéder au pouvoir. Elle nous a imposé le traité de Maastricht et celui de Lisbonne pour mieux nous asservir. Nous ne nous attendions pas à ce qui s’est passé. Ne confondez donc pas la France avec celui qui est encore au sommet, ses amis et ses sbires! » À propos d’humiliation, nous peuple, nous les enregistrons, elles nous font mal, mais elles laissent absolument indifférents ces gouvernants de circonstance. Ils éprouvent tout autre chose que cette puissante émotion jaillissant d’une fusion presque charnelle avec ce pays si indéfinissable. Ils veulent déconstruire la France pour la fondre dans une nouvelle entité étatique sans âme qui porte le nom d’Union Européenne, succursale de la puissance étasunienne déclinante. Ce sont des marginaux de l’émotion et de la culture. Ils n’aiment qu’eux-mêmes. Ils voisinent dans leur comportement avec ceux qui ne sont Français que de papier. Vous, vous l’aimez. Je le sais. Je recevais récemment deux Centrafricains accompagnés d’un Congolais. Ils venaient me demander conseil pour se débarrasser des mercenaires criminels de l’Africa Corps, le ci-devant Wagner. Je reçois quotidiennement, ou presque, des appels d’amis de tous les endroits de l’Afrique francophone ou du Liban. Ils crient à l’aide, tout en sachant que je ne peux rien faire sinon diffuser dans un cercle limité, leur désespoir et leur immense souhait que les choses changent. Mes amis, vous vous trompez donc de cible. La France éternelle n’est pas coupable de trahison ni de perversion. Le personnage en question, capable de cajoleries autant que de malveillance, humilie la France. Il le fait dans toutes sortes de contritions, de trahisons de l’histoire, de mises hors contexte, de séances de repentance et de mensonges. Il n’a apparemment de considération que pour lui-même. Il le fait avec volupté. Il donne, c’est vrai, l’impression d’y prendre plaisir. Son ambition est personnelle dans le cadre de l’idéologie à laquelle il adhère. Elle ne s’intègre pas dans un désir intense pour le pays. Elle se porte sur un autre sujet. Il travestit la France en pays odieux et justifie ainsi son souhait, à peine voilé, de la rayer de la carte pour l’inclure dans un ensemble vierge. Ce nouvel État, totalement déshumanisé, sans aucun affect, ne nuira alors à personne et pourra propager son idéologie mercantile, très proche de « l’american way of life » ou fera ce que Washington et sa caste financière lui diront de faire. C’est du moins ce que ses séides supposent.

Il a entamé son parcours délétère en disant avec un sérieux théâtral que la colonisation avait été un « crime contre l’humanité » . Il avança cette énormité dans cette Algérie, imaginée par la France et incorporée à elle. Il réitéra cette contre-vérité en Côte d’Ivoire et ailleurs. Pêchant contre la science historique il éludait le fait, largement attesté, que cette idée avait pu avoir cours au XIXème siècle et s’était maintenue au début du XXème. En ces temps, tous bords politiques confondus, les Français pensaient répondre à leur vocation humaniste d’apporter les bienfaits de leur civilisation à un monde vivant dans l’anarchie. Bien sûr la très ancienne traite des Noirs vers les Amériques est aujourd’hui incompréhensible si on récuse le contexte mental, technique et économique de l’époque. Incidemment nous pouvons constater que ces esclaves ont pu fonder des familles, s’unir avec des Blancs et constituer aujourd’hui, s’agissant de notre pays, une des composantes citoyennes belles et notables de la Nation. En revanche nous pourrions nous sentir révoltés que les 12 millions de Noirs vendus par leurs parents ou razziés par les émirs d’Arabie, n’aient pas eu de descendants… C’est cependant la décision brutale du Sénégal et du Tchad de ne plus vouloir de l’Armée française sur leur sol qui m’a décidé à écrire ce billet. Après des décennies, voire des siècles pour le Sénégal, la France est rejetée dans son expression amicale la plus aboutie, la défense et l’engagement de ses soldats au profit de ces pays. Notre aide militaire et la proximité avec nos frères d’armes sont ainsi hypothéquées, comme l’appui sécuritaire procuré. Il est certain que l’on ne peut pas mettre en exergue subitement un fait connu depuis son origine et accuser son propre pays d’avoir, à Thiaroye, à côté de Dakar, tué délibérément des révoltés, sans qu’il y ait des conséquences. Pourtant l’honnêteté - mais le personnage est-il honnête? - voudrait tout d’abord que ce triste épisode historique ne soit pas présenté au détriment de faits glorieux partagés avec les troupes coloniales. Et si le hasard ou les mauvaises intentions, avaient malgré tout fait surgir cette affaire de ce lointain passé, il aurait fallu rappeler les circonstances et le contexte. En 1944, la France était encore en guerre, elle se relevait d’une défaite et devait montrer la force et l’unité retrouvées de son armée. Aucune atteinte à la discipline ne pouvait être tolérée, d’autant moins que le souvenir des mutineries de 1917 était bien présent dans l’esprit de tous. D’ailleurs ce sont des troupes coloniales, des Tirailleurs « sénégalais » avec des Gendarmes, soldats de la Loi, qui ont rétabli l’ordre. Bien évidemment ce mouvement d’humeur des Tchadiens et des Sénégalais était prévisible pour qui se montre compréhensif de l’âme africaine. Il ne fait que s’inscrire dans une longue suite de déboires français récents, répondant à une attitude déviante des autorités parisiennes actuelles. Notre exclusion humiliante du Mali, du Niger, du Burkina Faso et de RCA, auxquels nous avions offert la sueur et le sang de nos soldats, en plus des bienfaits de notre coopération, ont initié cette réponse des pays africains et de leurs dirigeants à l’abaissement des nôtres, mais surtout du principal d’entre-eux. Ces gens qui nous gouvernent n’avaient déjà pas réagi lorsque le Gabon et le Togo avaient demandé leur adhésion au Commonwealth. Des pays francophones partir chez les Anglais! quelle claque! Mais je crois que le mépris imbécile exprimé par Paris a trouvé un symbole dans l’envoi au Cameroun d’un ambassadeur pour la cause LGBT+. Les Africains ne sont pas à l’abri des dérives sexuelles, mais dans la structure tribale ou ethnique des sociétés, elles demeurent des déviances, des vices à combattre. C’est ainsi…et cette croyance profondément ancrée doit être respectée. Cette tentative absurde s’est évidemment retournée contre l’initiateur. L’ambassadeur n’a pas été reçu et le regard porté sur la France en a été encore davantage entaché. Ce qui fit tache aussi, fut la tentative d’envoi de coopérants européens ignorant notre langue commune. Il s’agissait d’habituer au remplacement de la France par cette future entité imaginée par les eurocrates. Ça ne pouvait pas passer…

 

En réalité, il faut admettre que l’Afrique regorge de richesses et que l’intérêt des puissances s’y porte de plus en plus. Les Africains francophones regardent l’affaiblissement volontaire de la France et ils en tirent des conclusions. S’aligner sur la politique étatsunienne via l’OTAN et Bruxelles, dans l’affaire ukrainienne a contribué au discrédit qu’elle subit aujourd’hui. Il est clair dans les pays africains, comme dans de très nombreux autres dans le monde, que les États-Unis sont les fomenteurs de cette guerre et que la France n’est qu’un pion dans le dispositif pseudo- occidental. Il était donc tentant pour la Russie de miner l’influence française, tout comme d’une manière plus sournoise pour les États-Unis. La France, encore grande puissance, mais présentant la faiblesse rédhibitoire de ne pas être anglo-saxonne, il était au demeurant facile de contester sa présence, d’autant plus qu’elle même se discréditait avec un goût suicidaire. Il n’est pas étonnant qu’après les pays du Sahel précédemment cités, le Tchad et le Sénégal aient entamé des négociations avec Moscou. Encore bravo, monsieur le président! C’est ainsi que nous voyons sans rien dire des villageois massacrés par l’Africa corps (curieusement nommé) anciennement Wagner. La Russie résiliente apparaît cependant à quelques dirigeants plus droite et honnête que la France. Elle donne l’exemple d’un pays fort avec lequel des relations peuvent s’établir dans une compréhension mutuelle. Là aussi, ce regard est peut-être faux, mais il inspire. Mais comme l’a dit le président actuel « je refuse la compétition stratégique en Afrique »…Avec la Russie ce sont les BRICS+ qui trouvent crédit auprès des États de ce continent si proche. Cet ensemble s’érige contre l’orgueil démesuré des États-Unis soutenu par ses satellites européens, dont la France, les poussant à vouloir régenter le monde sous un système unipolaire. Il apparaît développer une force nouvelle beaucoup plus respectueuse des souverainetés et des systèmes politiques que le pseudo-Occident. Son discours est tentant. Tant pis si derrière cette organisation sont tapis Chine, Russie, Arabie Saoudite et quelques autres voraces, qui ne tarderont pas à se révéler comme les pires exploiteurs. De manière invraisemblable le personnage en cause mène avec constance une propagande idéologique anti-française qui contribue puissamment à la ruine de notre influence. Ses aberrations philosophiques l’ont amené à faire déposer une gerbe par notre ambassadeur à Alger sur la tombe de Larbi Ben M’hidi, cet assassin reconnu et initiateur dans le sang d’innocents de la guerre d’Algérie. Tous ceux qui se sont intéressé à ces événements savaient qu’il avait, fort justement, été exécuté pour ses crimes. Cet avilissement n’a évidemment servi à rien d’autre qu’à humilier, une fois encore, la France et à jeter l’opprobre sur son président. Il n’est ainsi nullement étonnant que le régime algérien, dictatorial, islamique et corrompu, ait sans aucune hésitation arrêté Boualem Sansal, écrivain français à la plume aussi noble que les sentiments qu’il porte à la France, la vraie, qui vient de reconnaître en lui un de ses fils. Sans doute sa demande de rejoindre notre communauté nationale avait échappé au pouvoir. À moins que dans le lot de candidats musulmans à une naturalisation pour intérêt financier, son nom ait été considéré comme celui d’un individu participant à ce grand remplacement que d’aucuns souhaitent. Le président devant la personnalité de l’impétrant ne pouvait toutefois pas faire autrement que lui remettre personnellement son attestation de citoyenneté. En conséquence ce que subit Boualem Sansal devient une humiliation de plus pour le chef de l’État et la France.

De même le comportement de ce personnage lors de sa visite d’État au Maroc interpèle. Non seulement il amena avec lui un islamiste, mais il eut l’audace de faire le panégyrique de l’occupation musulmane de l’Espagne. L’époque d’el Andalous a été pourtant, pendant sept siècles une guerre permanente entre chrétiens et musulmans, jusqu’à ce que la mère de Boabdil finisse par dire à son fils devant Grenade reconquise « pleure comme une femme celle que tu n’as pas su garder comme un homme ». La victoire des chrétiens pouvait ainsi être regrettée comme a semblé le sous-entendre le visiteur du roi du Maroc. Il est vrai que pendant cette longue époque les chrétiens étaient parfaitement imprégnés de l’idée que l’islam était l’ennemi. Ils se battaient. Le président actuel dans la mission d’effacement de 1500 ans d’histoire qu’il s’est fixée, se moque de ce que les nostalgiques, les conservateurs, les fidèles à la nation et plus généralement les patriotes, peuvent penser et dire. Bien au contraire, il se félicite de respecter la ligne de conduite qu’il s’est fixée en conformité avec ce que ses mentors lui ont demandé. La dislocation du corps diplomatique a amené dans les postes à l’étranger, tout comme dans les directions centrales, des personnages serviles, otanomanes, américanophiles et européistes, disposés à relayer toutes les compromissions et les abaissements souhaités par le pouvoir. Ils appartiennent à une caste plus étendue, proche de toutes les aberrations qui se propagent dans certaines sphères et cherchent à faire croire qu’elles détiennent la vérité: communautaristes, woke, écolos, féministes extrémistes, déconstructeurs, indigénistes, humanoïstes… 

Ce président que nous nous sommes donnés, poursuit avec persévérance son travail de minage dans l’organisation de la France elle-même. Non content d’avoir supprimé d’une décision absurde le corps diplomatique et mis ainsi fin à une efficacité qui pouvait nuire aux intérêts de nos amis désignés et adversaires reconnus, il a fait de même avec le corps préfectoral. Désormais nos préfectures et gouvernements territoriaux, peuvent accueillir tous ses amis et ainsi mener une politique régionale selon ses idées. D’ailleurs l’intention trouble de subordination territoriale a trouvé une expression avec la création dérogatoire au droit commun des départements et régions, de la Collectivité Européenne d'Alsace dont le nom fait référence à sa position géographique, à sa vocation transfrontalière ainsi qu'à la présence de nombreuses institution européennes sur son territoire. Elle pourrait s’avérer une sorte d’anticipation à une gestion fédérale des terres. Nos Poilus, de là où ils nous regardent, doivent apprécier… En résultante de cette action de sape et de la politique extérieure, les terres d’outre-mer s’agitent. Une violente révolte a ainsi secoué la Nouvelle-Calédonie, soutenue par l’Azerbaïdjan. De quoi étonner apparemment. Mais en réalité ce petit pays musulman du Caucase, répondait ainsi, avec les encouragements discrets de Moscou, au soutien que la France apportait à l’Arménie chrétienne et amie et à l’Ukraine. Pour une fois, la France agissait sur la trajectoire de sa mission de protectrice des chrétiens d’Orient, probablement grâce à la forte influence des Français d’origine arménienne. Bien sûr aucune mesure de rétorsion contre cette ingérence n’a été véritablement prise. La faiblesse de l’État, incapable désormais d’assurer la protection économique de ses citoyens, a évidemment fait naître des troubles en Guadeloupe et en Martinique. Ils faisaient écho à la colère des Gilets jaunes, à celle plus récente des agriculteurs et au désenchantement de toute la population. Ce personnage indifférent à l’image qu’il véhicule en France, où 80% des citoyens lui sont hostiles, ne dispose pas d’une meilleure audience à l’étranger en dehors du milieu anglo-saxon auquel il se soumet et dont il baragouine la langue. Il sait se créer des ennemis, Poutine, bien évidemment, les chefs d’État africains également, je viens d’en traiter, mais aussi le pape François. Ainsi le souverain pontife, a préféré se rendre à Marseille, après Strasbourg, puis à Ajaccio, en province donc, pour ne pas partager avec le président français un rôle éminent, lors de la réouverture de Notre Dame de Paris. Cautionner un responsable qui humilie son pays et fait aussi peu de cas de la dignité humaine s’avérait irréaliste. Le pape ne pouvait pas, de toute évidence, donner l’impression de, sinon cautionner du moins éluder, que le président actuel a fait inscrire dans la Constitution, l’avortement, et se montre favorable à un procédé identique pour l’euthanasie en fin de vie. Ces atteintes de manière ostentatoire à la morale chrétienne, et tout simplement à la vie, ont choqué non seulement les chrétiens, mais également de nombreuses sociétés traditionnelles ainsi que ceux qui luttent pour la France de demain. Il est évident que cette absence constitue un affront politique, quelles que soient les explications ecclésiales données. Il ne fait que s’ajouter à ceux que je viens d’évoquer. Il ne s’agit pas pour moi de faire ici le bilan des sept années écoulées et de commenter les conséquences absurdes de la dissolution de l’Assemblée nationale, ni de l’insistance européiste et otanienne de la clique au pouvoir, mais de proposer un éclairage complémentaire sur l’état de délabrement et d’humiliation de notre pays. Il est inutile, tant il s’agit du carburant de la rancoeur populaire, d’évoquer l’insécurité qui couvre d’une chape d’inquiétude le quotidien des habitants de nos villes et maintenant de nos campagnes. Il n’est pas non plus nécessaire de s’étendre sur les mensonges concernant une immigration méprisante pour la France et les Français que les mea-culpa systématisés et l’absence de coopération avec les pays d’origine stimule. Il est encore moins indispensable de faire allusion aux ravages commis sur notre industrie, notre agriculture, notre éducation nationale, notre langue, notre unité par ce qui n’est pas de l’indifférence ou de l’incompétence, mais le résultat d’une idéologie appliquée à laquelle par naïveté nous nous sommes soumis.…Inutile non plus de rappeler les abandons de souveraineté qui nous discréditent dans un monde à la recherche d’indépendances nationales, ni décrire notre perte d’influence au Proche- Orient et ailleurs…Tout cela est trop évident. Il est sans doute temps mes frères et soeurs dans la France, de nous ressaisir et de reprendre en main notre destin. Nous sommes le peuple. Nous le devons par égard à nos ancêtres et par simple dignité.

HENRI ROURE

Le 08/10/2025.

Réflexions d’un citoyen sur la violence

 

Alors que notre pays vit une crise politique et sociale majeure par la seule faute de ceux qui ont fait fi de la volonté profonde du peuple, et cru pouvoir, par corruption idéologique, lui fermer son avenir en tant que grande nation indépendante, il m’est venu à l’esprit une réflexion simple sur la violence.

 

La violence et sa maîtrise sont structurantes dans les rapports humains, que cette violence émane de l’État, ou qu’elle soit exercée entre individus ou par des groupes de personnes ou encore entre États.

 

Il existe ainsi une violence légitime, celle de l’État démocratique, reposant sur l’adhésion réitérée du peuple, et une violence individuelle ou de groupes qui, précisément, parce qu’elle ne s’exerce pas dans le cadre de cet assentiment est nécessairement condamnable par l’État. Il est reconnu, parmi ses missions, comme garant de la sécurité et de la tranquillité de la collectivité. Il protège. Il faut évoquer, bien sûr, la légitime défense, qui comme son qualificatif le souligne, demeure la réponse d’un citoyen, ou de plusieurs citoyens, en tant que tels, à une agression, donc à ce qui est une violence illégitime.

L’État non-démocratique exerce, quant à lui, une violence envers le peuple pour l’anesthésier et favoriser l’oligarchie qui détient le pouvoir. Son comportement justifie toute contestation et toute violence qui pourrait s’élever contre lui. Je l’ai déjà souligné dans un texte précédent, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et le bloc de constitutionnalité reconnaissent ce droit.

 

L’État, structuration administrative de la Nation, donc représentation de l’ensemble du peuple, mandate des citoyens, individuellement ou collectivement, pour décider l’engagement de la force et mettre en oeuvre une violence graduée au nom de la collectivité. Il s’agit d’en assurer la sécurité ou la défense. C’est particulièrement le rôle de la Justice, de la Police, de la Douane, des services de secours et de l’Armée… L’existence même de l’État est, par essence, liée à la réunion de personnes, unies par une solidarité reconnue, recherchant, organisant et acceptant une protection pour défendre cette communauté portant le nom de nation.

Ce qui différencie cette violence d’autres formes de violence, donc des effets de la guerre, du meurtre et de l’assassinat, est à l’évidence une justification morale et juridique de l’acte et l’exclusivité de son application que s’octroie l’État. Il l’exerce au nom de la représentation de l'ensemble humain dont il est l’émanation. Le collectif l’emporte logiquement sur l’individuel. 

 

La guerre, affrontement armé de nations, est donc en soi légitime, chaque partie en conflit agissant au nom de ses citoyens…Elle se traduit par un rapport de forces et, in fine, par des vainqueurs et des vaincus. Le droit du vainqueur s’impose alors. En ce sens le Droit n’est rien d’autre que le résultat d’un rapport de forces. À cet égard nous pouvons nous interroger sur la création du tribunal de Nuremberg et sur la notion de crime de guerre. Supposons que l’Allemagne ait gagné la seconde guerre mondiale. Il est certain que ce type de juridiction n’aurait pas existé et que les actes de l’Allemagne, de ses alliés et de leurs collaborateurs, auraient fait l’objet d’une justification et permis l’établissement d’autres règles de Droit. Que se serait-il passé si les États-Unis dominateurs avaient perdu la guerre froide? Nous devons ainsi admettre la relativité du Droit. Il n’a de justification et d’existence que s’il s’appuie sur la force qui seule permet de le faire respecter. Un État est donc surtout un corpus juridique, une volonté et une force armée.

 

Étant le résultat d’un rapport de forces, un État ne peut se permettre de fléchir. S’il faiblit il est inévitablement contesté par d’autres ou par des individus ou des groupes d’individus que sa faiblesse encourage à transgresser ces mêmes lois qu’il a établies au nom de la collectivité nationale.

 

Ce que nous constatons aujourd’hui en France, aussi bien dans les relations de notre pays avec l’étranger que dans sa sécurité intérieure, est précisément une contestation de son autorité au travers de faits de violence, divers et de gravité souvent élevée Cela se produit parce que l’État s’est affaibli. Plus exactement, l’État pour des raisons idéologiques relevant d’une oligarchie européiste et mondialiste, ne peut plus appliquer la force en l’adaptant aux évènements du fait de la subordination globale du pays à des instances extérieures. Cette situation lentement et délibérément formée par l’oligarchie gouvernant notre pays depuis quelques décennies, n’a certes pas détruit l’État, mais l’a neutralisé. Les faits de violence, en conséquence, se voient banalisés par les médias. L’un succédant à l’autre…

 

Toutes les actions que l’État sera autorisé alors à mener, seront insignifiantes au regard de la contestation dont il fait l’objet. D’autant plus que les citoyens en uniforme, pourtant mandatés pour maintenir l’ordre et la paix, sont parfois vilipendés par des instances mêmes de l’État, les médias et des élus, pour avoir exercé leur rôle. L’idéologie européiste opposée au principe de la puissance régalienne nationale introduit la contestation de l’ordre étatique.

Les actions de l’État ne procèdent plus d’une volonté d’autorité et d’exercice de ce que les juristes appellent la puissance publique. Ainsi peuvent se développer tous les trafics, les corruptions et les manifestations violentes et destructrices. Les cartels de la drogue, le pouvoir des GAFAM, des fonds de pension et de la finance agressive, ou encore l’offensive islamique, ne trouvent aucun obstacle réel à leur ambition de corruption mentale et de domination. Ils trouvent même des collaborateurs. La France est devenue une terre de conquête que se disputent ses agresseurs. Ils coopèrent entre eux parfois, de manière circonstancielle, lorsque des intérêts leur paraissent communs.

La criminalité, insensiblement, devient un nouveau type d’autorité. La violence des individus, peu ou pas sanctionnée, apporte sa contribution à la violence des bandes, des mafias et, au bout du compte, à l’oligarchie financière, à l’État profond. Le crime et l’ambition conquérante l’emportent dans un nouveau rapport de forces. Ils s’apprêtent à promouvoir une nouvelle légalité. De même les puissances concurrentes profitent de la situation et, sans mener une guerre ouverte, exploitent les failles et les faiblesses pour leur seul avantage. 

 

Les abandons de souveraineté au profit de l’UE et de ses propres subordinations, ont provoqué, fort logiquement, l’amputation des moyens d’exercice de la puissance de l’État. Il ne dispose plus désormais de l’autorité suffisante ni du désir de réformer cette organisation et d’en arrêter les dérives. La France est ainsi naturellement contestée dans le rôle international qu’elle pourrait ambitionner de jouer en conformité avec sa nature. Mais surtout, ayant subordonné ses règles de Droit à des instances juridiques internationales et s’étant pliée à des philosophie et culture étrangères à ses racines les plus profondes, elle ne dispose plus des moyens indispensables à sa sécurité générale et à la protection de ses citoyens. Je rappelle que les hautes-cours, Conseil constitutionnel, Cour de cassation et Conseil d’État, se sont subordonnées, d’elles-mêmes, aux cours et au droit européens. Ce droit étranger, au service de l’oligarchie financière anglo-saxonne, exerçant politiquement sa puissance au travers des institutions européennes, bénéficie ainsi d’une considérable latitude pour imposer la volonté exprimée par les ennemis de l’idée nationale. Cette caste peut piller, détruire et corrompre en toute impunité. Le constat est clair; l’exercice de la violence d’État, indispensable pour la sauvegarde de la Nation et la protection des citoyens, exige un État pleinement souverain.  

 

Cette véritable guerre de sauvegarde, tous azimuts, ne peut être menée que si le pouvoir régalien s’appuyant sur une cohérence entre le peuple, l’État et la pensée politique, retrouve l’intégralité de ses attributs et de son rôle. La souveraineté retrouvée protégera la France des intentions sournoises d’autres États, de groupes d’intérêts et d’idéologies notamment religieuses. Sa souveraineté recouvrée, dans les domaines juridique, militaire, monétaire, industriel, agricole, commercial et culturel, libèrera la puissance actuellement ensommeillée de la France. Ce qui empêche aujourd’hui le rétablissement de cette cohérence est précisément une doxa à laquelle se plient nos élus indépendamment de leur bord politique affiché.. Je répète la question que j’avais donné en titre à un de mes précédents articles: Qui osera? qui osera enfin dire qui sont nos ennemis, comment les combattre et sera prêt à engager le fer ?

 

Or, si une guerre légitime n’est pas menée contre cette criminalité multiforme, conséquence des abandons de souveraineté successifs, la violence individuelle et celle de regroupements illégaux, provoqueront inévitablement l’effondrement du pays. Ils feront le lit de l’annexion de la France par un État fédéral européen en gestation. Ils mèneront à la fin de l’histoire de notre peuple.

 

Dans ce sens les engagements pris par certains gouvernants au nom de notre pays vers « davantage d’Europe », constituent une criminelle façon de voir notre avenir. Il faut au plus vite revenir à la patrie qui n’est rien d’autre que l’âme de cette cohérence évoquée plus haut. Aussi inviter à une défense européenne, évidemment incluse dans l’OTAN étatsunienne, ou octroyer à une fonctionnaire internationale et aux employés de l’oligarchie euro-anglo-saxonne, la liberté de négocier des accords commerciaux, militaires, monétaires et politiques avec des États pleinement souverains ou des regroupements d’États souverains, relève de la volonté de détruire notre nation.

Il ne faudra pas s’étonner si le peuple français, constatant l’incapacité des politiciens actuels à prendre les mesures adéquates, finisse par mettre en oeuvre une légitime violence pour préserver son existence. Après tout le pouvoir appartient au peuple

 

Henri ROURE

 

Le 02/09/2025. 

L’Outre-mer et le renouveau de la France

 

Parmi les nombreuses insuffisances du personnel politique français, l’une doit être fortement soulignée. Il s’agit de la méconnaissance de la primordiale richesse tangible et stratégique que représente la France d’outre-mer. La cause est à trouver dans l’européocentrisme stupide qui depuis plusieurs générations aveugle l’ensemble des responsables français, indépendamment d’ailleurs de leur orientation politique. Il bride la vitalité du pays et l’exploitation de formidables possibilités.

La France est apparue pleinement dans sa dimension mondiale et sa puissance chaque fois qu’elle a pris une certaine distance avec le continent européen, soit par nécessaire compétition avec l’archipel britannique, soit parce que l’Europe du Nord lui était fermée par la puissance germanique. Ce n’est que dans une solitude géopolitique et une vision assumée de son rôle mondial qu’elle est pleinement conforme à sa nature. Elle est maritime. Regarder la France comme uniquement continentale est un contre-sens. Elle demeure, certes majoritairement, un État du continent européen, tout comme l’archipel britannique, mais elle est surtout maritime.

Je note que la France métropolitaine est un isthme, baigné par quatre espaces marins. Il tient l’Europe occidentale. Les terres d’outre-mer de la France, soit la France archipélagique et sud-américaine, lui permettent de couvrir l’ensemble des mers du globe.

Ce constat géographique, simple à faire, n’est pourtant pas celui des politiques obnubilés par une coopération avec des voisins du seul hexagone, ignorant sans doute que notre pays est frontalier, par la terre ou la mer, de 35 États différents, dont seulement 8 européens, ce qui en fait le pays ayant le plus de frontières au monde. Ainsi elle jouxte le Brésil sur 730 kilomètres, mais seulement sur 448 kilomètres avec l’Allemagne, 620 avec la Belgique et 623 avec l’Espagne ou 515 avec l’Italie.

Je rappelle ce que j’ai écrit dans plusieurs ouvrages et articles. La France dispose de 11 millions de km2 de zone économique exclusive; c’est en vérité un formidable empire marin. Dans ce domaine elle se situe juste derrière les États-Unis et même devant eux dans certaines comptabilités (Terre Adélie). Pour insister sur cette réalité géographique la France s’étire sur 12 fuseaux horaires. Elle se situe à la première place dans ce domaine devant les États-Unis qui en ont 11 et la Russie qui en a 9.

Nos politiciens devraient lire - je ne crois pas qu’ils les aient lus ou seulement en connaissent le nom - quelques géopoliticiens anglo-saxons.

L’amiral étatsunien Alfred Thayer Mahan (fin du XIXème siècle), affirmait que la prospérité et la puissance dépendaient du contrôle des voies maritimes du monde . « Quiconque domine les vagues domine le monde », écrivait-il.

Halford John MacKinder, observait la planète comme une totalité sur laquelle se distinguait une « île mondiale », le Heartland, composé des continents eurasiatique et africain et des « îles périphériques », au sein d'un « océan mondial ». Il estimait que pour dominer le monde, il fallait tenir ce heartland, principalement la plaine s'étendant de l’Europe centrale à la Sibérie occidentale qui rayonne sur la Méditerranée, le Moyen-Orient l’Asie du Sud et la Chine. De toute évidence la guerre en Ukraine, engagée par les États-Unis, a été la mise en application de cette perception.

Nicholas Spykman complèta la théorie du Heartland de Mackinder. Selon lui la Terre est composée d'un coeur (Heartland) et d'un anneau de terre qui l'entoure qu'il appelle Rimland. Tout en conservant les catégories spatiales de Mackinder, il précisa leur interprétation en affirmant que le pays qui possède le Rimland peut contrôler le Heartland, et donc le monde.

Ces penseurs se référaient à un lointain prédécesseur, Sir Walter Raleigh (vers 1600) qui s’exprimait ainsi: « Celui qui commande la mer commande le commerce ; celui qui commande le commerce commande la richesse du monde, et par conséquent le monde lui-même ».

Pour ces géopolitiens le contrôle de la mer est essentiel pour préserver la dimension d’une puissance. Toute la politique extérieure britannique s’est fondée sur ces réflexions. Les Anglais ont ainsi conquis une large part de la planète…avec pour seule vraie concurrence les Français.

Les États-Unis ont évidemment repris ces idées. Il n’est donc pas étonnant que D. Trump cherche à maîtriser les passages maritimes, comme le canal de Panama, celui de Suez, le Groenland comme voie privilégiée pour une navigation arctique ou encore à conserver Taïwan qui empêche la Chine d’incorporer la mer éponyme dans sa sphère.

La France faussement puissance exclusivement continentale européenne et de vraie nature maritime ferait bien de s’inspirer de ces penseurs et de faire un retour sur sa propre histoire.

Au delà de l’aspect géostratégique conféré par l’immensité de la France d’outre-mer, il est important de rappeler, ou d’enseigner, à tous les Français que ces espaces pleinement français recèlent de fabuleuses richesses. Il est utile de garder en mémoire que les océans couvrent 71% de la superficie de la planète. Ils abritent la majorité de la vie (entre 50 et 80% selon les estimations). Ils génèrent plus de 60% des ensembles éco-systémiques nous permettant de vivre, à commencer par la majeure partie de l’oxygène que nous respirons. Il est établi que la mer et les fonds marins, statistiquement, recèlent la plus grande part des ressources de la planète. Ils doivent donc être exploités avec soin en prenant garde à ne pas ajouter à la pollution actuelle, mais au contraire en cherchant à préserver ce capital où se jouera l’avenir de l’humanité. 28% de la production de pétrole et 20% de celle de gaz proviennent déjà du sous-sol marin. Les fonds marins pourraient receler 13% des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz non découvertes. Les nodules polymétalliques, constituent des réserves minières pour les métaux rares. Elles sont estimées à des milliers de tonnes pour le manganèse, bien davantage pour le nickel tout comme pour le cuivre, ce qui est considérable. Il s’agit d’un formidable enjeu.

Grâce à la Polynésie française, à la Nouvelle-Calédonie, à Wallis-et-Futuna et également à Clipperton, la France est présente dans le Pacifique-Sud, avec un immense espace maritime situé à 16 000 km de la métropole, correspondant à une ZEE de 6 932 677 km2. Cette zone se situe, à elle seule, au 4ème rang mondial. Elle est convoitée précisément en raison de ses importantes ressources minérales marines profondes. La France est potentiellement riche, très riche! Il lui faudrait cependant se dégager de l’UE, de l’Euro, réprimer les séparatismes encouragés et financés par l’étranger et approuvés par quelques nationaux mal intentionnés, parfois intimes du pouvoir. Dans cette perspective une véritable continuité territoriale serait à mettre en oeuvre ainsi qu’une généralisation du statut départemental avec les adaptations nécessaires aux environnements locaux. Pour cette dernière obligation le rôle retrouvé de notre diplomatie faciliterait et enrichirait les rapports avec nos voisins. Pour assurer cet avenir il faudra annuler sa dette qui repose sur du virtuel, uniquement sur du virtuel. Elle est une extorsion conduite par les financiers, surtout anglo-saxons, confortés dans leur malveillance par la passivité complice des gouvernants. À cet égard je me permets de citer Jean Goychman du Cercle des Économistes.

Le principal de la dette, pour l’essentiel, pourrait ne pas être remboursé car, compte-tenu de sa nature (créé à partir de rien) il devrait être détruit immédiatement lors de son remboursement.

Concernant les intérêts restants, une sorte de « deal », mot très à la mode, pourrait être trouvé avec nos créanciers qui, au global et à voir ce qui précède, ont déjà réalisé une opération plus que juteuse en récupérant cinq fois leur mise initiale.

 Une négociation qui prendrait en compte le rapport de forces et ses perspectives d’évolution devrait pouvoir s’engager entre gens de bonne volonté, d’autant plus qu’il serait éminemment souhaitable que notre monnaie nationale, dans laquelle pourrait être libellé un accord, soit adossée à une valeur intrinsèque telle que celle de l’or.

Par une voie complémentaire la France pourrait ainsi suivre l’exemple des BRICS et participer à la dédollarisation et au retour à un monde plus juste.

 

Le basculement de l’intérêt stratégique sur l’Indo-Pacifique, va nécessairement impliquer le destin de la France, bien davantage que dans le conflit ukrainien où elle n’a fait que suivre une dangereuse ambition américano-euro-otanienne. Une cristallisation des oppositions, entre les deux volontés hégémoniques chinoise et étatsunienne, sur le prétexte taïwanais, devrait permettre à la France, impliquée cette fois territorialement, économiquement et, in fine, stratégiquement, de renouer avec une géopolitique souveraine. Il lui faudra donc adapter ses armées à cette dimension mondiale et à un théâtre d’opérations où les moyens qui auraient été envisagés en Centre-Europe n’ont plus aucune pertinence.

À la condition d’être mesurée et de rechercher l’appui de pays, partageant avec elle le souhait de ne pas sombrer dans la dépendance de l’un ou de l’autre des adversaires, la France pourrait tirer bénéfice de la crise qui s’annonce. Elle devrait évidemment s’exclure de l’OTAN, alliance non plus protectrice, mais outil militaire au service des seuls intérêts étatsuniens. Le recouvrement de sa dimension historique nécessite, de toute urgence, la sortie de l’UE et de tous ses accessoires. Cette organisation internationale, véritable étouffoir des nations, et par voie de conséquence, de la politique étrangère des nations-membres, confirme l’inefficacité des discours pompeux des responsables gouvernementaux. Précisément, dans cette même optique, la France pourrait, avec des partenaires accueillis parmi ses nombreux voisins, et au delà, désireux de bâtir un monde plus équilibré, poursuivre une volonté de donner, à nouveau, tout son sens à l’Organisation des Nations Unies et à la liberté des nations.

 

Ajoutons qu’une telle politique, susceptible de rendre à la France l’aura qui était la sienne, il y a peu, aiderait certainement à réduire les tensions internes qu’elle connaît et à renouveler fondamentalement son organisation administrative et sa politique économique, migratoire et sociale.

La fierté nationale est le meilleur ferment d’unité. Elle est la confirmation de la puissance et repose sur la confiance en soi.

Henri ROURE

 

Jean Goychman; art paru le 26/08/25 sous le titre « Vers une épreuve de vérité ? »

La France détient la quatrième réserve mondiale d’or avec 2437 tonnes. Elle couvrirait 90% de la valeur du franc retrouvé après une une dévaluation de 25%.

 

Le 18/08/2025.

Europe totalitaire et survie de la France.

 

Un pays n’a pas d’amis, il est toujours seul. C’est une vérité bien connue des citoyens conscients de la réalité du monde. En fonction d’une situation donnée, plus ou moins durable, un pays peut conclure des alliances, des partenariats, des ententes, des traités, ou encore des accords. Il s’agit alors d’une convergence uniquement circonstancielle d’intérêts. Lorsque les intérêts finissent par diverger ces échafaudages juridiques naturellement s’effondrent.

Les relations entre nations sont un perpétuel rapport de forces, où les plus forts aspirent à imposer leur loi et se voient contestés par ceux qui ne veulent pas perdre la moindre part de leur liberté. Les plus faibles subissent.

Chaque État essaye de mieux se positionner dans cette éternelle compétition sous-tendue par la solidarité interne des nations et des peuples. Il n’y a pas d’État puissant dans le monde qui ne puisse exister sans s’appuyer sur une nation.

Tout est donc rapport de forces. C’est un truisme. Ainsi un État est jaugé par les autres selon sa solidité et ses capacités de réaction face à un danger, une menace ou à une agression. C’est une loi naturelle…les animaux faibles ou affaiblis sont abandonnés et deviennent des victimes. Les prédateurs dans le monde animal ont leurs équivalents dans la vie des nations. Pour un pays comme le nôtre il n’y a pas d’autre alternative que se surpasser ou s’effondrer, s’imposer ou se soumettre et disparaître.

 

Une idéologie conduisant à la trahison de la France

 

De la part d’un responsable politique confondre alliance et amitié, associer proximité géographique et nécessité de convergence politique, est d’une extraordinaire naïveté, à moins qu’il y ait dans ces confusions la volonté délibérée de nuire à sa propre nation en la soumettant à l’étranger, cela alors porte le nom de trahison. Quelques idéologues, en effet, souhaitent rejeter l’intangibilité des nations - pourtant incontournable vérité - en oeuvrant avec acharnement pour modifier la structure et la nature des pays de l’ouest du continent européen. Pour certains États, aux gouvernements ouverts à cette façon de voir, la conséquence se manifeste de façon incontestable. Elle se révèle, fort logiquement, par un affaiblissement dans leurs relations avec le reste du monde et dans la fragilisation des rapports sociaux. Ils rejoignent le groupe des faibles. La France dans le désir obsessionnel de ses dirigeants actuels d’avancer à pas redoublés vers l’intégration européenne et la dissolution de la Nation, se trouve exactement dans cette situation. Nous ne savons d’ailleurs pas pour quelle raison ces gouvernants persistent avec entêtement dans cette utopie… Idéologie ? Servilité ? Corruption ? Lâcheté ?

Lorsque je regarde froidement l’idée de ce regroupement de pays profondément différents dans une perspective de création d’une nouvelle entité étatique, j’y vois une tentative impérialiste. Pourtant dans cette action longuement murie, je ne découvre l’ambition d’aucun peuple. D’ailleurs les peuples n’ont guère droit à la parole…L’ambition est celle d’une oligarchie. Nous nous situons hors des principes démocratiques les plus élémentaires.

La France, telle qu’elle est aujourd’hui dirigée, se montre très avancée dans les préparatifs de son suicide. Ses dirigeants actuels persistent dans cette voie destructrice tout en constatant que son passé glorieux et pluri-millénaire constitue un handicap… Il se montre difficile à gommer. Cet héritage auquel le peuple manifeste sa fidélité, les oblige à jouer parfois sur le registre de la souveraineté. Il y a là une contradiction insurmontable. Inévitablement, les abandons de certaines libertés d’agir que ces dirigeants ont concédé à cette organisation internationale dite Union Européenne, hypothèquent fortement les possibilités de répondre à des provocations, à des menaces, et à des attaques économiques, technologiques, industrielles, terroristes, migratoires, autant que politiques. Un pays qui a cédé, à un autre pays ou à une organisation comme l’UE, des domaines où s’exerçait naturellement sa souveraineté n’est plus du tout souverain. La souveraineté ne se partage pas. Ce pays se désigne lui-même comme une proie.

 

La classe politique actuelle se complait dans cette trahison.

 

Dans ce contexte, si je cherche à répertorier les périls et menaces qui pèsent sur la France je crois pouvoir affirmer que le principal danger provient de sa classe politique, essentiellement de la majorité de ses parlementaires. Selon nos constitutions successives, ils sont présumés représenter le peuple, mais les partis qui les rassemblent, au travers de relations malsaines et souvent antinomiques, finissent par les détourner du souhait initial des électeurs. Parmi eux des exceptions notables existent, bien sûr. Toutefois je constate que les notables les plus engagés dans la défense de l’indépendance nationale se tiennent, pour la plupart, hors des Assemblées, ce qui nuit manifestement à la portée de leur engagement. Cette classe politique est à l’origine de la situation délabrée de notre pays. Elle est endoctrinée, oublieuse du peuple après l’avoir utilisé trompeusement dans des élections. Globalement peu cultivée et irréfléchie, elle est incapable de s’affranchir de la pensée unique, de la doxa européiste qui s’est lentement installée avec le couple Monnet-Schuman, et n’a cessé de se renforcer au fil des décennies jusqu’au président actuel et ses disciples. Malgré parfois des envolées lyriques de quelques-uns sur la démocratie et la République, elle s’inscrit aujourd’hui, à son insu vraisemblablement, dans un totalitarisme méprisant des peuples et de la liberté.

En conséquence la peur de dire et de s’opposer pèse sur des parlementaires honnêtes qui en leur for intérieur ont réalisé le rôle écrasant de cette idéologie appliquée. C’est compréhensible, mais dommageable pour notre pays. 

 

Si tant est que la différence historique entre droite et gauche ait encore un sens - ce dont je doute - je suis persuadé que de la droite à la gauche, de l’extrême droite à l’extrême gauche, nul ne peut proposer de vraies solutions aux problèmes qui assaillent la France. Il ne peut y avoir que de la poudre aux yeux, des actions aussi efficaces que des cautères sur une jambe de bois… Seules des personnalités extérieures, que le système cherche à discréditer, osent dire que cette organisation internationale est depuis longtemps à l’origine de tous nos maux et des dangers aggravés qui nous guettent. Elle en empêche perfidement le traitement parce qu’ils participent au déploiement de ses tentacules et à la destruction des nations. Elle ne peut pourtant agir et même exister, qu’avec l’acceptation réitérée de nos dirigeants et souvent leur appui. Tant que les gouvernants français ne mettront pas un terme aux exigences de cette administration internationale, qui se voudrait un État fédéral, elle poursuivra ses méfaits. Autant dire qu’avec la classe politique actuelle c’est une illusion. Insidieusement elle corrompt et parvient à étouffer toute opposition au système. Elle empêche ainsi que les problèmes de notre pays soient abordés sous le bon angle et résolus. Elle est non seulement incompétente, mais elle est complice. Dans une telle ambiance, il n’est nullement étonnant que puisse être encouragés, communautarisme, séparatisme, humanoïsme, boboïsme et tous les avatars du wokisme. 

Pire elle a accueilli et maintenu au pouvoir un représentant consommé de la caste oligarchique, rmandaté par l’État profond. Ce personnage pendant près de huit années n’a cessé d’agir au profit de la finance euro-anglo-saxonne dans un esprit mondialiste et européiste, allant même jusqu’à condamner l’histoire de son pays de naissance. Il a poussé son absence de respect pour la France et les Français en allant s’incliner sur la tombe de ses ennemis les plus acharnés et à se repentir, au nom du pays, d’actions qu’il a menées à des époques où elles étaient sans nul doute nécessaires. La 2 liste serait longue de ces infamies. Elles vont de la colonisation « crime contre l’humanité » et de l’histoire falsifiée de la France en Algérie par l’historien trotskiste Benjamin Stora, à la récente repentance que la France ait mené une guerre au Cameroun au moment de l’indépendance en soutien aux nouvelles autorités… ignorant sans doute le fait que l’actuel et inamovible président, Paul Biya, auquel s’adressait la lettre de l’actuel président, était le directeur de cabinet du président de l’époque, Ahmadou Ahidjo, au profit duquel cette campagne avait été menée ! 

 

Les dégâts sur notre richesse sont graves

 

Il n’est pas inutile de rappeler les ventes à l’étranger de nos fleurons industriels. Le bilan est éloquent. En 10 ans la France a perdu un million d’emplois industriels. La part de l’industrie dans son PIB est passée de 20 à 10 %. Pendant cette période 100 usines par an, en moyenne, ont fermé. Nos fleurons ont été vendus à l’étranger ou amputés. Tout le monde sait le rôle de ce président, alors ministre des finances imposé à Hollande par le club Biderberg et la famille Rothschild, dans la vente de la partie énergie d’Alstom avec les turbines Arabelle, à l’étatsunien General Electric. S’ajoutent à cette forfaiture la vente d’Alcatel à Nokia (alors qu’Alcatel aurait pu absorber Nokia); la cession de Lafarge, celle des Chantiers de l’Atlantique, ou encore, à un fonds de pension étatsunien, de la vieille firme française Latécoère, pionnière de l’aviation. Je pourrais ajouter à cette liste sommaire les innovettes qui dès qu’elles présentent un intérêt scientifique, économique et géopolitique, sans opposition aucune, sont achetées par l’étranger surtout anglo-saxon. Ces abandons succédaient à la destruction de Pechiney et à l’absorption d’Arcelor par l’indien Mittal… Aujourd’hui Sanofi vient de céder 50% d’Opella, sa filiale santé grand public commercialisant le Doliprane, à un fond d’investissement étatsunien. Quant à EDF, après avoir été désarticulée, elle est menacée par les ambitions germaniques et voit sa production nucléaire à bas coût renchérie artificiellement pour complaire à l’Allemagne. EDF compense ainsi les coûteux choix idéologiques en matière énergétique de Berlin et pénalise notre industrie et le niveau de vie des Français. En réalité les trois derniers présidents ont chacun une part de responsabilité dans l’effondrement de notre souveraineté. Sarkozy, premier chef de l’État condamné à la prison pour fraude, surnommé par son entourage « l’Américain », a réintégré la France dans l’OTAN, soumettant directement le pays aux ambitions étatsuniennes et l’ancrant militairement dans l’UE dont cette organisation étatsunienne se présente comme la structure de défense. Pour bien montrer sa sujétion, il vendit à perte 590 tonnes d’or aux États-Unis. Hollande, sur injonction des États-Unis, dénonça la vente de deux porte-hélicoptères à la Russie. Quant à Macron, parmi l’ensemble considérable de faits qui peuvent lui être reprochés, il acheta pour plus de 100 milliards de dollars de la dette étasunienne alors que la situation financière de la France est catastrophique. La classe politique française n’ose pas contester. Elle se perd dans des querelles dont la résolution passe inévitablement par le recouvrement de notre souveraineté. La France de demain ne peut lui faire confiance.

 

L’Union Européenne n’existe que parce que les dirigeants français le veulent bien.

 

La France est d’autant plus liée à l’UE que si elle osait quitter cette organisation, l’UE ne pourrait que s’effondrer. Ses gouvernants s’imaginent ainsi, probablement de manière confuse, responsables de la poursuite de l’application de l’idéologie européiste au regard des 26 autres États membres de cette organisation. Il suffit de se rappeler que la France est la deuxième puissance économique de l’UE et de regarder sa position géographique métropolitaine qui fait de notre pays un inévitable carrefour. Nous pouvons donc dire que les dirigeants français sont pleinement complices du système dont ils savent qu’il ne tient que par eux. Ils pourraient utiliser cette force évidente pour imposer d’autres idées que celles actuellement de mise. Une coopération d’État à États souverains ou à groupes d’États, sur des sujets définis pour une durée déterminée, valoriserait sans nul doute des perspectives et des potentiels communs. Une telle façon de voir dans un voisinage probablement conçu de manière élargie, permettrait à chaque nation de grandir et de jouer pleinement le rôle que l’histoire et la Providence ont donné à chacune. Les responsables de l’indépendance d’action acquise par ce système sont bien nos politiques qui n’imaginent même pas, au minimum, le rétablissement de la hiérarchie des normes. Elle remettrait la Constitution et le Droit français à leur juste place, au dessus des aberrations juridiques de l’ensemble européen. Les exigences de Bruxelles passeraient alors par le filtre fin de notre Droit et de notre culture. Il faut savoir que la France, au fil des ans, a abandonné des domaines entiers de souveraineté au point que 80% de ses lois sont issues de directives européennes et que son propre droit est subordonné à la Cour Européenne de Justice et à la Cour Européenne des Droits de l’Homme dont la forme du droit, fortement politisé, ne s’inspire pas vraiment du droit romain matrice du Droit français. En juillet 2018 nos hautes Cours, Conseil Constitutionnel, Conseil d'État et Cour de Cassation, ont confirmé leur subordination aux instances européennes. Le traité de Lisbonne a ouvert une large brèche qui fait que l'UE s’est permis de contester - par exemple - les rappels émis par la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe soulignant que l'UE est une simple union de nations souveraines. Cette attitude est à mettre en perspective avec celle soumise de nos hautes cours. Il faut souligner qu’en 2005, les peuples français et néerlandais avaient refusé, par référendum, le projet de traité constitutionnel européen et que ce refus fut contourné. « L’idée européenne » ne peut pas être contestée… Depuis cet épisode le peuple français n’a plus été consulté. Sans doute est-il trop conscient et trop politique! L’indépendance juridique est de fait abolie, les législateurs des États membres devant se soumettre au droit européen. Le Droit est pourtant le domaine d’action régalien par excellence. Les abondantes jurisprudences ont très largement noyé l’esprit des traités signés par notre pays. Hors de tout contrôle populaire et d’aval des nations, elles ont conféré à ces Cours un pouvoir tentaculaire limitant de plus en plus l’espace souverain des États. À cette subordination il nous faut ajouter l’abandon délibéré de notre souveraineté économique et de notre souveraineté monétaire et ajouter encore notre soumission militaire à l’OTAN. Insensiblement le système se rapproche du fédéralisme des États-Unis, la volonté des peuples en moins. Tout cela sans que nos soi-disant représentants et nos dirigeants ne pipent mot !

 

Un pouvoir illégitime tente l’établissement d’un totalitarisme

 

Le pouvoir des États a été ainsi confié à une commission composée d’oligarques dévoués à la cause de la fin des nations. À leur tête une germano-étatsunienne, trouvant dans les actions qu’elle mène sans contrôle, de quoi servir les intérêts conjugués de ses deux pays d’origine et de la caste financière anglo-saxonne. À titre d’exemple, Ursula von der Leyen, au statut de fonctionnaire international, a négocié, seule, un accord avec le MERCOSUR, au détriment évident de nos agriculteurs et au bénéfice des consommateurs du Nord du continent. Elle a conclu, comme l’aurait fait un chef d’État, un accord sur les droits de douane, avec le président étatsunien Trump. Elle ose se vanter d’avoir fait baisser de 30% à 15% la taxe envisagée par les États-Unis, occultant le fait que le dollar se déprécie par rapport à l’euro de près de 15%. Un mensonge de plus… Elle vient de signer au nom de la Commission européenne avec les États-Unis un accord commercial et tarifaire inique engageant l'Union européenne à acheter du GNL, du pétrole et des produits d'énergie nucléaire étatsuniens, pour une valeur estimée à 750 milliards de dollars étatsuniens (environ 700 milliards d'euros) sur les trois prochaines années, soit 250 milliards de dollars par an. Il faut savoir qu’en 2024, l'UE a importé pour 77 milliards d'euros (83 milliards de dollars) de produits énergétiques des États-Unis, et pour 86 milliards d'euros (93 milliards de dollars) en 2023,. Cet accord implique donc que l'UE triple ses importations d'énergie des États Unis sur la période 2026-2028. Madame Von der Leyen sert bien des intérêts qui ne sont pas les intérêts des pays membres de l’UE et surtout pas les nôtres. Auparavant, le 20 octobre 2023, elle avait signé, accompagnée par le président du parlement européen et le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, avec le président des États Unis, un « accord de défense entre les États-Unis et l’agence européenne de défense ». Le 22 novembre 2023, elle incita le dit parlement à voter la « révision des traités sur le fonctionnement de l’UE, visant à la constitution d’un État fédéral européen ». Enfin le 13 décembre 2023, fut votée « la création d’un conseil politique trans-atlantique sous la direction des responsables de la politique étrangère des États-Unis et de l’Union Européenne ». L’encagement idéologique des pays se poursuit. Ainsi la commission, sous l’impulsion de Von der Leyen a lancé le principe d’un « bouclier européen de la démocratie » dont le but véritable est attentatoire à la liberté des peuples. Il prévoit un régime de censure contre les partis et les plateformes qui contesteraient l’UE. Il permettra d’agir contre tout ce qui pourrait être considéré comme de la manipulation et « préparera la société » à l’exercice de ce type de démocratie. Ce bouclier prévoit aussi des « filtres automatisés » et un réseau de censure financé à hauteur de 5,68 millions d’euros et un fond annuel de 80 millions d’euros pour financer les médias voulus soumis. Autant dire qu’il s’agit d’une outil d’endoctrinement et de renforcement de la dictature européenne. Déjà le contrôle des réseaux sociaux et des messageries instantanées est un fait. Ces mesures se veulent pleinement dans l’esprit de la résolution du « parlement européen » rédigée par la Commission de la culture et de l’éducation, dirigée par Sabine Verheyen. Elle vise à amener les Européens à une « conscience historique éclairée ». Von der Leyen a confirmé cette pensée en déclarant que les citoyens de l’Union Européenne devaient être « vaccinés contre la désinformation » car « le chauvinisme, les stéréotypes sexistes, les asymétries de pouvoir et les inégalités structurelles sont profondément ancrés dans l’histoire européenne. » En application de cette idéologie, l’UE s’ingère dans la vie politique des nations. Elle interdit par toutes sortes d’artifices procéduraux et des appuis internes, à des candidats à des élections nationales majeures, hostiles au système, de se présenter et d’être élus. Ce fut ainsi le cas, de manière très directe, en Roumanie avec Cãlin Georgescu et c’est le cas en France avec Marine Le Pen.

 

L’UE favorise la montée de toutes sortes de menaces dans notre pays.

 

En faisant abstraction de l’attitude irresponsable de la classe politique soumise à l’oligarchie, au travers de la pensée unique, nous pouvons constater que la France, en conséquence de l’attitude de ses dirigeants, subit une accumulation d’intentions hostiles. Les adversaires sont divers et par opportunisme s’allient parfois. Dans cette prison européenne avec parmi les geôliers certains de ses enfants, la France est de toute évidence incapable d’affronter les menaces aggravées qui pèsent sur son destin. Affaiblie par sa sujétion, elle est contestée dans sa dimension et son rayonnement historique. C’est mortifiant pour la Nation mais c’est logique et d’une certaine manière voulu…La France a ainsi perdu sa dimension internationale. S’opposant, comme l’OTAN et l’UE l’exigent, à la Russie, en retour elle perd pied en Afrique, où les déclarations mensongères et anti-françaises du président actuel, ont provoqué une véritable cassure. D’autres puissances, dont précisément la Russie, la remplacent. Elle patauge dans son outre-mer et ne parvient pas à assurer une continuité à sa politique traditionnelle au Levant.

 

Je vois deux ordres de menaces résultant de cette situation. Les menaces extérieures et les menaces intérieures. Souvent elles se recoupent, s’entretiennent et se renforcent mutuellement. J’en déduis que notre pays est confronté à une guerre hybride. La guerre est consubstantielle à l’humanité. La paix n’est qu’une pause entre deux guerres. Elle change de forme au fil des siècles. Elle s’adapte à l’évolution des sociétés et des progrès scientifiques et technologiques qui lui fournissent des moyens nouveaux et étendent son champ d’action. La guerre nucléaire peut être dissuadée, encore que la folie de quelques-uns pourrait la déclencher, de même, tout au moins en Europe, malgré le faux exemple de l’affrontement fratricide russo-ukrainien, un conflit classique généralisé, usant de masses blindées, de raids aériens et d’offensives destructrices est peu probable. En revanche, la guerre d’aujourd’hui, prenant d’autres formes et suivant de nouveaux cheminements, est déjà en cours. Notre pays en est un champ de bataille, sans que nos dirigeants actuels veuillent en prendre conscience ou plus vraisemblablement l’avouer. Cette guerre joue sur la complexité de l’environnement et utilise tout le registre des activités et des oppositions humaines. Elle mêle des « opérations », diplomatiques, économiques, militaires, spatiales, psychologiques, cyber et informationnelles. Elle provoque des agitations, des troubles sociaux, des contestations de tous ordres, des revendications régionalistes, des attentats et développe des campagnes de sabotages que l’État masque sous le fard d’incidents techniques ou de malheureux accidents. Souvent confondue avec l’asymétrie ou la guerre non-conventionnelle, la guerre hybride use aussi de ces types d’actions, ainsi que des moyens militaires réguliers contre nos intérêts extérieurs au territoire métropolitain et dans notre zone traditionnelle d’influence. Elle met en œuvre, par essence, toutes les armes aussi bien par nature que par destination. En substance, les incertitudes et fractures de notre pays, permises par sa faiblesse politique, peuvent provenir d’agressions destinées à lui imposer une soumission ou des modifications de comportement. Dans cette forme de guerre l’ensemble des failles est propice à utilisation. Tous les évènements qui se produisent ne sont pas le fait de manipulations hostiles, mais ils peuvent contribuer à alimenter cette guerre par effet d’opportunité. Les gouvernants français, indépendamment de leurs orientations politiques affichées, ont, depuis quelques décennies, fait preuve de beaucoup d’aveuglement sur l’ensemble des événements se produisant sur notre sol. Il est certain que les obsessions idéologiques européennes les ont empêchés de faire les constats qui, selon le regard des analystes géopolitiques neutres, sont pourtant aisés à faire. Les faiblesses structurelles et les menaces diverses devraient donc être pesées et traitées avec la pensée qu’elles peuvent constituer des armes pour nos adversaires. J’en déduis logiquement que le maintien dans l’UE est la cause de la souffrance générale de notre pays et que ceux qui servent cette organisation portent une très lourde responsabilité.

 

La protection du peuple et les atouts du pays sont en grand danger

 

La France a ainsi engagé sa dimension et sa sécurité. Étant investie dans l’OTAN l’efficacité de sa dissuasion est atteinte. Imprégnée d’Europe et de ses dérives morales et alignée sur les États-Unis, sa politique étrangère n’a plus de cohérence et son siège permanent au Conseil de Sécurité n’a plus vraiment d’utilité. Elle ne dispose plus de sa monnaie et ne peut donc pas agir sur son commerce et sur sa dette. N’ayant plus de frontière elle ne peut protéger son tissus industriel, son agriculture, ni sa population de tous les méfaits des ambitions étrangères et des migrations. Dans le conflit ukrainien où elle s’est engagée en totale contradiction avec ses intérêts, elle apparaît pour la Russie comme la plus fragile des principales puissances du pseudo-Occident l’ayant provoquée en Ukraine. Elle en subit donc tous les désagréments. Elle ne peut même pas utiliser l’UE pour se sortir de ce mauvais pas. Les négociations pour la paix en Ukraine se poursuivront essentiellement entre Trump et Poutine. L’UE, pourtant boute-feu, apparaît au regard des Étatsuniens et des Russes pour ce qu’elle est, une association circonstancielle de puissances qui ne dispose pas, par elle-même, des moyens d’avancer vers une paix durable. Quant à agir seule, ce n’est plus envisageable car le lourd passé européiste des gouvernements français le lui interdit.

La France est expulsée des pays africains avec lesquels, historiquement, elle poursuivait une assistance fraternelle. La faiblesse pusillanime de ses gouvernements successifs l’amène à accepter les pires humiliations de la dictature au pouvoir en Algérie, pays qui lui doit absolument tout et fondamentalement son existence. En Nouvelle-Calédonie où en d’autres temps il aurait suffi d’une action de force, elle absout les terroristes soutenus par l’Azerbaïdjan, intermédiaire de la Russie, et agités par d’autres grandes puissances comme la Chine, mais aussi par ses propres alliés du Pacifique. Elle monte, à l’instigation d’un ministre bi-national, un bizarre échafaudage juridique pour les satisfaire. Il ne peut que s’écrouler. Le même personnage imagine un statut particulier pour la Guyane qui ne demande rien, et le gouvernement prépare un statut d’autonomie de la Corse dont la population, selon les enquêtes d’opinion, ne veut pas. Elle n’ose plus intervenir dans les banlieues où le pouvoir appartient désormais aux cartels de la drogue associés aux islamistes. Elle est incapable d’endiguer l’invasion organisée de l’islam. Par crainte elle punit, sans honte, ceux qui sont en charge de la sécurité des citoyens dès qu’ils agissent conformément à une procédure déplaisant aux groupes de pression, aux minorités agissantes et à la presse apatride. Par servilité de ses dirigeants la France gomme sa culture et abandonne le rôle de sa langue, jadis la langue du Marché Commun et de l’UE à ses débuts, au profit du sabir anglo-saxon. Il est vrai qu’il s’agit là de l’idiome des États-Unis, puissance tutélaire de l’UE. La France, par la vénalité de ses dirigeants ou leur absence de vision éclairée, se banalise parmi les nations du continent européen. Elle perd ses caractéristique de puissance majeure. Elle vit un drame historique.

 

Et donc…

 

Il est pourtant évident que l’UE est obsolète face à la liberté active des BRICS+, au nationalisme des États-Unis et à l’hostilité de plus en plus exprimée des peuples des pays membres. Ses dérives vicieuses l’ont rendue caduque. Les nations, dans cet environnement, sont seules en mesure de défendre leurs intérêts propres, leur caractère et leurs ambitions. Ainsi l’assentiment donné aux dérives totalitaires de l’UE est à l’origine de l’absence de traitement de fond des menaces. Persister dans cette politique n’est rien d’autre que creuser la mine dans laquelle s’effondrera la nation française. La classe politique de notre pays, dans sa configuration actuelle, à quelques exceptions individuelles près, par son inaction coupable, constitue bien la cause des principales menées hostiles auxquelles la France doit faire face, ou de leur renforcement. L’UE dans ses dérives n’étant que le résultat de son aveuglement, de son incompétence, de son indifférence, de sa couardise ou de son traître assentiment. Elle est incapable de traiter les dangers que sa docilité européiste à laissé se développer. Les Français, chaque fois qu’ils le peuvent, montrent leur rejet du pouvoir actuel. Sondage après sondage, manifestation après manifestation, le discrédit des dirigeants apparaît. Les Français ne se font guère d’illusion. Certains espèrent l’arrivée d’un homme charismatique qui redresserait le pays. L’histoire nous enseigne qu’un tel personnage ne préexiste pas aux effondrements. Ce sont les crises vitales qui le révèlent.  

 

Que peut-il alors se passer ? Le peuple trop longtemps méprisé, marginalisé par la caste oligarchique euro-étatsunienne imprimant ses désirs à la collectivité politique, peut très bien se révolter. Nous savons l’assentiment quasi-unanime que les « Gilets jaunes » ont recueilli, l’absolue sympathie nationale à nos agriculteurs en colère, l’hostilité à 99,5% de la population à la « théorie du genre » et à l’immoralité qui l’accompagne… Des constitutionnalistes et les penseurs démocrates ont conçu la révolte comme légitime dans certains cas. Ainsi l’exprimait la constitution de l’an I, adoptée le 24 juin 1793, mais jamais appliquée à cause de la Terreur. Elle affirmait la souveraineté du peuple. Son article 35 est explicite à cet égard : Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. Aujourd’hui cette légitimité est indirectement reconnue, dans ce qui est dénommé « bloc de constitutionnalité », soit quatre textes fondamentaux : La Constitution du 4 octobre 1958, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 et la Charte de l’environnement de 2004. Si ce droit à l’insurrection ne figure pas, en tant que tel, dans le bloc de constitutionnalité actuel, en revanche, l’article 2 de la déclaration de 1789 mentionne, parmi les “droits naturels et imprescriptibles de l’homme”, la “résistance à l’oppression”. Ce dernier fait donc bien partie du bloc de constitutionnalité. Une révolte contre un pouvoir reconnu comme oppressif serait donc légitime.

Mais qu’à Dieu ne plaise, la révolte, même si nous pouvons lui trouver une légitimité, est source de violence, de désordre et de malheurs. Il faut donc espérer qu’un mouvement populaire et pacifique, à l’occasion d’élections, amène au pouvoir des personnes nouvelles, fermes dans le seul service de la France et rejetant toute subordination du pays à l’étranger.

 

Il faut donc espérer que les prochaines élections soient honnêtes, protégées des discours hypocrites des médias serviles, et permettent la libre expression de tous afin que puissent être élus des personnalités nouvelles, imprégnées de la Patrie et profondément désireuses d’assumer les mesures indispensables au renouveau de la France. Si ce n’était pas le cas, les causes de révolte pourraient se cristalliser.

 

Henri ROURE

 

 

 

 

Dé-mondialisation :

Une chance pour notre pays ?

Source : Place d'armes - Le 20/05/2025

 

 

 

 

  •  - Le 20/05/2025
 

L’accord passé entre les États-Unis et l’Ukraine n’a suscité aucune émotion de la part de nos commentateurs officiels, ni a fortiori de nos politiques. L'accord pourtant met en place un fonds d'investissement, qui sera financé à parts égales par les deux pays et donne la priorité aux États-Unis pour l’exploitation des ressources minières ukrainiennes. En fait il s’agit d’une sorte de monopole du développement économique d’un pays qui recèle 5% des minerais rares de la planète dont la valeur est estimée à 13.000 milliards de dollars. À ce fabuleux trésor s’ajoutent les gisements de pétrole et de gaz naturel, dont l’exploitation sera confiée à des sociétés étasuniennes. 50% des profits iront inéluctablement dans les caisses des multinationales étatsuniennes. Peu de temps après cet accord, Donald Trump a fait une tournée au Proche-Orient, serrant la main du nouveau chef de la Libye et récoltant dans la région toutes sortes de liens et de contrats. 

J’ajouterai que la proposition d’achat du Groenland au royaume danois, procède de la même volonté de contrôler le maximum de richesses nécessaires aux industries du XXIè siècle. Cette ambition étatsunienne est indépendante du parti au pouvoir à Washington. Les modalités changent mais l’intention de domination, ou au moins d’incontestable supériorité, demeurent. 

Le silence des observateurs et des autorités de l’UE, maintenus dans leur passivité, est compréhensible. Ils auraient été amenés incidemment à dire que l’exploitation des immenses ressources en minerais et terres rares du sol ukrainien avait été le principal but de guerre des États-Unis. En conséquence ils auraient bien été obligés de désigner le véritable responsable de cette tragédie et avouer leur illusoire prétention à établir l’UE en tant que puissance. 

La dislocation, initialement recherchée, de la Russie recouvrait la même intention étatsunienne. Une différence est cependant apparue dans la méthode. Monsieur Trump est un homme d’affaires. Les Républicains ont compris qu’avec la Caste, l’État profond, le pouvoir à Washington était sur le point d’échapper aux politiques. Jusqu’alors il y avait eu une espèce de conjonction d’intérêts. La Caste, essentiellement constituée par la finance anglo-saxonne ou anglo-saxonnisée, visait à établir un pouvoir élitiste sur le monde.

 

David Rockefeller disait en 1991, au moment de l’effondrement de l’URSS: « Il nous a fallu être discrets pendant des années…désormais le monde est préparé pour un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés». 

En parallèle les États-Unis poursuivaient leur hubris hégémonique qui de toute évidence satisfaisait la Caste. Elle y trouvait son propre renforcement. Or, il est apparu que ces deux ambitions se montraient finalement antinomiques et que les États-Unis risquaient, comme une grande partie des nations dans le monde, de se trouver subordonnés à des intérêts et des modalités de pouvoir qui n’étaient pas les leurs, bien que globalement d’origine anglo-saxonne. L’association devenait de moins en moins équitable. Elle n’était plus osmotique. Un monde unipolaire contrôlé par les banquiers, aurait fait fi du peuple étatsunien tout en l’utilisant. Trump et les Républicains, fondamentalement patriotes, ne pouvaient admettre ce risque de subordination. 

Il valait donc mieux dissoudre cette conjonction circonstancielle entre le pouvoir politique et ce regroupement militaro-économico-financier qui n’œuvrait que pour lui même.

En conséquence les États-Unis, par toutes sortes de mesures et de décrets présidentiels, ont amené l’État-profond à se réfugier en Europe où il est, de toute évidence, bien moins dangereux pour les États-Unis. Nous constatons ainsi un véritable schisme. l’UE, plus le Royaume-Uni, est toujours aux ordres des banquiers et des financiers de tous poils par le biais des principaux responsables en place et par la direction du système européen, alors que les États-Unis sont dirigés par des patriotes éclairés sur les dangers d’un monde unipolaire soumis à la Caste. Il n’est donc nullement étonnant que l’UE qui n’est qu’une vaste administration internationale écrasant les nations de ses directives, ne puisse pas concurrencer les États-Unis dans la recherche de marchés. Pousser à la poursuite de la guerre en Ukraine n’apportera aucun avantage aux bellicistes qui refusent de comprendre que le temps n’est plus celui des armes, mais celui de l’économie et d'un commerce contrôlé. L’État profond incluant les sociétés d’armement et les formidables fonds de pension trouve évidemment son intérêt à l’endettement accéléré des États du continent. Un refuge confortable… 

Il ne s’agit pas d’une modification provisoire, mais bien d’une révolution dont les conséquences vont se propager à la planète. Ce n’est donc pas un incident dans la conquête du pouvoir absolu par la Caste, car le patriotisme s’appuie véritablement sur le peuple et admet logiquement qu’à l’étranger les patriotismes puissent et même doivent s’exprimer. Désormais les États-Unis agissent en tant que nation sans le risque de voir leur action détournée ou contrôlée par une association malfaisante. Les objectifs ne se ressemblent plus. Il y a divergence. 

Ce n’est pas pour autant que l’action des États-Unis présentera moins d’ambition. Celle-ci sera plus raisonnée sans doute, prenant en considération la réalité des choses au lieu de chercher à faire plier les interlocuteurs en suscitant chaos, oppositions ou conflits.

 

Après avoir fait l’analyse des causes de son rejet par le monde en tant que puissance outrancière, ce pays est en train de modifier ses méthodes d’action. Il cherchera toujours cependant l’affermissement de sa puissance au nom de sa sécurité. Prenant en considération la réalité du monde d’aujourd’hui et l’opposition qu’il a suscitée, il le fera d’une manière différente puisqu’il ne veut plus s’appuyer sur la volonté universaliste de l’État-profond financier et bancaire. Trump est un réaliste, versé dans les négociations commerciales. Il va appliquer son savoir-faire aux relations internationales, en demandant beaucoup pour obtenir ce qui est acceptable par chacun. Il le fera avec d’autant plus de détermination que ses conseillers ont analysé les rapports de forces et que ceux-ci sont de moins en moins en faveur des États-Unis. L’accélération de la dédollarisation est un fait, le danger de la dette aussi, tout comme la supériorité militaire de l’ensemble Chine-Russie, dont il faut de toute évidence, éviter un rapprochement plus intime. S’ajoute à ce tableau inquiétant la situation délabrée sociale et sociétale des États-Unis. 

Si nous regardons les aspects géopolitiques, nous pouvons constater ce basculement. Il ne s’agit plus de dominer ou d’écraser mais de contrôler et accepter des partages d’influence, ce qui, somme toute, s’avère beaucoup plus judicieux. Les États-Unis étant une puissance maritime, il apparaît que cette nature va être privilégiée. Je rappelle ce qu’écrivait Nicholas Spykman, prolongeant la théorie de Mackinder. Il développa le concept de Rimland comme la frange maritime de l’ensemble eurasiatique : « Qui contrôle le Rimland, gouverne l’Eurasie, qui gouverne l’Eurasie contrôle les destinées du monde ». Cette théorie s’appuyait sur ce qu’avait entrevu le navigateur anglais, sir Walter Raleigh et qu’il exprimait ainsi: « qui tient la mer, tient le commerce du monde; qui tient le commerce tient la richesse; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même ». On ne peut pas être davantage explicite ! 

Nous pouvons observer quelques actions allant dans ce sens. Les États-Unis cherchent désormais à contrôler les passages maritimes obligés. Le canal de Panama sur lequel ils souhaitent rétablir leur autorité ; le pôle nord qui demain permettra des relations maritimes plus directes avec l’Asie, d’où ce double intérêt pour le Groenland et cette étonnante proposition de faire du Canada le 51ème État de la Fédération. S’y ajoute la lutte contre les Houthis pour sécuriser le Bab-el-Mandeb et la présence étatsunienne à Djibouti. Ce détroit de la mer Rouge la relie au golfe d'Aden, et sépare l’Afrique du Yémen. Le Bab-el-Mandeb est à la fois un emplacement stratégique important et l'un des couloirs de navigation les plus fréquentés au monde. J’ajouterai que l’intérêt pour Taïwan ne concerne pas seulement la capacité de TSMC de produire les meilleures puces électroniques au monde, ni la défense de la démocratie, mais le maintien de la mer de Chine comme mer ouverte. Il s’agit ainsi, notamment, d’éviter que les sous-marins nucléaires chinois puissent immédiatement atteindre les grands fonds du Pacifique à partir de ports militaires rapidement construits sur l’île. Le soutien à Israël, encouragé évidemment par les puissants groupes de pression juifs étatsuniens, est également motivé par la domination régionale que ce pays exerce sur ce carrefour que représente le Moyen-Orient. je note que certaines de ces actions avaient débuté bien avant l’arrivée des Républicains au pouvoir à Washington, mais aujourd’hui leur objectif s’est précisé, il est moins militaire et impérialiste que commercial. 

Cependant dans cette vision géopolitique maritime, les États-Unis seront confrontés à la masse continentale asiatique dominée par la Chine. La Chine, patiemment, a rétabli les routes de la Soie, essentiellement terrestres, tout en cherchant des points d’appui portuaires. Elle est présente au Pakistan dans le port de Gwadar et a établi avec ce pays une liaison terrestre la Karakoram Highway route transfrontalière de 1300 km.Traversant la puissante chaîne du Karakoram, elle passe par la Khunjerab Pass, située à 4693 m. d’altitude, ce qui fait de ce col routier le plus élevé au monde. La Chine est également présente économiquement partout en Afrique où elle agit en prédateur à l’instar des États-Unis. Il n’est pas étonnant qu’elle soit militairement présente, elle aussi, à Djibouti. Elle détient en outre des capacités industrielles et scientifiques à vocation dominatrice qui la mettent en concurrence efficace avec le projet étatsunien. 

Dans les deux politiques planétaire nous trouvons la même volonté commerciale et d’emprise sur les productions essentielles à la richesse de demain. Il y a naturellement une concurrence dont l’objectif induit s’avère une assurance économique et géopolitique avec aussi une intention sécuritaire et sans conteste la satisfaction de l’orgueil national. 

Je relève cependant que l’armement d’aujourd’hui, met en péril la domination par la mer…Les missiles hypersoniques rendent très incertaine la survie des porte-avions étatsuniens et les drones aériens et marins ou les essaims de drones, malgré toutes les contre-mesures prises fragilisent les flottes. C’est là bien sûr l’immémoriale lutte entre l’épée et la cuirasse, mais pour l’heure il semble que l’épée ait un avantage… 

Dans cette opposition que peut faire la France? Une fois encore nous ne pouvons que constater la fragilité et la caducité des alliances. Les circonstances les suscitent. Quand les situations changent, ces associations disparaissent, soit pour d’autres réunions de puissances, soit pour de simples rapprochements d’intérêts ou encore des renversements d’alliances. Aujourd’hui l’OTAN me semble mal en point, ayant perdu les repères que fixaient les États-Unis. L’UE +, rageuse, ne survivra pas au réveil des nations et à l’antinomie des besoins de chacun des membres. Création étatsunienne, elle ne présente plus d’intérêt pour Washington, bien au contraire. Elle est le refuge de l’État profond qui est son adversaire affiché.Les quelques chefs d’État qui s’agitent sur la question ukrainienne ne veulent pas admettre qu’ils ne disposent plus d’aucune carte dans le jeu international, si tant est que collectivement ils aient jamais été autre chose, jusque dans un passé récent, que des acolytes des États-Unis. Or la mondialisation, qui n’était que l’américanisation du monde, est en voie d’extinction. La France doit saisir cette formidable occasion. 

La France doit donc, au plus vite, reprendre l’intégralité de sa souveraineté, transférée progressivement depuis 1992 à l’UE, et à nouveau agir dans le monde selon sa tradition et retrouver ses légitimes ambitions de Grandeur. Elle doit surmonter l’obstacle que représente l’UE à la restauration de ses capacités. J’insiste sur ce que j’écrivais dans un texte précédent, c’est de la concurrence entre les grandes nations européennes que la civilisation occidentale a pu se répandre dans le monde et que les progrès scientifiques, technologiques et sociaux ont pu naître et grandir. La France a pris une part majeure dans ce processus que l’UE a étouffé. 

La France est une grande puissance maritime potentielle, présente par ses territoires dans toutes les mers du monde. Elle y dispose de formidables richesses qu’elle doit protéger et exploiter. Elle dispose toujours des atouts nécessaires à la reconquête de son pouvoir, en son sein comme à l’extérieur. La seule question qui puisse se poser est la suivante: est-ce que ses dirigeants possèdent les vertus indispensables pour assumer la dimension historique de la patrie française masquée aujourd’hui par la qualification de République qui lui est substituée. La République n’étant qu’un régime administratif pouvant s’inclure dans un autre régime administratif. Elle est frauduleusement confondue avec la démocratie.

La France, elle, est de chair et d’histoire.

 

Général (2S) Henri ROURE

Europe

Source - Le 29/04/2025.

par TVLibertés

La France est un pays exceptionnel. Pourtant tout au long de son histoire, la France a subi des trahisons. Elles ont toutes été victorieusement combattues. Mais depuis la Seconde Guerre mondiale, une vaste opération de destruction de son identité, de sa puissance et de son indépendance, est menée avec constance par une succession de personnages au service d’une organisation internationale dénommée Union européenne et, derrière elle, de la puissance étatsunienne à prétention hégémonique. Cette aberrante construction n’ayant plus la vocation de défendre les économies des pays membres, a subi sous l’influence d’idéologues apatrides, une mutation vers la fusion des États et des peuples. Cette machination arrive à son acmé, le dernier acte peut se jouer très prochainement.

Pour Henri Roure, officier général, docteur d’État en sciences politiques et auteur de «Dieu, toujours heureux en France», la France se trouve à la veille de sa mort ou de sa renaissance.

 

D’où proviennent ces milliards ?

 

De plus en plus nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’attitude de quelques chefs d’État ou de gouvernement européens à l’égard de l’évolution géopolitique en cours. Dans leurs discours ils déversent leur hargne et leur fiel à l’égard de la Russie. Ils se montrent, aussi, chargés d’incompréhension à l’égard des États-Unis et de Donald Trump. En fait ils expriment rageusement leur frustration d’être écartés d’un combat qu’ils sont incapables de mener seuls.

 

Évidemment ils ne disposent pas de la puissance, ni de l'autorité suffisantes, pour poursuivre, sans les États-Unis et l’OTAN, l’aide à l’Ukraine autant que la contestation d’une Russie redevenue une grande puissance. De manière générale, piégés par une structure de nature totalitaire, les pays constitutifs de l’Union Européenne ne peuvent suivre l’évolution du monde.

Ce bouleversement se fait en contradiction avec l’ambition encore affirmée de cette organisation.

 

L’UE se retrouve ainsi en dernier rempart de l’État profond. Ce système hégémonique est sur le point d’être totalement disloqué aux États-Unis. Il s’est donc réfugié dans ce qui était sa succursale à l’époque des néo-conservateurs. Ses moyens – c’est un truisme – ont été lourdement amputés et de la blessure le sang ne cesse de couler. À n’en pas douter il va sinon disparaître du moins sortir très affaibli de l’assaut qu’il subit. L’UE, symbole voulu de la recherche d’un monde unitaire et totalitaire, court vers sa fin. Elle ne pourra pas survivre dans un monde qui voit s'affirmer les nations et contester toute forme de contrainte extérieure. Mais comme un fauve blessé la bête risque de mordre. N’oublions donc jamais que derrière la prétentieuse administration européenne se tient toujours l’oligarchie de la finance internationale, colonne vertébrale de l’État profond.

 

Regardons avec un peu d’attention les principaux personnages menant ce combat d’arrière-garde. Il est étonnant de voir ce couple inédit Keir Starmer- Emmanuel Macron, s’agiter conjointement. Leurs intérêts paraissent divergents; pourtant ils sont d’une même violence verbale qui nous ferait croire à l’imminence d’une guerre.

 

Keir Starmer est incontestablement le soldat de la City. C’est là que se trouve la puissance de la Grande-Bretagne, capable en étroite parenté avec Wall-Street et la FED de peser sur les affaires du monde. Elle ne s’étend que sur 2,9 km2 mais elle produit 1/6 du PIB du Royaume et depuis longtemps influence le destin de la planète. Ce sont les mêmes banquiers anglo-saxons, souvent anglais, qui dirigent ces deux organisations privées que sont la City et la Réserve Fédérale, la FED. Le système étant menacé outre-atlantique par Trump, Keir Starmer est ainsi devenu le principal défenseur politique du système. Il n’est donc pas étonnant qu’il veuille poursuivre la délirante politique de dislocation de la Russie dont, historiquement, l’Angleterre s’est toujours méfiée.

 

Rappelons nous que les guerres, depuis toujours, sont pain béni pour les banquiers. Leurs prêts, devenus indispensables pour équiper et armer, leur permettent de contrôler les États. La fin prématurée et incontrôlée de la guerre en Ukraine s’avère pour eux un repli imprévu, d’autant plus sensible que leur système dominateur est vigoureusement contesté aux États-Unis.

 

Les mondialistes, par le biais des banques, contrôlent l’émission monétaire. Elle est la condition pour l’intégration des pays du pseudo-Occident dans un empire unique. Le comportement de Keir Starmer est ainsi parfaitement compréhensible. Il se rapproche de l’UE et fait ce qui lui est ordonné. Partageant les mêmes obligations le premier ministre du Canada (même souverain Charles III), Mark Carney, est un ancien gouverneur de la banque d’Angleterre, institution, j’insiste, privée…Lui aussi est un défenseur du système.

 

Le probable futur chancelier allemand, Friedrich Merz, quant à lui, est un ancien administrateur du fond de pension étatsunien Blackrock, robuste outil de la finance anglo-saxonne. Il est lui aussi impliqué.

 

Le quatrième serviteur de cette ambition mondialiste est – vous vous en êtes doutés – Emmanuel Macron. Le « Mozart de la finance », naguère associé-gérant chez Rothschild. Ce nom nous le retrouvons, au plus haut niveau, dans toutes les parties déterminantes de la toile bancaire.

 

Le tableau des principaux défenseurs de l’ordre ancien ne serait pas complet, si je ne citais pas Ursula von der Leyen, haut fonctionnaire international, représentante du Dolder club, des fonds de pension et de l’industrie pharmaceutique dont son mari est un membre éminent.

 

Ces personnages et leur environnement agissent en conformité avec les objectifs intermédiaires de l’État profond. Il s’agit de déstructurer les sociétés européennes en laissant se faire toutes sortes de corruptions et de perversions, drogue, invasion migratoire, dissolution des références chrétiennes, communautarisme, acceptation des dérives sexuelles, de l’immoralité, de la violence, et orchestration de fausses menaces ou épidémies…

 

Il est vrai que ces dirigeants, entourés de conseillers, ont à leur disposition les sommes colossales de leurs parrains, autorisant le contrôle des médias, de la justice, des syndicats, des ONG et permettant toutes les décompositions.

Derrière cette façade se trouvent évidemment les penseurs de Bilderberg, de la Trilatérale, du Forum Économique Mondial, du Council on Foreign relation, ou encore du Royal Institute of International Affairs.

Jusqu’à présent cette organisation tentaculaire alliait son ambition de domination avec celle du gouvernement des États-Unis. Elle acceptait les projets de la politique extérieure étatsunienne qui servait ses intérêts. Les géostratèges MacKinder et Spykman lui étaient utiles ainsi que les théoriciens de la domination étatsunienne. Jusqu’à un certain point les deux volontés hégémoniques pouvaient s’associer et pour quelques penseurs ambitieux se confondre. Mais l’État profond dirigé par les banquiers, a voulu progressivement dicter ses règles à la gouvernance étatsunienne. À partir de ce pays acteur majeur et influent dans le monde, mais contrôlé par la Caste, le système voulait imposer son propre objectif de domination, en substituant son hégémonie à celle du pays où elle avait pris son essor. Ce processus était devenu trop évident et en contradiction manifeste avec la pensée de la majorité du peuple des États-Unis. Le choc devenait inévitable.

 

Dans ce duel mortel, l’UE, organisation reposant sur l’abolition des frontières et l’inclusion dans une unité future avec l’Amérique du nord, s’est trouvée brutalement isolée. De fait elle demeure en collusion avec l’hégémonie financière que monsieur Trump et ses collaborateurs sont en train de démembrer.

La façon de procéder de la Caste se perpétue donc dans la seule Europe.

 

Les dégâts sont déjà considérables et si rien n’est entrepris peuvent s’avérer définitifs.

Dans un tel contexte de subordination à la Caste financière ne nous étonnons pas que la France puisse donner 2 milliards d’euros à l’Ukraine, s’ajoutant aux 28 milliards déjà donnés. Pourtant ce pays est reconnu comme étant un des plus corrompus au monde.

La logique du système fournit l’explication.

Les simples citoyens peuvent ingénument regretter que tout cet argent n’ait pas été investi dans notre service public de santé, nos écoles, nos terres d’outre-mer, notre protection face à l’invasion islamique, ou nos banlieues abimées par la drogue, l’insécurité ou les catastrophes naturelles, ou encore dans d’autres domaines réclamant l’aide de l’État. Mais la gouvernance financière n’a que faire de ces problèmes. Bien au contraire ils participent à cet écrasement des peuples, si favorable à l’instauration d’une dictature mondiale cependant aujourd’hui plus que jamais utopique. Alimenter une guerre et corrompre les gouvernants s’avèrent tout autant profitables. En somme il s’agit de gagner sur tous les tableaux…

 

Ajoutons que la dette contribue puissamment à asservir un pays à l’oligarchie bancaire, à la Caste. Admettons d’emblée que les emprunts souscrits par l’État sur le marché international, sont garantis par la perception des impôts. Ils se montrent donc d’une rentabilité certaine. De l’argent ne reposant sur rien, n’étant plus rattaché à l’or, produit de l’argent vrai puisque reposant sur le concret des dettes. Plus un pays s’endette et plus l’oligarchie transnationale bancaire accroît ses avoirs et sa puissance. Ne nous étonnons pas du « quoi qu’il en coûte » et de nos 3300 milliards de dette. Ne nous étonnons pas, non plus, du fait que les pays doivent être privés du pouvoir de décision monétaire et économique. La dette les enchaîne. La création de l’euro et de la BCE, biais par laquelle la plupart des emprunts sont souscrits, tombe sous le sens !

 

Dans ce panorama, le renforcement des armées européennes s’explique clairement. Il ne peut se faire que par des emprunts massifs. La Caste devait résoudre le problème posé par la fin de la guerre en Ukraine. Cette situation imprévue ne devait pas pourtant présenter longtemps un obstacle pour les détenteurs de la machinerie financière. Il suffisait d’inventer une menace. Les peuples endoctrinés par les médias soudoyés, ne pouvaient que croire ce qui leur était seriné. L’autorisation d’accroître les déficits de 1,5% devrait enrichir encore les banquiers de l’État profond. La souveraineté de la France et des autres États européens devrait continuer à se réduire. Finalement tout aura été bien pour la Caste !

 

Pour illustrer mon propos, je voudrais citer David Rockefeller exprimant, en 1991, sans ambage, la volonté de la puissance bancaire dont il était un des maîtres. Le contexte se prêtait à un tel aveu. L’URSS s’effondrait et les États-Unis croyaient être devenus la puissance universelle à laquelle tout était permis. La Caste pensait alors pouvoir dominer le monde sans plus d’adversaire. Elle imaginait pouvoir régner, de fait, sur les États-Unis en conjuguant son action avec un gouvernement converti.

« Il nous a fallu être discrets pendant des années. Désormais le monde est préparé pour un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. »

 

Ne nous étonnons pas de l’établissement d’une quasi dictature en Europe et en France. Il s’agit d’une nécessaire protection des ambitions de la Caste qui est sur le point de perdre ses positions de l’autre côté de l’Atlantique. Elle produit des directives hostiles à la liberté au prétexte paradoxal de protéger les citoyens de la désinformation et des infox. Elle se radicalise pour se protéger.

Ainsi elle attente à la liberté des peuples de manière de plus en plus évidente. La Géorgie a vu les tentatives avortées de dévoiement de l’élection présidentielle par l’UE. En Roumanie Calin Georgescu, candidat souverainiste, a été accusé d'avoir enfreint « les règles démocratiques d'un suffrage honnête et impartial ». Il était arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle, annulé sur injonction de la commission européenne. Je pourrais ajouter d’autres exemples, je n’en citerai qu’un seul, celui de l’abus de Droit que Marine Le Pen, souverainiste, a subi, l’empêchant, pour l’instant, de se présenter, alors qu’elle rassemble une majorité d’intentions de vote pour la présidentielle.

L’esprit patriotique est une menace pour la Caste. Elle a d’ailleurs raison de craindre pour son avenir au constat de l’émergence universelle des nationalismes.

 

Donald Trump prend des mesures protectionnistes. Il veut ré-industrialiser son pays et le tourner vers lui-même. Il élève des droits de douane et se prépare à lutter contre l’énorme dette qui menace l’équilibre social. Simultanément il détruit tous les instruments mis au service de l’État profond par ses prédécesseurs et chasse tous ceux qui collaboraient avec cet État profond.

Évidemment les conséquences de cette politique vont se répercuter dans le monde.

L’OMC voit ses règles oubliées. Son avenir, comme celui de l’OTAN, me semble compromis, comme sûrement celui d’autres instances internationales. La France peut trouver dans cette situation nouvelle un formidable vecteur de renouveau. Ne voyons pas dans la circulaire de l’ambassade étatsunienne en France adressée aux entreprises exportant aux États-Unis une ingérence dans notre organisation sociale, mais simplement une volonté de Washington de se protéger face aux importations.

Cette façon de faire doit nous inspirer. Tout comme d’ailleurs l’extraterritorialité des lois de ce pays qui engendre un contrôle sur nos exportations. Toutefois ne nous leurrons pas sur cette évolution de la philosophie politique de ce pays. Son ambition demeure. Elle s’exprimera différemment. Ce changement aux répercussions inévitables, devra être observé avec prudence.

 

Les États-Unis abandonneront leur prétention hégémonique devenue difficile à conserver dans un monde se réorganisant souvent contre eux, mais ils resteront une puissance impérialiste cherchant à promouvoir ses intérêts et à maintenir sa supériorité. Les revendications de Trump sur le Groenland, le canal de Panama, voire sur d’autres terres, en sont une preuve.

 

Dans cette situation imprévue, il nous faut déceler une opportunité formidable pour la France. Notre pays doit au plus vite et de façon abrupte quitter le dispositif européen tout comme d’ailleurs le système otanien nuisible à nos intérêts extérieurs. Nous pouvons confirmer en regardant l’évolution du monde que l’UE ne correspond pas à la nature des peuples, trahit la liberté de pensée, les principes de la démocratie et les fondements de la civilisation. Elle est désormais le vestige d’une soumission à une hégémonie corruptrice moribonde reniée par le pays où elle est née. Nous devons tout faire pour ne pas sombrer avec elle. Elle est désormais un épisode scandaleux de l’histoire où une coterie asservie à une Caste financière a voulu faire disparaître les nations.

Aujourd’hui les États souverains sont seuls à disposer des fondements utiles pour se défendre dans un monde en mutation.

 

Face à cette évolution, se dessine ainsi, plus que jamais pour la France, l’obligation d’une reconquête de sa souveraineté. Il n’existe aucun obstacle à cette renaissance. Il s’agira de retrouver notre monnaie; de restaurer dans cette optique le lien naturel entre la Banque de France, le Trésor public et le gouvernement; de la rattacher vraisemblablement à l’or et de l’adapter aux besoins de notre économie.

Il sera alors simple, en rétablissant nos frontières, d’imposer des droits de douane sélectifs pour protéger nos productions, nos entreprises innovantes, notre culture et notre société. Il faudra, dans la même perspective de restauration de l’authenticité française, revenir à une hiérarchie des normes mettant la Constitution au sommet de l’édifice juridique, après l’avoir purgée de toutes les scories idéologiques.

Cela impliquera le retrait de la France de toutes les juridictions supra-nationales. Dans la même perspective il sera nécessaire de réaffirmer la séparation des pouvoirs et de ramener le Conseil d’État à sa mission. Pour mémoire elle consiste à juger les conflits entre les citoyens et l’administration et à rendre de simples avis juridiques au Gouvernement et au Parlement sur des projets et propositions de loi ou de règlements.

De même le Conseil Constitutionnel devra se voir cantonné à un strict rôle de conseil.

Enfin toutes les ONG subventionnées par l’État et participant par leurs outrances idéologiques à la dislocation de la nation pour la plus grande satisfaction de l’État profond, devront être privées de l’aide de l’impôt des Français.

Les médias d’État devront être, eux aussi, défaits de leur chape idéologique.

La sortie de l’OTAN, si cette organisation subsiste, renforcera notre puissance militaire à la seule condition que le budget alloué à nos forces soit conforme à l’image que nous voudrons donner et qu’elles soient adaptées dans leur format, aux risques réels.

Tout ce qui participera au recouvrement de notre souveraineté devra être engagé.

La France est une grande puissance. Elle se doit de l’affirmer. Son indépendance la positionnera à nouveau à sa juste place parmi les nations.

 

J’ajoute pour conclure que nous ne sommes liés à des traités que parce que nous le voulons bien. Lorsqu’ils ne correspondent plus à nos intérêts et ambitions, ils doivent être dénoncés. Ils ne sont comme le disait le chancelier de l’empire allemand, Theobald von Bethmann Hollweg, à la veille de la première guerre mondiale, à propos de la neutralité belge, que des «chiffons de papier».

Henri ROURE

 Le 05/04/2025.

 

Pourquoi ces élucubrations à l’égard de la Russie ???

 

par le général (2S) Henri ROURE

 

Ce à quoi nous assistons en ce moment est la véritable fin de la guerre froide et la dislocation

définitive des blocs. Le pseudo-Occident est sur le point d’éclater, alors que la Russie qui n’est plus « des soviets » se voit offrir une revanche, sans pour autant profiter des circonstances pour rebâtir son ancien empire.

La Russie soviétique, sans combat, avait été défaite entre 1989 et 1991, laissant les États-Unis

s’ériger en seule hyper-puissance. Les États-Unis disposaient subitement de la liberté de déployer dans e monde leur hubris.

Cette tentation hégémonique s’est vite traduite par l’imposition de règles à leur seul bénéfice et

surtout par des dérives et perversions morales et sociétales instillées par ce que nous appelons l’État profond. Elles avaient pour but d’affaiblir, d’unifier et de standardiser les peuples pour les

soumettre au bon-vouloir d’une caste transnationale mais essentiellement anglo-saxonne.

 

Pendant cette période où les États-Unis tentaient de renforcer leur domination, la Russie se

rapprochait des puissances européennes et sous l’impulsion de son président se réorganisait et se reconstruisait. Débarrassée du fardeau de ses satellites et de son idéologie conquérante, elle

redevenait naturellement une puissance européenne. En 2000 elle demanda son adhésion à l’OTAN que le président états-unien Bill Clinton rejeta.

 

Cependant les concepteurs de l’hégémonie étatsunienne, Kissinger, Breszinsky, Kagan... et surtout Wolfowitz, aveuglés par leur orgueil nationaliste, firent une mauvaise analyse.

Ils en vinrent à considérer que la Russie résiliente était l’héritière de l’URSS et allait gêner l’établissement de la domination absolue de Washington. Il fallait donc l’anéantir.

 

Cette erreur est encore courante chez les dirigeants actuels des principaux pays européens qui

croient à la menace russe. Constatons simplement que la Russie, après avoir récupéré la Crimée, en trois ans de guerre en Ukraine, n’a conquis que la part de ce pays notoirement russe, le Donbass, terriblement maltraité par lesUkrainiens.

Il est avéré, en effet, que les attaques de l'État ukrainien contre sa population russophone est à l’origine du souhait de celle-ci de demander la protection de la Russie. Par la suite le référendum, expression démocratique éminente, confirma massivement ce désir.

Il contrariait le pseudo-Occident qui ne le reconnut pas. Les puissances otaniennes se référaient au principe de l'intangibilité des frontières et récusaient la référence que faisait la Russie à celui du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Ce fut sur cette conception que se fonda la légitimité de l’opération militaire spéciale.

 

Je note incidemment que le maintien du kaléidoscope des populations au sein des États issus du

bloc de l’Est est le résultat de l’imperium soviétique. Moscou, présentement, est sur le point de contribuer à défaire ce que l’URSS avait tissé... Certes d’une certaine manière la Russie est l’héritière de l’URSS.

On n’oublie pas soixante-dix ans d’un passé proche parce que le système politique a changé.

 

Mais la Russie d’aujourd’hui débarrassée du marxisme, évolue dans une perspective de développement social et économique à l’instar des pays d’Amérique du nord et d’Europe de l’ouest, ce à quoi ailleurs aspirent la plupart des nations.

 

Cette vision accusatoire d’une Russie potentiellement belliqueuse a conduit ce pays à trouver des

alliés ou des soutiens pour se protéger dans tous les domaines de la vie des peuples. C’est

notamment dans ce besoin d’éviter un périlleux isolement qu’elle a contribué à l’émergence des BRICS+.

Nous ne pouvons que constater les conséquences de cette erreur majeure des États-Unis qui ont

ainsi contribué sans le vouloir - et même en cherchant le contraire - à l’émergence d’une réunion

d’États souverains concurrents et hostiles collectivement au pseudo-Occident (1). La Russie s’est (1) surtout rapprochée de la Chine constituant théoriquement avec elle un énorme ensemble auquel les États-Unis et leurs alliés seraient bien en peine de s’opposer.

 

Il a fallu la provocation des théoriciens états-uniens de l’application universelle de l’american way

of life, approuvée par l’État profond et les néo-conservateurs au pouvoir à Washington, pour que la Russie intervienne en Ukraine par son opération militaire spéciale.

 

Je rappelle brièvement les faits. Les États-Unis de l’administration conservatrice voyaient comme

dernier obstacle à leur domination absolue, une Russie qu’ils présentaient comme dangereuse. Il est vrai que la Russie, par son étendue, est le premier État au monde et qu’elle regorge de ressources !

Ils envisageaient par une stratégie indirecte de la faire totalement s’effondrer, puis de la partager en plusieurs États qui auraient été sous leur contrôle.

 

La Russie d’Europe aurait pu alors se rapprocher d’une UE, déjà soumise par construction aux États-Unis. Victoria Nuland, la CIA et la NSA, ont étayé l’idée que l’Ukraine devait intégrer l’OTAN et l’UE. Cette perspective était évidemment inacceptable pour Moscou qui aurait vu les forces otaniennes à sa frontière sur près de 1400 kilomètres.

Cette provocation s’ajoutait au mensonge de James Baker à Gorbatchev qui promettait que les anciens pays du Pacte de Varsovie ne rejoindraient pas l’OTAN. La Russie se sentant menacée - et elle l’était - a été contrainte d’agir. Elle s’est défendue. Au début du conflit, alors que

les protagonistes étaient prêts à engager des pourparlers de paix, les Occidentaux les firent capoter.

Par la suite les accords de Minsk 1 et 2 s’avérèrent des entourloupes européennes pour mieux armer l’Ukraine.

L’irréalisme des États-Unis sous les administrations conservatrices s’avère confondant, tout

comme est déconcertante l’attitude de suivisme des Européens.

Ce pseudo-Occident a réussi à dresser contre lui une majorité de pays, à renforcer économiquement et militairement la Russie, à mettre en péril l’OTAN et à ruiner certains pays membres de l’UE.

 

Or cette affaire du côté des Républicains et de M. Trump, récemment élu, a été froidement

analysée. La nouvelle administration, réaliste, pragmatique, hostile aux dangereuses dérives de l’État profond, a compris l’inanité de l’agressivité occidentale. Il faut se souvenir que Donald Trump est un homme d’affaires, entouré d’hommes d’affaires. C’est donc un réaliste et un pragmatique.

Ce type de guerre n’est rentable qu’un moment. Il est conscient par ailleurs de la situation interne de son pays qui ne favorise pas les actions belliqueuses.

 

« America first » le slogan qu’il reprend, exprime autant la volonté de maintenir le rôle des États-

Unis dans le monde que le souhait de se préoccuper d’abord des populations et des intérêts états-uniens.

 

Par ailleurs le rapprochement entre la Chine et la Russie devenait un vrai danger dans la perspective d’une opposition conflictuelle avec la Chine.

 

Nous assistons donc à un basculement du monde. Le monde unipolaire, ou plus exactement la

volonté d’établissement d’un monde unipolaire, est rejetée rudement au profit d’un monde multipolaire.

Cette évolution répond enfin au souhait des nations.

 

Il est étonnant que cette évolution intelligente de la position des États-Unis, ait abouti à une sorte

de découplage avec l’UE. M. Macron et M. Stammer et quelques autres dirigeants européens, privés d’un facteur d’unité, mais aussi d’une subordination confortable à Washington et à cette idée d’un monde réuni sous des principes enseignés par leur mentor états-unien, réagissent.

Ils fantasment sur la menace russe, se gonflent comme la grenouille de la fable. (1)

L’Occident est une civilisation poussant à l’élévation et à la dignité de l’homme en s’appuyant sur une transcendance. Les États qui1 disent appartenir à l’Occident ne répondent plus à cette définition.

Ils imaginent que leurs armées relevant toutes de l’OTAN pourraient aller assurer le maintien de la

paix en Ukraine, alors que l’OTAN est considérée par Moscou comme l’agresseur. C’est évidemment d’une absurdité confondante.

Ils décident d’une augmentation spectaculaire du budget d’une Défense européenne et de

modalités spéciales pour bizarrement éviter un impact dans les déficits budgétaires, en semblant ignorer au moins deux évidences.

- Les armées ne peuvent pas être autres que nationales et que, pour monter en puissance, il faut de très nombreuses années.

- La mobilisation massive relève de temps révolus. Le soldat est un professionnel spécialisé long à former, difficile à recruter et qui coûte cher.

 

Mais surtout ils occultent le fait majeur: ils n’ont pas la main. Ils ne seront qu’accessoires dans les négociations de paix, si tant est que Russie et États-Unis, désormais engagés dans un processus de paix, les acceptent dans les négociations. La France dans ce contexte nouveau, avec des dirigeants compétents et patriotes, pourrait se débarrasser du fardeau de l’UE et de la soumission à l’OTAN.

 

De toute évidence la Russie n’est pas menaçante. Elle a même été victime - je dis bien victime -

des ambitions et des manœuvres du pseudo-Occident. Dire le contraire n’est que de la vulgaire

propagande au travers de mensonges grossiers et répétés.

Face à cette implication guerrière otanienne hypocritement voilée sous le prétexte fallacieux d’aide à l’Ukraine, les puissances européennes ont subi les conséquences de leur perfidie et de leur alignement irréfléchi sur Washington. Toutes sont désormais en crise économique à la suite de l’effet retour des sanctions, unanimement approuvées, contre la Russie. L’Allemagne, pourtant alliée fidèle des États-Unis et première puissance économique du continent, a vu son industrie gravement atteinte.

À des degrés divers les autres États ont été impactés par le renchérissement du prix des

hydrocarbures. Il est bien sûr dû à des cheminements terriblement allongés que prennent les

approvisionnements en provenance indirecte de Russie et à l’obligation de se fournir en gaz de schiste aux États-Unis. La récession est là...

 

Quant à la France, il est évident que sa position de grande puissance, non anglo-saxonne - c’est à

dire isolée - lui a valu de la part de la Russie des attaques indirectes que la fragilité de sa

gouvernance n’a fait que rendre plus efficaces. La Russie ne faisait que réagir à la virulence de

l’attitude de Paris.

En Afrique, pourtant un des éléments majeurs de sa dimension géopolitique, la France a perdu

pied. Dans au moins quatre États du Sahel, ses forces ont été remplacées par l’Africa corps, anciennement Wagner. Dans d’autres États, sous l’action de la Russie, comme au Sénégal et au Tchad, elle a perdu une grande partie de son rôle traditionnel...Sur son propre sol elle a subi des attaques de cyber guerre ou des menées de déstabilisation dans ses régions ultramarines...

 

Deux puissances, finalement récolteront des bénéfices de cette guerre. Bien évidemment les États-Unis qui, à moindre frais, vont exploiter les ressources d’une Ukraine neutralisée et vont vendre de l’armement aux Européens restés dans leur délire belliqueux. L’autre gagnant sera de toute évidence la Russie rehaussée au niveau d’une très grande puissance, à l’économie en développement soutenu et ayant conquis avec le Donbass, une région parmi les plus industrieuses.

Ce n’est pas le moindre des paradoxes de cette guerre. Elle fut motivée par le souhait d’abattre une puissance regardée comme dangereuse et elle aura abouti à faire renaître une grande puissance...

Quant à l’Organisation européenne elle aura montré ses insuffisances et même sa nocivité.

Son existence, dans le monde multipolaire qui se profile, touche très vraisemblablement à sa fin. L’OTAN risque elle aussi de faire les frais d’une prise de conscience.

Dans cet heureux contexte la France pourra retrouver sa souveraineté et réorienter ses amitiés.

 

Je rappelle par quelques citations ce que le général de Gaulle, grand connaisseur de l’histoire et

des peuples, disait à propos de la Russie pendant la seconde guerre mondiale et juste après.

À l’égard de la Russie, il a toujours exprimé des propos amicaux, considérant qu’elle pouvait

davantage que l’Allemagne, être l’alliée privilégiée de la France.

Trop de griefs historiques opposaient la France et sa voisine immédiate; beaucoup moins à la

Russie. Il l’affirma à plusieurs reprises, tout en considérant comme indispensable un rapprochement avec l’Allemagne. Il affirma ses positions alors que le second conflit mondial se poursuivait.

 

Le 20 janvier 1942, il évoqua l'alliance franco-russe comme une « nécessité que l'on voit

apparaître à chaque tournant de l'histoire ». Et pour sceller cette union, il envoya en Russie les aviateurs du groupe Normandie, qui deviendra le régiment « Normandie-Niémen » et se couvrira de gloire jusqu'à la victoire.

 

Le 8 octobre 1943, à Ajaccio, de Gaulle tira la leçon stratégique et politique de cette libération du

premier département de France métropolitaine : « Nous sommes ici au centre de cette mer latine, de cette mer qui est un des chemins vers notre alliée naturelle, la chère et puissante Russie. ».

Qui aujourd’hui dans des gouvernements soumis à l’étranger pourrait prononcer une phrase pourtant d’un grand bon sens ?

 

Elle prolongeait la pensée de plusieurs écrivains et politiques qui considéraient que la France et la

Russie partageaient des intérêts essentiels. Chateaubriand écrivait ainsi que « les ennemis naturels de la Russie sont aussi les ennemis naturels de la France ». Sans doute sous-entendait-il le monde anglais et le monde germanique.

 

Dans Paris libéré, de Gaulle dira, le 12 septembre 1944 : «Notre hommage s'adresse à la Russie

soviétique qui, sous l'agression de 1941, vit les armées allemandes s'avancer jusqu'aux portes de

Leningrad et de Moscou et pénétrer au fond du Caucase, mais sut trouver dans l'admirable courage de son peuple, les vertus de ses combattants et l'organisation de ses vastes richesses, l'énergie et les moyens nécessaires pour chasser l'envahisseur et briser dans de terribles batailles l'essentiel de sa force guerrière. »

Au retour de son voyage de novembre à Moscou, où il conclut un pacte d'alliance et d'assistance mutuelle, il décrivit la Russie et la France manifestant « leur volonté d'étroite collaboration

dans toutes mesures qui conduisent au statut de l'Europe de demain ».

Il pressentit et redouta, une volonté de régir l'après-guerre qui risquait de nuire à l'indépendance

des pays libérés des forces nazi, et d'entraîner de nouvelles rivalités qui remettraient en cause la paix chèrement gagnée.

Lors d'une conférence de presse du 25 octobre 1944, il répondit à une question insidieuse : « Je ne crois pas qu'il faille faire un bloc des États de l'Ouest de l'Europe. ». Il jugea sévèrement les

partisans d’une fédération européenne.

A Nîmes, le 7 janvier 1951, il affirma : « Pour organiser l'Europe, qu'on la prenne donc comme elle est, c'est-à-dire comme un ensemble formé de peuples très distincts dont chacun a, bien à lui, son corps, son âme, son génie et, par suite, doit avoir ses forces. »

Il dira aussi après la signature à Paris, le 27 mai 1952, du traité de la C.E.D (2) qu’il s’agissait pour la France d’un « protocole d'abandon », plaçant les forces armées européennes sous l'autorité des États-Unis.

Alors qu’il était revenu au pouvoir, le général de Gaulle invita, en mars 1959, Khrouchtchev à

Paris. À cette occasion il dit à son hôte : « La Russie et la France ont eu besoin de se voir, ... c’est-à-dire deux nations très anciennes et très jeunes, filles d'une même mère, l'Europe. »(3)

 

(2) Communauté Européenne de Défense

(3) Général Fernand Gambiez membre de l’Institut. Le général et l’Europe de l’Atlantique à l’Oural,

article Sur le sujet de la réunion des pays européens, il me semble utile de le citer dans un entretien avec Alain Peyrefitte (4)

« Nous avons vécu bien des siècles sans Marché commun. Nous pourrons vivre encore bien des

siècles sans marché commun. Nous ferons du libre-échange. Notre expansion industrielle,

contrairement à ce que prétendent tous les imbéciles qui pérorent sur l'Europe, n'a pas besoin de

Marché commun, elle a besoin du grand large. »

 

J’ajoute que durant le second conflit mondial et dans l’immédiat après-guerre la Russie stalinienne s’est montrée amicale avec la France, rendant ainsi témoignage au général de Gaulle de ses marques de solidarité. Elle fut bien davantage favorable à la France, que ne le fut Roosevelt et son administration qui imaginaient diriger notre pays au travers de l’AMGOT (5) et lui ôter une vaste partie du nord et de l’Est de son territoire pour le fédérer avec des terres de nos voisins sous le nom de Wallonnia.

Ce fut grâce à Staline, à Churchill et à la force de caractère du général de Gaulle que la France fut

reconnue comme un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.

 

Au bilan de ce vingtième siècle achevé, nous devons admettre en tant que Français que la Russie

nous a été bien plus amicale que les États-Unis et plus globalement que le monde anglo-saxon.

Dans notre pays il est désormais temps d’imaginer une autre structuration de la vie politique. Une

opposition entre droite et gauche n’a strictement plus aucun sens. En revanche il existe une

antinomie entre les partisans d’un univers Wokiste, européiste et unipolaire et les patriotes ou

souverainistes, partisans du respect des nations. Ces derniers l’ont emporté aux États-Unis et

ailleurs. Il est fort probable qu’ils gagnent en Europe et en France.

Dans ce bouleversement, inévitable, la France doit avoir la sagesse de se tourner à nouveau vers la Russie.

La Russie saura oublier les fautes du gouvernement présent. C’est à cette condition et dans

un appui mutuel, que ces deux pays pourront influencer le cours du monde. C’est aussi à cette condition que la France pourra mener une guerre légitime sur son sol et ailleurs contre le vrai péril, celui que représente l’idéologie religieuse islamique.

 

Henri ROURE

.

(4) Alain Peyrefitte « C’était de Gaulle »; éditions Gallimard; page 267.

(5) AMGOT Américain Military Government in Occupied Territories.

 

 

«La guerre en Ukraine est sur le point de se terminer, mais l’Europe ne le comprend pas»

 

Source : RzO Internationalpar Dialogue Franco-Russe - Le 02/03/2025.   

Nous recevons Henri Roure, officier-général issu des troupes de Marine, Saint-Cyrien, breveté de l’École Supérieure de Guerre.

0:00 – Irina DUBOIS s’adresse aux abonnés

02:00 – Commentaire de Roure sur la conférence de presse Trump-Zelensky

06:50 – La visite de Macron aux États-Unis n’a servi à rien. Le nouveau monde est né.

13:40 – La nature de l’UE

16:53 – Les terres rares ukrainiennes et les accords US-Ukraine

18:49 – Les sanctions seront levées

20:23 – L’État profond

22:08 – L’OTAN

25:30 – Les BRICS

26:50 – La Chine

28:50 – Les conditions des négociations pour la paix

34:28 – La Roumanie

36:40 – Les penseurs américains

42:15 – «Dieu est-il toujours heureux en France ?»

source : Dialogue Franco-Russe

 

Plaidoyer pour la peine de mort

 

Lorsque j’ai lu « le dernier jour d’un condamné », je me souviens avoir été ému. Hugo savait présenter ses idées avec la puissance d’un style inimitable. Quand j’ai lu « La ligne verte » j’ai été troublé par l’exécution de l’innocent John Coffey. Stephen King militait lui aussi contre la peine de mort. J’ai écouté les arguments de Robert Badinter et de quelques autres qui ont abouti à la suppression de cette sanction de notre droit pénal par la loi du 9 octobre 1981. Aucun ne m’a converti et mon émotion face aux récits bien présentés sur des cas exceptionnels pour convaincre de la nécessité de cette abolition se sont vite estompés face aux abominations que la France subit depuis de trop nombreuses années.

Les arguments avancés demeurent identiques. Ils sont simples à percevoir. Un pays civilisé ne peut pratiquer ce supplice. Le doute peut toujours subsister sur la culpabilité. L’amendement d’un assassin est toujours possible. Un moment de folie ne préjuge pas du caractère. La peine de mort n’est pas dissuasive. L’humanisme repose sur le respect de la vie…

Dans un de mes billets j’avais déjà évoqué ce sujet et manifesté mon incompréhension, ce qui m’avait valu, en retour, un message d’insultes d’un de mes correspondants, sans nul doute très ancré dans son idéologie. Un sectaire probablement. Il n’admettait pas que je ne glorifie pas Badinter. J’écrivais, alors, que nos politiques se montraient incohérents. Ils légiféraient sur l’avortement, puis l’introduisaient dans la constitution. Notre loi fondamentale, chargée pourtant de protéger et de structurer la Nation, prévoyait ainsi d’arrêter la vie. Nos législateurs poursuivant sur leur erre, envisageaient le suicide assisté, notamment pour les personnes handicapées et souffrantes. Ils ne prévoyaient que sous la pression, d’évoquer les soins palliatifs. Certains, parmi les plus médiatisés, sans le moindre sens moral et récusant le simple fait que le vieillissement les atteindrait eux aussi, proposaient même l’euthanasie pour équilibrer le régime des retraites! J’ignore s’ils ont des parents âgés et des grands-parents…

Toutefois, unanimement, ces mandatés du peuple refusaient l’exécution des pires criminels. Je voyais là une contradiction fondamentale; quelque chose d’illogique. Notre société tuait des innocents, achevait ses Anciens et ses malades, et protégeait les violeurs, les égorgeurs, les semeurs de malheur, les trafiquants de drogues et les terroristes surtout musulmans. Les faits sont indubitables, nous subissons, sous de fallacieux prétextes, une inversion des valeurs sur lesquelles repose la civilisation.

Dans un tel environnement idéologique, il n’est d’ailleurs nullement étonnant que les jeunes couples ne fassent plus d’enfants et que notre société souffre de l’ensauvagement de groupes qui lui sont hostiles et étrangers. Eux n’hésitent pas à tuer.

Ce rejet de la sanction ultime, s’inscrit dans une continuité idéologique. Il se trouve en absolue conformité avec l’engagement partisan d’une partie de l’autorité judiciaire, mais aussi avec le déversement de repentance et de culpabilisation, avec la condamnation de l’histoire, le déni du patriotisme et de la nation. S’ajoutent, comme justification à cet abandon de ce marqueur de la force de l’État, le souhait de fondre la France dans une masse européenne soumise et l’obéissance à des règles supranationales, y compris dans le domaine du Droit de la personne. Tant que nous accepterons cette dépendance, il sera impossible de revenir sur ces règles. et de légiférer selon les intérêts de la France.

Tout cela est, en vérité, complété par le laisser-faire migratoire, rendant craintifs nos gouvernants. C’est aussi une conséquence du renoncement à l’affirmation de l’identité du pays, à l’indigence éducationnelle et à la faiblesse morale voire intellectuelle de ceux qui nous dirigent. L’ensemble participe à ce mouvement de décadence que les Français ressentent. Deux mots peuvent résumer cette situation créée par nos politiques et intellectuels: lâcheté et trahison du peuple français.

Face aux horreurs que la France a subies et qu’elle subit toujours que valent ces arguments autant lénifiants que malhonnêtes?

Se réfugier derrière une philosophie mettant en avant l’humain est une absurdité face au déversement d’inhumanité que nous connaissons. Comment peut-on accepter de banalement condamner à une peine de prison aussi longue soit-elle, éventuellement assortie de l’incompressibilité, les plus odieux et dangereux criminels?Quelques-uns, parmi les plus sauvages, bénéficieront de l’excuse de minorité alors que leur dérive mentale est bien établie. Nous savons que le système offre des réductions de peine et qu’une fois libérés, ces barbares souvent récidiveront et constitueront toujours une menace. Comment peut-on admettre que les chefs des mafias de la drogue, semeurs de morts lentes ou violentes, ou les terroristes notamment islamistes, continuent à diriger leurs ténébreux réseaux à partir des centres pénitentiaires? aucune réforme du système aussi sophistiquée soit-elle, ne les empêchera de poursuivre leur existence criminelle. Certains iront même, très provisoirement, dans des établissements psychiatriques. Ils auront su influencer des médecins inaptes, malgré leur formation, à comprendre les ressorts de cultures étrangères et, en particulier, les fondements profondément violents d’une religion si éloignée de notre civilisation. Ou encore ils regarderont l’infime perspective d’évolution positive d’un criminel et le mettront en établissement de soin pour une période menant inéluctablement à son retour dans la société.

Comment peut-on oser imposer aux contribuables de loger, blanchir, nourrir, distraire et soigner ces rebuts de l’humanité et laisser persister de telles menaces sur leur vie? En substance le contribuable paie pour continuer à être en danger…

Louise, petite fille innocente a été poignardée par un garçon incontrôlé tout comme Philippine. Nicolas, Thomas, Killian…Inutile d’énumérer tous les morts que ces tueurs ont pu faire soit par rage, soit par mépris de la vie des autres, soit encore par idéologie religieuse. Ce serait trop long. Nous gardons en tête tous les attentats et les atrocités que notre peuple a subis. Ceux de ces tueurs qui ne sont pas morts à la suite de leur crime dans une action policière légitime, vivront et passeront quelques années en prison où ils bénéficieront d’un environnement protecteur. Ils sauront en profiter.

Le rétablissement de la peine de mort serait à même de grandement rassurer une population victime d’une insécurité qui croît en parallèle avec un déferlement migratoire, encouragé par la béance de nos frontières. Je rappelle que selon un sondage de 2024, 55% des Français tous bords confondus et près de 80% des électeurs de Droite.y sont favorables. Ils sont sans nul doute plus nombreux aujourd’hui. Si nous croyons ce qui est constant dans les constitutions de nos républiques, le peuple est souverain. Il doit être servi et obéi. L’adage ancien dit bien vox populi, vox Dei. Alors que la voix du peuple, qui serait celle de Dieu, s’applique .

Mais au delà de la protection qu’elle offrirait, une telle décision prouverait, aux yeux de tous,la volonté des autorités nationales, jusqu’ici flageolante, de rétablir la puissance d’un État aujourd’hui dépendant, outragé et ridiculisé. En outre elle rappellerait à l’autorité judiciaire la gradation des culpabilités et la nécessaire correspondance des peines à la nature des fautes et des crimes.

Il s’agirait ainsi de contribuer à la restauration de la sécurité de notre société et au retour du respect dû à l’État qui, je le rappelle, n’est que l’expression administrative et organisée de la France.

Henri ROURE

 

Quel avenir pour Israël ?

 

Par le général (2S) Henri Roure, le 9 octobre 2024

 

Israël suscite en moi autant d’admiration que d’inquiétude. Pays occidental, implanté au

Proche-Orient, au milieu de populations nombreuses et autochtones, il m’apparaît comme l’ultime

colonie de ce qui, avant les dérives morales des États-Unis, se nommait simplement Occident.

Il est contre toute vraisemblance une colonie de peuplement de l’Occident collectif sur une terre déjà largement occupée.

 

Il n’a pu s’établir que par la force et la violence, contraignant des habitants indigènes à quitter les terres qu’il revendiquait en se fondant sur une justification pseudo-historique. Cette politique se poursuit aujourd’hui et s’aggrave même, avec comme objectif un Grand Israël que certains de ses dirigeants appellent de leurs vœux. En substance Israël cherche à étendre son implantation coloniale.

 

Plusieurs remarques à cet égard. Le siècle ne se prête plus à la colonisation. Les empires

coloniaux ont disparu et laissé la place à de nouveaux États regroupant des populations autochtones dans des frontières souvent héritées de la puissance coloniale. Le siècle serait plutôt caractérisé par de nouvelles grandes invasions que subissent les pays riches par des populations venues, précisément, de ces pays anciennement colonisés, incapables d’offrir à leur population l’espoir d’une vie décente.

 

La dénatalité des pays « du nord » stimule ce flux migratoire. Israël m’apparaît donc en retard d’un mouvement. Je me souviens d’être allé à Gaza, il y a de cela de nombreuses années et d’avoir été immédiatement saisi par la différence criante entre Israël, visible de l’autre côté des barbelés, et Gaza où je me trouvais. D’un côté des étendues organisées, nettes et cultivées, mais vides d’hommes et de l’autre une terre étroite montrant déjà une incroyable densité humaine. Il est

souvent dit que la nature a horreur du vide...Ce n’est pas le seul paradoxe de ce pays.

 

Israël tente de se rattacher à une histoire vieille de deux mille ans où des Hébreux, des Juifs,

organisés en quelques États, habitaient la région avec d’autres peuples. Après l’occupation romaine et les aléas de l’histoire orientale, ces États ont disparu. Seuls quelques rares israélites sont restés, mais la majorité a immigré. Ces migrants se sont évidemment étroitement mêlés aux peuples locaux et surtout européens.

 

En remontant l’histoire, il faut admettre que des mouvements de conversion au judaïsme avaient parcouru l’Afrique du nord romaine. Lors de la brutale arrivée des conquérants arabes, cette

terre se partageait en tribus juives, païennes et chrétiennes, toutes issues d’un fond local auquel

s’étaient ajoutés des apports génétiques de Grecs, de Romains, de Vandales et...de Gaulois . Sur le continent (1) européen, dans le territoire aujourd’hui russe, les Khazars se convertirent au judaïsme et établirent un empire qui couvrait la Russie occidentale et l’Ukraine. Je crois savoir que Russes et Ukrainiens sont des blancs européens ?

 

Il est ainsi honnêtement impossible de rattacher un juif à la terre biblique et encore moins à

une race. Albert Einstein, Léon Trotsky, Léon Blum, Gérard Oury, Elisabeth Borne, Antony

Blinken, Volodymir Zelinsky, Steven Spielberg, Gabriel Attal, Simone Veil ( la politique et la

philosophe), Laurent Fabius, Jack Lang, Emmanuel Strauss-Kahn, Alain Afflelou, Patrick Bruel,

Serge Gainsbourg, Philippe Bouvard, Francis Huster, Marcel Proust, monseigneur Lustiger, René

Goscinny et bien d’autres célébrités ... seraient-ils autres que des blancs européens !

 

L’antisémitisme ne peut se définir que comme une hostilité à la religion juive et surtout à

l’entraide qu’elle induit. Il ne peut sûrement pas se définir comme une hostilité à l’existence d’un

peuple juif qui n’existe pas sinon dans l’imaginaire des Juifs eux-mêmes.

 

Israël, bien que démocratique, se fonde donc sur une religion dont les membres cultivent

depuis des siècles une profonde solidarité tout en demeurant largement ouverts aux apports

exogènes.

 

Les Légions romaines venaient surtout de Gaule. Leur recrutement était local. J’ajoute que

le décret Crémieux du 24 octobre 1870 conféra la citoyenneté française aux 33 000 « Israélites

d’Algérie » qui dès lors se comportèrent totalement en Français. Crémieux alors ministre de la

justice du gouvernement provisoire était lui-même juif.

 

La singularité d’Israël réside ainsi dans son peuplement qui vient de l’ensemble des pays

européens ou de nature européenne et n’a rien à voir avec les peuples alentours. Israël n’est qu’un

appendice de l’Occident. Israël est une subtilité coloniale dans la mesure où il est né de la

reconnaissance des Nations Unies en 1947. Mais surtout il bénéficie de l’appui incontestable et

puissant des États-Unis et de leurs alliés où le rôle des citoyens de religion juive est primordial.

 

Je suis toutefois amené à faire des comparaisons.

 

Les États latins d’Orient établis à la suite des croisades durèrent approximativement de 1099

à 1211 date de la chute du royaume de Jérusalem, soit un peu plus de cent ans. Mises à part

quelques trêves, ils furent en guerre avec les musulmans qui les environnaient. La population locale se partageait entre la religion chrétienne et l’islam. Cette région fut considérée comme une terre de peuplement et s’organisa selon le modèle féodal. Ce furent surtout les Français qui s’installèrent ils finirent par représenter autour de 140 000 personnes, ce qui éclaire sur l’attachement que la France porte à cette région.

 

La population se rassembla surtout autour de châteaux et de bourgs fortifiés. Mais il y eut

aussi la création de nombreux villages et de fermes, là où les chrétiens originaires de la région se

trouvaient en majorité. Les kibboutz de l’époque...

 

Après la défaite et la fin des États latins d’Orient cette population dans sa grande majorité

demeura sur place, mais dut se soumettre à de nouveaux maîtres.

 

Ailleurs dans un autre siècle mais toujours face à des populations musulmanes, la France a

rassemblé des tribus de l’ancienne Afrique romaine et simultanément poussé des Européens

chrétiens à s’installer dans ce territoire qu’elle allait appeler Algérie. En 1962 1,1 millions Français

durent quitter cette terre qu’ils considéraient comme leur pays. L’Algérie française avait duré 130

ans.

 

L’État d’Israël quant à lui existe depuis 1947, soit depuis 77 ans. Il est à l’instar des États

latins des XIème et XIIème siècle une greffe étrangère dans le paysage tourmenté du Proche-Orient.

Il est l’Occident en Orient.

 

Dans ces cas d’implantation en terre islamisée, la réussite n’aurait été possible que par une

conversion des autochtones à la religion du colonisateur. La France s’y est refusée par respect des usages locaux et laïcité en gestation, et Israël sans doute par un complexe de supériorité et une vision de caste.

 

Dans les trois cas nous aurons eu une tentative de l’Occident de repousser des populations

essentiellement musulmanes ou de tenter de cohabiter avec elles. S’agissant des États latins

d’Orient et de l’Algérie, l’Occident a dû refluer. Je m’interroge sur le sort d’Israël...

 

L’avenir de ce pays est selon moi d’autant plus incertain que la puissance occidentale et

surtout états-unienne, est grandement affaiblie et de plus en plus contestée.

 

Pour l’heure l’imbrication d’Israël dans le monde occidental au sein des domaines déterminants de la vie des États, par les relais que constituent les communautés de religion juive et les Sayanims, garantit l’existence et la sécurité de ce pays. Il est cependant évident que le déclin de

l’Occident et ses défaites probables retentiront fortement sur Israël.

 

Malgré ses succès éclatants d’aujourd’hui dans la lutte contre le terrorisme je m’interroge

donc sur l’avenir de cet État et de sa population. Je suis d’autant plus interrogatif que si nous

pouvons nous féliciter de la destruction des terroristes dont nous, Français, subissons toujours les crimes, il est impossible d’approuver les opérations massives et meurtrières, menées par Israël. Elles ne font que radicaliser les populations contre non seulement Israël, mais aussi contre

l’Occident. Elles justifient les actions terroristes futures. Israël plutôt que de perpétrer ce qui

désormais s’apparente à une vengeance impliquant malgré lui l’Occident, ferait bien d’œuvrer à

maintenir ou établir un dialogue avec ses voisins tout en assurant sa légitime sécurité. En fait s’il nedevient pas un État oriental, Israël n’aura aucun avenir.

 

 

"Les États-Unis ont perdu toutes les guerres; l'Ukraine ne fera pas exception''.

Le 17/09/2024 

 

Le 29/07/2024 - 19h20.

 Je frémis de colère

 

J’avais décidé de prendre un peu de recul après le coup d’État collectif du dernier tour des élections législatives. Il avait associé les internationalistes woke, européistes et bobos indigents de l’esprit, tous suiveurs admiratifs des perversités étatsuniennes financières ou morales, souvent liées dans un mépris de la démocratie et de la Nation. Je désirais, en conséquence, laver mon esprit de la colère et de la nausée que je ressentais et ne plus écrire pendant le temps nécessaire à l’apaisement de mon courroux. Il s’agissait ensuite de réfléchir aux actions à conduire pour mieux combattre ces usurpateurs. La période estivale s’avérait aussi propice à une pause.

Mais il est dit que cette clique qui ne représente plus la France – si tant est qu’elle l’ait jamais représentée -et prétend encore la gouverner, allait aggraver mon mal-être et m’obliger à renoncer à mon programme. Ce collectif dictatorial amoral et inculte, ne m’a pas laissé cette plage temporelle à laquelle j’aspirais. Il a fallu que la perversion qui préside à ses moeurs atteigne les Jeux Olympiques et en ternisse l’honneur qui était fait à Paris et à notre Patrie, de les recevoir, à nouveau, après un siècle. Les responsables de cet affront fait à l’élévation artistique et à l’histoire de notre pays sont ceux qui l’ont avalisé. Un tel évènement, d’ordre universel, aurait dû être un hymne à la France. Il a été bien autre chose.

Comme tout Français véritable ou de coeur, j’ai été scandalisé par ces scènes honteuses que les organisateurs ont voulu présenter sous le signe du progrès sociétal et de l’ouverture au monde. À cet égard je cite un ami très proche, chirurgien cardio-vasculaire d’origine libanaise et très sûrement bien plus français que ceux qui exercent sur nous ce pouvoir dérobé. Sa révolte est au moins égale à la mienne. Je n’ai rien changé à son message dont je partage bien évidemment le fond :

« je me permets de t'adresser un petit texte résumant mon interprétation de la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques 2024 à Paris qui, selon moi, a plutôt viré à une GayPride version JO...

Des drag-queens, des blacks... N'y a-t-il plus de gens normaux qui parlent français pour une telle cérémonie historique?!? Ils souhaitent effacer cette image de la Grande Nation: France conservatrice des valeurs, pays de la haute-couture et de l’élégance et du goût. Certes les shows des drag-queens à Pigalle et autres vont avec le french-cancan mais il y a plein d'autres facettes qui ont été jetées délibérément aux oubliettes. N'y a-t-il plus d'artistes français pour chanter à cette cérémonie (on a eu le droit à Céline Dion et Lady Gaga qui sont respectivement canadienne et américaine, puis à cette espèce de gros lard vulgaire Nakamura, plutôt africaine...). Où sont-ils les Goldman, Sardou, Pagny, Grand corps malade, Vartan, Hoshi, Zazie, Paradis et autres, qu'on aime ou pas (à chacun ses goûts musicaux) mais qui ont fasciné la scène musicale française, la vraie.

Le drapeau européen a été mis en avant tout au long de la cérémonie à la place du drapeau français... ils souhaitent réellement effacer cette identité française au nom d'une globalisation malsaine, d'une Europe esclave des États-Unis. D'ailleurs, est-ce normal de parler anglais à Paris, capitale de la littérature et de la précision linguistique??? En plus, les discours des organisateurs et du président du comité olympique étaient d'une nullité phraséologique absolue.

Puis nous avons eu droit à un concert de rock satanique faisant l'apologie du génocide vendéen, avec la tête décapitée de Marie-Antoinette exposée. Sans oublier une parodie infernale de la dernière cène du Christ avec un individu totalement dénudé. Où est le rapport de ces absurdités avec le thème des jeux olympiques?

Sur fond de musique métallique et flammes pyrotechniques, un ensemble de scènes malsaines, ils ont vanté l'idée « révolutionnaire » de l'Homme nouveau, qu'on appellera bientôt le “Trans nouveau”, un “iel” métissé. Ils ont, une fois pour toute, selon eux, enterré, l'homme hétérosexuel blanc.

Tout est dit. Tout au long de la cérémonie, les messages subliminaux, sataniques pour la plupart (l'idolâtrie du veau d'or...), et un wokisme sans fin se sont suivis. N'importe quelle personne sensée a su interpréter ces derniers en s'attristant sur le sort qu'ils ont préconisé pour la FRANCE, la grande nation de la littérature, de l'art, des sciences et techniques, des droits de l'“Homme”, le vrai.

Que le bon Dieu puisse nous pardonner toutes ces offenses. Fady. »

 

Mes amis africains, en nombre, m’ont fait part de sentiments identiques, avec parmi eux des musulmans. Certains m’ont demandé quand cette mascarade politique cesserait pour pouvoir renouer des relations fraternelles avec la France.

Mais ce qui par dessus tout, m’a le plus heurté, c’est l’amalgame organisé entre le formidable héritage de nos rois, empereurs et républiques qui fait, sans contestation possible, de Paris la plus belle ville du monde, et des scènes d’insulte à l’histoire et des visions de déchéance. En s’appuyant sur notre gloire, il y avait là une tentative honteuse de justification de ces tableaux et d’affirmation d’un rejet autant que d’une prétention à la continuité historique. Cette cérémonie associant cet inestimable théâtre à quelques idées objectivement de qualité, a malheureusement mis en exergue des scènes où l’odieux concourait avec le mauvais goût.

J’ajouterai que l’Église de France est entrée dans ce système, sans véritablement broncher. Bien sûr les évêques ont réagi à ces atteintes à la dignité d’un message divin. Il ne pouvait en être autrement. Cependant leur voix n’a pas porté. L’Église de France aurait-elle renoncé à sa mission, alors que 80% de la population se dit catholique et attaché à cette religion quand bien même est-elle moins pratiquée que jadis? France, fille aînée de l’Église qu’as-tu fait de ton baptême? interrogeait saint Jean-Paul II. La question est plus que jamais d’actualité. Se glissant dans l’environnement olympique, l’Église a même imaginé une action, en soi louable, si ce n’est qu’elle trahissait notre culture, s’alignant sur la soumission linguistique du chef de l’État et des organisateurs, en la dénommant en anglo-saxon « holy games »…Je m’interroge sur la réaction du monde musulman, si un traitement similaire avait été fait à la religion de Mahomet. Nous avons en mémoire l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo, en représailles à des dessins satyriques du Prophète de l’islam. Chez eux le blasphème est sanctionné, mais chez nous, au nom de la laÏcité l’irrespect des croyances est accepté.

Je rappelle avec force que la laïcité n’est pas l’athéisme, mais un partage de responsabilité entre l’État et la seule Église induisant un respect contractuel réciproque.

À l’État l’organisation du pays, à l’Église l’âme des citoyens, (lois de 1907, 1908 et 1924 amendant la loi de 1905) (1).

Qu’est-il advenu de la France phare des nations ? « France, mère des arts, des armes et des lois… », ainsi que l’écrivait Joachim Du Bellay, il y a près de cinq siècles…

Sans doute existe-t-elle toujours, réfugiée dans un peuple muselé.

Heureusement, en contrepoint de cette apologie des pires désordres, j’ai trouvé le réconfort du patriotisme vivant de nos athlètes et de leurs supporteurs.

France,qu’ont-ils fait de ta gloire et de ta grandeur ?

Décidément ma colère ne s’apaisera pas avant un moment.

Réagis mon pays bien aimé !

 

Henri ROURE

 

1) Voir à cet égard mon ouvrage « sauvons notre laïcité! - essai sur la crise musulmane en France » éditions ED2A, avril 2016.

 

 

Communiqué : 8 juillet 2024 - Un triste bordel

De nombreux Français garderont pour longtemps un goût de cendre dans la bouche. Ce deuxième tour des législatives a incendié ce qui restait de la cinquième République en mettant en place une assemblée élue, et donc légale, mais totalement illégitime.
Or le principe de légitimité depuis le général de Gaulle a été un des piliers de la cinquième République où le non-écrit, c’est à dire l’âme du texte constitutionnel, avait autant d’importance que les articles sur lesquels repose le fonctionnement des institutions. 

 

La communion nécessaire entre le pouvoir et le peuple après s’être lentement érodée, n’existe plus désormais.

 

J’apparente ce qui vient de se produire à un coup d’État collectif conduit par une addition de confréries dont le seul point commun est l’intérêt qu’elles ont à ne pas changer les règles d’un jeu dans lequel chacune a trouvé depuis longtemps sa place. Elles relèvent d’un même univers. C'est cet univers de compromissions que les partis qui les représentent essaient de défendre. De l'ultragauche à la droite, ils évoluent dans un même enclos, controlé par des arbitres ou promoteurs étrangers, où chacun essaie de duper l'autre.
Alors, lorsque des "extérieurs" risquent d'imposer un autre jeu - du moins en apparence - tous se réunissent pour conserver des règles auxquelles ils sont habitués et qui leur conviennent si bien. 
C'est évidemment une salade, c'est à dire une juxtaposition de produits qui ne se mélangent pas - ne peuvent pas se mélanger - mais à laquelle il est donné un nom unitaire...
Cette association contre nature a donc fait un coup d’État grâce aux moyens médiatiques d’aujourd’hui.
Il n’a que partiellement réussi puisque notre pays est devenu ingouvernable. Mais ils n’en ont cure, car - et c’est le deuxième point commun à cette addition d’oies, de charognards et de renards - ils espèrent pouvoir bénéficier du chaos pour accéder à la tyrannie et mettre en oeuvre ce qu’ils appellent chacun leur « programme ».
Il me souvient que le principe du chaos est largement appliqué par les États-Unis dans leur politique étrangère pour assurer leur hégémonie sur l’Europe et dans le monde. J’en ai traité dans « Dieu n’a pas béni l’Amérique ». Nous allons donc vivre dans un chaos qui fera dépendre notre pays de l’étranger et d’organisations internationales. Peut-être était-ce là le voeu secret de quelques-uns ?
Il est vraiment étrange qu’un parti arrivé largement en tête aux élections européennes, puis au premier tour des élections législatives, se retrouve au second tour en troisième position avec moins de députés que la Gauche ou le Centre.
Ce nombre de députés est de toute évidence non conforme aux 9 millions d’électeurs ayant voté pour lui (le plus important résultat en nombre de voix de ce deuxième tour) auxquels nous pouvons ajouter près de deux millions de voix dites « divers droite » et « extrême-droite» (selon les appellations du ministère de l’intérieur), soit un ensemble de dix à quinze millions d’électeurs qui lui sont favorables ou non-hostiles. En comparaison l’Union de la gauche a recueilli 7 millions de voix; le parti du président 6,3 millions et Les Républicains 1,5 millions dont il est difficile de savoir leur positionnement.
Il y a de manière indéniable une entourloupe rendue possible par l’endoctrinement médiatique. Je la qualifie sans hésitation de coup d’État.
 
Il fallait un « front républicain pour faire barrage à l’extrême droite ».
Je rappelle que la république n’est qu’une forme de gouvernement qui ne peut en aucun cas être confondue avec la démocratie. 
Les républiques populaires du monde communiste étaient bien autre chose que des démocraties. Il existe sur le continent européen 10 monarchies (auxquelles s’ajoutent le Vatican et l’Andorre, monarchies non-héréditaires) pour la plupart bien plus démocratiques que la République Française.
 
À cet abus de langage, ou plutôt à ce détournement du sens des mots, s’ajoute le simple fait que le Rassemblement National, contre lequel s’est élevé ce prétendu barrage, est un parti légal à l’instar de tous les autres partis déclarés. Il n’a jamais fait l’objet d’interdiction. 
De plus, le nombre de citoyens qui votent en nombre croissant pour lui confirme sa légitimité et le dédouane de tout extrémisme.
Enfin je signalais dans un précédent article (« une dictature menacée? ») que les accusations de ces confréries, visant à rapprocher ce parti des plaies idéologiques d’origine socialiste de la seconde guerre mondiale, cherchaient à faire oublier que les principaux acteurs de la collaboration avec les Allemands sous les ordres du socialiste Pierre Laval étaient ou socialistes ou communistes ou encore syndicalistes révolutionnaires, avec quelques autres venus d’horizons divers.
Au bilan de cette corruption de la démocratie, nous aboutissons à l’incroyable résultat suivant:

Total gauche 193 élus (LFI 75, socialistes 65, Écologistes 33, Communistes 9, divers gauche 11)
Le parti présidentiel 163 députés, LR 68, et pour le RN 123 élus auxquels nous pouvons ajouter 17 LR de Ciotti et 10 divers droite, soit 150 élus.
C’est une évidence nous sommes revenus à un schéma du type IIIème ou IVème République. 
Elles subissaient le régime des partis qui a causé leur disparition. 
Les deux se sont effondrées à la suite de crises qu’elles s’avérèrent incapables de dominer. Leur impuissance, les tripatouillages et les scandales les avaient détruites.
J’en conclus donc que la Vème République, depuis des années blessée et dénaturée par des modifications et des interprétations indues du texte fondamental, vient de mourir.
Les citoyens qui se sont laissé endoctriner par les médias grand-public et des phrases outrancières lancées par des saboteurs, ne sont pas responsables de cette situation.
Les vrais responsables sont ceux qui ont subordonné leur ego à des ambitions nullement françaises. Ils ont mis en oeuvre cette injustifiable atteinte à la démocratie. Servant des intérêts étrangers multiples, ils se comportent comme des collaborateurs de plusieurs maîtres. 
Je suppose que cette attitude vous rappelle quelque chose…
La France dans son destin a été la grande absente de ces élections pourtant destinées à assurer son avenir. La Commission européenne, Washington et quelques autres doivent se réjouir.
Je crains les lendemains pour notre Patrie car le principe de légitimité ayant été bafoué, la démocratie violée, toute action de révolte peut donc apparaître désormais légitime auprès de citoyens cocufiés
                                                                                       Général (2ème section) Henri ROURE
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Une dictature menacée?

 

Le torrent de haine que certains acteurs politiques de l’extrême-Gauche et même de la Gauche classique déversent sur la Droite nationale et ses alliés, m’apparaît bien loin d’une conception démocratique du gouvernement d’une société. L’appui éhonté de l’ensemble des médias grand-public à cette entreprise violente de discrédit d’un mouvement qui, si nous en croyons les sondages, devrait s’assurer un grand nombre de sièges à l’Assemblée Nationale, me choque au plus haut point.

 

Il y a là un incroyable mépris du peuple par ceux qui se prétendaient jadis comme ses meilleurs défenseurs. Le peuple agit en la circonstance, selon les acteurs de cette cabale, de manière non-conforme à la seule norme qui vaille. Sa parole doit donc être considérée comme entachée de bêtise et ne mérite plus aucune considération. Seuls quelques très rares chaînes de télévision et de radio ou écrits, osent courageusement affronter ce matraquage, ces insultes, ces menaces, ces allusions, ces associations subliminales, ces détournements d’information et ces contre-vérités, émis à longueur d’émissions et de pages de journaux. Pire des institutions qui devraient se porter garantes de la vie démocratique, Conseil d’État et Conseil Constitutionnel, apportent leur indigne contribution, à cette avalanche de détestation et à ces menaces d’émeutes et de sabotage. Dévoilant « officiellement » leur subjectivité des syndicats de journalistes, accompagnent ceux d’enseignants, de magistrats et même de diplomates, pour menacer d’une révolte au cas où ce qu’ils appellent « l’extrême Droite » l’emporterait dans ces élections législatives. Ajoutons le soutien de personnalités ayant gouverné, que nous aurions pu croire plus subtiles. Il semblerait que la Gauche dans son ensemble s’érige en propriétaire du Pouvoir et veuille dans un combat qu’elle imagine donc légitime, le défendre par tous les moyens face à des usurpateurs potentiels. Nous trouvons là l’explication de cette association hétéroclite de partis et de personnalités que tout oppose en dehors de cette vision réductrice de l’éventail politique. Comment sinon expliquer la présence dans cette salade, des anti-capitalistes, de fichés « S », des communistes, de condamnés en justice, des socialistes américanisés, des racialistes, des antisémites assumés, d’un ancien président de la République et toutes sortes de gens connus pour leur vie dissolue? leur fond commun est très vague, mais il est tyrannique.

 

Aucun de ces notables ou agitateurs, ne croit pourtant vraiment à l’avènement d’un régime autoritaire de Droite. Je suis persuadé que le fondement de cette incroyable attitude se trouve ailleurs.

 

Tous ces irresponsables savent - à moins d’une incompétence historique effarante et d’un manque ahurissant de culture – que le fascisme, ou le nazisme dont ils accusent leurs adversaires d’être les héritiers, étaient des mouvements de gauche. Pour ce qui concerne la collaboration avec les nazis, ils n’ignorent sûrement pas que Pierre Laval était un socialiste, comme Adrien Marquet, un temps son ministre de l’Intérieur, ou Max Bonnafous, son ministre du Ravitaillement, ou encore Marcel Déat, ministre du Travail et de la Solidarité, par ailleurs un des fondateurs de la LVF, successeur à ce poste de Hubert Lagardelle, syndicaliste révolutionnaire…Ils ont, sans doute pour masquer les vices de leur idéologie, fait tomber un rideau de théâtre sur les communistes Paul Marion, secrétaire d’État à l’information, ou Jacques Doriot le propagandiste de la collaboration avec les Allemands… et quelques autres! Ces personnages frayaient sans difficulté avec des politiques venus d’autres horizons.

 

En fait tous ces enragés d’aujourd’hui, relevant de la dite Gauche, ont réussi le véritable tour de force d’habiller leur adversaire de leurs propres tares. Il est vrai que s’agissant du Rassemblement National, son fondateur a facilité cette désinformation. Il leur ressemblait trop par certains aspects et notamment par ses provocations et sa détestation du général de Gaulle. L’évolution de son ancien parti vers des principes étrangement gaullistes, les a décontenancés…

 

Ce qu’ils craignent est autre chose. La violence de leurs propos est à cet égard le meilleur témoignage de leur appréhension. Ils ont peur de perdre le vrai pouvoir, celui de la référence et de l’influence. Autrement dit, leur rôle phare dans la société française. En résumé, un retour à une forme de morale civilisationnelle et à des principes solides de gouvernance de l’État, les effraie. Leur débraillé, leurs corruptions, leurs compromissions, leur racisme sélectif, leur incompétence, leurs fausses vertus, leur malhonnêteté, mais surtout leur manque de la morale la plus élémentaire…risquent, par contraste,d’être violemment mis en évidence. Ils frémissent devant l’éventualité d’un rappel du décalogue comme fondement de la civilisation occidentale.

 

Depuis des dizaines d’années, la Gauche, par le biais de quelques pseudo intellectuels solidaires et la conquête des vecteurs principaux d’information, a établi son contrôle hégémonique sur la politique, l’économie, le syndicalisme, l’éducation, la culture et la pensée. Les groupements financiers, propriétaires des médias grand-public, y ont trouvé évidemment un intérêt, car le laxisme moral, indubitable drapeau de la réflexion « socialisante », discréditait toute vision nationale et patriotique. La collusion avec un puissant internationalisme humanoïste, contribuait aussi à l’éloignement du peuple, à l’abaissement de la France et des Français. Mais la chose était présentée comme moderne et progressiste. En fait la Gauche, dans toutes ses dérives sociales, se croyait exprimer la normalité. Les dirigeants de la Droite classique, par pusillanimité, s’inclinaient devant cette vérité imaginaire. Ils s’auto-intoxiquaient, s’endoctrinaient et finalement composaient avec les prétentions du monde de gauche.

 

Ainsi la France, depuis l’époque gaullienne, a subi un endoctrinement. Insidieusement la philosophie humaniste des grands penseurs sociaux a été oubliée pour faire place à toutes sortes d’abaissements moraux et sociétaux, justifiés par des discours sans cesse répétés.

 

C’est de cette contestation de son monopole dont le Nouveau Front Populaire a peur. Il a peur de perdre son rôle de censeur de la pensée. C’est cette peur qui fait son unité.

 

À cet égard, je tiens à souligner fortement, que l’intégration européenne selon les souhaits des commis des gouvernements étatsuniens, a permis à cette gauche, sans plus d’appui populaire, de prospérer sur d’invraisemblables idées de communautarisme, de dislocation des frontières et d’accueil de tous les migrants du monde. La dislocation des nations propice au chaos et à la perte de tout repère, n’a pu que favoriser la propagation de ces dérives dont les gens de gauche affirment aujourd’hui être des avancées sociales.

 

Ils ont volé la France à son peuple, il est probable que le peuple veuille reprendre son bien.

 

Henri ROURE

Un dernier mot…

 

Certains me disent qu’ils souhaitent la sortie de la France de l’UE. Ils partagent donc totalement les analyses de ceux qui, portant l’idée du FREXIT, veulent pouvoir engager le fer avec les partisans d’une intégration européenne. Cependant ils vont voter « utile ».

 

Ce type de raisonnement appelle de ma part les remarques suivantes :

 

- Si les sondages n’existaient pas est-ce qu’une telle attitude serait prise?

Non évidemment ! Chacun voterait pour ses idées en espérant un résultat qui leur serait favorable. Cela vaut donc la peine de s’interroger sur le rôle des instituts de sondage et de leur impact sur la démocratie et tout bonnement sur la liberté de conscience. Sans doute faut-il avoir la force de faire abstraction de ces pseudo-enquêtes d’opinion.

Qui plus est, leur honnêteté est sujette à caution. Elles permettent d’écarter du débat les options qui, en l’occurrence, ne respectent pas la doxa européenne.

Je suis persuadé qu’il est indispensable d’avoir la volonté de la page blanche préalable et, d’une certaine manière, ne pas se mentir à soi-même.

 

En fait mes correspondants et amis qui communient à ce sentiment bien étayé qu’il faut sortir la France de l’engrenage européen, mais qui ne voteront pas dans cette direction, trahissent leur propre pensée. Ils s’apprêtent à apporter leurs voix à des listes, qu’ils imaginent proches, mais qui, en réalité, ne partagent pas les mêmes options. Leurs animateurs peuvent laisser entendre des engagements voisins, mais ne tiennent pas à s’y aventurer et ne s’y aventureront pas.

 

Mes correspondants et amis seront inévitablement trahis et déçus.

 

Il faut être honnête avec soi même si l’on veut aujourd’hui ou demain consolider nos forces dans ce combat contre les menaces mortelles qui pèsent sur notre pays. J’ajouterai qu’offrir des voix à l’une ou l’autre de ces listes réputées majeures, ne leur apportera pas grand chose. Elles disposent de leurs militants et de structures qui leur permettent d’avoir la certitude d’obtenir un nombre de représentants important.

 

Quant à mes amis et correspondants qui récusent cette élection et prônent une abstention qui, selon eux, traduirait leur refus de l’Europe, je crois qu’ils se trompent. L’UE est un fait. C’est indubitable. Nul ne peut le nier. Le constat est malheureusement évident, l’existence de cette organisation est devenue un péril imminent pour notre nation. Il s’agit de combattre ce danger de toutes nos forces et ne pas nier l’ennemi.

 

Ne soyez surtout pas déçus ou frustrés par le résultat de cette prochaine élection.

 

Henri ROURE

3ème de la liste Asselineau-FREXIT

 

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Vie et mort d'une Nation ?

Vie ou mort de notre Nation? Voter pour quoi faire ?

 

Aucun des partis sélectionnés par les propriétaires des médias grand public n’aborde la question qui pourtant devrait être le seul thème de ces élections: faut-il rester ou non dans l’Union européenne ?

 

Il est vrai que l’occasion est apparue trop belle pour critiquer et contester le pouvoir en place, chez nous, en France. Aborder cette question existentielle pour notre pays a donc été jugé tacitement trop sensible et vraisemblablement risqué pour le maintien de la hiérarchie actuelle des partis.

 

Or la France subit cette Europe qui avance vers l’absorption de ce qui reste des souverainetés nationales. La volonté de la caste dirigeant actuellement l’Occident est évidente pour qui cherche les causes de nos maux et problèmes. Mais l’interrogation fondamentale est éludée.

Nous nous apprêtons malgré tout à envoyer 81 députés au « parlement européen ».

Beaucoup d’électeurs espèrent que leur vote servira à faire bouger le système et à faire appliquer des idées que ces partis autorisés à s’exprimer exposent dans les médias subordonnés. Quel leurre !

Ils se trompent ! Cette élection ne changera rien dans nos rapports avec l’UE qui continuera à avancer ses tentacules. Elle n’est pas l’objet réel des programmes. En fait tous ces partis font de la politique intérieure…

Ces programmes ne sont constitués que d’accusations, de souhaits ou d’intentions. Ils demeurent irréalistes tant que la France n’a pas brisé ses chaînes. Certains d’ailleurs encensent l’Europe au nom de l’utopie fédéraliste, d’autres émettent simplement des critiques, mais aucun n’ose la mettre en cause et la combattre. Ils craignent la perte de leur statut.

 

Nous savons surtout que le système ne peut être modifié de l’intérieur. La règle de l’unanimité qui voudrait que 27 pays aux intérêts divergents aient la même volonté de changement fondamental des règles, rend la chose évidemment impossible ! La Grèce et la Roumanie ou Malte et quelques autres, doivent leur développement à l’UE. La France, elle, lui doit son appauvrissement, statutaire, moral linguistique, culturel et économique. Ainsi la Commission et les fonctionnaires apatrides et stipendiés continueront leur oeuvre mortifère en conversant en anglo-saxon.

 

Nous savons que l’avenir de notre agriculture ne peut être prévu par le gouvernement français. Le président et son premier ministre peuvent faire de longs discours, ils ne disposent d’aucun moyen pour mettre en oeuvre ce qu’ils promettent. Le sujet de l’immigration et celui de sa dangerosité ne peuvent recevoir le moindre début de traitement puisque Bruxelles et quelques pays considèrent que l’arrivée de travailleurs, indépendamment de leur origine et de leur capacité d’intégration, est une absolue nécessité. L’immense majorité de ces immigrés se trouve en situation régulière…Il est impossible – et ceux qui nous gouvernent et qui aspirent au pouvoir le savent – de ré-industrialiser le pays si nous ne protégeons pas nos frontières. Il est même illusoire d’envisager de lutter contre le trafic de drogue dont les sommes colossales qu’il draine, intéressent le système bancaire et financier détenant le pouvoir washingtonien et bruxellois. Il est impossible d’encourager nos exportations avec une monnaie au taux trop élevé pour nous. Elle est favorable à l’Allemagne, mais sûrement pas à la France. Quant à notre sécurité intérieure elle ne nous appartient plus. Les frontières qui en sont une condition essentielle ayant été effacées et, s’agissant de notre sécurité extérieure, elle est désormais liée à l’ensemble UE-OTAN dont les États-Unis ont fait un instrument au service de leur seule et dangereuse ambition.

En réalité nous sommes prêts à satisfaire les désirs du président actuel, de Mario Draghi et de quelques utopistes et apatrides qui imaginent la fusion des peuples du continent et l’établissement d’un État unique omnipotent.

La question qui devrait être débattue est donc évidente : Voulons nous continuer dans cette voie?

S’il y a un lieu où elle devrait être posée et la réponse criée à tue-tête c’est bien cependant dans cette assemblée !

Si elle n’a pas de réel pouvoir, elle s’avère une plateforme, une caisse de résonance, un haut-parleur. Contester l’UE de l’intérieur est un formidable moyen de développer l’idée du FREXIT.

Croyez-vous que les partis adoubés le feront ? Leurs représentants précédemment élus ne la fréquentaient pas.

Il nous faut reprendre notre indépendance et l’exiger par tous les moyens. Hurler si nécessaire dans ce parlement que les Français ne veulent plus lui envoyer des députés ! Ils veulent rester une Nation libre !

 

Ce pourquoi il faut oeuvrer pour retrouver la maîtrise de notre destin tient à trois combats.

- Il s’agit de sortir de l’euro, monnaie trop forte pour la France mais favorable aux exportations allemandes. Quelle concurrence déloyale !

 

- Il faut simultanément mettre un terme à notre appartenance à l’UE. Cette organisation, non seulement entrave toutes nos libertés, nous soumet à un droit qui ne correspond pas à notre culture ni à nos besoins et intérêts, mais nous coûte des sommes énormes. Elles seraient de toute évidence mieux utilisées par notre État. Ainsi, étant le second contributeur de cette union, nous abondons son budget de 24 milliards, auxquels il faut ajouter 12 milliards versés à l’Ukraine, pays parmi les plus corrompus du monde. En retour nous recevons 17 milliards de subventions. C’est-à-dire que l’UE aura coûté à notre pays 19 milliards d’euros nets. J’ajoute que la France n’est pas maîtresse de l’application des subventions. L’UE dans ce domaine, comme dans tant d’autres, fait ce qu’elle veut quand elle veut et où elle veut…

 

- Il faut aussi sortir de l’OTAN cette organisation militaire agressive qui a transformé les armées des pays membres en unités de supplétifs de l’armée étatsunienne. Elle les fait approuver et participer à la volonté hégémonique de Washington. Elle écrase notre puissance et avec l’UE éteint lentement notre influence dans le monde. Elle nous fait contester là où nous avons encore une présence et des intérêts.

 

En redevenant pleinement souverains nous pourrons, d’une part nous développer comme tous les pays libres de leur destin, ce qui est le cas pour la majorité des 166 pays représentés aux Nations-Unies et n’appartenant pas à l’UE. À titre d’exemple le Royaume-Uni qui a su sortir de ce piège vient de nous dépasser dans la plupart des indicateurs économiques.

Il faut donc voter en ayant à l’esprit cette question vitale. Ne pas le faire c’est approuver le système et se désintéresser du destin de la France. C’est laisser la dérive intégrationniste se poursuivre vers notre disparition.

 

Le destin de chacun est dans le destin de la France.

 

Henri ROURE

3ème sur la liste Asselineau-Frexit


Si vous avez le temps et si vous êtes intéressés, vous pouvez voir le développement de mon analyse sur la plateforme "Géopolitique Profonde"
https://www.youtube.com/watch?v=XXIUpOm9SeM


Si ce que je dis et écris vous convient il est évident que vous pouvez transférer.

 

 

De la démocratie....en France

Du plus profond de moi-même je sens une révolte monter. Je me rassure en sachant qu’elle est légitime puisque je la partage avec beaucoup de mes concitoyens.

Cette élection qui se prépare vise bien évidemment à déterminer le destin de la France. Rien d’autre. Elle devrait donc reposer sur une mise en application, la plus parfaite possible, des principes de la démocratie. C’est-à-dire de l’expression éclairée et déterminante du peuple par le vote.

Vous pouvez le constater à l’écoute ou à la lecture des médias, ce n’est absolument pas le cas.

Nous pouvons crier au scandale, rien n’y fera. Nous demeurons soumis à une propagande dispensée par toutes sortes de vecteurs et de personnes bien positionnées dans ce dispositif qui devrait être d’information. Il n’est en fait qu’un outil puissant de diffusion d’une idéologie. Nous subissons une vaste action d’endoctrinement et de tricherie et un insondable mépris pour les opinions non-tolérées. En un mot, nous sommes confrontés à du sectarisme.

Le dernier exemple en date saute aux yeux, c’est celui du choix de l’adversaire par le pouvoir. A été ainsi imaginé et imposé, un débat entre le premier ministre et le président du Rassemblement National. Ajoutant à ce viol de tous les principes égalitaires, fondements de toute vraie démocratie, le président de la République a proposé un débat à la patronne de fait de ce parti d’opposition.

Cela voudrait-il dire que les sondages, orientés par qui les commande et les paie, valent élection ou au moins sélection des deux mouvements politiques qui seuls mériteraient l’intérêt?

À moins que le pouvoir actuel craigne davantage ceux qu’il veut écarter du débat que le Rassemblement National qui, finalement, aurait évolué au point qu’une alternance ne lui apparaîtrait plus comme une menace pour son idéologie européiste?

C’est évidemment dédaigner les millions d’électeurs, sans doute majoritaires, qui ne pensent ni comme les derniers fidèles du pouvoir, ni comme les partisans du Rassemblement National rallié aux compromissions.

Où donc est la démocratie si les autres attitudes ou engagements politiques ne peuvent accéder à de tels types de mise en valeur? Il est vrai que depuis au moins 2005 et le balayage du référendum hostile aux développements européistes du pouvoir de l’époque – dont l’actuel n’est que le prolongement - , la démocratie est devenue un danger pour la caste qui nous gouverne.

Où est donc la démocratie si les citoyens ne se voient pas proposer équitablement l’ensemble des choix électoraux possibles? Où donc est la démocratie si l’accès aux médias est réservé à une minorité ?

 

Henri ROURE

 

Le Général Henri Roure (2S) sera en 3e position sur la liste ASSELINEAU-UPR-FREXIT

 

 

Ukraine, Chine, Afrique : La France sans voix ? - Le Samedi Politique avec le général Henri Roure

 

Chers parents et amis,

Ci-dessous le lien de mon entretien avec Élise Blaise (directeur de la rédaction - elle préfère le masculin) sur TV Libertés dans le cadre du "Samedi politique". J'y aborde la plupart des grands sujets d'actualité internationale. Si vous regardez cette séquence et si vous l'appréciez, je vous serai reconnaissant d'en diffuser les références sur vos réseaux.

Amitiés/bises

H

Tout absolutisme fini mal !

 

Nul n’ignore que la Vème République se veut en réalité une monarchie à temps, initialement cependant équilibrée et démocratique. Elle demandait des présidents, élus par le peuple, ce même sentiment de devoir envers lui et envers la France qui habitait naturellement nos monarques. Ses premiers présidents se sont investis dans ce principe. Ces chefs de notre État incarnaient la Nation. Mais les trois derniers présidents qui viennent de se succéder, manquant sans doute de l’intelligence historique, moralement vulnérables et alimentant un ego hors de celui pleinement justifié de la Nation, ont accepté, ou suscité, des dérives de la Constitution. Cette Loi fondamentale, pourtant censée organiser l’État et protéger le peuple, a été lentement avilie. Elle a surtout été détournée par toutes sortes de biais vers un pouvoir présidentiel quasi exclusif, libérant des ambitions et des intérêts qui ne sont plus nécessairement ceux du peuple et de la France. Elle n’est plus la norme suprême, dès lors qu’elle a été subordonnée au Droit européen et incorpore toutes sortes d’articles relevant habituellement de nos codes. Les représentants du peuple sont condamnés techniquement au silence. Ces évolutions négatives, sa pratique déviante ou sa mise en oeuvre détournée de son esprit originel, ont gonflé les pouvoirs du Président et bien évidemment aussi ceux d’une organisation internationale envahissante dénommée Union Européenne. Si bien qu’aujourd’hui règne un président absolu pouvant s’affranchir du Parlement et s’appuyer sur des organismes non élus, comités et conseils de toutes sortes, auxquels sont associés des représentants convertis des professions, notamment agricoles, pour – non pas justifier – mais confirmer ses prétentions et désirs personnels. Il approuve de fait ce qui se passe à Bruxelles, alors qu’il lui suffirait d’opposer un veto aux directives de l’UE pour que le monstre rentre dans son antre. Louis XIV était certes un roi absolu, mais il avait une haute idée de la France, ayant été éduqué pour l’incarner. Si ces derniers présidents avaient porté l’amour du pays dans le cœur et gardé sa grandeur comme phare de leur politique, les citoyens n’auraient vu, sans nul doute, que peu à contester et la France aurait conservé sa dimension et son rôle dans le monde.


Les changements profonds imposés au peuple vont dans l’irrationnel de la supranationalité par le pourrissement organisé de nos racines et la condamnation de notre culture et de nos valeurs. Ainsi l’un de ces présidents nous a inféodé volontairement aux États-Unis en ralliant l’OTAN. L’actuel, ambitionnant – paraît-il – un destin continental, parle Anglais à l’étranger et bavarde en Français à n’en plus finir quand il s’agit de tromper le peuple sur ce qu’il pense et qu’il murmure en Anglais à ses partenaires de même allégeance. Entre ces deux présidents nous trouvons celui qui, à un moment, s’est gonflé d’orgueil et s’est senti français, lorsque notre Armée lui a offert le « plus beau jour de sa vie ». Il est pourtant le plus décrié et n’a rien fait pour arrêter ces dérives

Délibérément, donc, le président actuel, élu par le non-vote des Français, partage ce qui n’est plus que la gestion de la France avec la Commission bruxelloise et les grands commis de l’internationalisme occidental. Cette politique lui convient. Elle est bien évidemment définie par l’État profond washingtonien, inspirant le collège davosien, les financiers de la City londonienne, les penseurs de Bilderberg et de la Trilatérale.
Il ne la conteste donc pas dans l’espoir probablement d’en être un jour une éminence, alors qu’il détient le pouvoir qui le lui permettrait. En vérité il en est un des petits maîtres.
Le Droit n’est que le résultat d’un rapport de forces. Quand le rapport de forces change, le Droit change. Il n’est pas une constante ou un ensemble de textes intangibles. Un accord ne convenant plus doit être dénoncé. L’histoire foisonne de renversements d’alliances, de ruptures et de mésententes après des promesses de fidélités éternelles. Tout est question d’intérêt et de volonté…
Le pouvoir étant entre ses mains, il n’y a donc qu’un responsable de l’état actuel de notre pays, du malheur de nos agriculteurs, de nos classes moyennes, de l’affaiblissement de nos Armées, et du délabrement de la structure économique, financière, sécuritaire et sociale du pays.
Cette situation délirante pour un peuple aussi politique que le nôtre ne peut durer. Les dérives internationalistes d’un seul, soutenu par quelques comparses, nous entraînent dans des guerres qui ne sont pas les nôtres, nous impliquent dans un système économique et monétaire qui ne nous correspond pas, nous détruisent en tant que Nation, agressent notre identité, ravagent notre morale chrétienne et malmènent notre peuple.
« Bruxelles » n’existe que parce que « Paris » le veut bien. Autrement dit, l’UE dans ses désolantes aberrations, n’existe que parce que la France, en son gouvernement, le veut bien. Poursuivant le syllogisme, elle n’existe que parce celui qui s’est arrogé un pouvoir absolu, lentement confisqué aux Français dans la suite de ses immédiats prédécesseurs, le veut bien. Ce que n’ont pas osé exiger les « Gilets jaunes » et ce que doivent exiger nos agriculteurs dans leur légitime colère, c’est la fin de l’absolutisme et de la délégation de tout un pan de notre souveraineté à une organisation qui n’importe que parce qu’une ploutocratie française accordée à une ploutocratie étrangère, le veut bien. Mais, ainsi que le disait Einstein, demander à ceux qui ont créé le problème de le régler est le comble de l’imbécilité.

Conclusion ?
Nos compatriotes agriculteurs, qui plus que quiconque savent ce qu’est la France pour être en communion avec la glaise nourricière de la Nation, ne peuvent continuer leur lutte avec un espoir de succès qu’en se tournant contre les véritables responsables du sentiment de déréliction de notre pays. Contre ceux qui préfèrent engager les blindés de la Gendarmerie face à eux, face aux Français plutôt que dans les banlieues sécessionnistes et islamisées ou défendre nos frontières.
Paysans, ils portent bien ce nom. Ils sont la France dans sa diversité de terres et de climats, de métropole et d’outre-mer et la France est avec eux. Leur combat est aussi le nôtre.

Henri ROURE

Bi-nationalité et citoyenneté

Les journalistes, tous médias confondus, ont constaté récemment avec un brin d’admiration pour certains, que 4000 « Français » se battaient dans l’armée israélienne. Je dois avouer que ce chiffre m’a interloqué autant que l’idée implicite d’un appui de la France à Israël que le ton laissait imaginer. Certains commentateurs déduisaient dans la présence de ces jeunes au combat un soutien non-avoué de la France à Israël, ce qui évidemment s’avérait discutable. Dans leurs observations, s’ajoutaient à ces effectifs de plusieurs régiments d’infanterie, des otages «français» aux mains des terroristes du Hamas. Ils déploraient aussi l’assassinat de « Français » lors du massacre du 7 octobre. Ce qui m’est apparu aussitôt, sous le voile des mots, était une réalité à la fois triste et choquante, conséquence du discrédit de notre Droit et du délabrement de notre État.
Ces jeunes garçons et filles sont évidemment des bi-nationaux. Il s’agit en fait d’Israéliens, serviteurs de l’État hébreux, ayant conservé pour des raisons diverses mais surtout d’intérêt personnel, une deuxième nationalité, la nationalité française. La loi les y autorise. Fait bien étrange au demeurant où certains peuvent pleinement servir le pays auquel ils se sentent attachés affectivement et philosophiquement au risque de se faire tuer et profiter des avantages offerts par un autre dont ils détiennent aussi des documents d’identité. Il est sûrement plus aisé de se balader dans certains lieux du monde avec un passeport français plutôt qu’avec un passeport israélien. Mais surtout la France offre des avantages qui n’existent pas ailleurs. Que des Israéliens se battent pour leur patrie est pleinement digne et légitime. Risquer sa vie pour ceux qu’on aime est évidemment un engagement éminemment respectable. Mais nos journalistes et commentateurs occultent sciemment l’aspect très terre-à-terre d’une deuxième nationalité.
Ce système peut faire ainsi cohabiter sous un toit commun, le nôtre, des Marocains, des Algériens, des Syriens, des Maliens… musulmans convaincus, et des Israéliens eux aussi imprégnés de leur religion en hostilité avec celle des premiers. Les choix de chacun éclairant l’une ou l’autre des adhésions religieuses. Curieusement les uns, venus de l’étranger conservent leur nationalité d’origine et bénéficient de notre nationalité, alors que les autres, pourtant totalement français, partent vers une autre nationalité mais prennent soin de conserver la nationalité française.
La bi-nationalité résulte d’une longue tradition commune avec le Royaume-Uni. Elle est désormais suivie par d’autres pays. Toutefois cette règle est loin d’être universelle. L’Allemagne quant à elle demeure très réservée sur le sujet. Certains récusent cette possibilité ou la limitent comme l’Espagne, les Pays-Bas, l’Estonie, la Bosnie, l’Autriche, le Danemark, la Chine, la Norvège, la Belgique, la Bulgarie et bien d’autres États souverains.
L’usage ne posait pas de problème tant que les bi-nationaux, extrêmement minoritaires, connaissaient dans le pays d’origine et le pays d’accueil le même fond religieux et de civilisation. Les Allemands restés en Alsace-Moselle, après la libération de cette terre en 1918, ont pu sans aucune difficulté obtenir la nationalité française tout en conservant la nationalité allemande. Dans le même esprit les Britanniques installés en France peuvent acquérir la nationalité française tout en demeurant sujets dans leur pays d’origine. Le partage d’une civilisation et d’une religion autorise ce double lien.
Aujourd’hui les conditions ont fondamentalement changé. Il ne s’agit plus d’une minorité, mais d’un nombre considérable de personnes revendiquant une double appartenance. Nous aurions ainsi plus de cinq millions de bi-nationaux sur notre sol, essentiellement musulmans. Or ils ne partagent avec les Français de souche, ni le même fond religieux, ni évidemment les mêmes références civilisationnelles. De plus pour leur immense majorité ils ne souhaitent pas adhérer aux valeurs françaises. Il me semble donc irréaliste de nier que la double nationalité s’inscrive aujourd’hui dans les questions plus globales d’immigration et d’assimilation.


Le droit français autorise, en effet, la double nationalité et n’exige pas qu’un étranger devenu français renonce à sa nationalité d’origine. Il est donc possible pour un immigré de cumuler la nationalité française acquise avec une autre nationalité. L’inverse est vrai également. Un citoyen français peut conserver sa nationalité tout en optant pour une nationalité étrangère. C’est la cas de ces combattants israéliens. Il en va de même pour les descendants d’étrangers nés en France qui deviennent automatiquement français à leur majorité, mais peuvent conserver leur nationalité d’origine à cette occasion. La France serait donc attirante pour les uns et insuffisamment séduisante pour d’autres qui la quittent mais avec précaution. Notre pays reçoit des regards contradictoires. Il offre un formidable attrait économique pour certains et subit un déficit d’amour pour d’autres qui lui préfèrent un autre pays.

La nationalité française est ainsi ravalée au niveau basique d’un statut simplement utilitaire. Elle n’est plus pour tous le témoignage orgueilleux d’une appartenance à un peuple fraternel et grand. Elle n’est plus le résultat d’une collective acceptation d’une histoire, d’une langue et d’une vision. C’est une flétrissure qui devient celle de tout notre pays.

Alors que notre Nation doit lutter contre le communautarisme et l’incitation à la désagrégation sociale, le maintien de la possibilité de double nationalité aggrave les risques encourus. La conservation pour des masses d’une règle réservée à l’origine à quelques individus se révèle comme le signe éloquent d’une désinvolture ou d’une indifférence des gouvernements. Nous pouvons y déceler une atteinte à la nature profonde et sacrée de l’appartenance à la Nation. D’une certaine manière il s’agit de la négation de l’absolu national par l’acceptation du partage de ressortissants avec d’autres pays pour la plupart moins établis dans l’histoire. J’y vois aussi cette influence néfaste des partisans d’une Europe-État où les nations s’effaceraient pour laisser la place à un peuple théorique gouverné par des apatrides dévoués à une vision méprisante des hommes mal nés. La nationalité leur importe peu, ou pire les gêne, car ils font leurs dévotions à des organisations internationales dont le coeur cependant bat outre-Atlantique.
Je remarque toutefois que la nationalité ne concerne pas seulement les hommes. Elle définit aussi l’origine de sociétés, d’associations, d’objets, de navires, de productions industrielles, de chevaux de course…
En revanche pour l’Homme la nationalité se trouve intimement liée à la citoyenneté. C’est évidemment là que le bât blesse.
La citoyenneté est un engagement, en cela elle est un idéal. Elle ne se révèle que dans le sentiment d'appartenance à une même communauté. Elle invite à une participation active à la vie publique et politique. Elle doit se concevoir comme un échange entre l’État et le citoyen au travers d’un éventail de Devoirs envers la Nation et de Droits individuels et collectifs, dont le droit de vote, garantis par l’État. Il y a là un rapport intangible…
J’ajoute que la citoyenneté ne s’exprime parfaitement que dans l’amour de la Patrie qui lui donne son sens profond en ajoutant l’idée d’un éventuel sacrifice.
Il est impossible de demander à quelqu’un qui fraie avec un autre État cette entière adhésion à la relation intime entre l’État français et le citoyen.
Je ne peux m’empêcher de faire une comparaison entre la situation que nous vivons et celle que les populations des colonies connaissaient. Depuis le début de la colonisation, la France avait tenté l’assimilation; déjà ! Elle poursuivait une volonté humaniste que certains aujourd’hui tentent honteusement de taire. Elle consistait à offrir les avantages d’un peuple de haute civilisation à des populations simples et exploitées par les potentats locaux. Ainsi, par un senatus consulte du 14 juillet 1865, Napoléon III avait offert la citoyenneté française à tous les autochtones d’Algérie qui la demanderaient. La population indigène, sans doute encore trop fruste, mais surtout très influencée par les cadis, n’en avait pas voulu. Elle voulait continuer à être régie uniquement par le statut personnel coranique. Il est vrai que le rapport préparatoire insistait sur des obligations liées à la citoyenneté française : « Ainsi la religion musulmane autorise la polygamie, la répudiation, le divorce. Il en est de même de la religion juive. Il est bien entendu que l’exercice de tels droits sera interdit à l’indigène devenu citoyen français».

Seuls les juifs accédèrent aux avantages de la nationalité française par le décret Crémieux qui attribua d’office, en 1870, la citoyenneté française aux « Israélites indigènes» d'Algérie, c'est-à-dire aux 35 000 « juifs», du territoire. Ils rejoignirent ainsi leurs coreligionnaires de métropole pleinement français depuis Napoléon. Ils durent cependant abandonner la loi mosaïque. Le choix pour les musulmans est resté possible après 1945. Ce furent les ordonnances du 15 novembre 1958 qui octroyèrent, sans réticence, à tous les habitants d’Algérie, le bénéfice de la nationalité française. Le contexte était favorable. Aujourd’hui les immigrés musulmans acceptent les avantages de la nationalité française, mais veulent vivre sous des règles musulmanes, ce qui n’est pas sans impact sur les Français de souche. Nous en sommes revenus, cette fois sur le territoire anciennement métropolitain, à la difficulté d’approche statutaire entre musulmans et non-musulmans, à l’origine de ce qui s’était appelé le double collège.

Il faut donc impérativement revenir sur cette rupture entre nationalité et citoyenneté. La nationalité française ne peut être obtenue, quand il s’agit d’étrangers ou d’enfants d’étrangers, par le simple fait de naître sur notre sol. Elle est un héritage qui doit être accepté et assumé ou faire l’objet d’une demande étayée, contrôlée et se recevoir par étapes.
Cette question est loin d’être accessoire; je dirais même que la réponse apportée sera déterminante pour l’équilibre, la nature et l’avenir de notre pays dans l’indépendance, la sécurité et la prospérité. Les mesures à prendre sont simples. En priorité, remplacer le Droit du sol par celui du sang. Cette mesure s’impose. Ensuite récuser le principe de la double nationalité qui amènera à exiger un choix pour tous ceux qui bénéficient présentement d’une double nationalité. Les moyens de vérification actuels pourront éviter les tentatives de fraude. Bien sûr, de rares exceptions seront admises pour les originaires des pays partageant avec la France une proximité culturelle et un ensemble de valeurs philosophiques, morales et politiques. Simultanément il deviendra impératif de mettre en oeuvre la déchéance de nationalité pour ceux qui voudraient acquérir une nationalité étrangère ou refuseraient d’abandonner leur autre nationalité. Nous savons déjà que les Marocains et les Israéliens ne peuvent pas juridiquement renoncer à leur nationalité…Cette déchéance devra s’étendre à tous ceux de seule nationalité française qui se montreraient hostiles à notre Nation et s’engageraient dans des entreprises terroristes.
Il est vraisemblable que des conflits d’allégeance se révèleront. Ils seront reçus comme des moyens d’assainir une situation qui perturbe la Nation.
Ce laxisme à l’égard de la nationalité et de la citoyenneté, se situe dans le même registre que l’abolition des frontières, l’abandon de notre souveraineté au profit d’une organisation dirigée par des personnages non-élus. Il s’ajoute à la dislocation de l’Éducation Nationale, au ralliement à la pensée philosophique, militaire, financière et économique étatsunienne, au sabotage de la culture et de la langue françaises, à l’insécurité venue de l’extérieur, au droit de vote et d’éligibilité concédé aux étrangers de l’Union Européenne pour les élections locales … et couronnant le tout à la dépossession du citoyen de son rôle politique par des gouvernants convaincus de leur supériorité sur le peuple.
Cette élégance concédée à quelques uns s’est transformée avec la masse migratoire en une arme redoutable s’ajoutant à la panoplie des mondialistes. Elle participe à la destruction de la démocratie et à l’anéantissement programmé de notre Nation.
Il est grand temps que la France sorte d’une torpeur prélude à sa ruine. De nombreux peuples, subissant les mêmes maux, attendent qu’elle donne l’exemple. Rendons au citoyen français la plénitude de son statut et à la France sa vraie nature !


Henri ROURE

 

 

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La loi du Plus fort

 

Ce qui se passe au Proche-Orient manifeste une fois encore le mépris du clan Judéo-Protestant, washingtonien et israélien, pour la vie de ceux qui ne sont pas des leurs ou refusent de leur être soumis. Ces gens prospèrent sur le chaos.

 

J’admet pleinement que le massacre du 7 octobre méritait une punition à la hauteur de l’abomination. Il me semble, en effet, que le livre de l’Exode impose une sanction égalitaire, si la punition en retour est voulue. Chez nous, après les tueries islamiques, l’État oublie et ne sanctionne pas vraiment, ce que je regrette… La loi du Talion dit bien, Œil pour œil, dent pour dent. Le mot lui-même vient du latin Talis signifiant semblable. Or nous constatons une disproportion de la riposte des Israéliens. Elle atteint une cible élargie à de simples personnes étrangères à cet attentat et très certainement davantage impliquées dans leur survie que dans l’idéologie. Des milliers de Palestiniens, hommes, femmes, enfants, meurent ou sont blessés sous les bombes israélo-étasuniennes. Les Israéliens ne respectent donc pas les principes anciens de leur propre religion.

 

Je pourrais me réjouir de cette guerre en y voyant la recherche d’un abaissement de l’Islam dont nous subissons en France, à la fois l’invasion et la violence inhérente à l’application intégrale de ses textes fondateurs. Après tout le Coran et les textes annexes regorgent d’appels au meurtre des juifs et des chrétiens; mais je porte un regard plus global sur cette affaire. Outre le fait qu’il y ait aussi des chrétiens parmi les tués, ce qui serait suffisant pour me déterminer contre cette méthode de guerre, je vois surtout un risque majeur qui m’amène à considérer cette opération comme criminelle, hypocrite et dangereuse.

 

Israël se dévoile tel qu’il est, en appendice des États-Unis qui se veulent les maîtres de l’Occident, à moins plus sûrement, que l’univers des protestants étatsuniens soit tellement associé à la diaspora juive qu’il y ait une relation intime entre les intérêts des uns et des autres. Les méthodes de bombardement sont d’ailleurs très visiblement dupliquées des raids aériens étatsuniens qui ne font jamais cas des effets collatéraux. Souvenons nous, à cet égard, de Madeleine Albright qui, en 1996, à propos du conflit irakien et la mort de plus de 500 000 enfants à la suite de l’intervention étatsunienne, affirma que : Le prix en valait la peine.

 

Cet ensemble politico-religieux détenant la plupart des médias européens et nord-américains, disposant des relais politiques au plus haut niveau en Europe et du formidable réseau des Sayanims, peut rester indifférent aux conséquences de ses actions ou même les assumer.

Israël nous implique ainsi dans un conflit que nous ne souhaitons pas, car il est lourd de conséquences possibles pour nous. Si les dirigeants des pays musulmans peuvent faire preuve de pragmatisme, tout comme Israël qui n’hésite pas à fleureter avec eux, il en est autrement des peuples. L’Ouma est par nature rigide et solidaire. La population musulmane vivant en France s’inscrit entièrement dans cette collectivité islamique. Elle se positionne du côté des Palestiniens et du Hamas regardé comme une organisation défendant les musulmans. Il est clair que dans cette guerre, l’éradication du Hamas n’est qu’un prétexte pour vider la bande de Gaza de ses habitants et ainsi avancer vers l’objectif de création de ce Grand Israël qui aurait été celui du roi David. Il n’est donc pas irréaliste de s’interroger sur la trop parfaite réussite du raid du groupe terroriste. Après tout la CIA a bien monté le piège ukrainien dans lequel la Russie est tombée et a étonnamment installé un président ukrainien de religion juive.

 

Les Israéliens voudraient apparemment reprendre et achever le combat biblique entre les Hébreux et les Philistins. Mais ni eux ni les Palestiniens ne sont réellement les héritiers de ces deux peuples antiques. Dans cet affrontement nous avons en présence des Occidentaux et des populations arabisées. Il ne s’agit pas d’un affrontement immémorial, mais d’une lutte entre le monde occidental américanisé et un monde dominé par l’Islam. En tout cas c’est ainsi qu’il est perçu par les musulmans. Cependant, nous Français qui relevons de l’Occident vrai, celui que nous avons en très grande partie bâti, ne pouvons accepter cette façon de procéder à laquelle certains voudraient nous associer.

 

Dans les circonstances actuelles Israël agit naturellement en harmonie avec les ambitions étatsuniennes. Dans l’idéologie de la caste dominante à Washington, le désordre permet de mieux soumettre les peuples en suscitant de nouveaux dirigeants, de nouvelles entités ou de nouvelles frontières, comme notamment sur le continent européen. Les États-Unis ont attisé des «révolutions de couleur» dans l’ancienne URSS et fomenté le « printemps arabe » au Proche et Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Ils ont surtout tenté de façonner d’autres pays et de modifier l’ordre mondial au prétexte de la diffusion des principes démocratiques et des « droits de l’homme » et surtout de la supériorité de leur mode de vie, l’american way of life, qu’eux seuls imaginent universel. Leur intervention en Ukraine procédait de cet objectif. Les « modèles de démocratie » se sont effondrés les uns après les autres. Ils ont créé un chaos propice à leur hégémonie et à l’exploitation, à leur profit, des richesses des sols et des sous-sols.

Ne dit-on pas qu’il y aurait des gisements d’hydrocarbures au large de Gaza ?

 

Face à cette menace de déstabilisation les responsables des pays arabisés se taisent. Ils sont certainement satisfaits de l’élimination d’un danger terroriste et se méfient aussi des réactions populaires qui les obligeraient à s’engager. Ils craignent surtout de subir les manœuvres hostiles des deux complices.

 

Cette guerre s’avérait ainsi inévitable, seule la date de son déclenchement ne pouvait être précisée. Dans la suite des conflits en Irak et en Syrie, face à la montée en puissance iranienne, voire turque, elle est logique. Elle prolonge aussi celle menée en Ukraine, dont les conséquences ne sont cependant pas totalement celles qu’envisageaient les États-Unis. Elle aura ressuscité un géant mais abaissé économiquement les principales puissances européennes, dont la plupart sont devenues plus étroitement dépendantes militairement et politiquement de Washington. Elle précède un nouveau chaos en Asie, à propos de Taïwan, face à la Chine.

 

La devise du maréchal de Lattre était « ne pas subir ». Or la France subit.

Ceux qui la dirigent, espérant une vêture supranationale, ne peuvent plus exprimer la voix traditionnellement puissante de notre pays. Engoncés dans l’européisme, ils font ce qui leur est dit de faire quand bien même ils pourraient faire différemment. Un espoir d’un recouvrement d’autonomie pourrait toutefois être perçu dans le refus des trois pays latins, Italie, Espagne et France, d’engager leurs Marines, en mer Rouge, à côté de la Marine étatsunienne, face aux Houthis yéménites associés au Hamas. Il est vrai que ces trois pays méditerranéens se trouvent au contact immédiat des terres et des peuples musulmans. Le danger oblige…Ils ne prendront pas le risque qu’un soutien aussi marqué à Israël les entraîne dans une guerre israélo-étatsunienne qui n’est pas la leur. Plus curieux est le désistement de l’Australie qui bien qu’appartenant à l’univers anglo-saxon, tient sans doute rigueur aux États-Unis de l’avoir grugée dans l’affaire des sous-marins.

 

Il est donc grand temps de se pencher sur les causes de notre abaissement et d’y remédier. Il est urgent de retrouver notre indépendance pour agir et défendre nos intérêts nationaux. Ils ne sont ni ceux des Étatsuniens, ni ceux des Israéliens, ni évidemment ceux de l’Union Européenne.

Henri ROURE

 

 

 

Histoires de prénoms et de noms

Le 06/12/2023.

 

Je constate – il me semble l’avoir déjà écrit – que notre pays est effectivement divisé en communautés.

Cette situation devrait ravir toute cette frange parlementaire et partisane extrémiste, ne représentant pas grand monde dans la vie de la France, mais beaucoup dans les discours et les commentaires des médias.

Bien que très minoritaire et élue par abstention et dégoût populaire, elle se permet de hurler aux décideurs dans les plateaux télé et les tribunes, ce qu’ils doivent dire et faire pour répondre à leur souhait de dislocation de la nation. Ce n’est pourtant pas nécessaire tant se révèle au quotidien un accord sur le fond avec ces personnages au pouvoir, qui servent les intérêts étrangers, de Bruxelles et de Washington.

Cette fracture correspond en réalité au souhait de cet ensemble animé par la perspective de détruire et de transformer notre peuple en le brutalisant ou en l’anesthésiant, afin de lui enlever sa culture, ses usages, sa dimension mondiale et de lui faire parler anglais.

Oui, notre pays est partagé en communautés, en deux communautés. J’écarte le groupe LGBT et consorts, activiste certes, mais marginal et loin de pouvoir prétendre à la qualification de communauté ne répondant pas aux conditions de nombre et de continuité.

L’une la communauté nationale constituée par le peuple français dans sa quasi-totalité avec ses différences constitutives, et l’autre une communauté étrangère immigrée, mahométane et donc incapable, par essence religieuse, de s’assimiler; à l’exception toutefois des personnes ayant le formidable courage d’apostasier pour véritablement devenir françaises par la conversion au christianisme ou à la liberté de penser. Elle est source d’un péril grandissant.


Deux communautés se juxtaposent donc, l’une enracinée mais ouverte et moderne et l’autre aux fondements violents et conquérants, figée sur des règles moyenâgeuses, avec quelques alliés et collaborateurs intéressés, venus de la première.


La cohabitation est devenue impossible, tant les effectifs de la seconde ont grossi et nous mettent désormais dans une situation moyen-orientale. Ce « vivre ensemble » que certains esprits lunaires espèrent, s’avère une gentille utopie dans une affaire guerrière que 1500 ans d’histoire n’ont jamais réglée. N’imaginons pas avec ces doux idéalistes une lente fusion de la seconde communauté dans la première, ce qui s’inscrirait dans les principes fondateurs de notre nation. Elles sont trop dissemblables et s’inscrivent dans des civilisations fondamentalement différentes. Les drames récents ne peuvent que confirmer une animosité montante de la communauté nationale contre la communauté immigrée prétentieuse et invasive, mais soutenue, de fait, par les autorités.


La façon de faire de nos gouvernants et de quelques pseudo-intellectuels en mal de notoriété va inévitablement déboucher sur une catastrophe. La communauté nationale subit une guerre sur son sol.

Jusqu’à présent, peureusement, ou par ordre de l’étranger, les dirigeants refusaient de l’admettre. Ils sont aujourd’hui confrontés aux évidences. Leurs mensonges, la désinformation qu’ils tentent encore de mener, ou leur carence en courage, ne peuvent empêcher la prise de conscience par le peuple français de la gravité de la situation. Elle est bien sûr le résultat de fautes cumulatives ou de traitresses dérives dont les plus marquantes résident dans le maintien des accords de Maastricht, la signature de ceux de Marrakech, dans l’alignement sur les États-Unis d’Amérique, dans la folle règle du regroupement familial et dans l’aide financière et médicale aux immigrés illégaux.

Aujourd’hui le peuple sature et se prépare à réagir.


Quelques événements sont particulièrement révélateurs de la dichotomie entre le peuple et le pouvoir, entre le souhait populaire de retrouver la sérénité et la trouille des irresponsables qui voudraient nous diriger et nous changer. C’est l’affaire des noms et des prénoms.

Il est vrai que multipliant les atrocités, les exaltés de l’Islam finissent par lasser les plus paisibles et conciliants des citoyens. Chaque fois des prénoms et noms appartenant à un univers de civilisation non-chrétienne, signent ces abominations. Des assassinats se succèdent, montrant de nouvelles horreurs. Ils vont de ceux commis par Mehra, en passant par le Bataclan, Charlie Hebdo, l’hyper Cacher, le massacre de Nice, le marché de Noël de Strasbourg, l’égorgement du Père Hamel, du Colonel Beltrame, du professeur Samuel Paty et du professeur Dominique Bernard ou encore l’exécution du chauffeur de bus de Bayonne, et de quelques autres terribles méfaits comme le massacre de Lola ou celui d’une jeune Lilloise, jusqu’à l’assassinat de trop, celui de Thomas dans le village de Crépol.

Les victimes de musulmans féroces s’ajoutent aux victimes sans que le pouvoir ne réagisse autrement que par des discours de matamores, des tentatives de banalisation ou des formules.

La justice est désarçonnée et les forces de sécurité désarmées. Mises en, accusation dès qu’elles agissent conformément à leur mission de protection de notre société, elles ne savent plus quoi faire.

Cependant les gouvernants commencent à s’inquiéter, non pas, étrangement, de la montée de la radicalisation et de la violence islamique, mais de la réaction possible des Français. Étonnant, non?
En effet, lors de l’attaque de Crépol contre de jeunes Français, le gouvernement eut terriblement peur de la vindicte populaire. Bêtement il a cherché à occulter noms et prénoms des tueurs, ne réalisant pas qu’il ajoutait ainsi à la certitude immédiate sur l’origine des assassins, l’image d’un pouvoir craignant les légitimes réactions des Français. Cette crainte se montra vite fondée, car de jeunes patriotes descendirent dans la rue et, sans brûler de poubelles, sans tirer de mortiers d’artifice, sans briser de vitrines pour piller et sans offenser les forces de l’ordre, défilèrent en criant des slogans comme « la France aux Français ! », « Bleu, blanc, rouge ! » « France, réveille-toi ! ».
Quel Français digne de son statut de citoyen pourrait réfuter ces slogans simplement patriotiques ?

Le pouvoir insista alors lourdement : C’est l’ultra droite ! Sous-entendu ils sont dangereux bien davantage que l’islam. Un peu comme s’il était indécent et menaçant pour la paix civile de montrer son attachement à la France de toujours…
Enfin nos dignes autorités ont eu, un instant, le sentiment qu’elles pouvaient dédouaner la communauté islamo-immigrée du dernier attentat, celui commis à Paris sur le pont Bir Hakeim. Le prénom du tueur était Armand. Alors, elles se précipitèrent et cette fois le diffusèrent…Les Français pouvaient aussi commettre des attentats, le monopole des tueries n’était pas détenu par l’Islam. Mais patatras ! Malgré son prénom à consonance chrétienne, il s’agissait bien d’un islamiste iranien dont le nom de famille Rajabpour-Miyandoab, n’a absolument rien d’européen. Alors il fut répété: « c’est un Français, né en France ! ». Le seul hic c’est que s’il détient bien des documents français, il ne l’est pas puisqu’il relève de cette communauté étrangère hostile à notre pays.
Autre chose m’interpelle. Il s’agit de l’excuse psychiatrique. Tous ces assassins sont des fous selon les analystes commissionnés par l’administration d’État. Ils sont donc irresponsables. Ils sont tous musulmans, extrémistes et fous. L’Islam seul produirait donc en nombre des fous dangereux ? La question peut se poser quand nous constatons que les actes de ces criminels sont passés au mieux sous silence, ou approuvés par de nombreux responsables religieux de l’ouma; cette part musulmane de la collectivité humaine où chacun est responsable de la pratique conforme de ses voisins. Si nous abondons dans ce sens, il se confirmerait que l’islam est bien une idéologie religieuse à vocation totalitaire, dangereuse pour les Français et pour l’humanité non-musulmane…

Il est vrai que la Sira et le Coran, que je relis régulièrement, regorgent de fières évocations des crimes commis par Mahomet et ses disciples et d’appels au meurtre contre juifs et chrétiens.

 

Je vais finir par croire que les dirigeants actuels et leurs associés, stipendiés ou bénévoles, sont commissionnés par la caste euro-étatsunienne pour incendier la France. Ce groupe exerçant son protectorat sur notre pays, serait donc responsable avec ses partenaires locaux, de ce qui se produit.

Que va t-il se passer? Je crois que pour des raisons diverses l’Occident dans sa configuration actuelle est en voie d’effondrement. Son immoralité, ses dérives sociales, ses absurdités géopolitiques et son rejet du divin, le condamnent. Les nations souveraines vont devenir le fondement du monde nouveau. Elles s’y préparent dans leur profondeur, mais ce changement ne se réalisera pas sans de sérieux troubles.

 

En France, et probablement dans d’autres pays européens, les communautés étrangères n’auront d’autre choix qu’une conversion leur permettant l’assimilation ou le départ vers des contrées islamiques dont elles sont d’ailleurs originaires. Si guerre il y a, pour accélérer ce mouvement, ce ne sera pas une guerre civile, mais une guerre de civilisations. Nous en connaissons les prémices.


Henri ROURE

 

 

Stratégie. Le général Henri ROURE dans l'émission de Monsieur Alain Juillet

Polarisation du monde : Quelle place pour la France ?

Chers amis

Ci dessous le lien de l'entretien que j'ai eu avec Alain Juillet, sur OpenboxTV, sur des thèmes géopolitiques. 

Si ce document vous convient la référence du site peut être diffusée sur vos réseaux.

Amicalement

HR

Que dire de ces horreurs ?                                               De la continuité islamique

Réflexions de science politique sur l’actualité

Général (2S) Henri ROURE

 

11 octobre 2023

 

Que dire de ces horreurs ? De la continuité islamique

Réflexions de science politique

du Général (2S) Henri Roure

 

Le 11 octobre 2023

 

 

 

Dans le concret de l’actualité et des relations internationales, Israël joue avec le feu. Il se sent assuré de sa force militaire et du soutien indéfectible de la diaspora juive. Elle participe au pouvoir, dans les puissances occidentales, notamment aux États-Unis. L’immense majorité de sa population vient de ces pays riches et se considère pleinement membre de cet Occident tant

décrié aujourd’hui par de nombreux États. En conséquence Israël en expose les suffisances, mais aussi les faiblesses. Il s’agit d’une nation occidentale insérée en Orient.

 

Ne pas avoir vu que le monde musulman cernant l’État hébreux apprenait de ses défaites  militaires est une première faute. Avoir cru que les accords d’Abraham avec quelques États

arabes, ou se disant arabes, auguraient d’une évolution vers l’acceptation totale du pays, était minorer l’impact du renouveau islamique dans les populations.

 

Désormais Israël est confronté très directement à l’opposition multi-séculaire entre le monde judéo-chrétien et l’Islam. Il ne faut jamais sous-estimer l’adversaire ni lui montrer du mépris.

À titre d’exemple de cette confiance en soi dédaigneuse, cette rave-party. Les délires d’une jeunesse favorisée pouvaient s’y exprimer. Son organisation à quelques kilomètres de la frontière

de la bande de Gaza, miséreuse et surpeuplée, n’était rien d’autre pour les ennemis d’Israël, qu’une nième provocation. Un autre exemple de ce dangereux complexe de supériorité d’Israël, se

constate dans son alliance avec l’Azerbaïdjan chiite. Israël y trouve évidemment un intérêt en matière de renseignements face à l’Iran, mais aussi pour son approvisionnement en pétrole. Il

importe 30 % de la production azerbaïdjanaise. Il pourrait évidemment trouver ailleurs de quoi satisfaire ses besoins aussi bien en hydrocarbures qu’en collecte d’informations. Israël s’est

ainsi montré complice d’une agression musulmane contre le peuple catholique arménien qui pourtant, comme lui, participe au même univers judéo-chrétien. Israël se doit de renouer avec

la prudence et se mettre en conformité avec les intérêts globaux du monde auquel il appartient. La vieille guerre entre l’Islam et le judéo-christianisme redevient incandescente.

 

Les événements d’Arménie et d’Israël m’ont donc amené à me pencher à nouveau sur les origines de l’Islam afin de rappeler ce qu’il est. Son intangibilité permet de comprendre ses méfaits dans le monde judéo-chrétien depuis une cinquantaine d’années.

 

Les événements d’Arménie et d’Israël s’inscrivent dans cet affrontement voulu par Mahomet. Jusqu’à ce jour la victoire totale qu’il imaginait ne s’est pas produite...

 

Cette religion née au septième siècle est toujours une menace ouverte contre l’humanité. Je relisais récemment la biographie de Mahomet par Ibn Hicham, et pour la nième fois j’en ai conclu

que ce commerçant chamelier, entouré de tribus animistes, chrétiennes et juives, s’est inspiré, pour bâtir son système religieux, de ce qu’il avait retenu du judaïsme et de son prolongement chrétien, en y ajoutant pour faire bonne mesure une dose de paganisme. Ambitieux, intelligent, ayant la volonté et l’orgueil d’un conquérant et la parole facile, il eut l’idée d’une interprétation

de ce qu’il avait plus ou moins bien retenu de ses rencontres avec les rabbins et les moines. À l’époque, au début du septième siècle, se dire inspiré de Dieu ou mieux, d’être son envoyé, s’avérait la meilleure façon d’être pris au sérieux et d’obtenir l’audience suffisante pour régner sur des populations frustes.

 

À partir de ces notions, il bâtit cette religion qui depuis sa création perturbe gravement le monde. D’emblée il conçut son affaire comme un moyen de prendre le pouvoir sur les tribus arabes et de subjuguer d’autres peuples. Là fut son génie. Pour assouvir son orgueil et sa soif de domination, il fut le premier à imaginer ce qui aujourd’hui se nomme idéologie. Je parle pour l’islam d’idéologie religieuse. Se faire passer pour le messager de Dieu inspiré par Gibril, l’archange Gabriel, ne pouvait que fasciner son entourage et se propager de relais en relais.

 

Du paganisme il a conservé, la Mecque comme lieu-saint, la Kaaba qui était le sanctuaire des divinités et idoles arabes et les sept tours à faire autour d’elle, tout comme le puits de Zamzam où se seraient abreuvés, selon la tradition orientale, Agar, la servante d’Abraham et leur fils Ismaël.

 

Des Juifs et des Chrétiens le Dieu unique, Jérusalem, autre ville sainte, et Abraham le premier croyant en ce même Dieu.

 

À partir du christianisme, il a composé un Jésus prophète, né de la Vierge Marie (citée plus de

trente fois dans le Coran), mais absolument pas fils de Dieu, ni fils de Joseph. À l’évidence pour faire du neuf il fallait éliminer cet aspect qui concluait la Révélation et revenir au Dieu des Juifs

en condamnant l’idée de la Trinité. Il était cependant impossible de nier que Jésus avait vécu, ni sa dimension. Il imagina donc un Jésus, le plus grand des prophètes, ayant eu mission de l’annon-

cer, lui Mahomet. Jésus devait revenir à la fin des temps. Il faut bien reconnaître dans une telle assertion, l’orgueil démesuré du personnage, mais aussi un moyen remarquable de se sacraliser.

 

Pour dominer vraiment il fallait convaincre les tribus païennes arabes et convertir ou soumettre Juifs et Chrétiens. Il commença par sa propre tribu, les Quraych contre lesquels il n’hésita pas à

se battre. Il poursuivit par l’arc et le sabre sa conquête en massacrant païens, juifs et chrétiens. Il mit au point l’idée du Djihad, la guerre sainte, et engagea des expéditions meurtrières contre ses adversaires, les Juifs de Médine, la tribu juive des Banū Quraiza puis contre les Juifs de Khaybar. Ses premiers successeurs, les califes Abou-Bakar et Omar, puis Othman, lancèrent l’islam à la conquête militaire du Proche et du Moyen-Orient. La suite, globalement nous la connaissons. L’Islam se répandit à la vitesse d’une traînée de poudre jusqu’à envahir l’Espagne qui fut occu-

pée et en guerre pendant sept siècles, mais aussi une partie de l’Asie.

L’histoire de l’Islam abonde d’abominables massacres.

 

Le biographe de Mahomet, Ibn Isham - je viens de le relire-rapporte que pour lui, le meurtre politique était considéré à l’instar d’une opération de guerre et s’avérait légitime contre les ennemis de l’Islam. Il est vrai que le comportement de Mahomet, à l’égard de ceux qui le gênaient, était loin de pouvoir s’inscrire dans la morale chrétienne, dans une vision humaniste, ou même de répondre aux 10 commandements auxquels, pourtant, le Coran se réfère. Il a assassiné, fait la guerre et converti par la force. Il a dirigé lui-même 27 opérations militaires et en a ordonné 38

autres. Durant tous ces épisodes guerriers, il n’a sûrement pas prêché l’amour du prochain... Ainsi, ce qui est condamnable dans la civilisation chrétienne, n’apparaît pas particulièrement criminel aux yeux de ceux qui le reconnaissent comme prophète et connaissent sa vie. On est, en effet, bien loin de l’enseignement du Christ ou du Bouddha ou de l’humanisme laïque. Égorger, violer, massacrer par tous les moyens les infidèles, ces actes contribuent à la gloire de Dieu.

 

Mahomet avait bien compris dès le début de son aventure que la seule concurrence véritable pouvait venir des juifs et des chrétiens. En attendant de les convertir, il en fit des dhimmis des tri-

butaires soumis au bon vouloir des musulmans. Quelques versets sont particulièrement éloquents quant à l’attitude de l’Islam à l’égard des chrétiens et des juifs.

 

« O vous qui croyez ! Ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui, parmi vous, les prend pour amis, est des leurs. Dieu ne dirige pas le peuple

injuste (1); « [...] combattez-les (les juifs et les chrétiens) afin que Dieu les châtie par vos mains(2)», « [...] les juifs et les chrétiens et les païens (les infidèles) brûleront dans le feu de la géhenne à

jamais. Ils sont les plus pervers de tous les êtres créés (3)».

 

Et dans les hadiths, censés reprendre les propos de Mahomet, dont sont tirées les règles de comportement du musulman, l’expression est parfois plus terrible :

« Le Prophète a tué́ les hommes de la tribu juive Bani Quraiza (quelques 600 à 800 personnes) et a distribué́ leurs femmes, enfants et propriétés, parmi les musulmans. Tous les autres juifs de

Médine ont été exilés [...] », « [...] vous combattrez les juifs et aurez le dessus sur eux de sorte que la pierre dira : ô musulman ! Voici un juif caché derrière moi...viens le tuer ».

 

Les prédicateurs dans les mosquées, le vendredi, concluent leur prêche en disant « Ô Allah ! Accorde-nous la victoire sur les juifs, qui sont tes ennemis, mais aussi les ennemis de notre

religion ! (les fidèles répondent Amen) O Allah !

Fais périr les mécréants, les polythéistes et les ennemis de l’islam ! (Amen).

Curieusement amen est un terme hébreux, utilisé par les juifs et les chrétiens, signifiant "ainsi soit-il !"

Comment peut-on imaginer que ces mots immuables parce que sacrés, puissent permettre de modifier, génération après génération, le comportement de ceux qui y croient ? N’oublions pas que le Coran aurait été dicté à Mahomet par l’archange Gabriel messager de Dieu...

 

Ce qui vient de se passer en Israël, contraire à toute humanité, n’est que la reproduction de ce qui jalonne l’histoire du monde dans ses rapports avec les musulmans. La férocité est partie intégrante des procédés de conquête islamique. En 1399, le Turco-Mongol Tamerlan, lors de la prise de Delhi, fit massacrer, en une seule journée, 100 000 Hindous.

La conquête de l’Afghanistan, se traduisit par un véritable remplacement de population. Tous

les habitants furent exterminés. Il ne s’agit là que de quelques exemples.

Depuis toujours les musulmans ont cherché à subjuguer le monde chrétien et au-delà, alors que dire s’agissant d’Israël qui s’est établi sur une terre regardée comme musulmane !

Rappelons que le terrorisme a été imaginé comme moyen de soumission des populations par Hassan Ibn al Sabbah le grand-maître de la secte des assassins, réfugié dans sa forteresse

au sommet du piton rocheux d’Alamut dans l’ancienne Perse.

 

Que dire des atrocités commises de nos jours ? Aucun grand pays n’est épargné. Souvenons-nous du Bataclan, de Charlie-Hebdo ou des crimes de Mehra, des attentats de Madrid, de

Londres ou de l’abominable attaque du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Les attentats se sont multipliés, au nom des paroles incohérentes d’un bédouin belliqueux, endeuillant des milliers de familles paisibles.

 

L’humanité s’est ainsi habituée aux massacres perpétrés par les mahométans. Il n’y aura jamais d’équivalent du tribunal de Nuremberg pour juger les imams et les prédicateurs, car l’ancienneté des forfaits qu’ils soutiennent et perpétuent, les a inscrits dans une sorte de coutume historique. Les chrétiens d’Orient ne peuvent que susciter notre admiration. Ils continuent à vivre sous la menace permanente des adeptes les plus fanatiques de cette idéologie religieuse. Ils subissent régulièrement leur haine.

 

Les infortunés Arméniens enfants du premier État chrétien, chassés du Haut-Karabagh par les musulmans azerbaïdjanais, se trouvent bien seuls pour se défendre. Les malheurs portés par

l’islam balisent leur histoire ; des centaines de milliers d’Arméniens exécutés entre 1894 et 1896, par ordre du sultan Abdul-Hamid, en passant par la déportation vers la Syrie organisée par les Jeunes-Turcs, jusqu’aux guerres qu’ils subissent au-jourd’hui.

 

 

Les malheureux Arméniens, s’ils disposent de l’appui de leur diaspora, toutefois bien moins puissante que celle des juifs, ne peuvent compter que sur le soutien incertain de la Russie, dont

ils approuvent l’opération spéciale en Ukraine.

 

Subissant les mêmes menaces et agressions, il est incompréhensible qu’Israël pour des raisons circonstancielles, ait fourni des armes à l’Azerbaïdjan, contrairement à ses intérêts à long terme.

 

Ces événements doivent conduire les Français à se poser la question suivante avec acuité : Que faut-il faire face à ce totalitarisme meurtrier ?

 

Il est urgent de réagir et tout d’abord de considérer l’islam pour ce qu’il est, c’est-à-dire une idéologie portant en elle une barbarie moyenâgeuse. Elle est particulièrement hostile à notre

civilisation. Il faut admettre qu’elle est trompeuse et que le principe de la taquyiya permet au musulman de mentir effrontément.

 

La laïcité est une philosophie appliquée qui lui est incompréhensible.

 

On ne négocie pas avec l’Islam. Soit on le domine, soit il conquiert et profite de nos lâchetés. Ainsi du fait de notre faiblesse,

 

il est aujourd’hui en expansion. Il faudrait être aveugle pour ne pas constater qu’au-delà d’Israël, c’est l’Occident, dans cette rave-party et ailleurs en Israël, qui a été attaqué. Il faudrait être

inconscient pour ne pasreconnaître que l’exode massif provoqué des chrétiens de Haut Karabagh, fait définitivement de cette région une terre musulmane. Il faut être bien naïf, ou manquer du plus élémentaire courage, pour ne pas agir désormais par la force, contre l’invasion islamique de notre pays par le biais d’une immigration massive.

 

Bossuet dans le Panégyrique de Saint Pierre Nolasque di-sait :

 

L’islam ! Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l’empire de Satan dans tout l’univers.

 

Montesquieu, dans l’Esprit des lois, s’exprime sur le même registre :

 

La religion mahométane, qui ne parle que de glaive, agit encore sur les hommes avec cet esprit destructeur qui l’a fondée.

 

Général (2S) Henri ROURE

 

À conseiller ces deux ouvrages sur le sujet 

 

Ouvrages à télécharger au format numérique sur :

 

https://www.decitre.fr/ebooks/nous-gagnerons-cette-guerre-analyse-

des-causes-moyens-et-modalites-dans-l-affrontement-possible-avec-

l-islam-9782376291107_9782376291107_2.html

 

 

https://www.decitre.fr/ebooks/sauvons-notre-laicite-essai-sur-la-

crise-musulmane-en-france-

9782376290872_9782376290872_2.html

 

 

(1) sourate V La Table, verset 56

(2) sourate IX Le repentir, verset 14

(3) sourate 98 Le signe évident, verset 6

 

 

France, Afrique, Russie et les autres

Le 01/08/2023.

Il n’est nul besoin de faire appel à des analystes chevronnés pour constater l’imbécillité de la politique étrangère française et donc de ses dirigeants. Le mot venu du latin se compose du préfixe négatif im, et du nom baculus, « bâton ». L'imbécile est donc celui qui n'a pas d’intelligence pour soutenir sa démarche.
Nous suivons, sans réflexion, ou par soumission volontaire, en Europe en particulier, la politique agressive des États-Unis contre la Russie.


Je ne vais pas, une fois encore, faire l’historique de la prétention hégémonique de Washington, car en dehors des médias propagandistes, LCI, BFM, France-Inter et des chaînes grand-public, elle est maintenant de plus en plus contestée. Je me contenterai de rappeler quelques faits, sans remonter jusqu’à la dislocation de la Yougoslavie où avec nos voisins allemands et britanniques, nous nous sommes crus obligés de bombarder nos fidèles amis serbes. Je rappellerai que les États-Unis, pays du dollar, du communautarisme, de la xénophobie et du mensonge, n’ont cessé depuis 1991 de provoquer la Russie. L’effondrement du régime communiste et du Pacte de Varsovie ne leur suffisait pas, il fallait profiter des circonstances créées par les Russes eux-mêmes, pour disloquer la Russie et établir dans les États fantoches, qui en auraient résulté, un protectorat étatsunien. La Russie d’Europe, humiliée, aurait pu alors s’intégrer à une Europe déjà vassale. D’où, bien sûr, la provocation en Ukraine et les bombardements et massacres de Russes et Russophones dans la Donbass.

Moscou ne pouvait faire autrement qu’intervenir pour protéger les siens. Réflexe naturellement patriotique et action logique contre un pays qui, rappelons-le, doit son indépendance et ses frontières à la Russie.


La France, dans cette hypocrisie montée par les États-Unis, s’est engagée sans en envisager les conséquences. Il est vrai que les trois petits présidents qui se sont succédé sur le trône présidentiel depuis 2007 jusqu’à nos jours, n’ont jamais pris conscience de la réelle dimension de notre pays, ni de ses atouts de puissance. La couronne présidentielle était trop lourde pour eux. Ralliés à l’OTAN, abandonnant notre souveraineté au profit d’une organisation internationale appendice de Washington, ces personnages étaient bien incapables de s’émanciper de la tutelle étatsunienne. (de incapabilis: inapte à jouir d’un droit ou à l’exercer). Personnages hâbleurs mais falots au regard de l’histoire de la France, ils nous ont conduits à la déroute que nous connaissons.


Nous faisons désormais partie de ce groupe d’États minoritaires qui suivent aveuglément les objectifs périmés de Washington. Les États-Unis perdent pied partout. Leur vision géopolitique hégémonique a fini par révolter une majorité de peuples. « L’american way of life » et la «destinée manifeste » apparaissent aujourd’hui comme des outils de mauvaise propagande, voilant à peine une ambition démesurée de domination et un mépris pour les autres.
Dans leur déclin les États-Unis entraînent leurs alliés ou féaux. La France des trois petits présidents, aveuglée sur l’évolution du monde, subit naturellement son alignement sur Washington, son appui à l’Ukraine, pays failli, et son hostilité à la Russie.


Dans ce conflit indirect, mais réel, il est donc parfaitement normal que Moscou cherche les failles de ses adversaires. Ne nous penchons pas sur l’Allemagne qui connaît bien l’Europe de l’Est et saura le moment venu aisément rétablir des relations économiques fructueuses avec la Russie. Berlin et Moscou en sont conscients. Ne nous attardons pas non plus sur le Royaume-Uni, dont l’intimité culturelle et politique avec les États-Unis, rend presque impossible une action hostile contre lui. Elle serait perçue comme une attaque contre les États-Unis.

L’Espagne, l’Italie et les autres pays européens présentent une importance moindre dans cette guerre. Reste donc la France…
Elle est une puissance mondiale affaiblie par son ralliement à l’OTAN et son regard quasi exclusif vers une Europe supranationale. Elle semble ne plus faire grand cas de ses facteurs de puissance, dont ses trois derniers petits présidents, par déficit de patriotisme, récusent l’énorme intérêt. Les Russes, eux, en connaissent l’importance.


La France devenue hostile à la Russie – pourtant longtemps puissance amie – détenant des atouts notoires mais fragiles en Afrique, peut donc y être aisément bousculée. La géopolitique russe, héritière dans ce domaine de la conception soviétique, peut ainsi trouver une application immédiate en récupérant dans son orbite des pays riches de leurs sous-sols et en laissant se développer la menace islamiste contre la France et l’Europe.

Ne nous étonnons pas que la RCA, le Mali et d’autres, se tournent vers Moscou. Pour mémoire, rappelons que notre dissuasion nucléaire et la production de notre énergie électrique, dépendent largement de la mine d’uranium d’Arlit au Niger, territoire par ailleurs aux ressources pétrolières prometteuses. N’oublions pas non plus que le Mali regorge de cet or que les BRICS, et notamment la Russie, recherchent en se débarrassant de leurs dollars, ou encore que la RCA, apparemment pays parmi les plus pauvres, s’avère, en fait, un scandale géologique.

 

Les petits présidents n’ont pas compris que l’Afrique nous était essentielle et que la France n’avait pas d’amis, mais seulement des alliés jaloux et intéressés.

Aucun de ces petits personnages n’avait d’ailleurs réagi quand le Gabon, le Togo, après le Cameroun ont rejoint le Commonwealth…


La France est apparue, fort justement, comme le maillon faible du prétendu « Occident » dans ce conflit ukrainien. Il n’est que le lieu brûlant de cette opposition mondiale entre une organisation du passé et des pays d’avenir.


Il est temps de réagir !

Henri ROURE

 

Émeutes en France

Le 17/07/2023.

Bonjour chers amis,

Mon éditeur a imaginé faire une rediffusion de mes deux derniers ouvrages. Ils sont, c'est vrai, de circonstance. 

Si vous en êtes d'accord, son message pourrait être diffusé sur vos réseaux.

Amicalement

HR

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Bonjour,

Emeutes en France, la réponse sera culturelle ou ne sera pas !

Les ouvrages « Sauvons notre laïcité » et « Nous gagnerons cette guerre » du Général (2S) Henri ROURE répondent à cette actualité.

 

Pour les commander, vous pouvez cliquer sur le lien de l’Éditeur ci-dessous puis sur les icônes « COMMANDER ».

Bonne lecture !

 

https://www.auteurs-aujourd-hui.com/un-%C3%A9crivain-%C3%A0-d%C3%A9couvrir

 

 

 

Et l'islam dans tout ce chaos ?

Le 04/07/2023.

 

Je suis effondré devant la situation actuelle de mon pays et l’incompétence, aggravée de lâcheté et d’allégeance à l’étranger, de ceux qui ont obtenu le droit de nous gouverner. Ils y sont parvenus par la ruse, le mensonge et la désinformation. Cooptés au sein d’une même caste, ils ont, en outre, été aidés, soulignons-le, par la piètre qualité de la plupart de leurs concurrents. Ils ont agi sous la direction très probable d’officines financières et idéologiques d’apparence supranationales, mais toutes d’obédience anglo-saxonne. Notre peuple en endure aujourd’hui les conséquences. Ces ambitieux sans âme risquent d’en pâtir aussi et, un jour, d’être emportés dans une tourmente autrement plus grave que celle que nous connaissons actuellement.

 

Je constate que seule la France est concernée par ces émeutes. Elle n’est pourtant pas le seul pays du continent européen à subir une invasion migratoire. Elle est, dans ce domaine, une fois encore, une exception. Pour être synthétique, elle subit les suites logiques de l’incapacité de ses dirigeants à la fermeté à l’égard de l’UE et à concevoir une politique africaine reposant sur le respect, l’amitié, la détermination, la coopération et la constance. Leur poltronnerie se révèle surtout à l’égard de l’Algérie islamisée dont les jeunes ressortissants mènent cette violente contestation. La guerre d’Algérie se poursuivrait donc, mobilisant les effectifs énormes de 45 000 hommes, policiers et gendarmes, et causant plus de dégâts matériels que les attentats de cette époque où la France s’étendait de Dunkerque à Tamanrasset.

 

Les psychologues donneront toutes sortes d’explications ésotériques sur le mal-être d’une jeunesse afin de continuer à tenter d’aveugler les citoyens sur la vérité d’une guerre qui leur est menée, proposant des solutions aussi fantasmées et inadaptées les unes que les autres. Je n’en démordrai pas : S’intégrer et s’assimiler résultent d’un effort personnel et d’un désir, où l’admiration et l’attachement pour le pays d’accueil sont indispensables.

 

Une fois encore nous ne pouvons que relever les preuves du délabrement de notre État. Jamais sous la Vème République, il n’avait été bafoué de la sorte. Mai 68 n’était qu’un amusement d’enfants gâtés qui enlevaient les pavés, mais ne s’attaquaient pas aux attributs de la nation, ni aux biens. Agitation de Français, cette contestation printanière se situait, somme toute, dans le compréhensible. Aujourd’hui nous sommes confrontés à autre chose.

 

Ce qui se produit dans ces zones arrachées à notre pays, par des bandes structurées, n’est pas la conséquence du seul gouvernement actuel, mais le fruit vénéneux d’une carence morale et d’une idéologie imposée remontant à plusieurs quinquennats. Le peuple français d’origine avec ceux qui se sont pleinement assimilés à lui, subit cette situation sans que rien ne soit fait pour traiter le fond du problème.

 

Que la mort d’un délinquant multirécidiviste, dans des circonstances d’un refus d’obtempérer, bien qu’à préciser, ait entraîné l’incarcération immédiate d’un policier, donc d’un représentant de l’État, est une preuve éloquente du lent suicide du pouvoir régalien.

 

On ne combat pas les idées de nation et de patrie, on n’abolit pas les frontières, on ne soumet pas le Droit à des droits étrangers, on ne laisse pas le contrôle de son économie et de sa monnaie à d’autres, on n’accepte pas la destruction de l’Éducation Nationale, on ne méprise pas la langue française, on ne porte pas atteinte à la dignité humaine, sans que ne se glisse dans le pays toutes sortes de conséquences vicieuses. Elles s’aggravent au fil des ans et finissent par devenir dramatiques.

 

En tentant d’abolir notre indépendance et ce qui fait la riche spécificité de la France, pour une utopique fusion dans une union avec des États voisins, tous soumis par ailleurs aux États-Unis, les gouvernants de ces dernières années l’ont engagée sur la voie du désastre.

 

Aujourd’hui, comme à l’accoutumée lors des précédentes flambées de violence, nos ministres matamores, appellent au respect des « valeurs républicaines », au « retour à l’État de Droit » et affirment que les responsables de cette violence seront découverts, arrêtés et sanctionnés. Ne vous récriez pas si aujourd’hui je parle d’adversaires. Ceux qui saccagent nos villes, sont des gens hostiles à notre peuple. C’est précisément la définition du mot adversaire. Ils ne sont évidemment pas français, quand bien même cet État qu’ils méprisent leur ait accordé notre nationalité et les avantages afférents.

 

Il s’agit de personnes obéissant à l’islam le plus traditionnel, incitées à la haine de la France par des chefs politico-religieux. Aucun d’entre-eux, d’ailleurs n’a appelé solennellement au retour au calme. Il est vrai que cette révolte ne devait surtout pas apparaître d’ordre islamique. Pourtant ces jeunes barbares trouvent leur soutien dans certains pays musulmans, dont l’Algérie. Ce pays failli a osé, par le biais d’un communiqué de presse de son ministère des affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, rappeler le gouvernement français à son devoir de protection envers les ressortissants algériens. Ce document donne une preuve indirecte de la non-appartenance de ces gens à notre communauté nationale. Hélas, comme dans toutes les périodes troubles, certains extrémistes et parlementaires indignes, s’imaginent tirer bénéfice de cette situation. Ces ambitieux prospèrent quand la France va mal. Ils aspirent au grand soir et tentent de flatter les émeutiers en leur trouvant les plus invraisemblables excuses. Pire forfaiture, ils mettent en accusation notre Police. Ils n’imaginent pas que pour l’adversaire, ils ne sont que des idiots utiles recevant le même mépris que les autres Français.

 

Ces émeutiers sont, me dira-t-on, des ados. Réalisons bien qu’ils ne sont que l’écran d’un mouvement de fond regroupant une forte partie de ces individus qui ont refusé de s’intégrer et encore moins de s’assimiler à l’instar des migrations précédentes de chrétiens. Leur nombre ne cesse de croître et le danger d’augmenter avec l’afflux de personnes de même religion que notre soumission aux règles de Schengen nous oblige à accepter sur notre sol.

 

Les mêmes, prompts à trouver des explications circonstancielles, vont se chamailler sur des solutions qui toutes auront l’efficacité d’un cautère sur une jambe de bois. Dire la vérité demanderait trop de courage et ferait sortir des habitudes lénifiantes du ronron politique. La montée en puissance de cette guerre que l’islam politique, une fois encore, a engagée contre nous, sera occultée. Nous reviendrons à des débats sur le réchauffement climatique anthropique, la pollution des océans, les énergies alternatives, le soutien à l’Ukraine, les départs en vacances, les résultats sportifs et…l’aide aux malheureux migrants !

Parfois, le plus discrètement possible, sauf au cas rarissime ou un Français d’origine serait impliqué, les médias évoqueront très brièvement un viol, l’agression d’un conducteur de bus ou de ses passagers, une saisie de drogue et des combats aux armes de guerre entre trafiquants.

 

Pendant ce temps les Français d’origine et assimilés continueront à subir sans se révolter les attaques des églises que ces mêmes médias chercheront à dissimuler, les assassinats ou molestations de prêtres, les insultes racistes, les provocations des jeunes musulmans, les crachats sur les femmes aux robes trop aériennes à leur goût, l’insécurité dans les transports en commun et dans les banlieues, les vols et dégradations de biens publics et les dénis de justice quand un musulman sera en cause.

 

Quel peut être l’état d’esprit de nos compatriotes qui endurent les violences de ces sauvages ou les constatent ?

 

Inévitablement ils font la comparaison entre l’attitude de l’État à leur égard et sa lâcheté face aux malversations de ces ressortissants de la religion mahométane.

 

Eux subissent son autorité, souvent impérative, qui leur impose la retraite à 64 ans ou ignore les revendications des « Gilets jaunes ». Ils se heurtent à l’inflation et réduisent leur consommation pour continuer à nourrir leur famille décemment. Ils font face aux licenciements avec dignité. Ils acceptent avec discipline des contraintes sanitaires que de plus en plus d’éminents spécialistes jugent aujourd’hui injustifiées. Ils s’adaptent, en râlant à peine, à la dislocation du Service Public que l’introduction d’obligations capitalistes de rentabilité a générée. Ils s’acquittent d’amendes pour un léger excès de vitesse. Ils paient, pour la plupart, des impôts.

Mais ils voient avec rage que leur argent sert à soutenir des ONG favorisant l’invasion migratoire ou à payer des retraites aux centenaires algériens.

Ils se désolent de voir cet État accepter d’être volé au travers de sa Sécurité Sociale par ceux qui sont majoritairement à l’origine de l’insécurité.

Ils constatent avec désespoir les écoles ne plus instruire leurs enfants, mais les endoctriner; en réalité, se disloquer sous l’action d’élèves étrangers récusant la culture française et, il faut bien le dire, d’enseignants ultra-gauchistes.

Ils se sentent sans protection de l’État face à la drogue, cette arme redoutable qui circule, enrichissant, là aussi, des malfrats des banlieues émeutières et corrompant les plus fragiles des enfants du pays… Ils endurent, ils endurent, ils endurent !

 

L’adversaire lui, prospère sur ce délabrement à la fois moral, politique et structurel. Il sait qu’il peut de plus en plus imposer ses coutumes et usages tout en profitant des avantages offerts par la France. Il manifeste son unité et sa force en rejetant tout ce qui s’avère trop français; exigeant de la nourriture halal, pratiquant ostensiblement le ramadan, ouvrant des écoles islamiques et des mosquées ou en voilant ses femmes.

 

Il est vrai que la confrontation entre les références religieuses, culturelles et, au bout du compte civilisationnelles, ne milite pas en faveur de la France d’aujourd’hui.

 

Appartenant toujours, de fait, à un monde où l’individu doit se fondre dans le groupe et où l’État se réfère obligatoirement à l’islam, comment un jeune musulman, excité par ses aînés, peut-il accepter de se soumettre à un État qui n’applique pas la charia et prouve, au quotidien, sa peur des migrants et de l’islam ? Ou se tait devant les haineuses provocations algériennes  ? Cet État qui tente de brandir l’étendard d’une laïcité dont les gouvernants n’ont pas lu les lois fondatrices et qui ignorent donc que ce partage de responsabilités entre l’État et les Églises, ne peut pas s’appliquer à l’islam.

 

Comment, affilié à un dogme rigoureux et hostile aux chrétiens et aux juifs, l’adversaire peut-il éprouver le moindre respect pour un pays qui s’aligne sur tous les dévoiements étatsuniens ? Comment peut-il avoir le moindre égard pour lui qui évolue en contradiction avec l’idée de nation sur laquelle il s’est bâti ?

L’adversaire a relevé que l’État a fini par s’incliner devant le communautarisme.

Par voie de conséquence, la communauté islamique dont nous savons par expérience historique qu’elle ne fera aucun effort pour s’intégrer, peut aisément prospérer et lancer ses tentacules.

L’adversaire considère avoir en face de lui un peuple faible qui ne pratique plus sa religion. Il peut donc le soumettre.

 

Croyez-vous que les mariages homosexuels, les gay-prides, la valorisation des LGBTQIA+, ne soient pas regardés, non seulement par les musulmans dans le monde, mais aussi par tous les peuples encore en conformité avec leurs usages immémoriaux, comme l’avilissement des manières de vivre et un signe évident de décadence ?

Il suffit de lire le compte-rendu de la tentative d’explication en Afrique de l’ambassadeur pour le droit des personnes LGBT+, (il fallait avoir l’esprit bien tordu en imaginant une telle fonction !) pour ouvrir les yeux sur le sentiment méprisant que le monde autre « qu’occidental » porte sur l’évolution des moeurs.

Ces jeunes représentants de l’islam se considèrent aussi, probablement de manière confuse encore, à moins que certains ne le leur soufflent, comme les corps-francs de ce mouvement de fond qui, de l’Asie à l’Afrique en passant par le Moyen-Orient et l’Amérique latine, a décidé de secouer le joug des États-Unis et de leurs alliés européens. Ils voient leurs difficultés à poursuivre leur hégémonie. Ils n’ignorent pas que l’Arabie saoudite et l’Iran, et pourquoi pas l’Algérie et d’autres, demandent à adhérer aux BRICS. Leurs aînés leur racontent que l’OCS porte des coups rudes à ce qui s’est auto-proclamé « Occident » et que la Russie, avec des alliés musulmans, est sur le point de vaincre l’OTAN où la France s’est embringuée…

 

Que va t-il se passer ?

 

Les émeutes vont cesser au grand soulagement du gouvernement qui va passer à autre chose. La Police et la Gendarmerie recevront des directives nouvelles où il leur sera enjoint de faire preuve de la plus grande modération avec les musulmans. Ils ne seront pas qualifiés ainsi. Ils seront dénommés « jeunes des banlieues », mais c’est bien d’eux dont il s’agira.

Quelques mesures seront prises pour les zones de non-droit, aussi peu efficaces que toutes celles que l’État a accumulées.

La justice sous toutes sortes de prétextes sera encore plus clémente avec eux.

Mais la haine demeurera et le fossé s’approfondira avec les Français dont le dédain pour le politique se sera aggravé.

Les musulmans, assurés de leur force, vont multiplier les atteintes à la loi de notre pays. Ils seront renforcés par le flot des migrants que la France, pas davantage que ses voisins, n’a la possibilité d’absorber. Une telle situation ne pourra durer.

J’en viens à confirmer ce que j’ai écrit il y a de cela quelque temps (1). À la suite d’une agression contre un citoyen par des musulmans, d’un simple incident, la colère des Français éclatera. Elle montera de manière exponentielle. Ce peuple pacifique et altruiste ne peut longtemps supporter les ingérences et les atteintes à sa nature et à sa liberté. Il engagera une guerre contre l’envahisseur qui ne sera pas une guerre civile puisqu’elle aura pour objectif de combattre un ennemi étranger. La violence ne sera plus d’un seul côté.

Dans le même ouvrage je signalais que les Français de souche disposaient selon Patrice Bouveret, directeur de l’Observatoire des armements, centre français indépendant d’expertise et de documentation, situé à Lyon, de près de 20 millions d'armes. De son côté, Small Arms Survey, une enquête sur les armes de poing dans le monde, menée par l'Institut des hautes études internationales et du développement de Genève, avance également un chiffre compris entre 18 et 20 millions d'armes à feu.

D'après ce classement, la France arrive en septième position dans le monde quant au nombre d'armes rapporté à la population. C'est ce même classement qui place la France au 2e rang des pays les plus armés de l’UE. 32% des Français de souche, posséderaient une arme à feu, soit un Français sur trois. Bien sûr les munitions vont avec !

Alors il faut s’attendre à un vrai conflit, d’autant plus qu’une fois le feu allumé les trafics n’auront aucun mal à s’établir pour alimenter la guerre.

 

PS : Je dois dire que fils et très proche d’officiers de Tirailleurs algériens et marocains, et parent ou ami de personnes majoritairement liées à l’Afrique du Nord, j’ai écrit ces lignes avec amertume et beaucoup de peine, mais elles s’inscrivent dans mon combat pour le retour à une France grande, digne et respectée.

 

Henri ROURE

 

1 Henri ROURE: Nous gagnerons cette guerre! (analyse des causes, moyens, et modalités dans l’affrontement possible avec l’islam) Ed2A, novembre 2019; 148 pages

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Et l'Islam dans tout ce chaos_04 07 2023
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La Poutine comédie ?

Le 25/06/2023.

 

Je ne suis pas un expert du Centre-Europe comme certains de mes camarades qui fréquentent les plateaux télé après avoir longuement réfléchi sur la Guerre Froide et le désert des Tartares.

Au cours de ma vie professionnelle, j’ai été davantage attiré par la stratégie indirecte de l’ennemi conventionnel que par le risque d’affrontement massif avec l’URSS. J’ai davantage marché sur la latérite africaine que chenillé en direction de Fulda. Aussi c’est avec beaucoup d’humilité que je m’aventure à donner mon avis sur ce qui vient de se passer en Russie.

J’ajoute cependant que la culture générale étant, comme chacun sait, la science du commandement et donc du chef qu’il m’est arrivé d’être, j’ai l’audace de me promener intellectuellement dans des paysages que je n’ai pas connus antérieurement, mais qui occupent tellement le devant de la scène géopolitique qu’ils me sont devenus familiers. Mon expérience - j’en ai une aussi - me permet de porter un regard sur les peuples, les responsables et les chefs. Ce qui selon moi n’est pas inutile.

Cette humilité s’appuyant sur la reconnaissance de mon manque d’expertise, va jusqu’à n’émettre, en fait, que des questions. Elles sont celles lancées de haut; de Sirius...

 

Je m’interroge donc sur cette milice de 20 000 hommes qui aurait imaginé faire trembler une Armée de plusieurs centaines de milliers de combattants, au moins aussi expérimentée qu’elle, et d’une garde présidentielle de quelques 150 000 hommes. Je veux bien que la fortune ait l’habitude de sourire aux audacieux, mais quand même, « fallait oser » !

Je note que cette aventure dans un contexte de guerre, n’a pas fait entendre le moindre coup de feu et que les troupes du président Poutine se sont contentées de mettre des camions en travers des routes et de creuser quelques tranchées, sans qu’aucune unité de protection n’ait été chargée de valoriser ces obstacles. Il me semble avoir appris à le faire à l’époque où j’étais lieutenant parachutiste. Mais les temps et les moeurs militaires ont peut-être modifié ces principes… Je crois aussi savoir que la plupart des véhicules de combat peuvent se dispenser de rouler sur les routes. Au moins de temps en temps. Non ?

Un raid de 400 kilomètres, ce n’est pas rien. Mais Bon Dieu qu’a fait l’aviation? Il me revient le souvenir d’un raid motorisé du Polisario en direction de Nouakchott que nos jaguar avaient arrêté en quelques passes. Même type d’action de mes camarades aviateurs au Tchad…

L’affaire a été rapidement traitée et le chef d’orchestre et ses musiciens ont replié leur partition.

Je continue à m’étonner.

 

Je constate que le Président Poutine est resté en dehors de cette aventure. Il a laissé opérer le président biélorusse Porochenko. Curieuse façon de faire où la Sainte-Russie donne tous pouvoirs de négociation dans une affaire interne à quelqu’un, soi-disant étranger. Il est probable, qu’il s’agissait de rappeler à l’OTAN l’intimité entre Russie et Biélorussie, mais aussi de témoigner de l’unité de la classe politique russe et de la solidité des armées.

Mais était-ce vraiment une négociation ?

 

Si le président Poutine s’était impliqué il aurait donné de l’importance à un incident qui devait être traité dans une juste mesure. S’il a été effectivement le fruit d’une conception d’état-major, il aurait pu avoir pour but de mettre en évidence un personnage violent et dangereux ou présenté comme tel.

Nous pouvons également nous étonner de l’apparente surprise qui aurait entouré cette révolte. Il me semble me souvenir que le président russe est un ancien des services secrets et que l’État russe demeure sous contrôle. Il est peu vraisemblable que les intentions de Prigogine n’aient pas été connues, s’il a mené cette affaire de sa propre initiative.

 

Le message pourrait donc être le suivant : "Regardez le type de personnage violent qui pourrait accéder au pouvoir à Moscou, vous risqueriez alors une catastrophe. Je suis- contrairement à ce que vous dites, un homme responsable. Alors avançons vers une solution négociée selon mes voeux ».

Le message s’adresserait donc à Washington où certains imaginent un coup d’État en Russie et le partage du pays en plusieurs entités indépendantes, mais sous l’autorité des États-Unis.

D’une autre manière c’est l’unité et la solidité de la Russie qui auront été mise en évidence.

Nul à Moscou ne s’est inquiété de cette petite saute d’humeur.

 

Ce simple message ne peut être suffisant pour éclairer l’action de Prigogine. Il me semble difficile pour Moscou de se priver des mercenaires de Wagner. Poutine en a besoin sur le théâtre ukrainien dans les zones les plus difficiles, mais surtout, selon moi, à l’extérieur, notamment en Afrique, où l’État russe ne souhaite pas apparaître en tant que tel. La société militaire Wagner est une entreprise « commerciale » qui pille les pays qui ont fait appel à elle, tout en les liant à la Russie. Si Prigogine s’est lancé dans cette contestation de sa propre initiative il se serait agi de défendre un outil de travail qui aurait subi quelques dommages récemment. Son but n’aurait pas été de renverser Poutine. En quelque sorte une action syndicale…en pleine guerre ?

 

Les Russes, nous le savons, sont de remarquables joueurs d’échecs. Ils ont véritablement conçu, avec le général Svetchine, l’art opératif qui se situe entre la stratégie et la tactique. Il vise la surprise dans l’attaque aussi bien dans sa direction que dans le choix du moment ou bien à attendre l'effondrement de l'ennemi en le mystifiant sur ses propres objectifs et situation.

Faire croire à une faiblesse dans la direction de la guerre pourrait être un moyen de « décevoir » l’ennemi et de mener une opération lourde.

 

Enfin je constate que les pays de l’OTAN demeurent prudents dans leur appréciation de la situation. Il est vrai que les généraux ukrainiens ont été formés à l’identique des généraux russes et que leur avis peut, pour une fois, avoir compté !

 

J’attendrai patiemment les réponses à mes interrogations.

 

Henri ROURE

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Quelques interrogations autour du G7 d'Hiroshima

La réunion annuelle du G7 se sera donc tenue en Asie, au Japon, à proximité de la Chine. Regroupement orgueilleux de 7 pays riches, mais en terrible perte de dimension, il aura affiché, bien plus que les années précédentes, l’entêtement des États-Unis et de la plupart de leurs commensaux, à vouloir démontrer au monde entier leur supériorité et une vision du monde qui se voudrait humaniste. Mais des failles risquent sous peu de s’élargir, rendant les relations internationales plus incertaines. La guerre en Ukraine aura donné l’apparence d’une relative unité des pays européens derrière les États-Unis. Mais elle a surtout mis en évidence les limites de la puissance militaire étatsunienne et une fois encore la prétention de Washington à diriger sans partage les affaires du monde. Les mensonges des États-Unis et leur faiblesse dévoilés, vont les obliger à rassembler, au delà de leurs alliés otaniens, dans un nouvel affrontement, cette fois avec la Chine et ses amis. Le G7 de ce mois de mai 2023, avait donc surtout pour but de tester la fiabilité des partenaires possibles des États-Unis. Pour cette raison ce G7 aura été centré sur les sanctions contre la Russie et la coercition économique de la Chine. Pour enrober ce double objectif il aura appelé accessoirement, le monde à des principes qualifiés d’humanistes et de démocratiques. Mais ces références dévoyées heurtent parfois les fondements d’autres civilisations et s’avèrent alors comme de forts motifs de rejet. Le G7 ne s’en soucie guère, demeurant dans la logique prétentieuse, pourtant de plus en plus contestée, de l’ambition universaliste de son modèle social et économique, considéré comme supérieur à tout autre. D’ailleurs les mouvements altermondialistes accusent le G7 de vouloir « diriger le monde » en unissant des pays parmi les principales grandes puissances économiques, afin d'augmenter leur pouvoir commun sur les marchés mondiaux. Soulignons cependant que les pays d’Asie, hors Japon, représentent maintenant 75 % de la population mondiale, alors que l’Occident n’en représente plus que 12 %. Ajoutons qu’en 2022, la Chine produisait 22% du PIB mondial, alors que les États-Unis avaient chuté à 15% et que l’Inde avait progressé à 7%…
De fait, ledit Occident n’est plus vraiment maître du jeu. Pourtant…

Les questions à la mode auront été abordées à Hiroshima; du réchauffement climatique à l’Intelligence artificielle, ou de la lutte contre les pandémies aux droits de l’homme et notamment ceux des LGBT, ou encore aux migrations. En réalité, le véritable objectif de cette réunion a bien été d’exprimer une opposition à la Russie et aux ambitions croissantes de Pékin.
Les pays membres du G7 sont en fait, intimes, interdépendants, impliqués dans des relations tacites et souvent troubles remontant du passé, tous à une exception près: la France. Il n’est donc pas surprenant que le G7, un moment devenu G8 en incluant la Russie pour des raisons d’approches politiques, ait finalement saisi le prétexte de la récupération, par Moscou, de la Crimée, pour rejeter ce partenaire gênant par son indépendance. Quant à la France, il est plus aisé de la malmener de l’intérieur des cénacles dirigés par les États-Unis, en laminant, avec l’aide de quelques-uns de ses principaux dirigeants, son souhait naturel à promouvoir son particularisme et le désir de souveraineté de son peuple.

En premier lieu, je voudrais faire quelques remarques sur le pays d’accueil.
Les Japonais, peuple de très haute civilisation, ont précisément adressé aux participants un message fort – mais probablement sans suite – en organisant cette rencontre à Hiroshima et en amenant le président Joe Biden à s’incliner devant la stèle commémorative de l’anéantissement de la ville, le 6 août 1945, par la bombe atomique étatsunienne. Cette action fit entre 140 000 et 250 000 morts civils tués instantanément, auxquels allaient s’ajouter les décès par suite d’irradiation.
Crime contre l’humanité? Bien sûr que non! Les juges, ceux qui décident de cette qualification, étant aussi les acteurs. Il n’y a pas eu davantage de crime contre l’humanité dans les bombardements de la Serbie, de l’Irak ou de la Syrie. Le général Mac Arthur, le proconsul étatsunien, fit tout, dès le japon occupé, pour absoudre l’empereur des crimes de guerre dans lesquels il avait été impliqué, notamment en Mandchourie, en Corée, en Birmanie ou en Indochine. Ce fut un échange de bons procédés. Certains, soumis depuis des décennies à l’endoctrinement washingtonien, pourraient s’élever contre cette seule interrogation arguant de l’idée qu’un tel bombardement avait abrégé la guerre et évité bien plus de morts qu’il n’en avait causé. Vraiment?
Toujours un peu d’histoire. Elle est nécessaire pour comprendre le présent et préparer le futur. En juillet 1945 l’empereur du Japon, Hiro Hito, avait mandaté son fils pour offrir une reddition totale, avec comme seules réserves le maintien des structures traditionnelles du pays. Les Étatsuniens, surpris, firent traîner les discussions. Un tel achèvement du conflit n’entrait pas dans leurs vues. Les quelques et modestes demandes japonaises furent considérées comme un rejet de l’ultimatum lancé par les alliés lors de la conférence de Postdam. L’état-major étatsunien savait que l’armée ennemie était épuisée. 90% de la flotte et 90% de l’aviation étaient détruits. L’industrie de guerre était totalement anéantie. De plus l’URSS s’était engagée à Yalta, à entrer en guerre contre le Japon trois mois après la capitulation de l’Allemagne. Effectivement l’Armée Rouge bascula du front européen et, dès le 8 août envahit la Mandchourie occupée par les forces japonaises. Mais pour le président Truman et son administration il fallait, d’une part, une victoire rapide pour éviter de la partager avec quiconque et, d’autre part, il fallait surtout faire usage de l’arme atomique, préparée en grand secret avec l’aide déterminante de scientifiques allemands réfugiés. L’emploi du feu nucléaire devait aux yeux du monde, et notamment de l’URSS, assurer de manière incontestable la prééminence absolue des États-Unis au plan militaire. Bien évidemment ces arguments, bien réels, ne pouvaient être avancés, aussi les Étatsuniens développèrent-ils l’idée que les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki des 6 et 9 aoûts 1945, avaient permis d’épargner la vie de plusieurs centaines de milliers de soldats. Argument grandement fallacieux, quand on sait que dans la situation d’effondrement du Japon, les pertes, selon les analystes militaires objectifs, se seraient situées dans une fourchette de 20 000 à 30 000 hommes et, qu’en tout état de cause, le Japon aurait très vite capitulé. Peu importait ce qu’allait être le bilan du feu nucléaire!
Le Japon se souvient et ayant été absout, occulte ses propres crimes, mais rappelle ceux de l’ancien ennemi. Dans le futur affrontement entre les États-Unis et la Chine, que fera le Japon, membre du G7 et courtisé par Washington dans le cadre des QUAD et des accords de coopération? La subtilité asiatique l’emportera peut-être sur le mensonge anglo-saxon. Il faut en effet se souvenir que l’île d’Okinawa, au sud du Japon, est occupée par les forces étatsuniennes, mais que l'archipel Sakishima, composé de quatre îles et trois rochers inhabités, est revendiqué aussi bien par Pékin que par Taipeh. Les Chinois ont en mémoire les humiliantes guerres sino-nippones et la participation du Japon aux guerres sino-occidentales ayant abouti aux « traités inégaux ». Il faut noter un autre contentieux, cette fois avec la Russie, au nord, concernant les îles Kouriles, annexées par les forces soviétiques lors de leur invasion de la Mandchourie. S’ajoute pour Moscou, le souvenir de la désastreuse guerre russo-japonaise de 1904-1905, qui aboutit à l’attribution de la moitié Sud de l'île de Sakhaline au Japon. Le Japon qui réarme, a t-il intérêt à continuer à se montrer l’allié fidèle des États-Unis, alors que tout autour de lui, les pays d’Asie se rallient progressivement à l’OCS et que cette participation à un conflit contre les deux grandes puissances qui ont en mémoire les méfaits passés du Japon, s’érigent en adversaires déterminés de Washington? Le Japon aurait beaucoup à perdre au cas où selon leur habitude, à un moment du conflit, les États-Unis s’en retireraient. Pourtant je doute que le Japon, malgré son réarmement, s’éloigne de la protection étatsunienne. Ses intérêts complices sont à l’ouest. La question, malgré tout peut se poser.
L’Allemagne autre participant à ce G7 et ancien allié du Japon dans la seconde guerre mondiale, risque sans doute moins que le japon dans un éventuel conflit avec la Chine; mais elle ambitionne d’être affermie en tant que pilier otanien en Europe, second des États-Unis et maître de l’UE. Cette ligne de conduite, l’amène à se plier aux souhaits de Washington d’autant plus servilement qu’elle subit, dans l’allégeance, la concurrence de la Pologne. Elle plaide avec les Pays-Bas, pour une présence affirmée de l’OTAN en Indo-Pacifique. Ces deux pays souhaitent « oeuvrer dans l’OTAN pour développer des relations avec des « partenaires à travers le monde » dont l’Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud, ces quatre pays étant déjà engagés avec l’OTAN dans le cadre d’un Programme Personnalisé de Partenariat de de Coopération (IPCP). L’Allemagne, sans aucun doute sensible à l’ascendant étatsunienne dans le cadre otanien et décelant dans cet alignement une possibilité d’accroître son rôle géopolitique, continue à se montrer très allante en ce sens. Cependant elle semble savoir avancer seule. Ainsi ses banques sont-elles connectées au système SPSF sino-russe, concurrent du système d’échange interbancaire SWIFT. Le fait-elle sans arrière-pensée et sans l’aval des États-Unis?

L’histoire de l’Italie d’après-guerre, en tant qu’alliée, est profondément entrelacée avec le rôle international des États-Unis. Elle se sent redevable envers les États-Unis de sa libération et de son retour à la démocratie, oubliant quelque peu, d’ailleurs, le rôle majeur de l’Armée française dans la prise du mont Cassin et l’ouverture de la route de Rome aux forces alliées. Elle abrite sous couvert de l’OTAN, le commandement de la Sixième Flotte à Naples et le commandement des forces alliées, la base aérienne d’Aviano dans le nord du pays, ainsi que les bases navales de la Maddalena et de la Sigonella. Les États-Unis disposent aussi de sites de stockage de munitions nucléaires. Il n’est pas envisageable que l’Italie s’éloigne des États-Unis. Rappelons que 15,2% de la population étatsunienne revendique des origines allemandes et 6% une origine italienne. Nous avons donc autour de 21 % des Étatsuniens qui sont liés aux anciens pays de l’Axe.

Le Royaume-Uni, quant à lui est intime avec les États-Unis, c’est une évidence, et la France a pu le constater, une fois encore à ses dépends, lors de la rupture de son accord avec l’Australie portant sur la construction de sous-marins et la création simultanée de l’alliance anglo-saxonne AUKUS. Il en est de même avec le Canada, trop proche géographiquement et culturellement des États-Unis pour pouvoir s’en démarquer.

De ces simples constats, il ressort que la France, sans aucune raison, contrairement à ses intérêts, s’aligne sur les positions dangereuses des États-Unis. Ce pays ne recherche que le maintien de sa domination et utilise ses obligés ou alliés comme des supplétifs. Il est intéressant de relever que le premier ministre indien, Narendra Modi, invité à Hiroshima, a refusé devant Volodymyr Zelinski, un inévitable autre hôte extérieur, de condamner la Russie dans son « opération spéciale » en Ukraine. Il s’est contenté d’inviter à la paix. L’Inde, en effet, refuse toute subordination et prône ce qu’elle nomme le « multi-alignement ». Cette politique est parente de celle que la France menait jadis…Il est étonnant que la France ne suive pas une option voisine d’autant plus qu’en Indo-pacifique, elle est territorialement impliquée, ce qui n’est absolument pas le cas dans le conflit ukrainien. Rappelons que la France avec 7 millions de km2 de ZEE sur les 11 qu’elle possède, est grandement présente dans la zone indo-pacifique. Signalons que cette Immense ZEE fait de notre pays, depuis les derniers réajustements, la première puissance maritime au monde devant les États-Unis. Entre 1,5 et 2 millions de nos compatriotes y vivent. Cet ensemble, par ses énormes ressources, fait de la France potentiellement une très grande puissance. Il est regrettable que seuls les Chinois et les Anglo-saxons, derrière les États-Unis, le sachent et fassent tout pour nous évincer de la France archipélagique. Seules ses orientations politiques et économiques actuelles, empêchent le réveil de cette puissance.
Au delà de ce G7, je pourrais aussi formuler quelques interrogations sur les démarches outrancières de certains politiques actuels, pour une intégration de la France, grande puissance, dans un dispositif européen supranational, mais dirigé par Berlin et Washington. Il est désolant de les voir poursuivre les honteux souhaits de personnages comme Monnet et Schuman, d’abolition des frontières et des nations. Ils refusent d’admettre que l’UE d’aujourd’hui, agit au détriment de la France et que l’Allemagne se pose en adversaire davantage qu’en partenaire.
De même que fait-elle dans l’OTAN, cette machine de guerre, au service des dangereuses ambitions de Washington, hypothéquant de ce fait son indépendance stratégique et géopolitique? Elle ne relève même pas l’attitude paradoxale des États-Unis qui abaissent leurs alliés européens du G7 grâce au conflit ukrainien et s’apprêtent à faire appel à eux dans la zone indo-pacifique.
Que fait la France dans ce G7 si elle se refuse à imprimer sa marque?
En fait, en politique intérieure comme en politique étrangère, il y a un abysse entre le potentiel de la France et l’aptitude à l’assumer de ceux qui dirigent notre pays! L’absence de projet national et de vision stratégique autonome largement partagée, rendent la France silencieuse.


Henri ROURE

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Interrogations sur le G7 d'Hiroshima 23
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"Le chaos dans la Loi"

Notre système politique dégradé a produit d’inquiétantes bizarreries et d’étranges personnages qui ont fini par fâcher le peuple français réel, et malheureusement par choquer aussi nos amis étrangers qui ne sont, évidemment, ni anglo-saxons, ni européens de l’ouest.

 

L’État français est méconnaissable.


Le citoyen est, en principe, l’objet ultime des Lois. Elles visent, autant que je sache, à organiser la vie nationale et à protéger chacun de nous individuellement et collectivement selon, globalement, les références du Décalogue.

(Nous les connaissons tous : Tu honoreras Dieu ainsi que ton père et ta mère… Tu ne mentiras pas… Tu ne voleras pas…Tu ne tueras point… Tu respecteras ton prochain et ne convoiteras pas son bien…).

Souvent, cependant, ceux qui nous dirigent et que – paraît-il – nous avons élus, oublient l’être humain derrière le citoyen, membre reconnu de la seule communauté nationale, et le besoin d’élévation et de sacré, moteur de toute civilisation. Ils se roulent dans l’abaissement et les turpitudes, sans que la presse « grand public », aux mains des hiérarques davosiens concepteurs de cette décomposition des âmes, n’émette autre chose qu’une brève et neutre information, quand ce n’est pas une approbation.

L’immoralité et la sottise associées ayant perverti le pouvoir et vendu notre souveraineté, le mot scandale est devenu un vocable démodé, d’autant plus que la laïcité est désormais interprétée comme un athéisme pro-islam ou une liberté de transgresser la simple morale naturelle.

Elle n’inspire plus le dépassement de soi, ni le service de l’État, ni la recherche du Bien commun. Elle ne se réfère plus à une morale solide. Je rappelle que les Lois sur la laïcité n’avaient d’autre but que d’éviter l’ingérence de l’Église dans la politique et qu’elles se sont traduites dès 1907 et 1908, par un partage tacite des responsabilités entre l’État, ayant la charge de la vie citoyenne, et l’Église (essentiellement catholique) tournée vers la vie spirituelle de la Nation.

La concertation et la coopération n’étaient pas exclues. La loi de 1905, sans être abolie, avait été reconnue comme brutale et manquant de lucidité.


L’abus de mauvaises lois, associé au mélange des normes, finit par tuer la Loi. La hiérarchie originellement établie, plaçant la Constitution au dessus des Lois, des décrets et des arrêtés, est bousculée. Ce qui était la logique de notre Droit est écrasé.

La Constitution se voit désacralisée, notamment par l’inclusion de lois de confort individuel, établissant une confusion entre droit et liberté. Elles répondent à des revendications acharnées de minorités agressives et stipendiées. Elle est aussi bafouée par le chef de l’État lui-même qui, entre autres exemples, sans la moindre honte, méprise son article 2 faisant du Français la langue officielle de la République.


L’ensemble du système juridique se voit soumis à des directives étrangères concoctées par les fonctionnaires nettement idéologisés et apatrides de Bruxelles, ou parasité par des « lois mémorielles » qui dénient à la science historique, la recherche de la vérité et le constat des faits.

 

Je relève aussi que le citoyen n’est plus réellement protégé par le Droit de son pays puisqu’il est soumis à la prédominance de la Cour de justice de l’Union européenne et de la Cour européenne des Droits de l’Homme. L’essence même de sa citoyenneté est menacée par son inclusion dans une aberrante « citoyenneté » de l’Union Européenne, qui n’est qu’une organisation internationale. Des comités, dont un hypocrite comité d’éthique, et des commissions se substituent au Parlement au gré des besoins du Prince. Même les Conseils Constitutionnel et d’État, oublient leur rôle et versent dans le soutien politique.

Il est vrai que pour faire fidèle à l’internationale financière de référence, il est fait appel à des cabinets de conseil étatsuniens payés grassement pour inventer ce qui existe.

N’omettons pas non plus le risque encouru par les citoyens dans leurs activités économiques internationales; ils peuvent subir les condamnations des Lois étasuniennes externalisées, sans que l’État français n’intervienne.

Dans ce fouillis, où se trouve l’esprit des Lois, la finesse des projets et propositions, la hiérarchie des normes et la constance de leur objectif ?

Où sont la Patrie, l’État et le Citoyen?

Le référendum, cet acte démocratique par excellence, où le peuple peut exprimer directement son choix sur un sujet fondamental, est regardé avec crainte par ces gens, persistant à poursuivre leurs dérives.

Il est vrai que la consultation sur une « Constitution européenne », sous un autre président, le 29 mai 2005, n’avait pas donné les résultats escomptés. Il avait fallu contourner l’incompréhension du peuple, par un vote du Parlement sur un texte cousin, au titre et à quelques alinéas à peine modifiés. Cette forfaiture avait permis la signature du traité de Lisbonne, imposant à la France (et à d’autres) les règles d’une organisation internationale.

Il est donc peu probable qu’un référendum d’initiative partagée ait lieu un jour, tant les conditions mises à son organisation s’avèrent lourdes.


La loi déviante prévoit le meurtre des enfants in utero. Elle épargne la vie des pires monstres, entretenus, leur vie carcérale durant, par le contribuable. Elle se prépare à assassiner les personnes âgées qui disparaissent déjà dans les EHPAD avec une fausse et inutile compassion des pouvoirs publics après que des droits leur aient été retirés, comme celui de conduire et – pourquoi pas – celui de voter.

Elle tue les innocents et les faibles et n’ose se défaire des pires coupables qu’elle finit par libérer au prétexte souvent de « bonne conduite ».

 

Mais la loi tente de dédouaner l’État de cette indignité et de sauver les apparences, en traitant – il est vrai modestement – du handicap.

Dans un même mouvement elle légalise le mariage, évidemment stérile et contre nature, entre deux hommes ou deux femmes…

Ainsi l’avenir est banni, le passé maudit et seul le présent est accepté dans un terrible mouvement égoïste.

C’est la continuité et la solidarité de la Nation qui sont ainsi rejetées par les acteurs inconséquents de ce système.

C’est la Nation qui est ébranlée et l’être humain dans sa dignité qui est outragé.

Le citoyen n’est plus protégé, du fait de cette perversion intellectuelle, qui accorde presque autant de droits à des étrangers, rentrés en France illégalement, et majoritairement responsables du terrorisme, de l’insécurité générale et des trafics de stupéfiants.


La pente de la décadence s’accentue avec la promotion de l’irrespect et la soumission aux modes et normes étrangères, et de l’oubli de nos origines. L’État dénaturé laisse finir de s’effondrer une éducation nationale qui, depuis longtemps, n’instruit et ne sélectionne plus.

Il abandonne l’université à la déconstruction promue par la « culture transgenre » et le «wokisme».

La loi ne protège plus et, en conséquence, la violence devient le moyen d’expression de jeunes au cerveau perturbé et au vocabulaire réduit.

Dans cette logique de sape, la Police et la Gendarmerie, instruments du respect de la loi, sont dénigrées, par ceux là même qui devraient les louer, et regardées avec sévérité par une justice dévoyée qui devrait, au contraire, sans la moindre hésitation, les soutenir.


Cette affaire de l’âge de départ à la retraite et toute la procédure mise en oeuvre pour imposer le choix d’un seul, ont non seulement mis en émoi les Français, mais surtout mis en évidence le viol de notre démocratie. L’utilisation de l’article 49-3 est évidemment constitutionnelle, mais en l’occurrence, sur un sujet majeur et sensible, elle se traduit comme l’aveu d’une carence démocratique en permettant à un pouvoir décrié de s’affranchir de l’avis du peuple.


En fait la crise sociale actuelle, a agi comme un révélateur du détournement de notre souveraineté, de notre civilisation et de notre liberté, avec en arrière plan la guerre russo-étatsunienne et tous ses mensonges, une laïcité dénaturée, une invasion migratoire islamique, la domination des mafias et une Europe totalitaire.


Ces gens se sont écartés non seulement de la route de notre histoire, mais aussi de la règle intangible portant l’humanité. De génération en génération, l’Homme, dans sa vocation originelle, tente lentement de devenir plus grand et meilleur, avec pour phare sa place et son rôle dans la Création. Il lui arrive de chuter, de nier son destin, mais il finit par se relever pour aller plus haut et se rapprocher du Divin. Son nouvel essor nécessite une puissante stimulation et le rejet de ce qui l’a fait tomber. Là réside le fondement de la civilisation. Aller dans ce sens est la mission des vrais chefs. L’histoire est faite par eux et par les peuples, par adhésion à des objectifs d’élévation proposés. Seule la confiance permet ce progrès.*

Je ne vois pas, à ce jour, l’émergence d’un tel personnage. Dans le fatras politique présent, nul esprit noble, nul penseur, nul visionnaire, nul ambitieux pour son pays, ne peut se distinguer, sinon quelques débatteurs préoccupés davantage par leur carrière que par la satisfaction de l’orgueil légitime et les désirs du peuple de France.


Dans ce système exclusif, ayant dévié des principes d’un régime où la souveraineté appartient au peuple et à lui seul, les grands-hommes, qui existent sûrement, sont interdits d’accès à la notoriété. Si nous laissons cette clique poursuivre ses sournoiseries, la France disparaîtra et son territoire, comme son peuple, deviendront des proies pour le fanatisme islamique beaucoup plus puissant et stratège que les vices bruxellois et washingtonien. Rome est tombée par la faute du Patriciat, ce cercle fermé aux autres, qui avait abandonné valeurs et vertus.


Les Français sont en manque des encouragements et des motivations qu’ils attendent, car leurs dirigeants n’ont plus la vocation à l’exemplarité, ni la force que procure l’amour des autres, l’amour de la Nation. Ils se vautrent dans la rouerie et la tromperie médiatique. Leur faiblesse ou leur ignominie les amène à se soumettre, et à soumettre ceux que le malheur a placé sous leur responsabilité, à des étrangers qui leur dictent leurs lois, leurs règles et usages. Le relais se passe ainsi de nations abandonnées, en sociétés charpentées, de peuples aux dirigeants à la morale altérée, en peuples aux chefs ambitieux ou à l’idéologie conquérante.

L’avenir n’appartient plus à un Occident dénaturé.
Autour de nous l’humanité avance. Elle condamne ceux qui réfutent ce besoin impératif de transcendance et de respect du tréfonds de l’être humain en tant qu’individu, bien sûr, mais aussi en tant que membre de la collectivité à laquelle il appartient.
Certains, du haut de leur autorité, accusent les Français d’être usés par leur passé. Ils ne mériteraient donc plus d’exister en tant que nation. La France aurait fait son temps !

Fausseté, affirmation d’esprits troublés, de marionnettes maniées par les faussaires de l’américanisation de la planète en voie heureusement d’avortement !


Le peuple, s’insurge contre cette tentative criminelle. Il croit toujours intuitivement à son destin. Il se montre conscient de la déchéance imposée par des minorités totalitaires, dont l’objectif ultime est bien de parvenir à dénaturer l’homme pour le faire esclave abêti, soumis à une pseudo-élite issue ou alliée de la finance étatsunienne. C’est un système qui, bien que moribond, poursuit ses méfaits !


Pour la génération actuelle, les efforts consentis par celles qui l’ont précédée, doivent venir comme un encouragement à leur ressembler et à agir sur le monde avec fermeté et indépendance.


Ceux dont nous subissons le mépris, récusent cette continuité générationnelle.

Par précaution ils dénaturent notre histoire quand ils ne la relèguent pas au rang de matière insignifiante.
Pour imposer leur vision de l’avenir, ils croient pouvoir badigeonner leurs desseins d’un bavardage insipide ou valoriser les pires aberrations de minorités extrémistes en les qualifiant de progrès, ou encore, imbus d’eux-mêmes, décider contre le peuple, considéré par anticipation, comme une simple masse de manoeuvre décérébrée.


Mais le peuple français existe toujours. Il ne veut pas disparaître. Il est en train de se rappeler que le pouvoir lui appartient…

Le Droit n’est, au demeurant, que la conclusion provisoire d’un rapport de force.

Quand la force change de camp, inévitablement le Droit est modifié.

Le heurt est inévitable.

 

 

Henri ROURE

"Qui est l'ennemi ?"

REFLEXIONS DE SCIENCE POLITIQUE

 

Par Henri Roure Gal (2S)  - Le 10 février 2023|

12 novembre 2022 STRATPOL

 

Une nation c’est avant tout une souveraineté revendiquée et défendue par un peuple. L’Histoire – toujours elle – nous rapporte la lutte des Français pour, tout à la fois, assurer leur unité, leur indépendance, leur dignité et faire prévaloir les principes dont ils se sentaient légitimement fiers et porteurs. Cette assurance reposait sur une étroite conjugaison entre gouvernement et peuple dans la certitude d’un destin. Elle impliquait la nature des politiques intérieure et étrangère. Les assauts partisans, souvent sévères, ne remettaient jamais en cause cette « certaine idée de la France » à laquelle se référa le général de Gaulle.

 

DIVORCE ENTRE LE PEUPLE ET SES DIRIGEANTS

 

Mais aujourd’hui se pose véritablement la question de cette osmose entre gouvernants et Français. Je récuse les raisons circonstancielles et simplement politiciennes, à la faible participation des citoyens aux différentes élections, alors qu’il est connu que notre peuple est un peuple politique.

 Je suis persuadé qu’il y a, non pas du désintérêt, mais un constat d’incompétence porté sur la classe dirigeante. Il conduit à une hostilité latente, mais croissante, au système et à ses orientations et décisions.

Si nous ajoutons à ceux qui ne votent pas, ceux qui se rallient à des partis contestataires, surtout de droite, je crois pouvoir affirmer, sans risque de me tromper, qu’il existe un abîme entre peuple et classe dirigeante. Celle-ci constituée en oligarchie, largement menée par la caste gestionnaire énarchique, adhère à des références étrangères diffusées dans des associations et organismes au service d’une conception unipolaire, donc américaine, du monde. Elle a été phagocytée par l’idéologie anglo-saxonne prétendant que les peuples doivent être dominés, pour leur bien, par la finance internationale aux mains des États-Unis d’Amérique.

 

DES DIRIGEANTS SOUS INFLUENCE AMERICAINE

 

Elle est inscrite au club-relais de Bruxelles et à son club associé, l’OTAN, lui très directement dirigé par Washington. Dans cette aberration mentale, le citoyen devrait se muer en consommateur obéissant, les frontières devraient disparaître, les langues s’effacer devant la langue anglaise, les armées s’unifier sous la férule de l’OTAN, les production s s’organiser territorialement selon la volonté des banques et groupes d’intérêts étatsuniens, les monnaies, à moyen terme, s’éteindre au profit du dollar déjà monnaie de compte, ou de quelque provisoire succédané, et l’ensemble dit « occident » être dirigé par une camarilla essentiellement washingtonienne. 

De nombreux faits et dérives contribuent à cette opération géopolitique : Migration soutenue afin de noyer toute résistance nationale, insécurité pour apeurer et soumettre, valorisation des plus invraisemblables aberrations, et de la bêtise pourvu qu’elle sache hurler, acculturation sous forme basique, avec pour conséquence la perte de l’éducation, du rationalisme, du libre-arbitre et de l’approche religieuse chrétienne, endoctrinement médiatique associé à la désinformation, affirmations gouvernementales péremptoires et pourtant mensongères, négation de l’histoire, destruction de la famille et des mœurs…

 

En résumé les facteurs de la décadence sont rassemblés. Ils doivent par choix délibéré de nos gouvernants mener à l’extinction de la France et à l’inclusion du magma barbarisé qui en résultera, à un vaste ensemble sous-humain (selon l’expression de Richard Coudenhove-Kalergi, l’inspirateur des « pères de l’Europe »). Il sera évidemment manœuvré par la caste américaine ou américanisée. Ce n’est donc pas seulement la France qu’il s’agit de sauver, mais l’homme dans sa grandeur et sa nature d’être pensant, car ne nous y trompons pas, si cette vision scandaleuse l’emporte chez nous et sur le continent européen, elle s’étendra inévitablement à l’ensemble de la planète, hormis la Chine et quelques pays notamment asiatiques. En cela les patriotes français, défenseurs de l’identité de la France et de la dignité des personnes, sont des humanistes, ainsi que je le démontre dans mon dernier livre Le patriotisme français est un humanisme [1]

 

LE LOURD PASSIF HISTORIQUE DE NOS “ALLIES” AMERICAINS

 

Si nous nous libérons des entraves de l’instant et de la mémoire à très court terme et observons avec attention les méfaits des États-Unis envers notre pays, nous ne pouvons que ressentir un absolu effarement, suivi d’une grave inquiétude, au constat de la passivité des autorités nationales face aux débordements hégémoniques de ce pays. Elles ont pourtant été élues, en principe, pour défendre la France et maintenir sa dimension dans le monde. J’avoue qu’une sourde colère monte en moi lorsque je constate que nos dirigeants actuels la laissent rabaisser en acceptant sans réaction aucune, et même parfois avec complaisance, les prédations de ce pays violemment nationaliste et conquérant. Elles en viennent à le suivre dans ses aventures qui n’ont d’autre but, pourtant, que de satisfaire la xénophobie et l’hubris germano- anglo-saxon. Devrais-je qualifier cette attitude de collaborationniste et dire ainsi qu’il s’agit de trahison ? Il est inutile de remonter loin dans le temps pour juger de la permanence de l’hégémonisme étatsunien. Après une tentative de Wilson relayant Théodore Roosevelt pour imposer les choix étatsuniens pour la paix, après la première guerre mondiale, heureusement brisée par Georges Clemenceau, cette volonté de domination n’a cessé de se renforcer depuis la Seconde Guerre mondiale. La chute de l’URSS lui a offert des terres d’expansion nouvelles et une outrecuidance sans limites. Souvenons-nous des porte-hélicoptères amphibies de la classe « Mistral » que la Russie avait commandés à la France en 2010. Sous la très forte pression des États-Unis, alors que les bâtiments étaient en construction, la France de François Hollande, en 2014, dénonça le contrat. Le prétexte pris fut l’annexion de la Crimée ou, plus honnêtement dit, la réintégration de la Crimée à la Russie son territoire d’origine, et son soutien apporté aux russophones prorusses du Donbass que le gouvernement ukrainien malmenait. Guère plus tard, le 15 septembre 2021, toujours dans le domaine de la Défense, ce fut la dénonciation par l’Australie, sur l’instigation de Washington, du contrat de construction de douze sous-marins classiques par la France. La suite immédiate fut la conclusion d’un contrat avec les ÉtatsUnis et le Royaume-Uni pour la construction de sous-marins nucléaires d’attaque. S’agissait-il d’une attitude amicale de notre allié d’outre-Atlantique et de notre allié d’outre-manche ?

 

L’ALLEMAGNE, SATELLITE ETASUNIEN DE L’EUROPE

 

Pour abréger cette énumération des mauvaises manières des États-Unis dans le seul domaine de la défense, il faut citer cette dernière intrigue ourdie, avec les Allemands, s’agissant du SCAF [2], programme initialement conduit par la France avec les Allemands et les Espagnols. Le désir de nos partenaires germaniques de bénéficier de transferts de technologie s’y est très vite manifesté. Mais surtout, au lieu de montrer leur volonté de coopération, nos voisins immédiats en Europe, pour renouveler leur flotte aérienne, ont décidé d’acheter des F18 américains plutôt que des Rafale français. Il ne fallait pas déplaire aux États-Unis. En fait, les Étatsuniens ont opté naturellement pour l’Allemagne comme alliée privilégiée dans leur politique de contrôle étroit de l’UE. Pour la même raison ils soutiennent les débordements de madame Ursula von der Leyen, de famille davantage américaine qu’allemande, dans une politique terriblement alignée sur Washington. Berlin, en allié fidèle et intéressé, joue ce rôle de manière confondante, détruisant sans hésitation ce que les seuls Français, comme je l’ai déjà écrit, appellent le « couple franco-allemand ».

Plus de SCAF, plus d’hélicoptère en coopération – l’Apache remplaçant le Tigre – plus de patrouilleur commun, mais une volonté d’aider à l’équipement des armées européennes avec du matériel étatsunien et d’élever des obstacles aux exportations françaises de matériel de guerre. Ajoutons, dans cette palette d’actions incitées hypocritement ou exigées brutalement par les États-Unis, la tentative de déstabiliser la gênante dissuasion nucléaire française, en proposant à Paris de la partager, tout comme de rendre tournant le siège permanent français au Conseil de sécurité des Nations Unies. Dans la même perspective d’abaissement de la puissance française, se situe la récente proposition de Berlin d’étendre, au domaine strictement national de la sécurité, le vote au sein de l’UE à la majorité qualifiée. Si le gouvernement français acceptait d’aller dans ce sens, la France risquerait d’être entraînée dans des guerres contraires à ses souhaits. Sa politique extérieure et sa dissuasion nucléaire, censée défendre son indépendance et ses intérêts vitaux, n’auraient plus de raison d’être. HEGEMONIE MILITARO-INDUSTRIELLE AMERICAINE L’inspiration étatsunienne étant, bien sûr, derrière ces manœuvres…L’Allemagne ayant désormais l’ambition affichée d’être le premier partenaire militaire des États-Unis en Europe, ne peut rien leur refuser. A l’évidence la réintégration de l’OTAN par la France, en mars 2009, a eu pour conséquence l’aggravation de ces agissements. Conjuguée avec notre appartenance à l’UE, elle nous a fait perdre un énorme pan de notre souveraineté, nous a discrédités auprès de nos amis et nous a entraînés dans des aventures contraires à nos intérêts.

 

Ajoutons à cette politique délibérée, le grignotage de notre indépendance énergétique que nous avions acquise grâce au nucléaire. Le sabordage d’EDF, selon la volonté des Allemands, en est l’aspect le plus choquant. Il s’agit de permettre à des entreprises germano-américaines de déployer leurs investissements et leur dictature sur le prix de la plupart des sources d’énergie électrique. N’oublions surtout pas la vente de la partie noble d’Alstom à l’américaine General Electric, avec l’appui sans scrupule du président actuel et toutes les menaces qui pèsent sur nos entreprises de haute technologie. Dans le cas d’Alstom, nous avons vendu aux Américains la fabrication des turbines des sous-marins nucléaires, de sorte que l’on ne peut plus produire en France de tels sous-marins sans une autorisation américaine » a déclaré Alain Juillet devant la commission Défense de l’Assemblée Nationale. La prédation de ce pays sur la haute technologie française est apparue tellement évidente après cette affaire que le gouvernement français a été conduit à mettre un veto à l’achat par l’américain Teledyne du spécialiste de l’optronique pour la défense Photonis. Poussé par l’opinion la loi Pacte de 2019 est venue tardivement renforcer les pouvoirs du ministre de l’Économie dans le cadre de la procédure de contrôle des investissements étrangers. 

 

GUERRE ECONOMIQUE

 

Les États-Unis savent utiliser les fractures entre pays et en leur sein, ainsi que le ralliement d’élites endoctrinées et serviles, pour imposer leur vision des choses et conforter leur domination. Mais l’outil de guerre n’est pas le seul domaine où l’impérialisme étatsunien cherche à imposer sa loi. Au-delà de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), créé par le traité de Marrakech en 1994, qui semble ne plus suffire aux États-Unis pour maintenir leur domination financière et économique, ce pays a osé imaginer des lois à vocation extraterritoriale. Ce dispositif juridique peut s’appliquer à n’importe quelle entreprise étrangère à rayonnement international. Il est patent, en effet, que ce type d’entreprise a été amené, inévitablement, dans son développement, à établir quelques liens avec les États-Unis. Ces lois concourent à l’établissement d’un système dictatorial sur des acteurs économiques, en dehors de tout rattachement territorial et national. Il s’agit d’une sorte de colonisation règlementaire, brutale, permettant d’asseoir davantage la puissance étatsunienne, en affaiblissant ses concurrents à qui elle impose son autorité.

 

GUERRE JURIDIQUE ET EXTRATERRITORIALITE DU DROIT AMERICAIN

 

En une dizaine d’années, des milliards de dollars d’amendes ont été infligés aux entreprises et banques françaises abondant, de la sorte, le Trésor étatsunien au prétexte de liens avec des personnes et des pays jugés coupables d’activités terroristes par les États-Unis. Je me dois d’ajouter que les États-Unis, contrôlant les flux monétaires, détiennent les moyens de pression sur les esprits. Leurs fonds de pension, comme Blackrock et Vanguard, investissent certes dans l’économie, mais aussi dans les médias. 90% des médias internationaux sont détenus par neuf conglomérats médiatiques, eux-mêmes appartenant à ces fonds de pension. Ne nous étonnons pas, dès lors, de voir nos écrans envahis par les pires productions audio-visuelles de ce pays, dont rares sont les Français qui en comprennent les titres, d’entendre des braillements venus de ce désert culturel, ou de subir Halloween et toutes sortes de publicités en langue anglosaxonne. La loi Toubon se voit ainsi contournée avec désinvolture et impunément, et la culture nationale subit une marginalisation avec l’appui de la pédanterie et de l’imbécilité de quelques-uns.  

 

GUERRE CULTURELLE

 

Le but poursuivi est d’imposer des façons de penser, d’aligner les esprits sur le modèle basique étatsunien, de rejeter les cultures non-conformes et in fine, d’étendre le règne des États-Unis d’Amérique au monde entier et en priorité à l’Europe. Il est vrai que cette prétention démesurée à la supériorité intellectuelle est inhérente à l’idéologie étatsunienne reposant sur l’idée de destinée manifeste, confirmée par la doctrine de Monroe et son corollaire, et reprise par Zbignew Brzezinski, ancien conseiller de plusieurs présidents américains, dans le Grand échiquier. Cette vanité, portée par les circonstances, s’était amplifiée dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le 28 mai 1946, la France exsangue, avait dû signer l’accord Blum-Byrnes, où notre pays s’engageait à ouvrir ses frontières aux produits étatsuniens. Les conséquences furent considérables. La contrepartie majeure à cet accord, fut un abandon du quota de films d’outreAtlantique diffusables en France, et la limitation à quatre semaines sur treize de l’exclusivité réservée au cinéma français. La suite fut immédiate. Dès la première moitié de l’année 1947, 340 films américains furent diffusés contre seulement quarante français. Grâce au cinéma, plus rien n’empêchait la puissance d’Hollywood de façonner les esprits français, de diffuser l’American Way of Life et la propagande de Washington.

 

GUERRE DE CIVILISATION

 

Cependant tout n’est pas perdu. La France une fois encore survivra aux assauts qu’elle subit. Cet allié qui s’est mué en ennemi des nations et de la civilisation pourrait se voir prochaine ment défait et son orgueil fortement rabaissé. Par ses dérives il s’est exclu de l’Occident véritable alors que la Russie renaissante est sur le point de devenir le ferment de son renouveau. À cet égard ce qui se passe en Ukraine pourrait être déterminant. Les ÉtatsUnis, l’UE et leur liaison militaire otanienne, courent très probablement à une défaite dans ce conflit que les États-Unis ont voulu et provoqué. La suffisance et l’aveuglement des Étatsuniens sont confondantes. Dans nos écoles militaires – je suppose qu’il en est de même aux États-Unis – on nous apprend à analyser l’adversaire en toute objectivité et sous tous ses aspects. Il nous est enseigné de nous informer sur l’armement, l’environnement, la nature du terrain et le climat, comme sur les hommes et les chefs et nos ordres initiaux d’opération prennent en considération l’ensemble de ces facteurs. Il semble que leur complexe de supériorité ait aveuglé les stratèges américains et qu’ils aient commis l’erreur de sous-estimer l’adversaire. Il faut croire que ce pays ne tire absolument pas les leçons des guerres qu’il a menées et toutes perdues depuis la Seconde Guerre mondiale, qu’il n’a d’ailleurs pas gagnée seul, loin de là.

 

UKRAINE: LA GUERRE MALGRE NOUS

 

La France est impliquée dans un conflit où elle n’a aucun intérêt et où elle ne peut prétendre défendre la liberté alors que l’élite ukrainienne est notoirement corrompue et que la population n’est pas unanime pour affronter le frère russe et que ce territoire se trouve sous la domination de la diplomatie et des services anglo-saxons. La France macronienne fournit de l’armement au détriment de l’équipement de ses propres forces, perd ses investissements en Russie, fait subir à sa population une crise économique, énergétique et financière et voit les pays africains francophones devenir sensibles aux offres sécuritaires de Moscou, ce qui est – nul ne peut le nier – une conséquence directe de cette mauvaise politique de subordination à Washington.  

 

Si nous nous attardons un instant sur ce minage d’un des facteurs de notre influence et de notre puissance et écoutons ce que disent nos amis africains, il est certain que les gouvernants français, s’ils étaient d’une autre trempe, auraient de quoi s’inquiéter. À l’évidence, des patriotes n’auraient pas laissé s’installer toutes les dérives et aberrations morales et sociétales que subit notre pays. En effet l’Afrique francophone justifie son éloignement de la France par le constat qu’elle fait de notre décadence. Il est naturel que les Africains se tournent vers les pays qu’ils reconnaissent dignes et respectables. Ne serait-ce que pour ce type de raisons l’OCS ne cessera d’étendre son influence.

 

LA SOUVERAINETE EST UN FACTEUR DE PAIX

 

La France souveraine, je ne cesse de le répéter, peut s’appuyer sur quelques grands facteurs de puissance que conforte sa richesse intellectuelle, scientifique et économique : Le nucléaire et la dissuasion, l’outre-mer qui lui offre le second empire maritime au monde et l’amitié africaine dans l’ensemble plus vaste de la francophonie, le siège permanent au conseil de sécurité et le second réseau diplomatique au monde.  

 

Si je résume, nos « amis » pillent notre potentiel technologique, veulent mettre un terme à notre rôle au sein des Nations-Unies et subordonner notre force nucléaire à l’OTAN. Ils méprisent notre langue et notre civilisation et nous imposent des modes de vie en contradiction avec la morale et les usages français, nous éloignent de nos ressources et de nos partenaires traditionnels. Ils nous plongent, par leur dessein géopolitique maladif, avec l’appui de la classe dirigeante au pouvoir en France, dans une sévère crise économique. Nos politiciens, bien sûr, récusent leur responsabilité. Ils essaient par toutes sortes d’arguties de s’en dédouaner… Comment qualifier ceux qui agissent ainsi ? La guerre en Ukraine, sera inévitablement gagnée par la Russie. Ce n’est pas un vœu, c’est une simple observation des faits. J’ose dire que ce sera un bien  pour la France qui sera ainsi libérée des entraves otaniennes et européennes. Ces deux organisations internationales, à vocation totalitaire, auront montré à la fois leur fausseté et leur dangerosité, toutes deux inspirées dans leur action par les États-Unis d’Amérique. Ce sera aussi une autre défaite pour ce pays. Si la France n’était pas dirigée par de petits personnages, peu réfléchis et mal instruits des choses de ce monde, notre pays pourrait profiter des moments qui arrivent pour s’élever à nouveau. La Russie n’est pas notre ennemie !

 

Travaux de démolition, combien ça coûte ? Prix par chantier  Macron poursuit son oeuvre de démolition de la France !

 

Henri ROURE Général (2S)

Secrétaire National à la Défense du CNIP.

  

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Récupération des armes des Français.

Message du Général Henri ROURE.

A lire et à partager!

Une réflexion sur les intentions gouvernementales dans l'opération de récupération d'armes auprès des Français.

Combien d’AK 47 récupérées dans les quartiers perdus ?

Quelle lubie a pris les dirigeants actuels de notre pays de chercher à récupérer des armes que nous posséderions ou à les enregistrer ? Je devrais plutôt écrire quelle est l’intention de ce gouvernement dans cette opération subite d’ampleur nationale ?

Le prétexte avancé est d’éviter les « accidents domestiques »…Je suis donc amené à supposer que depuis des décennies, il y a eu quantité d’accidents dus à ces armes à feu et que les gouvernants qui se sont succédés, depuis la fin de la guerre d’Algérie, ont été bien insouciants ou peu réfléchis, de ne pas avoir songé à engager une action de cette importance. Elle aurait pu sauver des vies de bons et honnêtes citoyens… Il est vrai que le système d’information sur les armes (SIA) n’avait pas été inventé ! Alors bravo à ce gouvernement dont la compétence et la conscience sécuritaire ont permis une telle opération !

 

Cependant ayant été formé au doute constructif, je me suis interrogé sur l’existence possible d’intentions non-dites. Ainsi, dans ma recherche d’explications profondes je me suis dit que nos armées, ne disposant plus d’armements légers en nombre suffisant pour leur propre dotation, ou plutôt pour en offrir à Noël aux revendeurs ukrainiens, il fallait, en conséquence, faire appel au bon peuple dans une sorte de restitution. Belle idée ! En effet nos artilleurs ayant déjà donné leurs canons, des missiles et toutes sortes d’armements, il ne restait pas grand chose à céder, si nous ne voulions pas nous défaire de tout ou partie de nos modestes 220 chars et encore chuter dans les comparaisons otaniennes. La solution était astucieuse…

L’idée me parut cependant saugrenue. Je sais qu’il faut s’attendre à tout de la part des énarques en place, mais je ne crois pas, finalement, que leur intention ait été aussi subtile.

 

En réalité cette tentative de récupérer ou de contrôler les armes détenues par les Français est l’expression d’une crainte, d’une angoisse, d’une trouille. Nos oligarques, s’ils ne l’avouent pas, constatent, comme nous, que la situation sécuritaire du pays est au bord de la rupture. Ils ont les chocottes…Ils savent que si la situation explose ils seront amenés à prendre des décisions contraires à leur confortable lâcheté et qu’ils seront désignés comme les seuls responsables.

 

Des quartiers entiers sont en dissidence. Une émigration incontrôlable, du fait des obligations européennes, déverse des flots de personnes, inassimilables, alimentant la violence des rues. Ces migrants rejoignent leurs coreligionnaires et accroissent la force de l’islam, non seulement dans les zones abandonnées, mais aussi dans l’ensemble du pays. Les Français, face à cette situation, sont arrivés au terme de leur humanisme.

 

J’écrivais, en 2019, dans "Nous gagnerons cette guerre" : « Il ne faut pas imaginer que l’affrontement contre l’islam demeurera limité, superficiel et bref, comme une bagarre de cour de récréation. Ceux qui admettent l’inévitable ne doivent pas croire que le moment sera, en fait, un simple et violent rappel à l’ordre et que le cours des choses pourra très vite reprendre, sans grands changements. Ils ne doivent pas faire l’erreur de penser qu’au bilan, il n’y ait que très peu de victimes, en comparaison aux guerres du XXème siècle et à celles du début du siècle actuel, car, à la différence des États-Unis, chez nous, les armes ne seraient pas en vente libre.

 

En réalité les Français sont très armés et, depuis quelques années, les adhésions aux clubs de tir s’accroissent étrangement. Patrice Bouveret, directeur de l’Observatoire des armements, centre français indépendant d’expertise et de documentation, situé à Lyon, avance le chiffre de 20 millions d'armes en France. De son côté, Small Arms Survey, une enquête sur les armes de poing dans le monde, menée par l'Institut des hautes études internationales et du développement de Genève, avance également un chiffre compris entre 18 et 20 millions d'armes à feu. D'après ce classement, la France arrive en septième position dans le monde quant au nombre d'armes rapporté à la population. C'est ce même classement qui place la France au 2e rang des pays les plus armés de l’UE. 32% des Français, posséderaient une arme à feu, soit un Français sur trois. Bien sûr les munitions vont avec ! Alors il faut s’attendre à un vrai conflit, d’autant plus qu’une fois le feu allumé les trafics n’auront aucun mal à s’établir pour alimenter la guerre. »

 

Nous sommes ainsi très loin de l’estimation actuelle des pouvoirs publics qui avancent le chiffre de 5 millions d’armes détenues par des particuliers, comme les chasseurs, les tireurs sportifs, les biathlètes ou les agents de sécurité. Il y aurait au moins 2 millions d'armes détenues illégalement. Cependant, le ministère de l'Intérieur estime "de manière empirique" qu'il y en aurait plutôt cinq ou six millions.

 

Nous voyons ainsi paraître la raison profonde de cette opération de récupération ou d’enregistrement. Nos courageux gouvernants craignent que les Français finissent par se lasser de l’incapacité de l’État, qu’ils constatent, à assurer sécurité et justice. Ils pourraient être tentés de s’organiser et de se substituer à des pouvoirs publics largement défaillants. Nous courons vers cette solution car les Français ont atteint le seuil de saturation. Les réseaux sociaux l’expriment et les conversations, dans la proximité sociale, témoignent désormais d’une violence, encore contenue, mais bien réelle. Déjà des citoyens se rebellent face à ces malfaisants et font justice eux-mêmes. En se mettant à leur place, en toute honnêteté, nous ne pouvons pas leur donner tort, tant l’absence de la plus élémentaire justice est devenue une scandaleuse évidence.

 

La France est non seulement envahie, mais subit des blessures sur tout son corps. L’Éducation nationale est sinistrée du fait de la présence hostile de gamins dont l’acharnement anti-français est encouragé, non seulement par les imams et les voyous connus des cités et quartiers, mais aussi par une administration peureuse et sans défense. Notre police est paralysée et les Français constatent que la justice s’avère craintive à l’égard d’une délinquance dans son immense majorité musulmane. Les médias grand-public considèrent jouer le rôle voulu par leurs propriétaires étrangers en disculpant et protégeant cette masse agissante, envahissante, intolérante et dangereuse. En conséquence l’insécurité est partout et notre Patrie s’effondre sous les yeux de ses citoyens démunis.

 

Les solutions politiques avancées pour la résolution du problème migratoire et islamique sont toutes aussi absurdes les unes que les autres. Ainsi en est-il de la laïcité dont ceux qui en parlent comme d’une clé aux problèmes présents en ignorent la nature et les fondements. Ils en faussent éhontément le sens. Elle n’est que le prolongement du gallicanisme. Elle est un contrat entre l’Église catholique (et accessoirement le protestantisme et le judaïsme) et l’État, établi par une succession de lois, en 1905, certes, mais aussi en 1907, 1908 et après la Grande Guerre.

À l’État, la responsabilité citoyenne, à l’Église, celle des âmes.

L’islam n’a strictement rien à voir dans ce contrat. Il ne pourrait d’ailleurs pas s’y inclure puisqu’il ne fait pas de distinction entre les pouvoirs spirituel et temporel. Il est de forme théocratique et incite ses fidèles a ne respecter que les lois issues de la charia, elle-même extraite du coran.

 

Pas plus qu’en Algérie ou ailleurs, l’assimilation- intégration n’a marché et ne marchera. L’islam est une religion immobile, de nature ante-médiévale, à vocation totalitaire, hostile à tout ce qui n’est pas soumis à sa loi. Elle est conquérante et brutale. Cela fait 1400 ans que le christianisme réussit à la contenir, mais cela fait 1400 ans que la guerre dure.

 

Il est absurde de citer quelques exemples de fusion de musulmans dans la nation pour tenter de dédouaner une majorité islamique vivant en communauté repliée et endoctrinée. Ceux qui sont désormais pleinement français, ont dû faire un effort considérable pour se défaire des chaînes de leur religion d’origine. Souvent d’ailleurs ils sont attirés par le christianisme. Ils ont mon admiration. Tout comme d’ailleurs ceux, davantage déistes que musulmans, qui ne s’attachent qu’aux usages familiaux. Ils appartiennent à une bourgeoisie paisible ou à des familles reconnaissantes à la France de son apport. Ils sont mes compatriotes.

 

Face à ce désastre civilisationnel, je suis persuadé - je l’ai souvent dit et écrit – que nous courons à un affrontement. Les Français n’ont jamais admis de se laisser déposséder de pans entiers de leur territoire et de voir s’immiscer dans leur vie, des moeurs totalement étrangères aux leurs et parfois en régression avec la haute civilisation qui est la leur. Ils récusent cette acceptation des pouvoirs publics de laisser le sol national transformé en une sorte de peau de léopard, où les tâches sombres ne cessent de se multiplier et de s’agrandir. Je note, en passant, que ces abandons, sont frères des abandons de souveraineté au profit de l’organisation européenne.

 

Jusqu’à présent les Français ont fait montre de patience; mais l’impunité de ceux qui, en vertu de leurs propres règles, les menacent, les volent, les humilient, les violent, les assassinent, les a lassés. Les Français craignent pour leur famille et leur façon de vivre. Ils éprouvent un sentiment d’abandon et de tromperie de la part des gouvernants. Ils en parlent entre-eux, mais disent de plus en plus haut : ça suffit !

 

Plongeons nous dans l’histoire; nous y verrons que notre peuple peut s’enrager et modifier le cours des choses.

Alors oui, ces gens au pouvoir peuvent craindre une réaction populaire armée; mais ce n’est pas en demandant aux citoyens de se dessaisir des armes qu’ils détiennent qu’ils éviteront cette guerre. Les Français ont compris la manoeuvre et seulement 150 000 armes ont été abandonnées. C’est bien sûr insignifiant. Dans ce lot, je serais curieux de savoir combien d’armes proviennent des banlieues islamisées…

 

Malgré leurs efforts, ceux qui occupent des fonctions éminentes à la tête de notre État, auront bien du mal à désarmer le peuple. Chacun comprend bien que, dans le contexte présent, il en serait bien plus vulnérable. Il va, aussi, devenir de plus en plus risqué, pour eux, de laisser propager les dérives morales, religieuses et sociétales que subit déjà le pays. Les dirigeants actuels pourraient être accusés de collusion…

 

Peut-on imaginer un changement « radical » de comportement politique chez ceux qui ont accédé aussi douteusement au pouvoir et n’ont pas tenu compte, jusqu’à ce jour, de leur piètre légitimité ? Il est juste temps, encore, qu’ils se positionnent du côté du peuple français. Il leur pardonnera, peut-être, leur passé de défaillances et de faiblesses.

 

 

Henri ROURE

A propos de la corrida et d'autres choses

Une violente attaque a été lancée contre la corrida. Nous pourrions dire que la situation interne et les dangers qui pèsent sur la paix en Europe et dans le monde devraient davantage intéresser nos parlementaires que cet usage ne concernant qu’une douzaine de départements du sud.

 

Nous aurions tort car l’action est réfléchie, de portée sournoise et inscrite dans une perspective globale. Nous pourrions aussi regarder cette affaire à l’aune de notre affection pour les animaux domestiques, mais nous nous tromperions. Je suis persuadé que de nombreux députés et sénateurs d’opposition de droite ou même quelques patriotes égarés au sein du parti au pouvoir ou à gauche, qui suivent ingénument l’initiateur de cette proposition d’interdiction, ne se sont pas interrogés sur sa véritable finalité. Il y a de leur part une sensiblerie maladive que l’humanoïsme ambiant ne rejettera pas. Elle occulte leur sagacité.


Cette hostilité à une tradition est bien autre chose qu’une contribution à la défense des animaux. Je note d’ailleurs qu’elle ne concerne que les taureaux de combat et un spectacle particulier de communion et de solidarité humaines autour d’un torero mandaté pour faire face à une bête sauvage. Le symbole, si vous voulez bien le regarder avec un peu d’attention, est particulièrement lumineux.

Cette censure d’un art au prétexte qu’il fait souffrir et couler le sang aurait très bien pu être élargie, si elle avait été honnête, aux fêtes musulmanes de la commémoration du sacrifice d’Abraham. Les moutons égorgés dans les baignoires méritent sans doute moins d’attention que les fauves combattus dans l’arène…Courage, détournons le regard n!

Pourquoi, ne pas avoir élargi, non plus, le texte aux bêtes d’élevage que l’on mène à l’abattoir ? Nous aurions pu ainsi voir une tentative de rendre obligatoire le végétarisme au travers du respect de la vie de tous les animaux…Incidemment je constate que ruiner quelques pans de notre économie, dans cette phase de crise que nous connaissons, n’est pas considéré comme un fait d’importance.


En réalité, la volonté d’interdire la corrida n’est qu’une des nombreuses tentatives d’effacer du paysage français ce qui est viril, haut, fort et noble, en conséquence contraire à ces idéologies autant absurdes et vicieuses que dangereuses de destruction de l’homme-citoyen.

Le but poursuivi est identique au rejet de la chasse, à la volonté de détruire les témoignages de notre passé, nos habitudes et nos traditions. Refouler les statues votives ou de grands personnages hors des places publiques au prétexte qu’elles choquent d’infimes minorités et briser l’histoire de la France en la tronquant ou l’interprétant parce qu’elle ne correspond pas à l’idéologie du moment, participent de cette démarche profondément malhonnête.

 

De même la négation de la nature intimement chrétienne de notre pays, sans réaction de la part de ceux qui voudraient nous gouverner, me semble participer à cette manoeuvre hybride de destruction de la nation française. Interdire les crèches dans les espaces publics devrait logiquement suivre l’interdiction de la fête de la nativité et de ses atours urbains, autrement dit de Noël, qui, rappelons-le avec insistance, est la commémoration de la naissance du Sauveur et non pas la fête des enfants et du commerce.

Bannissons donc, en toute logique, les illuminations, le calendrier de l’avent, les marchés dédiés et les chants religieux. J’ose rappeler que cette incarnation de Dieu s’acheva dans le sang de la Croix. Il est cependant vrai que le sang de l’Homme-Dieu, versé pour le salut de l’humanité n’est pas celui d’un animal, tout comme celui des innocents dont on arrête la vie par confort personnel.

Interdisez, mesdames et messieurs les députés et sénateurs, en toute logique, la commémoration admirative et pieuse de ce sacrifice. Le sang divin vaut bien celui d’un taureau de combat !

Vos prédécesseurs ont bien interdit la mise à mort des violeurs, des terroristes et des tortionnaires…


Je pourrais ajouter bien d’autres manifestations de cette guerre qui est menée contre notre patrie par des personnages inféodés aux idéologies obscurantistes d’origine anglo-saxonnes, cependant issus majoritairement du peuple français. Je me contenterai de citer les deux obsessions destructurantes de notre classe dirigeante, l’européenne et l’otanienne, avec leurs conséquences aveuglantes s’agissant du lien entre perte de souveraineté, immigration, insécurité et crise économique.


La tradition représente un lien puissant avec les siècles écoulés. Elle monte du passé, s’affirme au présent avec la certitude de son avenir. Elle est préservation et continuité. Elle relie les générations et témoigne de cette histoire que les déconstructeurs cherchent à anéantir. Les usages sont la trame de notre culture et de notre peuple. Ils sont divers et se reconnaissent les uns les autres pour bâtir cette spécificité nationale paradoxalement faite de diversité et d’unité. Ils sont un des ferments de notre patriotisme. Chaque région conserve les siens, ce qui fait la superbe et inégalable richesse de notre pays.

En mépriser certains sous des prétextes détournés, c’est porter atteinte à l’âme de la France. Aussi longtemps que nous parviendrons à les respecter et à les faire vivre la France vivra.

Pour cette raison je suis pour le maintien de la corrida, quand bien même je ne sois pas un aficionado.

 

Henri ROURE

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À propos de la corrida et d'autres chose
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Qui est l'Ennemi ?

Objet : "Qui est l'ennemi ?" Nouvel article de science politique de Henri Roure

 

Bonjour,

Vous trouverez ci-dessous un lien pour un nouvel article de science politique au titre évocateur "Qui est l'ennemi ?" du Général (2S) Henri Roure, Secrétaire National à la Défense du CNIP. Une bonne lecture.

 Cordialement.

Éditions ED2A

 

LE LIEN : https://fr.calameo.com/read/0062030048cdab1919a4e

 

Ce patriotisme qui nous est interdit.

Impérialisme américain : Les trahison de la caste - Le 11/10/2022.

Lettre ouverte à Mme MENARD

Lettre ouverte à madame Ménard, députée de la Nation.

Par le général (2S) Henri ROURE le 6 octobre 2022

 

Madame Ménard vous vous vantez du discours prononcé à l’Assemblée Nationale où vous affichez, sans modération aucune, un soutien à la politique de M. Macron dans l’affaire ukrainienne. Votre propos, dans sa forme, est voisin de ceux des imams intégristes. Vous insultez les citoyens qui ne pensent pas comme vous et traitez de dictateur le dirigeant d’un État avec lequel, que je sache, tous les pays occidentaux, dont la France, maintiennent des relations diplomatiques et avec lequel il faudra un jour négocier. Vous ne tenez absolument pas compte, ni de l’histoire, ni de la nature du peuple russe, ni évidemment des responsabilités américano-otaniennes dans ce conflit.

Vous oubliez que plus de la moitié de la planète refuse de condamner la Russie.

 

Je souligne que la Russie est gouvernée comme elle l’a toujours été. Elle n’a jamais connu de régime démocratique tel que nous l’imaginons et ne veut surtout pas connaître cette démocratie d’aujourd’hui, théâtre de toutes les corruptions mentales qui n’est, en fait, que la dictature de minorités dévoyées hostiles au bonheur et à l’unité du peuple. Non madame, Poutine n’est pas un dictateur, il est profondément russe et il n’a pas tout à fait tort dans ses jugements sur l’Occident.

 

Ce ne sont pas des façons pour quelqu’un qui se veut une femme politique responsable. Cette attitude, niant la réalité, est le propre de la servilité. Que cherchez-vous ? Votre idéologie est aujourd’hui évidente. Elle est bien éloignée du patriotisme.

Elle s’aligne sur les États-Unis qui sont certes, encore, les alliés de la France mais, dans les faits, ne sont pas particulièrement ses amis. Dois-je vous rappeler les récents coups bas portés par ce pays contre le nôtre et sa volonté d’imposer sa loi à l’Europe et au monde ?

 

Cet alignement sur la politique impérialiste états-unienne, relayée par le système macronien et européen, est à la fois la preuve d’une carence dans la réflexion et l’aveu de votre adhésion à une politique hostile à la grandeur et à l’indépendance de la France. Au travers de vos injures et de votre soutien au pantin états-unien de Kiev, que vous osez, sans peur du ridicule, comparer à Churchill, vous refusez d’admettre la responsabilité de Washington dans le déclenchement de cette guerre qui est avant tout une guerre civile.

 

Je me permets de vous rafraîchir la mémoire. Dès 2014 les États-Unis ont engagé une action anti-russe oubliant la promesse faite à Gorbatchev, en 1990, par le secrétaire d’État James Baker, de ne pas intégrer les anciens membres du Pacte de Varsovie à l’Otan. La Russie se voyait ainsi cernée par des pays inclus dans l’OTAN et dans l’UE. Faites appel à vos notions de géographie !

 

Ne restait que l’Ukraine dont le pouvoir, manipulé par la CIA et les conseillers états-uniens, demanda l’adhésion à cette organisation dont la constitution lui conférait une nature exclusivement défensive face au bloc de l’Est. Elle aurait ainsi dû être dissoute avec la disparition de l’URSS et du Pacte de Varsovie. Avec cette adhésion l’encerclement de la Russie aurait ainsi été parachevé et des populations russes et pro-russes se seraient trouvées définitivement séparées de la mère patrie, incluses dans un système militaire anti-russe.

 

L’article 5 du traité de l’Alliance stipulant que l’agression contre un de ses membres devait être considérée comme une agression contre l’ensemble, il se serait appliqué à l’Ukraine. Qu’auriez-vous fait, madame la députée, à la place du gouvernement russe, face à cette manigance états-unienne ? Le mensonge est une constante de la politique anglo-saxonne... Les États-Unis ont avoué, dès cette époque, rechercher l’éclatement de la Russie en trois États, une Russie d’Europe facile à absorber dans une UE succursale des États-Unis, un État sibérien et un État extrême-

oriental, tous deux soumis à Washington.

 

Je pense madame Ménard que vous considérez que les 14 000 morts en moins de 10 ans du fait des bombardements et des massacres ukrainiens dans le Donbas perpétrés sur les populations russophones et russes, n’ont pas autant de valeur que les pertes humaines de Kiev et les destructions sur le sol ukrainien dont nous abreuvent les chaînes grand-public. « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà », cette pensée de Pascal se vérifie une fois encore.

 

Les bombardements américano-otaniens de la Bosnie, de la Serbie, de l’Irak, de la Syrie et de la Libye, étaient sans doute, selon vous, parfaitement légitimes et vous abondez dans le sens de Madeleine Albright, ancienne secrétaire d’État, qui assumait pleinement la mort de 500 000 enfants irakiens, en affirmant que « ça en valait la peine »...

 

Madame Ménard vous niez l’histoire. L’Ukraine n’a pratiquement jamais été indépendante et Moscou qui lui a concédé cette indépendance, continue à la reconnaître, mais cherche à protéger les populations strictement russophones de la maltraitance du gouvernement ukrainien. Je note au passage, madame la députée, que l’ukrainien est un dialecte russe, que l’on nomme « le petit russe ». J’ajoute le témoignage d’un grand écrivain dont vous ne pouvez récuser l’engagement pour la liberté, Alexandre Soljenitsyne : C’est une imposture de fabrication récente qui fait

remonter presque jusqu’au IXème siècle l’existence d’un peuple ukrainien distinct

parlant une langue différente du russe. Nous sommes tous issus de la précieuse ville de

Kiev « d’où la terre russe tire son origine ».

 

Dans le même ordre d’idée, rappelez vous que la Crimée, peuplée exclusivement de Russes a toujours appartenu à la Russie. Faites l’effort de vous souvenir de vos cours d’histoire. En 1854-1855, les forces franco-britanniques se sont confrontées à l’armée tsariste dans cette région. Je pense que le siège de Sébastopol et la prise de la redoute de Malakoff évoquent chez vous quelques souvenirs scolaires. Le tsar avait montré alors des ambitions sur la Méditerranée et voulait profiter de l’affaiblissement de l’empire ottoman pour ouvrir son pays sur le large. La Crimée est donc bien russe. Elle n’a été rattachée administrativement à l’Ukraine soviétique que

dans les années cinquante par Khrouthchev, lui même ukrainien.

 

Un autre non-russe, le géorgien Staline, a effectivement affamé les paysans ukrainiens, mais simultanément il déportait en Sibérie et exécutait par milliers les Russes qu’il soupçonnait de ne pas lui être fidèles. Un tel parti pris rendra difficile, pour vous, une reconnaissance future des faits et de la réalité. Vous adhérez à ce clan qui n’aime pas la France, nie son destin, sa nature particulière et s’aligne sur ceux qui voudraient la faire dévier de sa voie historique et fondre notre nation dans un magma humain abêti et soumis aux oligarques occidentaux, disciples de George Sorros, fidèles de Davos, de Bilderberg et de l’internationalisme financier piloté par Washington.

 

Je vous rappelle aussi les accords de Minsk 2 dits au « format Normandie », co-signés par la Russie, l’Allemagne, la France et l’Ukraine, cependant... en l’absence des États-Unis. Ces accords rendaient officiellement la Crimée à la Russie, octroyaient l’indépendance aux deux régions du Donbas et prévoyaient la neutralité de l’Ukraine. Mais vos amis états-uniens n’y ont pas trouvé leur compte...Leurs objectifs n’auraient pas été atteints ! Ayez l’honnêteté, madame, de reconnaître que la Russie ne fait que rechercher l’application des accords de Minsk2.

 

Cette politique à laquelle vous vous êtes ralliée, pèse non seulement sur notre économie, sur notre vie quotidienne, mais aussi sur nos intérêts géopolitiques. La Russie a maintenant beau jeu de s’investir militairement et politiquement en Afrique francophone et à monter des populations contre nous. Bravo ! Nous sommes en train de perdre un des atouts de notre puissance résiduelle.

 

Je terminerai ce court propos qui évidemment ne sera pas présenté devant l’Assemblée de la Nation, en vous disant que parler de liberté, s’agissant de l’Ukraine et de ses dirigeants, est mal venu. Il vous aurait suffi de suivre l’évolution de ce pays au cours des dernières années, comme je viens de le faire brièvement, pour constater qu’il se trouve sous la tutelle des États-Unis et que sa classe dirigeante, oligarchique, est une des plus corrompues au monde.

 

Se battre pour la liberté ? Je veux bien ; je m’y suis engagé, mais uniquement pour celle du peuple français. L’Ukraine n’est rien pour la France. Nous n’y avons aucun intérêt réel. En revanche l’amitié revenue de la Russie pourra, un jour, nous être utile.

 

À l’avenir, madame, évitez ces formulations hystériques. Elles vous discréditent aux yeux de ceux qui ont pu apprécier vos engagements antérieurs.

 

Henri ROURE

Mon dernier papier avant les vacances...

Tout sauf "M" ?

Tout sauf M ???

 

Ces élections législatives ont montré au delà de la défaite très majoritairement espérée du clan Macron, un éclatement et une versatilité de l’électorat où nous avons pu voir des électeurs de gauche voter pour des candidats de droite et réciproquement. Le but ayant été chaque fois de faire chuter le candidat macronien. D’une certaine manière je suis rassuré, le peuple français demeure un peuple politique qui refuse, après expérience, de continuer à être daubé. Mais…
Le panorama de la nouvelle assemblée se révèle cependant étrange où à côté de vieux politicards nous avons de jeunes députés totalement ignorants des choses de la vraie vie politique et parfois des usages de la démocratie parlementaire. En faisant fi des étiquettes, les qualifications professionnelles vont de la femme de ménage au professeur agrégé de médecine, de l’ouvrier et du professeur de collège à l’inévitable énarque et aux affairistes, habituels dans ce genre de cénacle; d’un sage de 79 ans à un trou du’c de 21 ans parfaitement inculte et endoctriné.

Nous pourrions dire que cette diversité conduit à l’optimisme car, pour une fois, assez représentative de la répartition politique de notre nation, mais, en vérité, elle exprime, sous différentes formes, davantage une commune et profonde colère d’une grande partie de notre peuple. Les électeurs, les citoyens, ont souvent préféré élire, dans cette votation, quand ils le pouvaient, des personnages hâbleurs, hostiles au pouvoir en place et sans bagage politique plutôt que des candidats dont ils soupçonnaient la fragilité de leurs promesses et l’absence d’engagement réel en faveur de leur pays. Ils étaient, selon moi, parfaitement conscients de la nature de leur vote.

N’oublions pas, non plus, cette autre expression de la colère des Français, au travers d’un abstentionnisme atteignant 51% du corps électoral. Parmi ces non-votants nous trouvons certes les habituels contestataires du système et les indifférents, mais dans cette masse nous devons surtout voir les mêmes révoltés que ceux qui ont élu ces députés atypiques.


La grande question est bien évidemment la suivante : Que va t-il se passer ?

 

Je crois donc que les réformes souhaitées par le président de la République pourraient être sérieusement plombées d’autant plus que les pouvoirs en propre du chef de l’État ne valent, pour l’essentiel, que s’il dispose d’une majorité à sa dévotion. Il va conserver, bien sûr, les pouvoirs traditionnels comme le droit de grâce, héritage de l’Ancien régime et devenu presqu’obsolète, mais surtout, parmi les principaux, la nomination du premier ministre, la désignation de 3 membres du Conseil Constitutionnel sur 9, ou la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale. Il pourra recourir au référendum.

Dans la plupart des autres domaines ses pouvoirs sont partagés.

En réalité l’échec magistral qu’il vient de subir et dont il n’a pas encore pris conscience, le prive de la possibilité de dissoudre l’Assemblée et de faire usage du référendum.; actions qui ne pourraient qu’aggraver sa situation.

Quant à la désignation du Premier ministre elle aurait du être pour lui un périlleux exercice. Ce fut loin d’être le cas !


Mais ce qui devrait me ravir surtout serait, si tout se passait comme la composition de l’Assemblée pourrait le laisser présager, une incidence sur la politique étrangère. Bien que l’on ait coutume de parler du domaine réservé du Président s’agissant de la Défense nationale et des Relations internationales, hormis dans le domaine très précis de la dissuasion nucléaire, il lui faudrait, en principe, composer avec le parlement pour tout engagement ou évolution de la politique extérieure. Il ne pourrait plus, toujours en principe, faire n’importe quoi…

Mais le président se moque comme d’une guigne de l’opinion d’une opposition majoritaire au Parlement tout simplement parce qu’elle est radicalement divisée et que les haines de la gauche phagocytée par les islamo-gauchistes pour la droite patriotique apparaissent rédhibitoires. Nous n’aurons donc pas l’amusement de revoir le spectacle que nous avait offert jacques Chirac, alors premier ministre de cohabitation, suivant François Mitterand, dans tous ses déplacements importants à l’étranger.


L’espoir des Français de contourner les diktats d’un Président aussi modestement réélu est en train de fuir vers un horizon incertain. Le manipulateur a maintenu un gouvernement entièrement à sa main avec un premier ministre féminin aussi obéissant que le précédent.

Le rôle du premier ministre étant de « conduire la politique du gouvernement », il eut été dangereux pour M. Macron de faire appel à une personnalité plus en phase avec le mécontentement des Français. La personne choisie aurait gagné en autonomie puisque le Premier ministre est « responsable devant le parlement » et le Prince aurait vu sa couronne bien ternie. C’est précisément contre le risque encouru, pour sa politique, par cette responsabilité devant la représentation populaire que le président va manoeuvrer.

 

Il va tout faire pour s’affranchir de la voix du peuple.


La Président, si aucun événement majeur ne survient, pourra donc continuer à s’agiter, à se ridiculiser en bras de chemise, à bavasser à tort et à travers, parfois en trahissant l’article 2 de la Constitution faisant du français la langue de la République, à vendre les fleurons du pays, à laisser filer l’insécurité migratoire et islamique, à américaniser la France via les injonctions et les machinations de l’UE et de l’OTAN, donc à la dénaturer, à la vassaliser judiciairement, à laisser inexploité notre empire maritime et tous nos atouts, dons et richesses, à saboter notre culture, à ruiner davantage l’Éducation nationale, à ravager le pays en persistant dans une soumission monétaire, à intoxiquer le peuple via la propagande des médias grand public aux ordres de la finance étatsunienne, bref à imposer la loi commune de Washington, de Bilderberg, de la Trilatérale et de Davos.


Adresse ou maladresse ? Parvenir à se jouer ainsi de la représentation populaire dans les circonstances présentes peut paraître comme de la haute politique.

Jouer sur les dissensions entre des partis dont le nombre de députés d’opposition additionnés constitue la véritable majorité de l’Assemblée est toutefois risqué.

C’est faire fi de la rage, jusqu’à maintenant contenue, de certains, tous bords confondus, poussés par un électorat au bord de la révolte, et de la crainte, pour d’autres, de se voir entraînés dans le naufrage qui s’annonce. Il suffirait, sur un sujet majeur de la prise de conscience d’une action gouvernementale, trop évidemment aux ordres du seul chef de l’État, regardée comme nuisant fortement à l’intérêt collectif pour que tout puisse basculer.

À moins que le rue ne prenne le relais d’une assemblée incapable de contrôler les agissements d’un pouvoir minoritaire parce que mettant en avant des haines archaïques et de stupides réminiscences d’idéologies périmées, oubliant que les députés NUPES et les députés RN et même certains députés des Républicains, ont surtout été élus sur un commun mot d’ordre populaire « tout sauf Macron ».


Les Français ne sont pas les seuls à s’inquiéter de l’image ternie de la France et de son affaiblissement diplomatique. Les résultats de ces dernières élections inquiètent bon nombre de fidèles étrangers. Il y a peu, un ami africain, ancien ministre de son pays, me faisait part des craintes de l’immense majorité de ses relations sur la partie francophone du Continent. Il me disait que « la France préférait servir les intérêts de ses prédateurs anglo-saxons et européens, plutôt que continuer à renforcer des fidélités africaines qui, de toute évidence, lui sont pourtant indispensables ».

Ensuite, s’énervant un peu, il fit allusion au « syndrome de Stockholm » chez nos dirigeants, incapables de s’affranchir des obsessions européennes et atlantiques soumettant la France aux intentions washingtoniennes, et surtout il fit, lui dont le pays n’est pourtant pas un exemple de démocratie, le constat d’une démocratie malade en France.

« Comment voulez-vous que nous progressions si vous ne nous donnez pas l’exemple ? 

En fait certains responsables africains imaginent qu’il n’y a plus rien à attendre de vous et se tournent vers d’autres puissances, probablement moins amicales, mais sûrement plus constantes et efficaces.

Vous ne vous êtes même pas insurgés lors de l’adhésion du Gabon et du Togo, après le Cameroun, au Commonwealth, ni pour votre remplacement en Centrafrique et au Mali par les Russes, ni pour la décision du président algérien de souhaiter imposer l’enseignement de l’Anglais aux élèves du primaire à la place du Français…Ni quand l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Rabat a suggéré au Roi de remplacer le Français par l’Anglais. Vous aviez déjà laissé envahir le Ruanda par les serviteurs des Américains. Vos gouvernants se désintéressent de l’Afrique, ce qui est déjà difficile à comprendre, mais surtout ils sont indifférents à la France et là c’est choquant».

 

Je n’ai rien pu répondre car il s’agissait de faits. Cependant si le peuple de France est autant en colère et si à l’étranger nous constatons des réactions de dépit amoureux, il est fort probable que grandisse le risque d’une puissante révolte. La politique internationale est le déterminant de la politique intérieure. Elle est la publicité d’un peuple, de sa culture, de ses ambitions et de ses compétences.

Quand elle est bien conduite elle permet de conférer de l’influence et stimuler les échanges. Mais comment garder l’amour de la France à l’étranger et en conserver le respect, si nos gouvernants ne la respectent ni ne l’aiment ?

Comment peut-on prétendre défendre le pouvoir d’achat des Français et leur sécurité alimentaire, énergétique et sanitaire, si ce gouvernement minoritaire mène une invraisemblable politique de suivisme américano-otanien en Ukraine et accepte les lourdes conséquences commerciales et financières pour la France, alors qu’elle n’a, dans ce pays du nord, strictement aucun intérêt ni économique, ni géopolitique ?

 

Comment restaurer la sécurité générale des Français si le Parlement ne s’élève pas contre le laisser-faire migratoire et les accords de Schengen que ce gouvernement non-représentatif perpétue ? et ne désigne pas les responsables…

 

Comment protéger nos entreprises et réindustrialiser si nos parlementaires se chamaillent alors que le président et son équipe poursuivent, indifférents à la voix du peuple, leur feuille de route davosienne et ultra-libérale et concèdent des privilèges exorbitants à des entreprises anglo-saxonnes ?

 

Notre Éducation nationale, notre système de santé et nos services publics ? Comment affirmer nos racines d’où monte la sève de notre avenir, si elles sont rejetées par ce pouvoir vassalisé à Bruxelles et Washington et que l’Assemblée nationale persiste dans des inimitiés partisanes, alors que la mission qui lui a été confiée par le peuple est bien « tout sauf Macron » ?

 

Comment le pouvoir potentiel de l’Assemblée Nationale ne cherche t-il pas à souligner l’odieux problème de la censure et de la désinformation sur internet et dans les médias grand public ?

Je pourrais continuer sur mes interrogations qui sont, j’en suis sûr, celles de nombreux Français, mais c’est inutile car en réalité, toutes les actions ou inactions du gouvernement posent problème.

Mais toutes les actions et inactions du Parlement risquent, elles aussi, de poser problème.

 

Je sais que les vacances incitent au farniente, mais la rentrée sera bientôt là, alors j’espère de vous, avec vos électeurs, mesdames et messieurs les députés de « l’opposition majoritaire » que vous preniez rapidement la mesure des responsabilités que nous vous avons confiées. Osez trouver un terrain d’entente sur les choix fondamentaux. Il sera bien temps ensuite de reconsidérer vos programmes de détail.

 

Sinon il se pourrait que le peuple souverain prenne les choses en main…

 

Henri ROURE

À propos du sommet de l'OTAN de la fin juin

Ci-joint et ci-dessous l'article en objet. Il est sous le timbre du CRI. Vous l'avez peut-être reçu par ailleurs, mais cette version que je vous propose a une conclusion "renforcée". Vous pouvez diffuser ce document s'il vous convient.

Bien à vous 

HR

 

« Le cercle de réflexion interarmées (CRI), composé d'anciens militaires et de civils, est une entité indépendante réfléchissant sur tous les problèmes liés à la Défense de la France. »

 

À propos du sommet « OTAN 2030 » de juin 2022

 

L'Espagne accueillera le prochain sommet de l'OTAN, à Madrid, les 28, 29 et 30 juin 2022. Cette réunion s’avère d’une importance cruciale, tant elle peut déboucher sur une confirmation du contournement du rôle des Nations Unies et sur un pouvoir grandement accru indirectement donné aux États-Unis.

 

L’ONU regroupe actuellement 193 pays et constitue ainsi une tribune universelle et un lieu où peut progresser la résolution des différends. Cependant son autorité dans le maintien et surtout le rétablissement de la paix s’avère largement défaillante car les membres permanents du Conseil de sécurité, disposant d’un droit de veto, sont rarement d’accord sur les modalités de résolution d’un conflit ou sur une proposition politique. Qui plus est, ces puissances ne tiennent pas à concéder trop de pouvoir à une assemblée aussi diverse. Depuis ses échecs dans la conduite d’opérations de maintien de la paix en Somalie, en Bosnie, ou au Rwanda, l’ONU ne bénéficie plus de la considération souhaitable. Cette carence a largement favorisé le développement du rôle de l’OTAN qui tend de plus en plus à s’ériger en un outil d’intervention dans les crises, selon bien évidemment les choix des États-Unis, maîtres incontestés de cette organisation. Dans la crise du Kosovo (6 mars 1998 au 10 juin 1999) l’OTAN s’est ainsi substituée à l’ONU. Elle a bombardé la Serbie sans aucun mandat. Cette substitution, totalement illégitime, a cependant dévoilé une faiblesse dans la solidarité interne de l’alliance. Toujours statutairement défensive, l’OTAN, s’est révélée, dans les faits, un instrument au service de l’ambition des États-Unis. En l’occurrence, il s’agissait d’établir, par la force, une ré- organisation territoriale et politique dans un pays proche de la Russie. Déjà Washington cherchait à ériger la Russie post-soviétique en un ennemi potentiel qu’il fallait provoquer ce qui allait lui permettre de justifier l’idée de l’utilité renouvelée de l’Alliance.

 

Il est évident qu’un tel rôle militaire, fruit d’une décision non consensuelle, confère aux États-Unis un pouvoir formidablement accru dans l’orientation de la résolution des crises et de la direction des affaires de ce monde.

 

Poursuivant leur ambition dominatrice les États-Unis, naturellement, ne peuvent que rechercher un renforcement d’une alliance aussi utile pour la réalisation de leurs seuls objectifs internationaux. Après l’extension de l’OTAN aux pays bordant la Russie en violation avec les promesses faites à ce pays au moment de la dislocation de l’URSS, la voie désormais privilégiée consiste en une plus grande intégration des forces alliées et, par voie de conséquence, en une subordination des politiques militaires et étrangères des pays constitutifs. Pour parvenir à cette fin les États-Unis doivent obtenir une simplification de la mise en œuvre des mécanismes de prise de décision concernant les négociations diplomatiques et l’intervention armée. Jusqu’à présent chaque État membre pouvait exprimer ses réticences, des points de vue différents et freiner ou modifier l’action. Même si les États-Unis disposaient de forts moyens d’influence ou de pression, des oppositions pouvaient s’élever. Le principe du consensus évitait des dérives. En réalité ce fut lors de la crise du Kosovo que les ambiguïtés de l’Alliance atlantique se révélèrent et que les différences d’approche américaines et européennes en matière de résolution des conflits furent mises en évidence. Les États-Unis ne pouvaient le tolérer.

 

Cette domination des États-Unis se trouve déjà affirmée par la nature même du commandement militaire de l’Alliance. Il est intégré et son chef est obligatoirement américain. Il est le commandant suprême des forces alliées en Europe. Actuellement la fonction est tenue par le général d'armée aérienne Tod D. Wolters auquel succédera à l’été le général Cavoli. Le SACEUR fixe les stratégies militaires et en assure la conduite opérationnelle. Il est évident que le renforcement envisagé dans le projet OTAN 2030 de l’autorité du SACEUR, tout comme celle du secrétaire général, se traduira, de fait par une extension du pouvoir des États-Unis. Le sommet de l’OTAN de Madrid présente en effet comme objectif de renforcer l'unité et la cohésion des différents alliés. En conséquence le concept stratégique de l'Alliance, adopté en 2010, devrait être modifié afin de la « préparer aux nouveaux défis en matière de sécurité ». Russie et Chine dans le texte proposé deviennent des adversaires potentiels, ou se confirment comme tels. Cette hypothèse est accolée au constat, lui vérifié, de l’instabilité du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et du Sahel. Notons que nombre de pays africains sont hostiles à l'entrisme états-unien par le biais de la présence européenne dans le conflit du Sahel. Ces constats et orientations sont pour le moins source de discussion. D’emblée, il apparaît ainsi que toute l’orientation de l’OTAN repose sur le paradigme d’une double menace, l’une russe, présentée comme à l’œuvre aujourd’hui, dont nous savons pourtant qu’elle est suscitée par les États-Unis, l’autre chinoise, potentielle et à venir.

 

Deux lignes de force se dégagent en conséquence du document préparatoire.

 

- La première est l’embrigadement des Européens contre une entreprise de « domination planétaire » de la Chine, en échange de la protection américaine de l’Europe contre la menace russe supposée peser sur elle.

 

- La deuxième est le contournement de la règle du consensus, de plusieurs manières: opérations en coalitions de volontaires; mise en œuvre des décisions ne requérant plus de consensus; et surtout la délégation d’autorité au SACEUR au motif de l’efficacité et de l’accélération de la prise de décision.

 

Relevons que l’attitude provocatrice de l’OTAN et des États-Unis dans le conflit russo-ukrainien est patente et que les méthodes utilisées sont sujettes à caution. Dans les intentions poursuivies, l’aspect défensif, à l'origine de l'Alliance toujours présent dans ses statuts, a été occulté et une confirmation de sa dérive offensive, au profit des seuls intérêts états-uniens, transparaît. L’idée que l’OTAN doive étendre son rôle à l’ensemble de la planète est particulièrement dangereuse. Les interventions en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, en Syrie et en Libye, impliquant l’OTAN ou des coalitions dérivées de l'OTAN, ne servaient que les ambitions des États-Unis et ne s’inscrivaient absolument pas dans un impératif défensif.

 

Les conséquences de ces opérations furent, en fait, désastreuses. De plus la France et les pays européens ne sont pas directement concernés par les ambitions américaines en Asie-Pacifique face à la Chine ou d'autres puissances montantes. Il est donc indispensable de se prémunir contre une inclusion de la France dans ces conflits potentiels au travers d'une nouvelle dimension de l'OTAN supplantant voire remplaçant l’ONU. Elle vise à conférer aux États-Unis la mission, totalement infondée, de garantir la sécurité d’une grande partie de la planète et de leur octroyer le droit d’intervention à leur seule initiative.

 

Lors du sommet de Madrid il s’agirait, aussi, de mettre en cohérence la démarche de l’OTAN et la « boussole stratégique » européenne; ce qui pourrait signifier soit une orientation vers la création d’un pilier européen de l’OTAN – ce qui est peu probable compte tenu du rapport de forces au sein des 30 membres- soit, plus vraisemblablement, la dissolution des idées européennes dans une intention américano-otanienne. Le but affiché de renforcement de la cohésion des membres de l’OTAN irait plutôt dans ce sens. Les souhaits présentés par la France et l’UE n’auront aucun poids face à la réalité d’aujourd’hui. En effet, les demandes d’admission de la Suède et de la Finlande et les craintes des pays jouxtant la Russie intégrés à l’OTAN malgré les promesses faites à la Russie, excluent tout ralliement à un partage de responsabilités entre Amérique du Nord et Europe, d’autant plus que certains pays, membres anciens, ne sont pas vraiment favorables à ce qui serait une sorte de découplage avec les États-Unis, prélude à une défense européenne.

Par ailleurs les pays européens nouvellement membres de l’UE, y ont adhéré avec comme objectif principal d’être admis dans l’OTAN et de bénéficier ainsi de la protection états-unienne. Ils ne font aucune confiance dans une sécurité qui reposerait sur l’UE. Enfin l’armement des pays membres est massivement américain ce qui offre aux États-Unis un considérable moyen de contrôle et de pression. Quand bien même les Européens, par la bouche de Josep Borell, affirment qu’un "pilier européen au sein de l'Otan n'affaiblit pas l'Otan et la relation transatlantique. Elle renforce les deux choses », il est fort peu probable que les États-Unis, assurés d’un soutien majoritaire, aillent dans cette direction. Soulignons que cette « boussole stratégique » fait déjà peu de cas de la souveraineté des nations.

Dès lors la situation sera inconfortable pour la France qui devra admettre une plus grande intégration et les nouveaux protocoles opérationnels des États-Unis inspirant l’OTAN. Elle mettra en péril sa souveraineté au plan militaire, souveraineté déjà hypothéquée au plan économique et financier et ternira gravement l’image de son industrie d’armement.

En conséquence, il est essentiel que la France exprime nettement son opposition à l’accroissement des pouvoirs du SACEUR et du secrétaire général. Elle se doit également de refuser le passage à la majorité qualifiée et l’extension du rôle de l’OTAN hors de la zone prévue par le traité, modifications qui, de fait, laisseraient à Washington, une absolue direction de l’Organisation. Dans le même ordre d’idée elle doit marquer son désaccord avec une désignation d’ennemis, satisfaisant les seuls États-Unis, qui appuierait cette dérive planétaire de l’Alliance atlantique.

Henri ROURE

Entre légalité et légitimité - Le 18/04/2022.

Entre légalité et légitimité.

 

 

La propagande actuelle, sans scrupule, en faveur du président sortant, ou plus précisément ouvertement hostile à son adversaire, dans la presque totalité des médias, me laisse entrevoir, sans grand risque de me tromper, sa réélection. Cette réélection ne se fera pas sans quelques conséquences vraisemblablement préjudiciables à la vie politique, à la démocratie et, au bout du compte, à notre pays.

 

Je ne me focalise pas sur les programmes dont nous savons qu’ils sont, en grande partie, des ambitions présentées cherchant à flatter ou à tenter le maximum de citoyens et excluant les débats fondamentaux. Pour cela ils sont grandement modifiables au gré des circonstances et de la réalité rencontrée. De plus l’élection ne résultera pas de leur lecture et de leur comparaison mais d’a priori et de caricatures obscurcissant l’intelligence et l’objectivité.

 

Je regarderai plutôt les suites possibles de ce qu’il faut bien appeler une manipulation. Si le président actuel est reconduit il le sera, vraisemblablement, avec entre 50 et 55% des suffrages exprimés. En face de lui la candidate, Mme Le Pen, aura attiré à elle un peu moins de la moitié des votes. Nous pourrions dire, dans un constat élémentaire, que la démocratie aura joué son rôle et que la règle de la majorité s’est appliquée.

 

Si mon hypothèse se réalise je pense que la situation sera en fait bien plus complexe.

Madame Le Pen aura reçu des voix très largement d’adhésion et très accessoirement d’hostilité seule à M. Macron. Quant à celui-ci il aura été élu avec les 27% d’électeurs qui se sont déterminés pour lui au premier tour, quelques électeurs de madame Pécresse et sans doute entre 15 ou 20% d’apports de votants de gauche et d’extrême gauche qui lui auront apporté leurs voix par répulsion du RN mais sûrement pas par ralliement à sa vision libérale, otanienne et européenne, ni pour le regard qu’il porte sur le peuple. Ils l’auront fait au nom d’une animosité artificiellement entretenue, d’une haine viscérale incompatible avec la sérénité nécessaire à ce type d’élection.


Au résultat vrai, monsieur Macron sera un président légal mais totalement illégitime, car il aura une opposition, certes hétéroclite, mais bien réelle et rageuse, qui se révélera vite. Elle représentera 65 à 75% des Français, couvrant un éventail allant des deux extrêmes et passant aussi par des modérés réfutant sa politique et sa façon de faire. Paradoxalement, madame Le Pen, battue, serait plus légitime que lui avec un électorat bien plus homogène. Je me demande donc quel équilibre politique va trouver monsieur Macron. Il sera bien évidemment obligé de faire des concessions à monsieur Melenchon, arrivé troisième au premier tour, qui aura, en fait, permis sa réélection. Or nous savons que la communauté musulmane votante a fait le score des Insoumis… Ces compromis s’ajouteront à une politique qui jusqu’à ce jour est bien loin d’avoir satisfait la population.

Pourra t-il agir sans provoquer la colère de ceux qui n’auront pas voté pour lui ou voté pour lui par haine de son adversaire ?

Ceux de monsieur Mélenchon accepteront-ils longtemps de voir mener une politique qui, dans les faits, ne sera pas conforme à leurs intérêts et souhaits ?

En face, chez les partisans de madame Le Pen, il est certain que la défaite va exacerber des sentiments de duperie dont les suites sont difficilement prévisibles.

Quant aux abstentionnistes représentant près de 25% du corps électoral, dont nombreux auraient voté blanc si ce type de vote était reconnu, ils rallieront inévitablement le camp des déçus.


Au total, monsieur Macron sera réélu avec une base d’adhésion que j’estime entre 18 à 20% du corps électoral…


Une minorité risque encore de gouverner la France.


Cependant n’oublions pas que les élections de nos députés vont suivre l’élection présidentielle. Il est probable que le parti LREM ne puisse obtenir la majorité, tant cette fois monsieur Macron a perdu l’image fabriquée qui lui avait permis, après avoir radié monsieur Fillon, de paraître, en 2017, pour un jeune président d’avenir et, ainsi, de recevoir la confiance des électeurs lors des législatives.

Son bilan est aujourd’hui très contesté et les municipales ont valu une défaite cinglante à son parti.

Nous risquons ainsi d’élire une assemblée nationale à la composition bariolée qui traduira les fractures du pays avec des majorités de circonstance qui ne seront pas du bord du président réélu.
L’avenir est incertain et inquiétant, mais nous ne sommes pas à l’abri d’un miracle !


Henri ROURE

 

Les présidentielles et l'Islam

...par le Gal. Henri Roure - Le 15/04/2022.

 

Ce premier tour des élections présidentielles m’amène à un constat indépendant de tout engagement partisan.

Je ne suis pas politologue, je n’ai aucune compétence en matière de sondages, aussi mes commentaires s’appuieront-ils sur les chiffres présentés par les experts, présentés comme tels par les médias grand public.

Les lire suscite en moi une inquiétude, née non pas d’une déception relative au score d’un candidat que j’aurais pu soutenir, mais du résultat obtenu par Jean-Luc Mélenchon ténor de l’extrême gauche, et surtout, selon les experts pré-cités, candidat appuyé par l’islam. En effet près de 70% des musulmans titulaires d’une carte d’identité française et ayant voté, lui ont apporté leur soutien. Ils ont constitué l’essentiel de son électorat. Nous sommes confrontés à une situation, réelle et grave, qui montre très concrètement qu’une partie de la population refuse de s’intégrer. Elle ne se reconnaît pas dans les usages de la majorité des votants. L’option politique n’ayant aucun sens en terre d’islam, il est logique que les musulmans installés en France votent pour celui qui leur promet de prendre en compte la prééminence d’une vision théocratique sur une laïcité acceptée, quant à elle, par la quasi totalité de l’électorat culturellement chrétien. C’est bien de cela dont il s’agit, car pour draguer les voix musulmanes il n’y a guère d’autre chemin que de consentir aux particularismes de ces électeurs.

Or, avec les musulmans c’est l’approche du divin qui est en cause dans une conception globalisante de la vie. L’État, pour eux, doit s’inscrire dans l’ordre religieux. Nous savons ainsi que dans les 57 pays de l’Organisation de la Coopération Islamique seule la charia est reconnue comme loi et que les seuls droits de l’homme admis, ne sont pas ceux de l’ONU, mais ceux inspirés des textes islamiques où le collectif prime sur l’individu et le musulman sur le chrétien ou le juif. Dans les objectifs de l’OCI nous trouvons la protection des musulmans, partout dans le monde, et l’exigence – ou la recherche-, dans les pays non-musulmans, de l’application, pour eux, du droit islamique.

Dans ce totalitarisme religieux l’individu est soumis à sa communauté et ne peut que difficilement s’en échapper. Pour cette raison le rôle des imams et prédicateurs s’avère déterminant. Ils ont ainsi appelé « les citoyens français de confession musulmane à voter dès le premier tour pour le moins pire des candidats à cette élection présidentielle : Jean-Luc Mélenchon. ».

Il faut en effet savoir que l’islam admet des compromis provisoires tant qu’il est en infériorité. Il s’agit du principe du « moindre mal » qui doit lui permettre de se renforcer. Il est voisin de la taqiya qui est le mensonge légal, une pratique de précaution consistant, face à une menace vraie ou supposée, à dissimuler ou à nier sa foi ou une action pourtant commise.


Le résultat de monsieur Mélenchon, qui a frôlé les 25% de voix, signifie clairement qu’il aurait pu accéder au second tour de l’élection présidentielle grâce au vote des musulmans. Inévitablement il aurait été de plus en plus dépendant de ses soutiens. Le reste de l’électorat de tradition démocratique, s’étant réparti sur les autres candidats en fonction, non pas de l’appartenance religieuse, mais selon une option politique personnelle plus ou moins réfléchie, je suis obligé de constater que la France se partage vraiment en deux communautés.

L’une, la communauté nationale historique, attachée à la démocratie et l’autre, islamique, fidèle à une idéologie religieuse étrangère à la France, qui refuse l’intégration.

Elle agit solidairement comme elle y est obligée par la mosquée. Son poids est de moins en moins négligeable; nous venons d’en avoir la preuve. Nous risquons de rejoindre à moyen terme, le système africain où l’appartenance ethnique détermine la majorité et biaise les principes démocratiques. C’est ce que Bernard Lugan nomme « l’ethno- mathématique ».

Si dans des élections futures cette communauté, avec ses alliés, parvient à obtenir une majorité, il est vraisemblable que l’âme de la France en sera changée. Monsieur Mélenchon a joué avec le feu, mais il aura eu le mérite de nous apporter, malgré lui, une confirmation concrète et incontestable de la dangerosité de cette idéologie religieuse portée par une population dont le nombre ne cesse de grandir. Il est grand temps de réagir.

 


Henri ROURE

Fautes ou trahisons ? L’obsession otanienne.

Le 22/02/2022.

L’OTAN, si nous voulons bien considérer sa substance, n’a plus aucune raison d’être depuis la

disparition du Pacte de Varsovie et l’effondrement de l’URSS. Son maintien exprime donc

désormais une perspective différente de sa légitime vocation originelle qui reposait sur la

défense de l’Occident face à la réelle menace marxiste. Elle n’est donc plus défensive, mais s’est érigée en un instrument entièrement conduit par les États-Unis pour servir leurs intérêts.

Elle est un faux-nez, ou plus exactement une caution obligée apportée par une trentaine de pays

à la politique impérialiste des États-Unis, sans désormais plus aucune limitation géographique.

Seule l’ONU pourrait y voir une concurrence, mais elle est paralysée par le conseil de sécurité où trois pays de l’OTAN, membres permanents, disposent d’un droit de véto. Nous pouvons déceler, dans cette impossibilité de contestation, les limites de cette organisation. La France pendant 44 ans est demeurée à l’extérieur de l’OTAN et a pu, durant toute cette période, assurer sa dimension géopolitique sans encombre, trouvant dans chacune de ses interventions, là où l’offre se présentait, les soutiens et appuis qu’elle souhaitait, surtout pour des raisons davantage de confort opérationnel que de nécessité. Elle a bizarrement rejoint cette nouvelle forme

d’organisation alors que le mur de Berlin était tombé et que l’URSS s’était écroulée.

 

Cette démarche se traduit, en conséquence, par une adhésion délibérée à cette orientation nouvelle de l’Organisation atlantique. La France se soumet donc à ce qui est, de manière éclatante, une politique agressive des États-Unis à l’égard de tout pays qui pourrait seulement contester leurs choix géopolitiques et leur volonté de domination. Vouloir jouer au gaullisme et afficher ou tenter d’afficher une position différente de celle des États-Unis et de leurs alliés, dans les conflits généralement suscités par Washington, s’avère donc en incompatibilité absolue avec les entraves que la France s’est imposées. Ce n’est pas tenable.

La France, dans cette situation ne peut faire autrement qu’avaliser les concepts imaginés outre-atlantique comme, par exemple, l’emploi d’armes nucléaires tactiques sur le sol européen, d’autant plus que plusieurs centaines d’officiers français sont insérés et impliqués dans les états-majors de l’organisation et qu’elle y exerce des responsabilités. Ce simple constat se pose en contradiction flagrante avec notre doctrine de dissuasion nucléaire, c’est à dire d’emploi en ultime recours de ce type d’armement.

 

La responsabilité de ce ralliement est partagée. Plusieurs hauts responsables français ont

participé à cette trahison de la voie historique et essentielle de la France. Jacques Chirac,

pourtant, apparemment, le plus patriote des derniers présidents et le plus proche d’une vision

indépendante de la défense nationale, a entamé dès 1995, des négociations pour le retour de la

France dans le commandement intégré de l’Alliance, soit dès son arrivée à la présidence de la

République. Cette orientation du président de l’époque résonne de manière d’autant plus

paradoxale qu’il a, simultanément, lancé une campagne d’essais nucléaires destinés à parachever le perfectionnement de notre arsenal atomique. Nous pouvons nous interroger sur ses motivations. En fait il ne se trouvait pas isolé dans cette intention de réintégration.

D’autres politiques et quelques militaires ayant déjà coopéré avec les Américains sur le théâtre Centre-Europe soutenaient l’idée d’une Europe de la Défense qui aurait constitué le partenaire, à

égalité, des forces nord-américaines. Malheureusement, pour cette réalisation, il fallait que les

pays européens aient la même ambitieuse intention. Or, aucun d’entre eux ne souhaite, encore

présentement, s’éloigner des États-Unis auxquels ils ont quasiment délégué leur sécurité.

 

Aujourd’hui comme hier, ils révèlent une habitude de dépendance sécuritaire reposant sur une

confiance totale, dans les forces américaines, née durant la guerre froide. L’idée française

n’avait d’emblée aucune chance de réussir car, s’ajoutait à cette hasardeuse soumission

volontaire, le constat que chacun des États européens n’avait pas à investir les sommes qui

auraient été nécessaires dans la restructuration et le renforcement de leurs armées. Les autorités

françaises s’imaginaient faussement que la France pourrait prendre la tête d’une défense

européenne. Ils songeaient ingénument au possible levier de puissance que cette réorganisation

offrirait à la France. Cette idée s’avérait d’autant moins pertinente que la désintégration du bloc

de l’Est allait précipiter dans l’OTAN des pays, profondément marqués par la domination russe,

et voyant dans les États-Unis le vainqueur de cette non-guerre.

L’appel à leur protection devenait incontestable. Mais si nous pouvons admettre que Jacques Chirac avait agi avec une intention louable et restait dans une perspective de dimension nationale, il n’en est pas de même de son successeur. Nicolas Sarkozy, en 2007, rencontra George Busch pour ensuite annoncer devant le Congrès des États-Unis le retour de la France dans l’Alliance militaire intégrée. Preuve, si elle était nécessaire, de la souveraineté étatsunienne sur l’OTAN.

Il s’agissait d’une démarche symétrique à celle du général de Gaulle qui avait fait savoir, par une lettre au président américain Lyndon Johnson, le retrait de la France. La démarche sans panache du président Sarkozy faisait évidemment penser à un Canossa où l’empereur germanique Henri IV, en 1077, vint s’agenouiller devant le pape Grégoire VII afin de voir levée l’excommunication

qui le frappait.

Ce retour fut entériné par le Parlement. Or dès avant cette période il était devenu patent que l’idée d’une force européenne était vouée à l’échec. La constitution d’une brigade franco-allemande, puis d’un corps européen n’étaient à l’évidence qu’une tentative vaine de structurer une force commune. Le principal partenaire, l’Allemagne, n’avait aucune intention de s’éloigner du chaperon étatsunien. D’ailleurs le Corps Européen où il fallait initialement s’exprimer en allemand ou en français, s’orienta inévitablement vers une structure parfaitement otanienne où l’anglo-américain remplaça l’une et l’autre langue.

Quant au président Hollande il ne disposait sans doute pas de l’autorité suffisante pour mener une politique différente. Son successeur, Emmanuel Macron, bien qu’ayant affirmé que l’OTAN se trouvait « en état de mort cérébrale » ne chercha pas à s’en éloigner.

Il voulut relancer l’idée d’une armée européenne pour satisfaire quelques européistes de son bord politique, sachant parfaitement qu’il s’agissait d’une utopie.

Nous pourrions croire cependant qu’il le fit surtout pour dynamiser cette relation militaire avec les États-Unis, pays dont il se trouve intellectuellement très proche.

 

En réalité, ces présidents ont fait preuve, soit d’une absence d’analyse géopolitique, soit d’une

allégeance délibérée. Pour peser dans l’OTAN au travers d’un ensemble militaire cohérent il aurait fallu l’appui de l’Allemagne. Or, l’Allemagne n’a strictement aucun intérêt à s’éloigner de la puissance étatsunienne pour se rapprocher militairement de la France.

Ce serait un pari risqué. Il lui faudrait réarmer ce qui est hors de propos dans la psychologie d’un pays terriblement marqué par la seconde guerre mondiale. Pour cette seule raison nous voyons mal Berlin accepter de partager avec la France, comme certains mauvais analystes ou provocateurs l’ont imaginé, la dissuasion nucléaire qui, en tout état de cause, ne peut être que nationale et relever, pour l’engagement du feu, que d’un seul décideur.

À moins que dans cette tentative, l’intention sous-jacente serait d’intégrer la dissuasion française, par ce biais, à la conception étatsunienne d’emploi du nucléaire.

 

Il faut également admettre que la géopolitique allemande n’est pas la géopolitique française. La

France métropolitaine est un carrefour entre les pays du Nord et du Sud. Elle est, par vocation

également, tournée vers les mers et océans avec son vaste empire maritime. L’Allemagne, au

contraire, s’établit dans une position continentale. Pour cette raison l'Europe de l'Est demeurera

toujours, soit sous influence germanique, soit sous influence russe et l'intervention des États-

Unis, dans la crise ukrainienne, ne sera qu'n phénomène circonstanciel.

Ils servent, certes, leurs intérêts mais aussi indirectement ceux de l’Allemagne, dont le seul enjeu délicat se situe dans la mise en service du gazoduc Nord stream 2 passant par l’Ukraine.

Les gouvernants français de ces vingt dernières années ont voulu aller contre cette loi à la fois historique et géographique. C'était une absurdité... Les germanistes savent bien que l'Allemagne est tiraillée entre le "Drang nach Osten"  et la "Sehnsucht nach Süden"(1) . Entre le possible et le rêve. Avant la réunification l'Allemagne rhénane, catholique, davantage gallo-latine que teutone pouvait éventuellement s'entendre avec la France, mais la réunification lui a redonné une dimension confortable, un recentrage prussien et stimulé son penchant Est, inquiétant d’ailleurs, un moment, Washington, qui s'est empressé de prendre le contrôle de cette situation dès que

l’occasion s’est présentée. Le risque toutefois d’un éloignement des États-Unis, n’était pas

grand tant les liens sont solides entre Washington et Berlin. Les États-Unis, étrangers au

Continent, soutiennent de fait les intérêts germaniques à long terme.

Quant à la Russie, si elle a cherché jadis à s’étendre à l’Est vers l’Asie, c'était aussi pour compenser les difficultés qu'elle rencontrait, face à l'Allemagne, à rester pleinement européenne.

 

Aujourd’hui encore, confrontée à l’annexion politique de l’Est européen par l’UE et l’OTAN, résultant du reflux de l’influence russo-soviétique, la Russie n’a d’autre choix que de se tourner vers la Chine et l’Asie. Le glacis de l'Europe de l'Est est donc une zone de confrontation naturelle entre Allemagne et Russie où nous n'avons pas grand chose à faire. D’ailleurs l'histoire nous a toujours démontré que notre présence n'y avait été que passagère, d'autant plus que nous avons rarement respecté nos accords : Souvenons nous de nos relations avec la Pologne, avec la Serbie…

En revanche, nos relations avec la Russie d’avant la Révolution de 1917 étaient excellentes étayées par le souci identique de se défendre devant la commune menace allemande.

 

La seule inquiétude de l’Allemagne dans la crise ukrainienne aura donc bien été le risque de

coupure de l’alimentation en gaz qui provoquerait une crise économique. Cette inquiétude ne

les poussera pas, pour autant, à modifier leur attitude envers l’OTAN et les États-Unis où ils

jouissent d’une considération dont ne dispose pas la France.

N’oublions pas que les Allemands ont contribué, autant que les Britanniques, au peuplement d’origine de ce pays et qu’il s’en est fallu d’un rien pour que l’allemand n’y devienne la langue officielle. Les États-Unis n’ont, en fait, quant à eux, aucun intérêt à mettre en difficulté leur allié le plus fidèle sur le continent européen. Certes ils auraient bien aimé que cette alimentation en gaz, de l’Allemagne, principalement, se fasse d’une autre manière, mais une relation coût-avantage les amène à juger que ce n’est pas de cette façon qu’ils pourront vendre leur gaz de schiste au tarif élevé à la place du gaz russe. Ils préféreront toujours conserver le dévouement allemand que risquer de s’aliéner l’Allemagne.

Elle pourrait alors se rapprocher des idées françaises, malgré ses freins internes, d’une autonomisation européenne en matière de défense. Les États-Unis tiennent à maintenir les

Européens sous leur tutelle et la création, tout à fait artificielle, d’une menace russe contribue

d’une part à vassaliser l’Union Européenne, à pousser la Russie vers la Chine et ainsi justifier,

d’autre part, leur rôle de maîtres de la sécurité du monde avec une industrie d’armement

dominatrice et un dollar encore indispensable.

 

La position de la France est devenue inconfortable. Elle a lié sa politique étrangère à la

politique étrangère étatsunienne, via l’OTAN dont le champ d’action s’étend désormais au

monde entier. Cette situation est la conséquence de l’absence d’analyse géopolitique ou d’un

tropisme américain des derniers chefs d’État français. Elle est désormais intenable. Un choix

fort devient indispensable. Soit la France renonce totalement à sa politique d’indépendance

nationale et à une vision d’une Europe indépendante des États-Unis, soit elle quitte

l’Organisation militaire intégrée et prend ses distances à l’égard de l’Union Européenne.

Sans pour autant quitter à brève échéance l’Alliance, la seconde solution apparaît, non seulement en mesure de lever ambiguïté de la situation présente, mais surtout bien plus conforme à la

trajectoire historique du pays. Elle est également bien davantage favorable à sa sécurité, à la

promotion de son rôle mondial et à la protection de son industrie d’armement actuellement

menacée par l’évolution normative agressive du complexe militaro-industriel américain au sein

de l’OTAN.

Dans une perspective plus lointaine il semble qu’un rapprochement avec la Russie serait de nature à conforter les positions géopolitiques de la France.

 

Henri ROURE

 

1 « poussée vers l’est » et « nostalgie du sud »


Trop, c'est trop - Le 01/01/2022.

Abasourdi je viens de constater une profanation de nos grands monuments nationaux comme ils n’en ont pas connue depuis l’occupation allemande. Informé par message j’ai dû vérifier tant la chose me paraissait impossible. Un vaste tissu bleu pend désormais à la place du drapeau français sous l’Arc de triomphe, notre tour Eiffel se voit salie de couleurs internationalistes et nos trois couleurs remisées dans l’obscurité d’un entrepôt d’État. Du plus profond de mon âme je suis révolté.

Comment mon pays a t-il pu en arriver là ?

Comment ma patrie a t-elle pu se laisser souiller sans réagir ?

Nos ancêtres, nos soldats morts dans toutes les guerres sont ainsi humiliés et, au delà de ces serviteurs et de nos aïeux, tous ceux qui, étrangers, de par le monde, admirent et aiment la France. La mémoire de nos héros et les fidèles de la France sont honteusement bafoués. Le peuple de France est rejeté.

Hélas, aveugles que nous sommes ! Nous aurions dû voir les prémices de cette abomination lorsque le président actuel a fait empaqueter cet Arc de toutes les gloires par l’innommable Christo. Il affirmait, ainsi, de manière outrageusement symbolique, son souhait profond d’effacer l’histoire de France. Il l’avait déjà insultée en travestissant la vérité historique, notamment à propos de la colonisation. Tout comme il avait nié l’identité française, la culture et la civilisation de notre patrie.


Je crains cependant que par les petites touches mensongères de son début de mandat, puis par ajouts de trahisons plus importants et maintenant de manière exponentielle dans l’affichage de sa volonté de détruire la Nation, il ait obtenu une lassitude et une indifférence du peuple français face à ses méfaits.

Il est malheureusement établi que cette banalisation de son œuvre destructrice a été fomentée avec ses soutiens médiatiques et financiers. À moins qu’il ne soit allé trop loin…
Cela ne peut plus durer.


Si ce personnage au printemps 2022 est chassé du pouvoir, les nouvelles autorités devront conduire une modification constitutionnelle, pour se prémunir de l’arrivée au sommet de l’État de ce type d’aventurier.

Il faudra, par voie référendaire, faire inclure dans notre Loi fondamentale, un article prévoyant les causes et les modalités de la destitution du président de la République.


Espérons que 2022 verra la France retrouver sa dignité et sa vocation d’indépendance et de grandeur.


Henri Roure

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Emmerder...

Le 05/01/2022.

Le président actuel de la République française et son gouvernement ont refusé de rendre la vaccination contre la Covid19 obligatoire.

En substance ils admettaient que, certains, pourraient ne pas se faire vacciner.

Une fois encore ces gens là sombrent dans l’incohérence. En effet vouloir « emmerder » les citoyens non-vaccinés, alors qu’il n’y a strictement aucune obligation de le faire, est une tentation liberticide et, par nature, totalitaire.

Elle est en contradiction absolue avec cette liberté laissée à chacun, par ces mêmes autorités politiques, de regarder la protection face à cette maladie comme il l’entend et selon les règles reconnues de simple bon sens.

 

Il est cependant vraisemblable que l’équipe au pouvoir se moque éperdument des contradictions engendrées par la grossièreté du chef de l’État. Le but est tout autre. Il est évidemment électoraliste. Le président pense se mettre du côté de l’immense majorité des Français vaccinés, et, ainsi, tirer un bénéfice électoral en axant sa campagne, en vue des présidentielles, sur cette pandémie.

 

Outre le manque de respect pour nos concitoyens qui, sans nul doute, hormis les injections de produits venus de l’industrie pharmaceutique anglo-saxonne, prennent toutes les précautions nécessaires lorsqu’ils sont en contact avec la foule, ce président montre une absence totale de connaissance de la mentalité populaire et de sagacité dans ce que les Français attendent d’un chef de l’État.

 

En effet, au delà des marginaux extrémistes dont les incroyables pitreries occupent les médias grand-public et les commentateurs zélés, le peuple français est fondamentalement respectueux des libertés publiques et comprend que l’on puisse user d’une liberté.

En l’occurence c’est le cas. Certains peuvent regretter cette attitude anti-vaccinale, mais en aucune façon, dès lors qu’elle est légale, admettre que l’autorité cherche à contraindre.

C’est ça la démocratie !

 

Si ma supposition s’avère juste et que M. Macron veuille axer sa campagne sur l’efficacité dont il pense avoir fait preuve dans la lutte contre cette maladie, il risque bien des déconvenues.

Il sera aisé, alors, de lui rappeler les aberrantes hésitations gouvernementales sur le port du masque, les attaques contre les médecins qui pensaient soins autant que prévention, les paroles imbéciles de quelques ministres, la désertion d’une autre décorée, ensuite, de la Légion d’Honneur, le fonctionnement erratique du comité scientifique, la politique hospitalière régie par la seule rentabilité économique, l’abandon de la recherche française sur le sujet pour l’enrichissement invraisemblable de sociétés étrangères, etc…

 

Si ma supposition est juste, les autres candidats auront beau jeu de lui dire que la fonction de chef de l’État n’est pas de prendre les attributions du Premier ministre et du ministre de la Santé, mais de s’occuper de l’avenir géopolitique de la France, c’est-à-dire de lui proposer une route pour un avenir, à moyen et long terme, en conformité avec sa dimension mondiale et en envisager les moyens.

 

Si ma supposition est juste, ce président, dont nous connaissons les sentiments davantage européistes que français, cherchera, par ce biais, à se prémunir d’attaques sur son engagement capitaliste et internationaliste dont nous venons récemment d’avoir une preuve aussi étonnante que scandaleuse avec l’enlèvement de notre drapeau sous l’Arc de Triomphe au profit d’une bannière bleue et l’illumination de la tour Eiffel, comme de l’Élysée, aux couleurs de l’organisation européenne.

 

Si ma supposition est juste, l’emmerdeur se plantera.

 

Henri ROURE

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Commentaires: 1
  • #1

    JARRIGE Didier (dimanche, 09 janvier 2022 10:06)

    Mon Général,
    Face aux dérives de la magistrature suprême, c’est avec le plus grand intérêt que je lis les nombreuses réactions « effarouchées » dont les vôtres aujourd’hui !…
    Ayant beaucoup pratiqué le « milieux » militaire, dans le cadre de mes activités professionnelles, j’ai un grand respect pour celui ci.
    Face à ce que j’estimais être des dérives inadmissibles de cette classe « dirigeante » dénoncées avec courage par un autre général, ces dernières années, j’ai même cru bon de modestement adhérer à son mouvement « d’influence » jusqu’au moment ou en contradiction avec les fondements mêmes de ses « textes fondateurs » qui avaient motivé cet engagement, il a décidé de présenter sa candidature à la Présidence !
    Nous avons pourtant eu l’occasion d’exercer cette influence, me semble-t-il dans l’action !… Car il arrive un moment ou il faut passer à l’action !…
    C’est la que je vous rejoint, enfin presque …..
    Vous déclarez notamment ; « Cela ne peut plus durer. Si ce personnage au printemps 2022 est chassé du pouvoir, les nouvelles autorités devront conduire une modification constitutionnelle, pour se prémunir de l’arrivée au sommet de l’État de ce type d’aventurier. Il faudra, par voie référendaire, faire inclure dans notre Loi fondamentale, un article prévoyant les causes et les modalités de la destitution du président de la République. »
    Vous ne pouvez ignorer que ce type de disposition existe déjà, il s’agit de l’article 68 de notre actuelle Constitution.
    En 2019, le responsable d’un parti politique (bizarrement « discrédité », peu de temps après par des accusations – de harcèlement voir d’agressions sur des collaborateurs ?) , a même cherché des soutiens, chez les parlementaires, pour son application à l’encontre de celui, que vous n’hésitez pas, à juste titre, de nommer « le profanateur de nos grands monuments nationaux » et j’ajouterai, pas seulement ! Profanateur de notre Histoire en générale, par ses insultes répétées, ce de longues date, principalement depuis l’étranger ?
    Bien que n’ayant aucun lien avec ce parti (UPR), force est de constater que Monsieur Asselineau, appelle les Français à saisir leurs parlementaires pour que ces derniers lancent la procédure de destitution du président de la République prévue à l’article 68 de la Constitution. Rappelons à toutes fins utiles que seuls les parlementaires français (députés et sénateurs) sont juridiquement compétents pour lancer la procédure de destitution du président de la République.
    Mais voila !… Encore faudrait il que ces gens la se rappellent qu’ils sont dépositaires de la « volonté du Peuple » , le Peuple dont je fais partie, le Peuple qui lui en a marre du « Bla Bla » et attend des actes de la part de tous ceux qui, comme vous bénéficient de « l’aura » liée à la fonction, ce pour influer de toutes leurs forces sur ces « élus » que je n’hésite pas à qualifier de félons !… Comme leur Chef !
    Vous trouverez en PJ ce document de 2019, resté lettre morte ?
    Avec mes respects, général, veuillez accepter mes sincères salutations.
    Matelot « sans spécialité » - Didier JARRIGE

    PJ : https://www.upr.fr/france/proposition-de-resolution-pour-louverture-de-la-procedure-de-destitution-du-president-de-la-republique-en-application-de-larticle-68-de-la-constitution/